Blog

  • Royal Mail lance les premiers vols postaux 100 % électriques au Royaume-Uni

    Royal Mail lance les premiers vols postaux 100 % électriques au Royaume-Uni

    C’est une première au Royaume-Uni. Le service postal Royal Mail, la compagnie régionale Loganair et le constructeur américain Beta Technologies ont officialisé le lancement de vols électriques en conditions réelles avec du fret postal à bord. Un grand bond pour l’aviation électrique britannique.

    source : Technologies BETA

    Des vols électriques en conditions réelles

    C’est le 20 mars qu’a eu lieu le premier vol 100 % électrique de présentation, entre Glasgow et Dundee. Présentation, oui, mais à bord a été acheminé du courrier représentatif, à savoir des lettres et des colis. L’idée est de simuler un trajet qui pourrait devenir quotidien entre les différentes adresses de livraison opérées par Royal Mail.

    L’objectif de ce vol est clair : collecter des données concrètes sur les performances d’un avion électrique dans un usage commercial quotidien, comme l’explique Luke Farajallah, CEO de Loganair :

    « C’est un moment historique pour l’aviation européenne. Nous ne parlons pas de concepts ou de prototypes, mais bien d’un programme concret de vols sur notre réseau, qui va fournir des données précieuses sur les performances d’un avion électrique en conditions réelles. »

    source : Loganair

    L’Alia CTOL : l’avion électrique pensé pour l’exploitation commerciale

    Mais si ce vol s’est bien passé et qu’il semble avoir convaincu, parlons de l’engin au cœur de ce programme, à savoir l’avion développé par Beta Technologies : l’Alia CTOL, dans sa version cargo CX300.

    Contrairement à d’autres projets, type eVTOL, qui décollent à la manière d’un hélicoptère, cet appareil ne nécessite pas de nouvelles infrastructures et peut utiliser des pistes de décollage classiques, un point clé pour son déploiement, mais cela peut également constituer un frein.

    Sur le plan technique, l’appareil affiche des performances particulièrement adaptées aux liaisons régionales :

    • une autonomie d’environ 622 km
    • une capacité de charge maximale de 560 kg
    • une vitesse pouvant atteindre 283 km/h
    • un temps de recharge compris entre 20 et 40 minutes grâce au système de charge rapide de BETA
    source : Technologies BETA

    Un terrain d’expérimentation idéal : l’Écosse

    Bien que ces démonstrations aient eu lieu entre Glasgow et Dundee, elles ne se limitent pas à une seule liaison. En effet, elles s’inscrivent dans un réseau régional stratégique couvrant plusieurs aéroports écossais : Glasgow, Dundee, Aberdeen, Inverness, Wick ainsi que les îles Orcades.

    Un choix loin d’être anodin, car l’Écosse, avec ses Highlands et ses nombreuses îles, représente un environnement particulièrement pertinent pour ce type de technologie. Dans certaines zones, les alternatives routières ou maritimes sont limitées, comme le souligne Simon Newitt, chez Beta Technologies :

    • « La géographie de l’Écosse en fait l’un des environnements les plus pertinents au monde pour l’aviation électrique. Ce type de programme, avec des routes réelles et un opérateur expérimenté comme Loganair, est exactement ce qu’il faut pour valider la technologie. »
    source : urbanairmobilitynews

    Pour Royal Mail, qui doit assurer la distribution du courrier sur l’ensemble du territoire britannique, soit près de 32 millions d’adresses desservies chaque jour, ces essais répondent à un enjeu très concret. C’est ce que relève Chris Paxton, de chez Royal Mail :

    • « Il s’agit d’une étape importante pour faire des vols de courrier électrique une réalité pour certaines des communautés les plus reculées du Royaume-Uni. En travaillant avec Loganair et BETA Technologies, nous sommes fiers d’être la première société de livraison britannique à tester un avion électrique, soutenant notre trajectoire vers le Net-Zero d’ici 2040 tout en continuant à desservir les 32 millions d’adresses à travers le Royaume-Uni. »
    source : Royal Mail

    Une étape importante pour l’Europe

    Avec ces vols, le Royaume-Uni s’inscrit parmi les premiers pays européens à autoriser le transport de fret avec des avions électriques en conditions réelles, sous la supervision de la Civil Aviation Authority. Parallèlement, la Norvège a déjà réalisé des essais structurés quasi commerciaux, mais encore expérimentaux avec l’avion électrique Beta Alia CX300.

    source : Beta

    À court terme, ces essais doivent permettre d’évaluer la faisabilité économique et opérationnelle du modèle. À plus long terme, ils pourraient ouvrir la voie à une généralisation de ce type d’appareils sur les liaisons régionales, en particulier dans les zones les plus isolées.

    Une nouvelle étape dans la décarbonation du transport

    Avec ce programme, Royal Mail, Loganair et Beta Technologies cherchent à démontrer qu’une alternative plus durable est possible, sans compromis sur la continuité du service.

    Dans un secteur aérien encore largement dépendant des énergies fossiles, ces premiers vols électriques en conditions réelles pourraient bien marquer le début d’un changement plus profond.

  • Leapmotor ouvre son premier centre d’innovation en Europe

    Leapmotor ouvre son premier centre d’innovation en Europe

    Le constructeur chinois Leapmotor a annoncé l’ouverture de son tout premier centre européen d’innovation à Munich, en Allemagne. Un projet stratégique qui marque le passage d’une logique d’export vers l’Europe à une véritable implantation locale sur le marché européen.

    source : Leapmotor

    Un centre d’innovation au cœur de l’écosystème automobile européen

    C’est à Munich, dans le quartier de Schwabing-Freimann, que Leapmotor a choisi d’implanter son nouveau hub. Un choix loin d’être anodin, puisque la ville allemande s’impose comme l’un des principaux pôles d’innovation automobile en Europe, à proximité des centres de R&D de nombreux constructeurs historiques comme BMW, Audi ou encore Mercedes-Benz.

    Inauguré le 20 mars 2026, ce centre européen d’innovation a pour objectif de structurer les activités de design et de développement de la marque sur le continent. Leapmotor ne se contente plus d’exporter ses modèles : le constructeur veut désormais concevoir des véhicules pensés pour les attentes des clients européens.

    Du design à la R&D : un hub stratégique pour les futurs modèles

    Concrètement, ce nouveau centre jouera un rôle clé dans la transformation de la marque. Il sera notamment chargé de développer le futur langage stylistique de Leapmotor, avec une approche mêlant technologie avancée et esthétique plus adaptée aux standards européens. Le site accueillera également la conception de nouveaux concepts, en intégrant les tendances du marché et les attentes spécifiques des consommateurs locaux. 

    Lors de l’évènement d’inauguration, Yu Shuyue, directeur du centre mondial de design de Leapmotor, a présenté le concept de design de la marque en prenant le nouveau B03X comme exemple. En effet, le nouveau modèle Leapmotor vise à établir une nouvelle référence parmi les SUV de classe mondiale

    source : Leapmotor

    Ce centre s’inscrit dans une organisation globale articulée autour de trois pôles : Munich, Hangzhou et Shanghai. Une structure tri-régionale qui doit permettre à Leapmotor de développer des véhicules à vocation internationale tout en conservant son identité de marque.

    Une implantation qui s’inscrit dans une stratégie européenne plus large

    L’ouverture de ce centre d’innovation ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale d’expansion en Europe, portée notamment par le partenariat avec Stellantis.

    Depuis 2023, et le rachat de 51 % de l’entreprise par Stellantis, les deux groupes ont noué une alliance stratégique visant à accélérer la distribution des véhicules Leapmotor en dehors de la Chine. Cette collaboration s’est concrétisée par la création d’une coentreprise dédiée à l’international, permettant à Leapmotor de s’appuyer sur le réseau industriel et commercial de Stellantis en Europe.

    source : Stellantis

    Alors évidemment, ce nouveau centre basé en Allemagne, constitue une étape supplémentaire dans les ambitions internationales du constructeur chinois. La localisation de ses activités de conception directement en Europe est un élément clé pour s’adapter durablement aux spécificités du marché du vieux continent.

    Une année 2025 record qui accélère l’expansion internationale

    L’ouverture en terre bavaroise raisonne avec les performances record établis en 2025. En effet, la firme originaire de Hangzhou, en Chine, a livré 596 555 véhicules à travers le monde entier, soit une augmentation de 103 % par rapport à 2024. Le quatrième trimestre a été particulièrement bon, avec 201 039 immatriculations (+ 66,4 % par rapport à la même période l’année précédente).

    Sur le plan financier, la marque a également franchi une étape importante en devenant rentable pour la première fois, avec un bénéfice net d’environ 540 millions de yuans. Son chiffre d’affaires a quant à lui atteint 64,73 milliards de yuans, en hausse de plus de 100 % sur un an.

    Des résultats qui donnent à Leapmotor les moyens d’accélérer son développement à l’international, et notamment en Europe, un marché clé pour les années à venir.

    source : Leapmotor

    Un tournant dans la stratégie du constructeur

    Avec l’ouverture de ce centre européen d’innovation, Leapmotor change clairement de dimension. Dans un marché européen de plus en plus concurrentiel, où les attentes en matière de design, de qualité et d’expérience utilisateur sont particulièrement élevées, cette implantation pourrait bien faire la différence.

    Reste désormais à voir comment cette nouvelle approche se traduira concrètement dans les futurs modèles de la marque.

  • Stellantis annonce son retour en grande pompe au Mondial de l’Auto 2026

    Stellantis annonce son retour en grande pompe au Mondial de l’Auto 2026

    Après plusieurs années de présence en retrait, le groupe Stellantis change de stratégie. À l’occasion du Mondial de l’Auto 2026, le constructeur annonce un retour massif : huit marques et une soixantaine de véhicules. Une manière de se repositionner comme un acteur incontournable sur un salon parisien qui retrouve progressivement de son influence.

    source : Stellantis

    Un retour stratégique sur un salon de nouveau incontournable

    La 91e édition du Mondial de l’Auto se tiendra du 12 au 18 octobre 2026 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris. Un rendez-vous important pour l’industrie automobile européenne, d’autant plus que l’édition 2024 avait déjà marqué un regain d’intérêt avec plus de 500 000 visiteurs contre moins de 400 000 pour l’édition de 2022.

    Dans ce contexte de regain de popularité pour le salon parisien, le retour en force de Stellantis est stratégique. Le groupe, qui avait largement réduit sa présence lors des précédentes éditions, opère ici un véritable changement de stratégie. Sa participation sera annoncée comme plus de deux fois supérieure à celle de 2024, que ce soit en surface ou en nombre de véhicules exposés.

    source : Mondial de l’Auto

    Un stand XXL pour marquer les esprits

    C’est l’un des points les plus marquants du communiqué. Stellantis prévoit d’occuper 5 340 m² dans le Hall 6, soit l’un des plus grands espaces du salon. Sur ce stand, le groupe exposera plus de 60 véhicules, et évoque une “expérience multisensorielle”, pensée comme un parcours immersif autour du design, de la performance et de la fonctionnalité made in Stellantis.

    L’idée est claire : capter l’attention d’un public toujours plus large, dans un salon qui devrait à nouveau attirer plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

    Huit marques pour illustrer toute la diversité du groupe

    Pour ce retour, Stellantis mise sur une représentation large de son portefeuille avec huit marques présentes : Alfa Romeo, Citroën, DS Automobiles, Fiat, Lancia, Leapmotor, Opel et Peugeot. Une présence qui permet au groupe de couvrir l’ensemble du marché, du segment accessible jusqu’au premium, en passant par les nouvelles mobilités électriques.

    Dans le détail, plusieurs temps forts sont déjà annoncés. Du côté de DS Automobiles, le nouveau DS N°7 sera mis en avant comme vitrine technologique et stylistique. Chez Lancia, la nouvelle Gamma marquera le retour de la marque sur le segment des crossovers familiaux. Enfin, la présence de Leapmotor illustre l’ouverture du groupe à de nouveaux partenaires, avec la B03, une berline électrique compacte qui sera présentée en première européenne. Et comme évoqué, Opel fait son retour à Paris après 10 ans d’absence : « Nous sommes impatients de célébrer le retour d’Opel au Mondial de l’Auto de Paris avec le public en octobre », déclare Florian Huettl, CEO d’Opel.

    source : Leapmotor

    Une vitrine stratégique pour l’électrification du groupe

    Au-delà de l’exposition de modèles, Stellantis entend faire de ce stand une véritable vitrine de sa stratégie. Le groupe met en avant un portefeuille unique, capable de répondre à l’ensemble des besoins, de la micromobilité urbaine aux longs trajets en famille.

    Ce retour massif traduit aussi une volonté de mieux raconter cette transformation. Dans un contexte où la transition énergétique reste parfois complexe à appréhender pour le grand public, Stellantis mise sur une approche plus immersive et pédagogique. L’idée est de ne pas miser uniquement sur les véhicules, mais de voir le salon comme une opportunité de faire connaître chacun des projets de la marque au plus grand nombre.

    source : Opel

    Un signal fort pour le Mondial de l’Auto

    Ce retour en force envoie également un message plus large. Après une période où les salons automobiles semblaient perdre de leur pertinence, l’investissement de Stellantis confirme que ces événements restent des leviers importants pour toucher le public.

    Avec plus de 5 000 m² et une soixantaine de véhicules exposés, le groupe fait de Paris une véritable vitrine européenne. Une manière de tester une nouvelle façon de présenter son offre, entre démonstration produit, storytelling et expérience immersive.

  • L’année 2025 record du constructeur chinois XPeng

    L’année 2025 record du constructeur chinois XPeng

    Le 20 mars 2026, XPeng a publié ses résultats financiers pour le quatrième trimestre et l’ensemble de l’année 2025. Au-delà des chiffres, c’est surtout une tendance de fond qui se confirme : la marque entre dans une nouvelle phase de maturité, portée par la montée en puissance de ses volumes, une amélioration de sa rentabilité et une stratégie technologique de plus en plus assumée.

    source : XPeng

    Une croissance spectaculaire des livraisons

    C’est probablement l’indicateur le plus marquant de cet exercice 2025. XPeng a livré 429 445 véhicules sur l’année, soit une nette progression de +126 % par rapport à 2024. Une performance qui place clairement le constructeur parmi les acteurs les plus dynamiques du marché chinois, dans un contexte pourtant marqué par une concurrence de plus en plus intense. En effet, l’électrique tend à devenir la norme, et les constructeurs du monde entier redoublent d’ingéniosité pour créer des véhicules électrifiés de plus en plus performants, à un prix de plus en plus diminué.

    Revenons à XPeng, où cette dynamique de vente s’est particulièrement accélérée en fin d’année dernière. En effet, le quatrième trimestre a confirmé cette montée en puissance avec 116 249 véhicules livrés sur la période, un niveau record pour le constructeur chinois. Des volumes portés notamment par le succès des nouveaux modèles, mais aussi par une exécution industrielle bien plus maîtrisée qu’auparavant. Résultat : XPeng termine l’année sur une dynamique particulièrement solide, en phase avec ses ambitions de montée en gamme et de massification.

    source : XPeng

    Des revenus en forte progression, tirés par les volumes

    Cette hausse des livraisons s’accompagne logiquement d’une croissance très nette du chiffre d’affaires. Sur le seul quatrième trimestre, XPeng a généré 22,25 milliards de yuans, en hausse d’environ 38 % sur un an. 

    À l’échelle de l’année, les revenus suivent la même trajectoire, soutenus à la fois par l’augmentation des volumes et par une montée en gamme progressive de certains modèles. Les analystes estiment d’ailleurs que le chiffre d’affaires annuel pourrait dépasser les 76 milliards de yuans, soit une progression très significative. 

    On est donc face à un constructeur qui n’est plus seulement en phase de croissance commerciale, mais qui commence à structurer un modèle économique plus solide.

    source : XPeng

    Une première étape vers la rentabilité

    Autre signal fort témoigné par le communiqué : le dernier trimestre de l’année 2025 a été le premier trimestre rentable de l’histoire d’XPeng. Sur la fin d’année 2025, le constructeur affiche un bénéfice net d’environ 380 millions de yuans, là où il enregistrait encore des pertes importantes un an plus tôt. 

    Cette amélioration s’explique par plusieurs facteurs : une meilleure maîtrise des coûts, des économies d’échelle liées à l’augmentation des volumes, mais aussi une stratégie produit plus cohérente.

    Même si la rentabilité reste encore fragile à l’échelle annuelle, la trajectoire est clairement enclenchée et les résultats de 2026 doivent être surveillés pour savoir si la marque est parvenue à maintenir cette dynamique.

    Une stratégie technologique qui devient centrale

    Mais réduire XPeng à ses seuls résultats financiers serait une erreur. Le constructeur poursuit en parallèle une transformation plus profonde, en se positionnant de plus en plus comme une entreprise technologique.

    L’intégration de ses propres puces, le développement de systèmes avancés d’aide à la conduite ou encore l’exploitation de l’intelligence artificielle embarquée deviennent des éléments clés de sa proposition de valeur.

    source : XPeng

    XPeng va même plus loin en monétisant une partie de ces technologies, notamment via des partenariats industriels. La collaboration avec le groupe Volkswagen en est l’exemple le plus concret, avec des développements communs et des perspectives de revenus liés aux services technologiques. 

    Dans un marché chinois où les attentes évoluent rapidement, cette bascule vers le logiciel et l’expérience utilisateur devient un levier stratégique majeur.

    Une dynamique qui s’étend à l’international

    Enfin, cette montée en puissance ne se limite plus au marché domestique. XPeng accélère son développement à l’international, notamment en Europe où la marque continue d’élargir sa présence.

    En 2025, le constructeur a par exemple écoulé plus de 22 000 véhicules sur le continent européen, dont plus de 3 000 en France. 

    Parallèlement, XPeng prépare son arrivée sur de nouveaux marchés, notamment en Amérique latine, preuve d’une stratégie globale de plus en plus affirmée. 

    XPeng entre dans une nouvelle dimension

    Avec cette année 2025, XPeng change clairement de statut. Le constructeur devient un acteur structuré, capable d’aligner volumes, revenus et innovation. Dans un secteur où la concurrence devient de plus en plus féroce, cette montée en maturité pourrait bien faire la différence dans les années à venir.

  • Espagne : une électromobilité en forte accélération, encore freinée par ses propres limites

    Espagne : une électromobilité en forte accélération, encore freinée par ses propres limites

    Deuxième producteur automobile européen, Espagne s’impose progressivement comme un marché clé de l’électromobilité. Longtemps en retrait par rapport aux pays du nord de l’Europe, le pays connaît depuis 2025 une accélération nette des ventes de véhicules électriques, portée par une dynamique industrielle et politique renforcée. Derrière cette montée en puissance, plusieurs fragilités structurelles persistent.

    Un marché en pleine accélération

    L’année 2025 marque un véritable tournant pour l’électromobilité espagnole. Selon les estimations convergentes de l’European Alternative Fuels Observatory, environ 243 000 véhicules rechargeables (BEV + PHEV) ont été immatriculés sur l’année, soit près de 19 % du marché automobile.

    Dans le détail de cette estimation, on nous apprend que plus de 100 000 véhicules 100 % électriques (BEV) ont été vendus. Des chiffres qui représentent une croissance supérieure à 70 % par rapport à l’an dernier. Évidemment, qui dit plus de 100 000 BEV vendus, dit également que les hybrides rechargeables (PHEV) ont dépassé 100 000 unités. C’est un symbole que les espagnols considèrent que les PHEV représentent la clé de la transition énergétique des transports. En combinant ces résultats, en Espagne, près d’une voiture neuve sur cinq est désormais rechargeable.

    Parmi les quelques 243 000 véhicules rechargeables (BEV + PHEV), sur les seuls véhicules particuliers, les immatriculations dépassent 225 000 unités. Et la dynamique se prolonge début 2026. Sur les deux premiers mois de l’année, plus de 36 000 véhicules rechargeables ont été immatriculés, portant la part de marché à 21,3 %, en forte progression.

    Un parc encore en construction

    Malgré cette croissance rapide, le parc de véhicules électriques en circulation reste encore limité à l’échelle nationale.

    Faute de données consolidées pour fin 2025, les estimations situent le parc total entre 500 000 et 700 000 véhicules rechargeables. Une base encore modeste rapportée à la taille du marché automobile qui est d’environ 24 à 25 millions de voitures particulières.

    Certaines régions illustrent ce retard structurel. À Madrid, par exemple, les véhicules électrifiés représentaient encore moins de 2 % du parc total en 2024, avec des disparités encore plus marquées dans les régions moins urbanisées.

    Une infrastructure en forte croissance… mais imparfaite

    Mais qui dit voiture rechargeable, dit forcément infrastructure de recharge. Le réseau de recharge espagnol connaît une expansion rapide. Fin 2025, le pays compte environ 50 000 points de charge publics opérationnels, selon les données de l’AEDIVE.

    La progression est particulièrement marquée sur les infrastructures rapides :

    • les bornes entre 50 et 250 kW ont quasiment doublé en un an,
    • les bornes ultra-rapides (>250 kW) ont progressé de près de 85 %.

    Les grandes régions comme la Catalogne, Madrid ou l’Andalousie concentrent l’essentiel du réseau.

    Mais cette montée en puissance cache une réalité plus contrastée. Une part significative des bornes installées n’est pas encore en service, en raison de délais de raccordement ou de lenteurs administratives. Résultat : la disponibilité réelle du réseau reste inférieure aux chiffres annoncés.

    Des freins encore bien identifiés

    Malgré une dynamique positive, plusieurs obstacles continuent de freiner l’adoption des véhicules électriques.

    Le premier concerne la fiabilité et la répartition des infrastructures. Le réseau reste inégalement réparti, avec des zones rurales encore peu couvertes.

    À cela s’ajoute un facteur classique : le prix d’achat encore élevé des véhicules électriques, qui limite leur adoption par les particuliers, malgré les subventions. Enfin, le manque de visibilité sur les dispositifs à venir a longtemps entretenu une certaine prudence chez les consommateurs comme chez les acteurs du marché.

    Une refonte des aides en 2026

    Face à ces limites, le gouvernement espagnol a engagé une transformation majeure de son dispositif de soutien. Le programme MOVES III, en vigueur jusqu’en 2025, est progressivement remplacé par un nouveau cadre national intégré au plan « Auto 2030 ». Au cœur de cette stratégie : le Plan Auto+, doté d’environ 400 millions d’euros d’aides directes à l’achat.

    Contrairement au système précédent, la gestion devient centralisée au niveau national, avec un objectif clair : simplifier les démarches, réduire les délais et harmoniser les conditions d’accès. Ce dispositif s’inscrit dans un plan global estimé à plus de 1,2 milliard d’euros, incluant également le soutien à l’industrie et aux infrastructures.

    source : movilidad sostenible

    Une stratégie industrielle ambitieuse

    Au-delà du marché, l’Espagne entend jouer un rôle majeur dans la chaîne de valeur européenne de l’électromobilité. Le pays accueille notamment un projet stratégique de gigafactory porté par CATL et Stellantis, avec une capacité annoncée de 50 GWh par an et un démarrage prévu fin 2026.  Parallèlement, plusieurs constructeurs accélèrent l’électrification de leurs sites industriels :

    • SEAT et CUPRA à Martorell
    • Stellantis à Vigo, Saragosse et Madrid
    • Ford à Valence

    Les énergéticiens jouent également un rôle central dans le déploiement des infrastructures, à l’image de Iberdrola ou Endesa, très actifs sur les réseaux de recharge rapide.

    source : SEAT et CUPRA

    Une transition engagée mais encore incomplète

    L’Espagne s’est fixé des objectifs ambitieux dans le cadre de sa transition énergétique :

    • 30 % d’énergie renouvelable dans les transports d’ici 2030
    • 70 % d’électricité renouvelable
    • neutralité carbone du secteur des transports à l’horizon 2050

    Entre accélération des ventes, structuration industrielle et amélioration progressive des infrastructures, l’électromobilité espagnole avance rapidement. Mais pour rattraper les marchés les plus matures, elle devra encore lever plusieurs verrous structurels et garantir une exécution plus fluide de sa stratégie.

  • Rivian R2 : le SUV électrique qui veut concurrencer la Tesla Model Y

    Rivian R2 : le SUV électrique qui veut concurrencer la Tesla Model Y

    Avec le R2, Rivian entre dans une nouvelle phase de son développement. Plus compact, plus accessible et pensé pour un volume de production bien supérieur, ce SUV électrique doit permettre au constructeur américain de passer d’un acteur de niche à un véritable concurrent sur le marché mondial.

    source : Rivian

    Le modèle de la bascule pour Rivian

    Avec le R2, Rivian change clairement de stratégie. Jusqu’ici positionnée sur des véhicules premium relativement chers comme les R1T et R1S, la marque américaine s’attaque désormais à un segment beaucoup plus volumique. Ce nouveau SUV devient ainsi le modèle le plus stratégique de l’histoire de Rivian, celui qui doit permettre au constructeur de devenir rentable à moyen terme, après une année 2025 compliquée. 

    Présenté dans sa version définitive en mars 2026, le R2 sera produit dès cette année aux États-Unis. Et la nouvelle c’est que comparé aux modèles antérieurs de Rivian, le R2 va pouvoir être commercialisé en Europe attendue à partir de 2027. 

    Un SUV plus compact, pensé pour un usage mondial

    En effet, le Rivian R2 se positionne comme un SUV familial de taille intermédiaire, plus compact que le R1S mais toujours orienté vers la polyvalence et l’aventure.

    source : Rivian

    Côté dimensions, on est sur un véhicule d’environ 4,72 mètres de long avec un empattement de 2,94 m, ce qui le place directement face aux références du segment comme le Tesla Model Y. Selon différents essais presse réalisés par nos confrères américains, c’est un véhicule spacieux et en effet, le véhicule propose un généreux volume de coffre de 812 litres, soit 10 litres de moins que son futur rival : la Tesla modèle Y. 

    Côté design, on ne s’y trompe pas, on est bien sur une Rivian. On retrouve l’ADN de la marque : silhouette robuste, lignes simples et orientation “outdoor”, avec une garde au sol élevée qui confirme son positionnement polyvalent. 

    Une gamme complète, avec plusieurs niveaux de performances

    C’est une nouvelle annoncée il y a peu, Rivian a structuré le R2 autour de plusieurs versions, avec une montée en puissance progressive entre 2026 et 2027.

    La gamme s’articule autour de quatre grandes configurations :

    • Au sommet de l’offre, on retrouve la R2 Performance (Launch Edition). Cette version incarne clairement la vision la plus sportive du SUV, avec une puissance annoncée de 656 chevaux. Grâce à sa transmission intégrale, elle est capable d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 3,6 secondes, des performances qui la placent directement au niveau de certaines références du segment. Côté autonomie, Rivian annonce environ 530 kilomètres, un chiffre cohérent compte tenu du niveau de performance proposé. Le tout pour un tarif estimé autour de 58 000 dollars, ce qui en fait une version haut de gamme mais encore relativement compétitive sur le marché américain.
    • Un cran en dessous, la R2 Premium adopte une approche plus équilibrée. Avec une puissance d’environ 450 chevaux, elle conserve des performances solides tout en se positionnant davantage sur le confort et l’expérience à bord. L’autonomie reste similaire à celle de la version Performance, aux alentours de 530 kilomètres, ce qui en fait une déclinaison particulièrement intéressante pour un usage quotidien.
    • La R2 Standard Long Range marque une première vraie bascule vers un positionnement plus accessible. Cette version repose sur une transmission propulsion, ce qui permet d’optimiser les coûts tout en conservant une autonomie élevée. Rivian annonce jusqu’à 345 miles, soit environ 555 kilomètres, un chiffre particulièrement compétitif sur ce segment. Son prix devrait se situer autour de 50 000 dollars, ce qui la positionne comme une version stratégique pour le volume.
    • Enfin, la R2 Standard, qui constituera l’entrée de gamme, vise clairement un public plus large. Avec une autonomie estimée à environ 275 miles (soit environ 440 kilomètres), elle reste dans les standards du marché tout en affichant un prix cible de 45 000 dollars. Son lancement est prévu pour 2027, dans une logique classique de montée en gamme progressive, avec d’abord les versions les plus rentables avant l’arrivée des déclinaisons plus accessibles.
    source : Rivian

    Des performances solides et une recharge rapide

    Sur le plan technique, le Rivian R2 repose sur une nouvelle plateforme dédiée aux modèles de taille intermédiaire. Parmi les éléments clés annoncés parle constructeur, on a la présence d’une batterie d’environ 87,9 kWh qui comme expliqué précédemment, confère une autonomie allant jusqu’à 530 km selon les versions. Ces batteries ont la recharge rapide qui permet de passer de 10 à 80 % en environ 29 minutes. Ce n’est pas le véhicule le plus rapide du marché à ce sujet, mais c’est cohérent pour le segment.

    Toujours sur la recharge, le nouveau modèle Rivian adoptera également le standard de recharge NACS qui est compatible Tesla. C’est un choix stratégique important pour faciliter l’accès au réseau de recharge nord-américain et se positionner toujours plus comme l’un des futurs concurrents du leader américain. 

    source : Rivian

    Un SUV très technologique, centré sur le logiciel

    L’un des facteurs les plus importants pour les clients qui cherchent un nouveau véhicule, c’est la qualité de la technologie embarquée. Rivian a donc fortement misé sur le logiciel pour se différencier.

    En ce sens, on nous apprend que le R2 embarque une connectivité 5G, un assistant vocal intelligent, un système de surveillance à distance (Gear Guard) et ses équipements pourront être maintenu à jour grâce au système de mises à jour à distance (OTA).

    Mais surtout, tous les modèles sont pré-équipés pour le système Autonomy+, la plateforme de conduite assistée de Rivian, qui pourra évoluer vers des fonctions de conduite semi-autonome plus avancées. 

    source : Rivian

    Une stratégie industrielle progressive

    Les données c’est bien, mais où va se produire se Rivian R2 ? La production du R2 débutera dans l’usine de Rivian dans l’Illinois, avant un transfert progressif vers un nouveau site en Géorgie à partir de 2028. Cela va permettre à Rivian de limiter ses investissements à court terme mais aussi accélérer le lancement du modèle et sécuriser ses volumes de production

    À terme, le R2 doit représenter une part importante des livraisons du constructeur, avec plusieurs dizaines de milliers d’unités prévues chaque année. 

    usine de Rivian

    Avec un prix d’entrée autour de 45 000 $, une autonomie compétitive et un positionnement SUV familial, le Rivian R2 cible clairement le Tesla Model Y. L’idée est quand même de rester fidèle à sa ligne de conduite et donc Mais là à se différencier sur son image “aventure”, sa modularité intérieure et son approche plus orientée lifestyle. L’arrivée du modèle en Europe qui devrait avoir lieu en 2027, confirme cette ambition globale

    source : Rivian

    Un modèle clé pour l’avenir de Rivian

    Avec le R2, Rivian joue gros. Ce SUV ne doit pas seulement élargir la gamme : il doit transformer l’entreprise. Entre montée en volume, pression concurrentielle et enjeux de rentabilité, le succès du R2 sera déterminant pour l’avenir du constructeur américain.

  • Toyota, le roi de l’hybride mise sur une stratégie multi-technologies

    Toyota, le roi de l’hybride mise sur une stratégie multi-technologies

    A l’occasion du lancement du nouveau C-HR +, son SUV compact à succès désormais 100 % électrique, Toyota rattrape son « retard à l’allumage » sur le marché des VE. Prudent, le premier constructeur mondial adopte une stratégie multi-énergies en développant plusieurs technologies, adaptées selon ses marchés. Ce plan lui permet de rester présent et puissant partout dans le monde, renforce sa réputation de fiabilité, tout en conservant son expertise dans l’hybridation et l’innovation avec l’hydrogène. 

    source : Toyota

    C-HR+, la deuxième offre électrique de Toyota pour les particuliers 

    Quelques mois après la mise à jour de son SUV familial électrique bZ4X (pour Beyond Zero 4 Cross), Toyota convertit son best-seller le C-HR+ (ou C-HR « BEV ») à l’électricité. Ce SUV de 4,53 m est disponible en 2 ou 4 roues motrices avec deux capacités de batteries (58 ou 77 kWh) ce qui lui octroie jusqu’à 607 km d’autonomie en cycle WLTP. La fiche technique indique trois niveaux de puissance : 167, 224 ou 343 ch. Le style et la qualité de finition sont soignés et devraient intéresser de potentiels clients européens, d’autant que son prix de départ (à partir de 39 600 €) le positionne dans la course avec ses rivaux chinois plus avancés. Toyota a pris son temps pour le lancer mais le C-HR+ constitue la tête d’affiche d’une gamme électrique qui va s’élargir dans les prochains mois (14 modèles prévus d’ici 2027).

    De l’électrique « Made in Japan »

    Si Toyota se montrait discret jusqu’à présent sur le marché de l’électrique, c’est d’abord parce que le groupe préfère développer ses propres outils industriels, sans s’associer aux constructeurs chinois. Ainsi ont été créées une plate-forme spécifique e-TNGA (electric Toyota New Global Architecture), une unité de puissance e-Axle (qui réunit moteur, boîte et onduleur) fournit par le japonais Aisin et des batteries lithium-ion de PPES (Prime Planet Energy & Solutions), issues du partenariat entre Panasonic et Toyota. Le C-HR+ (tout comme le SUV bZ4X) est fabriqué au Japon, dont la qualité de production et réputation de fiabilité n’est plus à démontrer, ce qui doit convaincre les clients hésitant à franchir le pas de l’électrification.

    source : Toyota

    2025, année record en Europe

    Cette entrée en douceur sur le marché électrique (BEV) vient s’ajouter aux autres atouts du géant nippon, à savoir une stratégie multi-technologies planifiée : les motorisations hybrides et hybrides rechargeables sont privilégiées à court terme, en attendant la montée en puissance des ventes d’électrique puis un mix électrique-hydrogène à plus longue échéance.

    Grâce à son expertise technique, Toyota peut donc se permettre de poursuivre le développement simultané des hybrides (HEV), hybrides rechargeables (PHEV) et véhicules à hydrogène (pile à combustible FCEV). Sans délaisser les moteurs thermiques qui équipent ses grands 4×4 comme le Land Cruiser, très populaires en Amérique ou Afrique.

    Car pour rester premier constructeur mondial, le Groupe Toyota s’adapte à tous les marchés dont la demande est très diverse. En 2025, Toyota a vendu 11,3 M de véhicules dans le monde (+ 4,6 % vs 2024). L’Europe signe une année record avec 1,2 M de ventes dont les trois quarts sont électrifiées. Ces chiffres valident cette stratégie multi-énergies, car les besoins évoluent selon les infrastructures de recharge, prix de l’électricité, normes environnementales locales et matières premières disponibles.

    source : Toyota

    Batteries solides, prochaine « r-évolution » électrique chez Toyota

    Lors du dernier salon de Tokyo en 2025, Toyota a affirmé qu’un prochain véhicule de série embarquera des batteries « solides » (solid state) d’ici quelques mois. Encore à l’état de prototype, cette technologie de chimie s’annonce révolutionnaire avec des packs légers, compacts et capables d’offrir une densité énergétique bien supérieure aux batteries lithium actuelles. L’autonomie pourrait tripler, jusqu’à 1200 km avec une seule charge. Cette promesse qui reste encore à découvrir à bord d’une voiture réelle, montre que le géant japonais avance à son rythme, suivant sa feuille de route et se soucie peu de ses concurrents.

    Toyota au salon de Tokyo 2025 – source : Le Journal De l’Automobile

    L’hybride, toujours en pointe chez Toyota

    Depuis le lancement de la Prius en 1997, Toyota a produit plus de 25M de voitures hybrides dans le monde. Cette technologie innovante qui associe une double motorisation essence et électrique équipe désormais tous types de modèles : de la petite Yaris HSD aux Lexus RX, LS ou ES en passant par le RAV 4, la Corolla et bientôt la mini-citadine Aygo X. En Europe, la fiabilité et la simplicité d’utilisation de cette technologie ont rapidement convaincu les automobilistes qui réalisent de belles économies de carburant (autour de 3,3L/100 pour une berline compacte comme la Corolla hybride). 

    La 5e génération de Prius est désormais hybride rechargeable et voit sa consommation mixte moyenne diminuer à 0,7 L/100 en cycle WLTP. Et lorsque sa batterie est complètement déchargée, la Prius fonctionne comme un full hybrid économe en carburant, ce qui n’est pas le cas de ses rivales. De quoi satisfaire aux exigences réglementaires de l’UE. Si ses parts de marché en hybride rechargeable restent modestes, le groupe japonais montre qu’il est capable d’accentuer ses efforts vers la neutralité carbone.

    Autre preuve de sa souplesse d’adaptation aux marchés, Toyota a mis au point un moteur hybride flexfuel, spécifiquement pour l’Amérique latine, qui accepte l’essence et le superéthanol E85, très populaire au Brésil notamment.

    source : Toyota

     

    L’hydrogène, énergie de demain : Toyota y croit

    A la différence de ses concurrents, Toyota ne croit pas à la solution unique pour décarboner et travaille sur l’hydrogène depuis de longues années. L’H2 qui alimente une pile à combustible représente une alternative crédible et zéro émission notamment pour le transport routier, les bus ou les flottes d’entreprises. La berline Mirai munie d’une pile de 3e génération plus compacte et efficiente connaît pourtant une carrière difficile auprès des particuliers en raison de son prix (73 000 €) et surtout du manque de points de charge en hydrogène. 

    source : Toyota

    C’est donc tout l’écosystème de la filière  hydrogène que Toyota veut inventer avec le projet TOKYO H2, né en septembre 2025 dans la capitale japonaise : parc roulant (taxis, automobiles, bus), stations de distribution à travers la ville, infrastructures et production d’hydrogène. Une flotte de 600 taxis Crown H2 devraient d’abord circuler d’ici 2030 dans les rues de Tokyo, qui deviendra un laboratoire grandeur nature pour perfectionner cette technologie en constant développement et sensibiliser le public à cette nouvelle énergie propre. Conçu comme un Hub, cette ville-pilote pourra se déployer ailleurs dans le monde et continuer de marquer l’empreinte de Toyota. 

    source : Toyota

    Le leader mondial n’a donc pas fini sa conquête « multi-technologies » à travers les 170 pays où il est présent.

  • DS N°7 : DS Automobiles dévoile la nouvelle génération de son SUV best-seller

    DS N°7 : DS Automobiles dévoile la nouvelle génération de son SUV best-seller

    DS Automobiles a officiellement présenté le DS N°7, un nouveau SUV premium destiné à succéder au DS 7 lancé en 2017. Proposé avec une offre multi-énergie, ce modèle marque une nouvelle étape dans la stratégie d’électrification progressive de la marque française du groupe Stellantis.

    source : Stellantis

    Le successeur du best-seller DS 7

    Avec le DS N°7, DS Automobiles renouvelle l’un des modèles les plus importants de sa gamme. Ce nouveau SUV succède en effet au DS 7, lancé en 2017, qui, selon les dires du constructeur, a constitué pendant plusieurs années le modèle le plus vendu de la marque premium française. En effet, il a été le premier SUV développé spécifiquement pour DS Automobiles et avait pour objectif d’installer de manière durable la marque dans le segment premium européen.

    Selon les estimations du marché, les ventes mondiales du DS 7 se situeraient aujourd’hui entre 150 000 et 200 000 exemplaires, bien que le constructeur ne publie plus de chiffres détaillés modèle par modèle depuis 2023, préférant communiquer sur les performances globales du groupe.

    source : Drivek

    Avec cette nouvelle génération baptisée DS N°7, la marque espère prolonger cette dynamique tout en modernisant son offre technologique et énergétique.

    Une présence affirmée et des proportions maîtrisées

    Ses dimensions sont les suivantes : 4,66 mètres de longueur, une largeur de 1,90 mètre et une hauteur de 1,63 mètre. Les puristes de l’ancien modèle auront peut-être remarqué son allongement de 7 centimètres, dont 5 centimètres dédiés à l’empattement, désormais fixé à 2,79 mètres. L’entièreté de ses dimensions participe à l’amélioration de l’habitabilité sans altérer l’agilité globale du véhicule.

    Visuellement, le DS N°7 se distingue par une silhouette tendue, dynamique et avec un caractère statutaire affirmé. Il est équipé de grandes roues pouvant atteindre 21 pouces, avec un diamètre total de 740 mm. Le toit est légèrement arquée, prolongée par un spoiler intégré, qui favorise l’efficacité aérodynamique (Cx) de 0,26.

    À l’avant, la signature visuelle repose sur une identité lumineuse marquée, avec les DS LIGHT BLADE en forme de V associées à une calandre éclairée. À l’arrière, des éléments lumineux verticaux reprennent ce langage stylistique, assurant une cohérence visuelle et une forte identité.

    source : Stellantis

    Une nouvelle génération désormais multi-énergie

    Le DS N°7 repose sur la nouvelle plateforme STLA Medium du groupe Stellantis, une base technique conçue pour accueillir plusieurs types de motorisations électrifiées. C’est donc tout naturellement que ce SUV est proposé avec différentes énergies afin de répondre aux besoins des différents marchés.

    La gamme devrait notamment inclure :

    • une version hybride 145 ch, qui constituera l’entrée de gamme
    • une version hybride rechargeable, destinée à représenter le cœur des ventes
    • plusieurs versions 100 % électriques E-TENSE

    À noter que les commandes s’ouvrent dès le mardi 17 mars (jour d’annonce), sur une première version FWD 230 ch : “N°7 E-TENSE FWD ÉTOILE LIGNE BUSINESS”, proposée au tarif de 64 200 €.

    Des caractéristiques techniques convaincantes

    Du côté de l’électrique, DS annonce des autonomies particulièrement ambitieuses et convaincantes.

    Pour la version la plus performante (E-TENSE FWD Long Range), le constructeur annonce une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 740 km sur le cycle WLTP, grâce à une batterie de 97,2 kWh produite en France dans la gigafactory ACC : le made in France est à l’honneur.

    Pour la version E-TENSE AWD Long Range, dotée de la même batterie et d’une transmission intégrale, l’autonomie atteindrait 679 km en cycle mixte WLTP. La dernière version de l’offre électrique (E-TENSE FWD) est équipée d’une batterie de 73,7 kWh offrant jusqu’à 543 km d’autonomie en cycle mixte WLTP.

    source : Stellantis

    Côté recharge, c’est également convaincant, car le DS N°7 E-TENSE peut passer de 20 à 80 % de charge batterie en 27 minutes (31 minutes pour la batterie de 73,7 kWh). De plus, DS a installé un freinage régénératif à 3 niveaux pour optimiser l’autonomie sur les différents types de trajets.

    Un SUV technologique inspiré de l’univers du luxe

    Au-delà de ses motorisations, DS Automobiles met particulièrement en avant la dimension technologique de son nouveau SUV.

    Le DS N°7 embarque en effet plusieurs technologies destinées à améliorer à la fois le confort, la sécurité et l’expérience numérique à bord.

    Parmi les principaux équipements annoncés :

    • Projecteurs DS Pixel Vision : un système d’éclairage intelligent capable d’adapter automatiquement le faisceau lumineux afin d’optimiser la visibilité sans éblouir les autres usagers.
    • Suspension pilotée avec caméra : le système analyse la route en temps réel afin d’adapter le comportement de la suspension et améliorer le confort de conduite.
    • Affichage tête haute étendu : les informations de conduite sont projetées directement dans le champ de vision du conducteur pour limiter les distractions.
    • Interface numérique avancée : l’habitacle intègre un grand écran central et un système d’infodivertissement connecté conçu pour centraliser la plupart des fonctions du véhicule.
    • Aides à la conduite de dernière génération : le SUV embarque plusieurs systèmes d’assistance permettant d’améliorer la sécurité et d’accompagner le conducteur sur autoroute ou en circulation dense.
    source : Stellantis

    La liste est longue et complète. Si vous souhaitez davantage de détails, elle est à retrouver sur le communiqué de presse disponible sur le site Stellantis.

    Un SUV qui s’inscrit dans la transition énergétique de DS

    Le lancement du DS N°7 s’inscrit dans la transformation progressive de la marque vers l’électrification. En effet, depuis plusieurs années, DS Automobiles fait évoluer l’ensemble de sa gamme autour de motorisations électrifiées, notamment sous l’appellation E-TENSE, qui regroupe les versions hybrides rechargeables et électriques du constructeur.

    Si, en 2021, DS annonçait que tous les nouveaux modèles lancés à partir de 2024 seraient 100 % électriques et que la marque deviendrait 100 % électrique à terme, la stratégie a évolué. Depuis 2025, Stellantis a adopté une stratégie multi-énergies en Europe (EV + hybridations) pour tenir compte de la demande réelle.

    Le DS N°7 vient ainsi compléter cette nouvelle offensive produit, avec une proposition plus polyvalente destinée à un volume de ventes plus important.

    source : Stellantis

    Un modèle stratégique pour l’avenir de DS Automobiles

    Avec le DS N°7, la marque remplace un SUV qui constitue depuis plusieurs années l’un des piliers commerciaux de la gamme DS. On peut considérer cela de deux manières : une prise de risque ou bien une sécurité assurée.

    Dans un segment particulièrement concurrentiel, dominé par les SUV premium allemands et désormais intercontinentaux, ce nouveau modèle devra permettre à DS Automobiles de renforcer sa position et d’élargir sa clientèle.

  • Nouvelle i3, le modèle qui lance véritablement BMW vers l’électrique

    Nouvelle i3, le modèle qui lance véritablement BMW vers l’électrique

    Après le SUV iX3, BMW poursuit son offensive sur le marché des VE avec la berline i3. La version « zéro émission » de l’emblématique Série 3 entend devenir la référence des modèles premium électriques. BMW annonce une autonomie jusqu’à 900 km, une rapidité de charge avec des pics à 400kW et 469 ch de puissance en transmission intégrale. Depuis le concept-car « Neue Klasse », le constructeur allemand passe donc la vitesse supérieure avec cette voiture capitale pour la réussite de son programme d’électrification.

    source : BMW

    L’i3, nouvelle référence des électriques premium

    Deuxième modèle du programme « Neue Klasse » de BMW, l’i3 (qui n’est autre que la version électrique de la Série 3) vise l’excellence pour les longs trajets. Conçue sur la nouvelle plate-forme dédiée, la berline repose donc sur une architecture 800 V, qui va lui permettre de récupérer 400 km d’autonomie en seulement 10 minutes, car elle peut recevoir des pics de puissance de charge en courant continu jusqu’à 400 kW. Les batteries de nouvelle génération sont directement intégrées au châssis (cell-to-pack), compactes et très plates, intégrant des cellules cylindriques, ce qui facilite leur changement individuel en cas de défaillance. 

    Deux moteurs électriques (un par essieu) hautement efficients pourront assurer la transmission intégrale et octroient 469 ch de puissance totale (et 645 Nm de couple). L’i3 semble donc idéalement taillée pour les voyages au long cours. Autonomie annoncée mais pas encore homologuée: près de 900 km avec une charge.

    source : BMW

    La stratégie de BMW : deux berlines pour deux énergies différentes

    Esthétiquement, l’i3 ressemble à sa cousine thermique la Série 3, l’emblématique tricorps aux lignes tendues et élégantes. C’est un choix assumé par BMW qui souhaite insuffler à sa berline électrique l’ADN et le fameux « Freude am Fahren » (plaisir de conduite) de son best-seller à moteur à combustion. 

    Au catalogue, les clients auront donc le choix : Série 3 thermique (mais aussi hybride rechargeable) et i3 100 % électrique. Les deux modèles vont cohabiter dans la gamme BMW. Face aux hésitations du marché des VE et pour convaincre le plus grand nombre, le constructeur bavarois conserve donc une double offre parallèle et bien identifiée. De quoi couvrir l’ensemble des pays où la marque est présente.

    source : BMW

    Une redistribution électrique bi-directionnelle

    En stationnement, la BMW i3 propose également des fonctions de recharge bidirectionnelle : Vehicle-to-Load (en combinaison avec le Chargeur rapide AC Pro 22 kW optionnel) qui permet d’alimenter d’autres appareils électriques branchés sur sa batterie (ordinateur portable, vélos électriques…). Une fonction Vehicle-to-Home qui permet de retourner l’énergie des batteries vers le réseau domestique (domicile, building). Elle est également compatible avec la fonction Vehicle-to-Grid qui permet de renvoyer l’énergie au réseau électrique général depuis une borne de recharge (sous réserve de disponibilité sur les marchés). La technologie déployée par BMW élargit ainsi la polyvalence de l’i3 et doit rendre plus simple son utilisation au quotidien et la gestion de la charge.

    Habitacle et interface futuristes

    A l’intérieur, l’i3 reprend l’essentiel des codes du concept-car « Neue Klasse » avec une interface pensée pour l’électromobilité, tout en conservant une certaine sportivité, baptisée Panoramic iDrive. L’écran central est légèrement orienté vers le conducteur, un large bandeau Panoramic Vision placé sous le pare-brise permet une meilleure visibilité des informations de conduite, tandis que l’unité de commande « Heart of Joy » offre une réactivité dix fois plus rapide que les systèmes précédents. L’agrément de conduite de l’i3 se doit d’être au sommet des prestations d’un modèle premium, y compris électrique.

    source : BMW

    Un investissement industriel majeur pour l’électrique

    Véritable enjeu stratégique pour le constructeur bavarois, l’i3 est produite dans l’usine de Munich, site historique de BMW depuis 1922. Plus de 650 M€ ont été investis pour adapter les lignes de montage et moderniser le site en vue d’une production totale de voitures 100% électriques. D’autres modèles viendront progressivement compléter la production. 

    source : BMW

    L’assemblage des premières i3 débutera en août 2026 pour des livraisons attendues en fin d’année. Le prix de l’i3 n’a pas encore été communiqué. A noter qu’une version Touring (break familial) puis M (très sportive) seront lancées ultérieurement, preuve que l’i3 constitue la base de l’engagement de BMW vers la voiture électrique.

  • SAIC Z7 : la berline électrique chinoise qui assume son inspiration Porsche Taycan

    SAIC Z7 : la berline électrique chinoise qui assume son inspiration Porsche Taycan

    Présentée en mars 2026, la SAIC Z7 (aussi appelée Shangjie Z7) est une nouvelle berline électrique développée par SAIC Motor en collaboration avec Huawei. Avec un design qui rappelle fortement la Porsche Taycan et un prix bien plus accessible, ce modèle ambitionne de s’imposer face aux nouvelles références chinoises du segment, à commencer par la Xiaomi SU7.

    Source : Saic

    Une nouvelle berline électrique née de la collaboration entre SAIC et Huawei

    La SAIC Z7 est le fruit d’un partenariat étroit entre SAIC Motor et Huawei. Le modèle s’inscrit dans l’écosystème Harmony Intelligent Mobility Alliance (HIMA), une plateforme technologique qui permet au géant chinois des télécommunications d’intégrer ses solutions logicielles et ses systèmes d’assistance à la conduite dans différents véhicules électriques.

    Positionnée dans la catégorie des berlines électriques premium, la Z7 adopte une silhouette fastback très dynamique. Avec une longueur estimée à environ 5 mètres, le modèle affiche des proportions proches des grandes berlines sportives du marché.

    L’objectif est clair : proposer un véhicule à la fois technologique, performant et visuellement attractif, tout en restant nettement plus accessible que les modèles européens auxquels il est souvent comparé.

    Source : Saic

    Un design très inspiré de la Porsche Taycan

    C’est probablement l’élément qui a le plus fait parler lors de la présentation du véhicule. La SAIC Z7 adopte en effet de nombreux codes stylistiques qui rappellent la Porsche Taycan.

    Elle se distingue par une carrosserie très basse, une ligne de toit fuyante et un profil de coupé quatre portes. L’un des détails qui rappelle la Porsche, c’est aussi le fait que les feux avant soient un peu bombés par rapport au reste du capot. Ces éléments donnent à la voiture une allure sportive très marquée, et surtout une attitude et un style semblables à l’iconique Taycan.

    Source : Porsche

    Le modèle intègre également plusieurs éléments de design modernes comme des poignées de portes semi-affleurantes ou un capteur LiDAR installé sur le toit pour les systèmes de conduite assistée. À l’arrière, la Z7 adopte un bandeau lumineux traversant toute la largeur du véhicule, baptisé « Galaxy tail light ».

    Une variante shooting brake, baptisée Z7T, a également été présentée. Cette version plus familiale privilégie l’espace à bord et le volume de coffre tout en conservant l’esthétique sportive du modèle.

    Source : Saic

    Une berline électrique très technologique

    La SAIC Z7 met surtout l’accent sur la technologie embarquée. Le véhicule repose notamment sur la plateforme logicielle de Huawei et intègre un cockpit numérique basé sur HarmonyOS.

    L’habitacle propose un écran central orientable vers le conducteur, ainsi qu’un écran dédié au passager avant. Une zone spécifique sur la planche de bord permet également d’exposer des objets personnalisés comme des figurines ou accessoires décoratifs.

    Côté conduite assistée, la Z7 devrait embarquer le système Huawei Qiankun ADS, associé à un capteur LiDAR et à plusieurs capteurs avancés pour les fonctions de conduite autonome et d’assistance à la conduite.

    Le châssis bénéficie également de la technologie Huawei Tuling, associée à un système de suspension sophistiqué comprenant une double triangulation à l’avant et un essieu multibras à l’arrière.

    Un record d’autonomie pour le segment

    Sur le plan technique, la SAIC Z7 repose sur une architecture électrique 800 volts, conçue pour améliorer les performances et la vitesse de recharge. Selon les premières informations disponibles, plusieurs configurations devraient être proposées.

    Les clients pourront choisir entre deux batteries (81 et 100 kWh) et deux motorisations (propulsion et transmission intégrale), un fait basique mais essentiel pour le segment.

    Côté batterie, c’est là que la marque chinoise est fière (et elle peut), car elle annonce que sa berline électrique atteint une autonomie maximale de 905 km selon le cycle chinois de référence (CLTP). Pour le cycle européen (WLTP), il faudrait compter environ 770 km. Mais alors pourquoi on la compare avec la Xiaomi SU7 ? Simplement car, pour deux véhicules du même segment, la Z7 dépasse son homologue de… 3 kilomètres d’autonomie.

    Source : Xiaomi

    Une rivale directe de la Xiaomi SU7

    On ne connaît pas encore les prix des différentes versions de la SAIC Z7. Selon les estimations des spécialistes, elle devrait être commercialisée en Chine dans une fourchette de prix comprise entre 220 000 et 280 000 yuans, soit 27 000 – 35 000 €.

    Un positionnement tarifaire particulièrement agressif face à des modèles comme la Porsche Taycan, dont le prix dépasse largement les 100 000 euros, mais aussi face à la Xiaomi SU7 qui s’impose déjà comme l’une des nouvelles références du marché chinois et qui entre en gamme à quelque 229 900 yuans (environ 28 150 euros).

    Les précommandes de la SAIC Z7 ouvrent le 23 mars 2026 en Chine, tandis que les visuels finaux et les prix officiels seront dévoilés le 31 mars 2026. Les premières livraisons sont prévues au deuxième trimestre 2026.