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  • Honda annule plusieurs modèles électriques aux USA et anticipe jusqu’à 570 milliards de yens de pertes

    Honda annule plusieurs modèles électriques aux USA et anticipe jusqu’à 570 milliards de yens de pertes

    Le constructeur japonais Honda Motor Co. a annoncé le 12 mars 2026 l’abandon du développement de plusieurs modèles électriques destinés au marché nord-américain. Cette décision pourrait entraîner jusqu’à 570 milliards de yens de pertes exceptionnelles pour l’exercice fiscal 2025-2026, une situation inédite pour le groupe depuis plusieurs décennies.

    source:honda

    Honda revoit sa stratégie électrique

    Le 12 mars 2026, Honda Motor Co. a publié un communiqué qui a fait l’effet d’une bombe dans l’industrie automobile. En effet, le groupe a décidé d’annuler le développement et le lancement de plusieurs modèles de véhicules 100 % électriques de la Série 0, initialement prévus pour le marché nord-américain.

    Parmi les projets concernés figurent trois modèles issus de la future Série 0 : le Honda 0 SUV, la Honda 0 Saloon et l’Acura RSX. Ces véhicules devaient être produits aux États-Unis et commercialisés principalement en Amérique du Nord. Alors qu’elles devaient voir le jour cette année 2026, ces voitures ne passeront même pas par la case production.

    source : Honda

    Un ralentissement de la demande électrique en Amérique du Nord, mais pas que

    La décision de Honda Motor Co. d’abandonner plusieurs modèles de la Série 0 s’explique principalement par un ralentissement de la demande pour les véhicules électriques en Amérique du Nord. Dans son communiqué, le groupe évoque explicitement une évolution du marché moins favorable que prévu, poussant l’entreprise à réévaluer certains investissements liés à l’électrification.

    C’est pourtant dans cette même région que Honda comptait accélérer sa transition vers l’électrique. Mais la réalité du marché est autre : en effet, depuis le retour du président Trump au pouvoir, la mobilité 100 % électrique ne se porte pas très bien. La faute certainement à la suppression du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $ dès septembre 2025, mais aussi à l’instauration, par l’administration, d’un tarif douanier de 25 % depuis janvier 2026. Conséquence : en un an, les ventes de VE ont chuté d’environ un tiers aux États-Unis, selon plusieurs estimations.

    source : Honda

    Par ailleurs, Honda souligne également dans son communiqué que les attentes des consommateurs évoluent fortement sur certains marchés, notamment en Chine. Le constructeur explique que « la valeur perçue d’un véhicule ne repose plus uniquement sur des caractéristiques matérielles, comme l’efficacité énergétique ou l’espace à bord, mais de plus en plus sur les fonctionnalités logicielles, capables d’évoluer en permanence grâce aux mises à jour et à la personnalisation des services ». Cette transformation du marché a poussé le groupe à repenser ses priorités technologiques et ses investissements.

    source : Honda

    Jusqu’à 570 milliards de yens de pertes exceptionnelles

    Les chiffres évoqués dans la déclaration de Honda sont représentatifs de la situation compliquée qu’il vit. Honda indique anticiper jusqu’à 570 milliards de yens de pertes exceptionnelles, soit environ 3,6 milliards d’euros, pour l’exercice fiscal qui s’achève le 31 mars 2026.

    Ces pertes seront comptabilisées au quatrième trimestre fiscal, couvrant la période de janvier à mars 2026. Le groupe précise également que les dépenses et pertes cumulées liées à ces projets pourraient atteindre 2 500 milliards de yens sur plusieurs exercices financiers.

    Selon plusieurs analystes financiers, cette situation pourrait conduire à la première perte annuelle du groupe depuis 1957, un événement particulièrement rare dans l’histoire du mythique constructeur japonais.

    Les dirigeants assument la responsabilité

    Face à cette situation, et en plus d’annuler la production de trois de leurs véhicules 100 % électriques, les dirigeants du groupe ont annoncé des mesures symboliques.

    Le CEO Toshihiro Mibe et le vice-président exécutif et directeur financier Noriya Kaihara ont décidé de réduire volontairement leur rémunération de 30 % pendant trois mois.

    Toshihiro Mibe – source : Honda

    Dans le communiqué, les deux dirigeants reconnaissent la nécessité de réagir rapidement face à l’évolution du marché et d’adapter la stratégie industrielle du groupe.

    Un pivot stratégique vers l’hybride

    En réponse à l’annulation de ces projets, Honda annonce une réorientation plus large de sa stratégie d’électrification. Le constructeur explique vouloir adopter une stratégie d’investissement plus flexible dans l’allocation de ses ressources afin de mieux s’adapter à l’évolution de la demande mondiale. C’est dans ce communiqué que nous apprenons donc que la marque va renforcer son positionnement sur les technologies hybrides, dont la demande reste soutenue sur plusieurs marchés.

    En ce sens, on imagine que les usines qui devaient produire les VE Honda, comme les usines présentes dans l’Ohio par exemple, devraient reconvertir leurs lignes CR-V BEV en CR-V e:PHEV au plus vite en 2026.

    source : Honda

    Cette réorganisation stratégique doit permettre à Honda de mieux répondre aux évolutions du marché automobile, en attendant la présentation d’une nouvelle feuille de route industrielle qui devrait être dévoilée après le 1er avril 2026, une fois l’exercice fiscal clôturé (31 mars pour rappel).

    Un signal fort et un avenir à surveiller

    En annulant plusieurs modèles de sa future Série 0, le constructeur japonais envoie un signal fort en faisant le choix de ralentir son ambition 100 % électrique dans des régions moins volontaires. La situation économique préoccupante de Honda doit ainsi être soulagée de frais additionnels.

    La stratégie que dévoilera Honda dans les prochains mois sera donc particulièrement scrutée par l’ensemble de l’industrie automobile.

  • Nice Boating Tomorrow : le premier salon international du nautisme durable jette l’ancre à Nice

    Nice Boating Tomorrow : le premier salon international du nautisme durable jette l’ancre à Nice

    Du 19 au 22 mars 2026, la ville de Nice accueille la première édition de Nice Boating Tomorrow, un salon international entièrement consacré au nautisme durable. Pendant quatre jours, professionnels, industriels, institutions et grand public se réuniront au Port de Nice pour découvrir les technologies et les innovations qui pourraient façonner la plaisance de demain.

    source : Nice Boating Tomorrow

    Un contexte qui pousse le nautisme à se réinventer

    Nice Boating Tomorrow intervient dans un contexte de profonde transformation du secteur maritime. Entre décarbonation des navires, innovations technologiques, nouvelles mobilités en mer et protection des écosystèmes, toute la filière du nautisme est aujourd’hui poussée à évoluer. Le but du salon est donc de réunir tous les acteurs du secteur afin de présenter les solutions qui pourraient façonner une navigation plus durable.

    Le choix de Nice pour accueillir ce salon n’est pas anodin. Située au cœur de la Méditerranée et dotée d’un écosystème maritime dynamique (Port accessible, label « Territoire d’Industrie » 2023-2027, aides aux startups), la ville dispose d’un cadre idéal pour accueillir ce genre d’évènement. Avec son port, son attractivité internationale et ses engagements environnementaux, Nice ambitionne ainsi de devenir un point de référence pour les initiatives liées à la plaisance durable en Méditerranée.

    source : David Nouy

    Un nouveau rendez-vous international pour le nautisme durable

    À partir du jeudi 19 mars 2026, et jusqu’au dimanche 22 mars 2026, Nice Boating Tomorrow investira le Port de Nice, sur le quai Amiral Infernet. Organisé par Grand Pavois Organisation (GPO), acteur de référence du nautisme depuis plus de 50 ans, ce nouveau salon se positionne comme le premier événement international entièrement dédié au nautisme durable, avec l’ambition de devenir une référence mondiale dans ce domaine. 

    Organisé sur quatre jours, l’événement réunira professionnels du secteur maritime, industriels, start-ups, institutions et passionnés de navigation autour d’un objectif commun : imaginer et construire un modèle de plaisance plus respectueux de l’environnement. En effet, ce salon prend tout son sens lorsque l’on sait que le nautisme de plaisance représente 10% des émissions de CO2 en mer méditerranée 

    Un salon entre exposition, essais en mer et conférences

    Durant toute la durée de cet événement novateur, le public pourra découvrir près de 100 exposants et une cinquantaine de bateaux présentés à flot, représentant les dernières innovations du secteur de l’avenir de la navigation de plaisance. Le salon proposera un côté ludique d’en savoir plus à ce sujet puisqu’il sera possible pour les visiteurs d’assister à des démonstrations et essais en mer, permettant de tester certaines technologies et nouveaux modèles directement dans leur environnement naturel. 

    Parallèlement au salon, un Forum international se tiendra les 19 et 20 mars au centre de congrès OcéaNice. Industriels, experts, institutions et chercheurs y aborderont plusieurs enjeux majeurs pour l’avenir du nautisme, notamment :

    • la décarbonation des bateaux
    • les nouvelles solutions énergétiques
    • les ports durables
    • ou encore l’usage de l’intelligence artificielle dans la navigation de plaisance. 
    source : David Nouy

    L’innovation et la transition écologique au cœur du salon

    Nice Boating Tomorrow mettra particulièrement en avant les technologies permettant de réduire l’impact environnemental de la plaisance. Parmi les innovations attendues figurent notamment :

    • des bateaux électriques ou électro-solaires,
    • des systèmes de propulsion à hydrogène,
    • des voiliers hybrides,
    • des équipements nautiques bas carbone,
    • ou encore des matériaux recyclés pour l’industrie maritime. 

    L’objectif du salon est de montrer que la transition écologique du nautisme est déjà en marche et qu’elle repose sur un écosystème complet d’innovations technologiques, industrielles et environnementales.

    source : Dhamma Blue

    Nice, nouvelle vitrine européenne du nautisme durable

    Avec cet événement, la ville de Nice ambitionne de devenir un nouveau centre de référence pour le nautisme durable en Méditerranée. Le salon s’inscrit quant à lui dans une dynamique plus large portée par la métropole et plusieurs acteurs institutionnels pour renforcer l’économie maritime tout en répondant aux enjeux environnementaux liés à l’utilisation des océans.

    source : Nice Boating Tomorrow

    Nice Boating Tomorrow souhaite ainsi poser les bases d’un nouvel écosystème maritime, plus durable, innovant et tourné vers l’avenir de la plaisance. Les organisateurs attendent 15 000 visiteurs sur la période.

  • Volkswagen lance l’ID.UNYX 08, premier modèle issu de la stratégie « in China, for China »

    Volkswagen lance l’ID.UNYX 08, premier modèle issu de la stratégie « in China, for China »

    Le groupe Volkswagen franchit une nouvelle étape dans sa stratégie chinoise. Le premier véhicule développé conjointement avec XPeng, l’ID.UNYX 08, vient de sortir des chaînes de production à Hefei. Une étape importante pour le constructeur allemand, qui cherche à renforcer sa présence sur le premier marché automobile mondial face à la montée en puissance des marques locales.

    Source : Volkswagen

    Un premier modèle Volkswagen–XPeng produit à Hefei

    Le 13 mars 2026, le groupe Volkswagen a annoncé le lancement de la production en série de l’ID.UNYX 08, premier véhicule développé conjointement avec le constructeur chinois XPeng. Le modèle est assemblé dans l’usine de Hefei, exploitée par Volkswagen Anhui et qui devrait être le hub principal du groupe allemand dans le développement de ses ambitions chinoises.

    Le véhicule a été développé en environ 24 mois, un délai particulièrement court pour l’industrie automobile. Cette rapidité de développement illustre la volonté du constructeur allemand de s’adapter au rythme du marché chinois, souvent qualifié de « China speed ».

    C’est pour cette raison que, depuis l’été 2023, Volkswagen Group et XPeng coopèrent ensemble. Pour rappel, Volkswagen avait alors annoncé un accord de partenariat technologique de long terme avec XPeng, accompagné d’un investissement d’environ 700 millions de dollars pour acquérir 4,99 % du capital du constructeur chinois. Cette avancée du 13 mars 2026 marque un tournant stratégique pour le groupe allemand, qui cherche à combiner son expertise industrielle avec les capacités technologiques et logicielles des constructeurs chinois.

    Source Xpeng

    L’ID.UNYX 08, un SUV électrique technologique… réservé à la Chine

    Au cœur de cette annonce se trouve donc l’ID.UNYX 08, un SUV électrique conçu spécifiquement pour le marché chinois. Le modèle ne sera pas commercialisé en Europe, illustrant la volonté de Volkswagen de développer des produits pensés dès l’origine pour les clients chinois « en Chine, pour la Chine ».

    Le véhicule embarque plusieurs technologies développées localement. Parmi elles figure une architecture électrique 800 V, permettant une recharge ultrarapide, devenue un critère essentiel pour les automobilistes chinois. L’ID.UNYX 08 intègre également un système avancé d’aide à la conduite (ADAS) de niveau 2, ainsi que des mises à jour logicielles à distance (OTA) qui permettent d’améliorer les fonctionnalités du véhicule tout au long de son cycle de vie.

    Source : Volkswagen

    Selon Ralf Brandstätter, président et CEO de Volkswagen Group China, « ce modèle incarne les valeurs traditionnelles de la marque en matière de sécurité, de qualité, de confort de conduite et de durabilité, tout en intégrant les technologies numériques attendues par les clients chinois ».

    La Chine, premier marché du groupe Volkswagen

    La Chine reste aujourd’hui le premier marché du groupe Volkswagen. En 2025, le constructeur y a livré environ 2,7 millions de véhicules, soit près d’un tiers de ses ventes mondiales. Évidemment, avec les nombreux constructeurs locaux qui émergent depuis plusieurs années, cette position dominante est aujourd’hui challengée, notamment sur le segment des véhicules électriques.

    Des marques comme BYD, Geely ou encore NIO ont pris une avance significative dans les domaines du software embarqué, de la connectivité et de l’électrification.

    La stratégie « in China, for China »

    En effet, pour répondre à ces nouvelles dynamiques, Volkswagen a lancé la stratégie « in China, for China », qui consiste à développer une part croissante de ses véhicules directement en Chine et spécifiquement pour le marché chinois.

    Historiquement, les modèles du groupe étaient conçus en Europe puis adaptés localement via les joint-ventures chinoises. Désormais, la Chine devient un véritable centre de conception et de développement pour une partie des futurs véhicules électriques du groupe. « Notre stratégie  »En Chine, pour la Chine » porte ses fruits. Avec l’ID.UNYX 08, nous lançons la plus grande offensive commerciale du Groupe dans le domaine de l’électromobilité en Chine.” a déclaré Ralf Brandstätter.

    source : Volkswagen

    Cette stratégie s’appuie notamment sur la création de la Volkswagen Group China Technology Company (VCTC) à Hefei, un centre de recherche et développement présenté comme le plus complet du groupe hors d’Allemagne. Il regroupe le développement logiciel, l’ingénierie des plateformes, les tests véhicules et les activités de prototypage afin de pouvoir concevoir un véhicule complet en Chine, de la phase de développement jusqu’à la production.

    Volkswagen développe également de nouvelles architectures techniques adaptées au marché chinois. Parmi elles figure la China Electronic Architecture (CEA), conçue en collaboration avec XPeng. Cette architecture électronique « software-led » doit permettre un développement jusqu’à 30 % plus rapide et une réduction des coûts pouvant atteindre 40 % par rapport aux solutions actuelles.

    Le groupe travaille également sur la China Main Platform (CMP), une plateforme destinée aux véhicules électriques compacts qui vise elle aussi une réduction des coûts d’environ 40 % afin de rester compétitif face aux constructeurs chinois.

    source : Volkswagen

    Reprendre l’initiative sur le plus grand marché automobile du monde

    Avec cette stratégie, Volkswagen cherche à consolider sa position sur un marché devenu extrêmement concurrentiel. Le groupe s’est fixé pour objectif de vendre environ 4 millions de véhicules par an en Chine d’ici 2030, tout en générant un résultat opérationnel proportionnel d’environ 3 milliards d’euros.

    Le lancement de l’ID.UNYX 08 représente ainsi bien plus que l’arrivée d’un nouveau modèle dans la gamme. Il symbolise la transformation du constructeur allemand, qui s’adapte désormais à l’industrie automobile chinoise. Le groupe annonce que plus de 20 véhicules électrifiés vont également voir le jour avant la fin de l’année en cours.

  • Les eVTOL commerciaux les plus avancés en 2026

    Les eVTOL commerciaux les plus avancés en 2026

    Longtemps cantonnés aux prototypes et aux démonstrations technologiques, les eVTOL (electric Vertical Take-Off and Landing) entrent progressivement dans une nouvelle phase. En 2026, plusieurs appareils sont désormais proches d’une exploitation commerciale, certains ayant déjà obtenu des certifications partielles ou lancé leurs premières opérations payantes. Entre taxis aériens urbains, transport régional et missions médicales ou logistiques, ces nouvelles machines électriques pourraient transformer la mobilité aérienne au cours de la prochaine décennie. Voici les huit eVTOL les plus avancés actuellement, selon leur niveau de maturité industrielle et réglementaire.

    source : Joby Aviation

    Mais pour qu’un eVTOL puisse réellement transporter des passagers, il doit obtenir une certification aéronautique, un processus long et complexe supervisé par les autorités réglementaires nationales et internationales. Parmi les principales instances figurent la FAA (Federal Aviation Administration) aux États-Unis, la EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne) pour l’Europe, la CAAC (Civil Aviation Administration of China) en Chine, et la UK CAA (Civil Aviation Authority) au Royaume-Uni. D’autres pays commencent également à définir leurs propres cadres réglementaires pour intégrer ces nouveaux aéronefs dans l’espace aérien urbain. Aujourd’hui, seuls quelques projets apparaissent réellement proches d’une exploitation commerciale.

    Joby S4

    Le Joby S4, développé par la société américaine Joby Aviation, est aujourd’hui considéré comme le programme eVTOL le plus avancé aux États-Unis. L’appareil se trouve au Stage 4 du processus de certification de la FAA, soit environ 90 % du parcours réglementaire.

    Ce taxi aérien électrique peut transporter quatre passagers et un pilote, avec une vitesse maximale d’environ 241 km/h et une autonomie pouvant atteindre 240 kilomètres. Il dispose de six rotors inclinables électriques, offrant à la fois portance verticale à la manière d’un hélicoptère et propulsion horizontale, pour fendre les airs tel un avion. La cellule est construite en composites légers pour optimiser l’autonomie et réduire le bruit, une donnée critique pour les vols urbains.

    source : Joby Aviation

    Le constructeur prévoit de lancer ses premières opérations commerciales à Dubaï dès cette année. Le programme bénéficie d’un soutien industriel important, notamment de Toyota (400 Millions de $), et affiche un carnet de commandes de près de 3 000 appareils, représentant plusieurs milliards de dollars.

    Archer Midnight

    La start-up américaine Archer Aviation développe de son côté le Midnight, un eVTOL destiné principalement aux services de taxi aérien urbain.

    source : Archer Aviation

    L’appareil peut transporter quatre passagers et un pilote, avec une vitesse maximale proche de 240 km/h et une autonomie d’environ 160 kilomètres. Il est composé de quatre rotors électriques principaux avec des propulseurs inclinables, et de batterie modulaire permettant un remplacement rapide pour des opérations continues. 

    Archer prévoit de lancer ses premières opérations commerciales aux Émirats arabes unis et aux États-Unis à partir de 2026. Le programme est soutenu par plusieurs partenaires industriels, dont Stellantis, et dispose d’un carnet de commandes de plus de 700 appareils, notamment via un accord avec United Airlines.

    EHang EH216-S

    Le EHang EH216-S, développé en Chine, constitue une exception dans l’industrie. Contrairement à la plupart de ses concurrents, l’appareil fonctionne sans pilote à bord.

    source : EHang

    Capable de transporter deux passagers, il atteint une vitesse maximale d’environ 130 km/h pour une autonomie d’environ 35 kilomètres, ce qui le destine principalement à des trajets urbains courts.

    L’appareil a obtenu en 2023 une certification de type délivrée par l’autorité chinoise de l’aviation civile (CAAC). En 2025, plusieurs opérations commerciales payantes ont déjà été réalisées en Chine, notamment dans le domaine du tourisme aérien.

    Le constructeur revendique plus de 1 100 commandes et précommandes pour ce modèle.

    Lilium Jet

    Le Lilium Jet, développé en Allemagne, adopte une approche différente. Là où la plupart des eVTOL ciblent les trajets urbains courts, l’appareil vise plutôt des liaisons régionales rapides entre villes.

    source : Lilium

    L’appareil peut transporter six passagers et un pilote, avec une vitesse maximale estimée à 280 km/h et une autonomie pouvant atteindre 250 kilomètres. Le choix du constructeur a été d’ajouter 36 moteurs à ducted fan inclinables, le rendant entièrement électrique et silencieux.

    Le programme vise une certification européenne auprès de l’EASA, et plusieurs accords ont été signés avec des opérateurs potentiels, dont Saudia et Lufthansa.

    Cependant, le programme a connu plusieurs difficultés financières ces dernières années, ce qui pourrait repousser son entrée en service à 2027 selon plusieurs sources.

    Beta Technologies ALIA

    La société américaine Beta Technologies développe l’ALIA, un appareil conçu pour plusieurs usages : transport de passagers, missions médicales ou transport de marchandises. La raison : une propulsion électrique à rotors inclinables et une architecture modulaire qui peut s’adapter à plusieurs configurations. 

    source : Beta Technologies

    L’eVTOL peut transporter cinq passagers et un pilote, avec une vitesse maximale d’environ 278 km/h et une autonomie pouvant dépasser 400 kilomètres, ce qui en fait l’un des appareils les plus endurants de sa catégorie.

    Le programme bénéficie notamment de contrats avec UPS et l’US Air Force, et pourrait être utilisé dans un premier temps pour des missions logistiques ou médicales.

    Vertical Aerospace VX4

    Au Royaume-Uni, la société Vertical Aerospace développe le VX4, un eVTOL destiné au transport urbain de passagers. Sa conception (quatre rotors principaux et deux moteurs horizontaux) permet des vols silencieux et sécurisés grâce à un système fly-by-wire redondant.

    source : Vertical Aerospace

    Côté capacité, l’appareil peut accueillir quatre passagers et un pilote, avec une vitesse maximale d’environ 200 km/h et une autonomie estimée à 160 kilomètres.

    Le programme bénéficie du soutien de plusieurs compagnies aériennes, dont Virgin Atlantic et American Airlines, qui ont signé des accords préliminaires pour l’exploitation future de ces appareils.

    Eve Air Mobility

    La société Eve Air Mobility, filiale du constructeur aéronautique brésilien Embraer, développe également son propre eVTOL destiné à la mobilité aérienne urbaine.

    source : Eve Air Mobility

    Composé de 4 rotors électriques, l’appareil peut transporter quatre passagers et un pilote, avec une vitesse d’environ 180 km/h et une autonomie d’environ 100 kilomètres.

    Le programme bénéficie d’un carnet de commandes particulièrement important, avec plus de 2 800 lettres d’intention signées par des opérateurs internationaux. L’enjeu reste la construction d’infrastructures adaptées et la mise en route opérationnelle.

    Wisk Aero Gen6

    Le Gen6 incarne l’avenir des eVTOL autonomes. Soutenu par Boeing, il est conçu pour fonctionner sans pilote à bord, grâce à un système de supervision à distance et une intelligence artificielle avancée. Douze rotors répartis assurent portance et propulsion, avec des redondances multiples pour la sécurité.

    source : Wisk Aero

    De son côté, le Gen6 peut transporter quatre passagers, avec une vitesse maximale d’environ 160 km/h et une autonomie d’environ 100 kilomètres.

    Le programme se trouve encore dans une phase avancée de tests, et pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération d’eVTOL autonomes dans les années à venir.

    Une industrie prometteuse… mais encore fragile

    Si les progrès technologiques sont rapides, l’industrie des eVTOL reste confrontée à plusieurs défis majeurs.

    La certification réglementaire représente un processus long et coûteux, et plusieurs projets ont déjà connu des retards importants. Certains programmes doivent également faire face à des difficultés financières, dans un secteur qui nécessite plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements par an.

    Dans ce contexte, seuls quelques acteurs, notamment ceux disposant de partenaires industriels solides ou d’un financement important, pourraient parvenir à atteindre une exploitation commerciale durable.

    Malgré ces incertitudes, l’année 2026 marque une étape clé : pour la première fois, plusieurs eVTOL se rapprochent réellement d’une utilisation commerciale à grande échelle, ouvrant la voie à une nouvelle forme de mobilité aérienne.

  • Malte : une électromobilité en légère progression, mais des défis structurels persistants

    Malte : une électromobilité en légère progression, mais des défis structurels persistants

    Petit archipel méditerranéen de 320 km² pour environ 545 000 habitants, Malte présente un profil atypique en Europe. Avec une densité d’environ 1 716 habitants par km², la plus élevée de l’Union européenne, et un parc automobile de plus de 450 000 véhicules toutes catégories confondues, le territoire cumule plusieurs contraintes structurelles qui complexifient la transition vers la mobilité électrique. Malgré des progrès réels ces dernières années, portés par des aides publiques renforcées, l’électromobilité se heurte encore à de nombreux obstacles sur l’archipel.

    Un marché électrique en dents de scie

    Les ventes de véhicules électriques à Malte ont connu une trajectoire atypique en Europe. Au premier trimestre 2022, les moteurs électriques et hybrides rechargeables ne représentaient que 1,7 % du parc total de véhicules, soit seulement 7 122 véhicules au total dans les îles maltaises à l’époque. 

    Avance rapide trois ans plus tard et à partir du deuxième trimestre 2025, ce segment de véhicules a plus que doublé et représente maintenant 4,3 % de l’ensemble du parc, soit 19 493 véhicules sur le total général de 450 794 véhicules immatriculés à l’heure actuelle. Le nombre de véhicules purement électriques dans les îles maltaises a augmenté de 6 % au cours des deux premiers trimestres de 2025, pour arriver à un total de 14 555 véhicules électriques. 

    Fin septembre 2025, le parc total de véhicules électriques et hybrides rechargeables atteignait 20 604 unités, soit 4,5 % du parc total de véhicules motorisés immatriculés à Malte.

    Un réseau de recharge encore limité et peu performant

    Malte dispose d’environ 380 bornes de recharge publiques, un chiffre qui peut sembler relativement correct au regard du parc électrique encore modeste. En effet, il y a un point de recharge public pour véhicules électriques pour 46 voitures à travers les îles maltaises

    Dans les faits, la puissance des installations reste très limitée. Seules très peu de bornes dépassent 22 kW, et 12 bornes rapides offrent plus de 50 kW. Autrement dit, près de 90 % des installations sont des bornes AC de moins de 11 kW, ce qui implique des temps de recharge particulièrement longs.

    La majorité des infrastructures se concentre dans les zones urbaines et touristiques : La Valette, Sliema et St Julian’s, Gozo.

    Pour ce qui est des opérateurs du réseau, il y a Maltapark, qui exploite près de la moitié des bornes publiques, ainsi qu’Enemalta (le EDF maltais). On trouve également quelques infrastructures rapides opérées par Tesla.

    source : Maltapark

    Des freins structurels nombreux

    Plusieurs obstacles majeurs expliquent la volatilité de l’adoption des véhicules électriques sur l’archipel.

    Le premier reste le prix d’achat. À Malte, les véhicules électriques affichent des tarifs sensiblement plus élevés que dans d’autres marchés européens, en raison de l’importation totale des véhicules et des coûts logistiques associés. À titre d’exemple, hors aides, le prix d’une Tesla Model Y Long Range est de 62 900 € à Malte contre “seulement” 49 990€ en France, soit une augmentation de 26%.

    L’accès à la recharge constitue un autre frein important. Environ 85 % des ménages vivent en appartement, souvent sans parking privatif ni possibilité d’installer une borne domestique.

    Par ailleurs, et ce n’est pas la seule population européenne sceptique, les conducteurs maltais restent peu convaincus compte tenu de l’autonomie des véhicules électriques, même si la plupart des trajets quotidiens ne dépassent pas 30 kilomètres sur cette île particulièrement compacte.

    Enfin, plusieurs facteurs culturels jouent également un rôle. Dans une société où la voiture demeure un symbole de statut social, les modèles électriques présents sur le marché sont souvent perçus comme des objets de prestige plutôt que comme des véhicules du quotidien.

    Des aides publiques en forte augmentation

    Dans le but de développer l’électromobilité au mieux et faire face à ces obstacles, le gouvernement maltais a renforcé ses incitations financières. Malte mise sur des subventions très généreuses par le biais du programme principal, Electric Vehicle Grant Scheme. Ce programme offre, pour l’achat d’un véhicule 100 % électrique, 5 000 à 10 000 € d’aide pour les particuliers (jusqu’à 15 000 € pour les entreprises) selon le prix. Ces aides sont complétées par 5 ans d’exonération de taxe routière et des subventions pour l’installation de bornes de recharge couvrant jusqu’à 70 % des coûts.

    Le gouvernement augmente progressivement le budget (6 M€ en 2024, 12 M€ prévus en 2026) pour financer davantage de subventions. Résultat : 87 % des véhicules électriques vendus en 2025 ont bénéficié d’une aide

    Une stratégie nationale encore à concrétiser

    Et ces aides elles ne sont pas ici au hasard. Les autorités maltaises ont défini plusieurs objectifs pour accélérer la transition. Le plan national prévoit notamment 10 % de véhicules électriques dans le parc d’ici 2030, 6 500 points de recharge à travers les îles maltaises d’ici 2030, conformément à la stratégie de développement à faible émission de carbone (LCDS) de Malte, et 50 % d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. 

    Une zone à faibles émissions devrait également être mise en place à La Valette à partir de 2028, avec une restriction progressive des véhicules thermiques. Parallèlement, plusieurs projets sont en cours pour améliorer la mobilité durable, notamment le développement d’une liaison maritime électrique entre Malte et l’île de Gozo.

    Un écosystème économique encore embryonnaire

    Contrairement à d’autres marchés européens, Malte ne dispose d’aucune production automobile locale ni d’industrie liée aux batteries. Le marché repose essentiellement sur les importateurs et distributeurs internationaux. Tesla domine le parc électrique, suivi par MG Motor et le constructeur chinois BYD, dont la percée a été particulièrement remarquée : le BYD Atto 3 a pris la troisième place des modèles les plus vendus en 2024 avec une progression de 336 % sur un an. 

    source : BYD

    Quelques entreprises locales commencent toutefois à émerger dans les services liés à la mobilité électrique, notamment la plateforme Switch, qui permet de localiser et réserver les bornes de recharge. Ce n’est pas grand chose, mais c’est déjà ça.

    Un marché dépendant des aides publiques et en progression

    En définitive, l’électromobilité à Malte progresse, mais à un rythme encore fragile. Portée par des subventions parmi les plus généreuses d’Europe et par des objectifs politiques ambitieux, la transition énergétique de l’archipel commence à produire des résultats visibles. Toutefois, les contraintes propres à ce territoire insulaire, densité urbaine élevée, accès limité à la recharge domestique, coûts d’importation et infrastructures encore insuffisantes, continuent de freiner son développement. 

    L’enjeu pour les années à venir sera donc de transformer ces incitations financières en un véritable écosystème de mobilité électrique, capable de s’inscrire durablement dans le quotidien des Maltais.

  • Ford améliore sa gamme électrique pour l’Europe : autonomie, technologies et efficacité au programme

    Ford améliore sa gamme électrique pour l’Europe : autonomie, technologies et efficacité au programme

    En l’espace de quelques jours au début du mois de mars 2026, Ford a annoncé une série d’améliorations pour trois de ses modèles électriques : le Puma Gen-E, l’Explorer et le Capri. Au programme : plus d’autonomie, de nouvelles technologies et des optimisations techniques destinées à rendre ces véhicules plus compétitifs, sans hausse notable des prix. Une série d’annonces qui illustre la volonté du constructeur américain de renforcer la crédibilité de sa gamme électrique en Europe.

    Source : Ford

    Puma Gen-E : l’électrique de volume gagne en autonomie

    Commençons avec le modèle de la marque américaine qui a été le plus vendu en Europe en 2025 : le Puma Gen-E, la version 100 % électrique du crossover urbain de Ford. C’est le véhicule stratégique que le constructeur ne veut évidemment pas laisser sur le côté : « L’intérêt que nous avons constaté pour notre Puma et notre Puma Gen-E à travers l’Europe est la preuve que nous avons trouvé la bonne formule. » a affirmé Christian Weingaertner, Directeur Général des véhicules particuliers, Ford Europe. 

    Source : Ford

    Avec cette mise à jour, Ford annonce une autonomie désormais supérieure à 417 kilomètres contre 376 km pour l’ancienne version du Puma Gen-E. grâce à une optimisation de la batterie et de la gestion énergétique. Une amélioration importante pour ce modèle qui vise principalement le segment des petits SUV urbains, où l’autonomie reste un critère déterminant pour les acheteurs.

    Le constructeur introduit également BlueCruise, son système de conduite assistée permettant de rouler mains libres sur certaines portions d’autoroute, à condition que le conducteur garde les yeux sur la route. Jusqu’ici réservé à des modèles plus haut de gamme, ce système arrive donc pour la première fois sur un véhicule du segment des petits crossovers. Et petit + pour les fans de musique, le constructeur a annoncé que le système Audio Premium B&O avait été amélioré et est plus performant qu’à l’origine.

    Source : Ford

    Explorer électrique : davantage d’efficacité et de technologie

    Le Ford Explorer électrique, lancé récemment sur le marché européen, bénéficie lui aussi d’améliorations techniques. Parmi les évolutions annoncées pour ce SUV familial 100 % électrique, on retrouve notamment l’introduction d’une nouvelle batterie LFP de 58 kWh pour les versions Standard Range, en remplacement de l’ancienne batterie de 52 kWh. Cette évolution permet d’augmenter l’autonomie, qui atteint désormais jusqu’à 444 kilomètres selon le cycle WLTP. La version Explorer RWD Extended Range 79 kWh permet quant à elle de parcourir jusqu’à 602 km.

    Source : Ford

    Cette nouvelle batterie utilise une chimie lithium-fer-phosphate (LFP), réputée pour sa durabilité et sa résistance aux cycles de recharge, même si elle implique une puissance de recharge rapide légèrement inférieure. Sur l’Explorer Standard Range, la puissance maximale en courant continu passe ainsi d’environ 145 kW à 110 kW, ce qui porte le temps de recharge de 10 à 80 % à environ 28 minutes, contre environ 25 minutes auparavant.

    En parallèle, Ford introduit également plusieurs améliorations logicielles et technologiques. Le système SYNC Move, piloté par l’écran central, bénéficie d’une navigation optimisée capable de planifier les trajets en intégrant les arrêts recharge et l’autonomie restante. Les aides à la conduite évoluent aussi avec un régulateur adaptatif plus précis, une meilleure gestion du maintien dans la voie et de nouvelles fonctions d’assistance sur autoroute.

    Source : Ford

    Capri électrique : plus d’autonomie pour le SUV coupé

    Le Ford Capri électrique, dévoilé récemment comme une interprétation moderne du célèbre coupé des années 1970, profite également de ces évolutions techniques. Rappelons que le Capri est basé sur la même plateforme que l’Explorer et comme lui, les versions d’entrée de gamme adoptent désormais la batterie LFP de 58 kWh, ce qui permet d’atteindre jusqu’à 464 kilomètres d’autonomie WLTP. Une valeur légèrement supérieure à celle de l’Explorer, notamment grâce à un profil aérodynamique plus favorable.Les versions Extended Range restent quant à elles équipées de la batterie plus grande d’environ 77 kWh, offrant une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 627 kilomètres WLTP selon les configurations.

    Source : Ford

    Le moteur est également amélioré. La Capri Standard Range bénéficie d’un moteur électrique amélioré, dont la puissance passe à 140 kW (190 ch) 7 et le couple à 350 Nm. 

    Ford profite également de cette mise à jour pour enrichir l’équipement du modèle. Le Capri reçoit notamment, comme pour l’Explorer, des évolutions de son environnement numérique, le système multimédia SYNC Move piloté par l’écran tactile coulissant de 14,6 pouces, ainsi que plusieurs ajustements sur les aides à la conduite et la connectivité embarquée. Les évolutions de la Capri concernent surtout l’optimisation des technologies déjà présentes à bord. Le constructeur propose également le Capri Collection Pack, une finition inspirée de l’héritage du modèle qui ajoute plusieurs éléments de design spécifiques et renforce le positionnement plus émotionnel de ce SUV coupé électrique.

    Source : Ford

    Une stratégie pour renforcer la crédibilité électrique de Ford

    Ces annonces s’inscrivent dans une stratégie plus large du constructeur américain en Europe. Plutôt que de multiplier les nouveaux modèles, Ford semble privilégier une amélioration progressive de ses véhicules électriques existants afin de renforcer leur compétitivité.

    Dans cette logique, les trois modèles concernés occupent des positions clés dans la gamme du constructeur :

    • Puma Gen-E, destiné à générer du volume sur le segment des petits SUV.
    • Explorer, positionné comme un SUV familial technologique.
    • Capri, qui joue davantage un rôle d’image avec son design de SUV coupé.

    Cette stratégie permet à Ford de couvrir plusieurs segments majeurs du marché électrique européen, face à une concurrence de plus en plus dense.

  • BMW Group : des résultats solides en 2025 et une stratégie tournée vers l’électrique

    BMW Group : des résultats solides en 2025 et une stratégie tournée vers l’électrique

    Jeudi 12 mars 2026, le BMW Group a présenté ses résultats financiers pour l’année 2025 lors de sa conférence annuelle. Dans un contexte automobile mondial complexe, le constructeur bavarois a réussi à maintenir une rentabilité solide. Entre progression des ventes électriques et préparation de la future génération de modèles « Neue Klasse », BMW confirme sa stratégie de transformation pour les années à venir.

    Source : BMW

    Des ventes globalement stables en 2025

    En 2025, le BMW Group a livré plus de 2,45 millions de véhicules dans le monde, toutes marques confondues, incluant BMW, MINI et Rolls-Royce. Ce volume reste globalement stable par rapport à l’année précédente, confirmant la capacité du constructeur à maintenir ses ventes malgré les incertitudes du marché.

    Source : BMW Group

    Sur le plan financier, le groupe a enregistré 133,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’exercice. Le résultat avant impôts (EBT) atteint 10,2 milliards d’euros, avec une marge EBT de 7,7 %, un niveau encore une fois identique à celui observé en 2024. Tandis ce que le bénéfice net s’établit à plus de 7 milliards d’euros.

    Selon Walter Mertl, directeur financier du groupe, ces résultats démontrent l’efficacité de la stratégie mise en place ces dernières années, combinant discipline financière et diversification de l’offre produit.

    Source : BMW

    L’électrique continue de progresser dans les ventes

    La transition énergétique se poursuit également chez BMW. En 2025, le constructeur a vendu 442 056 véhicules 100 % électriques, soit une progression significative par rapport aux années précédentes.

    Ces modèles représentent désormais 17,9 % des ventes mondiales du groupe. Et si l’on inclut les hybrides rechargeables, les véhicules électrifiés atteignent plus de 642 000 unités vendues sur l’année. Et les véhicules électrifiés connaissent une dynamique particulièrement forte en Europe, où près de 40 % des ventes du groupe concernent des véhicules électrifiés. 

    Pour Oliver Zipse, président du directoire du BMW Group, cette progression confirme la pertinence de la stratégie dite « d’ouverture technologique » du constructeur, qui consiste à proposer plusieurs types de motorisations afin de s’adapter aux différentes réalités des marchés mondiaux.

    Source : ERT

    Un environnement automobile toujours plus complexe

    Malgré ces résultats solides, l’année 2025 n’a pas été exempte de défis pour le groupe bavarois. Les tensions commerciales internationales, les évolutions réglementaires et la concurrence accrue sur certains marchés, notamment en Chine, ont pesé sur l’environnement économique du secteur automobile.

    Le marché chinois, en particulier, reste un enjeu stratégique majeur pour les constructeurs premium. Mais la montée en puissance des marques locales sur le segment électrique renforce la pression concurrentielle.

    Dans ce contexte, BMW anticipe pour 2026 un niveau de rentabilité légèrement inférieur, avec une marge opérationnelle automobile attendue entre 4 % et 6 %.

    La Neue Klasse, prochaine étape de la transformation

    Au-delà des résultats financiers, la conférence annuelle a également permis au groupe de réaffirmer sa vision à long terme. Le prochain tournant technologique de BMW reposera sur la Neue Klasse, une nouvelle génération de véhicules électriques qui doit progressivement transformer la gamme du constructeur.

    Cette plateforme dédiée promet des avancées importantes en matière d’efficacité énergétique, d’autonomie et de performances logicielles. Elle doit également permettre de réduire les coûts de production et d’augmenter la compétitivité des futurs modèles électriques du groupe et même ceux déjà sorti comme l’IX3 pour n’en citer qu’un.

    Source : BMW

    Une stratégie de continuité dans un secteur en mutation

    Le groupe continue d’investir dans l’électrification, les logiciels et les nouvelles plateformes tout en maintenant une offre variée de motorisations afin de répondre aux attentes des différents marchés mondiaux.

    Pour le constructeur bavarois, l’année 2025 apparaît ainsi comme une année de consolidation, avant l’arrivée d’une nouvelle génération de véhicules qui pourrait marquer une étape importante dans la transition vers l’électrique.

  • Augmentation du prix de l’essence : les véhicules électriques favorisés ?

    Augmentation du prix de l’essence : les véhicules électriques favorisés ?

    La hausse récente des prix du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, commence à se faire sentir dans plusieurs régions du monde. À Los Angeles, le prix de l’essence a franchi la barre symbolique des 5,29 dollars le gallon (3,8 litres), soit une augmentation de 45 cents en seulement 15 jours. Le baril de Brent évolue autour de 105 dollars. En France également les prix augmentent et pourraient bien faire grandir le nombre de VE sur les routes.

    source : Tesla

    La flambée du carburant accélère la transition vers l’électrique

    Aux États-Unis, et plus particulièrement en Californie, les premiers effets pourraient déja être visible lors du mois en court. Une enquête AAA a dévoilé que 77 % des répondants ont déclaré qu’économiser de l’argent sur l’essence était leur principale motivation pour acheter un véhicule électrique. Un chiffre qui illustre bien ce rôle inattendu du carburant comme moteur de la transition. 

    À ce sujet, Sam Abuelsamid, analyste automobile à l’agence de télémétrie a déclaré : « La dernière fois que nous avons vu les prix du pétrole supérieurs à 100 $ le baril, c’était au début de 2022 et c’est à ce moment-là que nous avons vu les ventes de véhicules électriques vraiment commencer à augmenter aux États-Unis. », avant de rajouter « Nous verrons probablement une augmentation de l’adoption des véhicules électriques et en particulier de l’adoption des hybrides »

    Une tendance qui est confirmée par Brian Maas, président de la California New Car Dealers Assn. Interviewé par le Los Angeles Times, il a prédit que l’enthousiasme pour les véhicules électriques repartira à la hausse dans toute la Californie si les prix du pétrole ne baissent pas. « Si les pics de prix de l’essence antérieurs sont une indication, vous avez tendance à voir de l’intérêt pour des véhicules plus économes en carburant », a-t-il déclaré.

    source : California New Car Dealers Assn

    Et pour la France ? 

    En France, la tendance est comparable, entre le 1er et le 11 mars 2026, les prix ont connu une hausse significative : le gazole est passé de 1,721 € le litre à environ 1,95 €, le SP95‑E10 de 1,723 € à 1,85 €, et le SP98 de 1,829 € à 1,93 €. Cette augmentation s’explique par la combinaison de la hausse du baril de Brent (105‑110 $), des tensions géopolitiques en Iran et de la taxe CEE de 16 à 17 centimes par litre depuis janvier 2026. 

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette augmentation ne plaît pas aux français. Sur les réseaux sociaux,ils n’hésitent pas à hausser la voix avec le mot-clé #BalanceTonPlein. Devenu viral sur X notamment, les automobilistes partagent leurs factures ou leur exaspération compte tenu de l’augmentation du prix du carburant.

    Mais alors est ce que cela va changer quelque chose pour le marché automobile ? On ne peut pas l’affirmer avec certitude mais ce que l’on sait c’est que le prix de l’essence est un argument qui peut faire basculer la balance. En effet, selon une étude Driveco réalisée avec Harris Interactive fin 2025, environ 20 % des Français envisagent un véhicule électrique pour leur prochain achat. La raison pour 42 % d’entre eux est la différence de coût d’usage entre un véhicule thermique et électrique.

    En conclusion, il ne serait pas étonnant de voir les ventes de véhicules électriques évoluer à la hausse durant les prochains mois, dû aux conflits géopolitiques mondiaux qui impactent le porte-monnaie des français.

    Des comportements d’achat qui pourraient évoluer

    Cette flambée des prix du carburant ne provoque pas seulement de la frustration. Elle pourrait également influencer les décisions d’achat. Lorsque le coût d’utilisation d’un véhicule thermique augmente fortement, l’électrique et l’hybride deviennent naturellement plus attractifs. Si les prix du pétrole restent élevés dans les mois à venir, cette dynamique pourrait se renforcer, tant aux États-Unis qu’en France.

  • Porsche : une année 2025 difficile, mais une stratégie claire pour rebondir

    Porsche : une année 2025 difficile, mais une stratégie claire pour rebondir

    Mercredi 11 mars 2026, Porsche a tenu sa conférence de presse annuelle afin de présenter ses résultats financiers pour l’année 2025 et détailler sa stratégie pour les années à venir. Le constructeur allemand a reconnu avoir traversé l’une des années les plus difficiles de son histoire récente. Entre baisse des ventes, chute brutale des profits et réorientation stratégique de la marque, 2025 marque clairement un tournant pour Porsche, qui tente désormais de relancer sa dynamique tout en poursuivant sa transition vers l’électrique. Presque en parallèle, la veille de cette conférence, Porsche a présenté son nouveau modèle zéro émission : le Porsche Cayenne S Electric.

    source : Porsche

    Des résultats 2025 en forte baisse

    Les chiffres dévoilés ce matin montrent un réel ralentissement. En 2025, Porsche a généré 36,27 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 40,1 milliards d’euros en 2024, soit une baisse d’environ 9,5 %. Mais c’est surtout la rentabilité qui s’est effondrée. Le bénéfice d’exploitation (EBIT) a chuté à 410 millions d’euros, contre 5,64 milliards d’euros l’année précédente, ce qui représente une baisse spectaculaire de 92,7 %. La marge opérationnelle, habituellement très élevée chez Porsche, est tombée à 1,1 %, contre 14,1 % en 2024, tandis que le bénéfice net s’établit à 310 millions d’euros, en recul de 91,4 %.

    Du côté des volumes, Porsche a livré 279 449 véhicules en 2025, soit une baisse de 10,1 % par rapport à l’année précédente. Pour autant, la part des modèles 100 % électriques a atteint 22,2 % des livraisons, un chiffre correspondant à l’objectif initial fixé par la marque entre 20 et 22 %.

    Plusieurs facteurs à l’origine

    Selon la direction du constructeur, une grande partie de la chute de rentabilité provient de charges estimées à 3,9 milliards d’euros. Celles-ci incluent notamment 2,4 milliards d’euros liés à une réorientation stratégique de la gamme, 700 millions d’euros de dépréciations sur les batteries et 700 millions d’euros d’impact lié aux droits de douane aux États-Unis depuis le retour du « America First » du président Trump.

    Le ralentissement du marché chinois a également pesé lourd. Sur ce marché clé pour les constructeurs premium, les ventes de Porsche ont reculé de 26 %. Cela n’est pas une baisse isolée pour la marque ; en effet, BMW (-12,5 %) et Mercedes (-19 %) sont également touchés. À cela s’ajoutent les surcoûts liés à la transition électrique, notamment sur la Porsche Taycan et le Porsche Macan Electric, ainsi que les investissements importants dans le développement logiciel mené avec le groupe Volkswagen Group via la filiale Cariad.

    « Les défis globaux et la nouvelle orientation de l’entreprise ont impacté le résultat 2025 », a résumé le directeur financier Jochen Breckner lors de la conférence.

    source : Porsche 

    Une stratégie pour redresser la barre

    Face à cette situation, le nouveau CEO de Porsche, Michael Leiters, a présenté un plan stratégique reposant sur trois piliers : « Leaner, Faster, More Desirable ». Le premier axe, Leaner, vise à rendre l’entreprise plus légère en réduisant les coûts fixes ; traduction : Porsche prévoit la suppression d’environ 1 900 postes d’ici 2029.

    Le second pilier, Faster, doit accélérer les cycles de développement et concentrer les ressources sur les modèles les plus importants pour la marque. Cinq véhicules constituent désormais le cœur de la stratégie produit : la Porsche 911, le Porsche Cayenne, le Porsche Macan, la Porsche Taycan et la Porsche 718.

    Enfin, l’axe More Desirable doit renforcer l’image émotionnelle de la marque. Porsche souhaite continuer à miser sur la personnalisation et l’exclusivité afin de maintenir un positionnement très haut de gamme, même avec des volumes potentiellement plus faibles. « Nous repositionnons Porsche de manière intégrale, plus efficace, plus rapide, et avec des produits encore plus attractifs », a déclaré Michael Leiters.

    source : Porsche

    L’électrique reste au cœur de la stratégie

    Malgré les difficultés rencontrées en 2025, Porsche ne renonce pas à l’électrification. Pour 2026, le constructeur prévoit un chiffre d’affaires compris entre 35 et 36 milliards d’euros, avec une marge opérationnelle qui pourrait remonter entre 5,5 % et 7,5 %. La part des véhicules 100 % électriques devrait rester comprise entre 20 et 25 % des ventes, preuve que la transition énergétique se poursuit.

    source : Porsche

    Un nouveau Cayenne électrique dévoilé la veille

    L’électrique ne s’arrête pas pour Porsche. La veille de cette conférence annuelle, le constructeur allemand a présenté une nouvelle déclinaison de son SUV zéro émission : le Porsche Cayenne S Electric. Cette version vient compléter la gamme électrique du Cayenne en se positionnant au milieu de l’offre, entre le Cayenne Electric d’entrée de gamme et le Cayenne Turbo Electric.

    source : Porsche

     

    Comme les autres versions du SUV, ce modèle repose sur la plateforme Premium Platform Electric (PPE), une architecture 800 volts développée conjointement avec Audi. Le Cayenne S Electric dispose d’une puissance de 400 kW (544 ch), portée jusqu’à 490 kW (666 ch) avec le Launch Control, grâce à sa double motorisation et transmission intégrale. Côté accélération, c’est fidèle à l’ADN sportif de la marque avec un 0 à 100 km/h atteint en 3,8 secondes et une vitesse maximale de 250 km/h. 

    Au niveau des performances d’autonomie et de recharge, c’est convaincant sur le papier puisque la marque annonce une batterie haute tension de 113 kWh, qui permet une autonomie pouvant atteindre 653 km WLTP. Grâce à l’architecture 800 V, la puissance de recharge peut atteindre 400 kW sur borne rapide, permettant de passer de 10 à 80 % de batterie en environ 16 minutes. 

    source : Porsche

    Avec ce nouveau modèle, Porsche cherche à élargir sa gamme électrique sur le segment des SUV premium, un marché stratégique pour la marque. Et elle n’est pas là au hasard puisque les versions précédemment annoncées ont vraisemblablement plu : « La réaction au lancement du Cayenne Electric fin 2025 montre que Porsche répond aux attentes de ses clients », a expliqué Matthias Becker, responsable des ventes et du marketing.

    Après 2025, le rebond ? 

    Malgré des résultats financiers compliqués, la direction de Porsche se veut confiante pour l’avenir. L’année 2025 est présentée comme un point bas dans le cycle de transformation de la marque, avec un rebond attendu dès les prochaines années.

    Porsche espère dès cette année retrouver progressivement le niveau de rentabilité qui a fait sa réputation dans l’industrie automobile et conserver son statut de référence dans le segment premium.

  • Renault R-Space Lab : le concept qui pourrait inspirer la Mégane électrique de demain

    Renault R-Space Lab : le concept qui pourrait inspirer la Mégane électrique de demain

    Le 10 mars 2026, lors de la présentation de son nouveau plan stratégique FutuREady, Renault ne s’est pas contenté d’annoncer ses ambitions industrielles pour la fin de la décennie. Le constructeur français a également dévoilé un concept-car inattendu : le Renault R-Space Lab. Plus laboratoire roulant (d’où son nom) que véhicule de série, il est conçu pour explorer ce que Renault appelle les « voitures à vivre ». Derrière ce discours expérimental se cachent déjà plusieurs technologies et idées de design qui pourraient inspirer les prochaines générations de modèles électriques de la marque, notamment une certaine Mégane.

    source : Renault

    Un concept dévoilé au cœur du plan stratégique FutuREady

    On s’attendait à ne découvrir que deux prototypes : le Renault Bridger Concept, un 4×4 électrique destiné à explorer le segment des SUV familiaux, et le Dacia Striker, un break concept imaginé pour la marque roumaine. La surprise fut totale car, ce matin, le R-Space Lab a également été présenté. L’objectif de Renault est clair : illustrer concrètement la vision du groupe pour la prochaine décennie.

    Avec 12 nouveaux modèles prévus en Europe d’ici 2030 et 14 autres pour les marchés internationaux, le constructeur veut accélérer sa transformation tout en mettant davantage l’accent sur l’expérience à bord. Le R-Space Lab est chargé de tester de nouvelles idées d’architecture intérieure, de sécurité et d’interfaces numériques.

    Un retour aux racines du monospace

    Visuellement, le concept surprend par ses proportions. Long de 4,50 mètres, le R-Space Lab se situe à mi-chemin entre la compacte Renault Mégane E-Tech Electric (4,21 m) et le SUV urbain Renault Captur. Mais contrairement à ces modèles, son design adopte une silhouette monovolume très marquée, avec un pare-brise fortement avancé et une surface vitrée continue qui s’étire du capot jusqu’à la lunette arrière.

    source : Renault

    Ce choix stylistique s’inscrit dans une tradition historique de Renault : celle des véhicules familiaux centrés sur l’espace et la modularité. Le nom du concept fait d’ailleurs directement référence au Renault R-Space Concept, présenté en 2011 et qui avait préfiguré plusieurs éléments de design du Renault Scénic IV lancé cinq ans plus tard. Cette fois encore, Renault pourrait utiliser ce prototype pour tester les proportions d’une future génération de modèles électriques plus spacieux, potentiellement entre la compacte et le monospace.

    L’habitacle comme véritable espace de vie

    Mais le cœur du projet ne se situe pas dans le design extérieur. Le R-Space Lab a été conçu autour d’une idée simple : transformer l’intérieur du véhicule en espace de vie modulable, capable de s’adapter aux usages quotidiens des familles.

    Le siège passager avant devient ainsi un véritable élément multifonction. Il intègre directement les airbags frontaux et rideaux dans sa structure, ce qui libère de l’espace dans le tableau de bord. La boîte à gants peut se transformer en support pour tablette, en espace de rangement pour un sac ou même en repose-pied. Le siège peut également coulisser vers l’arrière, permettant au passager avant d’échanger face à face avec les occupants assis à l’arrière.

    L’arrière, on en parle, on y est. Renault a imaginé trois sièges indépendants coulissants, style Renault Espace, combinés à un toit panoramique vitré.

    source : Renault

    Un écran géant qui traverse tout le pare-brise

    Place maintenant à la partie technologique, où le concept introduit également plusieurs innovations numériques qui pourraient rapidement passer à la production.

    La plus spectaculaire est le système OpenR Panorama, un écran incurvé géant qui s’étend sur toute la largeur du pare-brise. Inspirée de l’interface du concept Renault Scénic Vision, cette solution vise à fusionner l’instrumentation et l’infodivertissement dans une surface d’affichage unique.

    Le prototype adopte également un volant de type yoke associé à une direction steer-by-wire, c’est-à-dire sans liaison mécanique directe entre le volant et les roues. Ce système, déjà utilisé sur certains modèles, permet davantage de liberté dans la conception du cockpit.

    source : Renault

    Une sécurité repensée grâce à l’intelligence artificielle

    Le R-Space Lab sert aussi de terrain d’expérimentation pour de nouveaux systèmes de sécurité. Le concept embarque par exemple un dispositif baptisé Safety Coach, qui utilise des capteurs et des algorithmes pour analyser le comportement du conducteur.

    En effet, le système peut notamment détecter des signes d’alcoolisation grâce à des capteurs tactiles intégrés, tout en fournissant des recommandations personnalisées via une intelligence artificielle embarquée. L’objectif est de créer une interaction permanente entre la voiture et son conducteur afin d’améliorer la sécurité routière.

    Un aperçu possible de la Mégane électrique de 2028

    Même si Renault insiste sur le caractère expérimental du projet, plusieurs indices suggèrent que certaines idées du R-Space Lab pourraient inspirer des modèles de série. Les proportions du concept, par exemple, pourraient annoncer une future génération de compacte électrique plus longue, autour de 4,40 à 4,50 mètres.

    Plusieurs observateurs évoquent déjà une possible seconde génération de la Renault Mégane E-Tech Electric vers 2028, qui adopterait des proportions plus proches d’un monospace compact afin d’améliorer l’habitabilité.

    source : Renault

    Si le R-Space Lab ne sera jamais commercialisé tel quel, il pourrait bien annoncer une nouvelle génération de véhicules électriques Renault où l’habitacle deviendra le cœur de l’innovation.