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  • Lunar Roving Vehicle : Challenge lunaire

    Lunar Roving Vehicle : Challenge lunaire


    C’est une petite voiture, légère, pliable, presque rustique et pourtant, elle a posé la première pierre de ce qui sera peut-être la future économie énergétique de la Lune. Avec son architecture électrique élémentaire et ses batteries argent-zinc non rechargeables, le Lunar Roving Vehicle (LRV) des missions Apollo a fonctionné comme un laboratoire à ciel ouvert (sans jeu de mot) pour répondre à une question qui obsède aujourd’hui agences spatiales et industriels : à quoi ressemble une batterie qui doit survivre là où rien n’est fait pour elle ? En analysant ce rover conçu en 17 mois et abandonné sur place en trois exemplaires, on découvre que l’histoire du premier véhicule électrique lunaire est aussi peut-être l’histoire des futurs standards énergétiques de l’économie lunaire.

    Crédit photo : Le LRV déployé pour Apollo 15 – @NASA

    Le LRV devenu matrice énergétique

    Quand la NASA valide le projet en 1969, elle ne commande pas un véhicule futuriste, mais un engin utilisé comme un consommable scientifique : un outil capable de s’ouvrir comme un transat, de supporter deux astronautes et d’étendre le rayon d’exploration. Boeing et Delco ont 17 mois pour livrer un véhicule 100 % électrique, 100 % fiable, 100 % sacrifiable. Le résultat est une plate-forme tubulaire de 210 kg, pliable, fonctionnelle, pensée pour être abandonnée sur place. Autant dire un manifeste technique sur la manière de penser l’énergie sans maintenance.

    Il faut visualiser, aucune recharge possible sur la Lune, aucune infrastructure, aucun panneau solaire embarqué, aucun module de secours. Seules deux batteries argent-zinc de 36 V, irréversibles, scellées, conçues pour ne délivrer qu’un cycle de vie : 121 Ah chacune, soit 242 Ah pour l’ensemble du système. Dans un environnement où les températures passent de +120 °C à −155 °C, avec un vide absolu et une poussière abrasive, ces accumulateurs devaient tenir environ 57 km théoriques, bien plus que les distances réellement parcourues.

    Gérer l’énergie comme une denrée

    Le LRV a été pensé comme un projet de sobriété énergétique maximale. Pas par militantisme : par nécessité. Chaque watt disponible devait être investi dans le déplacement, la direction, la caméra, la communication. Rien de superflu, aucune redondance luxueuse, aucune électronique gourmande. Cette architecture crée un précédent fondamental et surtout qui pourrait résonner aux oreilles des constructeurs : sur la Lune, l’énergie n’est pas un flux, mais un stock. Tant qu’aucune infrastructure de recharge n’existe, un véhicule lunaire fonctionne dans une économie d’accumulateurs jetables, où la batterie n’est plus un consommable de mobilité mais un actif logistique.

    Ce modèle, à lui seul, préfigure l’économie énergétique des bases lunaires : avant que l’on ne construise des stations solaires, du stockage thermique ou des piles à combustible régénérables, la première contrainte sera celle d’un coût par kilowatt-heure livré depuis la Terre. Pour Apollo, chaque batterie argent-zinc coûtait cher, pesait lourd, prenait du volume dans le module lunaire, et n’avait qu’une seule vie utile. Aujourd’hui, alors que les concepts de rovers (GM, JAXA–Toyota, Intuitive Machines) imaginent des missions plus longues et des plateformes partagées, c’est encore cette logique héritée du LRV qui prédomine : aucune mission robotique ou habitée ne peut se permettre une surconsommation énergétique.

    Crédit photo : Le LRV déployé pour Apollo 15 – @NASA

    Fragilité thermique, robustesse mécanique

    Les batteries argent-zinc du LRV ne se sont pas seulement contentées d’alimenter quatre moteurs de 190 W. Elles ont surtout servi de test grandeur nature pour comprendre ce que stocker de l’énergie dans un environnement où la chaleur ne se dissipe pas représente comme défi. Là où le froid pénètre tout, et où aucune convection n’existe pour équilibrer les températures. Le système embarquait des boîtes à cire, des isolants multiples et une compartimentation stricte pour maintenir la chimie autour d’une plage étroite.

    Et c’est sans doute ici que se trouve la grande leçon industrielle d’Apollo : même avec un véhicule simple, robuste, dépourvu de recharge, la thermorégulation représente un coût énergétique majeur. Sur les futurs rovers, qui se rechargeront (panneaux solaires, piles reconstructibles, batteries échangeables), c’est toujours la gestion thermique qui déterminera le rendement réel. L’économie énergétique lunaire ne dépend donc pas seulement de la densité des batteries mais de leur capacité à ne pas mourir à cause du climat lunaire.

    Un 4×4 qui préfigure la logique de redondance énergétique

    Chaque roue du LRV possédait son propre moteur, son propre train d’engrenages, son propre frein. Ce choix n’était pas un luxe : c’était une manière de créer un véhicule dont la propulsion ne pouvait pas subir un “point de défaillance unique”. D’un point de vue économique, cela revient à dire qu’une mission doit maximiser le rendement des batteries en minimisant le risque de panne immobilisante.

    Ce principe de modularité énergétique, soit plusieurs petits moteurs plutôt qu’un gros, plusieurs petites charges plutôt qu’une seule, se retrouve aujourd’hui dans les projets contemporains. GM, par exemple, imagine un rover où chaque module moteur et chaque segment de batterie est échangeable. Toyota-JAXA planifie une architecture où des packs entiers seront remplacés par des robots logistiques. La philosophie Apollo revient en force : sur la Lune, la fiabilité a plus de valeur économique que la performance brute.

    Le vrai héritage du LRV 

    Le rover Apollo aurait pu parcourir 57 km. Il n’en a jamais fait autant. La NASA imposait une règle : ne jamais s’éloigner au-delà de la distance permettant un retour à pied si la batterie tombait à zéro. Cette limite, souvent oubliée, est la première “régulation” énergétique lunaire : un arbitrage entre autonomie potentielle et sécurité. Aujourd’hui, alors que l’on parle de rovers semi-autonomes capables d’explorer des régions éloignées, cette contrainte ressurgit dans une autre forme : une base lunaire ne pourra s’étendre qu’à la distance permise par l’énergie disponible pour l’exploration, la maintenance et les retours. L’économie lunaire sera donc centrée sur une idée simple : la mobilité dépendra de la souveraineté énergétique locale.

    Les trois rovers Apollo sont toujours sur la Lune. Leurs batteries argent-zinc sont vides, froides, probablement fissurées, mais elles témoignent d’un fait fondamental : la Lune est un environnement où rien ne se recycle automatiquement. Le moindre kilogramme de batterie devient un résidu stratégique. Le LRV nous montre que la dépendance aux batteries est un verrou, mais aussi une incitation à inventer des cycles fermés : packs interchangeables, dépôts énergétiques robotisés, stations de recharge solaires itinérantes, micro-réseaux entre habitats. En d’autres termes : Apollo a montré la contrainte. Le XXIᵉ siècle devra inventer l’écosystème.

    Crédit photo : Logo officiel de la NASA – @NASA

    Penser la future économie lunaire

    Le Lunar Roving Vehicle n’était pas un laboratoire mobile. Pourtant, c’est exactement ce qu’il est devenu : un prototype involontaire de l’économie des batteries lunaires. Son énergie limitée, son architecture modulaire, son refroidissement improvisé, son autonomie théorique bridée, ses batteries jetables et son abandon sur place forment une matrice que les industriels d’aujourd’hui tentent encore de résoudre. À une époque où GM, Toyota, JAXA, Lockheed Martin et d’autres imaginent des services de mobilité lunaire, rovers partagés, plateformes logistiques, voire « taxis du régolithe », le petit véhicule d’Apollo leur rappelle une vérité essentielle : sur la Lune, la première ressource rare n’est pas l’eau, ni les métaux, ni l’hélium-3 mais l’énergie utilisable. Et là-haut, toute économie commence par une batterie.

    Sources : Wikipédia – www.fst.com – www.evokemotorcycles.com – www.nasa.gov

  • Mercedes annonce le robotaxi de luxe à Abou Dhabi

    Mercedes annonce le robotaxi de luxe à Abou Dhabi


    À Abou Dhabi, Mercedes-Benz vient de franchir un cap que personne n’avait réellement anticipé : transformer la Classe S, symbole reconnu du luxe automobile, en taxi autonome de niveau 4. Derrière cette annonce faite début décembre 2025, un partenariat ambitieux avec Momenta et Lumo qui vise à créer le premier véritable service de robotaxis haut de gamme. Une expérimentation inédite qui pourrait redéfinir la place des constructeurs dans l’écosystème de la mobilité autonome, et repositionner Mercedes face aux géants technologiques.

    Crédit photo : La Classe S version robotaxi – Mercedes

    La nouvelle est tombée le 9 décembre 2025 et elle a instantanément attiré l’attention du secteur : Mercedes-Benz déploiera des robotaxis autonomes basés sur sa Classe S à Abou Dhabi, en partenariat avec Momenta, spécialiste chinois de l’IA embarquée, et Lumo, opérateur local dédié aux services de mobilité autonome. Si vous pensez que le choix de l’Émirat est un hasard, vous vous trompez. Abou Dhabi s’impose depuis deux ans comme l’un des environnements réglementaires les plus permissifs et les plus proactifs au monde en matière de véhicules autonomes. Les autorités y multiplient les déploiements pilotes, et pléthore d’acteurs y testent déjà des flottes de robotaxis. Pour Mercedes, qui a déjà marqué les esprits en homologuant le premier système de conduite autonome de niveau 3 sur route ouverte, cette nouvelle étape ressemble à une déclaration d’intentions. La marque allemande ne veut plus seulement participer à l’avenir de la mobilité, elle veut le définir dans le segment le plus premium. Un tour de force inédit dans ce secteur.

    L’annonce illustre surtout un changement stratégique profond. Ces dernières années, la plupart des services de robotaxis ont privilégié des véhicules dédiés, souvent compacts, utilitaires, parfois volontairement dépouillés pour réduire les coûts opérationnels. Mercedes prend la direction inverse : offrir une expérience haut de gamme, au calme, dans une Classe S bardée de capteurs, opérée par un système autonome de niveau 4 reposant sur le logiciel de Momenta. L’objectif est clair : apporter à la mobilité autonome la qualité d’expérience que les utilisateurs fortunés attendent d’un véhicule avec l’étoile, même sans chauffeur. La marque à l’Etoile promet une perception de l’environnement d’une précision millimétrique grâce au combo caméras, radars et LiDAR, et une circulation fluide dans les environnements urbains complexes grâce au modèle d’IA de Momenta, conçu pour analyser en permanence des situations dynamiques à très haute vitesse de traitement.

    La Classe S, redéfinie

    À travers cette initiative, Mercedes repositionne la Classe S dans un rôle totalement nouveau. Ce n’est pas qu’un taxi, c’est un espace mobile de haute technologie capable de rendre obsolète la présence d’un conducteur humain. La marque a toujours fait du confort, du silence et de l’ergonomie une marque de fabrique, mais l’intégration complète d’un système autonome de niveau 4 transforme l’expérience en profondeur. Le trajet devient un moment suspendu, à l’abri des contraintes, sans aucune intervention humaine, dans une voiture pensée pour se piloter seule avec une précision supérieure à celle d’un chauffeur professionnel. Dans un contexte où le marché du robotaxi souffre encore de défis économiques majeurs, Mercedes veut prouver qu’une offre premium peut générer de nouveaux modèles de revenus, en particulier dans des régions où la demande pour des services exclusifs est très forte.

    Lumo, partenaire opérationnel du projet, va jouer un rôle absolument clé dans cette démonstration. La société émiratie, spécialisée dans les services de mobilité autonome haut de gamme, sera responsable du déploiement, de la gestion des trajets et de la maintenance des véhicules. Pour Abou Dhabi, l’arrivée d’un robotaxi luxueux signé Mercedes renforce la stratégie de l’Émirat : devenir la vitrine mondiale des déplacements sans conducteur. Après l’introduction de robotaxis 100 % autonomes via le partenariat Uber–WeRide fin 2025, l’Émirat ajoute désormais une brique premium à son écosystème, un segment sur lequel aucun autre pays n’avait encore réellement misé.

    Un marché où Mercedes défie les géants

    Le projet prend d’autant plus de relief que Mercedes se positionne dans une dynamique concurrentielle inédite. Jusqu’ici, le marché du robotaxi était dominé par les géants de la tech, Waymo en tête, suivi par Cruise, WeRide ou AutoX. Tous partagent une vision centrée sur la technologie avant tout. Avec l’arrivée de la Classe S autonome, Mercedes s’attaque non seulement à ces acteurs, mais ouvre un nouveau sous-segment : celui du robotaxi de luxe, pensé non comme un service utilitaire, mais comme un produit à forte valeur ajoutée conçu par un constructeur automobile historique. La différence est notable. Mercedes veut offrir une expérience de déplacement unique, mémorable et s’inscrivant comme une référence du genre.

    L’annonce du 9 décembre 2025 précise que le déploiement opérationnel commencera en 2026, après une phase d’essais et de validation réglementaire. L’Émirat, déjà équipé d’un cadre juridique avancé sur les véhicules autonomes, devrait accélérer ce processus. Les essais permettront de tester la résilience du système Momenta dans des conditions aussi variées que challengeantes, notamment face aux flux de trafic très hétérogènes d’Abou Dhabi, où cohabitent hypercars, taxis, véhicules de livraison et utilisateurs touristiques. Ce terrain réel constitue un laboratoire idéal pour perfectionner la conduite autonome de niveau 4 dans un cadre exigeant mais stable.

    Une alliance stratégique qui rebat les cartes

    Le partenariat entre Mercedes, Momenta et Lumo dépasse largement le simple lancement d’un service. Il préfigure un changement de paradigme pour les constructeurs. Pendant des années, face aux progrès fulgurants des entreprises technologiques, beaucoup d’industriels ont mis en pause leurs ambitions d’autonomie avancée ou se sont contentés d’intégrer des systèmes fournis par des entreprises tierces. Mercedes, elle, semble vouloir revenir dans la partie, notamment grâce à l’expertise logicielle de Momenta. Cette alliance stratégique entre un constructeur premium, un spécialiste de l’IA chinoise et un opérateur local d’un marché très exigeant crée une combinaison rare.

    Le déploiement à Abou Dhabi sert également de test grandeur nature pour évaluer la viabilité économique d’un robotaxi premium. Là où de nombreux projets de taxis autonomes peinent à atteindre la rentabilité en raison de coûts opérationnels élevés, l’approche de Mercedes pourrait inverser la logique. Une Classe S robotisée vise un public disposant d’un fort pouvoir d’achat, prêt à payer pour une expérience unique, ce qui ouvre potentiellement la voie à un modèle économique plus soutenable. Le marché des Émirats, historiquement orienté vers les offres haut de gamme, constitue un terrain parfait pour ce type de démonstration.

    Crédit photo : Logos officiels Mercedes et

    Le niveau 4, une démonstration technologique

    Ce projet est aussi une vitrine du savoir-faire de Mercedes en matière de conduite automatisée. La marque a été la première au monde à obtenir une homologation pour une conduite autonome de niveau 3 sur route ouverte, avec son système Drive Pilot. L’arrivée du niveau 4, même limité à des zones prédéfinies, pousse cette maîtrise un cran plus loin. Là où le niveau 3 nécessite encore que le conducteur reprenne la main dans certaines conditions, le niveau 4 permet au véhicule de circuler totalement seul. La société allemande veut montrer qu’elle est capable d’intégrer des briques technologiques bien plus ambitieuses que ce que ses systèmes actuels laissaient imaginer, surtout en termes de perception de l’environnement et de prise de décision algorithmique.

    En choisissant Abou Dhabi, Mercedes anticipe également les futures évolutions du marché. L’Émirat est engagé dans une stratégie de diversification économique fondée sur la technologie, l’innovation et la mobilité durable. Les infrastructures y sont modernes, les routes larges et les autorités volontaires. Pour un constructeur, c’est l’assurance de tester un robotaxi dans les meilleures conditions possibles, loin des environnements urbains plus chaotiques et réglementairement contraignants d’Europe ou des États-Unis. Le projet permet ainsi à Mercedes de se positionner rapidement sur un segment ultra-stratégique sans subir les lenteurs administratives des marchés occidentaux.

    Une ambition qui commence à Abou Dhabi

    Les perspectives ne s’arrêtent pas à Abou Dhabi. L’annonce de décembre 2025 évoque explicitement l’ambition d’étendre ultérieurement le service à d’autres marchés. Cette expansion dépendra naturellement du succès de la phase pilote, mais témoigne d’une vision à long terme : Mercedes ne veut pas se contenter d’un coup d’éclat technologique, elle veut poser les jalons d’un réseau international de robotaxis premium. Cette ambition s’inscrit dans un contexte où les constructeurs cherchent à diversifier leurs activités, à monétiser différemment leurs technologies et à se positionner sur des services plutôt que seulement sur la vente de véhicules.

    À travers cette initiative, Mercedes montre qu’elle n’entend pas laisser les géants de la tech dicter seuls l’avenir de la mobilité autonome. En misant sur un véhicule iconique, une technologie de pointe et un marché pionnier, la marque allemande transforme profondément la perception du robotaxi. Il ne s’agit plus seulement d’un outil de déplacement, mais d’un espace premium capable d’incarner une nouvelle forme de luxe. Abou Dhabi devient le point de départ d’une nouvelle ère, où l’autonomie ne sera plus seulement synonyme d’efficacité, mais d’expérience.

    Sources : www.gulftoday.ae – www.heise.de – www.momenta.cn – www.arabianbusiness.com 

    Crédit photo : www.momenta.cn

  • Un pneu connecté pensé pour l’électrique : Goodyear Eagle Xplore

    Un pneu connecté pensé pour l’électrique : Goodyear Eagle Xplore

    Goodyear a dévoilé le 9 décembre 2025 l’Eagle Xplore : un pneu concept qui équipe le nouveau concept-car Citroën ELO. Véritable vitrine technologique, il transforme le pneu en capteur intelligent et interface visuelle. Entre design personnalisé, technologie SightLine et affichage LED sur jante, l’Eagle Xplore illustre la mutation du pneu à l’ère de l’électromobilité connectée.

    crédit : Goodyear

    Un pneu sur mesure entre performance et aventure

    L’Eagle Xplore n’appartient à aucune gamme standard de Goodyear. Il est le résultat du mélange de l’ADN sportif de la lignée Eagle et de la robustesse de la gamme Wrangler, réputée pour son utilisation tout-terrain. Le résultat ? Un pneu pensé pour des véhicules électriques polyvalents capables d’affronter aussi bien le bitume que les pistes.

    La bande de roulement adopte une structure qui permet de mixer efficience énergétique et adhérence. Une partie est optimisée pour maximiser l’autonomie, l’autre privilégie le grip pour les sorties hors bitume. Cette double approche colle parfaitement au positionnement du Citroën ELO : un concept-car électrique taillé pour l’aventure et destiné à explorer différents environnements.

    Côté design, l’Eagle Xplore affiche un flanc orange vif en clin d’œil à la teinte du concept ELO. Ce choix esthétique fort fait du pneu un élément de personnalisation à part entière, bien au-delà de son rôle fonctionnel, et devient une véritable signature visuelle.

    crédit : Goodyear

    SightLine : quand le pneu devient capteur intelligent

    Ce qui est fort sur le papier, c’est l’intégration de la technologie Goodyear SightLine. Cette innovation intelligente transforme le pneu en capteur connecté capable de surveiller en continu la pression, le poids total du véhicule et l’état d’usure. Les données sont transmises en temps réel au tableau de bord et à l’application dédiée du véhicule.

    crédit : Goodyear

    L’innovation la plus spectaculaire ? Une barre LED latérale intégrée directement sur la jante. Ce système d’affichage visuel indique instantanément l’état de pression : vert pour une pression optimale, rouge lorsqu’un ajustement est nécessaire. Plus besoin de manomètre ou d’alerte sonore : l’information est visible d’un simple coup d’œil.

    Au-delà de l’aspect pratique, SightLine intègre des fonctions prédictives. Le système vise à maintenir la stabilité du véhicule, optimiser l’usure des pneus et prolonger leur durée de vie en conservant la pression idéale. Pour un véhicule électrique, où chaque élément impacte l’autonomie, cette gestion intelligente de la pression devient cruciale.

    Un démonstrateur pour l’écosystème électrique de demain

    Soyons clairs : l’Eagle Xplore n’est pas destiné à une commercialisation imminente. Goodyear le présente comme un pur concept technologique, un démonstrateur de ce que pourrait devenir le pneu dans l’écosystème des véhicules électriques connectés. Pour autant, aucune date de sortie ni tarif n’ont été annoncés.

    Ce positionnement est révélateur d’une tendance plus large dans l’industrie automobile. Le pneu n’est plus un simple composant interchangeable, mais un élément actif de l’expérience de conduite. Avec SightLine, il devient source de données pour les systèmes d’aide à la conduite (ADAS), contribue à l’optimisation de la consommation énergétique et s’intègre au logiciel de bord comme n’importe quel autre module électronique.

    Le partenariat entre Citroën et Goodyear sur le projet ELO illustre également l’évolution des collaborations entre constructeurs et équipementiers. Le manufacturier ne se contente plus de fournir des pneus adaptés : il participe activement à la narration technologique du véhicule, co-conçoit l’expérience utilisateur et contribue à l’ADN du concept.

    crédit : Goodyear

    Vers des pneus 4.0 dans la mobilité durable

    L’Eagle Xplore pose une question essentielle : jusqu’où ira l’intégration technologique des pneumatiques ? Si ce concept devient réalité, les pneus de demain pourraient informer directement les conducteurs, communiquer avec les systèmes de sécurité actifs et même ajuster automatiquement leurs caractéristiques en fonction des conditions de route. Un système comme SightLine pourrait permettre de gagner plusieurs dizaines de kilomètres d’autonomie simplement en maintenant une pression optimale en permanence.

    Reste à savoir si Goodyear donnera une suite commerciale à ce concept. Le manufacturier reste silencieux sur toute production. Une chose est certaine : avec l’Eagle Xplore, Goodyear envoie un signal fort sur sa vision du pneu intelligent dans l’univers de la mobilité électrique et connectée.

  • L’hypercar électrique Pagani va encore attendre

    L’hypercar électrique Pagani va encore attendre

    Alors que l’industrie automobile accélère sa transition vers l’électrique, Pagani choisit une stratégie à contre-courant : ralentir. Le constructeur italien ne renonce pas à l’hypercar zéro émission, mais suspend son programme le temps que la technologie, le marché et l’essence même de la marque puissent véritablement converger. Un choix rare, qui dit beaucoup.

    Crédit photo : Logo Pagani – @Pagani

    Des rebondissements dans le processus

    Depuis l’annonce de ses intentions électriques il y a presque une décennie, Pagani n’a cessé de susciter l’espoir d’une “hypercar zéro émission”. Pourtant, aujourd’hui, la firme italienne met ce projet en pause. Pas faute d’ambition, mais parce que la réalité du marché, de la technologie et la philosophie même de la marque exigent un temps de maturation. Toutefois, si certains ont pensé que Pagani abandonnait l’électrique, la marque rétorque que non. Le projet est gelé mais pas enterré. Tant que les bons ingrédients, à savoir les batteries légères, une vraie demande et un cadre réglementaire stable ne sont pas alignés, Pagani préfère soigner le V12 et attendre.

    Dès 2016 – 2017, Pagani montait une équipe dédiée à un cahier des charges ambitieux : concevoir une architecture capable d’accueillir, à terme, une variante électrique… ou rester thermique. Le cahier partait d’une idée claire : ne pas sacrifier l’ADN de la marque, même en explorant l’électrique. Le partenariat avec Mercedes‑AMG, fournisseur historique du V12, a même été prolongé vers les composants électriques. (moteurs, batteries, électronique de puissance) Un horizon “hypercar électrique vers 2024” avait même été évoqué publiquement. Pendant plusieurs années, l’idée d’une Pagani 100 % électrique, voire hybride, n’a pas été un simple fantasme médiatique. Mais entre 2017 et 2022, les études internes, prototypes, simulations ont peu à peu buté contre la dure réalité du terrain. Finalement, le dossier n’a pas été abandonné… mais momentanément rangé.

    Une clientèle silencieuse et un poids problématique

    Dans le monde très exclusif de l’hypercar, les clients ne sont pas des masses anonymes : ce sont quelques passionnés, prêts à payer des fortunes pour un objet rare, chargé d’émotion. Et quand Pagani a proposé sur le papier une version électrique d’Utopia, la réponse a été glaçante. Aucun acheteur n’a manifesté le moindre enthousiasme. Pour un artisan comme Pagani, le message a été très clair. Lancer un modèle que même ses clients refusent, c’est prendre un risque insensé. De plus, dans un contexte où des berlines électriques hautes performances rivalisent en accélération, l’expérience vécue reste la vraie valeur ajoutée et aujourd’hui, pour la clientèle Pagani, c’est le V12 qui en est le garant.

    L’une des obsessions de Pagani, et ce qui définit son ADN, c’est la légèreté. Or, les batteries, jusqu’à aujourd’hui, sont l’un des plus mauvais ennemis de la finesse : un pack assez gros pour offrir l’autonomie, la performance et la fiabilité exigées par une hypercar ferait exploser le poids d’après Pagani. L’hybride, souvent montrée comme solution intermédiaire, n’a pas convaincu non plus. Selon les ingénieurs de l’usine, ce serait un “mauvais compromis” : plusieurs centaines de kilos en plus, pour un résultat ne rendant pas hommage à l’expérience Pagani.

    Crédit photo : Concept Car Pagani, la Zonda Alisea – @Pagani

    Un cas qui en dit long sur la transition des hypercars

    La firme de San Cesario n’attend pas seulement de meilleures batteries. Elle attend un moment où une Pagani électrique pourra être autre chose qu’un exercice d’ingénierie : une sculpture roulante, une expérience sensorielle complète, un objet émotionnel aussi cohérent qu’une Zonda ou une Huayra. Tant que cette équation n’est pas résolue, proposer l’électrique reviendrait à contourner la promesse esthétique et philosophique qui fait la marque depuis plus de trente ans. Pagani veut entrer dans l’ère électrique, mais pas avec un produit opportuniste. Le constructeur vise l’alignement parfait entre technologie, désir et identité.

    Le scénario Pagani ne ressemble pas à celui de tous les constructeurs. Certaines marques, notamment les “purs-joueurs” électriques, foncent tête baissée. D’autres, très attachées à la tradition thermique, comme certains acteurs de l’hypercar, observent, temporisent. La réalité, c’est que l’hypercar reste aujourd’hui un segment extraordinairement spécialisé. Ceux qui achètent ces machines ne cherchent pas forcément l’efficacité énergétique ou la transition écologique : ils recherchent le frisson, le geste mécanique. Dans ce contexte, imposer l’électrique, c’est risquer de déconcerter l’attente. Pagani l’a compris : pour l’instant, le bon luxe est celui de la patience. La marque n’a pas tourné le dos à l’avenir. Elle a simplement décidé d’attendre que son propre avenir et celui de l’électrique coïncident.

    Crédit photo : Pagani Huayra – @Pagani

    Sources : www.topgear-magazine.fr – www.sportauto.fr – 

  • Lotus mise sur l’hybride rechargeable

    Lotus mise sur l’hybride rechargeable


    Après des années d’électrification complète, Lotus s’apprête à franchir un nouveau cap avec une déclinaison hybride rechargeable de son grand SUV, le Lotus Eletre. Au-delà d’un simple ajout de motorisation, cette évolution ouvre la voie à une reconfiguration profonde de la marque : performances inédites, polyvalence accrue et une réponse claire aux attentes d’un marché mondial en mutation.

    Crédit photo : La Lotus Eletre “For Me” – fr.motor1.com

    Un tournant dans l’électrification de Lotus

    Pour la première fois de son histoire moderne, Lotus introduit une version hybride rechargeable sur un de ses modèles existants. Le nouveau modèle, disponible dès Janvier uniquement sur le marché chinois héritera du sobriquet « For Me ». Ce changement n’est pas anecdotique : il s’inscrit dans une stratégie plus large, motivée à la fois par des contraintes économiques et par la nécessité de séduire des marchés où l’électrique peine encore à s’imposer. En ajoutant un moteur thermique à son architecture électrique tout en conservant une batterie de capacité significative, la marque britannique casse certains codes : l’hybride rechargeable devient une option crédible pour des clients qui réclament autonomie, puissance et flexibilité.

    Contrairement à la plupart des hybrides rechargeables du marché, la nouvelle version ne s’arrête pas à une simple autonomie électrique augmentée. Avec une puissance combinée qui frôle voire dépasse les 950 chevaux selon les configurations annoncées, ce modèle promet des performances dignes de voitures sportives, tout en conservant l’efficacité énergétique d’un système hybride rechargeable. Cette capacité à concilier forte puissance et hybridation démontre une ingénierie ambitieuse : le moteur thermique et les moteurs électriques sont calibrés pour offrir une réponse instantanée tout en maximisant l’efficacité sur les trajets quotidiens.

    Crédit photo : Lotus Eletre électrique – www.lotuscars.com

    Se rapprocher de l’électrique comme stratégie

    L’un des points les plus marquants de cette nouveauté est l’autonomie en mode 100 % électrique. Grâce à une batterie généreuse (près de 70 kWh), l’autonomie déclarée dépasse les standards habituels des PHEV s’approchant dans certains cas de celle d’un véhicule tout électrique classique sur de nombreux trajets quotidiens. Ce niveau d’autonomie permet non seulement de réduire significativement la consommation en usage urbain ou périurbain, mais aussi de diminuer l’empreinte carbone globale pour les conducteurs qui rechargent régulièrement leur véhicule.

    L’hybride rechargeable arrive à un moment stratégique : certaines régions, notamment en Europe du Sud, au Moyen-Orient ou dans des pays comme l’Italie, restent réticentes à une transition 100 % électrique. La possibilité d’alterner entre électrique, thermique et combinaison des deux rend le véhicule attractif pour des marchés où l’infrastructure de recharge est encore limitée. Cette polyvalence est aussi un atout pour Lotus, qui peut ainsi maximiser ses volumes de vente et réduire sa dépendance exclusive à l’électrique.

    Charge rapide et ergonomie quotidienne

    Un autre aspect technique clé de cette évolution est la capacité de recharge rapide exceptionnelle. Le véhicule peut passer de 30 % à 80 % de charge en environ 8 minutes grâce à une puissance de charge très élevée. Il s’agit ici d’un record notable pour un hybride rechargeable. Cette rapidité de recharge change littéralement l’usage quotidien : elle rapproche l’expérience de celle d’un véhicule électrique tout en conservant la liberté d’un moteur thermique pour les longs trajets.

    Si cette version hybride rechargeable constitue une première pour Lotus, elle s’inscrit dans une dynamique plus vaste. La marque, désormais intégrée à un groupe plus large, explore des architectures hybrides avancées, comme celles annoncées pour d’autres modèles à venir, qui mêlent puissance, autonomie et agrément de conduite tout en respectant les impératifs réglementaires à venir. Plutôt que d’être une simple variante technique, l’arrivée de cette motorisation hybride rechargeable représente pour Lotus une réponse pragmatique et ambitieuse aux défis du marché automobile actuel : performance, autonomie, adaptabilité et efficience. Elle pose les jalons d’une nouvelle ère pour la marque britannique, où les solutions hybrides viennent enrichir, plutôt que remplacer, l’électrique pur.

    Crédit photo : Logo officiel

    Sources : Moniteur Automobile – Auto Journal – 

  • Transition énergétique : la Commission européenne sous pression

    Transition énergétique : la Commission européenne sous pression

    À six jours de l’annonce du paquet automobile de la Commission européenne, deux lettres ouvertes aux tonalités opposées viennent d’atterrir sur le bureau d’Ursula von der Leyen. Si elles touchent toutes deux à l’avenir de la transition électrique, elles ne portent pas exactement sur les mêmes batailles. Ensemble, elles révèlent l’ampleur des tensions qui agitent le secteur automobile européen.

    Lundi 8 décembre : 67 acteurs rejettent les quotas pour les flottes

    Le 8 décembre, une coalition de 67 acteurs majeurs du monde de l’automobile a adressé une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Parmi ces acteurs, des constructeurs comme BMW et Toyota, des géants de la location (Avis, Hertz), mais également des entreprises de leasing (Arval, Ayvens). Leur message : les quotas obligatoires pour l’électrification des flottes d’entreprise seraient « extrêmement préjudiciables ».

    L’enjeu est important, car les flottes professionnelles (voitures de fonction incluses) représentent entre 50 et 60 % des ventes de voitures neuves dans l’UE selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Le paquet du 16 décembre devrait justement inclure des propositions sur ce segment clé.

    Selon ces acteurs, les vrais obstacles à l’adoption des VE restent les coûts d’achat et d’exploitation, ainsi qu’une infrastructure de recharge insuffisante. Imposer des objectifs contraignants placerait les entreprises face à un dilemme : conserver leurs véhicules plus longtemps ou réduire leurs achats de véhicules neufs. Une action contre-productive dans les deux cas, selon les plaignants.

    Face à ces problèmes, différents pays européens ont trouvé la parade : dans ces pays européens où l’adoption progresse le plus vite, c’est la combinaison d’incitations financières et d’investissements massifs dans l’infrastructure qui fait la différence. La lettre insiste aussi sur la nécessité d’incitations pour le marché de l’occasion, sachant que de nombreux véhicules en leasing sont revendus après deux ou trois ans.

    Des revendications qui semblent être compréhensibles. Cependant, l’association Climate Group plaide pour maintenir des objectifs stricts. Elle rappelle que plus de 120 entreprises, dont EDF, Ikea, Siemens et Unilever, se sont déjà engagées de leur propre initiative à convertir leurs flottes au 100 % électrique.

    Mercredi 10 décembre : 200 signataires défendent l’objectif 2035

    Deux jours plus tard, une autre lettre, cette fois sur les objectifs globaux, a été envoyée à von der Leyen. E-Mobility Europe et ChargeUp Europe, soutenus par près de 200 signataires dont Polestar et Volvo Cars, appellent la Commission à maintenir fermement l’objectif de zéro émission pour les voitures neuves d’ici 2035.

    « Nous sommes profondément préoccupés par les récents efforts visant à diluer vos objectifs », écrivent-ils. La cible de cette lettre : déjouer les pressions exercées par certains constructeurs allemands et par l’ACEA pour obtenir plus de flexibilité sur les objectifs CO₂ et assouplir l’interdiction des ventes de voitures thermiques en 2035.

    L’inquiétude porte notamment sur la réouverture de la porte aux hybrides rechargeables et aux carburants neutres en CO₂. Selon eux, cette approche créerait de l’incertitude et ralentirait la transition vers l’électrique, alors même que les constructeurs chinois progressent à grande vitesse et réduisent leurs coûts.

    Le message est sans appel : « Chaque retard en Europe ne fait qu’élargir l’écart avec la Chine. » Pour ces acteurs, tout recul compromettrait les investissements déjà engagés et creuserait définitivement le fossé avec le géant asiatique.

    Le 16 décembre, jour de vérité

    Le paquet automobile, dont la publication a déjà été retardée d’une semaine, cristallise toutes les attentions. Il pourrait accorder plus de flexibilité sur les objectifs CO₂, assouplir l’interdiction des thermiques en 2035, et inclure des mesures spécifiques sur les flottes d’entreprise.

    Le dossier a fait l’objet d’un lobbying frénétique ces dernières semaines, avec un flot de lettres qui ont inondé Bruxelles avant l’annonce.

    Ces deux prises de position, bien qu’elles ne portent pas exactement sur les mêmes combats, révèlent les lignes de fracture du secteur. D’un côté, des acteurs qui réclament pragmatisme et flexibilité. De l’autre, des défenseurs de la transition qui craignent que tout assouplissement ne compromette l’ambition climatique européenne et sa compétitivité face à la Chine.

    Le 16 décembre apportera des réponses sur plusieurs fronts : le niveau d’ambition maintenu pour 2035, la flexibilité accordée sur les objectifs CO₂, le sort des hybrides, et les éventuelles obligations pour les flottes. Le compromis s’annonce délicat.

  • L’icône MINI devient une marque électrique

    L’icône MINI devient une marque électrique

    La fin de l’année approche et alors que la transition vers électrique s’accélère en Europe, la marque britannique du groupe BMW fait de ses modèles 100 % électriques une part cruciale de son volume. Les ventes mondiales renouent cette année avec la croissance, portées par la nouvelle génération de Cooper et de Countryman, tandis que la France voit la Mini Electric s’installer dans le top 10 des ventes de BEV et espère y rester avec l’arrivée de l’Aceman l’an prochain.

    Crédit: Mini

    Une année 2025 portée par l’électrique

    Selon les premiers bilans publiés à l’automne, MINI a livré 133 778 véhicules dans le monde au premier semestre 2025, soit une hausse de 17,3 % par rapport à la même période de 2024. Sur les neuf premiers mois, un autre relevé évoque plus de 200 000 unités vendues. Ce chiffres rapproche la marque de la barre des 300 000 véhicules vendus à l’année (standard moyen depuis plusieurs années). Ces chiffres satisfaisants pour MINI, coïncident directement avec la montée en puissance des nouvelles Cooper et Countryman, dont les versions électriques dopent les prises de commandes dans les concessions européennes.

    Le signal le plus parlant vient de la France : sur les onze premiers mois de 2025, la Mini électrique (nouvelle Cooper Electric) cumule 10 171 immatriculations, ce qui la place dans le top 10 des voitures électriques les plus vendues du pays, derrière des poids lourds comme la Renault 5 E-Tech, la Citroën ë-C3 ou la Peugeot e-208. En novembre 2025, elle signe même un mois à 1 439 immatriculations, la positionnant cinquième BEV du marché derrière la R5, l’e-208, le Scénic E-Tech et la ë-C3. 

    crédit: bmw group

    Autrement dit, les données actuelles du marché suggèrent qu’une part significative des MINI vendues en France en 2025 est désormais 100% électrique, même si le constructeur ne publie pas encore de pourcentage détaillé par motorisation.

    Cooper et Countryman Electric : les chiffres qui changent tout

    La nouvelle Cooper Electric, désormais proposée en versions E et SE, repose sur des batteries nettement plus généreuses que l’ancienne Cooper SE et sur des moteurs plus puissants. Les données disponibles indiquent environ 135 à 160 kW (soit jusqu’à 215 ch) et des capacités de batterie de l’ordre de 40 à un peu plus de 50 kWh utiles, offrant des autonomies comprises grosso modo entre 250 et 320 km selon la version.

    La Countryman Electric, de son côté, s’appuie sur un pack d’environ 64 kWh et sur une transmission intégrale développant plus de 300 ch, pour une autonomie annoncée au-delà de 330 km dans les conditions les plus exigeantes.

    crédit: bmw group

    Sur le terrain, ces chiffres replacent MINI dans le match : là où l’ancienne Cooper SE était pénalisée par une batterie trop petite, la nouvelle génération permet enfin d’envisager 250 à 300 km réels en usage mixte. Des chiffres peu impressionnants certes, néanmoins ils correspondent à la majorité des trajets urbains et périurbains européens. Les prises de commandes électriques ont doublé au premier trimestre 2025 par rapport au T1 2024, selon des indications publiées côté BMW Group, ce qui confirme que la clientèle MINI suit la transition dès lors que le produit répond au besoin.

    Un contexte européen qui joue en faveur de MINI

    Le contexte français et européen joue en faveur de cette bascule. En France, les voitures 100 % électriques ont atteint une part de marché record de 24 % en octobre 2025, puis 26 % en novembre, avec plus de 34 000 véhicules particuliers en un seul mois. La dynamique est nourrie par le leasing social et l’arrivée de modèles compacts plus abordables, mais elle profite aussi aux acteurs premium-urbains qui se positionnent correctement en prix et en usage, dont MINI fait partie.

    crédit: bmw group

    Comme exprimé précédemment, sur les onze premiers mois de 2025, la Mini électrique figure parmi les dix BEV les plus vendues, avec un peu plus de 10 000 immatriculations. Une situation bien différente pour plusieurs concurrentes historiques, comme la Tesla Model 3 ou certaines berlines premium, en effet, les ventes de ses VE reculent fortement. MINI capte donc une partie des clients qui se détournent des gros SUV électriques pour revenir vers des citadines et des compactes à l’empreinte au sol et au budget plus abordable.

    2026 : l’Aceman pour verrouiller le cœur de gamme électrique

    L’enjeu 2026 pour MINI, c’est l’industrialisation et la mise à disposition d’une vraie gamme électrique complète. À côté de la Cooper et du Countryman, c’est la bien connue Aceman qui arrive comme troisième pilier. Son rôle: être le crossover compact 100 % électrique de la marque britannique destiné à combler l’écart entre la citadine 3/5 portes et le SUV familial.

    Les informations déjà publiées évoquent deux variantes principales, Aceman E et Aceman SE, avec des puissances d’environ 180 à 215 ch et des batteries comparables à celles de la Cooper Electric, autour de 42 à 54 kWh. L’objectif est clair : se placer frontalement face aux Volvo EX30, Jeep Avenger EV, DS 3 E-Tense ou Citroën ë-C3 haut de gamme, sur le segment des crossovers électriques de 30 000 à 40 000 euros.

    Crédit: Mini

    Une électrification pragmatique

    Pendant un temps, MINI avait laissé entendre que son dernier nouveau moteur thermique serait lancé en 2025 et que la marque deviendrait intégralement électrique au début des années 2030, une trajectoire alignée sur les ambitions les plus agressives du secteur. La réalité en cette fin d’année 2025 est plus nuancée : le groupe confirme une croissance à deux chiffres visée pour ses ventes de voitures électriques. Cela dit, la marque n’a pas annoncé l’arrêt imminent des motorisations essence pour MINI, préférant parler de « mix optimisé », le vice-président de MINI en Amérique, Michael Peyton, l’affirme « Les moteurs thermiques restent très populaires et le seront longtemps ». L’objectif du 100 % électrique en 2030 est donc repoussé.

    Pour l’électromobilité européenne, MINI devient ainsi un cas d’école intéressant : une marque qui réussit à faire progresser significativement ses volumes de BEV, qui place un modèle comme la Mini Electric dans le top 10 français, mais qui assume en parallèle de garder des motorisations thermiques et hybrides là où les infrastructures ou le pouvoir d’achat ne suivent pas encore.

    L’année 2026, avec l’arrivée de l’Aceman électrique et la montée en cadence des Cooper et Countryman zéro émission, dira si cette stratégie peut tenir face à la pression réglementaire européenne et à l’offensive des nouveaux entrants chinois.

  • Renault et Ford s’allient dès 2028

    Renault et Ford s’allient dès 2028

    Renault et Ford ont conclu un partenariat inédit : le constructeur français produira dans ses usines des Hauts-de-France deux modèles électriques badgés Ford, basés sur la plateforme Ampere et destinés au marché européen. Prévue pour 2028, cette coopération vise à réduire les coûts, renforcer l’offre électrique abordable et répondre à la concurrence croissante, particulièrement chinoise.

    Crédit photo : Renault Group

    Un partenariat stratégique

    Renault Group et Ford Motor Company ont officialisé le 9 décembre 2025 une alliance industrielle structurante pour l’écosystème européen de l’électromobilité. L’accord prévoit la production en France de deux modèles 100 % électriques Ford, assemblés au sein du hub ElectriCity dans les Hauts-de-France. Le démarrage commercial est attendu début 2028. Pour Ford, cette stratégie s’inscrit dans une recomposition profonde de son portefeuille en Europe : le constructeur souhaite proposer des véhicules électriques plus accessibles en s’appuyant sur des capacités industrielles déjà opérationnelles. Les deux modèles exploiteront la plateforme Ampere développée par Renault, tandis que Ford conservera la conception, le style et le calibrage dynamique.

    Les futurs modèles seront intégralement électriques et produits en France, confirmant la montée en puissance des sites industriels français dans la chaîne de valeur européenne. Ils reposeront sur la même architecture Ampere que les prochaines citadines électriques du groupe Renault. Si Ford s’appuie sur cette base technique, le constructeur entend préserver son identité de marque. Cet accord vise clairement un positionnement tarifaire compétitif, indispensable pour faire face à l’arrivée massive de constructeurs asiatiques aux prix agressifs.

    Crédit photo : www.largus.fr – L’un des deux nouveaux modèles pourrait hériter du nom iconique “Fiesta”

    Un rapprochement nécessaire

    L’alliance ne se limite pas aux véhicules particuliers. Les deux groupes évoquent déjà une extension potentielle vers les véhicules utilitaires légers (VUL), avec l’objectif de bâtir une nouvelle génération de fourgons électriques en mutualisant plateformes, modules batterie et infrastructures technologiques. Cette orientation reflète un mouvement global du secteur : la pression sur les coûts, notamment en R&D, cellules de batterie et électronique de puissance, incite les constructeurs à collaborer pour sécuriser leur compétitivité.

    La dynamique du marché européen renforce cette nécessité. Comme l’a rappelé Ford, les constructeurs occidentaux affrontent désormais une situation de « fight for lives » face à l’accélération fulgurante des modèles chinois, souvent proposés à des tarifs bien inférieurs. Pour Ford, accélérer l’électrification tout en limitant les dépenses industrielles est devenu un impératif stratégique. Pour Renault, l’enjeu est d’optimiser le taux d’utilisation de ses usines françaises et de confirmer Ampere comme plateforme électrique de référence sur le continent. Cet accord apporte des volumes industriels supplémentaires et contribue à stabiliser l’emploi dans les Hauts-de-France.

    Quel impact sur l’industrie française ?

    Avec l’arrivée de Ford sur ses lignes, ElectriCity s’affirme comme l’un des pôles européens majeurs de production de véhicules électriques. Capable d’assembler pour plusieurs marques, le hub français renforce son attractivité et consolide la place de la France au cœur des chaînes d’approvisionnement européennes. À l’échelle sectorielle, cette alliance reflète une recomposition profonde : le coût des plateformes électriques, des batteries et des logiciels embarqués pousse les constructeurs à multiplier les synergies pour amortir leurs investissements.

    Pour Ford, ces deux modèles marquent un tournant dans son offensive sur les véhicules électriques abordables. Pour Renault, l’accord vient légitimer Ampere comme un outil industriel et technologique exportable au-delà de sa propre gamme. Si la collaboration autour des VUL se confirme, ou si les exigences européennes en matière de CO₂ se renforcent, ce rapprochement pourrait s’étendre. Dans un marché en pleine mutation, le tandem Renault-Ford illustre une stratégie de résilience industrielle qui pourrait préfigurer de nouveaux équilibres dans l’automobile électrique européenne.

    Crédit photo : Logo Ampere – Renault Group Media

    Sources : Renault Group Media – globenewswire.com – Media.Ford.com – Reuters

  • Électrique : novembre 2025 historique

    Électrique : novembre 2025 historique


    Pour la première fois, les voitures 100 % électriques ont dépassé les 25 % de parts de marché en France. Dopé par le leasing social et l’arrivée de nouveaux modèles très attendus comme la Renault 5 E-Tech, le marché automobile français voit sa transition s’accélérer.

    Crédit photo : La montée du 100% électrique en France –

    L’état du marché automobile en France

    Le marché automobile français continue de reculer. En novembre 2025, les immatriculations chutent encore de 0,29%, portant le total des onze premiers mois à 1 459 227 véhicules, loin des 1,755 million enregistrés en 2024. Les motorisations thermiques ne représentent plus que 21,6% des ventes, un basculement inédit dans l’histoire récente du secteur. Dans ce paysage, l’électrique s’impose comme l’unique moteur de croissance. Avec 26% des immatriculations sur le seul mois de novembre, soit environ 34 000 voitures particulières électriques. Le segment bondit donc de près de 47% par rapport à novembre 2024. Un mouvement que les experts attribuent à la fois aux aides publiques et à l’arrivée de modèles plus abordables, mieux positionnés face aux alternatives thermiques.

    Si l’électrique séduit davantage, c’est aussi parce que certains modèles tirent clairement le marché. Renault en est l’illustration la plus frappante. Le groupe progresse de 4% en novembre malgré la baisse de Dacia, porté par une Renault 5 E-Tech qui connaît un véritable effet “nouveauté”. Avec plus de 5 000 immatriculations en novembre, la citadine électrique s’impose comme le véhicule zéro-émission le plus vendu du mois mais aussi de l’année. Elle dépasse la Peugeot e-208, le Renault Scénic E-Tech ou encore la Citroën ë-C3, confirmant que sa stratégie de prix agressive et son fort capital nostalgique constituent un cocktail gagnant.

    Crédit photo : Renault 5 E-Tech – professionnels.renault.fr

    Benchmark et leasing social

    À l’inverse de Renault, le groupe Stellantis vit un mois de novembre contrasté. L’ensemble recule de 5,5 %, plombé par une chute de Peugeot (-12,2 %) malgré une nette progression de Citroën (+14,2 %). Cette dynamique reflète une transition électrique encore inégale selon les marques du groupe. Mais c’est Tesla qui subit le revers le plus spectaculaire. Le constructeur américain enregistre une baisse de 57,83 % de ses ventes sur un an en France. Plusieurs facteurs se superposent : concurrence accrue des marques européennes, fiscalité renforcée (taxe au poids, malus) et image de marque plus polarisante. Malgré tout, la Model 3 reste bien présente dans le top des ventes, mais très loin des volumes records observés entre 2023 et 2024.

    Derrière le succès des motorisations zéro-émission, un élément revient constamment : le leasing social. Reconduit en octobre 2025 et désormais ouvert à environ 50 000 bénéficiaires, le dispositif permet aux ménages modestes d’accéder à une voiture électrique neuve pour 100 à 200 € par mois, sans apport. Plus de 41 500 contrats avaient été signés fin octobre, confirmant l’attractivité massive du programme. Financé en partie par les certificats d’économies d’énergie, il cible les automobilistes dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur à 15 400 €, à condition de justifier d’un usage régulier du véhicule. Sans cette mesure, la dynamique électrique aurait probablement été bien plus modeste. Les aides publiques constituent aujourd’hui le principal moteur de la croissance.

    L’hybride reste majoritaire, mais perd du terrain

    Si l’électrique bat des records, les hybrides, au sens large, restent majoritaires dans les motorisations électrifiées. En novembre 2025, ils représentent environ 48 % du marché, un poids encore massif mais légèrement en recul par rapport à 2024. Les hybrides classiques (FHEV) totalisent environ 18,9 % des ventes, soit un peu plus de 25 000 immatriculations. Les hybrides rechargeables (PHEV), eux, atteignent environ 7 % du marché, autour de 9 000 immatriculations. Leur progression ralentit nettement, signe que la transition ne se joue plus seulement sur le compromis thermique-électrique, mais davantage sur l’électrification complète.

    Si les chiffres sont encourageants, leur durabilité interroge. Plusieurs observateurs soulignent que la part élevée de l’électrique, entre 24 % et 26 % ces derniers mois, dépend fortement des soutiens publics : bonus écologique, malus thermique, mais surtout leasing social. Mais donc, le marché peut-il maintenir ces niveaux si les aides sont réduites ou supprimées ? En parallèle, les automobilistes découvrent aussi les coûts spécifiques de l’électrique. L’assurance, notamment, varie fortement d’un assureur à l’autre. Les experts recommandent systématiquement un contrat tous risques pour les véhicules électriques, dont la réparation est plus complexe et les pièces souvent plus onéreuses.

    Crédit photo : copropriete.hellio.com

    Une transition historique mais fragile

    Novembre 2025 marque donc un tournant dans l’histoire automobile française. Le symbole est fort, la dynamique réelle, et l’offre n’a jamais été aussi large et compétitive. Mais derrière cette accélération spectaculaire, la dépendance du marché aux aides publiques reste totale. L’année 2026 dira si la France a vraiment basculé vers l’électrique ou si la transition repose encore trop sur un soutien financier destiné à compenser un marché affaibli.

  • Cupra Raval : la petite électrique sportive qui veut démocratiser le fun urbain

    Cupra Raval : la petite électrique sportive qui veut démocratiser le fun urbain

    Avec un lancement prévu autour de 2026 et un prix d’entrée annoncé à environ 26 000 €, la Cupra Raval ambitionne de devenir la première véritable citadine électrique sportive accessible. Dérivée du concept UrbanRebel, elle promet jusqu’à 226 ch, 400 à 450 km d’autonomie WLTP et un positionnement unique. Plus émotionnelle, urbaine et pensée pour initier une nouvelle génération à la mobilité électrique performante.

    Crédit photo : La cupra Raval – cupraofficial.fr

    Une nouvelle porte d’entrée dans l’univers Cupra

    La Raval doit entamer sa carrière entre 2025 et 2026, avec une production à Martorell, au cœur de l’écosystème du groupe Volkswagen. Construite sur la plateforme MEB Small/MEB+, elle s’inscrit dans une stratégie offensive pour occuper le segment des petites électriques européennes au même titre que l’Alpine A290 ou la prochaine Volkswagen ID.Polo. Cupra assume avec ce modèle un rôle nouveau : proposer un ticket d’accès plus émotionnel qu’une citadine classique, mais à un tarif encore raisonnable. L’objectif est clair, prouver qu’une petite électrique n’a pas besoin d’être sage ou rationnelle. Elle peut être fun, sportive et rester sous la barre psychologique des 30 000 €.

    Sous le capot, la Raval adopte une configuration simple : un unique moteur électrique, toujours en traction avant. Les puissances varient selon les versions, démarrant autour de 160 ch, puis grimpant à environ 210 ch sur les versions plus dynamiques, jusqu’à culminer à 226 ch pour la variante VZ d’après le constructeur. Avec 226 ch, Cupra annonce un 0 à 100 km/h d’environ 6,9 s, soit des performances proches de nombreuses GTI thermiques des années 2010–2020. Cette ambition sportive est d’autant plus notable que la marque cherche à maintenir un tarif de base agressif.

    Polyvalente malgré son tempérament sportif

    Les autonomies oscillent entre 400 km WLTP pour les versions les plus sportives et jusqu’à 440–450 km pour les configurations orientées efficience, portées par une batterie d’environ 56 kWh sur les gammes supérieures. La recharge rapide permettrait de récupérer 80 % de batterie en moins de 30 minutes pour les versions dotées du plus grand pack. De quoi conserver une polyvalence réelle au quotidien malgré un positionnement très orienté plaisir de conduite.

    Cupra ne s’arrête pas à la fiche technique : le comportement routier doit être l’autre pilier du projet. La version VZ profite d’un châssis abaissé d’environ 15 mm, d’une suspension pilotée DCC et d’un ESC à réglages plus permissifs, voire désactivables selon les modes de conduite. L’idée est de reproduire les sensations d’une compacte sportive dans un format plus petit et plus agile en ville. Une ambition rarement revendiquée dans le monde de l’électrique urbaine jusqu’à maintenant.

    Un design technologique typiquement Cupra

    L’habitacle reprend les codes de la marque : ambiance sombre, cuivré omniprésent et possibilité de sièges baquets. L’équipement technologique s’annonce complet, avec un écran central d’environ 12 pouces, un combiné numérique personnalisable, la connectivité sans fil Apple CarPlay et Android Auto, ainsi qu’un large éventail d’aides à la conduite allant du Travel Assist au Park Assist. Cupra promet ainsi une identité plus sportive et expressive que les équivalents Volkswagen ou Skoda partageant la même base technique.

    Longue d’un peu plus de 4m, la Raval reprend une grande partie du langage stylistique du concept-car UrbanRebel : ailes sculptées, signature lumineuse affûtée, lignes tendues et boucliers inspirés du sport automobile. Malgré son positionnement “accessible”, elle ne renonce à aucun marqueur visuel fort. Cupra insiste aussi sur son approche durable, avec l’intégration de polymères recyclés et de matériaux biosourcés afin de réduire le poids et l’empreinte environnementale. Tout cela sans sacrifier l’image rebelle et sportive associée à son ADN. L’ambition est de faire de la Raval la première “petite électrique sportive” à la fois crédible, expressive et financièrement abordable, capable d’attirer les amateurs de GTI modernes vers l’univers électrique.

    Crédit photo : La cupra Raval – cupraofficial.fr

    Une position unique face à la concurrence

    Sur le marché, la Cupra Raval se place comme un entre-deux très stratégique. Plus expressive et performante que les futures ID.Polo et Skoda Epiq, elle s’affiche aussi plus accessible et polyvalente que l’Alpine A290, dont l’approche est plus radicale et premium. Avec un prix d’entrée autour de 26 000 €, la Raval vise une niche encore quasi inexistante : celle d’une véritable citadine électrique sportive, dotée d’un design fort, de performances solides et d’un rapport prix/prestations capable de bousculer le segment. Si Cupra parvient à tenir cette promesse, la Raval pourrait bien devenir l’équivalent électrique et moderne des petites sportives iconiques. Une sorte de “GTI 2.0” repensée pour l’ère urbaine et zéro émission.

    Crédit photo : La cupra Raval – cupraofficial.fr