Mini, en collaboration avec le label mode australien Deus Ex Machina, et via sa filiale sportive John Cooper Works, a dévoilé au Salon IAA Mobility de Munich deux concepts fous, baptisés The Skeg et The Machina. Une bombe électrique et une nerveuse thermique qui font le pont entre deux univers qui peinent parfois à se comprendre.
À première vue, rien ne semble rapprocher The Skeg et The Machina. La première est une revisite de la bestiale Mini JCW électrique et ses 258 chevaux. Son aileron évoquant une planche de surf et ses sangles jaunes sur le toit sont autant d’appels à l’aventure, un trait caractéristique de l’univers de Deus que The Skeg retranscrit à la perfection.
Crédit : BMW Group
Sa compère, The Machina, comme son nom pourrait l’indiquer en italien, préfère le pétrole aux watts. Elle embarque un moteur essence quatre-cylindres turbo de 231 chevaux, plutôt énervé, dont on imagine d’ici la symphonie propre aux bêtes signées John Cooper Works. Sa livrée, elle, est aussi un hommage à la sportivité. En effet, elle porte les couleurs de Monaco et on y voit inscrit le numéro 37, celui que portait Paddy Hopkirk lors de sa victoire lors du rally de Monte-Carlo en 1964. Un sport auquel Mini et Deus ont rendu hommage également à l’intérieur : baquets, volant de compétition, phares supplémentaires et, c’est le détail qui nous fait craquer : un frein à main hydraulique.
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Pas le même moteur, mais la même passion
Autrement dit, on a à la fois l’odeur de l’essence et l’esprit laid back de l’électrique. Malheureusement, cela restera au stade de concept… En effet, Mini et Deus Ex Machina ne comptent pas proposer les deux autos à la vente, même en édition limitée. Alors, quelle utilité ? Ces show cars jouent surtout un rôle dans la communication des deux maisons, certes, mais elles démontrent aussi la polyvalence de cette iconique petite citadine. Surtout, et c’est bien ce qui nous intéresse ici : The Skeg et The Machina démontrent qu’une voiture peut toujours être un sujet de créativité et de sportivité, qu’elle soit électrique ou thermique.
Crédit : BMW Group
Cette “réconciliation”, même symbolique, est tout de même à souligner à l’heure où l’automobile vit une transition parfois clivante (on en sait quelque chose, on lit tous les commentaires sur nos réseaux sociaux…). En 2025, année décisive pour l’avenir de la mobilité, Mini choisit de raconter deux histoires en apparence parallèles qui finalement se rejoignent autour d’une même conclusion : quand on aime la voiture, on aime autant les pistons et l’huile que tous les souvenirs que l’on se crée derrière le volant.
Et, si ces voitures ne sont pas à vendre, il est tout de même possible de s’offrir un petit morceau de ce partenariat… En effet, afin de marquer le coup (et faire un peu de business) une collection capsule de vêtements inspirés de la collab est disponible sur le site de Deus Ex Machina.
Renault a profité du salon IAA Mobility de Munich pour présenter la Clio 6. Une rupture assumée et un pari risqué : plus grande, plus connectée, plus chère et désormais exclusivement proposée en essence et hybride, la citadine iconique de la marque au losange – accessoirement son best seller… – devra (con)vaincre ou périr.
En cette rentrée, au Salon IAA Mobility de Munich où ECO MOTORS NEWS a fait le déplacement, Renault a levé le voile sur la Clio 6. Un lancement qui n’a rien d’anodin puisque, depuis son arrivée sur nos routes en 1990, la citadine s’est écoulée à 17 millions d’exemplaires ! C’est ainsi, non seulement une icône Renault, mais également un emblème de l’automobile européenne. Pour preuve, la deuxième place de la Clio 5 au classement des voitures les plus vendues en Europe au premier semestre 2025, derrière la Dacia Sandero. Ce serait donc un euphémisme de dire que cette Clio 6, dont les premiers modèles devraient sortir de l’usine de Bursa en Tunisie début 2026, en plus d’être très attendue, jouera un rôle majeur dans l’avenir de Renault.
Crédit : Renault
Design futuriste, intérieur modernisé et nouvelles technologies embarquées
Si l’on met la Clio 6 à côté d’une Clio 5, on pourrait penser qu’elles proviennent de deux constructeurs différents ! C’est simple, on n’avait pas vu un tel restylage depuis le passage de la 2e à la 3e génération. Et, comme à l’époque, ce nouveau design divise. Du côté de la rédaction d’ECO MOTORS NEWS, on adore ! On retrouve un peu du concept-car Emblème et ses lignes épurées, effilées et futuristes, et avec sa calandre agressive et ses beaux feux aiguisés, la Clio 6 s’ancre définitivement dans son époque. Mais c’est surtout un “détail” qui intrigue : cette citadine… se “décitadinise”. Un peu barbare comme néologisme, mais avec 7 centimètres supplémentaires sur la longueur, pour un total de 4,12 m, on s’éloigne encore un peu plus de l’esprit d’origine du best-seller Renault et ses 3,70 m de long. Et c’est justement ça qui peut constituer un risque dans le pari de Renault puisque c’est son côté compact qui a fait l’ADN de la Clio ainsi que son succès… D’autant que ce changement de gabarit implique également un changement de segment et, de facto, un changement tarifaire. Si les tarifs de la Clio 6 n’ont pas encore été dévoilés par Renault, on estime qu’ils pourraient débuter autour des 20 000€, bien plus que la version actuelle. Là encore, un pari, puisque le côté “accessible” de la citadine Renault est un autre argument en sa faveur.
Crédit : Renault
Mais ce changement de tarif s’explique également par les changements à l’intérieur. Outre un design entièrement repensé et plutôt qualitatif, la Clio 6 reprend l’interface numérique des R5 et R4 E-Tech : double écran de 10 pouces, intégration native de Google Maps et de l’assistant IA, et près d’une trentaine de dispositifs d’aide à la conduite. On est loin de la manivelle pour remonter les vitres…
Crédit : Renault
La Clio 6 referme le chapitre diesel
C’était prévisible, et c’est le sens de l’histoire, mais ça fait tout de même quelque chose : il n’y aura pas de Clio 6 diesel. Idem pour les petites motorisations thermiques, expliquant que le tarif d’entrée augmente. L’offre débute désormais avec un trois cylindres essence de 115 chevaux. Une bi-carburation essence/GPL est également au programme. Mais ce qui nous intéresse, c’est le modèle hybride, qui sera sans doute le plus vendu. Ce dernier profite de belles améliorations, notamment sur sa partie essence, retravaillée pour gagner une quinzaine de chevaux et atteindre les 160 ch de puissance. Le tout appuyé par les deux moteurs électriques qui ont fait le succès des autres modèles hybrides de la gamme E-Tech. On aurait adoré que Renault crée la surprise avec un Clio 6 100% électrique, mais cela ne semble toujours pas à l’ordre du jour… Disons qu’il aurait fallu repenser beaucoup de choses avant de lancer une telle nouveauté et que le pari est déjà bien assez risqué !
Crédit : Renault
Ainsi, Renault prend un risque calculé. La Clio reste une valeur sûre, mais la concurrence s’intensifie, notamment face aux marques chinoises, au rapport qualité/prix redoutable, et à la montée en puissance des SUV compacts. Avec cette sixième génération plus longue et plus puissante, Renault espère conforter la place de la Clio sur le podium des meilleures ventes européennes en débordant sur d’autres segments du marché. Reste à savoir si cette stratégie sera payante ou si, au contraire, la Clio 6 s’éloigne trop de l’esprit Clio pour une clientèle très attachée à la mythique citadine.
Le salon IAA Mobility 2025 s’ouvre à Munich dans un climat de transformation et d’incertitudes pour l’industrie automobile. Mais entre innovations technologiques, nouveaux modèles européens et offensive des constructeurs asiatiques, l’événement nous donne des raisons d’être optimistes.
Le salon IAA Mobility 2025, qui se déroule à Munich du 9 au 14 septembre 2025, confirme son statut de plateforme globale de la mobilité. ECO MOTORS NEWS est déjà sur place, puisque le salon a ouvert ses portes à la presse dès le 8 septembre. La conférence de presse du jour a par ailleurs permis aux organisateurs et quelques-uns des 740 exposants de 95 pays de mettre l’accent sur les innovations en matière de mobilité électrique et électrifiée. Se déroulant à la fois au cœur du parc des expositions mais aussi en ville, cette édition 2025 s’annonce comme la plus “grand public” mais également la plus internationale. En effet, plus de la moitié des exposants ne sont pas allemands.
Volkswagen, BMW et Mercedes règnent en maitres, Opel crée la surprise au salon de Munich
Si le salon IAA Mobility de Munich édition 2025 a ouvert ses portes aux constructeurs du monde entier, ce sont tout de même les marques allemandes qui se taillent la part du lion. En tête, Volkswagen, qui a dévoilé pas moins de quatre nouveaux modèles électriques dans son espace « Open Space », accessible au public en centre-ville. Toujours chez Volkswagen, mais dans le groupe cette fois, Skoda a levé le voile sur l’Epiq, un petit SUV électrique attendu sous la barre des 25 000 €. Il vient renforcer un peu plus la position du groupe VW sur le segment très prisé car très demandé de l’électrique d’entrée de gamme. Un peu moins “abordable”, Porsche a choisi Munich pour présenter la 911 Turbo S équipée d’un nouveau système d’hybridation (on n’est pas sur une Prius, certes, mais quand même !) ainsi qu’une version électrique du Cayenne, dotée d’une recharge sans fil innovante. Deux nouveautés qui montrent que Porsche n’a pas baissé les bras : la marque compte conserver son ADN tout en passant la seconde concernant sa transition énergétique.
Crédit : Porsche
Si le groupe Volkswagen, leader mondial, était forcément très attendu sur ses terres, c’est bien un constructeur allemand, mais du groupe Stellantis, Opel, qui a créé la plus grosse surprise. La firme à l’éclair a dévoilé deux nouveautés qui ont marqué les esprits : le nouveau Mokka GSE, d’abord, version « sportive » et électrique, de son SUV compact, mais aussi, et surtout, le concept-car Corsa GSE Vision Gran Turismo. Futuriste, aux couleurs pop et affuté, il semble indiquer des changements à venir dans le design chez Opel.
Crédit : Stellantis
Mercedes, de son côté, a présenté la nouvelle GLC 100 % électrique, équipée de la technologie EQ et incarnant la nouvelle phase de sa philosophie de design « Sensual Purity ». Enfin, BMW a fait sensation avec le lancement de l’iX3, premier modèle de la nouvelle plateforme électrique « Neue Klasse», aux promesses dantesques : une autonomie supérieure à 800 km et la possibilité de récupérer jusqu’à 370 km d’autonomie en seulement dix minutes. Disponible sur le Vieux Continent dès le printemps 2026, elle devrait coûter autour de 69 000 €. Assez pour stopper la concurrence chinoise ?
Crédit : BMW
Chinois et turcs à l’assaut du marché européen
En effet, à Munich, les constructeurs chinois font forte impression. Que ce soit Leapmotor avec sa B05, dont la production devrait s’installer en Espagne d’ici fin 2026, prête à en découdre avec la Megane E-Tech et la Volkswagen ID.3 ou Xpeng avec sa P7+ au rapport qualité/prix qui pourrait bien faire trembler Tesla et peut-être même… Mercedes !
Crédit : Xpeng
Aux frontières de l’Europe, il y a une jeune marque qui compte bien se faire une place au soleil, en commençant par l’Allemagne. Togg, premier constructeur national turc et 7 ans d’existence seulement, a annoncé l’arrivée outre-Rhin de ses deux modèles, le SUV T10X, la berline T10F, dont le design, très inspiré de BMW, pourrait taper dans l’œil des conducteurs allemands. Et la survie de Togg en dépend. En effet, selon Reuters, il faudrait 200 000 ventes par an au constructeur turc pour être rentable et son marché domestique, bien qu’il présente des résultats très corrects (30 000 exemplaires vendus en 2024) ne suffit pas. L’Allemagne est donc, en premier lieu, un marché stratégique à conquérir, mais également la porte d’entrée idéale pour conquérir les autres marchés européens.
La conduite autonome, du fantasme à la réalité
Il n’y a pas que le hardware qui s’expose à Munich. L’IAA Mobility accueille également des exposants spécialisés dans les logiciels, notamment concernant la conduite autonome. Ou plutôt, les “aides à la conduite”. Ainsi, plus de 200 véhicules attendent les visiteurs qui pourront se faire une idée concrète des nouveautés en la matière concernant ces technologies qui fascinent autant qu’elles effraient ! QCraft, de son côté, n’a peur de rien. Bien au contraire. L’entreprise pékinoise, spécialiste des solutions de navigation autonome, a ainsi annoncé l’ouverture de son siège européen en Allemagne – expliquant sa présence à Munich – ainsi qu’un partenariat stratégique avec le géant américain Qualcomm. Ça promet !
De l’optimisme au salon IAA Mobility Munich 2025
Si tout n’est pas tout rose dans le ciel de Munich concernant la mobilité électrique et même le secteur automobile en général – Oliver Blume, de Volkswagen, affirme que les droits de douane américains avaient fait perdre des milliards au groupe et le forçait à revoir sa politique internationale, et Jean-Philippe Imparato de Stellantis fait marche arrière concernant le tout électrique dès 2030 – l’édition 2025 de l’IAA Mobility est tout de même plein de belles promesses. Véhicules plus abordables, nouvelles technologies de recharge, conduite autonome, entreprises chinoises qui comptent produire en Europe et même sportivité avec la Porsche 911, il y a de quoi être optimiste.
Le projet SCAPE est financé par les 27 pays européens dans le cadre du programme Horizon Europe et dirigé par l’institut de recherche énergétique de catalogne (IREC). L’objectif est de revisiter l’électronique de puissance des véhicules électriques. Les ambitions de SCAPE ? Atteindre un rendement de plus de 97,5 %, doubler la densité de puissance et réduire de moitié le coût par kWh par rapport aux solutions actuelles.
Avec un marché des véhicules électriques en perpétuelle évolution, les défis demeurent nombreux pour les constructeurs automobiles. C’est le cas de l’électronique de puissance : l’ensemble des composants électroniques qui transforment et contrôlent l’électricité dans une voiture électrique.
L’idée clé du projet SCAPE : une technologie modulaire. Plutôt que de concevoir un convertisseur différent pour chaque véhicule, les ingénieurs de l’IREC développent une “brique standard” appelée switching cell (cellule de commutation). Ces petites briques peuvent être empilées en séries, comme des Lego, pour obtenir exactement la puissance voulue. Ces chaînes sont ensuite assemblées en convertisseur complet pour le moteur ou la recharge. Résultat : une base commune adaptée aussi bien aux petites citadines qu’aux utilitaires ou poids lourds, ce qui favorise la standardisation et réduit les coûts.
Renault
En misant sur un rendement de plus de 97,5 %, SCAPE espère améliorer les performances de recharges de nos véhicules électriques. Le projet entend également combiner certaines fonctions : onduleur de traction et chargeur embarqué peuvent coexister dans un même module, simplifiant la conception et diminuant le nombre de composants nécessaires.
Ce n’est pas tout, les puces de puissances seront directement intégrées sur les cartes électroniques. Cette innovation améliorera le refroidissement, diminuera les pertes énergétiques et augmentera la durée de vie du véhicule et de ses composants.
A l’occasion du salon IAA Mobility 2025 à Munich, Xpeng a annoncé que sa berline P7+ serait bientôt disponible en France.
Septembre, c’est le mois de la rentrée des classes, mais pas que ! Pour la rédaction d’ECO MOTORS NEWS – et toute la sphère de l’écomobilité – c’est aussi l’occasion de se rendre en Allemagne pour le Salon IAA Mobility de Munich, afin de prendre le pouls de cette industrie en plein essor.
Ainsi, c’est depuis la ville de Franz Beckenbauer, que le constructeur chinois Xpeng a décider de dévoiler pour la première fois sur le Vieux Continent, sa nouvelle grande berline – forcément électrique – la Xpeng P7+. La marque premium confirme donc bel et bien son arrivée prochaine sur le marché français, comme on le prédisait dans notre article sur les 5 modèles de voitures électriques chinoises à connaître.
Crédit : Xpeng
Cette berline XXL (plus de 5 mètres tout de même) repose sur la plateforme SEPA 2.0, signature de la maison, modulaire et pratique, dont l’architecture lui permet d’accueillir des batteries de 800 volts. Elle promet donc des recharges ultrarapides, avec un refill de 10 % à 80 % en une douzaine de minutes sur la version la plus performante. À l’heure du règne des SUV et, plus généralement des 4 roues motrices, la P7+ ne sera disponible qu’en propulsion. Deux déclinaisons seront proposées, toutes équipées en batteries lithium-fer-phosphate (LFP), de 60,7 kWh ou 76,3 kWh au choix, promettant des puissances de 245 et 320 chevaux.
Côté performances, l’autonomie annoncée (à prendre avec des pincettes donc) est de 715 km CLTC – l’équivalent chinois du WLTP qui, lui, se rapprocherait plus de 585 km. Côté design, l’aérodynamique a été pensée dans les moindres détails afin de limiter la consommation, avec notamment un fastback du plus bel effet. Le coffre, dont le volume varie entre 725 litres et 2 221 litres sièges rabattus, est plus que correct. Lors de son arrivée en France, prévue avant le printemps 2026, elle devrait être proposée entre 45 000 € et 50 000€. En effet, Xpeng, a annoncé que son tarif serait similaire à celui de son SUV G6, vendu 47 000€ dans l’Hexagone. Si cette P7+ tient toutes ses promesses, elle pourrait, sur le même segment de prix, venir mettre la pression à la Tesla Model 3.
Crédit : Xpeng
En bref, la Xpeng P7+ se présente comme une grande berline électrique ambitieuse, alliant recharge ultra-rapide, habitabilité généreuse, équipement technologique avancé et un rapport qualité/prix très attractif pour le segment européen. Et si c’était, enfin, le grand retour des berlines ? En attendant, restez connectés, car d’autres annonces et nouveautés tout droit venues du salon IAA Mobility Munich seront bientôt à découvrir sur notre site.
Porsche prépare l’arrivée de son Cayenne 100 % électrique, attendu en concessions début 2026. Mais avant la révélation officielle, prévue fin 2025, la marque allemande profite du salon de Munich pour dévoiler une innovation qui pourrait changer les habitudes de ses clients : la recharge par induction.
Le Porsche Cayenne électrique se dévoile sous camouflage au salon de Munich et annonce sa recharge par induction. (Crédit : Porsche)
Présenté sous camouflage animé, le prototype cache une technologie encore rare dans l’automobile. Concrètement, il sera possible de recharger son SUV simplement en le stationnant au-dessus d’une dalle installée au sol, sans câble ni prise.
Un dispositif pensé pour un usage domestique
Le système repose sur une plaque de 117 cm sur 78 cm, épaisse de 6 cm, qui peut être installée dans un garage, sous un carport ou même en extérieur. Le véhicule embarque une seconde plaque placée entre ses roues avant. L’alignement se fait grâce aux caméras 360°, puis la voiture s’abaisse automatiquement pour optimiser le transfert d’énergie. La puissance atteint 11 kW en courant alternatif, équivalente à celle d’une borne murale domestique.
Porsche insiste sur l’efficacité du procédé, avec un rendement annoncé de 90 %. L’intérêt est clair : simplifier la recharge à domicile. Selon le constructeur, 75 % des propriétaires de modèles électriques effectuent déjà leurs pleins d’énergie depuis chez eux.
La recharge par induction du Porsche Cayenne repose sur une plaque au sol qui alimente la batterie sans branchement. (Crédit : Porsche)
Innovation utile ou simple confort ?
La recharge par induction n’est pas une révolution technique, puisqu’elle existe déjà pour les smartphones. Cependant, son application à un véhicule de série reste une première. Reste la question du coût, estimé à plusieurs milliers d’euros en option. Certains y verront un gadget, d’autres apprécieront le confort d’usage, surtout dans un segment premium où l’expérience client compte autant que la performance.
En parallèle, le futur Cayenne conservera la charge rapide en courant continu, profitant de son architecture 800V pour dépasser les 350 kW. De quoi combiner praticité au quotidien et voyages longue distance.
Hyundai lève le voile sur Concept Three, un véhicule présenté comme une citadine compacte. Pourtant, son profil sculpté évoque davantage un coupé sportif. Avec ce teaser, le constructeur alimente l’attente avant l’ouverture du salon IAA Mobility 2025, du 9 au 14 septembre à Munich.
Dessin teaser du Hyundai Concept Three, première citadine électrique compacte de Hyundai. (Crédit : Hyundai)
Un retour attendu à Munich
Le constructeur coréen signe son retour après quatre ans d’absence à l’IAA, le plus grand salon européen de la mobilité. Pour marquer les esprits, Hyundai a choisi de dévoiler officiellement son premier concept électrique compact de la gamme Ioniq. Ce modèle pourrait annoncer une future Ioniq 3, citadine électrique promise comme audacieuse et innovante.
Un design sculptural et dynamique
Le style du Concept Three illustre le nouveau langage de design baptisé « Art of Steel ». Inspirée par la fluidité de l’acier, la carrosserie combine surfaces tendues, lignes franches et intersections précises. Son allure audacieuse est renforcée par un profil affûté, un capot plongeant et un vitrage latéral réduit. L’ensemble évoque une sportivité affirmée, loin de l’image traditionnelle de la citadine.
La naissance de l’Aero Hatch
Le Concept Three introduit une typologie inédite, baptisée « Aero Hatch ». Cette silhouette fluide et musclée vise à réinventer le segment des véhicules électriques compacts. Selon Simon Loasby, responsable du design Hyundai, ce projet a été l’occasion de repenser entièrement la citadine électrique en alliant mouvement et proportions équilibrées.
Un rendez-vous clé pour Hyundai
Hyundai présentera le Concept Three en détail lors d’une conférence de presse le 9 septembre. Le public pourra également découvrir le véhicule dans l’Open Space de l’IAA, installé au cœur de Munich. Avec cette étude de style, la marque confirme son ambition : s’imposer comme un acteur majeur de la mobilité durable en Europe.
Avec sa seconde génération, le Citroën C5 Aircross s’impose comme un SUV pensé pour les familles. Disponible en hybride ou 100% électrique, il allie design moderne, confort raffiné et technologies avancées. Produit en France, il se distingue par une offre large et un positionnement concurrentiel.
Le nouveau Citroën C5 Aircross adopte une face avant redessinée avec projecteurs Matrix LED et lignes plus tendues. (Crédit : Citroën)
Une gamme complète de motorisations électrifiées
Le C5 Aircross propose plusieurs choix adaptés aux besoins de chacun. L’entrée de gamme hybride 48V offre une conduite urbaine efficiente sans recharge externe. La version hybride rechargeable développe 195 chevaux et permet jusqu’à 100 kilomètres d’autonomie en mode électrique. Enfin, deux déclinaisons 100% électriques complètent l’offre, avec des autonomies atteignant 680 kilomètres. Ainsi, Citroën couvre tous les usages, de la ville aux longs trajets.
Un confort digne d’une signature Citroën
Le confort reste l’ADN de la marque. Les suspensions à butées hydrauliques progressives assurent une conduite douce, proche de l’effet tapis volant. Les sièges Advanced Comfort® de nouvelle génération ajoutent ventilation, chauffage et programmes de massage. L’ambiance intérieure, inspirée du mobilier, offre une atmosphère cocooning renforcée par des matériaux recyclés et un toit panoramique généreux.
Une technologie tournée vers la simplicité
Le C5 Aircross embarque un large arsenal numérique. L’écran central tactile Cascade est personnalisable et intègre la commande vocale « Hello Citroën » avec ChatGPT. Côté sécurité, le Drive Assist 2.0 permet un niveau 2 d’autonomie avec maintien de voie et régulateur adaptatif. D’autres aides, comme la vision 360° ou l’affichage tête haute, renforcent l’expérience de conduite.
L’habitacle du C5 Aircross offre un confort premium avec sièges massants, matériaux recyclés et ambiance lumineuse personnalisable. (Crédit : Citroën)
Un design repensé pour l’efficience
Avec ses lignes plus tendues et ses projecteurs Matrix LED, le SUV gagne en modernité. Son aérodynamisme optimisé améliore l’autonomie électrique. L’espace intérieur, généreux aux places arrière, se complète d’un coffre modulable jusqu’à 1 668 litres.
Un SUV made in France
Assemblé à Rennes avec des matériaux recyclés, le Citroën C5 Aircross met en avant un savoir-faire national. Ses batteries et moteurs proviennent également de sites français. Proposé dès 34 990 euros, il combine confort, technologie et responsabilité environnementale.
Les Mercedes EQE et EQE SUV, lancées en 2021 et 2022, ne connaîtront pas une longue carrière. Le constructeur allemand prévoit d’arrêter leur production dès 2026. Cette décision illustre les difficultés rencontrées par ces modèles électriques et une volonté de réorganisation stratégique. Les ventes décevantes, un positionnement tarifaire élevé et un design controversé ont scellé leur sort plus tôt que prévu.
Mercedes EQE SUV : un modèle électrique dont la carrière prendra fin en 2026 (Crédit : Mercedes)
Un retrait dicté par les ventes
Aux États-Unis, marché clé pour Mercedes, les ventes de l’EQE et de l’EQE SUV ont chuté de 39 % en 2024, atteignant seulement 11.660 exemplaires. En Europe, les prix élevés n’ont pas non plus permis de séduire une large clientèle. Le style jugé fade et peu distinctif face à la concurrence n’a pas aidé ces modèles à s’imposer durablement.
Une nouvelle stratégie en préparation
Mercedes mise désormais sur une nouvelle génération de véhicules électriques reposant sur la plateforme inédite MB.EA-M. Cette base servira notamment au futur GLC électrique, bientôt présenté à Munich, et à la prochaine Classe C. Une Classe E électrique est également confirmée et viendra directement remplacer l’EQE.
Un repositionnement clair de la gamme
Le constructeur souhaite simplifier son offre en rapprochant ses modèles électriques des références thermiques traditionnelles. L’objectif est d’éviter les doublons, de clarifier la gamme et de proposer des véhicules plus attractifs. Les prochains modèles privilégieront un style plus classique et une meilleure habitabilité, tout en intégrant des technologies inspirées de l’EQS.
Un tournant nécessaire
La disparition de l’EQE illustre la mutation rapide du marché automobile. Mercedes préfère abandonner ses modèles en difficulté afin de préparer des lancements plus stratégiques. Cette réorganisation pourrait permettre à la marque de regagner en lisibilité et de mieux répondre aux attentes des consommateurs. Un choix pragmatique, mais risqué, dans un contexte de concurrence accrue.
Toyota va assembler pour la première fois un véhicule 100 % électrique sur le sol européen. L’usine de Kolin, située à l’est de Prague, a été choisie pour accueillir cette production. L’annonce, faite ce mercredi, marque un tournant stratégique pour le constructeur japonais. Les détails sur le modèle et le calendrier de production restent encore confidentiels.
L’Urban Cruiser pourrait rejoindre la gamme électrique de Toyota en Europe dans les prochaines années (Crédit : Toyota)
Un site stratégique pour Toyota en Europe
Le constructeur ne révèle pour l’instant que les aspects financiers du projet. L’investissement total s’élève à 680 millions d’euros, dont 64 millions apportés par le gouvernement tchèque. L’usine de Kolin produit déjà l’Aygo X et la Yaris hybride, avec une capacité annuelle d’environ 220 000 véhicules. L’extension du site, de 152 000 à 173 000 mètres carrés, permettra de préparer la production électrique.
Soutien de l’État tchèque et enjeux économiques
Le gouvernement tchèque participe activement au financement, notamment pour l’installation dédiée aux batteries. L’industrie automobile représente environ 10 % du produit intérieur brut du pays. Le Premier ministre Petr Fiala souligne que ce projet est essentiel pour maintenir la production automobile en République tchèque. Toyota Europe y voit aussi une opportunité de renforcer sa présence sur le marché et de progresser vers la neutralité carbone d’ici à 2040.
Une offensive électrique européenne
Après avoir longtemps adopté une stratégie prudente sur les véhicules électriques, Toyota prévoit désormais neuf modèles non thermiques sur le continent entre 2025 et 2026. Le véhicule produit à Kolin pourrait être l’Urban Cruiser ou le C-HR+, attendus fin 2025 ou début 2026. La marque combine ainsi son expertise dans les hybrides avec son nouveau virage vers le 100 % électrique.
Kolin, un site clé pour l’avenir
Propriété exclusive de Toyota depuis 2021, l’usine tchèque a déjà produit plus de 4,5 millions de véhicules, y compris pour Peugeot et Citroën. Le renforcement du site s’inscrit dans une stratégie européenne plus large, avec huit autres usines réparties au Portugal, au Royaume-Uni, en France, en Pologne et en Turquie. Cette décision marque un changement historique pour Toyota et le marché européen. Elle confirme également l’importance croissante des véhicules électriques dans la stratégie industrielle du constructeur japonais.