Catégorie : News

  • Hyundai présente le concept-car qui pourrait dominer le monde de la vanlife électrique

    Hyundai présente le concept-car qui pourrait dominer le monde de la vanlife électrique

    Présenté au CMT de Stuttgart, grand rendez-vous européen du caravaning et du tourisme itinérant, le Hyundai Staria Camper Concept a fait sensation. Plus qu’un simple exercice de style, ce van 100 % électrique habitable, basé sur la toute nouvelle Hyundai Staria Electric, dévoilée quelques semaines plus tôt, est une véritable vitrine technologique et une déclaration d’intention claire : Hyundai entend devenir un acteur crédible de la vanlife zéro émission en Europe.

    source : Hyundai

    Une base électrique inédite sur le segment

    Côté technologie, Hyundai intègre sous le plancher plat une batterie lithium-ion de 84 kWh, associée à une architecture 800 V, déjà éprouvée sur les Ioniq 5 et Ioniq 6. C’est une capacité encore inédite sur le marché des vans électriques, majoritairement limités à des architectures 400 V. Le moteur électrique développe quant à lui 160 kW (218 ch) pour 350 Nm de couple, transmis aux roues avant.

    L’autonomie annoncée atteint jusqu’à 400 km WLTP dans la version van, un chiffre jugé cohérent au regard du gabarit et des usages visés. Grâce à la recharge rapide en 800 V, Hyundai annonce un 10 à 80 % en environ 20 minutes dans des conditions optimales. Le Staria Electric conserve également une capacité de remorquage de 2 000 kg, un point rare sur un véhicule électrique de ce type.

    Et cet aménagement intégré dès la conception, il est possible grâce aux dimensions généreuses et adaptées du van : 5,25 m de long, près de 2 m de large et un empattement de 3 275 mm.

    Un véritable « lounge camper » pensé pour la vie à bord

    Mais si les aspects techniques et le format sont importants, ce sont aussi et surtout les équipements intégrés qui rendent le Camper exaltant. En effet, à l’intérieur, Hyundai mise sur une approche premium avec jusqu’à six places assises et quatre couchages : deux à l’arrière grâce à une banquette convertible, et deux supplémentaires sous le toit relevable électrique.

    source : Hyundai

    Les sièges avant sont pivotants à 180°, ce qui permet de transformer l’habitacle en véritable salon lorsque le véhicule est à l’arrêt. L’aménagement comprend une kitchenette complète sur la paroi gauche (plan de travail, évier, rangements), une table centrale et une table coulissante arrière escamotable pour les repas en extérieur, ainsi qu’une douchette extérieure raccordée à l’arrière du véhicule. Deux portes latérales coulissantes, à droite et à gauche, facilitent l’accès et l’ouverture sur l’extérieur, l’une d’elles intégrant un auvent déployable.

    source : Hyundai

    La marque sud-coréenne pousse également loin l’intégration technologique. Les vitrages arrière à opacité variable (Smart Glass) permettent de gérer luminosité, chaleur et intimité sans recourir systématiquement à des stores. Un écran tactile dédié au mode camper, intégré à la paroi intérieure, centralise le pilotage du toit relevable, des vitrages, de l’éclairage, de la climatisation ou encore du chauffage.

    source : Hyundai

    Autonomie hors réseau : solaire et V2L au cœur du concept

    L’un des points forts du Staria Camper Concept réside dans sa gestion énergétique. Le van embarque la fonction V2L (Vehicle-to-Load), permettant d’alimenter directement les équipements de camping via la batterie de traction : réfrigérateur, plaques, éclairage, prises 230 V et ports USB.

    Le toit relevable électrique, qui, on le rappelle, permet à deux personnes de dormir, intègre en outre des panneaux photovoltaïques développant environ 520 W. Selon Hyundai, ils peuvent produire jusqu’à 2,6 kWh par jour avec cinq heures d’ensoleillement, de quoi faire fonctionner les équipements essentiels pendant plusieurs jours hors réseau, en complément de la batterie principale.

    source : Hyundai

    Staria Electric : une version de série déjà confirmée

    Il convient toutefois de bien distinguer ce Camper Concept, encore au stade de projet, de la Hyundai Staria Electric « classique », dont la commercialisation est bel et bien confirmée.

    Présentée officiellement lors des salons de Bruxelles et du CMT 2026, la Staria Electric de série sera proposée en version utilitaire et minibus jusqu’à neuf places, avec plancher plat, à l’image de l’actuelle Staria thermique. Cette déclinaison vise prioritairement les professionnels du transport de personnes et de la logistique urbaine, et constituera la première pierre de la stratégie électrique de Hyundai sur le segment des grands vans en Europe.

    source : Hyundai

    Une offensive assumée sur un marché encore vierge

    Avec ce Staria Camper Concept, Hyundai affiche clairement ses ambitions. Le constructeur se positionne face au futur Volkswagen ID. Buzz California, mais aussi face aux conversions électriques, en proposant une vision haut de gamme de la vanlife électrique.

    Cela dit, rappelons qu’aucune date de commercialisation ni aucun prix n’ont encore été annoncés pour la version camper. L’autonomie réelle en usage autoroutier chargé, avec chauffage, climatisation et équipements actifs, reste également un point de vigilance. Mais une chose est sûre : au CMT de Stuttgart, Hyundai a montré que le camping-car électrique était possible et non utopique.

  • Canada–Chine : un accord historique redistribue toutes les cartes

    Canada–Chine : un accord historique redistribue toutes les cartes

    Le Canada opère un revirement majeur sur sa politique commerciale et automobile : Ottawa a annoncé le 16 janvier 2026 la levée partielle des surtaxes sur les véhicules électriques (VÉ) chinois et ouvre un quota annuel de 49 000 unités au tarif « normal » de 6,1 %. En contrepartie, la Chine réduit drastiquement ses droits de douane sur le canola canadien (une variété de colza très prisée en Chine), rouvrant un marché estimé à plusieurs milliards de dollars.

    source : Sean Kilpatrick/Reuters

    Ce que prévoit l’accord Canada–Chine

    Pour comprendre la situation avant cet accord, il faut revenir en 2024, année lors de laquelle le gouvernement canadien avait imposé une surtaxe de 100 % sur tous les VÉ importés de Chine, suivant la ligne dure américaine et fermant presque complètement le marché. Le nouvel accord, conclu lors de la visite de Mark Carney à Pékin, une première depuis 2017, instaure désormais un contingent annuel d’environ 49 000 véhicules avec un droit de douane réduit à 6,1 %, le taux de la nation la plus favorisée.

    Et ce quota, il est évolutif, car Ottawa prévoit une progression pour atteindre environ 70 000 unités par an à horizon cinq ans, selon les médias spécialisés et les annonces officielles.

    La contrepartie agricole : le canola

    En miroir de cet abaissement des taxes, Pékin réduit également ses droits de douane sur le canola canadien, passant d’un niveau cumulé d’environ 84 % à un objectif proche de 15 % dès le 1er mars 2026. Cette mesure met fin à un bras de fer commercial amorcé après les surtaxes canadiennes, et qui avait conduit la Chine à utiliser le canola comme instrument de pression économique.

    Les gouvernements provinciaux de l’Ouest saluent l’accord, qui constitue une véritable bouffée d’air frais pour les cultivateurs. Particulièrement la Saskatchewan, première productrice de canola au pays, où les agriculteurs sont très dépendants du marché chinois pour écouler leurs récoltes.

    Impact attendu sur le prix des VÉ au Canada

    Le gouvernement canadien prévoit que, d’ici 2030, au moins la moitié du quota de véhicules électriques chinois soit consacrée à des modèles « abordables », avec un prix d’importation inférieur ou égal à 35 000 CAD (≈ 22 000 €). Un véritable défi, certes, mais qui pourrait réduire significativement le ticket d’accès à l’électrique dans un marché où même une Nissan Leaf d’entrée de gamme reste autour de 44 000 CAD (≈ 28 000 €) avant aides gouvernementales.

    Cette nouvelle taxation pourrait permettre à de nouveaux constructeurs chinois de se développer au Canada avec des modèles chinois compétitifs, issus de constructeurs comme BYD, Geely, Nio ou Xpeng, avec certains véhicules potentiellement proposés sous 30 000 CAD (≈ 19 000 €) une fois les coûts de transport et les marges intégrés.

    source : NIO

    Spécificités pour le Québec

    Pour mettre ce quota en perspective, si une partie significative de ces 49 000 véhicules arrivait au Québec, cela représenterait près de la moitié des 103 000 véhicules électriques vendus dans la province en 2024. Dans ce contexte, l’arrivée de modèles chinois moins chers pourrait compenser partiellement la fin des subventions du programme « Roulez vert ».

    Pour les acteurs locaux, à savoir les installateurs, les enseignes spécialisées et les conseillers, par exemple, cette ouverture constitue à la fois une opportunité de démocratisation et un défi pédagogique autour de la fiabilité, de l’entretien et de la valeur résiduelle de marques encore peu connues.

    source : roulez vert

    Rupture assumée avec la stratégie américaine

    Alors que Washington maintient des tarifs de 100 % sur les VÉ chinois, le Canada adopte une approche pragmatique, centrée sur ses intérêts économiques. Mark Carney insiste sur la « spécificité » canadienne et la priorité donnée à l’économie nationale, même si cette position contraste avec celle des États‑Unis.

    Cette stratégie pourrait faire du Canada une porte d’entrée nord-américaine pour les VÉ chinois et rebattre les cartes des chaînes de valeur continentales. En effet, de cet accord semble dégager de potentiels gagnants et perdants : 

    • Gagnants : les consommateurs, avec des VÉ plus abordables, et les producteurs de canola, qui retrouvent un accès privilégié au marché chinois.
    • Perdants potentiels : les constructeurs nord-américains traditionnels comme GM ou Ford, par exemple, qui vont être exposés à une concurrence chinoise très compétitive, et les syndicats, inquiets pour l’emploi, malgré les promesses d’investissements locaux et de partenariats industriels.

    Plus que la vente pure et dure de VÉ, cet accord est possiblement la porte d’entrée à une refonte partielle d’une partie de l’économie du transport au Canada. L’accord prévoit que l’arrivée de ces VÉ serve de levier pour attirer des usines d’assemblage et des investissements dans la chaîne de valeur (batteries, composants, R&D), afin de stimuler l’écosystème industriel canadien.

    Conséquences techniques et infrastructures

    Soucieux de convenir aux maximums de marchés du monde entier, les Chinois ont développé leurs véhicules en ce sens. En effet, les VÉ exportés sont adaptés au standard CCS nord-américain, limitant les incompatibilités. Néanmoins, les installateurs devront se familiariser avec des architectures électroniques et logicielles différentes, notamment pour la gestion de la charge et les mises à jour OTA.

    L’arrivée de ces véhicules pourrait accélérer la densification et la modernisation du réseau de recharge, en particulier rapide, si les acteurs chinois participent au déploiement d’infrastructures.

    Enjeux géopolitiques et de transition

    L’accord Mark Carney–Xi Jinping illustre un repositionnement stratégique du Canada : Ottawa privilégie le pragmatisme économique (VÉ abordables + canola) à un alignement systématique avec Washington.

    Le pari est que l’accélération de l’adoption des VÉ compensera partiellement les risques liés aux pertes d’emplois dans l’auto traditionnelle et positionnera le Canada comme un hub nord-américain de l’électromobilité.

    La question centrale reste : ces VÉ chinois parviendront-ils à convaincre durablement un marché habitué aux standards nord-américains, et ce tournant historique générera-t-il plus de bénéfices que de tensions économiques et politiques ?

  • 2025, l’année charnière de OMODA & JAECOO

    2025, l’année charnière de OMODA & JAECOO

    Si 2025 est une nouvelle année record pour les VE, avec une augmentation des ventes, c’est aussi l’année qui a marqué une étape importante dans le développement international d’OMODA & JAECOO. Dans un communiqué du constructeur, la marque, filiale du groupe chinois Chery, revient sur l’année qui vient de se terminer et revendique plus de 800 000 véhicules vendus dans le monde en 32 mois, dont 380 000 unités écoulées sur la seule année 2025. Des chiffres qui traduisent une montée en puissance rapide sur plusieurs marchés clés, en particulier en Europe.

    source : largus

    Une présence mondiale étendue à 64 marchés

    Ce communiqué nous apprend que la marque détenue par Chery, premier exportateur automobile chinois depuis plus de vingt ans, est désormais présente sur 64 marchés internationaux, après avoir démarré ses activités dans 22 nouveaux pays en 2025. Cette expansion rapide concerne aussi bien l’Asie que l’Amérique latine ou l’Europe, avec des résultats contrastés selon les régions.

    En Asie du Sud-Est, la marque met en avant plusieurs performances commerciales. En Thaïlande, OMODA & JAECOO indique avoir atteint, en novembre 2025, la première place des ventes de véhicules électrifiés purs. En Indonésie, le constructeur annonce que le JAECOO 5 EV a dépassé les 10 000 commandes en un mois, signe d’un démarrage commercial rapide sur ce marché.

    source : Kingsley Wijayasinha

    En Amérique latine, OMODA & JAECOO souligne également une progression notable. En effet, au Chili, les modèles OMODA 5 et JAECOO 5 ont été désignés « véhicules les plus recommandés de l’année » par Autocosmos Chile, un média automobile chilien.

    L’Europe, principal vecteur d’expansion selon le constructeur

    Mais ce qui est certain, c’est que l’Europe est un axe prioritaire de développement. En ce sens, OMODA & JAECOO revendique plus de 200 000 ventes cumulées en Europe depuis 2024, dont 135 000 immatriculations sur l’année 2025. Pour cause, la marque est aujourd’hui implantée dans 16 pays européens.

    Parmi les marchés les plus dynamiques figurent le Royaume-Uni, avec 53 606 immatriculations annoncées en 2025, et l’Espagne, avec 23 697 unités sur la même période. Des chiffres communiqués par le constructeur, qui témoignent de son ambition sur ces marchés, même s’ils ne sont pas encore pleinement reflétés dans les classements publics de ventes européens.

    Une électrification en forte accélération

    Il n’y a pas que l’implantation sur d’autres territoires qui est en progression : l’électrification du parc automobile du groupe chinois est également en plein boom. Sur le plan technologique, OMODA & JAECOO met en avant une nette progression de ses ventes électrifiées. En 2025, le constructeur affirme avoir vendu 200 000 véhicules électrifiés (EV, HEV et PHEV), soit plus de 50 % de ses ventes annuelles, représentant une croissance de +585 % par rapport à 2024.

    Cette dynamique repose notamment sur la technologie SHS (Super Hybrid System), déclinée en versions hybride et hybride rechargeable, que la marque présente comme une solution intermédiaire adaptée aux attentes des marchés européens en matière de sobriété, d’autonomie et de polyvalence d’usage.

    Cap sur la France en 2026

    Après avoir structuré son réseau dans plusieurs pays européens, OMODA & JAECOO prépare son arrivée en France. Le lancement commercial est prévu au printemps 2026, avec un réseau annoncé de plus de 70 distributeurs et réparateurs agréés dès le démarrage, et un objectif de montée en puissance progressive sur l’ensemble du territoire. Ces points de vente et de maintenance se trouveront aux quatre coins de la France, mais aussi dans certains DOM-TOM.

    source : OMODA & JAECOO

    Cette implantation française s’inscrit dans une stratégie plus large visant une couverture complète de l’Union européenne d’ici fin 2026, selon les objectifs affichés par le constructeur. La gamme proposée reposera sur la complémentarité entre les modèles OMODA, orientés design et usage urbain, et les SUV JAECOO, positionnés sur des usages plus polyvalents.

    Une stratégie à confirmer sur le marché européen

    Avec des volumes en forte croissance revendiqués, une électrification déjà majoritaire dans ses ventes et une stratégie de déploiement rapide, OMODA & JAECOO ambitionne de se positionner comme un nouvel acteur crédible de la mobilité électrifiée en Europe. Le succès de cette stratégie dépendra toutefois de sa capacité à transformer ces annonces en résultats durables, notamment sur des marchés exigeants comme la France, où la concurrence est déjà bien installée.

  • Innovations BMW : technologie et conduite autonome

    Innovations BMW : technologie et conduite autonome

    Après avoir dévoilé les deux premières innovations majeures dédiées au stationnement intelligent et à l’accès numérique au véhicule, découvrez les nouveaux piliers de la stratégie technologique de BMW. Le constructeur allemand lève le voile sur les deux dernières briques de son écosystème : My Digital BMWet les technologies embarquées de la nouvelle BMW iX3, notamment la conduite autonome. À travers ces nouveautés, la marque confirme sa volonté de placer le numérique et l’électrification au cœur de l’expérience de conduite.

    Source: BMW

    Le numérique redéfinit les temps de pause avec My Digital BMW

    L’une des nouveautés mises en avant par la marque est “My Digital BMW”. Contrairement au service de stationnement intelligent et autonome par exemple, ce n’est pas une innovation isolée, mais un ensemble de services numériques centralisés dans un même écosystème, accessibles via l’application My BMW, le BMW ConnectedDrive Store ou directement depuis l’écran du véhicule. Ce dispositif permet aux conducteurs d’activer et de gérer différentes fonctionnalités connectées selon leurs besoins. 

    Concrètement, ces services numériques transforment l’usage quotidien du véhicule. Par exemple, lors des phases d’arrêt, notamment pendant la recharge, l’habitacle devient un véritable espace de divertissement, avec l’accès à des jeux et à des applications multimédias intégrées, comme des films, des séries et des jeux vidéo directement depuis l’écran central, sans dépendre du smartphone. Il est également possible de profiter d’applications de streaming musical ou même de vidéoconférence pendant les pauses. 

    La navigation gagne également en précision en intégrant des données de trafic en temps réel très détaillées, des vues cartographiques en 3D et une représentation plus fine de l’environnement qui entoure le véhicule. My Digital BMW permet aussi de garder un œil sur son véhicule à distance grâce à des fonctions de surveillance et de visualisation, y compris des alertes sur des dommages ou des tentatives de vol. 

    Source: BMW

    L’ensemble de ces services peut être activé à la demande, pour une durée limitée ou de manière permanente, et bénéficie de mises à jour logicielles à distance (OTA). Une approche en phase avec la montée en puissance des véhicules électriques, désormais conçus comme de véritables plateformes numériques capables d’évoluer tout au long de leur cycle de vie.

    Le Highway Assistant : une nouvelle étape vers la conduite automatisée

    Autre innovation clé de la part de BMW : l’arrivée prochaine du Highway Assistant sur la nouvelle iX3. Cette aide à la conduite avancée assiste le conducteur sur autoroute jusqu’à 130 km/h, en gérant simultanément la vitesse, la distance avec le véhicule qui précède et la trajectoire. 

    Ce système, conçu pour soulager le conducteur lors des longs trajets, permet de retirer les mains du volant lorsque les conditions le permettent, à condition de rester attentif à la circulation et prêt à intervenir. Le principe est simple : lorsque le système juge la route adaptée, il peut proposer un changement de voie automatisé. La manœuvre est alors validée d’un simple regard dans le rétroviseur extérieur, à gauche pour dépasser et à droite pour se rabattre — une interaction naturelle qui illustre le pont entre les aides actuelles et la conduite automatisée de demain. 

    Source: BMW

    Ce Highway Assistant s’inscrit dans un ensemble plus large d’aides à la conduite, incluant notamment le Driving Assistant Plus, proposé de série. Cet équipement permet d’adapter automatiquement la vitesse aux limitations reconnues, d’ajuster l’allure à l’approche des virages ou des ronds-points, et d’aider à maintenir le véhicule dans sa voie. L’ensemble est coordonné par une architecture logicielle avancée, qui fusionne en temps réel les intentions du conducteur avec les capacités du véhicule, pour une conduite plus fluide et plus intuitive. 

    La nouvelle iX3, vitrine technologique de la stratégie électrique de BMW

    Ces innovations prennent pleinement leur sens à bord de la nouvelle BMW iX3, premier SUV électrique de nouvelle génération pour la marque. Pensée comme une vitrine technologique, l’iX3 incarne la convergence entre électrification, connectivité et automatisation. 

    L’expérience à bord repose sur la nouvelle interface BMW Panoramic iDrive, qui redistribue intelligemment les informations dans le champ de vision du conducteur. Navigation, gestion de la recharge, aides à la conduite et services connectés de My Digital BMW s’intègrent de manière fluide, renforçant l’impression d’un véhicule pensé comme un ensemble cohérent. 

    Sur le plan technique, l’iX3 s’appuie sur une architecture électrique de dernière génération, associée à une plateforme 800 volts qui permet d’améliorer l’efficacité énergétique tout en réduisant les temps de recharge, un enjeu central pour démocratiser l’usage des véhicules électriques. Avec une autonomie annoncée pouvant dépasser les 800 kilomètres en cycle WLTP, BMW affiche clairement ses ambitions sur le marché de l’électromobilité. 

    source : BMW

    Une vision de demain bien ancrée

    Avec My Digital BMW, la nouvelle iX3 et le Highway Assistant, BMW vient compléter les deux premières innovations précédemment annoncées. Stationnement automatisé, accès numérique, services connectés et aides à la conduite avancées s’inscrivent désormais dans une stratégie globale, où chaque technologie renforce les autres.

    Au-delà du confort, ces innovations répondent aux enjeux actuels de la mobilité : sécurité, fluidité des déplacements, adaptation aux contraintes urbaines et transition vers l’électrique. Elles traduisent également l’ambition de BMW de faire du numérique un levier majeur de différenciation sur un marché des véhicules électriques de plus en plus concurrentiel.

  • BMW opère la magie du stationnement 

    BMW opère la magie du stationnement 

    BMW franchit une nouvelle étape. Dans un communiqué, le constructeur allemand a annoncé avoir développé quatre innovations majeures. Parmi elles, le Parking Assistant Professional et la BMW Digital Key. Alors que la circulation et le stationnement en ville deviennent de plus en plus complexes, la marque aux trois lettres propose des solutions qui allient automatisation avancée et contrôle numérique, simplifiant le quotidien des conducteurs et ouvrant la voie à une mobilité toujours plus connectée.

    Une assistance au stationnement repensée

    La première innovation est nommée « Parking Assistant Professional », et elle n’est plus simplement une aide au stationnement. Avec cela, la voiture devient un véritable copilote numérique capable de garer et de sortir le véhicule de manière autonome, même dans des espaces restreints.

    De plus, selon le communiqué, grâce à l’application My BMW, le conducteur peut diriger sa voiture à distance sur quelques mètres, ce qui rend les manœuvres dans les parkings étroits beaucoup moins stressantes et même, on ne va pas se le cacher, un peu excitantes.

    source : BMW

    Le système est doté d’une mémoire qui lui permet de mémoriser jusqu’à dix trajets de 200 mètres, permettant de répéter facilement des parcours fréquents, comme l’entrée d’un garage ou le stationnement devant le lieu de travail. Cette fonctionnalité illustre l’engagement de BMW dans l’automatisation intelligente, un domaine qui se rapproche des technologies nécessaires pour les véhicules électriques et autonomes. En réduisant le stress des manœuvres et en optimisant l’utilisation de l’espace, le Parking Assistant Professional contribue indirectement à améliorer l’efficacité énergétique et l’expérience globale des utilisateurs de véhicules EV.

    La BMW Digital Key : le smartphone remplace la clé physique

    Deuxième innovation : la Digital Key. Elle repose sur un principe simple : transformer le smartphone ou la montre connectée du conducteur en clé numérique sécurisée, directement liée au véhicule. Concrètement, cette clé est stockée dans l’application My BMW, mais aussi dans le Secure Element du téléphone, une zone protégée comparable à celle utilisée pour les paiements sans contact.

    source : BMW

    Lorsque l’utilisateur s’approche, la voiture le reconnaît automatiquement, le déverrouillage s’effectue alors automatiquement et le démarrage devient possible dès que le smartphone ou la montre se trouve à l’intérieur du véhicule. Et avec la Digital Key Plus, l’expérience va encore plus loin : la voiture est capable de localiser précisément l’utilisateur et d’anticiper son arrivée. Le véhicule se déverrouille sans aucune action, simplement lorsque le conducteur s’en approche, offrant une expérience proche du « hands-free » total.

    Le partage de la clé est également entièrement numérique. Jusqu’à 18 utilisateurs peuvent recevoir une clé via l’application, avec des droits personnalisables. BMW permet, par exemple, de limiter la vitesse, de restreindre certaines fonctions ou de donner un accès temporaire, un usage particulièrement pertinent pour le prêt du véhicule ou l’utilisation familiale.

    Impact pour les conducteurs et le marché

    Ces innovations dépassent le simple confort. Le stationnement devient plus sûr et moins stressant, tandis que la dépendance à une clé physique disparaît progressivement. Les conducteurs bénéficient d’une expérience personnalisée et flexible, que ce soit pour le partage des accès ou la répétition des manœuvres de stationnement.

    Sur le plan sectoriel, ces évolutions s’inscrivent dans la transformation globale de l’industrie automobile. BMW combine connectivité, automatisation et électrification pour répondre aux attentes des consommateurs et aux contraintes des villes. Avec déjà plus de 1,6 million de véhicules électriques vendus à ce jour et une croissance continue sur le marché EV, la marque allemande démontre qu’elle est encore et toujours l’un des moteurs de la mobilité mondiale.

    Ces développements s’inscrivent dans une stratégie plus large de transition vers l’électrique, avec pour objectif de faire de BMW un acteur majeur de l’électromobilité. D’ici 2030, la marque prévoit que 50 % de ses ventes mondiales seront des véhicules électriques et qu’elle disposera de plus de 25 modèles EV sur le marché, couvrant tous les segments, du SUV aux berlines haut de gamme. Ces innovations ne sont donc pas isolées : elles s’inscrivent dans un écosystème où connectivité, automatisation et électrification se renforcent mutuellement.

    source : car and driver

    Perspectives et conclusion

    Avec le Parking Assistant Professional et la Digital Key, BMW confirme sa stratégie d’automatisation intelligente et de mobilité digitale, plaçant le conducteur au centre d’une expérience fluide et sécurisée. Ces innovations transforment la voiture en hub connecté, en lien direct avec l’objectif de la marque de renforcer sa gamme électrique et ses services numériques.

    Alors que l’électrification devient un impératif pour toutes les grandes marques, BMW montre que la connectivité et l’automatisation ne sont pas seulement des gadgets, mais des éléments centraux pour accompagner la transition énergétique et offrir une expérience utilisateur premium. Les prochains modèles EV bénéficieront de ces technologies, rendant la conduite plus sûre, plus confortable et résolument tournée vers le futur.

  • Les Émirats Arabes Unis inaugurent l’un des plus grands hubs de recharge ultra‑rapide au monde 

    Les Émirats Arabes Unis inaugurent l’un des plus grands hubs de recharge ultra‑rapide au monde 

    Voyager en véhicule électrique sur autoroute reste, dans beaucoup de régions du monde, un exercice encore perfectible. Manque de bornes, files d’attente, puissances inégales…  Aux Émirats arabes unis, une nouvelle infrastructure entend justement s’attaquer à ce problème de front. Le 12 janvier 2026, le pays a inauguré l’un des plus grands hubs de recharge ultra-rapide pour véhicules électriques au monde, installé sur l’axe stratégique reliant Abu Dhabi à Dubaï.

    source : ADNOC Distribution

    Un hub hors norme, pensé pour l’autoroute

    Concrètement, ce nouveau site, opéré par ADNOC Distribution, regroupe 60 points de recharge ultra-rapides capables, sur le papier, de recharger la majorité des véhicules électriques de 0 à 80 % en environ 20 minutes.

    Dans la réalité, cette performance dépend étroitement du véhicule branché. Les bornes délivrent une puissance pouvant atteindre 350 kW, un niveau aujourd’hui pleinement exploitable uniquement par les modèles dotés d’une architecture électrique 800 volts. Pour ces véhicules, les temps de recharge annoncés peuvent effectivement être atteints dans des conditions optimales.À l’inverse, les modèles reposant sur une architecture 400 volts, peuvent évidemment se recharger sur ces bornes, mais sans exploiter leur pleine puissance. 

    À l’échelle mondiale, ce hub se classe comme le sixième plus grand au monde en nombre de bornes ultra-rapides, et devient le plus important du Moyen-Orient, d’Afrique et de Turquie.

    source : WAM

    Dorénavant, avec cette inauguration, nous pouvons affirmer que les Émirats arabes unis ont non seulement implanté sur leur territoire une nouvelle station de recharge, mais surtout créé une infrastructure pensée pour absorber un trafic électrique longue distance, sans créer de saturation.

    Un emplacement stratégique, au cœur des flux

    Des performances impressionnantes certes, et pour tirer profit au maximum de cette installation, le choix du lieu n’a rien d’anodin. Le hub est implanté à Saih Shuaib, le long de l’autoroute E11, l’un des axes les plus fréquentés du pays. En effet cette route relie les deux principales métropoles des Émirats et concentre une grande partie des déplacements interurbains, qu’ils soient professionnels ou touristiques.

    Jusqu’ici, voyager en électrique sur ce type de trajet restait possible, mais moins fluide. Avec cette installation, le voyage longue distance devient un usage assumé, et non plus un compromis pénalisant.

    Une inauguration symbolique, à un moment clé

    Comme pour la localisation choisie, la date de l’ouverture officielle n’est pas le fruit du hasard. En effet, cette inauguration a eu lieu le 12 janvier 2026, au moment où l’Abu Dhabi Sustainability Week, événement international dédié aux transitions énergétiques, vient d’ouvrir ses portes.

    Un timing hautement symbolique, qui permet aux Émirats arabes unis d’illustrer, par un projet concret, les discours portés durant cet événement mondial. Plus qu’une simple mise en service d’infrastructures, cette inauguration s’inscrit dans une stratégie de vitrine technologique, visant à positionner ce hub comme une référence de la mobilité électrique interurbaine

    Quand un géant du pétrole devient acteur de l’électrique

    C’est sans doute l’un des points les plus intéressants de ce projet.
    Ce hub est porté par ADNOC Distribution, filiale du groupe pétrolier national émirien. Un symbole fort : les acteurs historiques des énergies fossiles investissent désormais massivement dans l’électromobilité.

    Ce site s’inscrit dans le réseau E2GO d’ADNOC, qui compte déjà plus de 400 points de charge dans le pays, avec un objectif annoncé de 750 bornes d’ici 2028. À plus long terme, le pays vise 20 hubs de ce type sur son réseau autoroutier d’ici 2027, dont une majorité opérationnelle avant la fin 2026.

    source : khaleej times

    Une recharge qui devient une expérience, pas une contrainte

    Au-delà des chiffres, ce hub adopte un concept plus large baptisé “The Hub by ADNOC”. Sur place, les conducteurs ne trouvent pas uniquement des bornes, mais aussi :

    • des espaces de restauration,
    • des services commerciaux,
    • et même des zones de travail, pensées pour optimiser le temps de recharge.

    Selon l’entreprise, l’idée est simple : transformer l’arrêt recharge en pause utile, plutôt qu’en temps perdu.

    source : ADNOC Distribution

    Ce que cela dit de l’électromobilité mondiale

    Cette inauguration dépasse largement le cadre des Émirats arabes unis. Elle illustre plusieurs tendances lourdes de l’électromobilité mondiale :

    • L’électrique sort enfin du cadre urbain. Les infrastructures commencent à être pensées pour le long cours, condition indispensable à une adoption massive.
    • Les grands réseaux se structurent à très grande échelle. 60 bornes ultra-rapides sur un même site, c’est une réponse directe aux problématiques de saturation que connaissent encore l’Europe ou l’Amérique du Nord.
    • Les acteurs historiques changent de rôle. Voir un groupe pétrolier piloter l’un des plus grands hubs EV du monde montre à quel point la transition est désormais stratégique, y compris pour les géants de l’énergie.

    Une vision assumée

    Avec ce méga hub, les Émirats arabes unis ne se contentent pas d’ajouter des bornes au réseau. Ils proposent une lecture très concrète de la mobilité électrique longue distance, structurée autour de la rapidité de recharge, de la continuité sur les grands axes et de l’anticipation des usages à venir.

    Une approche qui tranche avec les infrastructures encore fragmentées observées dans de nombreuses régions du monde, où la question de la recharge sur autoroute reste l’un des principaux freins à l’adoption massive du véhicule électrique.

  • Mercedes-Benz CLA électrique : l’Allemande élue COTY 2026 à Bruxelles

    Mercedes-Benz CLA électrique : l’Allemande élue COTY 2026 à Bruxelles

    La Mercedes-Benz CLA, dans sa nouvelle génération fortement électrifiée, a marqué les esprits ce 9 janvier 2026 au Salon de l’automobile de Bruxelles en décrochant le prestigieux titre de Voiture européenne de l’année 2026 (Car of the Year 2026). Un choix net et sans équivoque du jury, qui marque le retour en force de Mercedes-Benz dans un contexte automobile en pleine transformation.

    Source : Mercedes-Benz

    Un triomphe sans appel

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la victoire de la nouvelle génération de la CLA 100 % électrique a été sans appel. Le jury Car of the Year a attribué, le vendredi 9 janvier, un total de 320 points à la berline allemande. Un score inférieur à celui de sa prédécesseure, puisque l’an dernier, pour le même titre, la Renault 5 avait totalisé 353 points.

    Bien que ce total soit moins élevé, la CLA devance largement de 100 points la Skoda Elroq (220 points) et la Kia EV4 (208 points), tandis que la Citroën C5 Aircross, la Fiat Grande Panda, le Dacia Bigster ou encore la Renault 4 E-Tech complètent le classement.

    source : largus

    Cette victoire n’est pas anodine. En effet, il s’agit du premier sacre de Mercedes dans cette compétition depuis 1974, date à laquelle la légendaire Classe S / 450 S avait remporté le titre. Après deux années de domination de Renault avec les Scenic E-Tech et Renault 5 E-Tech, la CLA relance aujourd’hui la marque allemande dans la course européenne à l’électromobilité premium. Plus globalement, elle illustre une évolution du marché européen, où les berlines électriques premium ne sont plus de simples alternatives, mais des références à part entière.

    Un profil technique taillé pour l’avenir

    Ce qui distingue la Mercedes-Benz CLA 2026 de ses concurrentes, c’est sa combinaison de technologies de pointe et de performances efficientes. Elle repose sur une plateforme électrique 800 V et embarque une batterie d’environ 85 kWh, lui permettant une recharge ultra-rapide pouvant atteindre 320 kW. Cette architecture moderne rend la CLA capable de récupérer plus de 300 km d’autonomie en seulement dix minutes sur bornes haute puissance.

    Autre point notable : son autonomie exceptionnelle, annoncée jusqu’à 792 km selon le cycle WLTP, un chiffre qui place la CLA parmi les berlines électriques les plus endurantes de son segment. L’accumulation de ces caractéristiques de haut niveau confère à cette berline compacte premium une proposition particulièrement attractive, aussi bien pour un usage quotidien que pour les longs trajets. Elle illustre également la maturité technologique atteinte par Mercedes-Benz avec sa plateforme MMA (Mercedes Modular Architecture), pensée dès l’origine pour un usage électrique.

    MB.OS & MBUX : l’intelligence au volant

    Au-delà de ses performances pures, la Mercedes-Benz CLA met également en avant une évolution notable de l’expérience utilisateur, portée par l’introduction du nouveau système d’exploitation MB.OS et d’une interface MBUX de dernière génération. L’objectif affiché par le constructeur est clair : centraliser les fonctions du véhicule au sein d’un environnement numérique plus cohérent et plus lisible.

    MB.OS sert également de socle aux assistances à la conduite de dernière génération, telles que le régulateur adaptatif, le maintien dans la voie ou encore l’assistance en circulation dense. Sans bouleverser les standards existants du marché, la CLA s’inscrit dans une approche visant à fluidifier l’interaction entre le conducteur et les aides électroniques.

    source : Mercedes-Benz

    Enfin, Mercedes conserve une approche équilibrée entre digitalisation et confort. L’habitacle privilégie une ergonomie sobre, des matériaux de qualité et une isolation acoustique soignée.

    Un modèle pour 2026… et au-delà

    Disponible depuis la mi-2025 en Europe, la nouvelle Mercedes-Benz CLA a déjà suscité un fort intérêt sur le marché, avec des commandes bien au-delà des prévisions initiales, selon la marque. Sa déclinaison électrique (CLA 250+ EQ, CLA 350 4MATIC EQ) est proposée dès le lancement de la berline, tandis que la CLA Shooting Brake électrique suivra en mars 2026, rejointe par des versions hybrides 48 V sur les deux carrosseries. Une stratégie produit diversifiée qui permet au constructeur allemand de couvrir une large partie du segment premium électrifié.

    source : Mercedes-Benz

    Dans plusieurs essais indépendants, la CLA a également été saluée pour sa tenue de route, son confort et sa capacité à rivaliser avec des références comme la Tesla Model 3, grâce à un coefficient aérodynamique record (environ 0,21) et à une plateforme MMA4 modulaire pensée pour maximiser l’efficacité globale.

    Une étoile montante de l’électromobilité

    En décrochant le titre de Voiture européenne de l’année 2026, la Mercedes-Benz CLA confirme qu’elle incarne une vision moderne de l’automobile électrique, où autonomie, efficience, technologie et plaisir de conduite s’allient avec réussite.

    Cette distinction, obtenue au cœur du Salon de l’automobile de Bruxelles, souligne l’importance croissante des modèles électriques premium sur le marché européen et consacre la CLA comme l’un des modèles clés de l’année à venir, ainsi qu’une référence dans la transition vers une mobilité plus durable.

  • Salon de l’automobile de Bruxelles 2026 : À quoi s’attendre ?

    Salon de l’automobile de Bruxelles 2026 : À quoi s’attendre ?

    Le Salon de l’automobile de Bruxelles se prépare à vivre une nouvelle édition qui promet d’être plus intense, populaire et stratégique que jamais. Du 9 au 18 janvier 2026, le Brussels Expo ouvre les portes de sa 102ᵉ édition du Brussels Motor Show, un rendez-vous incontournable qui, après avoir renoué avec son public l’an dernier, confirme sa place comme le premier salon automobile de l’année en Europe pour constructeurs, passionnés et professionnels de la mobilité.

    source : newmobility.news

    Un salon historique qui traverse les époques

    Créé il y a plus d’un siècle, le Salon de l’automobile de Bruxelles est l’un des plus anciens salons automobiles encore en activité en Europe. Longtemps rendez-vous annuel attendu de toute la filière, il avait connu des complications ces dernières années, avec notamment l’annulation de l’édition 2024 pour des raisons d’adéquation avec les attentes du marché.

    source : Gocar

    Mais, fort d’un retour célébré en 2025, l’événement s’est imposé comme un marqueur incontournable du calendrier automobile, attirant en moyenne plus de 300 000 visiteurs, devenant un observatoire privilégié des transformations du secteur.

    102e édition : ambitions et premières mondiales

    La version 2026 du salon ne fait pas dans la demi-mesure. Pas moins de 64 marques automobiles seront présentes, soit une de plus que l’année précédente couvrant près de 95% de l’offre du marché belge.

    L’édition 2026 occupe une surface globale d’environ 60 000 m² répartis sur les palais 5, 6, 7, 9, 11, le Patio et le nouveau Hall Astrid, récemment intégré pour répondre à la demande croissante des exposants.

    Plus remarquable encore : ce salon affiche déjà un programme dense de révélations, avec 39 premières annoncées (mondiales, européennes et belges). Parmi les modèles les plus attendus, le Kia EV2 fera sa première mondiale, un SUV, tandis que Hyundai dévoilera son plus grand EV, intégrant une technologie de recharge en 800 V. Opel mettra à l’honneur les nouvelles Astra et Astra Sports Tourer, ainsi que le Grandland Electric AWD. Du côté des Français, Peugeot présentera le nouveau 408 et la version E-208 GTi électrique, confirmant l’appétit du marché pour des modèles compacts et sportifs électrifiés.

    source : largus

    Cette diversité souligne l’ampleur de la mutation du secteur : électrification, SUV compacts et technologies innovantes seront au cœur de l’attention, et le salon se profile comme le lieu privilégié pour observer la mobilité de demain.

    Moto et mobilité : une édition plus large et plus ouverte

    Un autre signe fort de l’évolution du salon : le retour des motos, pour la première fois depuis 2020. Ce sont 28 marques de deux-roues motorisés qui exposeront dans un espace dédié du palais 9, réunissant motards, passionnés et curieux autour des dernières évolutions techniques, électriques et thermiques du segment.

    Cette évolution élargit la portée de l’événement bien au-delà de l’automobile classique et traduit une vision plus complète de la mobilité, où voitures, motos et mobilités alternatives cohabitent pour présenter aux visiteurs l’état de l’art de la mobilité motorisée

    Voiture de l’année et animations : une expérience complète

    Le 9 janvier, a eu lieu la cérémonie de la Car of the Year, l’élection de la Voiture européenne de l’année, un moment fort qui attire chaque année l’attention des médias et des passionnés. Cette année, c’est la Mercedes-Benz CLA qui a décroché le titre tant convoité de la Voiture de l’année 2026. Le modèle de la marque allemande succède à la Renault 5 E-Tech (2025) et au Renault Scenic E-Tech (2024)

    source : Mercedes-Benz

    Mais le salon ne se limite pas à exposer des voitures : une série d’animations conviviales, ludiques et pédagogiques est prévue pour tous les publics. Simulateurs de conduite, espaces pour enfants, zones interactives, rencontres avec influenceurs automobiles et présentations techniques complètent l’offre d’exposition.

    Un rendez-vous stratégique pour l’électromobilité

    Pour les acteurs de l’électromobilité, constructeurs, équipementiers, fournisseurs d’infrastructures de recharge ou décideurs politiques, le salon de Bruxelles est devenu un observatoire majeur. Il offre un lieu unique pour présenter les nouvelles solutions électriques, discuter des défis d’infrastructure, des standards de recharge et des stratégies de transition énergétique.

    La présence de nombreux modèles EV, hybrides et concept cars électriques permet aussi de mesurer l’appétit du public belge et européen pour ces technologies, ainsi que l’engagement des constructeurs sur le terrain de l’électricité.

    Du salon belge au rendez-vous européen de la mobilité

    Du haut de ses 102 éditions, le Salon de l’automobile de Bruxelles s’impose aujourd’hui comme plus qu’une simple exposition de voitures. Il est devenu un espace stratégique où se croisent tendances de marché, innovations technologiques et attentes des consommateurs.

    Avec un programme riche en premières mondiales, des animations variées, le retour des motos, et une couverture presque exhaustive du secteur auto et deux-roues, l’édition 2026 s’annonce comme une référence pour l’année automobile qui débute.

  • Congestion Charge : Londres taxe désormais les voitures électriques à 13,50 £

    Congestion Charge : Londres taxe désormais les voitures électriques à 13,50 £

    Après plus d’une décennie d’exonération quasi totale, les véhicules électriques (VE) doivent désormais s’acquitter de la “Congestion Charge” lorsqu’ils circulent dans le centre-ville de Londres, une mesure entrée en vigueur le 2 janvier 2026.

    source : Evans Halshaw

    Jusqu’à présent, la Cleaner Vehicle Discount permettait aux voitures électriques d’être exemptées du paiement quotidien de cette taxe instaurée en 2003 pour réduire la saturation des artères londoniennes. Ce régime d’exception a été supprimé, mettant fin à l’une des incitations majeures pour les utilisateurs de VE en milieu urbain.

    Une tarification révisée

    Concrètement, la nouvelle grille tarifaire marque une rupture nette avec le système précédent. Les voitures électriques ne pourront plus circuler gratuitement dans le centre-ville de la capitale anglaise ; elles doivent désormais s’acquitter de 13,50 livres par jour à condition d’être enregistrées au dispositif Auto Pay, ce qui correspond à une réduction de 25% par rapport au tarif standard. Quant à eux, les conducteurs de vans ou utilitaires légers électriques bénéficient d’un effort supplémentaire, avec un coût ramené à 9 livres par jour via ce même système automatisé. En revanche, pour l’ensemble des véhicules, qu’ils soient thermiques ou électriques non inscrits à Auto Pay, le montant atteint désormais 18 livres par jour, contre 15 précédemment.

    Ces tarifs s’appliquent pendant les horaires habituels de la Congestion Charge, de 7 heures à 18 heures en semaine, et de 12 heures à 18 heures les week-ends et jours fériés, rappelant que la mesure vise avant tout à réguler les flux aux heures les plus tendues. Cette hausse constitue la première augmentation depuis 2020. 

    Pourquoi ce changement maintenant ?

    Les autorités londoniennes, sous l’impulsion du maire Sadiq Khan, estiment que l’exemption totale pour les VE n’est plus compatible avec les objectifs de régulation du trafic. “Sans ce changement, 2 200 véhicules supplémentaires entreraient chaque jour dans la zone définie”.

    Pour Transport for London (TfL), l’objectif est clair : moderniser un dispositif devenu moins efficace face à la croissance du trafic et à la montée en puissance des véhicules électriques, désormais suffisamment nombreux pour peser eux aussi sur la congestion du centre-ville. En effet, les embouteillages coûtent chaque année près de 3,85 milliards de livres sterling aux entreprises londoniennes.

    source : courrier international

    Un message clair aux électromobilistes… mais pas seulement

    Ce changement stratégique n’est pas uniquement fiscal : il s’agit aussi de recentrer la politique sur la gestion du trafic urbain, et non plus seulement sur la réduction des émissions locales. Certes, un VE ne pollue pas lors de son utilisation, ce qui est bénéfique pour le climat et la société ; néanmoins, il conserve un impact sur la densité de circulation, l’espace public et la fluidité des déplacements, ce que Londres ne peut plus ignorer, selon TfL.

    Toujours selon TfL, le nombre de véhicules électriques enregistrés dans Londres est passé d’environ 20 000 en 2019 à plus de 116 000 en 2025. Cette croissance signifie qu’aujourd’hui les VE représentent près de 20% de l’ensemble des véhicules entrant chaque jour dans la zone de congestion. Autrement dit, sur les quelque 90 000 véhicules qui traversent quotidiennement la zone, environ 1 véhicule sur 5 est un véhicule électrique.

    source : Automobile propre

    Pour les conducteurs, cela signifie une augmentation du coût d’utilisation d’un VE en centre-ville, même si la réduction Auto Pay atténue partiellement cette hausse. Point positif, cela dit : les résidents actuels de la zone qui bénéficiaient de réductions importantes continueront à les conserver, mais les nouvelles demandes après mars 2027 seront conditionnées à la possession d’un VE.

    Au-delà de ça, la dimension sociale de cette réforme est largement ignorée. Qui peut encore absorber 13,50 ou 18 livres par jour pour circuler dans le centre de Londres ? Pour de nombreux habitants ou travailleurs dépendants de leur véhicule électrique, cette mesure risque de creuser la fracture entre ceux qui ont les moyens ou les alternatives pour se passer de leur voiture et ceux pour qui aucun transport en commun efficace n’est disponible : c’est un enjeu d’équité urbaine que la ville semble avoir laissé de côté.

    L’impact sur l’électromobilité urbaine

    Cette réforme londonienne dépasse largement la seule question fiscale. Elle illustre une évolution de fond observée dans de nombreuses métropoles, où les véhicules électriques ne sont plus abordés uniquement sous l’angle des émissions, mais intégrés dans des politiques de mobilité plus globales. Transition énergétique, gestion des flux, usage de l’espace public et efficacité des déplacements urbains s’entremêlent désormais dans un même raisonnement.

    À travers cette décision, Londres rappelle que si l’électrique réduit l’empreinte carbone locale, il ne supprime ni la congestion ni la pression sur l’espace urbain. Désormais, ce ne sont plus seulement les émissions qui dictent les choix de taxation, mais bien l’impact global du véhicule sur la fluidité et l’organisation de la ville.

  • Verge TS Pro Solid-State : la moto électrique novatrice du CES 2026

    Verge TS Pro Solid-State : la moto électrique novatrice du CES 2026

    Au CES 2026 de Las Vegas, le segment du deux-roues électrique a été marqué par une annonce venue de Finlande. Verge Motorcycles, startup basée à Hyvinkää, y a présenté une évolution majeure de sa TS Pro, désormais équipée d’une batterie à électrolyte solide développée en partenariat avec Donut Lab. Une avancée technologique que la marque revendique comme une première mondiale pour une moto de série, mais qui doit encore être validée par des essais indépendants.

    Crédit : Verge

    De la promesse technologique à l’ambition industrielle

    Depuis ses débuts, Verge s’est construite autour d’un concept radical : repenser l’architecture même de la moto électrique. En effet, quelques années après avoir introduit son moteur « hubless » intégré à la roue arrière, la marque franchit un nouveau cap avec cette TS Pro Solid-State, présentée non pas comme un simple concept, mais comme une version destinée à la production, avec des premières livraisons évoquées à partir de mi-2026, selon le constructeur.

    Verge affirme ainsi vouloir être le premier constructeur à proposer une moto homologuée de série équipée d’une batterie tout-solide. Une affirmation forte, reprise lors du CES, mais qui repose, à ce stade, uniquement sur les déclarations du constructeur et de son partenaire technologique.

    Une architecture fidèle à l’ADN Verge

    Visuellement, la TS Pro Solid-State reste fidèle à l’esthétique futuriste de la gamme Verge. Sur le stand du CES, elle arborait sa roue arrière sans moyeu, un cadre sculptural, une utilisation massive de fibre de carbone et une posture agressive rappelant celle des sportives.

    Crédit : Verge

    Les batteries, baptisées “Donut Battery”, sont intégrées directement dans la structure de la moto. Chaque module affiche une capacité d’environ 5 kWh, permettant à Verge de proposer différentes configurations énergétiques selon l’usage.

    Des chiffres annoncés qui impressionnent

    La principale innovation réside dans l’adoption de batteries à électrolyte solide, que Donut Lab présente comme prêtes pour une application industrielle à grande échelle. Selon les données communiquées par les deux protagonistes, cette technologie permettrait :

    • une densité énergétique annoncée autour de 400 Wh/kg,
    • une autonomie pouvant atteindre près de 600 km avec la configuration de batterie la plus capacitaire,
    • une recharge ultra-rapide, avec jusqu’à 300 km d’autonomie récupérés en une dizaine de minutes sur borne rapide.
    source : Verge

    Côté motorisation, la TS Pro Solid-State conserve le moteur électrique intégré à la roue arrière, annoncé pour délivrer jusqu’à 200 kW (environ 270 ch) et un couple instantané de 1 000 Nm. Le constructeur avance un 0 à 100 km/h en environ 3,5 secondes.

    Des chiffres impressionnants, mais qu’il convient de considérer comme des données constructeur, en attente de validation par des tests indépendants.

    Une ambition claire pour l’électrique haut de gamme

    Avec cette TS Pro Solid-State, Verge affiche clairement son objectif : s’imposer comme une référence mondiale de la moto électrique premium. Le partenariat avec Donut Lab apporte une crédibilité technologique supplémentaire à un projet longtemps considéré comme expérimental.

    Crédit : Verge

    Si les performances annoncées se confirment lors des premiers essais indépendants, cette moto, attendue courant du premier trimestre 2026, pourrait envoyer un signal fort aux constructeurs établis, européens comme japonais.