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  • EV Charge Show 2025 : ce qu’il faut retenir du salon d’Istanbul

    EV Charge Show 2025 : ce qu’il faut retenir du salon d’Istanbul

    Du 12 au 14 novembre 2025, l’Istanbul Expo Center a accueilli le EV Charge Show. C’est l’un des seuls salons au monde entièrement dédiés aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques. L’événement est maintenant terminé : l’occasion de faire le point sur ce qui s’y est passé.

    Conférence au EV Charge Show 2025 à Istanbul sur les infrastructures de recharge
    Conférence au EV Charge Show 2025 sur l’avenir des technologies de recharge électrique. (Crédit : EVCharge Show)

    Un rendez-vous devenu incontournable

    Depuis 2022, année de son lancement, le salon s’est rapidement imposé comme une plateforme clé pour un secteur en pleine mutation. En effet, Istanbul, située au carrefour de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient, est un lieu stratégique pour beaucoup d’innovations internationales. Depuis le lancement de ce salon, la ville turque attire également les acteurs de la recharge. On y retrouve : constructeurs de bornes, énergéticiens, développeurs de logiciels, opérateurs de réseaux ou encore fabricants de solutions de stockage.

    Au fil des éditions, le nombre de marques présentes sur place a évolué considérablement. Le total est passé de 151 en 2022 à plus de 300 lors de cette 4ᵉ édition. Un volume élevé pour un salon spécialisé uniquement dans les infrastructures de recharge.

    Le Megawatt Charging en vedette

    Cette édition 2025 a principalement mis l’accent sur l’électrification des flottes lourdes. En ce sens, l’un des espaces les plus attendus a été la zone dédiée au Megawatt Charging Standard (MCS). Les visiteurs ont pu découvrir des prototypes de chargeurs pouvant développer une puissance électrique de ~1 000 kW (1 MW). Ils y ont également trouvé des câbles liquide-refroidis, ainsi que des solutions destinées aux camions électriques et aux flottes logistiques.

    L’électrification des poids lourds est une nécessité environnementale. Ces véhicules représentent plus de 25 % des émissions du transport routier et environ 6 % des émissions totales de l’UE. La mise en place de réseaux de recharge ultra-puissants est donc essentielle pour accélérer leur transition vers l’électrique.

    Le message est clair : l’électrification des poids lourds n’est plus une utopie, c’est une réalité palpable et en plein développement.

    Borne de recharge rapide présentée au EV Charge Show 2025
    Borne de recharge rapide exposée au EV Charge Show 2025. (Crédit : EVCharge Show)

    Bornes plus rapides, plus intelligentes

    Le secteur de la recharge est principalement constitué de bornes de recharge, et l’innovation est perpétuelle afin d’obtenir des bornes plus rapides, plus intelligentes et plus intégrées. À Istanbul, plusieurs entreprises étaient présentes pour montrer leurs innovations.

    L’entreprise chinoise Pilot/Sino a dévoilé des bornes rapides intégrant un module de stockage, réduisant la pression sur le réseau. De son côté, Tonhe Technology, entreprise chinoise également, a présenté ses nouveaux modules 30 et 40 kW à haut rendement pour stations DC.

    Dans la globalité, les entreprises présentes au EV Charge Show avaient pour mots d’ordre : modularité, interopérabilité et optimisation énergétique.

    Le rôle central du logiciel

    Mais le futur de la recharge électrique ne se joue pas uniquement dans les infrastructures physiques, il se joue aussi dans les solutions logicielles intelligentes. Des acteurs internationaux comme ABB et Siemens, mais aussi des entreprises chinoises telles que Tonhe Technology ou Workersbee, ont présenté des plateformes de supervision capables de piloter l’énergie, d’optimiser les coûts et de gérer des flottes entières.

    Et qui dit innovation technologique dit forcément intelligence artificielle. Elle joue un rôle central en permettant notamment d’anticiper la demande, de lisser les pics de consommation et de coordonner l’intégration du solaire, du stockage et du V2G (Vehicle-to-Grid).

    La station de recharge devient ainsi un véritable hub énergétique. Une évolution qui confirme que le logiciel de gestion des bornes est également un acteur clé de la mobilité de demain.

    Vue aérienne du EV Charge Show 2025 à Istanbul
    Vue d’ensemble des halls du EV Charge Show 2025 à Istanbul. (Crédit : EVCharge Show)

    Ce que cela annonce pour l’avenir

    Cette édition 2025 a mis en lumière plusieurs tendances fortes pour les prochains mois à venir :

    • L’électrification des poids lourds accélère, ouvrant la voie à des réseaux de recharge ultra-puissants indispensables pour accompagner la transition du transport routier, mais offrant aussi l’opportunité de diminuer les déchets polluants liés à ce secteur.
    • Les stations deviennent plus autonomes grâce à l’intégration de modules de stockage local et d’algorithmes de gestion énergétique, souvent combinés à l’intelligence artificielle. Ces innovations permettent de lisser les pics de consommation, d’optimiser les coûts et de transformer chaque station en véritable hub énergétique.
    • Istanbul s’affirme comme un hub international pour les technologies de recharge. La diversité des acteurs présents (européens, asiatiques et locaux) confirme que la ville est devenue un lieu stratégique pour l’électromobilité mondiale.

    L’EV Charge Show 2025 a prouvé que l’électrification des poids lourds est en marche. Bornes rapides, IA et stockage intégré : la mobilité électrique se professionnalise et Istanbul s’affirme comme un hub mondial pour un transport durable.

  • La ruée vers les véhicules électriques chinois en Amérique du Sud

    La ruée vers les véhicules électriques chinois en Amérique du Sud

    L’Amérique du Sud connaît une croissance fulgurante des ventes de véhicules électriques, portée par les constructeurs chinois. Cette expansion s’opère alors que Tesla demeure largement absente du continent. Selon Reuters, les consommateurs adoptent ces modèles abordables, tandis que les ports et réseaux logistiques régionaux se transforment rapidement.

    Véhicules électriques chinois stationnés au mégaport de Chancay au Pérou.
    Des voitures électriques chinoises stationnées au mégaport de Chancay, au Pérou, le 13 novembre 2025, illustrant la montée en puissance des constructeurs chinois en Amérique du Sud. (Crédit : REUTERS/Gerardo Marin)

    L’essor d’un marché encore jeune

    En 2019, l’entrepreneur péruvien Luis Zwiebach voulait acheter une voiture électrique fiable. Après un essai aux États-Unis, il a découvert les limites administratives péruviennes. Malgré ces obstacles, il a trouvé un propriétaire prêt à céder sa Tesla et l’a achetée. Ensuite, il a improvisé une mise à la terre avec une fourchette pour charger la voiture, montrant l’ingéniosité nécessaire à l’époque. Depuis, les choses ont changé grâce à l’arrivée massive de modèles chinois bien moins coûteux. Aujourd’hui, BYD, Geely et GWM dominent ce segment avec des prix environ 40% plus bas que Tesla. Par ailleurs, les constructeurs traditionnels comme Toyota et Hyundai renforcent aussi leur présence électrique. Cette diversité stimule un marché encore modeste, mais en pleine expansion au Pérou. Les hybrides et électriques y ont atteint un record de 7 256 ventes cette année, en hausse notable.

    L’ouverture du port géant de Chancay a accéléré ce mouvement. Ce nouveau hub logistique, construit par la Chine, réduit fortement les temps de transport transpacifiques. Ainsi, les véhicules chinois arrivent plus vite et en plus grand nombre. Face aux restrictions commerciales croissantes en Europe et aux États-Unis, les constructeurs chinois trouvent en Amérique du Sud une porte d’entrée idéale. BYD prévoit déjà un quatrième concessionnaire à Lima et d’autres marques renforcent leurs réseaux. Zwiebach confirme que la demande progresse rapidement. Il a d’ailleurs développé de nouveaux services, incluant l’installation de bornes et de panneaux solaires. Cette demande touche aussi l’immobilier, où la présence d’un chargeur peut influencer un achat important.

    Une conquête régionale accélérée

    Les marques chinoises gagnent du terrain dans toute l’Amérique du Sud. Selon les analystes, elles profitent d’un marché local dépourvu d’offre abondante et compétitive. Elles proposent aussi des modèles adaptés aux besoins régionaux. Leur réputation en termes de qualité progresse rapidement. Au Chili, elles représentent déjà près de 30% des ventes de voitures neuves. Cette percée confirme leur stratégie d’expansion méthodique. En parallèle, l’adoption des véhicules électriques croît dans la région. D’après l’Agence internationale de l’énergie, la pénétration a doublé cette année. Cette progression repose sur des aides publiques et sur l’arrivée de modèles abordables. L’Uruguay se distingue avec une part impressionnante de 28% pour les nouvelles immatriculations. Au Brésil, les chiffres augmentent aussi malgré un marché plus protégé.

    Même l’Argentine, pourtant freinée par une économie fragile, voit les ventes électriques grimper. BYD y a lancé ses premières activités cette année. La marque domine déjà plusieurs pays voisins. Cette réussite repose en partie sur l’association avec des importateurs locaux. Ceux-ci comprennent les attentes des consommateurs et facilitent la distribution. En Uruguay, les concessionnaires constatent un basculement rapide vers ces modèles. À Punta del Este, BYD dépasse désormais les marques européennes et japonaises. Les prix très compétitifs renforcent cet engouement. Un pick-up chinois peut coûter beaucoup moins que ses équivalents traditionnels. Cet avantage crée un écart décisif pour les acheteurs.

    Vue aérienne du port de Chancay au Pérou.
    Vue de haut du port de Chancay, infrastructure clé du commerce maritime reliant la Chine à l’Amérique du Sud. (Crédit : Cosco)

    Le rôle clé des nouveaux hubs logistiques

    Le port de Chancay illustre cette transformation régionale. Les ouvriers y déchargent chaque semaine des centaines de voitures venues de Chine. Cosco Shipping prévoit près de 19 000 arrivées pour la fin de l’année. Ce port ne sert plus seulement le Pérou. Il redistribue maintenant des véhicules vers le Chili, la Colombie et l’Équateur. Cette stratégie renforce la place du Pérou dans la chaîne logistique régionale. Pour certaines marques comme Chery, cette plateforme accélère les livraisons sur plusieurs marchés. Les chiffres des douanes montrent une hausse spectaculaire des arrivées depuis janvier.

    Cependant, ailleurs dans la région, cette invasion suscite parfois des tensions. Au Brésil, certains acteurs dénoncent une concurrence jugée déloyale. Les importations massives profitent de tarifs temporairement bas. Cela pousse les constructeurs chinois à investir dans des usines locales. BYD assemble déjà des modèles dans l’ancienne usine Ford de Bahia. Great Wall Motors produit aussi partiellement au Brésil. Ces investissements devraient permettre d’exporter depuis le Brésil vers d’autres pays d’ici quelques années. Les accords commerciaux régionaux renforcent cette perspective. Pour les industriels locaux, la remontée progressive des taxes vise à protéger la production nationale.

    Une transition encore semée d’obstacles

    Malgré cette dynamique, plusieurs défis persistent. Les distances longues et les infrastructures limitées freinent parfois l’adoption. Zwiebach souligne les difficultés pour parcourir toute la côte péruvienne sans planification. Les réseaux de recharge restent inégaux et nécessitent des investissements coordonnés. Toutefois, les coûts d’usage réduits des voitures électriques séduisent les conducteurs. Ces véhicules nécessitent moins d’entretien qu’un modèle classique. Cette économie attire de nombreux consommateurs à la recherche de solutions durables et économiques.

    Dans les années à venir, l’Amérique du Sud pourrait devenir un terrain clé pour l’électromobilité mondiale. Les constructeurs chinois y voient une opportunité stratégique. Les gouvernements veulent moderniser leur parc automobile. Les consommateurs souhaitent réduire leurs dépenses liées au carburant. Cette convergence crée un contexte favorable à une adoption plus large. Si les réseaux de recharge s’améliorent, la croissance pourrait s’accélérer. Plusieurs pays ambitionnent déjà de suivre les trajectoires observées en Europe ou en Chine. Les prochains investissements décideront de la rapidité de cette transition.

  • Les ventes mondiales de véhicules électriques bondissent de 23 % en octobre 2025

    Les ventes mondiales de véhicules électriques bondissent de 23 % en octobre 2025

    Le marché mondial de l’électromobilité continue d’avancer à un rythme soutenu. Selon les dernières données publiées par le cabinet d’analyse Rho Motion, les ventes de véhicules 100 % électriques (BEV) et hybrides rechargeables (PHEV) ont atteint 1,9 million d’unités en octobre 2025, soit une progression de +23 % par rapport à l’an dernier. Un chiffre qui confirme que l’électrique s’installe durablement dans le paysage automobile mondial, mais pas partout à la même vitesse.

    Parking rempli de voitures électriques modernes
    Un parking rempli de voitures électriques, illustrant la croissance du marché mondial

    La Chine garde la main, l’Europe accélère

    Sans surprise, c’est la Chine qui reste le plus grand marché de la planète. Avec près de 1,3 million de ventes en un mois, « l’Empire du Milieu » continue de dominer le secteur, même si sa croissance ralentit légèrement (+6 %). Une croissance qui pourrait s’accentuer encore avant une chute probable des ventes. Cela ferait suite aux annonces politiques récentes, à savoir la réduction du taux d’exonération fiscale pour les véhicules à nouvelle énergie à la fin 2025.

    L’Europe, quant à elle, réalise une performance remarquable : +36 % en un an avec 372 786 unités vendues. Une évolution portée par la montée en puissance des modèles plus abordables et par des politiques publiques qui soutiennent encore largement l’achat de véhicules zéro émission.

    L’Amérique du Nord en difficulté

    À l’inverse, l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) traverse une période plus délicate. Les ventes ont reculé d’environ 41 % en octobre. Une chute brutale qui s’explique principalement par l’expiration, aux US, du crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars, un dispositif qui faisait office de pilier pour les ventes de modèles électriques et qui a disparu le 30 septembre 2025.

    Les analystes évoquent que cette baisse est principalement liée au fait qu’aux États-Unis, les véhicules électrifiés coûtent encore bien plus cher que les véhicules à combustion thermique. Selon eux, ce chiffre est également un “effet de décalage”, car de nombreux acheteurs américains ont anticipé leurs achats avant la fin des incitations budgétaires.

    Voiture électrique Lucid garée à Miami
    Une Lucid électrique garée à Miami, représentant le marché américain en transition

    Le “reste du monde” : une croissance rapide, mais encore limitée

    Derrière les trois grands blocs historiques (Chine, Europe, Amérique du Nord), le “reste du monde” regroupe des marchés très hétérogènes : Asie du Sud, Moyen-Orient, Afrique, Océanie et une partie de l’Amérique latine.

    Selon Rho Motion, ces régions ont enregistré une croissance moyenne de +37 % en octobre. Une progression significative, portée par :

    • En Inde, les programmes d’électrification se sont accélérés sous l’impulsion du gouvernement Modi, qui vise une part de marché de 30 % de véhicules électriques d’ici à 2030. Le pays multiplie les incitations fiscales et développe des usines de batteries et d’assemblage.
    • Au Moyen-Orient, les différents pays injectent des montants colossaux dans les infrastructures de recharge notamment.
    • La montée en puissance de nouveaux marchés comme la Thaïlande, l’Australie ou le Brésil.

    Mais malgré cette accélération, le “reste du monde” ne représente qu’une fraction minime de l’écosystème mondial.

    Un marché globalement solide, mais de plus en plus contrasté

    Au total, c’est plus de 16,5 millions de véhicules électrifiés qui ont été vendus à travers le monde entre janvier et octobre 2025, un rythme identique (+23 %) sur l’ensemble de l’année. Cette croissance reste robuste, certes, mais elle témoigne aussi d’une maturation du marché : les progressions ne sont plus uniformes, et les régions avancent désormais à des vitesses très différentes :

    • L’Europe confirme sa trajectoire ascendante et veut rester au contact du géant chinois, malgré les tensions économiques.
    • La Chine reste incontournable, avec des volumes importants qui servent de moteur global.
    • L’Amérique du Nord prend du retard, ce qui révèle que le pays est encore trop dépendant des politiques fiscales et des incitations budgétaires.
    • Le “reste du monde”, quant à lui, affiche une croissance dynamique (+37 %). Un chiffre encourageant mais qui reste encore trop marginal dans les volumes.
    Plusieurs voitures Tesla électriques garées côte à côte
    Différents modèles de Tesla alignés, symbole de la diversité croissante des véhicules électriques

    Une transition qui avance, mais pas au même rythme partout

    Ces chiffres rappellent une réalité : l’électromobilité n’est pas un phénomène linéaire. Elle progresse, mais avec des dynamiques très différentes selon les continents. La taille du marché en Chine rend toute analyse globale fortement dépendante des chiffres chinois, ce qui peut masquer des situations plus faibles dans d’autres régions.

    L’électromobilité avance, mais à plusieurs vitesses.

  • Eenuee veut faire décoller l’avion électrique français

    Eenuee veut faire décoller l’avion électrique français

    La jeune entreprise Eenuee, basée à Saint-Étienne, poursuit son ambition de révolutionner l’aviation régionale avec un appareil 100 % électrique. Grâce à un nouveau partenariat industriel et une levée de fonds en cours, son projet prend une dimension plus concrète. Son objectif : faire voler un avion de 19 places, aussi accessible qu’un billet de TGV, d’ici à 2029.

    Avion électrique GEN-ee d’Eenuee en vol au-dessus des montagnes
    Le futur avion régional 100 % électrique GEN-ee d’Eenuee survole les montagnes, symbole de mobilité propre et silencieuse. (Crédit : Eenuee)

    Une alliance stratégique pour franchir un cap décisif

    Après plusieurs années de recherches et de tests prometteurs, Eenuee s’associe aujourd’hui à Duqueine Group, entreprise aindinoise réputée pour son expertise dans les matériaux composites aéronautiques. Ce partenariat, présenté comme un « atout majeur » par Benjamin Persiani, PDG d’Eenuee, doit permettre à la start-up de passer du prototype réduit à un démonstrateur de plus grande envergure. Duqueine, fournisseur de pièces pour Airbus, Safran ou Dassault, apportera son savoir-faire industriel pour concevoir la structure du futur avion. Ensemble, les deux acteurs veulent prouver que l’innovation régionale peut rivaliser avec les grands noms de l’aéronautique.

    Cette collaboration marque une étape clé pour Eenuee, qui travaille depuis 2019 sur son avion régional baptisé GEN-ee. Ce modèle, aux allures d’aile volante, repose sur un concept de « fuselage porteur », plus complexe à concevoir, mais offrant de meilleures performances aérodynamiques et énergétiques. Les premiers tests d’un prototype radiocommandé de quatre mètres d’envergure ont déjà validé la faisabilité technique du projet.

    Un prototype deux fois plus grand pour s’approcher du réel

    Prochaine étape : la construction d’un modèle de huit mètres, soit le double du prototype initial. Cette version intermédiaire, prévue d’ici à 2027, permettra à l’équipe de se rapprocher d’un appareil certifiable. Les ingénieurs d’Eenuee y verront l’occasion de tester en conditions réelles les performances du fuselage et de la propulsion électrique. L’objectif à terme est ambitieux : concevoir un avion de 33 mètres d’envergure capable de transporter 19 passagers sur 500 kilomètres, sans émissions polluantes.

    Pour y parvenir, Eenuee doit encore lever près de 4 millions d’euros. Soutenue par la Banque publique d’investissement via une aide Deeptech, la société multiplie les discussions avec des fonds d’investissement. Selon Baptiste Giuliani, responsable commercial, « chaque passager de notre avion consommera moins qu’un conducteur de voiture électrique ».

    Avion électrique GEN-ee vu de dos en plein vol
    L’avion électrique GEN-ee d’Eenuee, vu de dos, incarne la nouvelle génération d’aéronefs régionaux zéro émission. (Crédit : Eenuee)

    Un avion propre, silencieux et polyvalent

    Le GEN-ee se distingue par une autonomie annoncée de 500 kilomètres et une vitesse de croisière d’environ 260 km/h. Il fonctionnera grâce à deux moteurs à hélices carénés alimentés par 1 500 kg de batteries solides. Ses concepteurs affirment qu’il consommera jusqu’à onze fois moins d’énergie qu’un avion thermique équivalent, tout en réduisant considérablement le bruit. Cet appareil silencieux et bas-carbone pourrait ainsi relier, par exemple, Clermont-Ferrand à Nantes en moins de deux heures, ou Rome à Monaco en un peu plus de deux heures.

    Autre atout majeur : sa polyvalence. L’avion électrique d’Eenuee pourra décoller et atterrir sur des pistes très courtes, voire sur des surfaces herbeuses ou aquatiques. Une version amphibie est même envisagée, capable d’amerrir dans des zones insulaires. Cette flexibilité intéresse déjà plusieurs compagnies régionales à la recherche de solutions adaptées aux territoires isolés.

    Un défi industriel et une course contre la montre

    Face à son concurrent toulousain Aura Aero, qui développe l’avion hybride ERA, Eenuee avance à pas mesurés, mais déterminés. Le projet toulousain bénéficie d’une longueur d’avance et de nombreuses précommandes, mais l’approche 100 % électrique des Stéphanois séduit par sa cohérence écologique. Si tout se déroule comme prévu, le premier vol du prototype à taille réelle interviendra en 2029, avant une mise en service vers 2033.

    Au-delà de la prouesse technologique, Eenuee veut participer à la structuration d’une filière aéronautique bas-carbone en Auvergne-Rhône-Alpes. En s’appuyant sur un écosystème local d’entreprises innovantes, la start-up espère prouver qu’une transition énergétique réussie peut aussi venir des régions. Pour Benjamin Persiani, « ce partenariat régional est un atout majeur. Il nous permet d’unir agilité technologique et force industrielle locale pour franchir une étape clé. » Une combinaison essentielle pour faire décoller l’avenir de l’aviation propre.

    Avion électrique Eenuee GEN-ee survolant la mer
    L’avion électrique GEN-ee survole les eaux calmes, démontrant sa polyvalence et la possibilité d’une future version amphibie. (Crédit : Eenuee)

    Vers un nouveau modèle de transport régional

    Avec son projet GEN-ee, Eenuee ambitionne de rendre le transport aérien aussi écologique que le train, tout en conservant sa rapidité et sa flexibilité. Son objectif est clair : offrir des liaisons régionales à prix abordable, sans compromis sur l’environnement. Si les défis techniques et financiers sont encore nombreux, la vision portée par cette jeune équipe stéphanoise symbolise une nouvelle ère pour l’aviation française.

    À l’horizon 2030, il n’est donc pas impossible que les passagers du futur embarquent depuis un petit aérodrome régional à bord d’un avion électrique « made in Saint-Étienne ». Un symbole fort de la transition vers un ciel plus propre, plus silencieux et plus durable.

  • Mercedes eSprinter châssis : ECO MOTORS NEWS à l’essai presse

    Mercedes eSprinter châssis : ECO MOTORS NEWS à l’essai presse

    Ce mercredi 12 novembre 2025, ECO MOTORS NEWS a eu le privilège d’être convié à Montigny-le-Bretonneux, aux essais presse du nouvel eSprinter 100 % électrique, dans sa version châssis-cabine, par Mercedes-Benz. Une journée technique consacrée à la découverte de cette nouvelle déclinaison électrique du célèbre utilitaire allemand.

    Mercedes eSprinter châssis vu de profil, version utilitaire électrique 2025
    Le Mercedes eSprinter châssis 100 % électrique dans sa version châssis-cabine, prêt à être carrossé pour les besoins des professionnels. (Crédit : Mercedes)

    L’eSprinter châssis : une nouvelle étape pour Mercedes

    Lancé en avril 2025, l’eSprinter vient compléter la gamme d’utilitaires électriques de Mercedes-Benz, qui compte déjà plus de 40 000 véhicules vendus depuis le premier eVito en 2010. Cette version châssis ouvre de nouvelles possibilités pour l’électrification des flottes d’utilitaires. En effet, pour convenir à différents usages, cette version du eSprinter 100 % électrique est destinée à être carrossée spécifiquement.

    Polyvalent, l’utilitaire de la marque allemande a été conçu pour s’adapter aux besoins des professionnels. En ce sens, le véhicule se décline en deux longueurs (5,90 m ou 6,70 m) et quatre PTAC (poids total autorisé en charge) : 3,5 t, 3,95 t, 4,15 t et 4,25 t.

    Dans la même logique, deux motorisations sont proposées : 136 ch (100 kW) ou 204 ch (150 kW). Côté batteries, trois capacités sont disponibles : 56 kWh (environ 210 km d’autonomie), 81 kWh (environ 300 km) et 113 kWh pour les usages intensifs. La recharge rapide permet d’atteindre 115 kW en courant continu.

    Avec cette version châssis, Mercedes-Benz vise directement les artisans, collectivités et flottes spécialisées, un segment encore peu électrifié mais en pleine mutation.

    Une journée d’essais complète

    Accompagnés de cinq confrères journalistes, de différents représentants carrossiers et, bien évidemment, de plusieurs membres du groupe Mercedes, la journée a débuté par une présentation technique et historique de la gamme eVans Mercedes et de l’eSprinter châssis.

    Puis, après avoir été rendus incollables sur ce véhicule, nous avons assisté à la présentation des cinq eSprinter carrossés, chacun d’eux réalisé par son carrossier respectif : Corsin, Laloyau, Trouillet, Labbé et JPM. Benne, plateau ou configuration spécialisée, chaque véhicule a été ingénieusement pensé pour répondre aux besoins des professionnels.

    Après une session de questions-réponses avec les différents acteurs présents lors de cette journée, nous, journalistes, nous sommes répartis les différents véhicules afin de réaliser nos essais.

    Au total, nous avons parcouru une centaine de kilomètres sur un parcours regroupant différents types de voies (ville, campagne, autoroute), répartis en trois créneaux d’essais nous permettant de tester trois configurations carrossées distinctes.

    Un atelier de recharge était également proposé : l’occasion pour le groupe Mercedes de montrer des capacités de recharge linéairement impressionnantes, avec une puissance moyenne d’environ 116 kW.

    Mercedes eSprinter châssis électrique vu de face, essai ECO MOTORS NEWS
    Le design avant du Mercedes eSprinter châssis met en valeur la calandre fermée et les lignes modernes de l’utilitaire électrique allemand. (Crédit : Mercedes)

    Un essai complet à venir

    Comme exprimé plus tôt, ECO MOTORS NEWS a pu essayer plusieurs configurations de l’eSprinter châssis lors de cette journée. Comportement routier, autonomie réelle, ergonomie, adaptation des carrossages : tous les aspects ont été testés sur les routes d’Île-de-France.

    Un essai complet et détaillé sera prochainement publié dans nos colonnes, avec les chiffres, les mesures et les retours d’expérience sur cet utilitaire électrique. Et ce que l’on peut d’ores et déjà vous affirmer, c’est que Mercedes-Benz maîtrise à la perfection l’adaptation de ses utilitaires à la mobilité électrifiée.

    Confirmation que l’électrification des véhicules professionnels n’est plus une option, mais une réalité industrielle palpable.

  • Rivian mise sur le R2 pour atteindre la rentabilité

    Rivian mise sur le R2 pour atteindre la rentabilité

    Le constructeur américain de VE Rivian Automotive traverse un moment décisif. Alors que la marque mise sur son nouveau SUV compact qui verra le jour lors de la première moitié de 2026, elle fait actuellement face à des tensions financières lourdes.

    Bâtiment de Rivian Automotive avec logo sur la façade
    Le siège de Rivian Automotive, constructeur américain de véhicules électriques. (Crédit : Rivian)

    Le R2 : un modèle stratégique pour Rivian

    Dévoilé il y a plus d’un an, le Rivian R2 et ses 4,71 mètres de long visent directement le segment des SUV électriques grand public, en concurrence avec le Tesla Model Y et le Ford Mustang Mach-E. Le véhicule conserve l’ADN Rivian : design carré et robuste inspiré du R1S et philosophie « outdoor » fidèle à la marque californienne.

    La marque a annoncé en ce mois de novembre 2025 que le développement du R2 était bien avancé : des prototypes sont assemblés à l’usine de Normal, dans l’Illinois, et l’on en sait un peu plus concernant ses caractéristiques techniques. Trois configurations seront proposées : monomoteur, bimoteur, trimoteur, chacune correspondant à une gamme plus ou moins abordable. L’autonomie annoncée dépasse 480 km, pour un prix qui devrait atteindre 45 000 $ aux États-Unis, un tarif stratégique pour la marque qui veut élargir son public et ainsi atteindre des volumes de production plus rentables.

    RJ Scaringe, le PDG, a confirmé que la première version commerciale sera une « Launch Edition » bimoteur, bien équipée, mais accessible, afin de maximiser l’adoption dès le lancement. La version européenne n’est, quant à elle, attendue qu’en 2027.

    Rivian R2 SUV électrique vu de face
    Le SUV électrique Rivian R2 présenté de face, alliant design carré et robustesse. (Crédit : Rivian)

    Une entreprise financièrement fragile

    Malgré ces avancées, Rivian reste dans le rouge. Pour 2025, la société prévoit une perte opérationnelle comprise entre 2 et 2,25 milliards de dollars, contre 1,7 à 1,9 milliard initialement prévu. Les ventes stagnent autour de 50 000 véhicules par an, loin des volumes nécessaires pour être rentable.

    Plus préoccupant encore, en octobre 2025, Rivian a procédé à une troisième vague de licenciements, supprimant environ 600 postes, soit 4,5 % des effectifs, portant le total des suppressions annuelles à plus de 10 %. Ces coupes interviennent à un moment où la société doit ajuster ses effectifs face à un marché américain des VE fragilisé, notamment lié à l’expiration du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $.

    Un plan de rémunération controversé

    Alors que les chiffres des ventes ne sont pas à mettre en valeur, le 7 novembre 2025, le conseil d’administration a annoncé, dans un document transmis à la U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), un plan de rémunération record pour le PDG RJ Scaringe. Selon Reuters, la somme allouée pourrait atteindre l’astronomique montant de 4,6 milliards de dollars sur dix ans, un plan inspiré de celui d’Elon Musk. Conditionné par des objectifs ambitieux, à savoir faire passer le cours de l’action à au minimum 40 $ contre 15,22 $ actuellement, mais aussi donner satisfaction aux différents objectifs financiers fixés (profit, flux de trésorerie) sur plusieurs années.

    Cette annonce, survenue juste après les licenciements et dans un contexte de pertes massives, a suscité des critiques. Si certains y voient une ambition nécessaire pour attirer et retenir le dirigeant à son poste, d’autres trouvent qu’annoncer ce plan pouvant rapporter 4,6 milliards $ à une seule personne, dans un timing si court, donne une image injuste et incohérente au constructeur californien.

    Rivian R2 SUV électrique vu de dos
    Le SUV Rivian R2 photographié de dos, mettant en avant son design robuste et ses feux arrière distinctifs. (Crédit : Rivian)

    Le R2 : test décisif pour Rivian

    Le R2 est, pour la marque, bien plus qu’un nouveau modèle : son succès déterminera si, oui ou non, la marque peut atteindre des volumes significatifs, réduire ses pertes et convaincre les consommateurs face à une concurrence féroce.

    Une chose est sûre : avec l’annonce du plan de rémunération en faveur du PDG, RJ Scaringe mettra tout en œuvre pour faire perdurer Rivian Automotive dans le paysage de l’électromobilité.

  • Lucid et NVIDIA : la route vers les premiers véhicules autonomes

    Lucid et NVIDIA : la route vers les premiers véhicules autonomes

    Lucid et NVIDIA annoncent une collaboration majeure pour propulser l’industrie automobile vers l’autonomie complète. Le constructeur électrique entend révolutionner l’expérience de conduite. Cette alliance vise à combiner intelligence artificielle et excellence manufacturière pour ses prochains véhicules.

    Voiture électrique Lucid vue de face et de profil dans l’ombre, design élégant et futuriste
    La Lucid EV dévoile son design futuriste, alliant élégance et performance dans un jeu d’ombres subtil. (Crédit : Lucid)

    Une autonomie inédite pour les véhicules de demain

    Lucid prévoit de lancer l’un des premiers véhicules autonomes de niveau 4 destinés aux consommateurs, intégrant la technologie NVIDIA DRIVE AGX Thor. Cette avancée permettra une conduite véritablement « sans regarder, sans toucher, sans réfléchir », ouvrant une nouvelle ère pour l’automobile. Le projet s’appuie sur l’ADAS DreamDrive Pro, introduit sur la Lucid Air en 2021, déjà capable de conduite mains libres et de changements de voie automatiques.

    Dès aujourd’hui, Lucid amorce la transition avec la Lucid Gravity et ses futurs modèles midsize en conduite assistée L2++, garantissant sécurité et confort. L’objectif final reste d’atteindre le niveau 4, grâce à un système multi-capteurs combinant caméras, radar et lidar. Deux ordinateurs NVIDIA DRIVE AGX Thor permettront d’unifier toutes les fonctions d’automatisation et d’assurer une progression fluide sur l’échelle de l’autonomie.

    Partenariat stratégique avec NVIDIA

    Cette collaboration ne se limite pas aux véhicules. NVIDIA apporte également sa plateforme industrielle pour optimiser la fabrication et réduire les coûts. Lucid pourra ainsi créer des usines intelligentes, pilotées par des robots connectés et des jumeaux numériques pour simuler et valider les processus. La planification devient plus rapide, les lignes de production plus flexibles et la qualité plus rigoureuse.

    Pour Jensen Huang, fondateur de NVIDIA, cette alliance transforme chaque véhicule en supercalculateur sur roues, réinventant la mobilité avec intelligence. De son côté, Marc Winterhoff, PDG intérimaire de Lucid, souligne la volonté de combiner technologie de pointe et excellence en ingénierie. Ensemble, ils ambitionnent de livrer une expérience de conduite luxueuse et totalement autonome.

    Gros plan sur la voiture Lucid avec le logo visible, lumière sur le design et l’ombre
    Gros plan sur le véhicule Lucid, où le logo émerge subtilement de l’ombre, symbole de puissance et innovation. (Crédit : Lucid)

    Vers une fabrication pilotée par l’IA

    Au-delà de la conduite, Lucid exploite la plateforme industrielle de NVIDIA pour optimiser la production. La digitalisation et l’intelligence artificielle permettent de simuler les usines avant leur construction, d’anticiper les problèmes et de planifier des solutions efficaces. Les robots suivent des trajectoires optimisées, garantissant sécurité et rapidité, tout en réduisant les coûts de production.

    Cette stratégie ouvre la voie à des lignes de fabrication reconfigurables, capables de s’adapter à différents modèles et volumes. Le recours aux jumeaux numériques permet aussi de tester des scénarios complexes sans interrompre la production réelle. Ainsi, Lucid combine autonomie des véhicules et intelligence de l’usine pour créer une chaîne complète innovante.

    Une expérience client transformée

    Pour les consommateurs, cette évolution promet un futur où luxe, performance et autonomie se rejoignent. Les véhicules Lucid deviendront des plateformes logicielles évolutives, capables de recevoir des mises à jour continues. Cela garantit que chaque voiture reste à la pointe de l’innovation, même après sa livraison.

    En intégrant NVIDIA DRIVE AV et son architecture évolutive, Lucid assure une continuité technologique, permettant l’ajout de nouvelles fonctionnalités autonomes et de sécurité. Les conducteurs pourront ainsi profiter d’une expérience fluide, intelligente et sûre, transformant radicalement la notion de conduite personnelle.

    Lucid et l’avenir de la mobilité électrique

    Lucid se positionne comme un acteur majeur de la mobilité électrique intelligente. Avec des usines aux États-Unis et en Arabie Saoudite, l’entreprise combine performance, design et efficacité énergétique. L’intégration de l’IA dans ses véhicules et ses usines promet de redéfinir les standards de l’industrie, tout en préparant le terrain pour une adoption massive de la conduite autonome.

    Grâce à ce partenariat stratégique, l’automobile du futur devient une réalité tangible, où intelligence artificielle et innovation technologique offrent des véhicules sûrs, performants et résolument tournés vers l’avenir.

  • Peugeot réinvente l’automobile dans Fortnite avec Polygon Concept

    Peugeot réinvente l’automobile dans Fortnite avec Polygon Concept

    Depuis hier, les fans de Peugeot et les amateurs de gaming peuvent explorer Polygon City dans Fortnite. Une île virtuelle dédiée au concept-car Polygon Concept, avant sa révélation officielle prévue demain. Cette initiative combine design futuriste, technologie et univers interactif. Elle offre une immersion inédite qui permet de découvrir le véhicule sous tous les angles. Avec cette approche, Peugeot propose non seulement un avant-goût du concept, mais aussi une expérience participative qui mêle fun et créativité.

    Peugeot Polygon Concept futuriste avec volant Hypersquare et carrosserie sculpturale
    Le Peugeot Polygon Concept, alliant design sculptural et technologie innovante, avant sa révélation officielle. (Crédit : Peugeot)

    Un concept-car futuriste au design sculptural

    Le Polygon Concept reflète toute l’audace et le style félin chers à Peugeot. L’intérieur a été entièrement repensé autour du volant Hypersquare® et de la technologie Steer-by-Wire. Ces derniers garantissent une conduite fluide, intuitive et totalement connectée. Chaque détail du véhicule a été conçu pour transformer la mobilité en une véritable émotion, où technologie et sensations se rencontrent. Sa carrosserie angulaire et sculpturale illustre la créativité des designers et confère au concept une identité visuelle forte. Ainsi, le Polygon Concept devient à la fois un objet d’art et une vitrine technologique, incarnant la vision de Peugeot pour l’automobile de demain.

    Polygon City : une île virtuelle pour découvrir le concept

    Depuis le 10 novembre, Polygon City est accessible dans Fortnite. Cette île, imaginée par Gameloft en collaboration avec les designers Peugeot, reproduit les formes du volant Hypersquare® et propose une immersion totale. Les joueurs peuvent survoler la ville, découvrir le concept-car et participer à de nombreux mini-jeux qui permettent de gagner des tokens. Ces derniers donnent la possibilité de personnaliser le Polygon Concept dans les moindres détails. On peut personnaliser la teinte de la carrosserie, les jantes, l’Hypersquare® ou encore les signatures lumineuses. Chaque joueur peut ainsi créer sa version unique du véhicule, mêlant exploration, créativité et divertissement. Cette expérience interactive rapproche les fans de Peugeot et les gamers autour d’une vision commune de l’innovation automobile.

    Polygon City dans Fortnite, île virtuelle immersive inspirée du Peugeot Polygon Concept
    Explorez Polygon City dans Fortnite, une île interactive inspirée du concept-car Peugeot Polygon Concept. (Crédit : Stellantis)

    Une stratégie digitale pour toucher les nouvelles générations

    Polygon City illustre la volonté de Peugeot de dialoguer avec les nouvelles générations via le gaming et les univers numériques. Phil York, directeur marketing Monde, explique que le concept offre « un véhicule aux multiples facettes », permettant de montrer toutes les configurations possibles du Polygon Concept avant même sa révélation officielle. Jean-Baptiste Godinot, vice-président de Gameloft for Brands, souligne que l’île traduit de manière interactive les valeurs fondamentales de Peugeot et engage les jeunes générations autour d’une expérience ludique et immersive. Cette approche démontre comment la marque réinvente la communication automobile, en combinant innovation, design et culture digitale, tout en créant une anticipation forte pour l’événement de demain.

    Une expérience immersive à vivre avant la révélation officielle

    Pour les joueurs et les fans, Polygon City offre la possibilité de parcourir un environnement futuriste, interactif et créatif. L’île permet de découvrir la forme Hypersquare® vue du ciel, d’explorer chaque quartier et de tester la personnalisation du véhicule en échange de tokens. Cette expérience ludique et immersive transforme un simple concept-car en un véritable événement participatif, mêlant exploration, fun et créativité. Les interactions avec le Polygon Concept avant sa révélation officielle permettent à chaque joueur de s’approprier le véhicule et d’expérimenter son design unique dans un contexte virtuel engageant.

    Volant Hypersquare® du Peugeot Polygon Concept avec technologie Steer-by-Wire
    Le volant Hypersquare® du Peugeot Polygon Concept. Symbole d’innovation et de conduite intuitive. (Crédit : Peugeot)

    Demain, la révélation officielle sur YouTube

    Le 12 novembre à 13h00, Peugeot présentera officiellement le Polygon Concept lors d’une keynote diffusée sur sa chaîne YouTube. D’ici là, l’expérience dans Fortnite permet de découvrir le véhicule, d’expérimenter sa personnalisation et de se plonger dans un univers qui combine innovation, design et culture digitale. Peugeot réussit à transformer un concept-car en une aventure participative. Ainsi, la marque offre une vision de la mobilité du futur qui allie technologie, créativité et immersion. Cette approche démontre que l’automobile peut désormais se vivre comme un événement interactif, accessible à tous, où chaque joueur devient acteur de la découverte.

  • Bruno Saby, Lancia et Monte-Carlo : un retour qui électrise l’histoire

    Bruno Saby, Lancia et Monte-Carlo : un retour qui électrise l’histoire

    Trente-sept ans après son triomphe au volant d’une Lancia Delta HF 4WD, Bruno Saby a retrouvé la Principauté de Monaco. Cette fois, le pilote grenoblois n’était plus porté par le rugissement d’un moteur thermique, mais par le silence puissant d’une Lancia Ypsilon HF 100 % électrique. À 76 ans, celui qui a marqué de son empreinte les rallyes des années 1980 prouve que la passion ne s’éteint jamais. Ce retour symbolise aussi la renaissance sportive de Lancia, à l’aube d’un grand retour mondial prévu dès 2026.

    Lancia Ypsilon HF électrique 280 chevaux sur route de montagne
    La Lancia Ypsilon HF 100 % électrique s’élance sur les routes sinueuses des Alpes lors de l’E-Rallye Monte-Carlo 2025. (Crédit : Stellantis)

    Un retour chargé d’émotion et de symboles

    Lorsque Bruno Saby a pris le départ de l’E-Rallye Monte-Carlo 2025, le décor avait changé, mais pas l’esprit. L’ancien vainqueur du Monte-Carlo classique retrouvait des routes familières, celles du Col de Turini et des Alpes-Maritimes, cette fois au volant d’une compacte électrique de 280 chevaux. À ses côtés, son fidèle copilote Christophe Marquès, déjà partenaire lors de la victoire à l’E-Rallye France Auvergne Rhône-Alpes quelques semaines plus tôt.

    Pour le pilote, ce retour n’avait rien d’un simple coup médiatique. « Revenir au Monte-Carlo avec Lancia, c’est un symbole fort », confiait-il avant le départ. Sa carrière, marquée par la victoire de 1988 et des succès en Championnat du Monde, trouve ainsi un nouvel écho dans cette aventure moderne. Lancia, de son côté, a su saisir l’occasion de célébrer son glorieux passé tout en affirmant son ambition électrique.

    Lancia Ypsilon HF : le pont entre tradition et innovation

    La Ypsilon HF n’est pas qu’un hommage à l’histoire. C’est une déclaration d’intention. Sous sa silhouette compacte, elle cache un moteur 100 % électrique délivrant 280 chevaux, un châssis abaissé et un différentiel Torsen. Une conception pensée pour les routes sinueuses du Monte-Carlo, où précision et motricité sont essentielles.

    Durant l’épreuve, la Lancia s’est distinguée par son efficacité et sa fiabilité. Malgré un parcours de plus de 1000 kilomètres, souvent à plus de 2000 mètres d’altitude, l’équipage Saby-Marquès n’a rechargé que la nuit. Une performance remarquable qui souligne les progrès de la technologie italienne. Le duo a terminé au pied du podium, quatrième au classement de régularité et cinquième en efficience. Un résultat qui a confirmé la compétitivité du modèle et la pertinence du retour de Lancia dans la compétition moderne.

    Bruno Saby pilote la Lancia Ypsilon HF au Monte-Carlo 2025
    Bruno Saby, légende du rallye, prend le volant de la Lancia Ypsilon HF 100 % électrique lors de l’E-Rallye Monte-Carlo. (Crédit : Stellantis)

    Bruno Saby, la passion intacte d’un champion

    À 76 ans, Bruno Saby n’a rien perdu de son enthousiasme. Après avoir brillé en rallye mondial, au Dakar et en rallycross, il reste un ambassadeur actif de la discipline. Engagé pour l’association Espoir contre le cancer, il met désormais son talent au service d’une cause solidaire. « J’aime toujours rouler. C’est une passion profonde qu’on ne peut pas lâcher », déclarait-il récemment.

    Cette vitalité a trouvé un nouvel élan dans les rallyes de régularité électrique. Loin d’être un défi mineur, ces compétitions demandent précision, stratégie et gestion énergétique. Pour Saby, c’est une manière de continuer à apprendre et à transmettre. À travers son exemple, il incarne la continuité entre l’âge d’or du rallye et l’ère électrique, avec émotion et innovation.

    Le renouveau de Lancia sur la scène mondiale

    L’année 2025 restera celle du grand retour de Lancia. Après des années d’absence, la marque italienne prépare sa résurrection sportive avec ambition. Dès janvier 2026, la nouvelle Ypsilon Rally2 HF Integrale fera ses débuts au Rallye Monte-Carlo, en catégorie WRC2. Une étape décisive pour la marque la plus titrée de l’histoire du Championnat du Monde des Rallyes.

    Sous l’impulsion de Luca Napolitano, directeur général de Lancia, et du double champion du monde Miki Biasion, Lancia renoue avec la compétition mondiale. Le programme s’appuie sur une gamme complète : Ypsilon Rally4 HF, Rally HF Racing et désormais la Rally2 HF Integrale. Une offre pensée pour les pilotes professionnels comme pour les équipes privées, destinée à replacer Lancia au cœur du sport automobile international.

    Gamme Lancia Rally HF : Ypsilon, Rally4 et Rally2 HF Integrale
    La Lancia Ypsilon HF, la Rally4 HF et la Rally2 HF Integrale réunies pour illustrer l’héritage et l’avenir du rallye italien. (Crédit : André Ferreira / DPPI)

    Un héritage vivant, un futur en marche

    Le Trofeo Lancia 2025 a confirmé cette dynamique. Avec une participation en hausse et des victoires marquantes, la marque a retrouvé le contact avec son public. Le Rallye Sanremo, ultime manche de la saison, a couronné Gianandrea Pisani et Nicola Biagi, symboles de la nouvelle génération d’ambassadeurs Lancia. Sur les routes italiennes, la passion s’est transmise d’une époque à l’autre, entre Delta Integrale d’hier et Ypsilon HF d’aujourd’hui.

    Dans les villages Lancia, le public a pu redécouvrir les modèles légendaires – Delta, 037, Integrale – aux côtés des véhicules électriques de la nouvelle ère. Une manière de rappeler que la technologie ne gomme pas l’émotion, mais la prolonge. Lancia l’a bien compris : pour revenir au sommet, il faut s’appuyer sur l’âme de son histoire.

    Monte-Carlo, encore et toujours le fil conducteur

    L’E-Rallye, Monte-Carlo reste le point de convergence entre passé et futur. Bruno Saby y a une nouvelle fois écrit une belle page de sa légende, tandis que Lancia prépare son retour mondial sur ces mêmes routes en janvier. L’un comme l’autre démontrent que la passion du rallye ne connaît ni l’usure du temps ni les limites de la technologie.

    Ce retour commun, entre mémoire et modernité, marque plus qu’une simple course. Il incarne la renaissance d’une marque mythique et la fidélité d’un champion à son histoire. Dans le silence de la propulsion électrique, c’est toute la musique du sport automobile qui continue de vibrer.

  • Les véhicules 100 % électriques dépassent 40 % de part de marché aux Pays-Bas

    Les véhicules 100 % électriques dépassent 40 % de part de marché aux Pays-Bas

    Véritable fer de lance de l’électromobilité européenne, les Pays-Bas viennent une nouvelle fois de confirmer leur rôle de pionniers. En octobre 2025, les véhicules 100 % électriques (BEV) ont franchi la barre des 40 % de part de marché sur les immatriculations de voitures neuves, un record historique pour le pays.

    Tesla en charge au bord de l’eau à Amsterdam, Pays-Bas
    Une Tesla en train de se recharger au bord de l’eau à Amsterdam, illustrant l’infrastructure de recharge néerlandaise

    Un record historique pour les BEV

    C’est un chiffre historique qui fait du bien à l’industrie automobile électrifiée. La Hollande est devenue le premier pays européen à faire passer les véhicules électriques à plus de 40 % de part de marché en octobre 2025. Le pays a immatriculé 13 968 BEV en octobre 2025, ce qui correspond à une part de marché de 40,2 % de toutes les voitures neuves. Une progression spectaculaire par rapport à l’année précédente, où les BEV ne comptaient qu’environ 30 % du marché.

    Cette performance remarquable place les Pays-Bas bien au‑dessus de la moyenne européenne, où les BEV représentent en général 15 % du marché. Elle illustre que l’électromobilité y est devenue une réalité tangible, qui dépasse largement la tendance.

    Pourquoi les Pays-Bas sont-ils en avance ?

    Plusieurs facteurs expliquent cette adoption rapide :

    • Des incitations financières attractives : les Pays-Bas offrent depuis plusieurs années des aides à l’achat de véhicules électriques, notamment des subventions directes, des exonérations de taxe de circulation et des avantages fiscaux pour les entreprises. Contrairement à d’autres pays où les aides fluctuent ou s’épuisent rapidement, le système néerlandais est stable et prévisible, ce qui encourage les consommateurs à franchir le pas sans attendre une aide gouvernementale.
    • Le pays dispose de l’un des réseaux de recharge les plus développés d’Europe, avec plus de 150 000 points de recharge publics disponibles sur l’ensemble du territoire. Cette accessibilité réduit les craintes liées à l’autonomie.
    • Une forte sensibilité environnementale : adepte des transports en commun, du tram et du vélo, les Néerlandais, sensibles aux enjeux climatiques, considèrent de plus en plus les véhicules électriques comme un choix responsable et moderne.
    • Des réglementations favorables : des mesures locales et nationales encouragent l’électrification et, a contrario, pénalisent les voitures thermiques, comme les restrictions d’accès pour les véhicules thermiques dans certaines zones urbaines.

    Comparaison avec le reste de l’Europe

    Avec 40 % de part de marché pour les véhicules 100 % électriques, les Pays-Bas dominent une Europe où la situation est très différente dans d’autres pays européens. En France, le pays vit aussi un mois historique avec une part de marché des véhicules 100 % électriques qui atteint 24,4 %, tandis qu’en Allemagne, elle, se situe à 19,8 %. L’Espagne évolue à la hausse de manière significative avec 12,3 % de part de marché, soit une augmentation de +119 % sur un an. L’Italie, quant à elle, est à la traîne avec 5 % de part de marché.

    Ces écarts montrent que la réussite néerlandaise repose sur un alignement rare entre incitations financières, infrastructure dense et adoption culturelle. Les autres pays européens pourraient s’inspirer de ce modèle pour accélérer leur transition vers les véhicules zéro émission.

    Une étape clé pour l’électromobilité européenne

    Ce record historique montre que l’adoption massive des véhicules électriques est possible lorsque politiques publiques, infrastructures et comportement des consommateurs sont alignés. Pour l’industrie automobile européenne, les Pays-Bas représentent désormais un modèle à suivre.