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  • Face à la crise énergétique, le leasing social est amplifié pour l’achat de voitures électriques

    Face à la crise énergétique, le leasing social est amplifié pour l’achat de voitures électriques

    Dans le contexte international fragile avec les prix du pétrole très fluctuants et le litre à la pompe toujours élevé, le gouvernement entend aider à accélérer l’électrification du parc automobile. La mesure de leasing social qui permet d’acheter une voiture électrique à moindre coût est étendue de 50 000 véhicules supplémentaires cette année. Objectif à moyen terme : que 2 voitures sur 3 soient électriques en 2030.

    Le soutien à l’électrification est multiplié par 2

    Le Premier Ministre Sébastien Lecornu tire les leçons de la crise énergétique que traverse la France (et le monde) depuis le déclenchement des opérations militaires en Iran et au Moyen-Orient. Alors que le prix du litre de carburant dépasse les 2 € (SP95) et 2,35€ (gasoil), l’Etat veut réduire drastiquement la dépendance des Français aux hydrocarbures. Cela passe donc par la mise en oeuvre d’un plan d’électrification ambitieux et renforcé.

    D’ici 4 ans, l’Etat va soutenir et doubler ses investissements, passant de 5,5 à 10 Mds € par an. « C’est une somme absolument considérable que nous trouverons à travers la réduction d’autres dépenses. Désormais, il nous faut transformer notre consommation d’énergie. Remplacer le pétrole et le gaz par l’électricité. L’énergie n’est pas seulement un marché. C’est un enjeu de sécurité nationale, » justifie le Premier Ministre.

    50 000 véhicules supplémentaires pour le leasing social

    Etablie à 50 000 voitures électriques (et rapidement consommé depuis septembre 2025), le gouvernement étend la mesure de leasing social à 50 000 véhicules supplémentaires dès le mois de juin. Ce dispositif permet aux personnes modestes d’avoir accès à une voiture électrique neuve à loyer abordable, notamment pour aller travailler. Ce sont donc au moins 100 000 ménages qui pourront escompter bénéficier du leasing social en 2025-26, soit le double depuis son lancement en 2024.

    Pour chaque dossier, le loyer mensuel ne peut dépasser 200 €, chaque location doit durer au moins 3 ans et les demandeurs doivent justifier d’un revenu fiscal de référence de moins de 16 300 € / an et habiter à plus de 15 km de leur lieu de travail. 

    2 voitures neuves sur 3 doivent être électriques en 2030

    Une liste de 33 modèles éligibles à ce leasing social avait été retenue. Parmi lesquels la Renault R5, la Citroën e-C3 ou la Fiat Grande Panda et la VW ID3, l’arrivée de nouvelles petites voitures électriques sur le marché pourraient élargir la sélection.

    A moyen terme, soit 2030, Sébastien Lecornu souhaite que 2/3 des voitures neuves vendues en France soient 100 % électriques : « Faire 100 km en véhicule électrique coûte entre 2 et 3 euros contre 11 euros pour du diesel. »

    En toile de fond, le gouvernement met aussi un coup de pression sur la production de l’industrie automobile en espérant voir sortir 1M de VE chaque année des usines françaises contre 400 000 exemplaires prévus dès 2027.

    Aides spécifiques pour les « gros rouleurs » 

    Parallèlement, certaines professions très dépendantes de l’automobile comme les infirmières, aide-soignantes ou artisans « gros rouleurs » pourront bénéficier d’aides spécifiques (encore à déterminer) à hauteur de 50 000 voitures électriques pour l’année 2026.

    Les entreprises seront également accompagnées via des outils dédiés pour les inciter à électrifier leurs flottes, notamment sur les véhicules utilitaires. Tandis que des aides à l’achat de poids lourds électrifiés pourront aller jusqu’à 100 000 € par véhicule.

    En matière d’électrification des usages, l’heure est au changement d’échelle selon le Premier Ministre. « Heureusement, la France a un atout, elle produit de l’électricité sur son sol, c’est le choix de l’indépendance énergétique, elle a renouvelé ce choix il y a deux mois, avec la relance du nucléaire, les énergies renouvelables. La crise a validé ce choix. C’est un choix fort. »

  • AURA AERO change d’échelle : 340 M€ levés, des commandes fermes et deux usines en préparation

    AURA AERO change d’échelle : 340 M€ levés, des commandes fermes et deux usines en préparation

    Le constructeur français AURA AERO franchit une étape décisive de son développement. Avec une levée de fonds de 50 millions d’euros, des soutiens publics en France, en Europe et aux États-Unis, ainsi que des commandes fermes déjà enregistrées, l’entreprise basée à Toulouse entre dans une nouvelle phase industrielle. Entre montée en cadence, structuration industrielle et ambitions technologiques, AURA AERO pose les bases d’un passage à grande échelle.

    source : AURA AERO

    Une montée en puissance industrielle désormais concrète

    C’est une véritable bascule stratégique que vient d’officialiser AURA AERO. Grâce à une nouvelle levée de fonds de 50 millions d’euros, le constructeur porte désormais le total de ses financements à 340 millions d’euros.

    Un montant conséquent, qui s’appuie sur un tour de table particulièrement solide réunissant des acteurs majeurs : le fonds French Tech Souveraineté géré par Bpifrance, le Fonds du Conseil européen de l’innovation (EIC Fund), Safran Corporate Ventures, Innovacom, Blast, EDF ou encore le Florida Opportunity Fund.

    Au-delà des montants, c’est surtout la nature des soutiens qui marque un tournant. AURA AERO bénéficie à la fois d’un appui industriel, institutionnel et stratégique, lui permettant de sécuriser une trajectoire de long terme.

    Sur le plan industriel, deux projets structurants se concrétisent :

    Ce changement de dimension se matérialise aussi sur le plan industriel. En France, l’entreprise a obtenu le permis de construire de sa future usine à Toulouse-Francazal, un site stratégique qui doit accompagner la montée en cadence de la production et la création d’emplois qualifiés.

    Aux États-Unis, AURA AERO accélère également son implantation avec un terrain de 16 hectares situé sur l’aéroport international de Daytona Beach, en Floride. Cette future usine, dédiée notamment à l’avion ERA, sera financée avec le soutien de Space Florida, l’agence de développement aérospatial de l’État.

    source: AURA AERO

    Comme le résume Antoine Blin, Chief of Staff d’AURA AERO :
    « Le financement, les commandes fermes et les usines ne sont plus des perspectives, ce sont des réalités. »

    Des commandes fermes qui valident le marché

    Autre signal fort : la traction commerciale est désormais bien réelle. En effet, AURA AERO revendique plus de 700 intentions d’achat pour ses différents programmes, ainsi que 20 commandes fermes pour son avion régional hybride-électrique ERA.

    Un niveau d’engagement qui change radicalement la donne. On ne parle plus uniquement d’innovation ou de démonstration technologique, mais bien de volumes à produire et à livrer.

    Ces commandes permettent surtout de sécuriser les investissements industriels en cours et d’ancrer le projet dans une logique de production en série.

    source : AURA AERO

    Une ambition portée par France 2030 et la décarbonation de l’aviation

    Créée en 2018 et basée à Toulouse, AURA AERO s’inscrit pleinement dans la stratégie française de réindustrialisation et de décarbonation portée par le plan France 2030. L’objectif est clair : faire émerger une nouvelle génération d’avions bas carbone à horizon 2030, tout en positionnant la France comme un leader de l’aviation décarbonée.

    Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, rappelle :
    « AURA AERO s’inscrit pleinement dans cette ambition […] avec un objectif clair : faire émerger un avion bas carbone d’ici 2030. »

    Même constat du côté du gouvernement, où Philippe Tabarot, ministre des Transports, souligne :
    « La décarbonation de l’aviation a besoin de grands acteurs industriels établis, mais aussi de nouveaux acteurs. »

    source : France 2030

    Trois programmes, trois premières mondiales en ligne de mire

    Avec cette nouvelle phase, AURA AERO structure son développement autour de trois programmes majeurs, chacun portant une ambition forte :

    • ERA, un avion régional hybride-électrique de 19 places, destiné au transport commercial, avec l’objectif de réaliser le premier vol de ce type au monde
    • INTEGRAL E, un avion biplace 100 % électrique visant une certification en catégorie CS-23
    • ENBATA, un drone MALE (moyenne altitude longue endurance) ITAR-free, destiné à des usages stratégiques

    Ces trois programmes couvrent à la fois l’aviation commerciale, la formation et les applications de défense, illustrant une stratégie multi-segments.

    source : AURA AERO

    Comme le souligne Jérémy Caussade, cofondateur d’AURA AERO :
    « Nous construisons bien plus que des avions : nous construisons un nouvel acteur industriel européen. »

    Des projets bientôt présentés au public

    Alors que les programmes entrent dans une phase de développement avancée, AURA AERO s’apprête à présenter concrètement ses avancées lors de deux rendez-vous majeurs en 2026.

    En effet, le constructeur sera présent au salon AERO Friedrichshafen 2026, l’un des principaux événements européens dédiés à l’aviation générale, où ses solutions électriques et hybrides seront mises en avant.

    Quelques semaines plus tard, AURA AERO participera également à Sun ‘n Fun Aerospace Expo 2026, aux États-Unis, un événement stratégique pour accompagner son implantation industrielle en Floride.

    Nul doute que la start-up toulousaine mettra toutes les chances de son côté lors de ses évènements pour motiver d’avantages d’investisseurs et acteurs du secteurs à s’impliquer dans ce projet, qui mine de rien, semble bien parti pour perdurer de nombreuses années

    source : Friedrichshafen 2026

    Un soutien politique et industriel de premier plan

    Enfin, AURA AERO bénéficie d’un soutien rare, à la fois en France, en Europe et aux États-Unis, parmi lesquels Bpifrance (via le fonds French Tech Souveraineté), le Fonds du Conseil européen de l’innovation (EIC Fund), Safran Corporate Ventures, Innovacom, Blast, Florida Opportunity Fund ou encore EDF.

    Au-delà des financements, ces partenaires apportent une crédibilité industrielle et une capacité d’accompagnement sur le long terme.

    Du côté européen, la Commissaire Ekaterina Zaharieva insiste sur l’enjeu stratégique :
    « Investir dans des entreprises comme AURA AERO, c’est renforcer le leadership mondial de l’Europe dans l’aviation propre. »

    source : Commission Européenne

    Aux États-Unis, Robert Harvey, du Florida Opportunity Fund, souligne l’ambition industrielle :
    « AURA AERO ambitionne de devenir le premier constructeur américain d’avions régionaux hybrides-électriques. »

    Enfin, EDF accompagne également le projet sur les infrastructures énergétiques, avec l’objectif de structurer les futurs standards de recharge pour l’aviation électrique.

    Une nouvelle phase : produire, livrer, exister industriellement

    Avec cette levée de fonds, ces commandes et ces projets d’usines, AURA AERO entre clairement dans une nouvelle dimension.

    L’enjeu n’est plus seulement de concevoir des avions innovants, mais de les produire à grande échelle, dans un secteur en pleine transformation. Comme le résume Jérémy Caussade, cofondateur et président : « Nous sommes en train de construire bien plus que des avions : nous construisons un nouvel acteur industriel européen. »

    Dans un secteur en pleine mutation, le constructeur toulousain s’impose progressivement comme l’un des acteurs à suivre de près sur le segment des avions hybrides et électriques.

  • Cupra accélère le rythme électrique avec sa citadine Raval

    Cupra accélère le rythme électrique avec sa citadine Raval

    La marque Cupra pèse désormais 1,4% de parts de marché (en France) et s’émancipe toujours plus de Seat, dont elle est issue. Créée il y a seulement 8 ans, Cupra présente déjà son huitième modèle : la Raval. Cette citadine 100% EV inaugure et profite de la plateforme dédiée aux petits modèles électriques du groupe VW. Attendue comme une rivale de l’Alpine A290, la Raval, à la fois dynamique et polyvalente, devrait représenter la moitié des ventes du constructeur en année pleine en France. Avec l’ambition d’ouvrir une nouvelle page dans l’histoire du jeune constructeur espagnol.

    La Raval montre les muscles

    Après le SUV Formentor et la compacte Born, les modèles stars les plus vendus de la marque Cupra, voici la petite nerveuse nommée Raval (du nom d’un quartier multiculturel de Barcelone). Citadine électrique de 4,05 m, aux lignes musclées, dont le logo est rétroéclairé à l’avant comme sur le bandeau arrière très distinctif. Son style se veut moderne à l’image de ses projecteurs Matrix Led (équipement rare dans cette catégorie), ses poignées de portes affleurantes ou ses originales jantes 17 ou 19 pouces avec inserts cuivrés. « La Raval est plus qu’une voiture pour Cupra, c’est un projet que nous menons pour l’ensemble du groupe Volkswagen, puisqu’elle inaugure la nouvelle plateforme MEB+ sur laquelle sont également produites les futures citadines électriques VW ID Polo, ID Cross et la Skoda Epiq. Et nous sommes très fiers de piloter ce projet très important, » explique Cecilia Taïeb, la directrice communication monde de Cupra.

    Cupra Raval, fer de lance des citadines électriques du groupe VW

    Pour satisfaire ce projet d’électrification lancé en 2022, le groupe VW a ainsi investi 10 Mds€ en Espagne, autour notamment de son usine historique à Martorell, près de Barcelone. En toute flexibilité, les lignes peuvent désormais assembler des véhicules électriques, hybrides PHEV et à moteurs thermiques. A côté, une usine spécifique de production de batteries sort une batterie toutes les 45 secondes. Auréolée de son rang de 3e marque la plus électrifiée vendue en France, Cupra est donc prête à monter en puissance dans sa quête d’atteindre 3% de parts de marché.

    Des gênes de sportive

    A l’origine, l’ADN de Cupra (contraction de Cup et Racing) se veut très sportive. On retrouve donc ces caractéristiques dans la présentation intérieure (éclairage dynamique très original des panneaux de portes et logiciel d’info-navigation désormais « Android compatible » avec applications Google et YouTube) et les sièges baquet enveloppants. Au niveau de la fiche technique, la Raval emporte 2 capacités de batteries : 37 ou 52 kWh (de 300 à 450 km d’autonomie) et des moteurs allant de 116 à 226 ch de puissance. « Les premières personnes qui l’ont essayé sont revenues enchantées par son dynamisme et sa tenue de route, et cela tombe bien car Raval doit convaincre les sceptiques de passer à l’électrique et apporter de l’émotion, souligne Pedro Fondevilla, directeur général de Cupra France. Elle dispose d’un châssis abaissé de 15 mm par rapport à sa cousine ID Polo par exemple. Et cette position assez proche du sol fait penser à la conduite d’un karting, les sensations au volant doivent être différentes pour marquer la sportivité et se différencier des autres modèles du groupe VW. »

    Il faudra aussi la mesurer à sa rivale désignée l’Alpine A290 (220 ch) pour apprécier les qualités dynamiques de cette traction et départager ces 2 bombinettes électriques.

    A noter qu’un espace profond sous le plancher du coffre pourrait bien accueillir à terme un second moteur et transformer la Raval en une 4 roues motrices encore plus puissante et performante : une idée que ne démentent pas les responsables de Cupra…

    Une place à prendre sur le marché

    Dans le contexte actuel où les ventes de voitures électriques grimpent, le timing de lancement de la Raval semble idéal. « Le segment des citadines électriques est encore peu concurrentiel, note Pedro Fondevilla. C’est donc maintenant ou jamais pour Cupra l’occasion de s’installer dans ce marché. Nous avons les ingrédients pour convaincre : l’habitabilité, le volume de coffre (430 L), l’esthétique, les équipements et un prix attractif, surtout si les bonus et aides restent à des niveaux intéressants. On espère que la Raval représente 50% de nos ventes dès l’année 2027. »

    Dans sa version d’entrée de gamme, la Raval (petite batterie 37kW et petit moteur 115 ch) sera proposée à partir de 25 995 €.

    Cupra, la marque de la nouvelle génération ?

    Au-delà de sa sportivité affirmée, Cupra a soigné la qualité perçue et le statut dégagé par cette citadine, notamment à destination des flottes d’entreprise, autre clientèle visée par la marque. Sans oublier les jeunes automobilistes qui ont rapidement identifié Cupra dès sa naissance. « Nos objectifs de vente sont pas forcément de faire de gros volumes, mais avec Raval, on veut continuer d’être une marque d’inspiration pour les jeunes, résume Cecilia Taïeb. On veut que la Gen Z actuelle se souviennent de nous lorsqu’ils auront l’âge de s’offrir une voiture neuve. » La moyenne d’âge d’un client Cupra est de 44 ans en Europe, 47 ans en France. Ce qui est 10 ans moins âgé que chez la plupart des constructeurs.

  • Denza, la marque premium de BYD, qui veut rivaliser avec les spécialistes allemands

    Denza, la marque premium de BYD, qui veut rivaliser avec les spécialistes allemands

    En présentant son shooting brake Z9 GT électrique (qui ressemble à un Porsche Taycan Sport Turismo), Denza, branche luxe du constructeur chinois BYD, fait son entrée sur le marché européen. L’ambition est de servir de vitrine technologique et conquérir des parts de marché face aux spécialistes allemands notamment. Un défi de taille pour cette marque très jeune et sans référence hormis de belles promesses de performance tant sur route qu’au niveau de la puissance de charge.

    Une sportive élancée pour débuter son offensive

    Sous les dorures du palais Garnier qui abrite 150 ans d’histoire culturelle et architecturale française, Denza, nouvelle marque venue de Chine, entend bien faire résonner son génie technologique aux yeux de l’Europe. Le cadre se veut somptueux pour ce lancement devant les médias puis lors d’un dîner de gala réunissant grands chefs d’entreprises et invités triés sur le volet. Denza acronyme de Diverse, Elegant, Novel, Zenith, Aspirational, incarne la branche premium de BYD, le leader chinois qui a vendu plus de 4,5 M de véhicules en 2025. Pour attaquer le marché européen par le très haut de gamme, voici donc la Z9 GT, longue berline dynamique de 5,18 m, à la silhouette de shooting brake qui fait esthétiquement penser au Porsche Taycan Sport Turismo, la référence des sportives électriques.

    Accueil technologique et connecté

    L’accueil à bord se veut luxueux et connecté autour d’un immense écran central de 17,3 pouces , accompagné par 2 écrans latéraux de 13,2 pouces. Les sièges sont ventilés, massants, chauffés et réglables sur 8 positions et ils accueillent un support latéral actif alimenté par le système pneumatique du véhicule pour offrir un meilleur maintien en virage. Le plancher plat n’entame pas l’espace aux jambes digne de celui d’une limousine, d’autant que l’empattement est généreux (3,12 m). Le logiciel d’info-divertissement reçoit Google et une assistance IA. Le système audio de la marque française Devialet développe 2000W avec 20 haut-parleurs.

    100% électrique ou Super hybride

    Sous le capot, on retrouve deux motorisations : un Super hybride DM-i de 776 ch et 203 km d’autonomie en tout électrique, et aussi une motorisation 100% EV dont les spécificités techniques sont dignes des meilleures sportives de la catégorie. Grâce à ses 3 moteurs électriques et sa transmission intégrale, la puissance maxi atteint 1156 ch et 1210 Nm de couple ! L’autonomie annoncée en cycle WLTP n’est pas exceptionnelle (600 km) mais l’accélération promet d’être fulgurante : 0 à 100 km/h en 2,7 s (autant que le Porsche Taycan Turbo Sport Turismo) et une vitesse maximale de 270 km/h. D’origine BYD, la batterie Blade de seconde génération est de chimie LFP (lithium fer phosphate) et de technologie Cell-to-Body, autrement dit intégrée au châssis, ce qui permet un équilibre et une répartition des masses optimales. D’une capacité de 122,49 kWh, la batterie alimente un moteur avant de 313 ch et deux moteurs arrières positionnés au niveau des roues de 422 ch chacun. Une version propulsion de la Z9 GT complètera la gamme en fin d’année 2026 avec une autonomie de 800 km annoncée.

    Système Flash Charging : une puissance de charge record

    En apparence, les spécificités techniques ne semblent pas si extravagantes. En revanche, Denza inaugure un système de recharge inédit sur une voiture produite en grande série : le FLASH Charging. Pure innovation BYD, la puissance de charge peut atteindre 1500 kW via un connecteur unique. A cette puissance, la batterie se recharge de 10 à 70 % en 5 minutes ; de 10 à 97 % en 9 minutes et seulement 12 minutes si la température extérieure descend à – 30°C. Des durées comparables au temps nécessaire pour faire un plein d’essence. Un tel système de recharge « éclair » permet au conducteur de couvrir plus sereinement de longues distances. L’esprit des grandes routières à caractère sportif est bien présent sur la Z9 GT. Sauf que le nombre de bornes FLASH Charging délivrant une telle puissance sont encore rares en Europe. Denza promet d’en développer 3000 points.

    Agilité et déplacement « en crabe »

    Si la Z9 GT promet d’être à son aise sur route et lors des phases de recharge, les manoeuvres en ville et dans des petits périmètres seront simplifiés grâce au pilotage indépendant des roues arrières qui pivotent jusqu’à 5°. Le rayon de braquage est considérablement réduit, la voiture peut ainsi se garer sur un créneau étroit et même avancer « en crabe », de manière latérale. Cette gestion électronique offre une maniabilité remarquable pour une voiture de ce gabarit… et promet d’étonnantes vidéos de démonstration dans des ruelles sinueuses.

    Prix imbattables

    En offrant de telles prestations sur son vaisseau amiral, Denza veut rapidement se hisser à la hauteur des premiums allemands BMW, Mercedes ou Porsche. Encore à éprouver sur le long terme, la technologie semble prête, néanmoins la qualité perçue, le soin apporté aux finitions à bord ou le style global de la voiture demeurent un cran en-dessous des références européennes. En revanche les prix chinois sont imbattables. A partir de 115 000 € pour la Z9 GT électrique et 101 000 € pour la version Super hybride. Les commandes sont ouvertes tandis que le premier showroom Denza est inauguré ces prochains jours à Saint Germain-en-Laye, en région parisienne.

  • Mars 2026 : l’électrique continue d’avancer, malgré un marché automobile toujours en recul

    Mars 2026 : l’électrique continue d’avancer, malgré un marché automobile toujours en recul

    Le marché automobile français confirme sa fragilité en ce début d’année 2026. D’après AAA Data, 153 842 voitures particulières ont été immatriculées en mars, soit une baisse d’environ -1,5 % par rapport à mars 2025.Un recul moins brutal qu’en février (-14,7 %), mais qui confirme une tendance de fond : le marché reste sous pression. Dans ce contexte, un segment continue pourtant de progresser nettement : celui des véhicules électriques.

    source : Tesla

    Un marché qui peine à retrouver son rythme

    Avec près de 154 000 immatriculations, mars 2026 limite la casse, sans pour autant marquer un véritable rebond. Sur l’ensemble du premier trimestre, le marché cumule environ 414 000 véhicules particuliers, en recul d’environ -8 % par rapport à 2025.

    Dans le détail, les motorisations thermiques poursuivent leur déclin :

    • le diesel tombe sous les 3 % de part de marché,
    • l’essence recule fortement,
    • tandis que les hybrides dominent désormais le mix… sans réussir à soutenir les volumes globaux.

    La conclusion est limpide : la transition énergétique avance, mais elle ne compense pas encore la contraction du marché.

    L’électrique confirme sa dynamique mais reste dépendant du contexte

    En effet, dans ce paysage, c’est l’électrique, qui comme les mois passés, continue de tirer son épingle du jeu. En mars, il représente environ 27 % des immatriculations, soit un peu plus de 40 000 véhicules électriques sur le mois.

    Si l’on regarde maintenant sur le premier trimestre, la tendance est encore plus marquée car c’est déjà plus de 100 000 VE qui ont été immatriculés, soit une hausse d’environ +20 % pour une part de marché proche de 25 %.

    Une progression nette, qui on le sait, est portée par des leviers désormais bien identifiés comme les livraisons du leasing social, les aides de l’État revalorisées et les contraintes réglementaires sur les flottes.

    Mais évidemment, tout n’est pas éternel (normalement)… Derrière ces bons chiffres, une nuance doit être posée : une partie de cette croissance reste conjoncturelle et donc le pic observé depuis janvier pourrait ne pas durer à mesure que certains dispositifs s’essoufflent.

    L’occasion n’est pas en reste

    Nous n’en parlons pas assez souvent et pourtant cette dynamique ne se limite pas au marché du neuf. Elle se retrouve aussi, de manière plus progressive, sur le marché de l’occasion.

    En mars 2026, 476 979 transactions de véhicules d’occasion ont été enregistrées, en hausse de +2 % sur un an. Sur le premier trimestre, le marché atteint 1 330 132 transactions, en léger recul de -2 %.

    Mais là encore, la structure du marché évolue rapidement. Les motorisations électrifiées progressent fortement :

    • les voitures électriques d’occasion bondissent de +47 %, pour atteindre 4 % de part de marché,
    • les hybrides légers (MHEV) progressent de +35 % (5 % de part),
    • les hybrides classiques (HEV) gagnent +27 % (6 % de part).
    source : Renault

    À l’inverse, les motorisations thermiques reculent :

    • le diesel perd 4 %, mais reste dominant avec 42 % de part de marché,
    • l’essence recule de 2 % pour atteindre 38 %.

    Les flottes, moteur discret mais central de la transition

    Derrière ces évolutions, un acteur joue un rôle clé : les flottes d’entreprises. Plus réactives que les particuliers aux politiques publiques, les entreprises adaptent rapidement leurs choix de motorisation. L’automobile y répond avant tout à un besoin opérationnel immédiat, ce qui limite fortement la possibilité de repousser les décisions d’achat.

    Dans ce contexte, les réglementations actuelles, notamment les obligations de verdissement, ont un effet direct et puissant. Elles orientent mécaniquement les renouvellements vers des motorisations électrifiées, et devraient continuer à le faire à court et moyen terme.

    Mais leur rôle ne s’arrête pas au marché du neuf. En renouvelant régulièrement leurs véhicules, les flottes alimentent massivement le marché de l’occasion en modèles récents. Résultat : elles deviennent un levier clé de diffusion de l’électrique vers les ménages, permettant une transition plus progressive, mais aussi plus large, de l’ensemble du parc roulant.

    source : Toyota

    Une dynamique à surveiller dans les prochains mois

    Ce début d’année 2026 met donc en évidence un marché à deux vitesses. En effet, le marché global est en recul, mais le segment électrique est en forte progression.

    Comme toujours, la question reste entière : cette dynamique est-elle durable ? Entre la fin progressive du leasing social, un contexte économique tendu et des prix toujours élevés, les prochains mois seront décisifs. Une chose est sûre : si l’électrique avance, il le fait encore dans un marché qui, lui, cherche toujours son équilibre.

  • Tesla tourne une page : la Model S et la Model X définitivement arrêtées, la fin d’une ère pour l’électrique

    Tesla tourne une page : la Model S et la Model X définitivement arrêtées, la fin d’une ère pour l’électrique

    C’est désormais officiel. Après plusieurs semaines de spéculations depuis la conférence des résultats du quatrième trimestre 2025, Tesla met fin à la production de deux de ses modèles les plus emblématiques : les Model S et Model X. Une décision lourde de sens, qui marque à la fois la fin d’un cycle industriel, et un basculement stratégique profond pour le constructeur américain.

    source : Tesla

    Une décision déjà annoncée en creux dès janvier 2026

    Tout commence fin janvier 2026, lors de la conférence Q4. À ce moment-là, Elon Musk l’affirme : « Il est temps de mettre un terme définitif aux programmes Model S et X ». « Si vous souhaitez acheter une Model S ou X, c’est le moment de passer commande. ». Le dirigeant évoque une réallocation des ressources, une volonté d’optimiser les lignes de production et surtout un repositionnement de Tesla vers des projets jugés plus stratégiques. « Nous allons nous concentrer sur les produits qui ont le plus d’impact », explique-t-il en substance, laissant entendre que certains modèles historiques ne sont plus prioritaires. 

    source : Caradisiac

    Dans le même temps, un autre élément passe presque inaperçu : la transformation progressive de l’usine de Fremont, en Californie. Site historique de Tesla, longtemps dédié aux Model S et Model X, Fremont est désormais appelé à changer de rôle.

    L’objectif est d’accueillir une partie de la production du robot humanoïde Optimus, présenté comme l’un des projets les plus ambitieux du groupe. Elon Musk l’a lui-même affirmé : Tesla pourrait produire « des millions d’unités » de ce robot à terme.

    source : Tesla

    Une production arrêtée… et des stocks déjà en train de disparaître

    Depuis début avril 2026, la production des Model S et Model X est définitivement arrêtée. Les véhicules encore disponibles proviennent uniquement des stocks existants, et ils disparaissent rapidement. En effet selon les données d’EV-CPO datant d’il y a 7 jours, il resterait actuellement environ :

    • 295 Model S neuves
    • 301 Model X neuves

    Et ce, à l’échelle mondiale.

    Un chiffre particulièrement révélateur, d’autant plus que la quasi-totalité de ces véhicules est localisée aux États-Unis. En Europe comme au Canada, les stocks sont déjà à zéro. Concrètement, cela signifie que ces modèles sont en train de basculer, en temps réel, du statut de véhicules disponibles à celui de modèles de fin de cycle, qui seront disponibles uniquement d’occasion.

    Des volumes devenus marginaux face aux priorités industrielles

    Derrière la portée symbolique de cette décision, il y a aussi une réalité beaucoup plus pragmatique : celle des volumes. Ces dernières années, les Model S et Model X ne représentaient plus qu’une part marginale des ventes de Tesla. En effet, en 2025, les modèles haut de gamme du constructeur regroupés dans la catégorie “autres véhicules”, totalisent à peine 50 850 unités, contre plus de 1,6 million de Model 3 et Model Y. Un écart colossal, qui illustre clairement le changement de dimension de Tesla.

    source : Tesla

    Dans ce contexte, maintenir des lignes de production dédiées à des véhicules à faibles volumes devient de moins en moins pertinent. La stratégie est désormais ailleurs : optimiser les capacités industrielles sur les modèles de masse, réduire les coûts et accélérer les cadences sur les Model 3 et Model Y, véritables piliers de la rentabilité du groupe.

    À cela s’ajoute une transformation plus profonde : la réallocation des ressources vers de nouveaux projets technologiques, en particulier la robotique. L’usine de Fremont, historiquement dédiée aux Model S et Model X, est ainsi appelée à jouer un rôle clé dans le développement du robot humanoïde Optimus. Un basculement qui confirme que Tesla ne se contente plus de produire des voitures, mais réorganise son outil industriel autour de ses priorités futures.

    source : Tesla

    Des pionnières qui ont redéfini l’électrique

    Au-delà de l’annonce industrielle, c’est surtout la portée symbolique de cette décision qui marque. Lorsqu’elle est lancée en 2012, la Model S arrive dans un marché où la voiture électrique est encore marginale, souvent perçue comme peu performante et limitée. Tesla change complètement la donne.

    La berline américaine impose immédiatement de nouveaux standards :

    • plus de 400 km d’autonomie dès les premières générations,
    • des accélérations dignes de sportives,
    • une interface entièrement numérique,
    • et surtout, des mises à jour à distance (OTA) qui transforment la voiture dans le temps.
    source : Tesla

    Quelques années plus tard, la Model X vient compléter cette vision avec un SUV électrique capable d’allier performance, technologie et usage familial, tout en introduisant des éléments marquants comme les portes Falcon Wing.

    source : Tesla

    Ces deux modèles ont joué un rôle clé dans l’accélération du marché mondial : ils ont prouvé qu’un véhicule électrique pouvait rivaliser, voire surpasser, les références thermiques premium. Ils ont aussi forcé les constructeurs historiques à réagir, accélérant massivement leurs investissements dans l’électrique.

    Une page qui se tourne et un repositionnement assumé

    Avec l’arrêt des Model S et Model X, désormais, la stratégie est claire :

    • se concentrer sur les modèles à fort volume comme la Model 3 et la Model Y,
    • optimiser les coûts et la production,
    • et surtout, investir massivement dans des technologies de rupture comme l’intelligence artificielle et la robotique.

    Ce virage traduit une évolution profonde de Tesla, qui s’éloigne progressivement du statut de constructeur automobile « classique » pour devenir une entreprise technologique multi-sectorielle.

  • Chery structure son arrivée en France avec DHL : une étape clé pour le lancement d’OMODA & JAECOO

    Chery structure son arrivée en France avec DHL : une étape clé pour le lancement d’OMODA & JAECOO

    Quelques jours seulement après le lancement officiel d’OMODA & JAECOO sur le marché français, le groupe Chery franchit une nouvelle étape dans son implantation. Le constructeur chinois annonce, dans un communiqué publié le 7 avril 2026, la signature d’un partenariat stratégique avec DHL Supply Chain. Un accord de trois ans, loin d’être anodin, qui illustre une volonté claire : s’installer durablement en France en structurant dès le départ un écosystème complet, et pas uniquement une offre de véhicules. Dans ce contexte, la logistique après-vente devient un enjeu central.

    Source : OMODA & JAECOO

    Un partenariat pour sécuriser l’après-vente dès le premier jour

    C’est donc précisément sur ce point que s’inscrit l’accord avec DHL Supply Chain. En effet le communiqué annonce que l’objectif est de mettre en place une chaîne logistique complète dédiée aux pièces détachées, avant même les premières livraisons clients. Une approche assumée par Hanbang Yu, CEO du Groupe Chery en France :

    • « La satisfaction de nos clients est notre obsession. Elle se construit bien avant la première livraison. En choisissant DHL Supply Chain, nous nous donnons les moyens d’offrir dès le premier jour un service après-vente à la hauteur de nos ambitions. Ce partenariat est un pilier de notre engagement : nous ne venons pas seulement vendre des voitures en France, nous venons y construire une marque durable, avec des partenaires locaux, pour les clients français. »

    C’est donc clair : Chery considère l’après-vente comme un pilier de son lancement en France.

    source : Hanbang Yu

    Une infrastructure logistique dimensionnée pour la croissance

    Dans le détail, DHL prendra en charge l’ensemble des opérations, allant du stockage des pièces détachées, à la préparation des commandes, en passant par la distribution vers le réseau de concessionnaires OMODA & JAECOO et réparateurs agréés

    Le dispositif reposera sur un site logistique situé à Meung-sur-Loire, près d’Orléans, avec plusieurs milliers de références de pièces déjà prévues, allant des petits composants aux éléments de carrosserie, en passant par les batteries.

    L’organisation inclut également la gestion des flux internationaux et du dédouanement, permettant d’assurer une livraison sur l’ensemble du territoire français en moins de 24 heures.

    source : APM

    Six modèles concernés dès le lancement… et une gamme appelée à s’élargir

    Autre élément important du communiqué : l’ampleur du dispositif dès son démarrage. En effet, à son lancement, le dispositif concernera six modèles de véhicules, avec un fort potentiel d’extension pour accompagner l’arrivée de plusieurs modèles supplémentaires à l’horizon 2028.

    Cette projection confirme que le lancement d’OMODA & JAECOO ne se limite pas à une gamme restreinte. Le constructeur prépare déjà l’arrivée de nouveaux modèles dans les prochaines années, dans un contexte où l’électrification des gammes devient un passage obligé sur le marché européen.

    Source : OMODA & JAECOO

    Une réponse directe aux attentes du marché français

    Ce partenariat répond à une problématique bien identifiée : la crédibilité des nouveaux entrants. Sur le marché français comme en Europe, les attentes ne se limitent plus au produit, elles concernent aussi :

    • la disponibilité des pièces
    • la qualité du service après-vente
    • la fiabilité du réseau

    Des éléments souvent pointés comme des points faibles lors de l’arrivée de nouvelles marques. Pour pallier ces potentiels défauts et lever ces freins dès le départ, Chery s’appuie donc sur un acteur comme DHL. Une approche saluée par Nico Schütz, CEO de DHL Supply Chain France :

    • « L’arrivée du Groupe Chery sur le marché français s’inscrit dans une dynamique de croissance particulièrement rapide, qui exige une chaîne logistique agile, fiable et immédiatement opérationnelle. Nous sommes fiers d’accompagner aujourd’hui le lancement de la marque OMODA & JAECOO dans cette phase de son développement, avec un dispositif logistique conçu pour évoluer au même rythme que leurs ambitions. »
    source : DHL Supply Chain France

    Un lancement déjà bien structuré en France

    Ce partenariat intervient alors que le déploiement de OMODA et JAECOO est déjà bien engagé en France. Dès le printemps 2026, la marque s’appuie sur un réseau de 74 concessions, avec un objectif de 130 points de vente d’ici fin d’année, afin de couvrir rapidement le territoire. 

    Côté produits, l’offre reste encore resserrée avec les SUV OMODA 5 et JAECOO 7, disponibles à la commande depuis avril 2026, mais la stratégie est claire : élargir rapidement la gamme dans les mois à venir.

    Source : OMODA & JAECOO

    Une étape structurante dans la stratégie européenne de Chery

    Avec ce partenariat, Chery ne se contente pas d’accompagner le lancement d’OMODA & JAECOO. Le groupe pose une brique essentielle de son développement en Europe.

    En structurant dès aujourd’hui son après-vente grâce à un acteur logistique de premier plan, quelques jours seulement après la sortie des tout premiers véhicules de la marque en France, le constructeur envoie un signal clair : son ambition dépasse largement une simple phase de test sur le marché français.

    Reste désormais à voir si cette organisation industrielle et logistique se traduira par une adoption rapide sur un marché particulièrement concurrentiel.

  • Voitures électriques : sont-elles vraiment silencieuses et comment les reconnaître ?

    Voitures électriques : sont-elles vraiment silencieuses et comment les reconnaître ?

    C’est bien connu, à première vue, les VE ne font aucun bruit. Pas de moteur qui gronde, pas de vibration au démarrage, pas de montée en régime. Les voitures électriques ont longtemps été associées à une idée simple : le silence. Mais cette réalité n’existe plus vraiment car derrière cette discrétion se cache un fonctionnement très différent… et une réglementation européenne qui impose aux constructeurs de « recréer » du bruit.

    source : Izy

    Un fonctionnement radicalement différent du thermique

    Pour comprendre ce silence, il faut revenir à la base. Contrairement aux motorisations thermiques, un moteur électrique ne fonctionne pas par combustion.

    Pas d’explosion dans les cylindres, pas d’échappement, et surtout beaucoup moins de pièces en mouvement. Là où un moteur essence ou diesel génère du bruit par ses cycles mécaniques et thermodynamiques, l’électrique repose sur un principe d’électromagnétisme, quasiment inaudible.

    Résultat : à basse vitesse, en dessous de 20 à 30 km/h, une voiture électrique ne produit presque aucun bruit mécanique. Seuls subsistent un léger souffle électronique, la ventilation ou encore le contact des pneus avec la route. Mais ce silence pose rapidement un problème.

    source : CNET

    Un danger réel en milieu urbain

    Très vite, cette discrétion a soulevé une question de sécurité, notamment en ville. En effet, à faible vitesse, là où les interactions avec les piétons sont les plus fréquentes (passages piétons, intersections, zones urbaines denses), une voiture électrique peut surprendre. Avant toute réglementation, plusieurs associations, dont la Fédération des aveugles et handicapés visuels de France, alertaient déjà sur un risque accru d’accident.

    C’est dans ce contexte que l’Europe a décidé d’intervenir.

    source : Fédération des aveugles de France

    L’AVAS : quand l’Europe impose du bruit aux voitures électriques

    Depuis le 1er juillet 2019, une réglementation européenne issue du Règlement (UE) n° 540/2014 impose à tous les véhicules électriques et hybrides neufs d’être équipés d’un système sonore : l’AVAS (Acoustic Vehicle Alerting System).

    Concrètement, chaque véhicule doit émettre un son artificiel :

    • Actif dès le démarrage et jusqu’à 20 km/h, ainsi qu’en marche arrière
    • Niveau sonore compris entre 56 et 75 décibels
    • Variation du son en fonction de l’accélération
    • Extinction automatique au-delà de 20 km/h, lorsque le bruit des pneus devient suffisant

    Sans ce dispositif, un véhicule ne peut tout simplement pas être homologué en Europe. Autrement dit, le silence total des voitures électriques est aujourd’hui interdit.

    Des signatures sonores devenues un élément d’identité

    Si la loi impose un cadre strict, elle laisse néanmoins une certaine liberté aux constructeurs. Résultat : chaque marque développe sa propre signature sonore.

    Certains modèles sont devenus facilement reconnaissables à l’oreille :

    • La Renault Zoé propose un souffle futuriste conçu avec l’IRCAM et Jean-Michel Jarre
    • Les BMW i4 et BMW iX adoptent une ambiance sonore orchestrale signée Hans Zimmer
    • La Porsche Taycan se distingue avec un son plus aigu, proche d’une turbine

    À l’inverse, certains modèles comme la Tesla Model 3 ou la Tesla Model Y restent beaucoup plus discrets, avec des signaux simples et minimalistes. Une diversité qui transforme progressivement le son en élément de design à part entière.

    source : BMW

    Comment reconnaître une voiture électrique dans la rue ?

    Même sans être expert, quelques indices permettent aujourd’hui de repérer un véhicule électrique à proximité.

    D’abord, le son : contrairement à un moteur thermique, le bruit est continu, fluide et sans à-coups. Il évolue progressivement avec la vitesse, souvent dans des tonalités plus électroniques ou aériennes.

    Ensuite, le contexte : c’est à basse vitesse que ces véhicules sont les plus difficiles à percevoir. Les zones à risque restent donc les passages piétons, les centres-villes ou les manœuvres en marche arrière, où un signal sonore spécifique est toujours actif.

    Enfin, au-delà de 30 km/h, la différence devient presque imperceptible. À cette vitesse, ce sont surtout les pneus et l’air qui génèrent du bruit, quel que soit le type de motorisation.

    Un progrès… encore imparfait

    Si l’AVAS représente une avancée majeure, notamment pour les personnes malvoyantes, il ne résout pas tout. Le niveau sonore minimal reste relativement faible (56 dB), et peut être couvert par le bruit ambiant en ville. Pour les personnes sourdes, en revanche, ce dispositif ne change rien.

    Des solutions complémentaires commencent donc à émerger : systèmes de vibration, applications connectées ou encore recherches sur de nouveaux types de sons, comme le « bruit rose », plus facilement détectable.

    Le silence, un mythe déjà dépassé

    Finalement, les voitures électriques n’auront été totalement silencieuses que pendant une courte période. Aujourd’hui, entre contraintes réglementaires et enjeux de sécurité, le bruit fait son retour… mais sous une forme totalement nouvelle, maîtrisée et pensée dès la conception.

    Une évolution qui illustre parfaitement la transition en cours : même le silence de l’électrique doit désormais être encadré et apprivoisé.

  • Stellantis est le leader du marché français début 2026

    Stellantis est le leader du marché français début 2026

    Alors que le marché automobile reste fragile en ce début d’année, un acteur confirme sa domination. Dans un communiqué publié le 1er avril 2026, Stellantis annonce se positionner en tête du marché français au cumul des trois premiers mois, tous segments confondus : véhicules particuliers (VP), utilitaires légers (VUL) et cumul VP+VUL.
    Au total, le groupe revendique près de 31 % de part de marché sur le trimestre, un niveau qui lui permet de conserver une avance solide dans un contexte toujours incertain.

    source : Stellantis

    Un leader confirmé malgré un marché sous pression

    C’est l’enseignement principal de ce début d’année : Stellantis maintient sa position de leader en France, avec une présence équilibrée entre véhicules particuliers et utilitaires.

    Dans le détail, le groupe s’appuie notamment sur une part de marché de 29,4 % sur les VP et d’environ 36 % sur les VUL, confirmant son ancrage sur le segment professionnel.

    Une performance à replacer dans un environnement globalement en repli. Le marché français reste orienté à la baisse, prolongeant la tendance observée ces derniers mois. En effet le marché automobile français recule encore d’environ -2,1 % par rapport à 2025, malgré un léger rebond observé en mars (+12,9 %).

    Dans ce contexte, Stellantis insiste sur la solidité de son positionnement.
    « Stellantis confirme son leadership avec près de 31 % de part de marché sur les trois premiers mois de l’année. Nous sommes numéro un sur les énergies de transition, avec une position dominante sur les motorisations hybrides et occupons la première place du marché VP 100 % électrique », souligne Xavier Duchemin, Directeur de Stellantis France.

    source : Stellantis

    L’électrification et les hybrides comme relais de croissance

    Au-delà des volumes, le communiqué met en avant un point clé : le positionnement du groupe sur les motorisations électrifiées.

    En effet, Stellantis revendique une place de leader sur les hybrides, mais aussi la première position sur le marché des véhicules particuliers 100 % électriques. Les chiffres illustrent bien cela car Stellantis possède 24 % de part de marché sur ce segment.

    Un double positionnement stratégique, alors que le marché reste encore partagé entre transition progressive (hybride) et bascule vers le tout électrique.

    Des modèles clés toujours bien positionnés

    Et si le groupe reste à ce plus haut niveau de performance, c’est parce qu’il repose sur un portefeuille de modèles important et très présent sur le marché français. En effet, plusieurs véhicules du groupe figurent régulièrement dans le Top 10 des ventes, à savoir :

    • Peugeot 208
    • Peugeot 2008
    • Peugeot 3008
    • Peugeot 308
    • Citroën C3

    Des modèles qui permettent au groupe de rester très compétitif sur le marché des particuliers, qui représente évidemment un axe stratégique majeur dans la course à la vente.

    source : Stellantis

    Des marques qui tirent la performance

    Cette dynamique repose largement sur la performance des différentes marques du groupe, qui affichent des trajectoires globalement positives. Le communiqué détaille avec précision les statistiques de ces différents constructeurs.

    Du côté de Peugeot, la marque confirme son rôle de pilier. Elle se positionne leader des motorisations hybrides sur l’ensemble des segments (VP, VUL et cumul des deux) et domine le marché des SUV, avec les 2008, 3008 et 5008 en tête de leurs catégories respectives. Elle place également plusieurs modèles dans le top 10, dont trois sur le marché global et quatre sur le segment B2B.

    Citroën poursuit de son côté sa progression. En mars 2026, la marque se classe troisième sur le marché français, avec des volumes en hausse de 20 % et une progression particulièrement marquée sur l’électrique (+68 %). Sur le trimestre, elle consolide sa troisième place avec 9,2 % de part de marché, portée notamment par la montée en puissance des C3 Aircross et C5 Aircross.

    source : Stellantis

    Du côté de Fiat, la dynamique reste soutenue avec une croissance de +44 % depuis le début de l’année. Les citadines progressent fortement (+45 % en VP), tandis que la marque atteint 7,2 % de part de marché sur les VUL, en hausse de 1,2 point.

    Jeep enregistre également une progression, avec +4,5 % d’immatriculations en mars. La montée en puissance de sa gamme électrique se confirme, avec une progression de +49 % sur les modèles 100 % électriques, notamment grâce au Compass électrique et à l’Avenger.

    source : Stellantis

    Enfin, Leapmotor accélère nettement son implantation. La marque enregistre 594 immatriculations en mars, en hausse de +88,5 % sur un an, et atteint 1,1 % de part de marché sur l’électrique.

    L’utilitaire, toujours un pilier stratégique

    Autre point fort souligné par le groupe : sa domination sur les véhicules utilitaires.

    « Stellantis Pro One s’impose une nouvelle fois comme leader des utilitaires », précise Xavier Duchemin.

    Avec près de 36 % de part de marché, le groupe confirme son rôle clé auprès des professionnels, un segment stratégique à l’heure où les flottes doivent accélérer leur transition vers des motorisations électrifiées, notamment sous l’effet des Zones à Faibles Émissions (ZFE).

    source : Stellantis

    Une dynamique à confirmer

    Ce début d’année 2026 confirme donc la solidité de Stellantis sur le marché français, avec une stratégie qui repose à la fois sur la diversité de ses marques, son positionnement sur les hybrides et l’électrique, et sa domination sur les utilitaires.

    Reste désormais à savoir si cette dynamique pourra se maintenir dans un marché encore instable, entre pression sur les prix, transition énergétique et évolution des usages.

  • L’Union européenne et l’électromobilité : ce que Bruxelles met concrètement en place depuis 15 ans

    L’Union européenne et l’électromobilité : ce que Bruxelles met concrètement en place depuis 15 ans

    L’électromobilité en Europe ne s’est pas imposée du jour au lendemain. Derrière l’essor actuel des véhicules électriques, c’est en réalité toute une construction réglementaire qui s’est mise en place progressivement depuis plus de quinze ans. De premières normes CO₂ à la fin programmée du thermique en 2035, l’Union européenne a structuré, étape par étape, le basculement du secteur automobile.

    Des premières normes CO₂ à l’émergence de l’électrique

    Tout commence en 2009, avec les premiers textes contraignants adoptés par l’Union européenne. Le règlement sur les émissions de CO₂ impose alors une moyenne de 130 g/km en 2015, puis 95 g/km en 2020 pour les voitures neuves, avec des pénalités pouvant atteindre 95 € par gramme excédentaire et par véhicule.

    À ce stade, l’électrique n’est pas encore une priorité, mais il devient progressivement une solution crédible pour les constructeurs afin de respecter ces objectifs.

    Dans le même temps, l’Union européenne commence à structurer sa vision à long terme. Le Livre blanc sur les transports publié en 2011 fixe un cap clair : réduire de 60 % les émissions du secteur d’ici 2050. Pour la première fois, la transition vers des véhicules à faibles émissions est officiellement évoquée.$

    2014-2019 : l’Europe pose les bases concrètes

    Une nouvelle étape est franchie en 2014 avec la première directive dédiée aux infrastructures. L’Union impose aux États membres de planifier le déploiement de bornes de recharge, avec une exigence clé : une tarification transparente, accessible et non discriminatoire.

    Mais c’est surtout en 2019 que le cadre actuel prend forme. Avec le règlement européen sur les émissions des véhicules légers, Bruxelles fixe des objectifs beaucoup plus ambitieux :

    • -15 % d’émissions dès 2025
    • -37,5 % en 2030 pour les voitures
    • -31 % pour les utilitaires

    Ce texte introduit également les premiers mécanismes favorisant les véhicules électriques, avec des crédits dédiés aux modèles zéro émission.

    Pour la première fois, les poids lourds entrent aussi dans l’équation, avec des objectifs de réduction de -30 % des émissions d’ici 2030.

    2021-2023 : le tournant majeur avec la fin du thermique

    Le véritable basculement intervient en 2021 avec le paquet climat Commission européenne “Fit for 55”. L’objectif est clair : aligner l’ensemble des politiques européennes sur une réduction de -55 % des émissions de CO₂ d’ici 2030.

    Dans ce cadre, une décision historique est adoptée en 2023 : la fin de la vente des voitures thermiques neuves en 2035.

    Un choix assumé, comme l’explique Pascal Canfin député européen:
    « Si nous voulons être neutres en carbone en 2050, nous devons nous assurer que toute nouvelle voiture mise sur la route à partir de 2035 n’émet pas de CO₂. »

    Concrètement, cela signifie que tous les véhicules neufs vendus dans l’Union devront être 100 % zéro émission à cette échéance.

    source : Bloom

    Les infrastructures deviennent enfin une obligation

    En parallèle, l’Union européenne ne se limite plus aux véhicules. Elle s’attaque désormais à un point clé : la recharge.

    Depuis 2024, le règlement AFIR impose des obligations très concrètes :

    • Une borne rapide tous les 60 km sur les grands axes européens
    • Une puissance minimale de 150 kW pour les voitures
    • Jusqu’à 350 kW pour les poids lourds
    • Paiement par carte bancaire obligatoire, sans abonnement
    • Affichage du prix en €/kWh avant recharge

    À cela s’ajoute un autre élément structurant : l’ouverture des données (localisation, disponibilité, prix), pour améliorer l’expérience utilisateur et favoriser l’interopérabilité.

    L’objectif est clair : faire de la recharge électrique un service aussi simple et universel que le carburant aujourd’hui.

    source : Ionity

    2024-2026 : une phase d’ajustement plus pragmatique

    Après les grandes annonces, l’Union européenne entre désormais dans une phase plus opérationnelle.

    Preuve de cette approche plus réaliste, un mécanisme de flexibilité a été introduit pour les constructeurs entre 2025 et 2027, afin d’éviter des pénalités immédiates tout en maintenant les objectifs globaux.

    Dans le même temps, les ambitions sur les poids lourds ont été renforcées :

    • -45 % d’émissions en 2030
    • -65 % en 2035
    • -90 % en 2040

    Autre échéance importante : fin 2026, l’Union européenne prévoit un premier réexamen complet de sa stratégie, avec la possibilité d’ajuster les objectifs en fonction des réalités industrielles et technologiques.

    source : Geneviève Colonna d’Istria

    Une transformation déjà visible, mais encore sous tension

    Aujourd’hui, les effets de cette stratégie commencent à se concrétiser :

    • Plus de 10 millions de voiture 100 % électriques en circulation sur le territoire européen.
    • Plus de 175 000 points de recharge publics déployés
    • Des investissements industriels massifs estimés à plus de 500 milliards d’euros en Europe

    Pour autant, plusieurs défis restent bien présents : pression sur les prix, concurrence chinoise, dépendance aux matières premières et acceptabilité sociale.

    Une trajectoire désormais irréversible

    En un peu plus de quinze ans, l’Union européenne est passée d’une logique d’incitation à une transformation structurelle du marché automobile.

    Normes CO₂, fin du thermique, déploiement des infrastructures : tous les leviers sont désormais activés. Reste maintenant à savoir si cette stratégie pourra tenir ses promesses dans un contexte industriel et géopolitique de plus en plus tendu.