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  • Renault veut freiner l’inflation réglementaire pour sauver les petites électriques européennes

    Renault veut freiner l’inflation réglementaire pour sauver les petites électriques européennes

    Face à une concurrence chinoise de plus en plus agressive sur les véhicules électriques abordables, Renault hausse le ton. Lors d’une conférence organisée à Londres par le Financial Times, François Provost, directeur général du groupe français, a appelé l’Union européenne à geler pendant dix ans les nouvelles réglementations appliquées aux petites voitures. Selon lui, cette stabilité permettrait aux constructeurs européens de concentrer leurs ressources sur un enjeu devenu central : faire baisser le prix des voitures électriques compactes pour accélérer leur adoption.

    Renault demande une pause réglementaire

    C’est lors de la conférence Future of the Car, que François Provost, patron de Renault Group a pris la parole. Il a estimé que les constructeurs européens faisaient désormais face à une accumulation de contraintes qui ralentit l’innovation et augmente les coûts de développement.

    Il s’est donc exprimé à ce sujet dans l’espoir de faire réagir les décideurs européen. “Ce que je propose à l’UE c’est que nous prenions la réglementation telle qu’elle est aujourd’hui, celle qui s’applique à la R5, à la Clio, et que nous la gelions pendant 10 ans”.

    Selon lui, cette stabilité permettrait aux ingénieurs de se concentrer davantage sur la baisse des coûts et l’électrification. « Tous nos ingénieurs, qui aujourd’hui font face à un tsunami de réglementations européennes, pourront consacrer du temps et des ressources à faire baisser les prix », a-t-il ajouté.

    Le message envoyé à Bruxelles est clair : pour Renault, la priorité n’est plus d’ajouter de nouvelles obligations, mais de rendre les petites électriques européennes plus compétitives.

    source : Renault

    Les citadines électriques deviennent le cœur de la bataille

    Mais pour bien comprendre de quoi on parle, il faut expliquer quelles sont ces réglementations. Depuis plusieurs années, les constructeurs européens doivent intégrer de nouvelles réglementations quasiment à chaque génération de véhicule : généralisation des aides à la conduite obligatoires, renforcement des normes de cybersécurité, nouvelles exigences logicielles, systèmes de surveillance du conducteur, contraintes accrues sur les batteries, réduction des émissions ou encore obligations liées à la réparabilité et aux mises à jour à distance. Des évolutions qui demandent davantage de développement, d’ingénierie et d’équipements, y compris sur les petites voitures où chaque euro compte dans le prix final.

    Et ce pourquoi M.Provost demande ce gel sur ce segment, c’est que les petites voitures électriques s’imposent comme un segment stratégique du marché européen. Pour Renault, la transition vers l’électrique ne pourra réellement se démocratiser qu’avec des modèles urbains accessibles.

    Et sur ce terrain, les constructeurs chinois accélèrent fortement. Le succès commercial de la Renault 5 E-Tech permet actuellement au groupe français de maintenir une bonne dynamique, avec un chiffre d’affaires en hausse de 7,3 % au premier trimestre 2026. Mais dans le même temps, des groupes comme BYD ou Geely multiplient les offensives sur les véhicules électriques compacts. Geely prépare notamment l’arrivée en France d’un modèle directement positionné face à la R5 électrique.

    source : Renault

    Bruxelles réfléchit déjà à une nouvelle catégorie de véhicules

    La proposition soutenue par Renault rejoint les réflexions déjà engagées par la Commission européenne. En décembre dernier, Bruxelles avait évoqué la création d’une nouvelle catégorie de petites voitures électriques baptisée “M1e”.

    L’objectif serait de favoriser le développement de modèles plus simples et moins coûteux, notamment en limitant l’introduction de nouvelles obligations réglementaires pendant dix ans. François Provost soutient cette approche, tout en précisant qu’il “ne recommande pas de diminuer le niveau de réglementation, mais de le geler”.

    Pour Renault, cette nuance est importante : il ne s’agit pas de revenir sur les standards de sécurité ou environnementaux, mais d’éviter une inflation réglementaire permanente qui pèse particulièrement sur les véhicules compacts.

    source : Shutterstock

    Une industrie européenne sous pression

    Cette demande illustre les tensions qui traversent aujourd’hui l’automobile européenne. Les constructeurs doivent financer leur transition électrique, investir dans les batteries et les logiciels, préserver leurs marges, etc, tout en faisant face à des concurrents chinois capables de proposer des modèles souvent moins chers.

    Or, les petites voitures sont aussi les plus difficiles à rentabiliser. Les coûts réglementaires et technologiques y représentent une part beaucoup plus importante que sur des véhicules premium. Pour Renault, l’enjeu dépasse donc le simple cadre industriel : il s’agit d’éviter un décrochage européen sur un des segments les plus stratégiques de l’électromobilité.

    source : Renault

    Le marché électrique continue d’accélérer

    Cette prise de parole intervient alors que le marché européen poursuit sa montée en puissance. Selon la Plateforme automobile (PFA), les immatriculations de véhicules électriques neufs ont bondi de 48 % en France sur les quatre premiers mois de 2026.

    Cette progression est portée à la fois par les modèles européens comme la Renault 5, star de la marque française, et par l’arrivée massive des marques chinoises. La hausse récente des prix des carburants contribue également à accélérer le basculement vers l’électrique chez les particuliers comme chez les entreprises.

    Derrière l’appel de François Provost, une question se pose désormais clairement : l’Europe peut-elle encore produire des petites voitures électriques compétitives face à la Chine ? Pour Renault, la réponse passera avant tout par une simplification du cadre réglementaire afin de redonner de la marge de manœuvre aux industriels européens.

  • L’électromobilité en Égypte : un marché automobile en reprise, mais une filière électrique encore en construction

    L’électromobilité en Égypte : un marché automobile en reprise, mais une filière électrique encore en construction

    En Égypte, l’électromobilité reste en 2026 un projet plus qu’un marché. Malgré une multiplication des annonces depuis plusieurs années, le pays n’a pas encore franchi le cap d’une adoption significative du véhicule électrique. En revanche, le marché automobile global, lui, repart nettement à la hausse. Ce contraste entre reprise des ventes thermiques et stagnation de l’électrique résume aujourd’hui la réalité égyptienne : un écosystème en reconstruction, mais encore très éloigné d’une transition effective.

    Un marché automobile en forte reprise, mais encore largement thermique

    Le marché automobile égyptien a connu un rebond marqué en 2025 avec 133 973 voitures particulières vendues, soit une hausse de +64 % par rapport à 2024. Cette dynamique s’est prolongée en 2026, avec une progression de +38,7 % sur un an en janvier.

    Cette reprise confirme que le marché retrouve progressivement de la liquidité après plusieurs années de tensions économiques. Mais cette croissance reste presque entièrement portée par les motorisations thermiques et les importations traditionnelles.

    Faute de données actualisées sur les véhicules électriques, les principaux acteurs du marché restent ceux du thermique. En 2024, Nissan dominait avec 15,9 % de part de marché, devant Chery (13,4 %), Chevrolet (12,2 %), Hyundai (11,4 %) et Toyota (9,2 %).

    Une électromobilité encore embryonnaire en 2026

    En 2026, le constat est inchangé : le véhicule électrique reste extrêmement limité en Égypte.

    Contrairement aux marchés européens ou asiatiques, l’Égypte ne dispose toujours pas en 2026 d’un classement structuré des véhicules électriques les plus vendus. Le marché reste trop fragmenté et trop peu volumique pour produire des statistiques fiables.

    Les projections formulées entre 2022 et 2023, qui évoquaient un parc de 40 000 à 50 000 véhicules électriques en 2025, ne se sont pas matérialisées dans les données observées.

    De même, Shift EV prévoit de convertir 100 000 véhicules à combustion interne (le même projet que Phoenix Mobility en France) dont 80 000 camionnettes et 20 000 monospaces. Les objectifs de conversion dépourvus de bilan public démontrant leur réalisation.

    source : Shift EV, X

    En revanche, plusieurs acteurs se distinguent dans la structuration progressive de la filière :

    • El Nasr Automotive Manufacturing, avec le projet Nasr E70 développé avec Dongfeng
    • BAIC via Alkan Auto, avec une usine annoncée de 20 000 véhicules par an au démarrage
    • XPENG via Raya Auto, positionné sur l’import et l’assemblage
    • des initiatives autour de Geely et Foton, notamment sur les bus et utilitaires électriques

    Dans ce contexte, l’Égypte ne dispose pas encore d’un marché de consommation structuré, mais d’un écosystème en construction autour de projets industriels et de partenariats étrangers.

    Une infrastructure de recharge encore très limitée malgré une stratégie chiffrée

    Le réseau de recharge reste l’un des principaux freins structurels. Selon Electromaps, on recense environ 53 stations de recharge sur l’ensemble du territoire, un niveau très faible pour un pays de plus de 100 millions d’habitants.

    Pour répondre à ce retard, l’État a collaboré avec l’entreprise de stations de recharge pour véhicule électrique égyptienne, chargée du déploiement national du réseau. L’objectif affiché est d’atteindre 3 000 bornes de recharge, réparties entre les grandes villes et les axes stratégiques.

    En parallèle, les autorités travaillent sur des solutions de recharge intelligente, avec une intégration progressive des technologies numériques et des standards de sécurité internationaux. Mais en 2026, le réseau reste encore très concentré dans les grandes zones urbaines comme Le Caire, et l’écart entre objectif et déploiement réel demeure important.

    source : Evaisun

    De plus, l’électrification des transports intervient dans un contexte énergétique contraint. En juillet 2025, le réseau électrique égyptien a atteint un pic de 37 600 MW, illustrant une forte tension sur la capacité de production lors des périodes de pointe.

    Cette situation impose une contrainte majeure : la montée de l’électromobilité devra s’intégrer dans un système énergétique déjà fortement sollicité, sans déséquilibre structurel.

    Une stratégie industrielle structurée autour de partenariats internationaux

    Contrairement à la demande, la stratégie industrielle égyptienne existe bel et bien et repose sur des projets concrets.

    Le plus structurant est l’accord entre BAIC et Alkan Auto, qui prévoit la construction d’une usine de véhicules électriques avec :

    • une capacité de 20 000 véhicules dès la première année
    • jusqu’à 50 000 véhicules à cinq ans
    • un taux d’intégration locale pouvant atteindre 58 %

    Autre projet clé : la relance d’El Nasr Automotive Manufacturing avec Dongfeng autour du modèle Nasr E70, destiné à créer une production de véhicules électriques “made in Egypt”.

    En parallèle, des projets impliquant Stellantis ont également été annoncés, pour un investissement d’environ 35 millions de dollars, confirmant la volonté d’attirer des industriels internationaux.

    source : BAIC

    Une transition portée aussi par l’État comme acteur direct

    Malgré les difficultés à développer l’électromobilité, depuis 2026, la stratégie gouvernementale a franchi une étape supplémentaire : l’intégration des véhicules électriques dans les flottes publiques.

    Le Premier ministre Mostafa Madbouly a ordonné le lancement des préparatifs pour remplacer progressivement les véhicules de l’administration par des modèles électriques.

    Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du transport public, visant à :

    • réduire les importations de carburants
    • améliorer l’efficacité énergétique de l’État
    • servir de levier initial à l’adoption du véhicule électrique

    L’État devient ainsi non seulement régulateur, mais aussi premier client potentiel du marché électrique. Et dans ces pays où les VE peinent à trouver leur place, l’État donne le bon exemple.

    source : Conseil des ministres egyptien

    Des incitations réelles

    Sur le plan économique, l’Égypte a choisi de soutenir d’abord la naissance d’une filière plutôt que de miser sur une simple prime à l’achat pour les particuliers. 

    Le gouvernement a fixé un objectif de contenu local d’au moins 45% pour les véhicules électriques produits sur le territoire et annoncé des subventions d’environ 50 000 livres égyptiennes pour les 100 000 premières voitures électriques fabriquées localement. À cela s’ajoute une logique d’ouverture sur l’importation, avec des exonérations douanières pour certains véhicules électriques de moins de trois ans, afin d’abaisser le coût d’entrée sur un marché encore naissant.

    En clair, l’État égyptien n’essaie pas seulement d’encourager la demande : il cherche à construire simultanément l’offre, l’infrastructure et les conditions économiques d’un marché électrique encore embryonnaire.

    Une transition encore en phase de construction

    L’Égypte n’est pas encore un marché de l’électromobilité. C’est un marché automobile en reprise, qui tente d’intégrer progressivement une dimension électrique à travers des projets industriels, des partenariats internationaux et une intervention croissante de l’État.

    Mais en 2026, la dynamique reste claire : la transition est engagée, mais elle est encore en phase de construction, avec un décalage important entre ambitions politiques et exécution sur le terrain.

  • Lotus revient à ses fondamentaux sportifs et annonce une supercar hybride de plus de 1000 ch

    Lotus revient à ses fondamentaux sportifs et annonce une supercar hybride de plus de 1000 ch

    Pour consolider sa place dans un monde automobile en pleine mutation, Lotus, la marque britannique qui appartient désormais au constructeur chinois Geely, réoriente sa stratégie. Jusqu’ici très largement axé sur l’électrique, le plan « Focus 2030 » signe le retour de la motorisation thermique à travers l’hybridation. Une supercar de prestige à moteur V8 électrifié devrait voir le jour dans deux ans.

    crédit photos : Lotus

    Des voitures tournées vers la performance

    Lotus ajuste ses plans pour faire face aux enjeux mondiaux et soutenir sa compétitivité. Pour rappel, la marque britannique est créée en 1952 par « l’esprit rebelle » Colin Chapman, père de la philosophie : « light is right », autrement dit, « plus légère est la voiture, plus elle gagnera en performance ». Fidèle à ce dogme, Lotus s’est ainsi illustré en Formule 1 et a toujours conçu pour ses clients des voitures sportives, agiles et sensationnelles (Esprit, Elan, Elise…).

    En 2017, le géant chinois Geely rachète le « petit » constructeur anglais dont les trop faibles ventes menaçaient la pérennité. Aujourd’hui, au catalogue figurent 3 modèles électrifiés : Emeya (GT), Eletre (SUV) et Evija (hypercar), mais leurs ventes restent assez confidentielles et ne peuvent suffire à exister dans un monde automobile globalisé et en pleine mutation.

    crédit photos : Lotus

    Stratégie à plusieurs motorisations

    Le plan « Focus 2030 » doit donc renforcer la marque et relance une stratégie à plusieurs motorisations pour répondre aux attentes des clients et s’adapter aux règlementations différentes selon les régions du monde. En collaboration avec son principal actionnaire Geely Holding Group, Lotus réorganise son développement technologique et son outil industriel. Lotus UK et Lotus Technology devraient prochainement fusionner en une seule entité.

    crédit photos : Lotus

    Design au Royaume-Uni, R&D en Chine

    A terme, Lotus proposera encore une supercar « vitrine » à moteur thermique 4 cylindres ou V6 (Emira), mais surtout des modèles PHEV (hybrides rechargeables) et des BEV (électriques à batteries), pour un objectif de mix de ventes de 60 % de PHEV et 40 % de BEV.

    Concrètement, le design et l’ingénierie restent implantés au Royaume-Uni, berceau de la marque et base de son expertise en sport automobile, tandis que la partie R&D est dirigée en Chine pour l’innovation et une montée en cadence plus rapide sur les marchés.

    crédit photos : Lotus

    X-Hybrid, jusqu’à 1 200 km d’autonomie

    La première illustration de cette nouvelle stratégie sera le lancement fin 2026 en Europe de la technologie X-Hybrid sur le SUV Eletre, sous le nom Eletre X. Ce « super hybride » repose sur une architecture 900 V, dotée d’une motorisation électrique de 952 ch (935 Nm de couple) et promet une autonomie de 350 km en 100% électrique, et de 1 200 km au total (sans ravitaillement, ni recharge). La batterie d’une capacité de 70 kWh est rechargeable sur borne rapide de 20 à 80 % en 9 minutes. Le 0 à 100 km/h s’effectue en 3,3 s. Cette technologie vient d’arriver sur le véhicule Eletre « For Me » commercialisé en Chine et plus 1 000 pré-commandes ont été enregistrées en un mois.

    crédit photos : Lotus

    Supercar à moteur V8 hybride en 2028

    En outre, cette stratégie multi-motorisations s’accompagne d’un retour à l’ADN historique de la performance pour Lotus. La prochaine évolution de sa technologie hybride équipera une supercar, dont le nom de code est Type 135. Cette supersportive entièrement nouvelle sera animée par un moteur V8 hybride développant plus de 1000 ch, vraisemblablement conçu par Horse, co-entreprise partagée entre Geely et Renault. Elle sera produite en Europe et devrait être lancée en 2028. A un tel niveau de puissance, les rivales de cette future Lotus ont pour nom Ferrari 849 Testarossa ou Aston Martin Valhalla, autres supercars hybrides également. Si les fans de la marque se souviennent de la légendaire Esprit à moteur V8, rien n’indique que la future création soit sa remplaçante. En revanche, le concept Theory 1 dévoilé en 2024 pourrait servir de base esthétique pour ce nouveau coupé GT hybride.

    crédit photos : Lotus

    Objectif : 30 000 ventes annuelles

    Au-delà de ce plan produit clairement défini, Focus 2030 fixe également des objectifs commerciaux pour une rentabilité durable de Lotus : obtenir des marges plus solides, permettre davantage de personnalisation pour les acheteurs et monter en cadence jusqu’à 30 000 ventes annuelles à mesure que la gamme soit complète. Plaisir de conduite, ingénierie de pointe et audace stylistique, le chemin à suivre est tracé, reste à concrétiser ces ambitions pour un retour de Lotus au premier plan.

    crédit photos : Lotus
  • Incendies pendant la recharge : Volkswagen sous pression après deux départs de feu sur des ID.Buzz électriques

    Incendies pendant la recharge : Volkswagen sous pression après deux départs de feu sur des ID.Buzz électriques

    En l’espace de quelques jours, deux Volkswagen ID.Buzz ont pris feu en France alors qu’ils étaient branchés à des bornes de recharge rapides. Les deux incidents, survenus près de Paris puis de Toulouse, interviennent dans un contexte particulièrement sensible pour le constructeur allemand, puisque plusieurs modèles électriques du groupe font actuellement l’objet d’un rappel pour un risque de surchauffe de batterie pouvant entraîner un incendie. 

    source : Maxime Pelletier

    Deux incendies en moins d’une semaine pendant la recharge

    Le premier incident s’est produit le 7 mai à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Le second a eu lieu le 12 mai sur le périphérique toulousain. Dans les deux cas, un Volkswagen ID.Buzz était branché à une borne de recharge rapide lorsque le feu s’est déclaré.

    À Toulouse, les images ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs témoignages relayés par La Dépêche du Midi, le conducteur aurait entendu une forte détonation côté passager avant que les flammes ne se propagent rapidement au véhicule.

    Aucun blessé n’a été signalé dans les deux incidents, mais la répétition de ces départs de feu sur un même modèle, dans des circonstances similaires, attire désormais l’attention bien au-delà des seuls propriétaires concernés.

    source : Steve Rolland

    Un rappel déjà lancé pour plusieurs modèles électriques du groupe Volkswagen

    Les deux véhicules concernés faisaient déjà partie d’une vaste campagne de rappel lancée récemment par Volkswagen. Celle-ci concerne plusieurs modèles électriques assemblés entre février 2022 et août 2024, notamment les ID.3, ID.4, ID.5 et ID.Buzz, ainsi que certains véhicules de la marque Cupra.

    Au total, près de 100 000 véhicules seraient concernés en Europe. Dans les courriers envoyés aux clients, le constructeur évoque un risque potentiel de surchauffe de certains modules cellulaires de la batterie haute tension pendant la recharge, susceptible de provoquer un incendie dans certaines situations.

    source : TF1

    Dans l’attente d’une intervention en atelier, Volkswagen recommande notamment de ne pas recharger la batterie au-delà de 80 % et de privilégier un stationnement en extérieur, à distance des bâtiments, des consignes particulièrement rares dans l’industrie automobile.

    Une batterie haute tension sous surveillance

    À ce stade, Volkswagen insiste sur le fait qu’aucun lien formel n’a encore été établi entre les incendies observés en France et le défaut identifié dans le cadre du rappel. Le constructeur indique que des expertises techniques sont actuellement en cours afin de déterminer précisément l’origine des départs de feu.

    Le sujet reste néanmoins particulièrement sensible dans l’univers du véhicule électrique, où les incendies de batteries concentrent une forte attention médiatique. Comme le rappelle Clément Le Roy, expert énergie et automobile chez Wavestone, une batterie de véhicule électrique concentre une quantité d’énergie extrêmement importante. En cas de défaut ou de dysfonctionnement d’un module, une montée en température peut entraîner ce que les spécialistes appellent un “emballement thermique”, un phénomène difficile à maîtriser une fois déclenché.

    source : Volkswagen

    Ce type d’incident reste toutefois statistiquement rare. En effet, les chiffres de l’Union Européennes assurent qu’une voiture thermique a 20 fois plus de risques d’incendie qu’un véhicule électrique.

    Un incident qui soulève aussi des questions sur le suivi des rappels

    L’un des éléments les plus préoccupants dans cette affaire concerne le véhicule incendié près de Toulouse. Selon plusieurs médias locaux, celui-ci aurait déjà été contrôlé dans le cadre de la campagne de rappel avant d’être rendu à son propriétaire avec un diagnostic jugé conforme.

    Même si cette information devra être confirmée par les expertises en cours, elle soulève déjà des interrogations sur l’efficacité des procédures mises en place et sur la capacité des concessions à identifier précisément les modules défectueux.

    source : Volkswagen

    Dans le secteur de l’électrique, certains spécialistes tentent toutefois de rassurer. Alexis Marcadet, cofondateur du réseau Revolte, explique que les ateliers spécialisés disposent aujourd’hui d’outils capables de détecter les anomalies au sein des packs batteries avant qu’un incident grave ne survienne. Selon lui, les systèmes de surveillance intégrés aux véhicules modernes permettent généralement d’anticiper ce type de défaillance lorsqu’ils sont correctement diagnostiqués.

    Un contexte délicat pour l’image du véhicule électrique

    Ces incendies interviennent dans une période où les constructeurs accélèrent massivement leur électrification, tout en devant convaincre une partie du public encore méfiante vis-à-vis des batteries. Chaque incident spectaculaire devient alors un sujet hautement médiatique, parfois déconnecté de la réalité statistique du risque.

    Volkswagen se retrouve ainsi dans une position délicate. Le groupe a largement misé sur sa gamme ID pour porter sa transition électrique en Europe, et l’ID.Buzz représente à lui seul une vitrine technologique et émotionnelle importante pour la marque. Inspiré du mythique Combi, ce van électrique incarne une partie du renouveau de Volkswagen dans l’univers zéro émission.

    source : Volkswagen

    Mais ces deux incendies rappellent aussi que la montée en puissance des véhicules électriques s’accompagne de nouveaux défis industriels, notamment autour de la fiabilité des batteries, de la gestion thermique et du suivi logiciel des cellules haute tension.

    Une surveillance accrue dans les prochaines semaines

    Dans l’immédiat, les propriétaires des modèles concernés sont invités à respecter strictement les recommandations transmises par Volkswagen et à prendre rendez-vous en concession si cela n’a pas encore été fait. Les résultats des expertises en cours seront particulièrement scrutés, car ils permettront de déterminer si ces deux incendies relèvent d’un simple concours de circonstances… ou d’un problème plus profond lié au rappel actuellement déployé à grande échelle en Europe.

  • Lotus dévoile Focus 2030 : un changement de stratégie qui fait reculer le 100% électrique

    Lotus dévoile Focus 2030 : un changement de stratégie qui fait reculer le 100% électrique

    Le 12 mai 2026, depuis Londres, Lotus a présenté Focus 2030, sa nouvelle stratégie commerciale. Ce n’est pas un simple plan de croissance : c’est une réorientation profonde, qui replace l’hybride et le thermique au cœur du portefeuille, annonce une supercar V8 de plus de 1 000 chevaux pour 2028 et redéfinit ce que la marque veut être dans un marché automobile en pleine recomposition.

    source : Lotus

    Quatre piliers, un vrai changement de cap

    Focus 2030 repose sur quatre axes : renforcement de la marque, stratégie multi-motorisations, collaboration étroite avec les partenaires et discipline financière. Mais derrière cette structure, c’est surtout le deuxième pilier qui change tout. Lotus cesse de regarder le 100 % électrique comme un horizon exclusif, et adopte une approche beaucoup plus flexible selon les marchés, les segments et les usages.

    Qingfeng Feng, CEO du groupe, le dit clairement : “Lotus est né de l’esprit rebelle de Colin Chapman, et cela n’est pas perdu aujourd’hui. Focus 2030 réinitialisera à la fois la marque et l’entreprise pour nous garder fidèles à notre ADN. Nous sommes obsédés par l’ingénierie, obsédés par la performance et obsédés par la construction de voitures de conducteurs.”

    L’ADN Lotus, légèreté, aérodynamique, engagement du pilote, reste la boussole. Mais la façon d’y parvenir s’élargit considérablement.

    source : Lotus

    60 % hybride, 40 % électrique : le nouvel équilibre

    Le changement le plus structurant est là : Lotus vise désormais un mix d’environ 60 % de véhicules hybrides rechargeables et 40 % de véhicules 100 % électriques dans son portefeuille électrifié à court terme. Les motorisations thermiques et hybrides restent aussi à la carte selon les segments. La transition vers l’électrification complète sera guidée par la demande client, pas par un calendrier imposé.

    La première brique concrète de cette stratégie, c’est la technologie X-Hybrid, déjà lancée en Chine sur l’Eletre sous le nom Eletre X. L’architecture associe un groupe motopropulseur thermique à une composante électrique sur une base 900V, avec 952 ch, une autonomie électrique allant jusqu’à 350 km, une autonomie totale de plus de 1 200 km sans ravitaillement ni recharge, et un 0 à 100 km/h en 3,3 secondes. La batterie de 70 kWh se charge de 20 à 80 % en neuf minutes. Les premières livraisons en Europe sont attendues au quatrième trimestre 2026.

    Les retours en Chine sont encourageants : plus de 1 000 précommandes ont été enregistrées dès le premier mois. C’est sur cette base que Lotus entend construire sa montée en puissance hybride sur les marchés occidentaux.

    source : Lotus

    Type 135 : le V8 hybride de plus de 1 000 chevaux

    C’est le modèle qui symbolise le mieux ce changement de cap. La Type 135, initialement envisagée comme une supercar 100 % électrique, embarquera finalement un moteur V8 associé à une assistance électrifiée. Puissance annoncée : plus de 1 000 chevaux. Lancement prévu : 2028. Production : en Europe.

    Ce choix est délibéré. Dans le segment des sportives extrêmes, l’électrification totale ne s’est pas imposée avec la même évidence qu’ailleurs. La question du poids, de l’autonomie et surtout de l’expérience de conduite reste centrale pour une clientèle très exigeante sur les sensations mécaniques. Lotus répond à cette réalité sans détour.

    La Type 135 devrait s’inspirer fortement du concept Theory 1, présenté comme une base technologique directement compatible avec une industrialisation. Les premiers visuels suggèrent une filiation assumée avec les grandes sportives historiques de la marque, l’Esprit en tête. D’autres détails seront dévoilés plus tard dans l’année.

    source : Lotus

    L’Emira, de son côté, reste au catalogue. Lotus confirmera dans les prochaines semaines une mise à jour présentée comme la plus puissante et la plus légère jamais produite, un signal supplémentaire que la marque ne tourne pas le dos à ses clients les plus traditionnels.

    Geely, levier industriel au cœur du dispositif

    Ce repositionnement ne serait pas possible sans Geely. L’actionnaire majoritaire joue un rôle central dans Focus 2030 : optimisation des coûts, mutualisation des technologies, accélération des cycles de développement. Lotus UK et Lotus Technology, jusqu’ici deux entités distinctes, vont fusionner en une structure unique d’ici la fin de l’année — une simplification qui doit réduire les frictions internes et accélérer l’ingénierie des futurs modèles.

    Daniel Li, président du conseil d’administration de Lotus Technology et vice-président exécutif de Geely, est direct : « Geely a cru en Lotus depuis le début, et cette croyance n’a pas faibli. Ce que Lotus apporte est irremplaçable. »

    30 000 ventes, des marges solides, une géographie claire

    Sur le plan économique, Lotus adopte une cible mesurée : 30 000 ventes annuelles à horizon 2030. Ce volume, contenu à l’échelle de l’industrie, correspond à une stratégie centrée sur la montée en gamme, la personnalisation et des marges plus solides plutôt que sur la course aux volumes.

    La répartition géographique est précisément définie. La Chine comme principal moteur de croissance, portée par la forte demande de véhicules haut de gamme électrifiés. L’Europe comme cœur historique et technologique. L’Amérique du Nord comme marché stratégique pour les sportives et les SUV, avec une nouvelle opportunité au Canada. Et les régions APAC et Moyen-Orient comme relais d’expansion progressif, avec une présence désormais établie sur 25 marchés.

    Ce que Focus 2030 dit vraiment

    Lotus ne renonce pas à l’électrique. L’Eletre, l’Emeya et l’Evija restent des piliers du portefeuille, la marque rappelle d’ailleurs qu’elle a été l’une des premières à adopter l’architecture 800V sur ses SUV et GT électriques. Mais elle cesse d’en faire une trajectoire unique imposée à l’ensemble de sa gamme.

    source : Lotus

    Ce que Focus 2030 dit, au fond, c’est qu’une marque comme Lotus ne peut pas se permettre de construire des voitures qui ressemblent à tout le monde. Quelle que soit la motorisation, chaque modèle devra répondre aux mêmes exigences : légèreté, engagement, précision. La Type 135 et son V8 hybride en sont l’illustration la plus claire. Lotus ne suit pas une tendance. Elle cherche à préserver ce qui la rend unique.

  • BYD présente son programme BYD Certified pour développer le marché de l’occasion. 

    BYD présente son programme BYD Certified pour développer le marché de l’occasion. 

    Après avoir multiplié les lancements et accéléré son implantation en Europe, BYD commence désormais à structurer un autre terrain devenu stratégique : celui du véhicule d’occasion. Le constructeur chinois vient d’annoncer le déploiement progressif en France de son programme “BYD Certified”, un label destiné à encadrer la revente de ses modèles électrifiés au sein de son réseau.

    source : BYD

    BYD veut structurer la revente de ses modèles électrifiés

    C’est le 11 mai 2026 que BYD a annoncé la création du programme BYD Certified. Ce n’est pas une annonce abstraite car le constructeur chiniois l’annonce : Ce programme qui encadre la revente des véhicules BYD sera progressivement déployé au cours du mois de mai dans le réseau français.

    Mais alors quels véhicules sont éligibles ? Concrètement, seuls certains véhicules pourront obtenir cette certification. BYD impose plusieurs critères d’éligibilité assez stricts : moins de six ans, moins de 150 000 kilomètres, un historique d’entretien complet, aucune réparation majeure litigieuse et surtout des réparations réalisées exclusivement avec des pièces d’origine BYD.

    source : BYD

    Une fois cette première sélection validée, chaque véhicule passe ensuite par un protocole comprenant 100 points de contrôle. L’inspection couvre notamment l’éclairage, le châssis, l’habitacle, les éléments extérieurs, le diagnostic électronique ainsi qu’un essai routier complet.

    L’objectif affiché par BYD est clair : rapprocher autant que possible l’expérience d’achat d’un véhicule d’occasion de celle d’un véhicule neuf. Comme l’explique Dorothée Bonassies, directrice générale de BYD France, le constructeur veut offrir « la même sérénité qu’à l’achat d’un véhicule neuf », notamment grâce à « une garantie complète, des services connectés et un contrôle rigoureux de chaque véhicule ».

    source : BYD

    La batterie reste le sujet central

    Mais derrière ce programme, le véritable enjeu reste évidemment la batterie, pièce déterminante d’un VE. Sur le marché de l’occasion électrique, les interrogations autour du vieillissement des batteries restent encore l’un des principaux freins à l’achat. BYD l’a bien compris et met particulièrement en avant cet aspect dans sa communication.

    Le constructeur explique avoir développé un algorithme breveté capable d’analyser l’état de santé réel des batteries à partir des données internes du véhicule. Cet outil évalue notamment :

    • la capacité restante ;
    • les cycles d’utilisation ;
    • et les habitudes de recharge passées.

    Pour obtenir la certification BYD Certified, un véhicule devra obligatoirement afficher un état de santé minimal de 90 % SOH (State of Health). En tant que fabricant de batteries, BYD cherche clairement à utiliser cette expertise comme argument de réassurance auprès des acheteurs européens.

    Des garanties très longues pour rassurer les acheteurs

    Le géant chinois promet donc que les batteries et l’état des équipements des véhicules qui seront disponibles à la vente seront en superbe état. BYD va encore plus loin car le programme est accompagné de garanties vraiment intéressantes. 

    Les modèles certifiés par le programme  BYD Certified conservent :

    • 6 ans ou 150 000 km de garantie sur le véhicule ;
    • 8 ans ou 250 000 km sur la batterie ;
    • et 8 ans ou 150 000 km sur l’unité d’entraînement.

    BYD ajoute aussi une assistance routière paneuropéenne disponible 24h/24 et 7j/7 pendant deux ans, ainsi que deux années supplémentaires de services connectés. Pour les véhicules âgés de plus de cinq ans, une garantie complémentaire d’au moins un an ou 20 000 kilomètres vient également s’ajouter.

    Ce n’est pas anodin, cela laisse entendre que BYD a confiance en ses technologies. 

    source : BYD

    Derrière l’occasion, un enjeu stratégique plus large

    En réalité, cette offensive sur l’occasion raconte surtout l’évolution actuelle des constructeurs chinois en Europe. Pendant plusieurs années, beaucoup de nouvelles marques se sont principalement concentrées sur une logique de conquête rapide : ouverture de concessions, multiplication des lancements et politique tarifaire agressive. Mais une fois les premiers volumes écoulés, un autre sujet devient central : la valeur de revente.

    Car aujourd’hui, la capacité à bien revendre un véhicule devient presque aussi importante que la capacité à le vendre neuf. Or, beaucoup de constructeurs chinois restent encore récents sur le marché européen et disposent de peu d’historique concernant la tenue de leur cote dans le temps.

    Avec BYD Certified, la marque cherche donc aussi à montrer que ses modèles ne sont pas simplement des véhicules compétitifs à l’achat, mais des produits capables de conserver une certaine valeur sur la durée.

    source : BYD

    BYD veut désormais s’installer durablement en France

    Le développement de ce programme accompagne également l’expansion rapide du réseau français de la marque. BYD revendique actuellement plus de 100 sites opérationnels dans l’Hexagone et prévoit de doubler ce maillage d’ici la fin de l’année.

    À travers BYD Certified, le constructeur commence à structurer tout l’écosystème qui accompagne désormais les grandes marques automobiles : leasing, reprise, occasion certifiée et valeur résiduelle. On est pas prêt de voir la présence de VYD sur nos routes.

  • Togg s’associe à CATL pour développer ses futures voitures électriques européennes

    Togg s’associe à CATL pour développer ses futures voitures électriques européennes

    Le constructeur turc Togg vient de signer un partenariat stratégique avec CATL afin de développer une nouvelle génération de voitures électriques compactes destinées à l’Europe et à la Turquie. Derrière cet accord, un objectif clair : accélérer le développement de futurs modèles électriques du segment B grâce à la plateforme intelligente “Bedrock Chassis” développée par CAIT, la filiale de CATL spécialisée dans les châssis.

    source : CATL/TOGG

    Togg veut accélérer sa montée en puissance en Europe

    Créée en 2018 comme première marque automobile électrique nationale turque, l’entreprise a lancé ses premiers modèles autour du SUV T10X avant de préparer une offensive plus large sur le marché européen. Et pour accélérer ce développement, la marque a choisi de s’appuyer directement sur le leader mondial de la batterie.

    L’accord signé avec CAIT, la filiale de CATL spécialisée dans les châssis intelligents, prévoit le développement de trois futurs modèles du segment B. Autrement dit, des voitures compactes qui viendront se positionner face à des modèles comme la Renault 5 E-Tech ou les futures citadines électriques européennes.

    source : TOGG

    Le premier véhicule développé sur cette nouvelle plateforme doit entrer en production de masse dès 2027. Dans cette collaboration, les rôles sont clairement répartis :

    • CATL fournira la plateforme technique et toute l’architecture liée au châssis ;
    • Togg pilotera l’expérience utilisateur, les fonctionnalités logicielles et l’écosystème numérique embarqué.

    Et ce point est important, car il montre que l’automobile électrique fonctionne de plus en plus comme l’industrie du smartphone : certains groupes développent désormais la “base matérielle”, pendant que les marques construisent leur identité autour du logiciel et de l’expérience utilisateur.

    source : TOGG

    CATL ne veut plus seulement vendre des batteries

    Mais derrière cette annonce, il y a surtout un changement de dimension pour CATL. Jusqu’ici, le géant chinois dominait déjà largement le marché mondial des batteries pour véhicules électriques. Présenté officiellement en 2024, le “Bedrock Chassis” permet au groupe de vouloir aller beaucoup plus loin en proposant directement une architecture complète prête à accueillir des voitures entières.

    Le “Bedrock Chassis” fonctionne selon une logique dite “battery-centric”. En clair, la batterie n’est plus simplement placée dans le plancher du véhicule : elle devient directement un élément structurel du châssis. En plus de la batterie, la plateforme intègre le groupe motopropulseur électrique, la gestion thermique, les suspensions, le système de freinage et le calculateur de contrôle au sein d’un unique ensemble. 

    CATL affirme que cette plateforme permet d’améliorer la rigidité, la sécurité et les performances énergétiques du véhicule. Toujours selon le groupe chinois, le Bedrock Chassis serait capable d’absorber jusqu’à 85 % de l’énergie lors d’un choc, contre environ 60 % pour une architecture plus classique. CATL évoque également des crash-tests réalisés à 120 km/h sans incendie ni explosion de batterie.

    source : CATL

    Des performances très ambitieuses

    Sur le papier, les promesses de la plateforme Bedrock sont particulièrement impressionnantes. En effet, CATL évoque :

    • jusqu’à 1 000 km d’autonomie selon le cycle chinois CLTC ;
    • une consommation annoncée de 10,5 kWh/100 km ;
    • une recharge capable de récupérer 300 km en seulement 5 minutes.

    Des chiffres qu’il faudra évidemment relativiser pour l’Europe, le cycle CLTC étant beaucoup plus favorable que le WLTP utilisé sur le marché européen.

    Mais au-delà des performances, ce partenariat montre surtout une chose : CATL ne veut plus seulement alimenter les voitures électriques mondiales. Le groupe chinois veut désormais participer directement à leur conception.

    Batterie CATL (pour illustration)

    Une nouvelle dépendance industrielle pour l’Europe ?

    Cette annonce du géant chinois et du constructeur automobile turque pose aussi une question importante pour l’industrie automobile européenne. En effet, les constructeurs occidentaux ont longtemps été dépendants des chinois pour se fournir en batteries. Désormais, certains pourraient demain dépendre directement de plateformes complètes développées par des groupes chinois. C’est probablement la véritable portée du partenariat entre Togg et CATL.

    Pour Togg, l’objectif est clair : accélérer sa montée en puissance en Europe avec des véhicules compétitifs. Pour CATL, ce partenariat représente surtout un premier grand test international alors que le groupe turc est son premier client international. 

  • ABB investit 200 millions de dollars dans les réseaux électriques et prépare déjà la recharge à 10 MW

    ABB investit 200 millions de dollars dans les réseaux électriques et prépare déjà la recharge à 10 MW

    En l’espace de quelques jours, ABB vient d’annoncer deux nouvelles impactantes. Le groupe helvético-suédois vient d’annoncer près de 200 millions de dollars d’investissements industriels dans ses technologies de réseaux électriques en Europe. Dans le même temps, sa filiale ABB E-mobility dévoile l’OM X-Series, une nouvelle génération d’infrastructures capables d’alimenter plus de 100 points de charge avec une puissance pouvant atteindre 10 MW.

    source : ABB

    ABB veut renforcer les fondations de l’électrification européenne

    Le premier volet de cette stratégie concerne directement les réseaux électriques. ABB annonce un programme d’investissement de près de 200 millions de dollars sur trois ans afin d’augmenter ses capacités de production en moyenne tension en Europe.

    L’objectif est clair : accompagner la hausse massive des besoins en électricité provoquée par plusieurs phénomènes simultanés :

    • l’électrification des transports ;
    • l’intégration des énergies renouvelables ;
    • la croissance des centres de données ;
    • et la modernisation des infrastructures énergétiques européennes.

    Selon l’Agence internationale de l’énergie, la part de l’électricité dans la consommation énergétique mondiale pourrait passer d’environ 20 % aujourd’hui à près de 30 % d’ici 2030. ABB estime donc que le véritable enjeu ne concerne plus seulement la production d’électricité, mais aussi la capacité des réseaux à absorber cette montée en puissance.

    “Cet investissement de 200 millions de dollars renforcera les capacités industrielles et technologiques d’ABB en moyenne tension en Europe”, explique Morten Wierod, directeur général d’ABB.

    source : ABB

    Une stratégie industrielle répartie dans toute l’Europe

    Le projet le plus important concerne l’Italie. ABB va investir 100 millions de dollars sur son site de Dalmine afin d’augmenter la production d’appareillages moyenne tension et de solutions sans SF₆, un gaz utilisé dans certains équipements électriques mais fortement critiqué pour son impact environnemental.

    Les 100 millions restants seront répartis entre plusieurs usines européennes :

    • Rakovski en Bulgarie ;
    • Vaasa en Finlande ;
    • Ratingen en Allemagne ;
    • Skien en Norvège ;
    • et Przasnysz en Pologne.

    ABB cherche ainsi à sécuriser une chaîne d’approvisionnement européenne capable de répondre rapidement à l’explosion de la demande électrique.

    source : ABB Dalmine

    Pendant ce temps, ABB E-mobility prépare déjà la recharge ultra-massive

    Mais derrière cette stratégie industrielle se cache aussi un autre sujet : la recharge électrique à très grande échelle.

    Début mai 2026, à Las Vegas en marge de l’ACT Expo ABB E-mobility a présenté l’OM X-Series, une nouvelle architecture de recharge pensée pour les dépôts de bus électriques, les hubs logistiques ou encore les grands corridors de recharge rapide.

    Et les chiffres sont déroutants :

    • jusqu’à 10 MW de puissance ;
    • plus de 100 points de charge ;
    • une architecture capable d’alimenter plusieurs véhicules lourds simultanément pendant des années en charge continue.

    L’idée d’ABB est simple : les infrastructures classiques commencent à atteindre leurs limites lorsque les besoins énergétiques deviennent gigantesques. Ajouter toujours plus de bornes indépendantes crée des pertes énergétiques, des contraintes thermiques et des problèmes de gestion de puissance. L’OM X-Series cherche justement à résoudre ce problème.

    source : ABB

    Une architecture centralisée pensée pour les flottes électriques

    Contrairement à une station classique où chaque borne fonctionne de manière relativement autonome, l’OM X-Series repose sur une architecture dite “satellite”.

    Des armoires de puissance centralisées alimentent plusieurs bornes réparties sur le site via un bus DC commun. ABB parle d’une véritable “colonne vertébrale énergétique”.

    Cette approche permet :

    • de mutualiser la puissance disponible ;
    • d’envoyer l’énergie là où la demande est la plus forte en temps réel ;
    • d’intégrer directement du stockage batterie ;
    • et de réduire les pertes énergétiques.
    source : ABB

    Le refroidissement liquide devient central

    Le cœur technologique de cette nouvelle plateforme repose surtout sur la gestion thermique. Pour ce faire, ABB a développé un système entièrement refroidi par liquide, à savoir les armoires, les modules de puissance mais aussi les câbles de recharge.

    Pourquoi est-ce important ? Parce qu’à ces niveaux de puissance, la chaleur devient un problème économique autant que technique. Une station qui fonctionne continuellement à très forte charge pendant plusieurs années doit maintenir ses performances sans surchauffe ni baisse d’efficacité.

    ABB annonce ainsi plus de 98 % d’efficacité énergétique en fonctionnement continu, et non seulement en pic de puissance. Michael Halbherr, directeur général d’ABB E-mobility, résume cette logique : “À ce niveau d’utilisation, la stabilité thermique et l’efficacité énergétique ne sont pas des spécifications, ce sont les paramètres économiques.”

    source : ABB

    ABB anticipe déjà l’électrification massive du transport lourd

    En réalité, ces deux annonces racontent la même chose : ABB se prépare à un futur où les réseaux électriques devront alimenter des usages beaucoup plus intensifs qu’aujourd’hui.

    D’un côté, le groupe investit massivement dans les infrastructures moyenne tension nécessaires pour renforcer les réseaux européens. De l’autre, ABB E-mobility développe déjà des architectures capables d’absorber les besoins énergétiques des futures flottes électriques lourdes.

  • AURA AERO présente la nouvelle cabine modulable d’ERA

    AURA AERO présente la nouvelle cabine modulable d’ERA

    À l’occasion du salon AERO Friedrichshafen 2026, AURA AERO a dévoilé les nouvelles configurations cabine de son avion régional hybride-électrique ERA. Le constructeur français cherche surtout à montrer qu’ERA est pensé comme un avion capable de s’adapter à plusieurs usages. Cette annonce intervient alors que l’entreprise a accéléré son changement d’échelle avec une importante levée de fonds, l’annonce de futures usines, les premières commandes fermes pour ERA et un intérêt commercial qui continue de progresser autour de son aviation hybride-électrique.

    source : AURA AERO

    Une cabine pensée comme un véritable espace de mobilité

    Dès les premières images dévoilées par AURA AERO, un élément saute immédiatement aux yeux : ERA cherche à rompre avec les codes habituels de l’aviation régionale. Le constructeur toulousain présente les dimensions de cet engin volant : une hauteur cabine de 1,88 mètre, une section entièrement cylindrique jusqu’à l’arrière et une large allée centrale de 20 pouces. Il promet “une sensation d’espace rarement observée dans cette catégorie d’appareil.”

    L’absence de compartiments à bagages au-dessus des sièges participe fortement à cette impression visuelle. En effet, les bagages sont regroupés à l’avant dans des espaces dédiés pouvant atteindre jusqu’à 2 m³ de stockage. Résultat : la cabine paraît plus ouverte, plus lumineuse et beaucoup moins oppressante que dans les avions régionaux traditionnels.

    source : AURA AERO

    AURA AERO insiste également sur la dimension environnementale du projet. Plusieurs matériaux biosourcés et recyclables devraient être intégrés dans la cabine, notamment du lin, du basalte ou encore du liège, afin de réduire l’empreinte environnementale tout en limitant la masse de l’appareil.

    L’approche est aussi très moderne dans l’usage. Connectivité Starlink, ports USB-C à chaque siège, espaces modulables : ERA est présenté comme un appareil capable de devenir tour à tour un bureau volant, un espace d’échanges ou une cabine de repos.

    Plusieurs configurations pour un seul appareil

    L’un des points centraux de la stratégie d’AURA AERO repose sur la flexibilité opérationnelle d’ERA. Le constructeur français ne veut pas proposer un avion figé dans une seule mission. Au contraire, ERA a été conçu pour pouvoir changer rapidement de configuration selon les besoins des opérateurs.

    La première version présentée est la version Lounge. L’appareil peut embarquer 8 passagers et prend presque la forme d’un salon privé volant. La cabine est organisée autour de clubs de sièges face à face, avec de larges assises de 23 pouces, un espace arrière transformable en sofa et une ambiance volontairement plus chaleureuse et premium.

    source : AURA AERO

    La configuration Business 9 passagers, quant à elle, vise les adeptes de l’aviation d’affaires. Là encore, dans son storytelling de communication, AURA AERO met l’accent sur le confort avec des sièges de 23 pouces destinés à limiter la fatigue lors des déplacements professionnels.

    source : AURA AERO

    Mais ERA reste avant tout un avion régional pour le transport de passager. Les versions 16, 18 et 19 passagers ont donc été développées pour répondre aux besoins des liaisons courtes et régulières. Le constructeur promet ici un équilibre plus ambitieux entre densité, confort et circulation à bord.

    source : AURA AERO

    ERA veut devenir une plateforme multi-missions

    L’autre élément important de cette annonce concerne la version cargo d’ERA. L’appareil pourra transporter jusqu’à 21 m³ de fret avec une compatibilité allant jusqu’à six palettes américaines ou sept palettes européennes. Une nouvelle porte cargo de grandes dimensions a également été intégrée afin de faciliter les opérations de chargement.

    Mais surtout, AURA AERO défend une idée très claire : ERA doit pouvoir passer rapidement d’une mission à une autre. Un même appareil pourrait ainsi effectuer une rotation cargo le matin, assurer des vols régionaux dans la journée puis être reconfiguré pour une mission premium le soir. 

    Derrière cette polyvalence, le constructeur cherche surtout à répondre aux nouvelles contraintes économiques du transport aérien régional, où la rentabilité dépend fortement du taux d’utilisation quotidien des appareils.

    source : AURA AERO

    Une aviation régionale hybride qui commence à devenir crédible

    Au-delà de la cabine, AURA AERO continue aussi de rappeler les performances annoncées d’ERA. Cet avion hybride-électrique doit pouvoir voler à une vitesse de croisière d’environ 250 nœuds, tout en conservant la capacité d’opérer sur des pistes courtes ou non préparées.

    Surtout, le constructeur promet jusqu’à 80 % de réduction des émissions de CO2 ainsi qu’une baisse pouvant atteindre 50 % des coûts liés à l’énergie et à la maintenance grâce à son architecture hybride.

    Aujourd’hui, ERA totalise près de 700 lettres d’intention, dont 20 commandes fermes. Un chiffre encore loin d’une industrialisation massive, mais suffisamment important pour montrer que le marché régional commence à regarder sérieusement cette nouvelle génération d’avions hybrides-électriques.

    Avec cette nouvelle cabine, AURA AERO ne cherche donc pas uniquement à améliorer le confort à bord. Le constructeur tente surtout de démontrer qu’ERA peut devenir une plateforme régionale flexible, capable de répondre à plusieurs usages tout en accompagnant la transition environnementale du secteur aérien.

  • L’électromobilité chez Lamborghini : le constructeur électrifie sa gamme mais refuse encore le tout-électrique

    L’électromobilité chez Lamborghini : le constructeur électrifie sa gamme mais refuse encore le tout-électrique

    Alors que l’industrie automobile accélère sa transition électrique, Lamborghini semble suivre une trajectoire bien plus prudente. Entre hybridation généralisée, maintien du moteur thermique et recul du projet 100 % électrique Lanzador, la marque italienne cherche surtout à préserver ce qui fait son identité : l’émotion, la performance et l’exclusivité.

    source : Lamborghini

    Cor Tauri : le plan initial d’une électrification progressive

    Le tournant officiel remonte à 2021. Cette année-là, Lamborghini dévoile sa feuille de route “Cor Tauri”, présentée comme le plus grand plan d’investissement de l’histoire de la marque. Plus de 1,5 milliard d’euros doivent être investis sur quatre ans afin de transformer progressivement la gamme.

    La stratégie est alors organisée en trois étapes très claires :

    • d’abord célébrer les motorisations thermiques avec des séries hommage et des modèles exclusifs ;
    • ensuite généraliser l’hybridation rechargeable ;
    • puis lancer une première Lamborghini 100 % électrique dans la seconde moitié de la décennie.

    À l’époque, Stephan Winkelmann, président-directeur général de la marque, résume cette transition comme un “changement de cap rendu nécessaire par un contexte qui a radicalement évolué”, tout en promettant de rester “fidèle à notre ADN”. Et c’est probablement cette phrase qui résume le mieux toute la stratégie actuelle de Lamborghini.

    source : Lamborghini

    Une gamme désormais presque entièrement hybride

    Sur le plan industriel, Lamborghini a effectivement respecté une grande partie de sa feuille de route. La Revuelto est devenue la première supercar V12 hybride rechargeable de série de la marque avec une puissance cumulée annoncée à 1 015 ch. L’Urus SE, version électrifiée du SUV star du constructeur, a lui aussi rejoint la gamme. Même la remplaçante de la Huracán, baptisée Temerario, adopte désormais une architecture hybride rechargeable autour d’un V8 biturbo.

    En réalité, Lamborghini électrifie aujourd’hui tous ses piliers stratégiques. Mais cette hybridation ne ressemble pas à une rupture brutale. Au contraire, elle est utilisée comme un moyen de préserver les performances et le caractère des modèles tout en répondant aux contraintes réglementaires.

    source : Lamborghini

    Le Fenomeno Roadster, symbole parfait de la stratégie Lamborghini

    Dévoilé lors de la deuxième édition de la Lamborghini Arena, le Fenomeno Roadster résume presque à lui seul la vision actuelle du constructeur italien.

    Seulement 15 exemplaires seront produits. On est clairement sur un modèle ultra-sportif qui abritera un V12 atmosphérique de 6,5 litres associé à trois moteurs électriques pour une puissance totale de 1 080 ch.

    Le constructeur le présente comme étant “le toit ouvert le plus puissant jamais créé par Lamborghini” et le résultat attendu est spectaculaire :

    • 0 à 100 km/h en 2,4 secondes ;
    • 0 à 200 km/h en 6,8 secondes ;
    • plus de 340 km/h en vitesse de pointe.

    Mais au-delà des chiffres, c’est surtout le message envoyé par Lamborghini qui est intéressant. Le Fenomeno Roadster n’est pas une rupture avec l’ADN historique de la marque. Au contraire, il l’utilise pour justifier l’hybridation. Le V12 reste central, les sensations mécaniques restent mises en avant, et l’électrique vient surtout renforcer les performances.

    Stephan Winkelmann le décrit lui-même comme : “l’expression la plus pure des valeurs de notre marque : design visionnaire, performance sans compromis et exclusivité absolue.”

    source : Lamborghini

    Le vrai problème du 100 % électrique : préserver le caractère Lamborghini

    Et c’est précisément là que la stratégie commence à changer. Initialement, Lamborghini prévoyait de lancer son premier modèle entièrement électrique avant la fin de la décennie avec le projet Lanzador, un concept présenté en 2023. Le véhicule devait développer plus d’un mégawatt de puissance, soit environ 1 340 ch.

    Mais depuis 2025, le discours du constructeur a nettement évolué. Stephan Winkelmann reconnaît désormais que la demande pour une Lamborghini 100 % électrique reste extrêmement faible auprès de la clientèle de la marque. Dans un entretien accordé au Sunday Times, il explique même que :

    “Investir massivement dans le développement de véhicules 100 % électriques alors que le marché et la clientèle ne sont pas prêts serait un passe-temps coûteux.”

    Le dirigeant va encore plus loin en expliquant que les clients Lamborghini recherchent avant tout “les sensations” et “le son viscéral” des moteurs thermiques. Le problème de Lamborghini n’est pas seulement technique ou réglementaire. Il est surtout symbolique et émotionnel, une Lamborghini doit être rapide, bien sûr, mais aussi théâtrale, brutale et distinctive. 

    L’hybride rechargeable comme zone de transition

    Dans ce contexte, l’hybride rechargeable apparaît comme une solution beaucoup plus rassurante pour Lamborghini. En effet, le constructeur peut :

    • réduire les émissions ;
    • répondre aux normes européennes ;
    • améliorer les performances tout en conservant les moteurs thermiques qui participent à l’identité de la marque.

    Même le projet Lanzador pourrait finalement abandonner son architecture 100 % électrique au profit d’un système hybride rechargeable. Stephan Winkelmann résume cette logique très simplement : “Les hybrides rechargeables offrent le meilleur des deux mondes.”

    source : Lamborghini

    À Sant’Agata Bolognese, l’avenir ne semble donc plus passer par une révolution brutale, mais par une transition maîtrisée. Lamborghini électrifie ses modèles, oui, mais sans sacrifier le son, les sensations et l’exclusivité qui définissent encore l’expérience de conduite de la marque. Et aujourd’hui, l’hybride rechargeable apparaît clairement comme le meilleur compromis trouvé par le constructeur italien pour préserver cet équilibre.