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  • Volkswagen lance l’ID.UNYX 08, premier modèle issu de la stratégie « in China, for China »

    Volkswagen lance l’ID.UNYX 08, premier modèle issu de la stratégie « in China, for China »

    Le groupe Volkswagen franchit une nouvelle étape dans sa stratégie chinoise. Le premier véhicule développé conjointement avec XPeng, l’ID.UNYX 08, vient de sortir des chaînes de production à Hefei. Une étape importante pour le constructeur allemand, qui cherche à renforcer sa présence sur le premier marché automobile mondial face à la montée en puissance des marques locales.

    Source : Volkswagen

    Un premier modèle Volkswagen–XPeng produit à Hefei

    Le 13 mars 2026, le groupe Volkswagen a annoncé le lancement de la production en série de l’ID.UNYX 08, premier véhicule développé conjointement avec le constructeur chinois XPeng. Le modèle est assemblé dans l’usine de Hefei, exploitée par Volkswagen Anhui et qui devrait être le hub principal du groupe allemand dans le développement de ses ambitions chinoises.

    Le véhicule a été développé en environ 24 mois, un délai particulièrement court pour l’industrie automobile. Cette rapidité de développement illustre la volonté du constructeur allemand de s’adapter au rythme du marché chinois, souvent qualifié de « China speed ».

    C’est pour cette raison que, depuis l’été 2023, Volkswagen Group et XPeng coopèrent ensemble. Pour rappel, Volkswagen avait alors annoncé un accord de partenariat technologique de long terme avec XPeng, accompagné d’un investissement d’environ 700 millions de dollars pour acquérir 4,99 % du capital du constructeur chinois. Cette avancée du 13 mars 2026 marque un tournant stratégique pour le groupe allemand, qui cherche à combiner son expertise industrielle avec les capacités technologiques et logicielles des constructeurs chinois.

    Source Xpeng

    L’ID.UNYX 08, un SUV électrique technologique… réservé à la Chine

    Au cœur de cette annonce se trouve donc l’ID.UNYX 08, un SUV électrique conçu spécifiquement pour le marché chinois. Le modèle ne sera pas commercialisé en Europe, illustrant la volonté de Volkswagen de développer des produits pensés dès l’origine pour les clients chinois « en Chine, pour la Chine ».

    Le véhicule embarque plusieurs technologies développées localement. Parmi elles figure une architecture électrique 800 V, permettant une recharge ultrarapide, devenue un critère essentiel pour les automobilistes chinois. L’ID.UNYX 08 intègre également un système avancé d’aide à la conduite (ADAS) de niveau 2, ainsi que des mises à jour logicielles à distance (OTA) qui permettent d’améliorer les fonctionnalités du véhicule tout au long de son cycle de vie.

    Source : Volkswagen

    Selon Ralf Brandstätter, président et CEO de Volkswagen Group China, « ce modèle incarne les valeurs traditionnelles de la marque en matière de sécurité, de qualité, de confort de conduite et de durabilité, tout en intégrant les technologies numériques attendues par les clients chinois ».

    La Chine, premier marché du groupe Volkswagen

    La Chine reste aujourd’hui le premier marché du groupe Volkswagen. En 2025, le constructeur y a livré environ 2,7 millions de véhicules, soit près d’un tiers de ses ventes mondiales. Évidemment, avec les nombreux constructeurs locaux qui émergent depuis plusieurs années, cette position dominante est aujourd’hui challengée, notamment sur le segment des véhicules électriques.

    Des marques comme BYD, Geely ou encore NIO ont pris une avance significative dans les domaines du software embarqué, de la connectivité et de l’électrification.

    La stratégie « in China, for China »

    En effet, pour répondre à ces nouvelles dynamiques, Volkswagen a lancé la stratégie « in China, for China », qui consiste à développer une part croissante de ses véhicules directement en Chine et spécifiquement pour le marché chinois.

    Historiquement, les modèles du groupe étaient conçus en Europe puis adaptés localement via les joint-ventures chinoises. Désormais, la Chine devient un véritable centre de conception et de développement pour une partie des futurs véhicules électriques du groupe. « Notre stratégie  »En Chine, pour la Chine » porte ses fruits. Avec l’ID.UNYX 08, nous lançons la plus grande offensive commerciale du Groupe dans le domaine de l’électromobilité en Chine.” a déclaré Ralf Brandstätter.

    source : Volkswagen

    Cette stratégie s’appuie notamment sur la création de la Volkswagen Group China Technology Company (VCTC) à Hefei, un centre de recherche et développement présenté comme le plus complet du groupe hors d’Allemagne. Il regroupe le développement logiciel, l’ingénierie des plateformes, les tests véhicules et les activités de prototypage afin de pouvoir concevoir un véhicule complet en Chine, de la phase de développement jusqu’à la production.

    Volkswagen développe également de nouvelles architectures techniques adaptées au marché chinois. Parmi elles figure la China Electronic Architecture (CEA), conçue en collaboration avec XPeng. Cette architecture électronique « software-led » doit permettre un développement jusqu’à 30 % plus rapide et une réduction des coûts pouvant atteindre 40 % par rapport aux solutions actuelles.

    Le groupe travaille également sur la China Main Platform (CMP), une plateforme destinée aux véhicules électriques compacts qui vise elle aussi une réduction des coûts d’environ 40 % afin de rester compétitif face aux constructeurs chinois.

    source : Volkswagen

    Reprendre l’initiative sur le plus grand marché automobile du monde

    Avec cette stratégie, Volkswagen cherche à consolider sa position sur un marché devenu extrêmement concurrentiel. Le groupe s’est fixé pour objectif de vendre environ 4 millions de véhicules par an en Chine d’ici 2030, tout en générant un résultat opérationnel proportionnel d’environ 3 milliards d’euros.

    Le lancement de l’ID.UNYX 08 représente ainsi bien plus que l’arrivée d’un nouveau modèle dans la gamme. Il symbolise la transformation du constructeur allemand, qui s’adapte désormais à l’industrie automobile chinoise. Le groupe annonce que plus de 20 véhicules électrifiés vont également voir le jour avant la fin de l’année en cours.

  • Les eVTOL commerciaux les plus avancés en 2026

    Les eVTOL commerciaux les plus avancés en 2026

    Longtemps cantonnés aux prototypes et aux démonstrations technologiques, les eVTOL (electric Vertical Take-Off and Landing) entrent progressivement dans une nouvelle phase. En 2026, plusieurs appareils sont désormais proches d’une exploitation commerciale, certains ayant déjà obtenu des certifications partielles ou lancé leurs premières opérations payantes. Entre taxis aériens urbains, transport régional et missions médicales ou logistiques, ces nouvelles machines électriques pourraient transformer la mobilité aérienne au cours de la prochaine décennie. Voici les huit eVTOL les plus avancés actuellement, selon leur niveau de maturité industrielle et réglementaire.

    source : Joby Aviation

    Mais pour qu’un eVTOL puisse réellement transporter des passagers, il doit obtenir une certification aéronautique, un processus long et complexe supervisé par les autorités réglementaires nationales et internationales. Parmi les principales instances figurent la FAA (Federal Aviation Administration) aux États-Unis, la EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne) pour l’Europe, la CAAC (Civil Aviation Administration of China) en Chine, et la UK CAA (Civil Aviation Authority) au Royaume-Uni. D’autres pays commencent également à définir leurs propres cadres réglementaires pour intégrer ces nouveaux aéronefs dans l’espace aérien urbain. Aujourd’hui, seuls quelques projets apparaissent réellement proches d’une exploitation commerciale.

    Joby S4

    Le Joby S4, développé par la société américaine Joby Aviation, est aujourd’hui considéré comme le programme eVTOL le plus avancé aux États-Unis. L’appareil se trouve au Stage 4 du processus de certification de la FAA, soit environ 90 % du parcours réglementaire.

    Ce taxi aérien électrique peut transporter quatre passagers et un pilote, avec une vitesse maximale d’environ 241 km/h et une autonomie pouvant atteindre 240 kilomètres. Il dispose de six rotors inclinables électriques, offrant à la fois portance verticale à la manière d’un hélicoptère et propulsion horizontale, pour fendre les airs tel un avion. La cellule est construite en composites légers pour optimiser l’autonomie et réduire le bruit, une donnée critique pour les vols urbains.

    source : Joby Aviation

    Le constructeur prévoit de lancer ses premières opérations commerciales à Dubaï dès cette année. Le programme bénéficie d’un soutien industriel important, notamment de Toyota (400 Millions de $), et affiche un carnet de commandes de près de 3 000 appareils, représentant plusieurs milliards de dollars.

    Archer Midnight

    La start-up américaine Archer Aviation développe de son côté le Midnight, un eVTOL destiné principalement aux services de taxi aérien urbain.

    source : Archer Aviation

    L’appareil peut transporter quatre passagers et un pilote, avec une vitesse maximale proche de 240 km/h et une autonomie d’environ 160 kilomètres. Il est composé de quatre rotors électriques principaux avec des propulseurs inclinables, et de batterie modulaire permettant un remplacement rapide pour des opérations continues. 

    Archer prévoit de lancer ses premières opérations commerciales aux Émirats arabes unis et aux États-Unis à partir de 2026. Le programme est soutenu par plusieurs partenaires industriels, dont Stellantis, et dispose d’un carnet de commandes de plus de 700 appareils, notamment via un accord avec United Airlines.

    EHang EH216-S

    Le EHang EH216-S, développé en Chine, constitue une exception dans l’industrie. Contrairement à la plupart de ses concurrents, l’appareil fonctionne sans pilote à bord.

    source : EHang

    Capable de transporter deux passagers, il atteint une vitesse maximale d’environ 130 km/h pour une autonomie d’environ 35 kilomètres, ce qui le destine principalement à des trajets urbains courts.

    L’appareil a obtenu en 2023 une certification de type délivrée par l’autorité chinoise de l’aviation civile (CAAC). En 2025, plusieurs opérations commerciales payantes ont déjà été réalisées en Chine, notamment dans le domaine du tourisme aérien.

    Le constructeur revendique plus de 1 100 commandes et précommandes pour ce modèle.

    Lilium Jet

    Le Lilium Jet, développé en Allemagne, adopte une approche différente. Là où la plupart des eVTOL ciblent les trajets urbains courts, l’appareil vise plutôt des liaisons régionales rapides entre villes.

    source : Lilium

    L’appareil peut transporter six passagers et un pilote, avec une vitesse maximale estimée à 280 km/h et une autonomie pouvant atteindre 250 kilomètres. Le choix du constructeur a été d’ajouter 36 moteurs à ducted fan inclinables, le rendant entièrement électrique et silencieux.

    Le programme vise une certification européenne auprès de l’EASA, et plusieurs accords ont été signés avec des opérateurs potentiels, dont Saudia et Lufthansa.

    Cependant, le programme a connu plusieurs difficultés financières ces dernières années, ce qui pourrait repousser son entrée en service à 2027 selon plusieurs sources.

    Beta Technologies ALIA

    La société américaine Beta Technologies développe l’ALIA, un appareil conçu pour plusieurs usages : transport de passagers, missions médicales ou transport de marchandises. La raison : une propulsion électrique à rotors inclinables et une architecture modulaire qui peut s’adapter à plusieurs configurations. 

    source : Beta Technologies

    L’eVTOL peut transporter cinq passagers et un pilote, avec une vitesse maximale d’environ 278 km/h et une autonomie pouvant dépasser 400 kilomètres, ce qui en fait l’un des appareils les plus endurants de sa catégorie.

    Le programme bénéficie notamment de contrats avec UPS et l’US Air Force, et pourrait être utilisé dans un premier temps pour des missions logistiques ou médicales.

    Vertical Aerospace VX4

    Au Royaume-Uni, la société Vertical Aerospace développe le VX4, un eVTOL destiné au transport urbain de passagers. Sa conception (quatre rotors principaux et deux moteurs horizontaux) permet des vols silencieux et sécurisés grâce à un système fly-by-wire redondant.

    source : Vertical Aerospace

    Côté capacité, l’appareil peut accueillir quatre passagers et un pilote, avec une vitesse maximale d’environ 200 km/h et une autonomie estimée à 160 kilomètres.

    Le programme bénéficie du soutien de plusieurs compagnies aériennes, dont Virgin Atlantic et American Airlines, qui ont signé des accords préliminaires pour l’exploitation future de ces appareils.

    Eve Air Mobility

    La société Eve Air Mobility, filiale du constructeur aéronautique brésilien Embraer, développe également son propre eVTOL destiné à la mobilité aérienne urbaine.

    source : Eve Air Mobility

    Composé de 4 rotors électriques, l’appareil peut transporter quatre passagers et un pilote, avec une vitesse d’environ 180 km/h et une autonomie d’environ 100 kilomètres.

    Le programme bénéficie d’un carnet de commandes particulièrement important, avec plus de 2 800 lettres d’intention signées par des opérateurs internationaux. L’enjeu reste la construction d’infrastructures adaptées et la mise en route opérationnelle.

    Wisk Aero Gen6

    Le Gen6 incarne l’avenir des eVTOL autonomes. Soutenu par Boeing, il est conçu pour fonctionner sans pilote à bord, grâce à un système de supervision à distance et une intelligence artificielle avancée. Douze rotors répartis assurent portance et propulsion, avec des redondances multiples pour la sécurité.

    source : Wisk Aero

    De son côté, le Gen6 peut transporter quatre passagers, avec une vitesse maximale d’environ 160 km/h et une autonomie d’environ 100 kilomètres.

    Le programme se trouve encore dans une phase avancée de tests, et pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération d’eVTOL autonomes dans les années à venir.

    Une industrie prometteuse… mais encore fragile

    Si les progrès technologiques sont rapides, l’industrie des eVTOL reste confrontée à plusieurs défis majeurs.

    La certification réglementaire représente un processus long et coûteux, et plusieurs projets ont déjà connu des retards importants. Certains programmes doivent également faire face à des difficultés financières, dans un secteur qui nécessite plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements par an.

    Dans ce contexte, seuls quelques acteurs, notamment ceux disposant de partenaires industriels solides ou d’un financement important, pourraient parvenir à atteindre une exploitation commerciale durable.

    Malgré ces incertitudes, l’année 2026 marque une étape clé : pour la première fois, plusieurs eVTOL se rapprochent réellement d’une utilisation commerciale à grande échelle, ouvrant la voie à une nouvelle forme de mobilité aérienne.

  • Malte : une électromobilité en légère progression, mais des défis structurels persistants

    Malte : une électromobilité en légère progression, mais des défis structurels persistants

    Petit archipel méditerranéen de 320 km² pour environ 545 000 habitants, Malte présente un profil atypique en Europe. Avec une densité d’environ 1 716 habitants par km², la plus élevée de l’Union européenne, et un parc automobile de plus de 450 000 véhicules toutes catégories confondues, le territoire cumule plusieurs contraintes structurelles qui complexifient la transition vers la mobilité électrique. Malgré des progrès réels ces dernières années, portés par des aides publiques renforcées, l’électromobilité se heurte encore à de nombreux obstacles sur l’archipel.

    Un marché électrique en dents de scie

    Les ventes de véhicules électriques à Malte ont connu une trajectoire atypique en Europe. Au premier trimestre 2022, les moteurs électriques et hybrides rechargeables ne représentaient que 1,7 % du parc total de véhicules, soit seulement 7 122 véhicules au total dans les îles maltaises à l’époque. 

    Avance rapide trois ans plus tard et à partir du deuxième trimestre 2025, ce segment de véhicules a plus que doublé et représente maintenant 4,3 % de l’ensemble du parc, soit 19 493 véhicules sur le total général de 450 794 véhicules immatriculés à l’heure actuelle. Le nombre de véhicules purement électriques dans les îles maltaises a augmenté de 6 % au cours des deux premiers trimestres de 2025, pour arriver à un total de 14 555 véhicules électriques. 

    Fin septembre 2025, le parc total de véhicules électriques et hybrides rechargeables atteignait 20 604 unités, soit 4,5 % du parc total de véhicules motorisés immatriculés à Malte.

    Un réseau de recharge encore limité et peu performant

    Malte dispose d’environ 380 bornes de recharge publiques, un chiffre qui peut sembler relativement correct au regard du parc électrique encore modeste. En effet, il y a un point de recharge public pour véhicules électriques pour 46 voitures à travers les îles maltaises

    Dans les faits, la puissance des installations reste très limitée. Seules très peu de bornes dépassent 22 kW, et 12 bornes rapides offrent plus de 50 kW. Autrement dit, près de 90 % des installations sont des bornes AC de moins de 11 kW, ce qui implique des temps de recharge particulièrement longs.

    La majorité des infrastructures se concentre dans les zones urbaines et touristiques : La Valette, Sliema et St Julian’s, Gozo.

    Pour ce qui est des opérateurs du réseau, il y a Maltapark, qui exploite près de la moitié des bornes publiques, ainsi qu’Enemalta (le EDF maltais). On trouve également quelques infrastructures rapides opérées par Tesla.

    source : Maltapark

    Des freins structurels nombreux

    Plusieurs obstacles majeurs expliquent la volatilité de l’adoption des véhicules électriques sur l’archipel.

    Le premier reste le prix d’achat. À Malte, les véhicules électriques affichent des tarifs sensiblement plus élevés que dans d’autres marchés européens, en raison de l’importation totale des véhicules et des coûts logistiques associés. À titre d’exemple, hors aides, le prix d’une Tesla Model Y Long Range est de 62 900 € à Malte contre “seulement” 49 990€ en France, soit une augmentation de 26%.

    L’accès à la recharge constitue un autre frein important. Environ 85 % des ménages vivent en appartement, souvent sans parking privatif ni possibilité d’installer une borne domestique.

    Par ailleurs, et ce n’est pas la seule population européenne sceptique, les conducteurs maltais restent peu convaincus compte tenu de l’autonomie des véhicules électriques, même si la plupart des trajets quotidiens ne dépassent pas 30 kilomètres sur cette île particulièrement compacte.

    Enfin, plusieurs facteurs culturels jouent également un rôle. Dans une société où la voiture demeure un symbole de statut social, les modèles électriques présents sur le marché sont souvent perçus comme des objets de prestige plutôt que comme des véhicules du quotidien.

    Des aides publiques en forte augmentation

    Dans le but de développer l’électromobilité au mieux et faire face à ces obstacles, le gouvernement maltais a renforcé ses incitations financières. Malte mise sur des subventions très généreuses par le biais du programme principal, Electric Vehicle Grant Scheme. Ce programme offre, pour l’achat d’un véhicule 100 % électrique, 5 000 à 10 000 € d’aide pour les particuliers (jusqu’à 15 000 € pour les entreprises) selon le prix. Ces aides sont complétées par 5 ans d’exonération de taxe routière et des subventions pour l’installation de bornes de recharge couvrant jusqu’à 70 % des coûts.

    Le gouvernement augmente progressivement le budget (6 M€ en 2024, 12 M€ prévus en 2026) pour financer davantage de subventions. Résultat : 87 % des véhicules électriques vendus en 2025 ont bénéficié d’une aide

    Une stratégie nationale encore à concrétiser

    Et ces aides elles ne sont pas ici au hasard. Les autorités maltaises ont défini plusieurs objectifs pour accélérer la transition. Le plan national prévoit notamment 10 % de véhicules électriques dans le parc d’ici 2030, 6 500 points de recharge à travers les îles maltaises d’ici 2030, conformément à la stratégie de développement à faible émission de carbone (LCDS) de Malte, et 50 % d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. 

    Une zone à faibles émissions devrait également être mise en place à La Valette à partir de 2028, avec une restriction progressive des véhicules thermiques. Parallèlement, plusieurs projets sont en cours pour améliorer la mobilité durable, notamment le développement d’une liaison maritime électrique entre Malte et l’île de Gozo.

    Un écosystème économique encore embryonnaire

    Contrairement à d’autres marchés européens, Malte ne dispose d’aucune production automobile locale ni d’industrie liée aux batteries. Le marché repose essentiellement sur les importateurs et distributeurs internationaux. Tesla domine le parc électrique, suivi par MG Motor et le constructeur chinois BYD, dont la percée a été particulièrement remarquée : le BYD Atto 3 a pris la troisième place des modèles les plus vendus en 2024 avec une progression de 336 % sur un an. 

    source : BYD

    Quelques entreprises locales commencent toutefois à émerger dans les services liés à la mobilité électrique, notamment la plateforme Switch, qui permet de localiser et réserver les bornes de recharge. Ce n’est pas grand chose, mais c’est déjà ça.

    Un marché dépendant des aides publiques et en progression

    En définitive, l’électromobilité à Malte progresse, mais à un rythme encore fragile. Portée par des subventions parmi les plus généreuses d’Europe et par des objectifs politiques ambitieux, la transition énergétique de l’archipel commence à produire des résultats visibles. Toutefois, les contraintes propres à ce territoire insulaire, densité urbaine élevée, accès limité à la recharge domestique, coûts d’importation et infrastructures encore insuffisantes, continuent de freiner son développement. 

    L’enjeu pour les années à venir sera donc de transformer ces incitations financières en un véritable écosystème de mobilité électrique, capable de s’inscrire durablement dans le quotidien des Maltais.

  • Ford améliore sa gamme électrique pour l’Europe : autonomie, technologies et efficacité au programme

    Ford améliore sa gamme électrique pour l’Europe : autonomie, technologies et efficacité au programme

    En l’espace de quelques jours au début du mois de mars 2026, Ford a annoncé une série d’améliorations pour trois de ses modèles électriques : le Puma Gen-E, l’Explorer et le Capri. Au programme : plus d’autonomie, de nouvelles technologies et des optimisations techniques destinées à rendre ces véhicules plus compétitifs, sans hausse notable des prix. Une série d’annonces qui illustre la volonté du constructeur américain de renforcer la crédibilité de sa gamme électrique en Europe.

    Source : Ford

    Puma Gen-E : l’électrique de volume gagne en autonomie

    Commençons avec le modèle de la marque américaine qui a été le plus vendu en Europe en 2025 : le Puma Gen-E, la version 100 % électrique du crossover urbain de Ford. C’est le véhicule stratégique que le constructeur ne veut évidemment pas laisser sur le côté : « L’intérêt que nous avons constaté pour notre Puma et notre Puma Gen-E à travers l’Europe est la preuve que nous avons trouvé la bonne formule. » a affirmé Christian Weingaertner, Directeur Général des véhicules particuliers, Ford Europe. 

    Source : Ford

    Avec cette mise à jour, Ford annonce une autonomie désormais supérieure à 417 kilomètres contre 376 km pour l’ancienne version du Puma Gen-E. grâce à une optimisation de la batterie et de la gestion énergétique. Une amélioration importante pour ce modèle qui vise principalement le segment des petits SUV urbains, où l’autonomie reste un critère déterminant pour les acheteurs.

    Le constructeur introduit également BlueCruise, son système de conduite assistée permettant de rouler mains libres sur certaines portions d’autoroute, à condition que le conducteur garde les yeux sur la route. Jusqu’ici réservé à des modèles plus haut de gamme, ce système arrive donc pour la première fois sur un véhicule du segment des petits crossovers. Et petit + pour les fans de musique, le constructeur a annoncé que le système Audio Premium B&O avait été amélioré et est plus performant qu’à l’origine.

    Source : Ford

    Explorer électrique : davantage d’efficacité et de technologie

    Le Ford Explorer électrique, lancé récemment sur le marché européen, bénéficie lui aussi d’améliorations techniques. Parmi les évolutions annoncées pour ce SUV familial 100 % électrique, on retrouve notamment l’introduction d’une nouvelle batterie LFP de 58 kWh pour les versions Standard Range, en remplacement de l’ancienne batterie de 52 kWh. Cette évolution permet d’augmenter l’autonomie, qui atteint désormais jusqu’à 444 kilomètres selon le cycle WLTP. La version Explorer RWD Extended Range 79 kWh permet quant à elle de parcourir jusqu’à 602 km.

    Source : Ford

    Cette nouvelle batterie utilise une chimie lithium-fer-phosphate (LFP), réputée pour sa durabilité et sa résistance aux cycles de recharge, même si elle implique une puissance de recharge rapide légèrement inférieure. Sur l’Explorer Standard Range, la puissance maximale en courant continu passe ainsi d’environ 145 kW à 110 kW, ce qui porte le temps de recharge de 10 à 80 % à environ 28 minutes, contre environ 25 minutes auparavant.

    En parallèle, Ford introduit également plusieurs améliorations logicielles et technologiques. Le système SYNC Move, piloté par l’écran central, bénéficie d’une navigation optimisée capable de planifier les trajets en intégrant les arrêts recharge et l’autonomie restante. Les aides à la conduite évoluent aussi avec un régulateur adaptatif plus précis, une meilleure gestion du maintien dans la voie et de nouvelles fonctions d’assistance sur autoroute.

    Source : Ford

    Capri électrique : plus d’autonomie pour le SUV coupé

    Le Ford Capri électrique, dévoilé récemment comme une interprétation moderne du célèbre coupé des années 1970, profite également de ces évolutions techniques. Rappelons que le Capri est basé sur la même plateforme que l’Explorer et comme lui, les versions d’entrée de gamme adoptent désormais la batterie LFP de 58 kWh, ce qui permet d’atteindre jusqu’à 464 kilomètres d’autonomie WLTP. Une valeur légèrement supérieure à celle de l’Explorer, notamment grâce à un profil aérodynamique plus favorable.Les versions Extended Range restent quant à elles équipées de la batterie plus grande d’environ 77 kWh, offrant une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 627 kilomètres WLTP selon les configurations.

    Source : Ford

    Le moteur est également amélioré. La Capri Standard Range bénéficie d’un moteur électrique amélioré, dont la puissance passe à 140 kW (190 ch) 7 et le couple à 350 Nm. 

    Ford profite également de cette mise à jour pour enrichir l’équipement du modèle. Le Capri reçoit notamment, comme pour l’Explorer, des évolutions de son environnement numérique, le système multimédia SYNC Move piloté par l’écran tactile coulissant de 14,6 pouces, ainsi que plusieurs ajustements sur les aides à la conduite et la connectivité embarquée. Les évolutions de la Capri concernent surtout l’optimisation des technologies déjà présentes à bord. Le constructeur propose également le Capri Collection Pack, une finition inspirée de l’héritage du modèle qui ajoute plusieurs éléments de design spécifiques et renforce le positionnement plus émotionnel de ce SUV coupé électrique.

    Source : Ford

    Une stratégie pour renforcer la crédibilité électrique de Ford

    Ces annonces s’inscrivent dans une stratégie plus large du constructeur américain en Europe. Plutôt que de multiplier les nouveaux modèles, Ford semble privilégier une amélioration progressive de ses véhicules électriques existants afin de renforcer leur compétitivité.

    Dans cette logique, les trois modèles concernés occupent des positions clés dans la gamme du constructeur :

    • Puma Gen-E, destiné à générer du volume sur le segment des petits SUV.
    • Explorer, positionné comme un SUV familial technologique.
    • Capri, qui joue davantage un rôle d’image avec son design de SUV coupé.

    Cette stratégie permet à Ford de couvrir plusieurs segments majeurs du marché électrique européen, face à une concurrence de plus en plus dense.

  • BMW Group : des résultats solides en 2025 et une stratégie tournée vers l’électrique

    BMW Group : des résultats solides en 2025 et une stratégie tournée vers l’électrique

    Jeudi 12 mars 2026, le BMW Group a présenté ses résultats financiers pour l’année 2025 lors de sa conférence annuelle. Dans un contexte automobile mondial complexe, le constructeur bavarois a réussi à maintenir une rentabilité solide. Entre progression des ventes électriques et préparation de la future génération de modèles « Neue Klasse », BMW confirme sa stratégie de transformation pour les années à venir.

    Source : BMW

    Des ventes globalement stables en 2025

    En 2025, le BMW Group a livré plus de 2,45 millions de véhicules dans le monde, toutes marques confondues, incluant BMW, MINI et Rolls-Royce. Ce volume reste globalement stable par rapport à l’année précédente, confirmant la capacité du constructeur à maintenir ses ventes malgré les incertitudes du marché.

    Source : BMW Group

    Sur le plan financier, le groupe a enregistré 133,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’exercice. Le résultat avant impôts (EBT) atteint 10,2 milliards d’euros, avec une marge EBT de 7,7 %, un niveau encore une fois identique à celui observé en 2024. Tandis ce que le bénéfice net s’établit à plus de 7 milliards d’euros.

    Selon Walter Mertl, directeur financier du groupe, ces résultats démontrent l’efficacité de la stratégie mise en place ces dernières années, combinant discipline financière et diversification de l’offre produit.

    Source : BMW

    L’électrique continue de progresser dans les ventes

    La transition énergétique se poursuit également chez BMW. En 2025, le constructeur a vendu 442 056 véhicules 100 % électriques, soit une progression significative par rapport aux années précédentes.

    Ces modèles représentent désormais 17,9 % des ventes mondiales du groupe. Et si l’on inclut les hybrides rechargeables, les véhicules électrifiés atteignent plus de 642 000 unités vendues sur l’année. Et les véhicules électrifiés connaissent une dynamique particulièrement forte en Europe, où près de 40 % des ventes du groupe concernent des véhicules électrifiés. 

    Pour Oliver Zipse, président du directoire du BMW Group, cette progression confirme la pertinence de la stratégie dite « d’ouverture technologique » du constructeur, qui consiste à proposer plusieurs types de motorisations afin de s’adapter aux différentes réalités des marchés mondiaux.

    Source : ERT

    Un environnement automobile toujours plus complexe

    Malgré ces résultats solides, l’année 2025 n’a pas été exempte de défis pour le groupe bavarois. Les tensions commerciales internationales, les évolutions réglementaires et la concurrence accrue sur certains marchés, notamment en Chine, ont pesé sur l’environnement économique du secteur automobile.

    Le marché chinois, en particulier, reste un enjeu stratégique majeur pour les constructeurs premium. Mais la montée en puissance des marques locales sur le segment électrique renforce la pression concurrentielle.

    Dans ce contexte, BMW anticipe pour 2026 un niveau de rentabilité légèrement inférieur, avec une marge opérationnelle automobile attendue entre 4 % et 6 %.

    La Neue Klasse, prochaine étape de la transformation

    Au-delà des résultats financiers, la conférence annuelle a également permis au groupe de réaffirmer sa vision à long terme. Le prochain tournant technologique de BMW reposera sur la Neue Klasse, une nouvelle génération de véhicules électriques qui doit progressivement transformer la gamme du constructeur.

    Cette plateforme dédiée promet des avancées importantes en matière d’efficacité énergétique, d’autonomie et de performances logicielles. Elle doit également permettre de réduire les coûts de production et d’augmenter la compétitivité des futurs modèles électriques du groupe et même ceux déjà sorti comme l’IX3 pour n’en citer qu’un.

    Source : BMW

    Une stratégie de continuité dans un secteur en mutation

    Le groupe continue d’investir dans l’électrification, les logiciels et les nouvelles plateformes tout en maintenant une offre variée de motorisations afin de répondre aux attentes des différents marchés mondiaux.

    Pour le constructeur bavarois, l’année 2025 apparaît ainsi comme une année de consolidation, avant l’arrivée d’une nouvelle génération de véhicules qui pourrait marquer une étape importante dans la transition vers l’électrique.

  • Augmentation du prix de l’essence : les véhicules électriques favorisés ?

    Augmentation du prix de l’essence : les véhicules électriques favorisés ?

    La hausse récente des prix du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, commence à se faire sentir dans plusieurs régions du monde. À Los Angeles, le prix de l’essence a franchi la barre symbolique des 5,29 dollars le gallon (3,8 litres), soit une augmentation de 45 cents en seulement 15 jours. Le baril de Brent évolue autour de 105 dollars. En France également les prix augmentent et pourraient bien faire grandir le nombre de VE sur les routes.

    source : Tesla

    La flambée du carburant accélère la transition vers l’électrique

    Aux États-Unis, et plus particulièrement en Californie, les premiers effets pourraient déja être visible lors du mois en court. Une enquête AAA a dévoilé que 77 % des répondants ont déclaré qu’économiser de l’argent sur l’essence était leur principale motivation pour acheter un véhicule électrique. Un chiffre qui illustre bien ce rôle inattendu du carburant comme moteur de la transition. 

    À ce sujet, Sam Abuelsamid, analyste automobile à l’agence de télémétrie a déclaré : « La dernière fois que nous avons vu les prix du pétrole supérieurs à 100 $ le baril, c’était au début de 2022 et c’est à ce moment-là que nous avons vu les ventes de véhicules électriques vraiment commencer à augmenter aux États-Unis. », avant de rajouter « Nous verrons probablement une augmentation de l’adoption des véhicules électriques et en particulier de l’adoption des hybrides »

    Une tendance qui est confirmée par Brian Maas, président de la California New Car Dealers Assn. Interviewé par le Los Angeles Times, il a prédit que l’enthousiasme pour les véhicules électriques repartira à la hausse dans toute la Californie si les prix du pétrole ne baissent pas. « Si les pics de prix de l’essence antérieurs sont une indication, vous avez tendance à voir de l’intérêt pour des véhicules plus économes en carburant », a-t-il déclaré.

    source : California New Car Dealers Assn

    Et pour la France ? 

    En France, la tendance est comparable, entre le 1er et le 11 mars 2026, les prix ont connu une hausse significative : le gazole est passé de 1,721 € le litre à environ 1,95 €, le SP95‑E10 de 1,723 € à 1,85 €, et le SP98 de 1,829 € à 1,93 €. Cette augmentation s’explique par la combinaison de la hausse du baril de Brent (105‑110 $), des tensions géopolitiques en Iran et de la taxe CEE de 16 à 17 centimes par litre depuis janvier 2026. 

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette augmentation ne plaît pas aux français. Sur les réseaux sociaux,ils n’hésitent pas à hausser la voix avec le mot-clé #BalanceTonPlein. Devenu viral sur X notamment, les automobilistes partagent leurs factures ou leur exaspération compte tenu de l’augmentation du prix du carburant.

    Mais alors est ce que cela va changer quelque chose pour le marché automobile ? On ne peut pas l’affirmer avec certitude mais ce que l’on sait c’est que le prix de l’essence est un argument qui peut faire basculer la balance. En effet, selon une étude Driveco réalisée avec Harris Interactive fin 2025, environ 20 % des Français envisagent un véhicule électrique pour leur prochain achat. La raison pour 42 % d’entre eux est la différence de coût d’usage entre un véhicule thermique et électrique.

    En conclusion, il ne serait pas étonnant de voir les ventes de véhicules électriques évoluer à la hausse durant les prochains mois, dû aux conflits géopolitiques mondiaux qui impactent le porte-monnaie des français.

    Des comportements d’achat qui pourraient évoluer

    Cette flambée des prix du carburant ne provoque pas seulement de la frustration. Elle pourrait également influencer les décisions d’achat. Lorsque le coût d’utilisation d’un véhicule thermique augmente fortement, l’électrique et l’hybride deviennent naturellement plus attractifs. Si les prix du pétrole restent élevés dans les mois à venir, cette dynamique pourrait se renforcer, tant aux États-Unis qu’en France.

  • Porsche : une année 2025 difficile, mais une stratégie claire pour rebondir

    Porsche : une année 2025 difficile, mais une stratégie claire pour rebondir

    Mercredi 11 mars 2026, Porsche a tenu sa conférence de presse annuelle afin de présenter ses résultats financiers pour l’année 2025 et détailler sa stratégie pour les années à venir. Le constructeur allemand a reconnu avoir traversé l’une des années les plus difficiles de son histoire récente. Entre baisse des ventes, chute brutale des profits et réorientation stratégique de la marque, 2025 marque clairement un tournant pour Porsche, qui tente désormais de relancer sa dynamique tout en poursuivant sa transition vers l’électrique. Presque en parallèle, la veille de cette conférence, Porsche a présenté son nouveau modèle zéro émission : le Porsche Cayenne S Electric.

    source : Porsche

    Des résultats 2025 en forte baisse

    Les chiffres dévoilés ce matin montrent un réel ralentissement. En 2025, Porsche a généré 36,27 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 40,1 milliards d’euros en 2024, soit une baisse d’environ 9,5 %. Mais c’est surtout la rentabilité qui s’est effondrée. Le bénéfice d’exploitation (EBIT) a chuté à 410 millions d’euros, contre 5,64 milliards d’euros l’année précédente, ce qui représente une baisse spectaculaire de 92,7 %. La marge opérationnelle, habituellement très élevée chez Porsche, est tombée à 1,1 %, contre 14,1 % en 2024, tandis que le bénéfice net s’établit à 310 millions d’euros, en recul de 91,4 %.

    Du côté des volumes, Porsche a livré 279 449 véhicules en 2025, soit une baisse de 10,1 % par rapport à l’année précédente. Pour autant, la part des modèles 100 % électriques a atteint 22,2 % des livraisons, un chiffre correspondant à l’objectif initial fixé par la marque entre 20 et 22 %.

    Plusieurs facteurs à l’origine

    Selon la direction du constructeur, une grande partie de la chute de rentabilité provient de charges estimées à 3,9 milliards d’euros. Celles-ci incluent notamment 2,4 milliards d’euros liés à une réorientation stratégique de la gamme, 700 millions d’euros de dépréciations sur les batteries et 700 millions d’euros d’impact lié aux droits de douane aux États-Unis depuis le retour du « America First » du président Trump.

    Le ralentissement du marché chinois a également pesé lourd. Sur ce marché clé pour les constructeurs premium, les ventes de Porsche ont reculé de 26 %. Cela n’est pas une baisse isolée pour la marque ; en effet, BMW (-12,5 %) et Mercedes (-19 %) sont également touchés. À cela s’ajoutent les surcoûts liés à la transition électrique, notamment sur la Porsche Taycan et le Porsche Macan Electric, ainsi que les investissements importants dans le développement logiciel mené avec le groupe Volkswagen Group via la filiale Cariad.

    « Les défis globaux et la nouvelle orientation de l’entreprise ont impacté le résultat 2025 », a résumé le directeur financier Jochen Breckner lors de la conférence.

    source : Porsche 

    Une stratégie pour redresser la barre

    Face à cette situation, le nouveau CEO de Porsche, Michael Leiters, a présenté un plan stratégique reposant sur trois piliers : « Leaner, Faster, More Desirable ». Le premier axe, Leaner, vise à rendre l’entreprise plus légère en réduisant les coûts fixes ; traduction : Porsche prévoit la suppression d’environ 1 900 postes d’ici 2029.

    Le second pilier, Faster, doit accélérer les cycles de développement et concentrer les ressources sur les modèles les plus importants pour la marque. Cinq véhicules constituent désormais le cœur de la stratégie produit : la Porsche 911, le Porsche Cayenne, le Porsche Macan, la Porsche Taycan et la Porsche 718.

    Enfin, l’axe More Desirable doit renforcer l’image émotionnelle de la marque. Porsche souhaite continuer à miser sur la personnalisation et l’exclusivité afin de maintenir un positionnement très haut de gamme, même avec des volumes potentiellement plus faibles. « Nous repositionnons Porsche de manière intégrale, plus efficace, plus rapide, et avec des produits encore plus attractifs », a déclaré Michael Leiters.

    source : Porsche

    L’électrique reste au cœur de la stratégie

    Malgré les difficultés rencontrées en 2025, Porsche ne renonce pas à l’électrification. Pour 2026, le constructeur prévoit un chiffre d’affaires compris entre 35 et 36 milliards d’euros, avec une marge opérationnelle qui pourrait remonter entre 5,5 % et 7,5 %. La part des véhicules 100 % électriques devrait rester comprise entre 20 et 25 % des ventes, preuve que la transition énergétique se poursuit.

    source : Porsche

    Un nouveau Cayenne électrique dévoilé la veille

    L’électrique ne s’arrête pas pour Porsche. La veille de cette conférence annuelle, le constructeur allemand a présenté une nouvelle déclinaison de son SUV zéro émission : le Porsche Cayenne S Electric. Cette version vient compléter la gamme électrique du Cayenne en se positionnant au milieu de l’offre, entre le Cayenne Electric d’entrée de gamme et le Cayenne Turbo Electric.

    source : Porsche

     

    Comme les autres versions du SUV, ce modèle repose sur la plateforme Premium Platform Electric (PPE), une architecture 800 volts développée conjointement avec Audi. Le Cayenne S Electric dispose d’une puissance de 400 kW (544 ch), portée jusqu’à 490 kW (666 ch) avec le Launch Control, grâce à sa double motorisation et transmission intégrale. Côté accélération, c’est fidèle à l’ADN sportif de la marque avec un 0 à 100 km/h atteint en 3,8 secondes et une vitesse maximale de 250 km/h. 

    Au niveau des performances d’autonomie et de recharge, c’est convaincant sur le papier puisque la marque annonce une batterie haute tension de 113 kWh, qui permet une autonomie pouvant atteindre 653 km WLTP. Grâce à l’architecture 800 V, la puissance de recharge peut atteindre 400 kW sur borne rapide, permettant de passer de 10 à 80 % de batterie en environ 16 minutes. 

    source : Porsche

    Avec ce nouveau modèle, Porsche cherche à élargir sa gamme électrique sur le segment des SUV premium, un marché stratégique pour la marque. Et elle n’est pas là au hasard puisque les versions précédemment annoncées ont vraisemblablement plu : « La réaction au lancement du Cayenne Electric fin 2025 montre que Porsche répond aux attentes de ses clients », a expliqué Matthias Becker, responsable des ventes et du marketing.

    Après 2025, le rebond ? 

    Malgré des résultats financiers compliqués, la direction de Porsche se veut confiante pour l’avenir. L’année 2025 est présentée comme un point bas dans le cycle de transformation de la marque, avec un rebond attendu dès les prochaines années.

    Porsche espère dès cette année retrouver progressivement le niveau de rentabilité qui a fait sa réputation dans l’industrie automobile et conserver son statut de référence dans le segment premium.

  • Renault R-Space Lab : le concept qui pourrait inspirer la Mégane électrique de demain

    Renault R-Space Lab : le concept qui pourrait inspirer la Mégane électrique de demain

    Le 10 mars 2026, lors de la présentation de son nouveau plan stratégique FutuREady, Renault ne s’est pas contenté d’annoncer ses ambitions industrielles pour la fin de la décennie. Le constructeur français a également dévoilé un concept-car inattendu : le Renault R-Space Lab. Plus laboratoire roulant (d’où son nom) que véhicule de série, il est conçu pour explorer ce que Renault appelle les « voitures à vivre ». Derrière ce discours expérimental se cachent déjà plusieurs technologies et idées de design qui pourraient inspirer les prochaines générations de modèles électriques de la marque, notamment une certaine Mégane.

    source : Renault

    Un concept dévoilé au cœur du plan stratégique FutuREady

    On s’attendait à ne découvrir que deux prototypes : le Renault Bridger Concept, un 4×4 électrique destiné à explorer le segment des SUV familiaux, et le Dacia Striker, un break concept imaginé pour la marque roumaine. La surprise fut totale car, ce matin, le R-Space Lab a également été présenté. L’objectif de Renault est clair : illustrer concrètement la vision du groupe pour la prochaine décennie.

    Avec 12 nouveaux modèles prévus en Europe d’ici 2030 et 14 autres pour les marchés internationaux, le constructeur veut accélérer sa transformation tout en mettant davantage l’accent sur l’expérience à bord. Le R-Space Lab est chargé de tester de nouvelles idées d’architecture intérieure, de sécurité et d’interfaces numériques.

    Un retour aux racines du monospace

    Visuellement, le concept surprend par ses proportions. Long de 4,50 mètres, le R-Space Lab se situe à mi-chemin entre la compacte Renault Mégane E-Tech Electric (4,21 m) et le SUV urbain Renault Captur. Mais contrairement à ces modèles, son design adopte une silhouette monovolume très marquée, avec un pare-brise fortement avancé et une surface vitrée continue qui s’étire du capot jusqu’à la lunette arrière.

    source : Renault

    Ce choix stylistique s’inscrit dans une tradition historique de Renault : celle des véhicules familiaux centrés sur l’espace et la modularité. Le nom du concept fait d’ailleurs directement référence au Renault R-Space Concept, présenté en 2011 et qui avait préfiguré plusieurs éléments de design du Renault Scénic IV lancé cinq ans plus tard. Cette fois encore, Renault pourrait utiliser ce prototype pour tester les proportions d’une future génération de modèles électriques plus spacieux, potentiellement entre la compacte et le monospace.

    L’habitacle comme véritable espace de vie

    Mais le cœur du projet ne se situe pas dans le design extérieur. Le R-Space Lab a été conçu autour d’une idée simple : transformer l’intérieur du véhicule en espace de vie modulable, capable de s’adapter aux usages quotidiens des familles.

    Le siège passager avant devient ainsi un véritable élément multifonction. Il intègre directement les airbags frontaux et rideaux dans sa structure, ce qui libère de l’espace dans le tableau de bord. La boîte à gants peut se transformer en support pour tablette, en espace de rangement pour un sac ou même en repose-pied. Le siège peut également coulisser vers l’arrière, permettant au passager avant d’échanger face à face avec les occupants assis à l’arrière.

    L’arrière, on en parle, on y est. Renault a imaginé trois sièges indépendants coulissants, style Renault Espace, combinés à un toit panoramique vitré.

    source : Renault

    Un écran géant qui traverse tout le pare-brise

    Place maintenant à la partie technologique, où le concept introduit également plusieurs innovations numériques qui pourraient rapidement passer à la production.

    La plus spectaculaire est le système OpenR Panorama, un écran incurvé géant qui s’étend sur toute la largeur du pare-brise. Inspirée de l’interface du concept Renault Scénic Vision, cette solution vise à fusionner l’instrumentation et l’infodivertissement dans une surface d’affichage unique.

    Le prototype adopte également un volant de type yoke associé à une direction steer-by-wire, c’est-à-dire sans liaison mécanique directe entre le volant et les roues. Ce système, déjà utilisé sur certains modèles, permet davantage de liberté dans la conception du cockpit.

    source : Renault

    Une sécurité repensée grâce à l’intelligence artificielle

    Le R-Space Lab sert aussi de terrain d’expérimentation pour de nouveaux systèmes de sécurité. Le concept embarque par exemple un dispositif baptisé Safety Coach, qui utilise des capteurs et des algorithmes pour analyser le comportement du conducteur.

    En effet, le système peut notamment détecter des signes d’alcoolisation grâce à des capteurs tactiles intégrés, tout en fournissant des recommandations personnalisées via une intelligence artificielle embarquée. L’objectif est de créer une interaction permanente entre la voiture et son conducteur afin d’améliorer la sécurité routière.

    Un aperçu possible de la Mégane électrique de 2028

    Même si Renault insiste sur le caractère expérimental du projet, plusieurs indices suggèrent que certaines idées du R-Space Lab pourraient inspirer des modèles de série. Les proportions du concept, par exemple, pourraient annoncer une future génération de compacte électrique plus longue, autour de 4,40 à 4,50 mètres.

    Plusieurs observateurs évoquent déjà une possible seconde génération de la Renault Mégane E-Tech Electric vers 2028, qui adopterait des proportions plus proches d’un monospace compact afin d’améliorer l’habitabilité.

    source : Renault

    Si le R-Space Lab ne sera jamais commercialisé tel quel, il pourrait bien annoncer une nouvelle génération de véhicules électriques Renault où l’habitacle deviendra le cœur de l’innovation.

  • Volkswagen : 4 millions de BEV livrées… mais 50 000 emplois supprimés

    Volkswagen : 4 millions de BEV livrées… mais 50 000 emplois supprimés

    Le Volkswagen Group a profité de son Annual Media Conference 2026, organisée le 10 mars à Wolfsburg, pour dévoiler ses résultats financiers 2025 et détailler l’état d’avancement de sa transformation industrielle. Le directeur général Oliver Blume et le directeur financier Arno Antlitzont dressé un constat contrasté : le géant allemand reste l’un des leaders mondiaux de l’électromobilité, mais la transition énergétique pèse lourdement sur sa rentabilité. Avec 4 millions de véhicules 100 % électriques livrés dans le monde le groupe a également annoncé une mesure choc : 50 000 suppressions de postes en Allemagne d’ici 2030.

    source : Volkswagen Group

    Des volumes solides mais une rentabilité sous pression

    Sur le plan financier, l’année 2025 illustre parfaitement la phase de transition que traverse Volkswagen. Le constructeur a enregistré un chiffre d’affaires de 321,9 milliards d’euros, une légère baisse par rapport aux 324,7 milliards de 2024. Les ventes mondiales se maintiennent également à un niveau élevé, avec 9 millions de véhicules livrés sur l’année.

    Mais la rentabilité s’est nettement dégradée. En effet, le résultat d’exploitation chute à 8,9 milliards d’euros, contre 19,1 milliards un an plus tôt, soit une baisse de plus de 50 %. La marge opérationnelle tombe à 2,8 %, son niveau le plus faible depuis le “Dieselgate” en 2016. Oliver Blume a insisté pour faire comprendre que 2025 est “une année de résilience financière mais marges sous pression.”

    source : Wikipédia

     

    Cette baisse s’explique notamment par 9 milliards d’euros de charges exceptionnelles, liées à plusieurs facteurs :

    • 5 milliards d’euros pour l’adaptation de la stratégie électrique de Porsche
    • 3 milliards liés aux tarifs douaniers américains
    • 1 milliard consacré à des restructurations internes

    Malgré cette pression sur les profits, le net cash flow de la division automobile atteint 6,4 milliards d’euros et est donc en hausse de 24 % sur un an. 

    Volkswagen confirme sa place dans l’électromobilité mondiale

    Malgré ses chiffres inquiétants, Volkswagen a envoyé un message clair : la stratégie BEV reste intacte. Quelques jours avant la conférence, le groupe a annoncé avoir livré 4 millions de véhicules 100 % électriques cumulés dans le monde (Top 5 mondial et Top 1 Europe).

    Cette conférence nous a également appris, ou du moins confirmé qu’au cours des deux dernières années, le groupe a lancé près de 60 nouveaux modèles, dont environ un tiers entièrement électriques. L’offre BEV du groupe dépasse désormais 30 modèles pour les voitures particulières, auxquels s’ajoutent les camions et bus électriques produits par la filiale industrielle TRATON, qui regroupe notamment Scania et MAN.

    source : Volkswagen Group

    Ralentir n’est pas l’option du groupe, l’offensive produit va se poursuivre. Volkswagen prévoit plus de 20 nouveaux modèles supplémentaires pour 2026, dont environ la moitié en 100 % électrique. Parmi eux figure un projet stratégique pour l’Europe : la Electric Urban Car Family, une nouvelle génération de quatre citadines électriques abordables destinées à démocratiser la mobilité électrique sur le segment d’entrée de gamme.

    En parallèle, le groupe prépare également plusieurs nouveaux modèles électriques spécifiquement développés pour le marché chinois, devenu le centre de gravité de la transition énergétique mondiale.

    50 000 suppressions d’emplois : le choc social

    Mais l’annonce la plus commentée de la conférence concerne la restructuration sociale du groupe. Dans sa lettre aux actionnaires publiée avec le rapport annuel, Oliver Blume confirme que près de 50 000 emplois devraient être supprimés en Allemagne d’ici 2030 au sein du groupe Volkswagen.

    source : Richard Bartz

    Une décision qui dépasse largement le plan social déjà négocié en 2024 avec le puissant syndicat allemand IG Metall. Pour rappel, à l’époque, un accord avait déjà prévu 35 000 suppressions de postes au sein de la marque Volkswagen. 

    Et si à l’origine seul Volkswagen devait être touchée, cette fois c’est plusieurs marques qui devraient être concernées : Audi, Porsche et Cariad.

    C’est une certitude que les syndicats vont faire parler d’eux mais la direction a insisté sur une approche « socialement responsable », reposant principalement sur des départs volontaires, des préretraites et des reclassements internes.

    Les “Future Packages” : le plan pour restaurer la rentabilité

    Pour sortir de cette phase de transition, Volkswagen mise sur un vaste programme d’efficacité interne baptisé Future Packages. L’objectif est clair : plus de 6 milliards d’euros d’économies annuelles d’ici 2030, grâce à plusieurs leviers industriels.

    Le groupe prévoit notamment de simplifier sa gamme de véhicules, d’améliorer la productivité de ses usines et de renforcer les synergies entre ses différentes marques. Pour rappel, le catalogue Volkswagen Group comporte plusieurs marques, chacune ayant son positionnement propre : Volkswagen, Audi, Škoda, Cupra, Porsche et bien d’autres.

    source : Autoactu

    Pour la direction, 2025 représente donc un point bas temporaire, avant un redressement attendu à partir de 2026 grâce au renouvellement des gammes et aux gains d’efficacité.

    Une transition électrique plus difficile que prévu

    Si Volkswagen maintient son ambition de devenir un “Global Automotive Tech Driver” à horizon 2035, la conférence montre aussi que la transition énergétique s’annonce plus complexe que prévu.

    En effet, le groupe doit composer avec plusieurs défis simultanés :

    • la montée en puissance des constructeurs chinois comme BYD ou Geely,
    • le ralentissement de la demande de véhicules électriques en Europe,
    • les tensions commerciales avec les États-Unis.

    La transition électrique a un prix

    Avec 4 millions de voitures électriques livrées, Volkswagen prouve qu’il possède désormais l’une des plus grandes offres BEV du marché mondial. Mais l’annonce des 50 000 suppressions de postes rappelle que la transformation énergétique de l’industrie automobile implique une profonde mutation industrielle.

    Pour Volkswagen, les prochaines années seront donc décisives. Reste a voir si les prochaines sorties permetteront à restaurer les marges du groupe pour rester le leader qu’il est actuellement.

  • Groupe Renault : futuREady, la force de l’électrique

    Groupe Renault : futuREady, la force de l’électrique

    Dans son nouveau plan stratégique futuREady, le groupe Renault lancera 36 modèles à travers le monde d’ici 4 ans. Tout en voulant rester une référence des constructeurs européens, la firme française veut conquérir les marchés étrangers les plus prometteurs : Inde, Corée du Sud et Amérique latine. Le groupe vise 2M de véhicules vendus par an en 2030, abandonne la production de voitures 100% thermiques en Europe et se concentre sur les hybrides, électriques et électriques avec prolongateur d’autonomie .

    Souce: Groupe Renault

    La fin d’une ère. Renault va stopper la production de voitures à moteur à combustion et ne produira dorénavant que des véhicules électrifiés. Dans la foulée de la Twingo électrique commercialisée dans quelques semaines, pas moins de 36 modèles seront ainsi lancés d’ici 4 ans, à travers les marques Renault, Dacia et Alpine. L’objectif est ainsi de vendre 2M de véhicules par an dans le monde, à l’horizon 2030.

    Renault Bridger Concept, le nouveau baroudeur de poche

    Parmi toutes ces nouveautés, 22 modèles seront produits pour l’Europe dont 16 électriques. Les autres véhicules seront hybrides ou électriques avec extension d’autonomie. Quatorze véhicules multi-énergie seront réservés à l’international, à commencer par le Renault Bridger dont le concept évoque un petit baroudeur agile et très carré, de moins de 4m avec un grand coffre et beaucoup d’espace à bord. « Face à la concurrence chinoise notamment, nous devons suivre le rythme en matière de technologie innovante et dexpérience client, explique François Provost, le PDG de Renault Group. Notre objectif est de conserver 80 % de nos clients pendant les 10 ans du cycle de vie de nos voitures. »

    source: Groupe Renault

    Cockpit toujours plus numérique et intelligent

    Cette ambition passe par ce nouveau cockpit baptisé R-Space qui va progressivement équiper les modèles Renault. Pensé pour le conducteur et ses passagers, il se compose d’un écran incurvé panoramique sur toute la largeur du tableau de bord. Digitale, connectée et assistée par intelligence artificielle, cette interface se veut intuitive et aussi ergonomique que l’utilisation de votre smartphone. D’ailleurs Renault accentue sa collaboration avec Google pour son système d’exploitation, déjà reconnu comme étant le meilleur du marché. En matière de sécurité pour les jeunes conducteurs par exemple, il sera possible d’activer un éthylotest anti-démarrage intégré.

    source: Groupe Renault

    Nouvelle plateforme pour voitures électriques à grande autonomie

    Au niveau industriel, la bonne conduite du plan passe par l’inauguration d’une nouvelle plateforme électrique RGVE Medium 2.0. Capable de produire des véhicules du segment B+ à D, à l’architecture 800 V, ce qui permet des temps de recharge ultra-rapides. Elle offrira une autonomie électrique jusqu’à 750 km WLTP et jusqu’à 1 400 km en version Range Extender EV(avec prolongateur d’autonomie). La polyvalence de cette base technique permettra d’assembler diverses silhouettes comme des berlines, SUV ou coupés, des modèles traction, propulsion ou à moteurs électriques avec prolongateur d’autonomie. Autant d’atouts et de possibilités qui doivent convaincre les consommateurs qui hésitent à franchir le pas vers la technologie électrique.

    source: Groupe Renault

    400 € d’économies par voiture et par an

    Renault promet aussi de réduire le coût de production de 400 € par voiture et par an, ce qui pourrait par conséquent se répercuter sur la facture finale pour les clients. Ces économies sont notamment réalisées : 

    – en optimisant les process industriels (automatisation accélérée sur les chaînes, maximisation de la réutilisation de pièces à disposition), 

    – en réduisant le nombre de pièces par voiture (- 30% en moyenne), 

    – en faisant appel à l’IA et aux jumeaux numériques pour réduire le temps de développement et le nombre d’opérations industrielles lourdes 

    – dans les usines, 300 robots humanoïdes (origine Wanderkraft) vont venir en aide aux ouvriers pour effectuer les tâches les plus physiques sur la ligne de production. Cela constitue une première dans l’industrie automobile

    En outre, le temps de développement 

    Développement à linternational

    Pour atteindre des marges opérationnelles de 5 à 7% du chiffre d’affaires par an et une trésorerie annuelle de 1,5 Mds €, le PDG du groupe Renault compte sur l’Europe mais vise aussi les nouveaux marchés en pleine expansion (50M d’unités par an) : l’Inde, la Corée du Sud et l’Amérique latine. En revanche, le groupe français ne cherchera pas à s’implanter en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada), marché insuffisamment électrifié.

    Dacia Striker, le crossover coupé à moins de 25 000 

    Forte de plus de 10M de ventes depuis 2004, Dacia continue d’électrifier sa gamme avec la présentation de son nouveau modèle Striker. Il s’agit d’un crossover imposant (4,62 m de long) avec une garde au sol assez haute et un profil de coupé. Il embarque des motorisations hybride, hybride 4×4 et GPL. Produit en Turquie, le Striker sera lancé en 2027 à partir de 25 000€, ce qui en fera un parfait complément aux SUV à succès Bigster et Duster. La marque au meilleur rapport qualité/prix du marché proposera en outre 4 voitures 100% électriques d’ici 2030.

    source: Groupe Renault

    Alpine prépare l’ « A110 » électrique

    Au-delà des modèles A290 et A390 déjà sur nos routes, Alpine poursuit le développement de la remplaçante de l’A110, qui sera 100% électrique. Priorité à la légèreté, l’agilité et au plaisir de conduite promet la marque qui dévoile l’architecture de sa future sportive autour de la plateforme APP (Alpine Performance Platform) EV. Le châssis en aluminium accueillera deux espaces pour les packs batteries, de manière à répartir l’équilibre des masses (40 % à l’avant et 60 % sur l’arrière). Les performances dynamiques seront optimisées par un module de gestion électronique (qui agit sur l’aéro, la puissance, le couple) tout en conservant le logiciel Alpine Torque Vectoring qui améliore la tenue de route en virage.

    source: Groupe Renault

    Moteur électrique plus perfectionné

    Fort de son expertise, le groupe Renault va aussi équiper ses modèles à venir de la 3e génération de moteur électrique (EESM). Moteur à rotor bobiné et sans terre rare, il développe 275 ch, soit 25% de puissance supplémentaire et offre un rendement accru sur autoroute notamment. Tandis que la technologie hybride (HEV) E-Tech va également connaître de nouvelles évolutions au-delà de 2030, avec des moteurs moins puissants et moins chers.

    source: Groupe Renault

    Au service des clients

    Près de neuf mois après sa prise de fonctions, le PDG François Provost entend donc faire du groupe Renault une référence en Europe avec de larges gammes de voitures électrifiées désirables et compétitives, sans négliger le potentiel de croissance vers les nouveaux marchés. Face à la concurrence agressive des constructeurs chinois, il mise avant tout sur le service que ses véhicules apporteront aux clients vers une mobilité propre, accessible et adaptée à leurs besoins.