Blog

  • Geely Auto, le géant chinois méconnu arrive en France

    Geely Auto, le géant chinois méconnu arrive en France

    D’ici la fin du mois d’avril, la firme chinoise Geely va commercialiser sous sa propre marque plusieurs modèles en France. Objectif : conquérir un marché majeur et ne pas se laisser distancer par ses rivaux BYD, SAIC (MG) ou Xpeng, déjà bien implantés. Après avoir racheté Volvo, Lotus ou Smart, Geely Auto Group se présente comme le plus européen des constructeurs chinois. Avec près de 20M de voitures vendues depuis sa création, il vise maintenant le top 5 mondial à l’horizon 2030, et cela passe par l’Europe.

    Le coup d’éclat de Geely 

    Si le Geely Holding Group voit le jour en 1986, le constructeur automobile est fondé dix ans plus tard à Hangzhou (au sud de Shangai) et débute en produisant des voitures simples et accessibles. Rapidement, les autorités chinoises lui octroient le statut de 1er constructeur automobile privé du pays alors que de nombreuses marques sont directement pilotées par l’Etat. 

    La marque se spécialise progressivement dans les voitures hybrides et électriques mais se fait connaître dans le monde en 2010 en rachetant Volvo Cars, à la surprise générale. Cette acquisition inattendue est judicieuse : elle permet à Geely de gagner en crédibilité, fait monter en gamme et en qualité ses modèles et insuffle une image européenne et plus technologique à ses véhicules. Des atouts importants pour un constructeur chinois qui cherche à s’imposer hors de ses frontières.

    Un géant discret de l’automobile

    Aujourd’hui, le groupe Geely est un géant automobile qui vend plus de 4M de voitures par an dans le monde et a développé une stratégie multi-marques en créant par exemple Lynk & Co (pour un public urbain et connecté), Zeekr (marque premium de VE), et en rachetant Lotus ou Smart, des constructeurs européens qui étaient en perte de vitesse mais bien identifiés du public. Geely Group devient ainsi le producteur chinois le plus « européen » mais doit désormais réussir à imposer ses produits sur le Vieux Continent.

    Des modèles calibrés pour le marché européen et français

    Tandis qu’une voiture neuve sur dix vendue en Europe est désormais chinoise, le groupe Geely ne pouvait plus tarder à s’implanter en son nom propre. D’autant que la marque dispose d’une gamme « monde » riche d’une dizaine de modèles (SUV, berline et compactes) électriques et hybrides. Le marché français devrait d’abord accueillir le SUV compact E5 (4,61m) dont le coefficient de pénétration dans l’air est très efficient. Avec un habitacle moderne et une planche de bord épurée, l’E5 est doté de batteries de 60 ou 76 kWh, offrant jusqu’à 530 km d’autonomie. La version propulsion de 218 ch en entrée de gamme sera proposée à partir de 32 000 €, soit un tarif très compétitif.

    L’autre modèle annoncé est un SUV hybride rechargeable, le Starray EM-i (4,74m) futur rival des MG EHS ou BYD Seal U DM-i. 

    A moyen terme, la citadine électrique EX2 (4,14 m), équipée d’une batterie LFP de 39,4 kWh (jusqu’à 289 km d’autonomie) pourrait faire son arrivée, sous les 20 000 €.

    Une stratégie industrielle pour s’imposer

    Ces modèles semblent taillés pour une clientèle française assez exigeante. Mais l’E5 comme le Starray et l’EX2 ne sont pas produits en Europe et ne bénéficieront donc pas d’aides ni de bonus à l’achat. C’est la raison pour laquelle Geely négocie avec Ford pour faire fabriquer ses voitures dans les usines européennes de l’américain (Cologne, Valence ou Craiova), dont les lignes d’assemblage ne tournent pas à plein régime.

    A terme, Geely s’appuiera sur son centre européen commun de R&D et design qui regroupe les entités de Volvo Göteborg (Suède), Francfort (Allemagne) et Coventry Lotus (Royaume-Uni) pour concevoir de futures voitures plus étroitement en phase avec les souhaits du marché continental. En attendant, le constructeur chinois souhaite exporter ses véhicules en Europe, six mois seulement après leur commercialisation en Chine.

    Geely intensifie la concurrence entre marques chinoises

    Outre leur avance technologique sur les marques historiques européennes en matière de VE, les constructeurs chinois doivent désormais se livrer bataille entre eux. Chacun avec ses armes. 

    Le leader BYD attaque avec des prix très agressifs et une gamme déjà complète entre modèles 100% électriques et supers hybrides à longue autonomie. SAIC (via MG) peut compter sur sa puissance industrielle avec un million de voitures exportées chaque année. XPeng se concentre davantage sur des produits très technologiques, véhicules autonomes et connectés, travaille sur l’efficacité énergétique, des solutions de charge rapide et même des véhicules volants.

    L’atout principal de Geely Group réside dans l’identité de ses différentes marques : Lynk & Co cible un public urbain, jeune et connecté, Zeekr se positionne en rival premium de Tesla, Polestar est la branche sportive luxe de Volvo tandis que Lotus reste une marque à l’ADN sportive. Sous son propre logo, Geely peut donc s’intercaler comme une offre généraliste tournée vers le grand public et les familles à la recherche de mobilité électrique plus accessible. Il lui manque encore de la visibilité et une notoriété à bâtir, mais ses 40 ans d’héritage font de Geely le concurrent le plus dangereux pour les constructeurs chinois lancés à la conquête de l’Europe et de la France.

  • Les ventes d’électriques en hausse, mais ce n’est pas (encore) à cause de la crise internationale

    Les ventes d’électriques en hausse, mais ce n’est pas (encore) à cause de la crise internationale

    Dans un contexte international où le prix du baril de Brent atteint 110 $, le marché des voitures neuves commence à profiter sérieusement aux modèles électriques. Leur part de marché est ainsi de 28 % en mars, soit le plus haut niveau jamais atteint en France. S’il est trop tôt pour constater les effets de la guerre au Moyen-Orient, les mesures de leasing et la fiscalité aux entreprises portent leurs fruits et servent de base à une accélération des immatriculations de VE. Sans oublier le développement continu des infrastructures de recharge et le frein psychologique qui se desserre dans l’esprit des automobilistes. 2026, année du déclic pour l’électrique ?

    Source Tesla

    L’électrique à un niveau record pour le premier trimestre, Tesla en forme

    Au premier trimestre 2026, la part de marché des véhicules électrifiés (électriques + hybrides dont hybrides rechargeables) est de 80%. Cette proportion n’a jamais été aussi haute en France pour les véhicules particuliers. Et plus précisément, les motorisations 100% électrique représentent 28% du marché des immatriculations sur la période : un record ! Plus de 112 000 voitures électriques ont déjà été mises à la route en 2026. Dans le détail, il est à noter que Tesla revient en forme : 9 570 véhicules vendus, soit une augmentation de 200% par rapport à mars 2025. Le SUV Model Y a notamment bénéficié d’une aide à la reprise et d’une tarification avantageuse. La tendance vers l’électrification du parc s’accélère donc. Est-ce en raison du contexte international et de l’augmentation du prix du pétrole ? Il est trop tôt pour l’affirmer.

    L’heure de la prise de conscience ?

    Mais face à des prix de l’essence qui dépassent 2€/L, beaucoup s’interrogent : faut-il changer de mode d’énergie ? La crise peut-elle profiter aux voitures électriques ? « Malheureusement dans ce contexte international, l’heure est à la prise de conscience pour les futurs acheteurs de véhicules électriques, » prédit François Gatineau, président de Mobileese, qui accompagne les acteurs économiques dans leur transition verte. Passer à la voiture électrique n’est plus seulement un sujet environnemental. C’est devenu un sujet de pouvoir d’achat. Chaque flambée pétrolière agit comme une taxe invisible pour les ménages. »

    Source: Volvo

    Rouler en thermique coûte 5 fois plus cher qu’en électrique

    D’après ses estimations, rouler à l’essence coûte actuellement 5 fois plus cher qu’en électrique. Un ménage vivant à la campagne, qui parcourt 500 km par semaine doit payer 240 € de carburant par mois avec un véhicule thermique * contre seulement 48 € en VE par mois (à condition de recharger en heures creuses). Près de 200 € d’écart chaque mois, soit presque 2 500 € à la fin de l’année. La facture devient lourde pour les utilisateurs de voitures essence, tandis qu’à l’inverse le marché des véhicules électriques passe à la vitesse supérieure avec de nombreux arguments.

    Des ventes d’électriques devraient s’accélérer

    L’offre est de plus en plus large et descend en gamme pour se rendre plus accessible. « La réglementation européenne de plus en plus stricte oblige les constructeurs à agir, explique Nicolas Raffin, porte-parole de l’ONG Transport & Environnement. On voit donc apparaître de petites voitures électriques, plus abordables comme la Citroën eC3, Dacia Spring, Fiat 500e, Renault Twingo et des voitures chinoises bien moins chères. » Nul doute que les constructeurs vont intensifier leurs campagnes promotionnelles et propositions commerciales dans les semaines à venir pour séduire de nouveaux clients. La marque Kia propose ainsi son petit SUV urbain EV2 sous les 20 000 €, à condition de répondre aux exigences pour obtenir le coup de pouce de l’Etat (jusqu’à 5 700 € d’aide pour les ménages précaires).

    Source: Renault

    Leasing social pour les particuliers et fiscalité incitative pour les entreprises

    Autre facteur qui a permis de gonfler les ventes en début d’année : le leasing social mis en place par l’Etat en septembre dernier (un maximum de 200 € de loyer mensuel pour parcourir jusqu’à 12 000 km par an). De nombreux particuliers ont souscrit à ces contrats (de 3 ans ou plus). En revanche, du côté des entreprises, le renouvellement des flottes vers l’électriques tarde à se faire sentir, bien que la fiscalité les y incite. La TVS (taxe sur les véhicules de société) est exonérée, déduction fiscale plus élevée sur l’achat d’un véhicule propre, abattement fiscal de 70% sur l’avantage en nature pour les voitures de fonction électriques…
    « L’avantage change de camp. Les chefs d’entreprises regardent surtout le TCO (total cost of ownership), c’est-à-dire combien leur parc auto leur coûte chaque année. Il est devenu nettement plus élevé en thermique qu’en électrique, cela guide leur choix dans le renouvellement, » rappelle Nicolas Raffin, de T&E. Sans oublier que les parcs de plus de 100 véhicules doivent comporter au moins 15% de VE actuellement (ce sera 48% en 2030), sous peine de payer une taxe de 2000 € par véhicule manquant.

    Electrique et indépendance énergétique

    L’indépendance énergétique devient aussi un atout majeur pour soutenir la voiture électrique. Le parc nucléaire domestique produit 70 % de l’électricité française, alors que la totalité du pétrole consommé est importé. « Depuis quelques années, les automobilistes ne souhaitent plus dépendre des conflits mondiaux (Russie-Ukraine, Moyen-Orient) pour remplir leur réservoir, car les variations de cours et les difficultés d’approvisionnement ont un impact direct sur leurs activités professionnelles et leur vie quotidienne, selon François Gatineau, de Mobileese. Et puis, l’électrique devient plus confortable à l’usage. Moins de file d’attente en stations, on recharge chez soi, on peut planifier. »
    Sans oublier que l’Etat n’accordera des aides spécifiques que de manière ciblée pour pondérer les hausses de prix à la pompe (infirmières libérales, transports routiers, agriculteurs…) et présentera prochainement son Grand Plan d’Electrification. Objectif : passer de 60 % d’importation d’énergies fossiles à 40 % d’ici 2030 et massifier les usages de l’électrique.

    souce: Kia

    Infrastructures et bornes de recharge en développement

    Reste les facilités d’approvisionnement en énergie électrique. L’AVERE recense aujourd’hui 190 878 points de charge accessibles au public (hors installations privées à domicile ou en entreprises), dont 31 000 bornes rapides et très rapides, qui permettent de recharger entre 20 et 30 min sur autoroute. Le maillage du territoire s’intensifie avec près de 300 points de charge pour 100 000 habitants. Peu à peu, l’angoisse de la panne sèche s’éloigne dans l’esprit des utilisateurs, en attendant de convaincre les potentiels futurs acheteurs. Ce n’était pas le cas il y a 5 ans.

    Point de bascule

    Le prix du pétrole n’est pas le principal argument dans le passage des automobilistes vers l’électrique : les ventes de VE avaient également augmenté l’année dernière alors que le litre d’essence était bas. Mais la crise actuelle peut marquer ce point de bascule déterminant, d’autant que les barrières psychologiques se lèvent les unes après les autres (autonomie en progrès, recharge plus rapide, technologies plus accessibles).

    *(Pour un véhicule consommant 6 L aux 100 km : 12 € pour 100 km avec un litre à 2 € / Pour un véhicule électrique consommant 2,40 € pour 100 km : 15 kWh × 0,16 € en heures creuses)

  • Électrique 2026 : qui a vendu le plus de VE en Amérique et à quoi ressemble la prochaine phase de la révolution électrique

    Électrique 2026 : qui a vendu le plus de VE en Amérique et à quoi ressemble la prochaine phase de la révolution électrique

    Si 2023 et 2024 ont été définies par l’engouement pour les véhicules électriques, et 2025 est devenue l’année de la réalité des VE, 2026 s’annonce comme l’année de la vraie concurrence électrique aux États-Unis.

    Le marché américain des VE ne s’est pas effondré après la disparition de la phase d’euphorie. Au contraire, il a mûri. Les acheteurs sont devenus plus sélectifs, se concentrant sur l’abordabilité, l’accès à la recharge, la fiabilité et les coûts de possession à long terme. Les marques qui ont offert une valeur réelle, et non pas seulement des promesses ambitieuses, ont continué à dominer les ventes.

    Les suivis industriels de Cox Automotive et Kelley Blue Book montrent que la forte dynamique des VE observée en 2025 s’est poursuivie en 2026, confirmant que les véhicules électriques ne sont plus un segment de niche du marché automobile américain.

    L’adoption des VE s’est stabilisée dans une phase de croissance régulière plutôt que dans la poussée explosive des premières années. Le marché n’est plus défini par la spéculation, il est défini par la concurrence.

    Voici l’histoire de qui a mené les ventes de VE durant le cycle le plus récent, ce que ces chiffres révèlent sur l’industrie, et ce qu’ils signalent pour l’avenir de la mobilité électrique en Amérique.

    Le tableau d’ensemble : les ventes de VE aux États-Unis à l’aube de 2026

    Fin 2025, le marché américain des VE avait atteint l’une de ses périodes les plus fortes jamais enregistrées. Plusieurs tendances majeures ont défini l’industrie à l’entrée de 2026 :

    • Les ventes de VE ont atteint des niveaux trimestriels records en 2025.
    • Les véhicules électriques ont capturé une part de marché à deux chiffres à l’échelle nationale.
    • Les SUV et crossovers ont dominé les achats de VE.
    • La concurrence entre constructeurs s’est intensifiée de manière spectaculaire.

    Tesla est resté la marque de VE numéro un aux États-Unis, mais sa part de marché a diminué à mesure que les constructeurs traditionnels et les marques internationales lançaient des modèles compétitifs.

    La part de marché de Tesla sur le marché américain des VE est tombée à environ 38%, un changement majeur par rapport à sa domination antérieure au-dessus de 70% au début de la décennie.

    Cette baisse ne signifiait pas que Tesla vendait moins de voitures. Elle signifiait que le reste de l’industrie avait enfin fait son entrée.

    Ventes de VE par marque : qui a mené le marché 

    L’un des instantanés les plus clairs de la concurrence des VE est apparu fin 2025, lorsque les ventes ont grimpé en flèche avant les changements de règles des incitations fédérales.

    Les données représentatives des ventes mensuelles ont montré la performance suivante par marque :

    Ces chiffres révèlent un changement structurel majeur dans l’industrie : Tesla mène toujours, mais les constructeurs historiques rivalisent désormais collectivement avec l’échelle de Tesla.

    TESLA : toujours le roi, mais plus seul 

    Tesla a entamé 2025 en tant que leader incontesté des VE et a conservé cette position à l’entrée de 2026.

    La domination de l’entreprise repose largement sur deux véhicules :

    • Tesla Model Y
    • Tesla Model 3

    La Model Y est restée le véhicule électrique le plus vendu aux États-Unis et l’un des véhicules les plus vendus tous types confondus.

    Les chiffres approximatifs des ventes du troisième trimestre 2025 ont montré :

    • Model Y : environ 114 897 unités
    • Model 3 : environ 53 857 unités

    Mais le leadership de Tesla n’est plus incontesté.

    L’entreprise a fait face à une pression croissante de la part de :

    • Une concurrence tarifaire agressive.
    • Des gammes de VE en expansion chez les constructeurs historiques.
    • L’évolution de l’éligibilité au crédit d’impôt fédéral.
    • Un ralentissement de la croissance de la demande par rapport aux années d’essor précédentes.

    Tesla a répondu par des réductions de prix conçues pour maintenir les volumes, une stratégie reflétant un environnement de marché plus concurrentiel.

    GENERAL MOTORS : le retour surprenant des VE

    Si un constructeur traditionnel a émergé comme une grande réussite en matière de VE, c’est bien General Motors.

    Chevrolet est devenu le concurrent direct le plus proche de Tesla, grâce en grande partie à un véhicule : le Chevrolet Equinox EV.

    Les ventes de l’Equinox EV ont atteint environ 25 085 unités au troisième trimestre 2025, en faisant l’un des VE non-Tesla les plus vendus aux États-Unis.

    Chevrolet a réussi en ciblant les acheteurs grand public avec :

    • Une marque reconnaissable.
    • Des prix compétitifs.
    • Une autonomie pratique.
    • Un fort soutien du réseau de concessionnaires.

    Le résultat a marqué un point de bascule pour les constructeurs historiques qui étaient autrefois largement distancés par Tesla.

    source : Chevrolet

    FORD : camionnettes, performance et puissance de la marque 

    Ford a maintenu une forte présence dans les VE à l’entrée de 2026, ancrée par deux modèles phares :

    • Mustang Mach-E
    • F-150 Lightning

    Les ventes du Mach-E ont atteint environ 20 177 unités au troisième trimestre 2025, reflétant une forte fidélité à la marque et la puissance du réseau de concessionnaires nationwide de Ford.

    Plutôt que de concurrencer directement les petits segments de VE, Ford s’est concentré sur les SUV performants et les camionnettes électriques, s’alignant étroitement sur les préférences traditionnelles des véhicules américains.

    source : Ford 

    HYUNDAI ET KIA : les leaders de la valeur 

    Hyundai et Kia ont tranquillement continué à gagner des parts de marché.

    La gamme de VE d’Hyundai – en particulier l’Ioniq 5 – a reçu de vifs éloges des consommateurs pour sa valeur, son autonomie et sa fiabilité.

    Les ventes de l’Ioniq 5 ont atteint environ 21 999 unités au troisième trimestre 2025, la plaçant parmi les VE non-Tesla les plus réussis.

    Les analystes ont fréquemment cité Hyundai et Kia comme leaders de la conception et de l’ingénierie de VE abordables, aidant à élargir l’adoption des VE au-delà des acheteurs de luxe.

    source : Hyundai

    Joueurs émergents : la nouvelle concurrence

    Au-delà des marques traditionnelles, plusieurs nouveaux acteurs ont aidé à diversifier le marché des VE.

    Les modèles notables comprenaient :

    • Honda Prologue — environ 20 236 unités vendues au troisième trimestre 2025.
    • Rivian R1S — près de 19 687 unités en 2025.
    • Volkswagen ID.4 — des ventes régulières en tant qu’alternative européenne.

    Ces véhicules montrent que le marché des VE n’est plus dominé par une seule entreprise ou stratégie.

    Au lieu de cela, il devient un écosystème complet de marques et de technologies en concurrence.

    source : Honda

    Les modèles de VE les plus vendus 

    Les meilleurs modèles de VE sur le marché américain comprenaient :

    1. Tesla Model Y
    2. Tesla Model 3
    3. Chevrolet Equinox EV
    4. Hyundai Ioniq 5
    5. Honda Prologue
    6. Ford Mustang Mach-E
    7. Kia EV6 / Chevrolet Blazer EV
    8. Rivian R1S
    9. Volkswagen ID.4
    10. Ford F-150 Lightning

    Les SUV et crossovers ont dominé le classement, reflétant les préférences des consommateurs américains.

    source : Rivian

    Incitations et réalité économique 

    La politique gouvernementale est restée une influence majeure sur la demande de VE.

    Les changements apportés au crédit d’impôt fédéral de 7 500 $ pour les VE ont déclenché des vagues d’achats de consommateurs tout au long de 2025, alors que les acheteurs se précipitaient pour sécuriser les incitations avant que les règles d’éligibilité ne se durcissent.

    Dans le même temps, des taux d’intérêt plus élevés ont fait de l’abordabilité un facteur clé.

    Les marques qui ont offert des prix compétitifs ou des financements agressifs ont gagné un avantage.

    Infrastructure de recharge : toujours la grande question 

    L’accès à la recharge reste l’un des plus grands obstacles à une adoption plus rapide des VE.

    Les États ayant lourdement investi dans les infrastructures, en particulier la Californie, ont continué à mener le pays en matière de taux d’adoption des VE.

    Le réseau de recharge de Tesla reste un avantage stratégique majeur, bien que les partenariats entre constructeurs élargissent l’accès à la recharge à l’échelle nationale.

    source : Tesla

    Ce que 2026 signifie pour l’avenir des VE 

    L’histoire des VE à l’entrée de 2026 est claire.

    Les véhicules électriques ne sont plus une technologie expérimentale ou une spéculation euphorique. Ils sont une partie permanente du paysage automobile américain.

    Mais l’industrie entre dans une nouvelle phase où le succès dépendra de :

    • L’abordabilité.
    • L’expansion des infrastructures.
    • La confiance dans les marques.
    • L’utilisabilité dans le monde réel.

    Tesla reste le leader, mais l’ère de la domination incontestée est terminée. La révolution des VE ne s’est pas enrayée après le premier cycle d’engouement, elle a simplement mûri, et la vraie concurrence ne fait que commencer.

  • Le jour où le marché s’est brisé

    Le jour où le marché s’est brisé

    Comment le scandale MMTLP a exposé Wall Street, les régulateurs et un système truqué contre l’Amérique particulière ? Il existe des moments dans l’histoire où les Américains voient soudainement ce qui se cache derrière le rideau, lorsque l’illusion réconfortante d’équité s’effondre et que la machinerie du pouvoir est exposée. Pour des millions d’investisseurs particuliers, ce moment est arrivé en décembre 2022. Le symbole boursier était MMTLP. Ce qui a suivi n’était pas simplement un arrêt de cotation. C’était une rupture de confiance si sévère que, trois ans plus tard, le système financier américain lutte encore pour l’expliquer. 

    MMTLP était censé être une opération de routine. Une action privilégiée liée à des actifs pétroliers et gaziers, issue d’une scission de Meta Materials, elle était commercialisée comme un pont temporaire, devant bientôt se convertir en actions privées d’une nouvelle société, Next Bridge Hydrocarbons. Les investisseurs croyaient qu’ils pourraient soit sortir de leurs positions par la vente, soit recevoir une juste valeur via la scission. Au lieu de cela, ils ont été piégés. Sans avertissement, sans résolution et sans reddition de comptes, le marché a été gelé. Et il ne s’est jamais vraiment rouvert.

    Un arrêt sans précédent

    Le 9 décembre 2022, les négociations de MMTLP ont été interrompues quelques jours seulement avant la période de règlement final. Les investisseurs particuliers, dont beaucoup étaient des vétérans, des retraités et des Américains de la classe moyenne, se sont vu refuser le droit fondamental de participation au marché : la capacité de vendre.

    • Aucune annonce d’urgence.
    • Aucune sanction pour fraude.
    • Aucune explication claire.

    La décision émanait de la FINRA (Financial Industry Regulatory Authority), l’organisme d’autorégulation chargé de maintenir des « marchés justes et ordonnés ». Mais les marchés n’étaient ni justes ni ordonnés ce jour-là. Ils étaient fermés de manière sélective.

    source : FINRA

    Ce qui rendait cet arrêt extraordinaire n’était pas seulement son timing, mais sa permanence. MMTLP n’a jamais repris les négociations. Les investisseurs ont été forcés d’entrer dans une structure de société privée sans liquidité, sans issue et sans calendrier de résolution.

    Pour de nombreux Américains, cela ressemblait moins à de la réglementation et plus à une confiscation.

    L’ombre de la vente à découvert nue (naked short selling)

    Presque immédiatement, les investisseurs ont commencé à poser une question interdite à Wall Street : Et s’il y avait plus d’actions vendues que ce qui existait légalement ?

    Le soupçon se concentrait sur la vente à découvert nue (naked short selling) une pratique longtemps niée par les institutions mais largement vécue par les traders particuliers. La théorie était simple et explosive : si d’énormes positions courtes existaient et ne pouvaient pas être clôturées une fois les négociations arrêtées, le gel du titre empêchait la révélation d’un déséquilibre catastrophique.

    Au lieu de forcer la reddition de comptes, le système a gelé les preuves.

    Des documents obtenus via le FOIA (Freedom of Information Act) ont ensuite suggéré une prise de conscience interne au sein des agences de régulation que quelque chose clochait gravement. Des e-mails, des chronologies et des alertes internes ont révélé que de hauts responsables avaient été rapidement mis dans la boucle. Pourtant, rien n’a été fait pour protéger les investisseurs. Rien n’a été divulgué publiquement. Le silence est devenu une politique.

    source : FOIA

    Les régulateurs ferment les rangs

    Alors que la pression montait, les investisseurs se sont tournés vers les tribunaux. Des poursuites ont été déposées dans plusieurs juridictions fédérales, Texas, Nevada, Connecticut, Vermont. Les défendeurs n’étaient pas seulement des fonds spéculatifs, mais bien les régulateurs mêmes chargés de la surveillance.

    La SEC (Securities and Exchange Commission) et la FINRA ont répondu par une défense unifiée : l’immunité procédurale.

    Il a été demandé aux juges non pas d’évaluer les preuves, mais de rejeter les affaires pour des raisons techniques. Encore et encore, les magistrats ont statué que les investisseurs particuliers n’avaient aucun droit d’action privé. Les demandes de découverte de preuves ont été bloquées. Les requêtes FOIA ont été refusées. Les preuves ont été scellées.

    Non pas parce que les accusations avaient été réfutées, mais parce qu’il n’a jamais été permis de les examiner. La justice n’était pas aveugle. Elle était indisponible.

    Le coût humain

    Derrière chaque symbole boursier se cachent de vraies personnes. La communauté MMTLP comprend :

    • Des vétérans militaires qui faisaient confiance au marché qu’ils avaient servi à défendre.
    • Des seniors qui avaient investi leurs économies de retraite.
    • Des familles qui croyaient en l’équité américaine et à la libre entreprise.

    Pour eux, il ne s’agissait pas d’une perte sur papier, c’était un événement de vie.

    Certains ont attendu pour des interventions médicales. D’autres ont retardé le paiement des frais de scolarité universitaire. Beaucoup voulaient simplement des réponses. Ce qu’ils ont reçu à la place, c’est du gaslighting : des assurances que la scission était « réussie », que les marchés fonctionnaient comme prévu, que rien d’impropre ne s’était produit.

    Pourtant, trois ans plus tard, les actions restent illiquides, les questions sans réponse et les régulateurs impassibles.

    Next Bridge : une porte verrouillée

    Next Bridge Hydrocarbons, la société privée dans laquelle les investisseurs ont été forcés d’entrer, a déposé des divulgations répétées montrant une détresse financière sévère. Les pertes s’accumulaient. Des avertissements de « continuité d’exploitation douteuse » (going concern) sont apparus. Les actifs sont restés inexploités. Il n’y a pas eu d’introduction en bourse (IPO). Pas de rachat. Aucun mécanisme de remboursement.

    On a dit aux investisseurs particuliers d’attendre. Attendre de la valeur, attendre de la transparence, attendre la justice. Mais attendre, dans ce système, semble être le but même.

    source : Next Bridge Hydrocarbons

    Un motif, pas un accident

    Ce qui rend MMTLP si dangereux dans cette situation, c’est qu’il ne se tient pas seul. Les mêmes thèmes résonnent à travers d’autres actions de petite capitalisation et pilotées par les particuliers :

    • Des arrêts de cotation à des moments critiques.
    • Des règles de transparence retardées.
    • Des prolongations sans fin accordées aux acteurs puissants du marché.
    • Des tribunaux peu disposés à percer l’immunité réglementaire.

    En décembre 2025, la SEC a discrètement retardé les règles de transparence sur les ventes à découvert, encore une fois, repoussant les obligations de divulgation à 2028. Le message était indéniable : Wall Street serait protégée. Les particuliers attendraient.

    Pour de nombreux Américains, MMTLP est devenu la pierre de Rosette de la corruption boursière, le cas qui expliquait tous les autres.

    Pourquoi les médias ont détourné le regard

    Peut-être l’aspect le plus accablant du scandale MMTLP n’est pas ce qui s’est passé, mais c’est que les grands médias financiers, prompts à rapporter les choix d’actions de célébrités et l’engouement pour les cryptomonnaies, ont largement ignoré l’histoire.

    Pourquoi ? Parce que MMTLP menace le récit selon lequel les marchés américains sont les plus justes du monde. Il expose des vérités inconfortables sur la capture réglementaire, le favoritisme institutionnel et l’évidement de l’égale protection devant la loi. Il révèle que dans l’Amérique moderne, certains investisseurs sont plus égaux que d’autres.

    Une question constitutionnelle

    Au fond, le scandale MMTLP ne concerne plus une action. Il concerne des droits.

    • Le droit à la propriété.
    • Le droit à une procédure régulière (due process).
    • Le droit à une gouvernance transparente.

    Lorsque les régulateurs peuvent effacer la liquidité sans explication, refuser la découverte de preuves, supprimer des éléments de preuve et éviter le contrôle judiciaire, la question devient inévitable : pour qui le marché existe-t-il vraiment ?

    La révolte silencieuse

    Malgré tout, la communauté MMTLP n’a pas disparu. Elle s’est organisée. Des milliers de lettres ont été envoyées au Congrès. Des dizaines de législateurs ont signé des enquêtes. Des journalistes indépendants ont mené l’enquête. Les batailles FOIA ont continué. Les espaces de discussion, les appels, les tableaux de bord et les dépôts de preuves se sont multipliés.

    Ce n’était pas un comportement de foule. C’était de l’engagement civique. Le genre que notre système prétend encourager, jusqu’à ce qu’il menace le pouvoir.

    Le jour où le marché s’est brisé

    L’histoire se souviendra de décembre 2022 non pas seulement comme d’un arrêt de cotation, mais comme d’un point de bascule. Le jour où les Américains ordinaires ont réalisé que la promesse des marchés libres ne s’appliquait plus uniformément.

    MMTLP a montré que lorsque les pertes sont faibles, les particuliers sont autorisés à jouer. Lorsque les pertes menacent les institutions, le jeu s’arrête. Et quand le jeu s’arrête, les arbitres ferment les rangs.

    L’ombre portée sur l’électromobilité

    Ce même système à deux vitesses, qui a sacrifié les investisseurs particuliers de MMTLP pour protéger Wall Street, plane désormais sur la transition énergétique américaine. Alors que l’administration Trump prône le « libre marché » pour les véhicules électriques depuis son reset de 2025, une question cruciale demeure : qui protégera le petit acteur lorsque la transition électrique menacera les géants établis ?

    Le parallèle est troublant. Les mêmes régulateurs (SEC, EPA) qui ont fermé les yeux sur MMTLP supervisent aujourd’hui les subventions massives (IRA, tax credits) et les chaînes d’approvisionnement en lithium, des minéraux critiques dominés par la Chine. Si MMTLP a révélé que « certains investisseurs sont plus égaux que d’autres », la bataille de l’électromobilité risque de démontrer que certaines transitions sont plus libres que d’autres.

    Ce qui vient ensuite

    L’histoire de MMTLP est encore en train de s’écrire. Les appels sont toujours actifs. Les divulgations FOIA continuent. La pression publique grandit. Et la confiance, une fois perdue, est difficile à restaurer.

    Mais une chose est déjà certaine : le mythe d’un marché équitable n’a pas survécu à MMTLP.

    La seule question maintenant est de savoir si l’Amérique affrontera ce que cela a révélé, ou si elle l’enterrera comme tant de vérités avant elle.

  • Grand plan d’électrification : ce que l’on sait (et ce que l’on ignore) de la stratégie française

    Grand plan d’électrification : ce que l’on sait (et ce que l’on ignore) de la stratégie française

    Attendu initialement fin avril, le « grand plan d’électrification » du gouvernement sera finalement dévoilé la semaine prochaine. Dans un contexte de flambée des prix des énergies fossiles liée à la guerre au Moyen-Orient, l’exécutif veut accélérer la baisse de la dépendance de la France aux hydrocarbures importés. 

    source : dominiopublico

    Un plan avancé dans l’urgence géopolitique

    Alors que les prix du pétrole et du gaz s’emballent depuis fin février 2026 en raison des conflits actuels au Moyen-Orient, le gouvernement a décidé d’avancer la présentation de son plan d’électrification à la semaine prochaine, a annoncé la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, le 27 mars dernier.

    • « Nous devons garantir sur le long terme une énergie stable, décarbonée, accessible à tous et produite en France. Cette solution, elle a un nom, c’est l’électrification ».

    L’objectif affiché est limpide : faire passer la dépendance de la France aux énergies fossiles importées de 60% aujourd’hui à 40% d’ici 2030, grâce à une électrification massive des usages. Une ambition qui s’inscrit dans la foulée de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), publiée le 13 février 2026 après trois ans d’attente.

    source : gouvernement français

    La PPE3 : feuille de route d’une France électrique en 2035

    En effet, pour comprendre le plan d’électrification, il faut reprendre et comprendre dans quel cadre il s’inscrit. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) fixe la stratégie énergétique de la France pour la période 2026-2035 et trace la trajectoire vers la neutralité carbone à l’horizon 2050.

    Elle fixe les objectifs suivants :

    • Part des fossiles : 40 % en 2030, moins de 25 % en 2035
    • Part de l’électricité : 60 % en 2030, plus de 75 % en 2035
    • Émissions du secteur énergétique : -55 % en 2030, -80 % en 2035
    • Parc de véhicules électriques : 15 millions en 2030, 30 millions en 2035

    Pour mener à bien ces objectifs structurants, la PPE3 mise sur un mix électrique décarboné. En effet, il combine la relance du nucléaire à savoir le  maintien des 56 réacteurs existants et prolonge leur utilité pour au moins 50 années supplémentaires. À cela s’ajoute le lancement de 6 à 14 nouveaux EPR2 d’ici 2035. 

    source : ABACA

    En plus du nucléaire, l’exécutif compte développer les énergies renouvelables avec un objectif de triplement de la capacité solaire et éolienne d’ici 2035. Enfin, l’électrification des usages dans plusieurs secteurs s’implante dans cette stratégie : transports, bâtiment, industrie, numérique.

    Des promesses qui mènent à des actions immédiates comme l’a annoncé Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, lors de la présentation de la PPE3 :

    • « Ça y est. Le décret a été publié. Il était temps. Aujourd’hui nous avons tranché, et dès demain nous lançons les investissements ».

    Une évolution qui dépasse désormais le seul cadre environnemental. Comme le résume le Premier ministre, Sébastien Lecornu :

    • « La question n’est plus que climatique, elle touche désormais à l’intérêt national ».
    source : AFP

    Un financement indirect, via les Certificats d’Économies d’Énergie

    Reste la question centrale du financement. À ce stade, le plan ne prévoit pas de nouvelles enveloppes budgétaires directes. Le gouvernement s’appuie principalement sur les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

    Concrètement, ce dispositif oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation énergétique, notamment dans les transports et l’électrification des usages.

    Ces investissements ne pèsent pas directement sur le budget de l’État. En revanche, le coût est indirectement répercuté sur les factures d’énergie des ménages et des entreprises, ce qui pose la question de son acceptabilité à moyen terme.

    Des zones d’ombre avant la présentation officielle

    Malgré ces grandes orientations, plusieurs points restent encore flous à quelques jours de la présentation officielle.

    D’abord, les mesures concrètes appliquées au secteur des transports ne sont pas encore détaillées. Les objectifs existent, mais leur traduction opérationnelle (aides, obligations ou calendrier précis) reste à préciser.

    Ensuite, la question de la gouvernance demeure ouverte. La nomination d’un pilote dédié à l’électrification, régulièrement évoquée par les acteurs de la filière, n’a pour l’instant pas été confirmée.

    Enfin, la capacité industrielle constitue un enjeu clé. Derrière l’objectif d’électrification massive se pose une question simple : la France et l’Europe seront-elles en mesure de produire suffisamment de batteries, de véhicules et d’infrastructures pour suivre le rythme ?

    source : ACC

    Une stratégie sous tension entre souveraineté et dépendances industrielles

    Car c’est bien là tout le paradoxe de ce plan. En cherchant à réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées, la France s’expose à une autre forme de dépendance, cette fois liée aux technologies électriques.

    Aujourd’hui, environ 60 % des batteries de véhicules électriques proviennent d’Asie, tandis que la majorité des composants stratégiques reste produite hors d’Europe.

    Face à ce constat, le gouvernement prévoit d’introduire dès septembre 2026 des critères dits de “résilience”, visant à favoriser les équipements assemblés en Europe.

    source : L’argus

    Ce qu’il faut retenir avant les annonces

    Une chose est certaine : le plan d’électrification doit être présenté dans les prochains jours, avec une priorité clairement donnée aux transports et à l’électromobilité.

    L’objectif est connu : réduire la dépendance aux énergies fossiles de 60 % à 40 % d’ici 2030, tout comme le cadre, fixé par la PPE3.

    Reste désormais à savoir comment ces ambitions vont se traduire concrètement sur le terrain : soutien aux véhicules électriques, développement des infrastructures de recharge, électrification des flottes professionnelles ou encore transformation de la logistique.

  • Leapmotor dévoile la version hybride du B10 : l’électrification sans compromis

    Leapmotor dévoile la version hybride du B10 : l’électrification sans compromis

    Leapmotor a levé le voile sur une nouvelle déclinaison de son SUV compact issu de sa collaboration avec Stellantis, le B10 Hybrid EV équipé. Ce modèle se présente comme une réponse à une demande croissante : une expérience de conduite essentiellement électrique, portée par une autonomie étendue et une flexibilité d’usage qui peut séduire ceux qui ne sont pas encore prêts à passer à un véhicule 100 % batterie. 

    source : Leapmotor

    Un SUV compact pensé autour de l’électrique… avec un prolongateur d’autonomie

    Selon le communiqué de Stellantis, le Leapmotor B10 Hybrid EV repose sur une architecture dite “Hybrid EV à prolongateur d’autonomie” qui place la propulsion électrique au cœur du fonctionnement du véhicule. Contrairement aux hybrides classiques, où le moteur à combustion peut directement entraîner les roues, ici les roues sont toujours entraînées par un moteur électrique. Le générateur à essence embarqué, un bloc de 1,5 L développant environ 50 kW, n’a pour rôle que de recharger la batterie quand c’est nécessaire, garantissant une expérience de conduite électrique fluide mais sans les contraintes des autonomies purement à batterie. 

    Côté capacité, le B10 Hybrid EV embarque une batterie de 18,8 kWh, offrant jusqu’à 86 km d’autonomie en mode électrique, tandis que l’association avec la partie thermique du véhicule permet de viser une autonomie pouvant atteindre 900 km. Le communiqué insiste sur le fait que le véhicule peut être utilisé au quotidien comme une voiture électrique tout en conservant la capacité de parcourir de longs trajets sans dépendre exclusivement des stations de recharge. Une solution intéressante pour les automobilistes encore friables à l’idée de se lancer dans le 100 % électrique. 

    source : Leapmotor

    Une fois à bord, quatre modes d’énergie sont proposés, adaptés à différents besoins de conduite :

    • EV+ et EV : pour maximiser l’usage de la batterie en milieu urbain ou lors de trajets quotidiens,
    • Fuel : pour activer le générateur et étendre l’autonomie,
    • Power+ : pour combiner puissance électrique et soutien du générateur lors d’accélérations ou de routes vallonnées. 

    Design, habitacle et technologie 

    À l’extérieur, le B10 Hybrid EV reprend la silhouette du SUV compact B10 électrique présenté fin 2025, avec des dimensions pensées pour un usage polyvalent : 4,53 m de long, 1 87 m de large, un peu moins d’1,7 m de haut et un empattement de plus de 2 mètres 70. On est donc sur un SUV assez spacieux qui promet aux utilisateurs de la place sans être trop imposants sur les routes. 

    source : Leapmotor

    Pour ce qui est de l’intérieur, Leapmotor le caractérise de moderne et fonctionnel. C’est désormais une évidence pour un véhicule récent, au centre de la planche de bord on retrouve un écran tactile 14,6 pouces qui regroupe l’infodivertissement, la connectivité et les fonctions du véhicule. Le système LEAP OS 4.0 Plus, associé à un processeur Qualcomm 8155, propose une interface fluide, tandis que la connectivité inclut Apple CarPlay et Android Auto, disponibles en version filaire ou sans fil. 

    Le confort n’est pas oublié : des sièges avant en éco‑cuir chauffants et ventilés, et un intérieur raffiné complètent une ambiance intérieure sobre mais plaisante. 

    source : Leapmotor

    Sécurité et assistance : un ensemble complet

    Stellantis met aussi l’accent sur la sécurité active et passive. Le B10 Hybrid EV dispose de 17 fonctions d’assistance avancée à la conduite (ADAS). Parmi celles‑ci, plusieurs systèmes ont été révisés pour améliorer la fluidité et la confiance au volant, comme le régulateur de vitesse adaptatif (ACC) ou la gestion centrale de voie (LCC). 

    Petit plus, ce véhiucle propose une technologie de récupération d’énergie et la conduite à une seule pédale (One Pedal Driving). Celles-ci ont été introduites grâce aux dernières mises à jour OTA. 

    Leapmotor a voulu faciliter l’accès à sa technologie avec un prix qui démarre à 29 900 €, un prix tout à fait honnête pour le segment C. La gamme est rationalisée autour de deux finitions principales, Life Hybrid EV et Design Hybrid EV, avec une palette de six couleurs extérieures et trois thèmes intérieurs. 

    source : Leapmotor

    Leapmotor : qui est cette marque à l’origine du B10 ?

    Leapmotor n’est pas un nom nouveau sur le marché des véhicules électriques, mais son association avec Stellantis l’a propulsé sur la scène européenne depuis septembre 2024 avec ses modèles 100 % électriques T03 et C10.

    source : Leapmotor

    En effet, fondé en 2015 en Chine, ce constructeur s’est rapidement spécialisé dans les voitures électriques intelligentes avec une stratégie axée sur l’innovation technologique, un prix compétitif et une expérience connectée pour l’utilisateur. 

    La marque a connu une croissance remarquable ces dernières années. En 2025, Leapmotor a réalisé une performance annuelle exceptionnelle, avec près de 600 000 véhicules vendus et la première place parmi les start‑ups chinoises de véhicules électriques (NEV). Elle compte aujourd’hui plus de 1 700 points de vente et de service à travers le monde, avec une présence dans plus de 40 marchés, dont une implantation rapide en Europe avec près de 250 points de ventes. 

    source : Leapmotor

    Une stratégie d’ouverture aux clients

    Le Leapmotor B10 Hybrid EV, en plus d’être la variante de la version BEV, marque une réelle tentative de concilier autonomie, confort et accessibilité, tout en offrant une expérience proche de celle d’un véhicule électrique. Avec un prix attractif, une technologie sophistiquée et un positionnement qui parle à une clientèle large, les ventes de ce SUV sont à surveiller, car il semble avoir tout pour plaire.

  • Quand l’électromobilité se déploie aussi sur la Seine parisienne

    Quand l’électromobilité se déploie aussi sur la Seine parisienne

    À Paris, la transition électrique ne se joue plus uniquement sur la route. En effet, la Seine s’impose progressivement comme un nouvel axe stratégique pour décarboner les mobilités, qu’il s’agisse de logistique urbaine, de transport de passagers ou même de tourisme. Entre initiatives privées, investissements publics et expérimentations technologiques, l’électromobilité gagne désormais du terrain sur l’eau.

    source : HAROPA PORT

    La logistique fluvio-électrique s’installe dans le paysage parisien

    Et si la prochaine révolution de l’électromobilité parisienne ne venait pas de la route, mais du fleuve ? Ce qui est sûr c’est que le mouvement est déjà bien engagé. En effet, et à titre d’exemple, depuis fin 2025 HAROPA PORT a officialisé un partenariat de 15 ans avec la start-up ULS (Urban Logistic Solutions) pour développer une logistique fluvio-cyclable à Paris.

    source : HAROPA PORT

    Si c’est abstrait dit comme ça, dans les faits c’est plus simple. Les marchandises transitent par bateau entre Charenton-le-Pont et des points stratégiques comme les ports de Javel-Bas ou du Gros-Caillou, avant d’être acheminées en centre-ville via des vélos-cargos électriques. Selon un article du Figaro parut en mars 2026, il faut seulement 37 minutes pour relier Charenton au pont Alexandre III, puis 6 minutes supplémentaires pour desservir les Champs-Élysées en vélo.

    source : Les Echos

    Ce modèle permet de réduire drastiquement l’usage des utilitaires thermiques en ville, dont l’impact reste particulièrement élevé : à Paris, les véhicules de livraison (utilitaires et poids lourds) représentent jusqu’à 40 % des émissions liées au trafic routier en zone dense, tout en étant responsables d’une part importante des nuisances sonores et de la congestion. 

    Dans ce contexte, ULS ambitionne de remplacer, par ce système logistique, jusqu’à 150 camions thermiques. De plus, le bateau utilisé est conçu en modules au Portugal, ce qui illustre l’émergence d’une véritable chaîne de valeur européenne autour de ces nouvelles mobilités.

    source : HAROPA PORT

    Un cadre réglementaire qui pousse clairement vers le zéro émission

    Le développement de ces solutions ne repose pas uniquement sur des initiatives privées. Il s’inscrit en effet dans un cadre réglementaire plus restrictif pour les transports, ce qui oblige les entreprises à repenser leurs modèles.

    En effet, à Paris, la Zone à Faibles Émissions (ZFE) interdit déjà les véhicules les plus polluants, avec un durcissement progressif des restrictions. À horizon 2030, la capitale vise une sortie quasi totale du diesel, voici pourquoi la solution d’un transport fluvial devient la solution.

    Au niveau européen, le paquet climat “Fit for 55” fixe un objectif de réduction de -55 % des émissions de CO₂ d’ici 2030. Dans le même temps, la réglementation AFIR (Alternative Fuels Infrastructure Regulation) impose le développement d’infrastructures de recharge, y compris pour le transport fluvial.

    source : Fit for 55

    Le tourisme et le transport de passagers passent aussi à l’électrique

    L’électrification de la Seine ne concerne pas uniquement le fret. Le transport de passagers évolue lui aussi rapidement.

    Les Vedettes de Paris ont par exemple entamé la transformation de leur flotte avec un premier bateau rétrofité 100 % électrique dès 2024. Chaque unité est équipée de deux packs batteries de 550 kWh, avec des recharges rapides d’environ 15 minutes lors des escales. L’objectif affiché était d’atteindre 80 % de flotte zéro émission d’ici mi-2025, avec un gain estimé à 460 tonnes de CO₂ évitées par an et par bateau. Un cap ambitieux, qui illustre surtout la volonté des opérateurs d’accélérer l’électrification, même si le niveau réel de déploiement n’a pas été officiellement précisé à ce stade.

    Dans un registre différent, le navire événementiel La Perle Noire, inauguré en juin 2025 au port de Grenelle, mise sur une propulsion électrohydraulique innovante. Long de 22 mètres et capable d’accueillir 70 passagers, il repose sur une technologie développée avec plusieurs acteurs français, illustrant l’émergence d’une filière industrielle autour du fluvial électrique.

    Enfin, les projets de taxis volants sur l’eau refont surface avec les SeaBubbles. Ces bateaux électriques, capables d’atteindre 25 nœuds (46 km/h), pourraient être déployés dès 2026 avec une flotte de 10 à 20 unités. Plusieurs opérateurs comme G7 ou Uber sont évoqués, même si la question réglementaire reste encore en discussion.

    source : Fédération des Industries Nautiques

    Les infrastructures, clé de voûte de cette transformation

    Comme pour la voiture électrique, le développement de ces usages repose en grande partie sur les infrastructures.

    Depuis 2018, HAROPA PORT et Voies Navigables de France déploient progressivement le réseau Borne & Eau®, qui doit atteindre 110 points de recharge d’ici 2026 entre Le Havre, Rouen et Paris. Ces bornes fournissent à la fois électricité (jusqu’à 63A) et eau.

    Et comme évoqué précédemment, de la manière que pour les véhicules terrestres, ce maillage de bornes est central pour le développement des modes de transports. Il devra être développé de manière plus importante pour voir les bateaux électriques se développer au mieux.

    source : HAROPA PORT

    Une transformation encore en construction

    Si les projets se multiplient, la logistique fluviale électrique reste encore en phase de structuration. La dynamique est bien là. Portée par les contraintes réglementaires, les innovations technologiques et l’évolution des usages, la Seine devient progressivement une solution, certes de niche, pour limiter les émissions de CO₂.

  • Opel Corsa GSE : dernière ligne droite au Nürburgring avant son lancement

    Opel Corsa GSE : dernière ligne droite au Nürburgring avant son lancement

    Présentée à la mi-février, la future Opel Corsa GSE entre désormais dans sa phase finale de développement. La compacte sportive 100 % électrique de la marque allemande poursuit actuellement ses essais sur le Nürburgring, une étape clé avant son arrivée sur le marché.

    source : Opel

    Fiche technique : la sportivité au rendez-vous

    La Corsa GSE marque un vrai tournant pour Opel, car cette citadine sportive 100 % électrique marque le retour du blason GSE, héritier direct des anciennes versions OPC, avec une approche désormais centrée sur la performance électrifiée.

    Elle développe environ 280 ch (206 kW) et 345 Nm de couple, ce qui permet à l’allemande de passer de 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes (estimé à 5,9 s), avec une vitesse maximale limitée à 200 km/h. Des valeurs qui placent ce modèle bien au-dessus de la Corsa Electric classique (156 ch) et même de l’ancienne Corsa OPC thermique.

    source : Opel

    Côté batterie, Opel retient un pack de 54 kWh , pour une autonomie d’environ 336 km sur le cycle européen WLTP. La recharge rapide atteint 100 kW, permettant un 10 à 80 % en un peu moins de 30 minutes.

    Avec ses 280 chevaux, elle dépasse non seulement ses concurrentes directes, comme la future Peugeot e-208 GTI. Dans le même temps, elle partage sa base technique avec d’autres modèles du groupe Stellantis, comme l’Alfa Romeo Junior Elettrica Veloce ou l’Abarth 600e, tout en conservant une identité propre grâce à son choix de rester en traction.

    Un choix qui peut sembler surprenant quand on sait que la plupart des compactes sportives électriques visent la propulsion (ou la transmission intégrale) pour mieux canaliser la puissance. À 280 ch, le couple instantané d’un moteur électrique peut vite dépasser les capacités d’adhérence des roues avant.

    source : Opel

    Un développement en phase finale sur le Nürburgring

    Le projet entre dans sa dernière ligne droite. Opel a confirmé que la Corsa GSE est actuellement en phase de réglages finaux sur le Nürburgring. Long de 20,8 kilomètres, avec 170 virages et plus de 300 mètres de dénivelé, le tracé est considéré comme l’un des plus exigeants au monde. Ce passage par le circuit allemand constitue donc l’une des étapes clés dans le développement.

    Et la marque au blitz n’est pas la seule à utiliser le tracé. En effet, chaque année, près de 3 000 véhicules y sont testés, pour un total estimé à plus de 500 000 kilomètres parcourus. Dans ces conditions, les constructeurs peuvent valider simultanément le comportement du châssis, la résistance du freinage ou encore la gestion thermique, un point particulièrement sensible sur les véhicules électriques performants.

    Dans le cas de la Corsa GSE, les ingénieurs travaillent notamment sur la calibration de la direction, les réglages du châssis et le comportement en conduite dynamique. La gestion de la batterie en usage intensif fait également partie des points clés de cette phase de développement. Comme l’explique Marcus Lott, membre du comité exécutif d’Opel :

    • « Notre ambition est de permettre à chacun de profiter des performances d’une compacte sportive 100 % électrique et de sensations de conduite dynamiques. C’est précisément pour cette raison que nous nous sommes rendus au Nürburgring pour finaliser les derniers réglages. »

    Un modèle attendu au Mondial de l’Auto de Paris 2026

    Cette phase de développement s’inscrit dans un calendrier plus large. Opel a tout récemment confirmé son retour au Mondial de l’Auto de Paris 2026, où la Corsa GSE devrait être mise en avant, aux côtés de sa sœur Mokka.

    Après avoir été présent dans les plus grands salons au monde, ce rendez-vous parisien va permettre à la marque de présenter concrètement cette nouvelle gamme à la fois excitante et soucieuse de l’environnement.

    source : Opel

    Une stratégie électrique qui passe aussi par le plaisir

    Avec la Corsa GSE, Opel poursuit sa transformation vers l’électrique, tout en cherchant à conserver une dimension émotionnelle dans ses modèles.

    Reste désormais à voir comment ces promesses se traduiront sur la route, alors que le développement touche à sa fin et que le modèle se rapproche progressivement de sa version de série. Elles devraient arriver sur les routes avant la fin de l’année.

  • Les nouveaux modèles électriques attendus en avril 2026.

    Les nouveaux modèles électriques attendus en avril 2026.

    Entre ouvertures de commandes, lancements commerciaux et premières livraisons, plusieurs modèles 100 % électriques arrivent sur le marché européen en avril 2026. Du SUV compact à la berline haut de gamme, nous avons fait le point sur les véhicules qui vont concrètement débarquer dans les concessions dans les prochaines semaines.

    source : BYD

    Denza Z9 GT : un break électrique haut de gamme signé BYD

    Le premier véhicule traité, appartient à la marque premium du groupe BYD, Denza. Elle doit officialiser le lancement européen de la Denza Z9 GT le 8 avril à Paris.

    Ce modèle adopte un format encore rare sur le marché électrique, celui d’un grand break de 5,18 mètres au positionnement très haut de gamme. Son design mise sur une silhouette basse et fluide, avec des lignes tendues et un travail aérodynamique poussé, tandis que l’intérieur s’oriente vers un univers technologique et luxueux.

    Sur le plan technique, la Z9 GT repose sur une architecture tri-moteur développant jusqu’à environ 960 chevaux en transmission intégrale. Elle embarque une batterie LFP Blade de 100 kWh et annonce près de 600 km d’autonomie WLTP. L’architecture 800 V permet des temps de recharge rapides, avec un passage de 10 à 80 % en une quinzaine de minutes. Le tarif devrait débuter autour de 90 000 €.

    source : BYD

    Geely E5 : un SUV compact qui arrive en France

    C’est ensuite le groupe Geely qui prépare son arrivée sur le marché français avec le Geely E5. En effet, l’ouverture des commandes est attendue à la fin du mois d’avril.

    Ce SUV compact de 4,61 mètres se positionne sur un segment particulièrement concurrentiel. Il adopte une silhouette moderne avec un coefficient de traînée de 0,269 et un intérieur épuré, largement orienté vers les usages numériques.

    Pour ce E5 de la marque chinoise, deux configurations de batterie sont proposées, à savoir 60 kWh ou 76 kWh, pour une autonomie comprise entre 440 et 530 km WLTP. La version propulsion développe 218 chevaux, tandis qu’une déclinaison à transmission intégrale dépasse les 300 chevaux. Le prix d’entrée est estimé autour de 32 000 €, ce qui en fait une proposition agressive sur ce segment, typique des SUV chinois.

    source : Geely

    DS N°7 : un SUV électrique pour renforcer le positionnement premium

    Cocorico, le troisième véhicule est français. DS Automobiles lance en avril la version 100 % électrique de son SUV familial, le DS N°7.

    Reposant sur la plateforme STLA Medium, ce modèle adopte un design fidèle à l’identité de la marque, avec une face avant travaillée, des signatures lumineuses distinctives et un intérieur orienté vers le confort et la finition. DS ne se cache plus, dorénavant, avec la qualité des matériaux et des équipements proposés, la marque vise clairement un positionnement premium.

    Côté technique, le véhicule embarque une batterie de 98 kWh et annonce jusqu’à 700 km d’autonomie WLTP. Les motorisations s’échelonnent de 210 à 350 chevaux, avec des versions à transmission intégrale. La recharge rapide, en 800 V, permet de passer de 10 à 80 % en environ 20 minutes. Le tarif devrait débuter autour de 55 000 €.

    source : DS Automobile

    Volkswagen ID. Polo : début de la phase de pré-lancement

    Autre sortie avec cette fois Volkswagen qui doit lever le voile en avril sur la Volkswagen ID. Polo, avec une présentation officielle et l’ouverture des pré-réservations.

    Ce modèle électrique du segment B s’inspire de la Polo thermique, avec un design rétro-modernisé et un intérieur simplifié autour d’écrans flottants. L’objectif est de proposer une citadine électrique accessible afin de devenir comme son aîné, l’un des leaders du marché.

    Deux batteries sont attendues, de 45 et 58 kWh, pour une autonomie d’environ 350 km sur la version d’entrée de gamme. La recharge rapide atteint 100 kW, et le prix cible est annoncé autour de 25 000 €. Pour ce qui est des premières livraisons, elles sont prévues plus tard dans l’année.

    source : Volkswagen

     

    Kia EV2 : premières livraisons d’un SUV urbain produit en Europe

    Modèle sud-coréen maintenant : le Kia EV2 entre en production en Slovaquie en avril, avec des premières livraisons attendues dans la foulée en Europe.

    Ce petit SUV urbain reprend les codes stylistiques récents de la marque, avec une silhouette compacte et une face avant inspirée du concept EV3. L’intérieur met l’accent sur la simplicité et les matériaux recyclés, avec un écran panoramique.

    Le modèle repose sur une batterie de 58 kWh et annonce plus de 400 km d’autonomie WLTP, un chiffre plaisant pour ce segment. La recharge rapide permet de passer de 10 à 80 % en environ 30 minutes. Proposé à partir de 30 000 €, il bénéficie d’une production européenne, ce qui le rend éligible au bonus écologique en France.

    source : KIA

    Suzuki e-Vitara : premières livraisons pour le premier modèle électrique

    Suzuki lance en avril les premières livraisons en France de son Suzuki e-Vitara, après un lancement européen en mars.

    Ce crossover compact conserve un design robuste, avec une garde au sol élevée et une silhouette proche de celle du Vitara thermique. Il marque une étape importante pour le constructeur, qui propose ici son premier modèle 100 % électrique.

    Deux batteries sont disponibles, de 49 et 61 kWh, pour une autonomie comprise entre 320 et 450 km WLTP. Les motorisations vont de 140 à 180 chevaux, avec une transmission intégrale en option. Le prix d’entrée est estimé autour de 28 000 €.

    source : Suzuki

    Volvo EX60 Cross Country : début des livraisons

    Enfin, Volvo Cars poursuit le déploiement de sa gamme électrique avec les premières livraisons du Volvo EX60 Cross Country en avril.

    Cette déclinaison Cross Country reprend les codes propres à Volvo, avec une approche plus orientée usage. Pour ce modèle, la garde au sol est légèrement relevée, la carrosserie intègre des éléments de protection supplémentaires, et l’ensemble vise à élargir le champ d’utilisation du modèle, au-delà d’un usage strictement routier. Comme le dit le constructeur : “Le Volvo EX60 Cross Country est conçu pour sortir des sentiers battu”.

    Sur le plan technique, le modèle développe environ 510 chevaux et s’appuie sur une batterie de 95 kWh, pour une autonomie annoncée autour de 640 km WLTP. La recharge rapide peut atteindre 400 kW. Les prix débutent à partir de 72 500 €.

    source : Volvo

    Plusieurs segments concernés

    Au final, ce mois d’avril 2026 permet surtout de constater l’arrivée simultanée de modèles sur des segments très différents, allant de la citadine au véhicule haut de gamme.

    Entre les ouvertures de commandes, les lancements commerciaux et les premières livraisons, ces modèles vont progressivement apparaître sur le marché européen dans les semaines qui suivent, avec des positionnements très variés en matière de prix, d’autonomie et de prestations.

  • Flottes d’entreprise : les utilitaires deviennent un moteur inattendu de l’électrification

    Flottes d’entreprise : les utilitaires deviennent un moteur inattendu de l’électrification

    Le dernier baromètre publié par Arval Mobility Observatory confirme une accélération nette de la transition énergétique dans les flottes d’entreprise. Mais au-delà de la dynamique globale, une tendance se détache clairement : les véhicules utilitaires s’imposent désormais comme un levier clé de l’électrification, alors même qu’ils étaient encore considérés comme un segment difficile à transformer il y a quelques années.

    source : Renault

    Une transition désormais largement engagée dans les entreprises

    C’est un fait, les entreprises françaises ont franchi un cap. En effet, selon l’édition 2026 du baromètre, 84 % d’entre elles déclarent être engagées dans une démarche de transition énergétique ou envisagent de le faire dans les trois ans.

    Plus concrètement, on apprend que 65 % des flottes intègrent déjà des véhicules électrifiés, qu’il s’agisse de modèles 100 % électriques ou hybrides rechargeables. Une progression qui s’accompagne d’une montée en puissance rapide sur le marché : les véhicules électriques représentent désormais 26 % des immatriculations en entreprise, en hausse de 4,4 points en un an.

    source : Peugeot

    Cette dynamique intervient pourtant dans un contexte global plus tendu. Le marché des flottes a reculé de 8,6 % en 2025, avec environ 723 000 véhicules intégrés.

    Les utilitaires, nouveau pivot de l’électrification

    L’information clé du dossier se situe ailleurs, car si l’adoption des véhicules électrifiés par les entreprises a longtemps été freinée par des contraintes d’autonomie, de charge utile ou de coût, désormais, ces véhicules utilitaires connaissent une adoption en forte hausse. Selon plusieurs analyses relayées notamment par la presse spécialisée, ils apparaissent désormais comme le segment le plus dynamique dans l’électrification des flottes.

    Cette évolution s’explique par la transformation des usages professionnels. Les activités de livraison du dernier kilomètre, en forte croissance, favorisent naturellement des véhicules adaptés aux trajets courts et urbains. Dans ces conditions, l’électrique devient non seulement pertinent, mais souvent plus compétitif à l’usage.

    En plus de cela, cette bascule est encouragée par les contraintes d’accès aux centres-villes. Avec la multiplication des zones à faibles émissions (ZFE), les utilitaires thermiques deviennent de moins en moins adaptés à certains usages, poussant les entreprises à accélérer leur transition.

    Un cadre réglementaire de plus en plus structurant

    En France, les entreprises disposant de plus de 100 véhicules doivent intégrer une part minimale de modèles à faibles émissions dans leurs renouvellements. Ce quota atteint actuellement 20 %, avec des objectifs appelés à grimper à 40 %, puis 70 % à l’horizon 2030.

    Alors oui c’est évident, ces obligations jouent un rôle déterminant dans l’évolution des stratégies de flotte. D’autant que la fiscalité évolue en parallèle, avec un renforcement des pénalités liées aux émissions de CO₂, ce qui pénalise davantage les motorisations thermiques.

    source : Watea

    Une gestion des flottes de plus en plus rationalisée

    Au-delà de l’électrification, le baromètre met en lumière une transformation plus globale des politiques de mobilité. Dans un contexte économique incertain, les entreprises cherchent à optimiser leurs coûts. Cela passe par une rationalisation des flottes, mais aussi par une montée en puissance de solutions comme la location longue durée, qui représente désormais jusqu’à 64 % des immatriculations dans les grandes entreprises.

    Le coût total de détention devient un critère central. Et dans ce domaine, l’électrique gagne du terrain. Malgré un prix d’achat encore élevé, il bénéficie de coûts d’usage plus faibles, notamment sur l’énergie et l’entretien, ce qui renforce sa compétitivité sur le long terme.

    Une transition qui change d’échelle

    Cette édition 2026 d’Arval Mobility Observatory a mis en évidence que l’électrification des flottes ne concerne plus uniquement les véhicules particuliers. Elle s’étend désormais à l’ensemble des usages professionnels, avec les utilitaires comme principal moteur de cette transformation.

    Dans les faits, cette évolution marque une étape clé. Car en s’attaquant à ce segment stratégique, les entreprises accélèrent mécaniquement la décarbonation de leurs activités.