Ce mercredi 12 novembre 2025, ECO MOTORS NEWS a eu le privilège d’être convié à Montigny-le-Bretonneux, aux essais presse du nouvel eSprinter 100 % électrique, dans sa version châssis-cabine, par Mercedes-Benz. Une journée technique consacrée à la découverte de cette nouvelle déclinaison électrique du célèbre utilitaire allemand.
Le Mercedes eSprinter châssis 100 % électrique dans sa version châssis-cabine, prêt à être carrossé pour les besoins des professionnels. (Crédit : Mercedes)
L’eSprinter châssis : une nouvelle étape pour Mercedes
Lancé en avril 2025, l’eSprinter vient compléter la gamme d’utilitaires électriques de Mercedes-Benz, qui compte déjà plus de 40 000 véhicules vendus depuis le premier eVito en 2010. Cette version châssis ouvre de nouvelles possibilités pour l’électrification des flottes d’utilitaires. En effet, pour convenir à différents usages, cette version du eSprinter 100 % électrique est destinée à être carrossée spécifiquement.
Polyvalent, l’utilitaire de la marque allemande a été conçu pour s’adapter aux besoins des professionnels. En ce sens, le véhicule se décline en deux longueurs (5,90 m ou 6,70 m) et quatre PTAC (poids total autorisé en charge) : 3,5 t, 3,95 t, 4,15 t et 4,25 t.
Dans la même logique, deux motorisations sont proposées : 136 ch (100 kW) ou 204 ch (150 kW). Côté batteries, trois capacités sont disponibles : 56 kWh (environ 210 km d’autonomie), 81 kWh (environ 300 km) et 113 kWh pour les usages intensifs. La recharge rapide permet d’atteindre 115 kW en courant continu.
Avec cette version châssis, Mercedes-Benz vise directement les artisans, collectivités et flottes spécialisées, un segment encore peu électrifié mais en pleine mutation.
Une journée d’essais complète
Accompagnés de cinq confrères journalistes, de différents représentants carrossiers et, bien évidemment, de plusieurs membres du groupe Mercedes, la journée a débuté par une présentation technique et historique de la gamme eVans Mercedes et de l’eSprinter châssis.
Puis, après avoir été rendus incollables sur ce véhicule, nous avons assisté à la présentation des cinq eSprinter carrossés, chacun d’eux réalisé par son carrossier respectif : Corsin, Laloyau, Trouillet, Labbé et JPM. Benne, plateau ou configuration spécialisée, chaque véhicule a été ingénieusement pensé pour répondre aux besoins des professionnels.
Après une session de questions-réponses avec les différents acteurs présents lors de cette journée, nous, journalistes, nous sommes répartis les différents véhicules afin de réaliser nos essais.
Au total, nous avons parcouru une centaine de kilomètres sur un parcours regroupant différents types de voies (ville, campagne, autoroute), répartis en trois créneaux d’essais nous permettant de tester trois configurations carrossées distinctes.
Un atelier de recharge était également proposé : l’occasion pour le groupe Mercedes de montrer des capacités de recharge linéairement impressionnantes, avec une puissance moyenne d’environ 116 kW.
Le design avant du Mercedes eSprinter châssis met en valeur la calandre fermée et les lignes modernes de l’utilitaire électrique allemand. (Crédit : Mercedes)
Un essai complet à venir
Comme exprimé plus tôt, ECO MOTORS NEWS a pu essayer plusieurs configurations de l’eSprinter châssis lors de cette journée. Comportement routier, autonomie réelle, ergonomie, adaptation des carrossages : tous les aspects ont été testés sur les routes d’Île-de-France.
Un essai complet et détaillé sera prochainement publié dans nos colonnes, avec les chiffres, les mesures et les retours d’expérience sur cet utilitaire électrique. Et ce que l’on peut d’ores et déjà vous affirmer, c’est que Mercedes-Benz maîtrise à la perfection l’adaptation de ses utilitaires à la mobilité électrifiée.
Confirmation que l’électrification des véhicules professionnels n’est plus une option, mais une réalité industrielle palpable.
Le constructeur américain de VE Rivian Automotive traverse un moment décisif. Alors que la marque mise sur son nouveau SUV compact qui verra le jour lors de la première moitié de 2026, elle fait actuellement face à des tensions financières lourdes.
Le siège de Rivian Automotive, constructeur américain de véhicules électriques. (Crédit : Rivian)
Le R2 : un modèle stratégique pour Rivian
Dévoilé il y a plus d’un an, le Rivian R2 et ses 4,71 mètres de long visent directement le segment des SUV électriques grand public, en concurrence avec le Tesla Model Y et le Ford Mustang Mach-E. Le véhicule conserve l’ADN Rivian : design carré et robuste inspiré du R1S et philosophie « outdoor » fidèle à la marque californienne.
La marque a annoncé en ce mois de novembre 2025 que le développement du R2 était bien avancé : des prototypes sont assemblés à l’usine de Normal, dans l’Illinois, et l’on en sait un peu plus concernant ses caractéristiques techniques. Trois configurations seront proposées : monomoteur, bimoteur, trimoteur, chacune correspondant à une gamme plus ou moins abordable. L’autonomie annoncée dépasse 480 km, pour un prix qui devrait atteindre 45 000 $ aux États-Unis, un tarif stratégique pour la marque qui veut élargir son public et ainsi atteindre des volumes de production plus rentables.
RJ Scaringe, le PDG, a confirmé que la première version commerciale sera une « Launch Edition » bimoteur, bien équipée, mais accessible, afin de maximiser l’adoption dès le lancement. La version européenne n’est, quant à elle, attendue qu’en 2027.
Le SUV électrique Rivian R2 présenté de face, alliant design carré et robustesse. (Crédit : Rivian)
Une entreprise financièrement fragile
Malgré ces avancées, Rivian reste dans le rouge. Pour 2025, la société prévoit une perte opérationnelle comprise entre 2 et 2,25 milliards de dollars, contre 1,7 à 1,9 milliard initialement prévu. Les ventes stagnent autour de 50 000 véhicules par an, loin des volumes nécessaires pour être rentable.
Plus préoccupant encore, en octobre 2025, Rivian a procédé à une troisième vague de licenciements, supprimant environ 600 postes, soit 4,5 % des effectifs, portant le total des suppressions annuelles à plus de 10 %. Ces coupes interviennent à un moment où la société doit ajuster ses effectifs face à un marché américain des VE fragilisé, notamment lié à l’expiration du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $.
Un plan de rémunération controversé
Alors que les chiffres des ventes ne sont pas à mettre en valeur, le 7 novembre 2025, le conseil d’administration a annoncé, dans un document transmis à la U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), un plan de rémunération record pour le PDG RJ Scaringe. Selon Reuters, la somme allouée pourrait atteindre l’astronomique montant de 4,6 milliards de dollars sur dix ans, un plan inspiré de celui d’Elon Musk. Conditionné par des objectifs ambitieux, à savoir faire passer le cours de l’action à au minimum 40 $ contre 15,22 $ actuellement, mais aussi donner satisfaction aux différents objectifs financiers fixés (profit, flux de trésorerie) sur plusieurs années.
Cette annonce, survenue juste après les licenciements et dans un contexte de pertes massives, a suscité des critiques. Si certains y voient une ambition nécessaire pour attirer et retenir le dirigeant à son poste, d’autres trouvent qu’annoncer ce plan pouvant rapporter 4,6 milliards $ à une seule personne, dans un timing si court, donne une image injuste et incohérente au constructeur californien.
Le SUV Rivian R2 photographié de dos, mettant en avant son design robuste et ses feux arrière distinctifs. (Crédit : Rivian)
Le R2 : test décisif pour Rivian
Le R2 est, pour la marque, bien plus qu’un nouveau modèle : son succès déterminera si, oui ou non, la marque peut atteindre des volumes significatifs, réduire ses pertes et convaincre les consommateurs face à une concurrence féroce.
Une chose est sûre : avec l’annonce du plan de rémunération en faveur du PDG, RJ Scaringe mettra tout en œuvre pour faire perdurer Rivian Automotive dans le paysage de l’électromobilité.
La Chine a un nom pour ses voitures compétitives et en forte croissance. Les NEV, ou véhicules à énergie nouvelle, sont ce que le gouvernement chinois considère comme un élément clé dans sa course pour dominer l’industrie automobile mondiale. Ils incluent non seulement les voitures 100 % électriques (BEV), mais aussi les hybrides rechargeables (PHEV), les voitures à autonomie étendue (EREV) et les hybrides classiques (HEV).
La MG4, l’un des véhicules chinois à énergie nouvelle les plus vendus en Europe au premier semestre 2025. (Crédit : MG)
Leurs ventes combinées représentaient 53 % des ventes de voitures particulières neuves en Chine au premier semestre 2025. Les consommateurs chinois ont acheté 3,29 millions de BEV, 1,49 million de PHEV, 537 000 EREV et 474 000 HEV. Combien de ces modèles sont disponibles en Europe et quelle est leur popularité ?
BEV
Malgré les tarifs imposés par la Commission européenne, les BEV chinois restent populaires en Europe. Le classement du premier semestre 2025 était dominé par le MG4 avec 14 494 unités, en baisse de 56 % par rapport au premier semestre 2024. Il s’agit de l’une des grandes victimes des tarifs et de la montée en puissance des produits BYD. En fait, le deuxième BEV chinois le plus populaire en Europe était le BYD Seal, en hausse de 130 % avec 9 433 unités. Il a été suivi par un autre BYD – le Sealion 7, avec 7 797 unités. Le top 10 était complété par le BYD Dolphin (7 701 unités), BYD Atto 3 (7 033), Leapmotor T03 (5 918), Xpeng G6 (5 616), MG ZS (4 109), BYD Seal U (3 775) et MG5 (2 938 unités).
PHEV
Alors que la demande de BEV chinois a augmenté de 31 % au premier semestre 2025, les volumes de PHEV chinois ont progressé de 544 % par rapport au premier semestre 2024. Cette motorisation devient leur moyen de compenser les tarifs imposés à leurs BEV. Le classement était dominé par le BYD Seal U avec 29 223 unités et était le troisième PHEV le plus vendu en Europe, derrière seulement le Volkswagen Tiguan et le Volvo XC60. Il a été suivi par le MG HS avec 11 677 unités, et le Jaecoo J7 avec 9 938 unités. Les positions suivantes étaient occupées par le Lynk & Co 01 (4 270 unités), Omoda 9 (1 164), DFSK E5 (1 162), GWM Wey 05 (548), Ebro S700 (407), Ebro S800 (229) et GWM Wey 03 (199).
HEV et EREV
L’offre de voitures hybrides et à autonomie étendue chinoises reste encore très limitée. Cependant, elles progressent également dans ce domaine. Le MG ZS en version hybride complète a enregistré 38 445 unités entre janvier et juin, devenant le 6ᵉ HEV le plus vendu de la région. Le MG3 a suivi avec 21 998 unités, et est le troisième B-hatchback hybride le plus vendu en Europe, derrière la Toyota Yaris et la Renault Clio. Le top 5 était complété par le MG HS (216 unités), le Haval Jolion (96) et le Dongfeng T5 (83 unités). Le Leapmotor C10 était le seul EREV disponible en Europe avec 1 059 unités.
Lucid et NVIDIA annoncent une collaboration majeure pour propulser l’industrie automobile vers l’autonomie complète. Le constructeur électrique entend révolutionner l’expérience de conduite. Cette alliance vise à combiner intelligence artificielle et excellence manufacturière pour ses prochains véhicules.
La Lucid EV dévoile son design futuriste, alliant élégance et performance dans un jeu d’ombres subtil. (Crédit : Lucid)
Une autonomie inédite pour les véhicules de demain
Lucid prévoit de lancer l’un des premiers véhicules autonomes de niveau 4 destinés aux consommateurs, intégrant la technologie NVIDIA DRIVE AGX Thor. Cette avancée permettra une conduite véritablement « sans regarder, sans toucher, sans réfléchir », ouvrant une nouvelle ère pour l’automobile. Le projet s’appuie sur l’ADAS DreamDrive Pro, introduit sur la Lucid Air en 2021, déjà capable de conduite mains libres et de changements de voie automatiques.
Dès aujourd’hui, Lucid amorce la transition avec la Lucid Gravity et ses futurs modèles midsize en conduite assistée L2++, garantissant sécurité et confort. L’objectif final reste d’atteindre le niveau 4, grâce à un système multi-capteurs combinant caméras, radar et lidar. Deux ordinateurs NVIDIA DRIVE AGX Thor permettront d’unifier toutes les fonctions d’automatisation et d’assurer une progression fluide sur l’échelle de l’autonomie.
Partenariat stratégique avec NVIDIA
Cette collaboration ne se limite pas aux véhicules. NVIDIA apporte également sa plateforme industrielle pour optimiser la fabrication et réduire les coûts. Lucid pourra ainsi créer des usines intelligentes, pilotées par des robots connectés et des jumeaux numériques pour simuler et valider les processus. La planification devient plus rapide, les lignes de production plus flexibles et la qualité plus rigoureuse.
Pour Jensen Huang, fondateur de NVIDIA, cette alliance transforme chaque véhicule en supercalculateur sur roues, réinventant la mobilité avec intelligence. De son côté, Marc Winterhoff, PDG intérimaire de Lucid, souligne la volonté de combiner technologie de pointe et excellence en ingénierie. Ensemble, ils ambitionnent de livrer une expérience de conduite luxueuse et totalement autonome.
Gros plan sur le véhicule Lucid, où le logo émerge subtilement de l’ombre, symbole de puissance et innovation. (Crédit : Lucid)
Vers une fabrication pilotée par l’IA
Au-delà de la conduite, Lucid exploite la plateforme industrielle de NVIDIA pour optimiser la production. La digitalisation et l’intelligence artificielle permettent de simuler les usines avant leur construction, d’anticiper les problèmes et de planifier des solutions efficaces. Les robots suivent des trajectoires optimisées, garantissant sécurité et rapidité, tout en réduisant les coûts de production.
Cette stratégie ouvre la voie à des lignes de fabrication reconfigurables, capables de s’adapter à différents modèles et volumes. Le recours aux jumeaux numériques permet aussi de tester des scénarios complexes sans interrompre la production réelle. Ainsi, Lucid combine autonomie des véhicules et intelligence de l’usine pour créer une chaîne complète innovante.
Une expérience client transformée
Pour les consommateurs, cette évolution promet un futur où luxe, performance et autonomie se rejoignent. Les véhicules Lucid deviendront des plateformes logicielles évolutives, capables de recevoir des mises à jour continues. Cela garantit que chaque voiture reste à la pointe de l’innovation, même après sa livraison.
En intégrant NVIDIA DRIVE AV et son architecture évolutive, Lucid assure une continuité technologique, permettant l’ajout de nouvelles fonctionnalités autonomes et de sécurité. Les conducteurs pourront ainsi profiter d’une expérience fluide, intelligente et sûre, transformant radicalement la notion de conduite personnelle.
Lucid et l’avenir de la mobilité électrique
Lucid se positionne comme un acteur majeur de la mobilité électrique intelligente. Avec des usines aux États-Unis et en Arabie Saoudite, l’entreprise combine performance, design et efficacité énergétique. L’intégration de l’IA dans ses véhicules et ses usines promet de redéfinir les standards de l’industrie, tout en préparant le terrain pour une adoption massive de la conduite autonome.
Grâce à ce partenariat stratégique, l’automobile du futur devient une réalité tangible, où intelligence artificielle et innovation technologique offrent des véhicules sûrs, performants et résolument tournés vers l’avenir.
Depuis hier, les fans de Peugeot et les amateurs de gaming peuvent explorer Polygon City dans Fortnite. Une île virtuelle dédiée au concept-car Polygon Concept, avant sa révélation officielle prévue demain. Cette initiative combine design futuriste, technologie et univers interactif. Elle offre une immersion inédite qui permet de découvrir le véhicule sous tous les angles. Avec cette approche, Peugeot propose non seulement un avant-goût du concept, mais aussi une expérience participative qui mêle fun et créativité.
Le Peugeot Polygon Concept, alliant design sculptural et technologie innovante, avant sa révélation officielle. (Crédit : Peugeot)
Un concept-car futuriste au design sculptural
Le Polygon Concept reflète toute l’audace et le style félin chers à Peugeot. L’intérieur a été entièrement repensé autour du volant Hypersquare® et de la technologie Steer-by-Wire. Ces derniers garantissent une conduite fluide, intuitive et totalement connectée. Chaque détail du véhicule a été conçu pour transformer la mobilité en une véritable émotion, où technologie et sensations se rencontrent. Sa carrosserie angulaire et sculpturale illustre la créativité des designers et confère au concept une identité visuelle forte. Ainsi, le Polygon Concept devient à la fois un objet d’art et une vitrine technologique, incarnant la vision de Peugeot pour l’automobile de demain.
Polygon City : une île virtuelle pour découvrir le concept
Depuis le 10 novembre, Polygon City est accessible dans Fortnite. Cette île, imaginée par Gameloft en collaboration avec les designers Peugeot, reproduit les formes du volant Hypersquare® et propose une immersion totale. Les joueurs peuvent survoler la ville, découvrir le concept-car et participer à de nombreux mini-jeux qui permettent de gagner des tokens. Ces derniers donnent la possibilité de personnaliser le Polygon Concept dans les moindres détails. On peut personnaliser la teinte de la carrosserie, les jantes, l’Hypersquare® ou encore les signatures lumineuses. Chaque joueur peut ainsi créer sa version unique du véhicule, mêlant exploration, créativité et divertissement. Cette expérience interactive rapproche les fans de Peugeot et les gamers autour d’une vision commune de l’innovation automobile.
Explorez Polygon City dans Fortnite, une île interactive inspirée du concept-car Peugeot Polygon Concept. (Crédit : Stellantis)
Une stratégie digitale pour toucher les nouvelles générations
Polygon City illustre la volonté de Peugeot de dialoguer avec les nouvelles générations via le gaming et les univers numériques. Phil York, directeur marketing Monde, explique que le concept offre « un véhicule aux multiples facettes », permettant de montrer toutes les configurations possibles du Polygon Concept avant même sa révélation officielle. Jean-Baptiste Godinot, vice-président de Gameloft for Brands, souligne que l’île traduit de manière interactive les valeurs fondamentales de Peugeot et engage les jeunes générations autour d’une expérience ludique et immersive. Cette approche démontre comment la marque réinvente la communication automobile, en combinant innovation, design et culture digitale, tout en créant une anticipation forte pour l’événement de demain.
Une expérience immersive à vivre avant la révélation officielle
Pour les joueurs et les fans, Polygon City offre la possibilité de parcourir un environnement futuriste, interactif et créatif. L’île permet de découvrir la forme Hypersquare® vue du ciel, d’explorer chaque quartier et de tester la personnalisation du véhicule en échange de tokens. Cette expérience ludique et immersive transforme un simple concept-car en un véritable événement participatif, mêlant exploration, fun et créativité. Les interactions avec le Polygon Concept avant sa révélation officielle permettent à chaque joueur de s’approprier le véhicule et d’expérimenter son design unique dans un contexte virtuel engageant.
Le volant Hypersquare® du Peugeot Polygon Concept. Symbole d’innovation et de conduite intuitive. (Crédit : Peugeot)
Demain, la révélation officielle sur YouTube
Le 12 novembre à 13h00, Peugeot présentera officiellement le Polygon Concept lors d’une keynote diffusée sur sa chaîne YouTube. D’ici là, l’expérience dans Fortnite permet de découvrir le véhicule, d’expérimenter sa personnalisation et de se plonger dans un univers qui combine innovation, design et culture digitale. Peugeot réussit à transformer un concept-car en une aventure participative. Ainsi, la marque offre une vision de la mobilité du futur qui allie technologie, créativité et immersion. Cette approche démontre que l’automobile peut désormais se vivre comme un événement interactif, accessible à tous, où chaque joueur devient acteur de la découverte.
Trente-sept ans après son triomphe au volant d’une Lancia Delta HF 4WD, Bruno Saby a retrouvé la Principauté de Monaco. Cette fois, le pilote grenoblois n’était plus porté par le rugissement d’un moteur thermique, mais par le silence puissant d’une Lancia Ypsilon HF 100 % électrique. À 76 ans, celui qui a marqué de son empreinte les rallyes des années 1980 prouve que la passion ne s’éteint jamais. Ce retour symbolise aussi la renaissance sportive de Lancia, à l’aube d’un grand retour mondial prévu dès 2026.
La Lancia Ypsilon HF 100 % électrique s’élance sur les routes sinueuses des Alpes lors de l’E-Rallye Monte-Carlo 2025. (Crédit : Stellantis)
Un retour chargé d’émotion et de symboles
Lorsque Bruno Saby a pris le départ de l’E-Rallye Monte-Carlo 2025, le décor avait changé, mais pas l’esprit. L’ancien vainqueur du Monte-Carlo classique retrouvait des routes familières, celles du Col de Turini et des Alpes-Maritimes, cette fois au volant d’une compacte électrique de 280 chevaux. À ses côtés, son fidèle copilote Christophe Marquès, déjà partenaire lors de la victoire à l’E-Rallye France Auvergne Rhône-Alpes quelques semaines plus tôt.
Pour le pilote, ce retour n’avait rien d’un simple coup médiatique. « Revenir au Monte-Carlo avec Lancia, c’est un symbole fort », confiait-il avant le départ. Sa carrière, marquée par la victoire de 1988 et des succès en Championnat du Monde, trouve ainsi un nouvel écho dans cette aventure moderne. Lancia, de son côté, a su saisir l’occasion de célébrer son glorieux passé tout en affirmant son ambition électrique.
Lancia Ypsilon HF : le pont entre tradition et innovation
La Ypsilon HF n’est pas qu’un hommage à l’histoire. C’est une déclaration d’intention. Sous sa silhouette compacte, elle cache un moteur 100 % électrique délivrant 280 chevaux, un châssis abaissé et un différentiel Torsen. Une conception pensée pour les routes sinueuses du Monte-Carlo, où précision et motricité sont essentielles.
Durant l’épreuve, la Lancia s’est distinguée par son efficacité et sa fiabilité. Malgré un parcours de plus de 1000 kilomètres, souvent à plus de 2000 mètres d’altitude, l’équipage Saby-Marquès n’a rechargé que la nuit. Une performance remarquable qui souligne les progrès de la technologie italienne. Le duo a terminé au pied du podium, quatrième au classement de régularité et cinquième en efficience. Un résultat qui a confirmé la compétitivité du modèle et la pertinence du retour de Lancia dans la compétition moderne.
Bruno Saby, légende du rallye, prend le volant de la Lancia Ypsilon HF 100 % électrique lors de l’E-Rallye Monte-Carlo. (Crédit : Stellantis)
Bruno Saby, la passion intacte d’un champion
À 76 ans, Bruno Saby n’a rien perdu de son enthousiasme. Après avoir brillé en rallye mondial, au Dakar et en rallycross, il reste un ambassadeur actif de la discipline. Engagé pour l’association Espoir contre le cancer, il met désormais son talent au service d’une cause solidaire. « J’aime toujours rouler. C’est une passion profonde qu’on ne peut pas lâcher », déclarait-il récemment.
Cette vitalité a trouvé un nouvel élan dans les rallyes de régularité électrique. Loin d’être un défi mineur, ces compétitions demandent précision, stratégie et gestion énergétique. Pour Saby, c’est une manière de continuer à apprendre et à transmettre. À travers son exemple, il incarne la continuité entre l’âge d’or du rallye et l’ère électrique, avec émotion et innovation.
Le renouveau de Lancia sur la scène mondiale
L’année 2025 restera celle du grand retour de Lancia. Après des années d’absence, la marque italienne prépare sa résurrection sportive avec ambition. Dès janvier 2026, la nouvelle Ypsilon Rally2 HF Integrale fera ses débuts au Rallye Monte-Carlo, en catégorie WRC2. Une étape décisive pour la marque la plus titrée de l’histoire du Championnat du Monde des Rallyes.
Sous l’impulsion de Luca Napolitano, directeur général de Lancia, et du double champion du monde Miki Biasion, Lancia renoue avec la compétition mondiale. Le programme s’appuie sur une gamme complète : Ypsilon Rally4 HF, Rally HF Racing et désormais la Rally2 HF Integrale. Une offre pensée pour les pilotes professionnels comme pour les équipes privées, destinée à replacer Lancia au cœur du sport automobile international.
La Lancia Ypsilon HF, la Rally4 HF et la Rally2 HF Integrale réunies pour illustrer l’héritage et l’avenir du rallye italien. (Crédit : André Ferreira / DPPI)
Un héritage vivant, un futur en marche
Le Trofeo Lancia 2025 a confirmé cette dynamique. Avec une participation en hausse et des victoires marquantes, la marque a retrouvé le contact avec son public. Le Rallye Sanremo, ultime manche de la saison, a couronné Gianandrea Pisani et Nicola Biagi, symboles de la nouvelle génération d’ambassadeurs Lancia. Sur les routes italiennes, la passion s’est transmise d’une époque à l’autre, entre Delta Integrale d’hier et Ypsilon HF d’aujourd’hui.
Dans les villages Lancia, le public a pu redécouvrir les modèles légendaires – Delta, 037, Integrale – aux côtés des véhicules électriques de la nouvelle ère. Une manière de rappeler que la technologie ne gomme pas l’émotion, mais la prolonge. Lancia l’a bien compris : pour revenir au sommet, il faut s’appuyer sur l’âme de son histoire.
Monte-Carlo, encore et toujours le fil conducteur
L’E-Rallye, Monte-Carlo reste le point de convergence entre passé et futur. Bruno Saby y a une nouvelle fois écrit une belle page de sa légende, tandis que Lancia prépare son retour mondial sur ces mêmes routes en janvier. L’un comme l’autre démontrent que la passion du rallye ne connaît ni l’usure du temps ni les limites de la technologie.
Ce retour commun, entre mémoire et modernité, marque plus qu’une simple course. Il incarne la renaissance d’une marque mythique et la fidélité d’un champion à son histoire. Dans le silence de la propulsion électrique, c’est toute la musique du sport automobile qui continue de vibrer.
Didier Malga est un pilote passionné de sport automobile, spécialisé dans les véhicules électriques et à hydrogène. Après un parcours en rallyes régionaux, il a découvert les énergies nouvelles en 2015. Il s’est rapidement imposé comme une figure majeure du rallye électrique, champion du monde dès sa première saison. Il est aujourd’hui à l’origine de la création de la manche française du championnat du monde des rallyes Énergies Nouvelles, qui se tiendra en Auvergne-Rhône-Alpes en juin 2026.
Didier Malga, champion du monde de rallye électrique et organisateur de la manche française 2026. (Crédit : Eva Pellerin)
Pouvez-vous revenir sur votre parcours dans le sport automobile ? Didier Malga : J’ai commencé très jeune avec le rallye régional sur goudron, par passion. J’ai pratiqué plusieurs années avant d’arrêter pour me consacrer à ma vie professionnelle et familiale. J’ai repris à la fin des années 2000, d’abord avec des véhicules historiques, notamment des voitures de sport des années 70, puis, par hasard, dans le domaine des énergies nouvelles en 2015.
Nous avons découvert cette discipline lors de notre participation au E-Rallye Monte-Carlo, sur proposition de l’Automobile Club de Monaco, avec ma coéquipière. À l’époque, la catégorie « énergie alternative » était très large : électrique, hydrogène, E85, carburants bio… Nous avons participé avec une 208 GTI fonctionnant au E85 et avons terminé cinquièmes. L’année suivante, avec une Tesla, nous avons fini troisièmes, puis gagnants en 2017. Cette victoire nous a permis de passer au championnat du monde, où nous avons été champions dès notre première saison.
Depuis, nous avons poursuivi notre engagement, avec des saisons compliquées par la disponibilité de l’équipage, mais aussi par la pandémie. Cela nous a conduit à concentrer nos efforts sur le championnat de France et la création de notre manche française, pour offrir une véritable locomotive au sport électrique en France.
Qu’est-ce qui vous attire dans le rallye électrique ? D.M. : Ce qui m’a séduit, c’est avant tout la nouveauté et la découverte. Les véhicules électriques ont des comportements très différents, avec un centre de gravité bas, une accélération immédiate et une tenue de route exceptionnelle. C’est un vrai plaisir de pilotage, même avec des puissances de 400 à 700 chevaux à gérer.
La Tesla de Didier Malga prête pour le rallye, équipée des stickers officiels et sponsors. (Crédit : Eva Pellerin)
En parallèle, c’est beaucoup plus simple à organiser : pas besoin d’assistance lourde comme pour le thermique, peu d’entretien, et des budgets plus accessibles. Cela attire également des partenaires financiers, séduits par l’innovation et l’image moderne de cette discipline.
Nous organisons régulièrement des baptêmes et du coaching d’électroconduite pour montrer aux participants que ces véhicules ne sont pas seulement écologiques, mais aussi performants et amusants à piloter.
Quel est l’avenir du sport automobile électrique selon vous ? D.M. : L’avenir est clair et irréversible. Deux enjeux principaux le poussent : la santé publique et le climat. Plus de 40 000 décès sont liés aux particules fines chaque année en France, et la transition énergétique est donc inévitable.
Le sport électrique joue un rôle pédagogique : il montre la performance et le plaisir de conduite, et encourage le grand public à adopter la mobilité électrique plus rapidement et positivement. C’est un vecteur de changement concret.
Le E-Rallye Auvergne Rhône-Alpes en juin 2026 : qu’est-ce que c’est ? D.M. : Après les compétitions, on s’est positionnés pour créer la manche française du championnat du monde — qui n’existait pas jusqu’à présent. Après des années d’administration et l’organisation d’un premier test fin septembre 2025 avec l’observateur FIA, notre compétition est enfin rentrée dans le calendrier FIA.
Cette manche française, qui se tiendra du 19 au 21 juin 2026, est conçue comme une véritable locomotive pour le sport électrique en France. Elle permettra de réunir les pilotes du championnat mondial et d’attirer de nouveaux participants, qui pourront ensuite alimenter le futur championnat de France.
L’objectif est de pérenniser l’événement, de montrer la discipline au grand public et d’inciter les professionnels et amateurs à s’engager dans la mobilité électrique.
Le calendrier officiel 2026 du championnat FIA Énergies Nouvelles. (Crédit : FIA)
Pourquoi avoir choisi l’Auvergne-Rhône-Alpes pour votre manche française ? D.M. : C’est notre région, et le tracé traverse une grande variété de paysages, des Alpes aux volcans d’Auvergne, créant une dimension « raid » très intéressante pour les participants. Le soutien du conseil régional a été crucial pour l’organisation, et le parcours met en valeur la richesse géographique et touristique de la région.
Quels sont vos objectifs à long terme pour le rallye électrique en France ? D.M. : Pérenniser et développer la manche française, avec une organisation comparable aux plus grandes épreuves internationales. Nous voulons également dynamiser tout le sport électrique en France, incluant rallyes, circuits et endurance.
L’évolution des batteries et de l’autonomie permettra bientôt des courses de 12 ou 24 heures sur circuit, de jour comme de nuit. Nous réfléchissons également à intégrer des épreuves sur circuit dans les rallyes, comme cela se fait déjà pour les véhicules thermiques, pour enrichir l’expérience sportive.
Pouvez-vous nous parler de l’association créée pour cette manche ? D.M. : Nous avons créé l’association « E-Rallye Auvergne-Rhône-Alpes », issue de nos équipes Red Cow Racing et Green Motion, pour gérer l’organisation, la communication et les finances de manière autonome. Cela garantit la pérennité et le développement de l’épreuve, tout en séparant les budgets et les activités de nos autres structures.
Les logos FIA et Michelin sur la voiture de compétition de Didier Malga. (Crédit : Eva Pellerin)
La France est-elle en retard en sport électrique par rapport à l’Europe ? D.M. : Pas vraiment. La France compte déjà quatre champions du monde dans différentes disciplines électriques : Jean-Éric Vergne en Formula E, Adrien Tambay en ETCR, Sébastien Loeb en Extreme E, et moi-même en rallye électrique. Même si la transition énergétique est plus lente au quotidien, nous avons une avance notable dans le e-motorsport. Il faut utiliser ces succès pour promouvoir la discipline et la mobilité électrique auprès du grand public.
Un dernier mot ? D.M. : L’électrique, c’est la simplicité et le plaisir : moins de fatigue, peu d’entretien, zéro carburant, des sensations incroyables. L’autonomie progresse rapidement, et on peut parcourir de très longues distances sans contrainte. C’est un sport moderne, accessible, innovant et enthousiasmant, qui montre que la transition énergétique peut être performante et amusante à la fois.
Véritable fer de lance de l’électromobilité européenne, les Pays-Bas viennent une nouvelle fois de confirmer leur rôle de pionniers. En octobre 2025, les véhicules 100 % électriques (BEV) ont franchi la barre des 40 % de part de marché sur les immatriculations de voitures neuves, un record historique pour le pays.
Une Tesla en train de se recharger au bord de l’eau à Amsterdam, illustrant l’infrastructure de recharge néerlandaise
Un record historique pour les BEV
C’est un chiffre historique qui fait du bien à l’industrie automobile électrifiée. La Hollande est devenue le premier pays européen à faire passer les véhicules électriques à plus de 40 % de part de marché en octobre 2025. Le pays a immatriculé 13 968 BEV en octobre 2025, ce qui correspond à une part de marché de 40,2 % de toutes les voitures neuves. Une progression spectaculaire par rapport à l’année précédente, où les BEV ne comptaient qu’environ 30 % du marché.
Cette performance remarquable place les Pays-Bas bien au‑dessus de la moyenne européenne, où les BEV représentent en général 15 % du marché. Elle illustre que l’électromobilité y est devenue une réalité tangible, qui dépasse largement la tendance.
Pourquoi les Pays-Bas sont-ils en avance ?
Plusieurs facteurs expliquent cette adoption rapide :
Des incitations financières attractives : les Pays-Bas offrent depuis plusieurs années des aides à l’achat de véhicules électriques, notamment des subventions directes, des exonérations de taxe de circulation et des avantages fiscaux pour les entreprises. Contrairement à d’autres pays où les aides fluctuent ou s’épuisent rapidement, le système néerlandais est stable et prévisible, ce qui encourage les consommateurs à franchir le pas sans attendre une aide gouvernementale.
Le pays dispose de l’un des réseaux de recharge les plus développés d’Europe, avec plus de 150 000 points de recharge publics disponibles sur l’ensemble du territoire. Cette accessibilité réduit les craintes liées à l’autonomie.
Une forte sensibilité environnementale : adepte des transports en commun, du tram et du vélo, les Néerlandais, sensibles aux enjeux climatiques, considèrent de plus en plus les véhicules électriques comme un choix responsable et moderne.
Des réglementations favorables : des mesures locales et nationales encouragent l’électrification et, a contrario, pénalisent les voitures thermiques, comme les restrictions d’accès pour les véhicules thermiques dans certaines zones urbaines.
Comparaison avec le reste de l’Europe
Avec 40 % de part de marché pour les véhicules 100 % électriques, les Pays-Bas dominent une Europe où la situation est très différente dans d’autres pays européens. En France, le pays vit aussi un mois historique avec une part de marché des véhicules 100 % électriques qui atteint 24,4 %, tandis qu’en Allemagne, elle, se situe à 19,8 %. L’Espagne évolue à la hausse de manière significative avec 12,3 % de part de marché, soit une augmentation de +119 % sur un an. L’Italie, quant à elle, est à la traîne avec 5 % de part de marché.
Ces écarts montrent que la réussite néerlandaise repose sur un alignement rare entre incitations financières, infrastructure dense et adoption culturelle. Les autres pays européens pourraient s’inspirer de ce modèle pour accélérer leur transition vers les véhicules zéro émission.
Une étape clé pour l’électromobilité européenne
Ce record historique montre que l’adoption massive des véhicules électriques est possible lorsque politiques publiques, infrastructures et comportement des consommateurs sont alignés. Pour l’industrie automobile européenne, les Pays-Bas représentent désormais un modèle à suivre.
La “batterie 5C” est un type de batterie capable de se charger ou de se vider très rapidement. Ce chiffre indique la vitesse maximale à laquelle elle peut fonctionner sans s’abîmer. Comprendre ce terme aide à l’utiliser correctement et à choisir la bonne batterie selon ses besoins.
Une batterie 5C est capable de se charger et se décharger très rapidement, idéale pour les usages intensifs. (Crédit : XPENG)
Qu’est-ce que le “5C” ?
Le “C” d’une batterie est une manière simple de mesurer sa vitesse de charge ou de décharge par rapport à sa capacité totale. Si une batterie est notée 1C, cela signifie qu’elle peut se vider complètement en une heure avec un courant équivalent à sa capacité nominale. Une batterie notée 5C peut se vider ou se remplir en seulement 12 minutes, car elle accepte cinq fois plus de courant.
Cela permet de fournir beaucoup d’énergie très rapidement, mais augmente la chaleur générée et l’usure de la batterie si elle est sollicitée trop souvent à cette vitesse. Toutes les batteries ne sont pas conçues pour supporter un taux de 5C, c’est pourquoi il est essentiel de bien connaître ses caractéristiques avant de l’utiliser. Le taux C, et en particulier le 5C, ne reflète pas seulement la vitesse, il influence aussi la puissance disponible, la sécurité et la durée de vie de la batterie, ce qui est crucial pour des applications intensives ou critiques.
À quoi ça sert ?
Une batterie 5C est utile dans les situations où un courant important est nécessaire rapidement. Les outils électriques puissants, comme les perceuses ou scies professionnelles, ont souvent besoin de beaucoup d’énergie en peu de temps, ce qui justifie l’utilisation de batteries capables de 5C. Les véhicules électriques et certains systèmes de secours utilisent également ces batteries pour fournir une puissance immédiate lorsque cela est nécessaire. Cela permet d’éviter des pertes de performance ou des interruptions dans le fonctionnement de l’appareil ou du véhicule.
Cependant, il faut savoir que l’utilisation fréquente d’une batterie à pleine vitesse peut réduire sa durée de vie et augmenter le risque de surchauffe, surtout si la gestion thermique n’est pas adaptée. Les batteries 5C permettent donc un équilibre entre performance et puissance instantanée, mais uniquement si elles sont utilisées correctement et dans les limites prévues par le fabricant.
La Xpeng G6, véhicule électrique performant, combinant autonomie et puissance grâce à ses batteries avancées. (Crédit : XPENG)
Précautions à prendre
Même si une batterie est conçue pour un taux 5C, il ne faut pas l’utiliser à ce rythme tout le temps. Une utilisation excessive à pleine vitesse peut générer beaucoup de chaleur et accélérer la dégradation des matériaux internes, réduisant ainsi sa durée de vie. Il est recommandé de suivre les instructions du fabricant, de vérifier la présence d’un système de gestion de batterie, appelé BMS, qui limite la charge et la décharge excessive, et de s’assurer que la température reste dans les limites sécurisées.
Le BMS permet de protéger la batterie et d’optimiser sa longévité en surveillant le courant et la température, ce qui est indispensable lorsque l’on utilise une batterie à fort taux C. Les utilisateurs doivent aussi comprendre que même une batterie 5C a des limites et que l’usage quotidien ne doit pas toujours pousser à fond sa capacité maximale.
Avantages et inconvénients
Le principal avantage d’une batterie 5C est sa capacité à fournir ou recevoir beaucoup d’énergie en très peu de temps, ce qui est crucial pour des applications professionnelles, sportives ou d’urgence. Elle permet une meilleure réactivité et peut éviter des arrêts ou des pertes de performance. En revanche, ses inconvénients sont liés à la chaleur générée, à l’usure plus rapide si elle est mal utilisée, et à la nécessité de systèmes de protection efficaces. Il faut donc toujours équilibrer les besoins en puissance avec la durée de vie souhaitée pour la batterie. Pour un usage domestique ou peu exigeant, un taux plus faible peut être préférable pour préserver la batterie.
En résumé, une batterie 5C est une batterie capable de se charger ou de se décharger très rapidement, idéale pour les besoins intensifs ou les applications où la puissance immédiate est indispensable. Elle offre un grand avantage en performance, mais impose de respecter des précautions pour éviter la surchauffe et l’usure prématurée. Comprendre le taux C, et notamment le 5C, permet de choisir la batterie adaptée, d’anticiper ses limites et d’utiliser la puissance disponible en toute sécurité. Une batterie 5C est rapide et puissante, mais elle doit être utilisée intelligemment pour durer longtemps et rester sûre.
L’Italie trace sa route vers l’électrification, mais la progression reste lente et inégale. Si les hybrides dominent largement le marché, les véhicules 100 % électriques peinent encore à convaincre massivement, malgré différents dispositifs d’aides.
La Tesla Model Y reste le modèle électrique le plus vendu en Italie en 2025. (Crédit : Tesla)
Un marché automobile en baisse
Dans la globalité, le marché italien des voitures neuves a enregistré 125 826 immatriculations en octobre 2025, soit un recul de 0,6 % par rapport au même mois de l’an passé. Sur les dix premiers mois de l’année, le total atteint 1 293 366 unités, en baisse de 2,7 % par rapport à 2024. L’UNRAE prévoit une clôture 2025 à environ 1 520 000 immatriculations, soit une baisse de 2,5 % sur 2024. Pour 2026, les projections anticipent une très légère reprise de 1,3 %, mais le marché resterait encore à près de 20 % en dessous des niveaux d’il y a six ans.
Les hybrides : champions incontestés du marché italien
L’Italie est le pays le plus « hybride » d’Europe. En octobre 2025, les véhicules hybrides ont atteint 45,5 % du marché, confirmant une tendance installée depuis plusieurs années. Sur les dix premiers mois de 2025, la part de véhicules hybrides s’établit à 44,7 %. À titre de comparaison, sur la même période en 2024, les hybrides représentaient 39,9 % de part de marché.
Cette domination des hybrides s’explique par plusieurs facteurs : un réseau de recharge électrique encore insuffisant, des prix d’achat plus abordables que les électriques purs, et une certaine réticence culturelle à abandonner totalement le moteur thermique dans un pays où l’automobile traditionnelle reste profondément ancrée.
Les électriques purs : une croissance modeste
Les véhicules 100 % électriques (BEV) représentent 5,0 % du marché en octobre 2025, en légère baisse par rapport aux 5,6 % de septembre, mais en hausse par rapport aux 4,0 % d’octobre 2024. Sur les neuf premiers mois de 2025, les BEV totalisent 61 249 immatriculations, soit une progression de 26,5 % par rapport à 2024. Ces chiffres, comparés au reste du parc automobile, permettent aux véhicules 100 % électriques de posséder 5,2 % de part de marché sur l’année en cours.
Cette croissance, bien que réelle, place l’Italie loin derrière la moyenne européenne. À titre de comparaison, l’Union européenne affiche une part de marché des BEV autour de 15 % sur la même période. Une enquête de l’Istituto Piepoli pour l’« ECO-Festival of Sustainable Mobility & Smart Cities » de septembre 2025 indique que 59 % des Italiens déclarent ne pas être intéressés à acheter un VE dans l’année à venir.
Bien que les données des modèles 100 % électriques les plus vendus de janvier à octobre 2025 soient partielles, de janvier à avril, les modèles les plus vendus restent les mêmes que l’an passé : la Tesla Model Y domine le marché, suivie par la Fiat 500e, symbole du « Made in Italy » électrique, puis par la Dacia Spring, la MG4 et la Renault Megane E-Tech. Additionnés aux hybrides rechargeables, au total, les véhicules électrifiés à recharge externe (BEV + PHEV) représentent 12,7 % du marché en octobre 2025.
La Fiat 500e incarne le “Made in Italy” électrique et demeure une référence sur son segment. (Crédit : Fiat)
Une stratégie d’aide qui ne convainc pas
Pour inciter la population à passer à l’électrique, depuis 2021, le gouvernement italien a mis en place une série de dispositifs d’aides à l’achat. Souvent ponctuelles et massives, elles sont aussi et surtout marquées par une instabilité chronique.
Dernier dispositif en date : le programme d’aide spectaculaire d’octobre 2025. Les premières aides, lancées en 2021, proposaient jusqu’à 8 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique neuf, cumulables avec une prime à la casse, sous conditions de revenu. Deux ans plus tard, en 2023, les montants ont été revus à la baisse, et les critères d’éligibilité durcis.
Un dispositif d’aide qui n’a pas donné satisfaction, ce qui a entraîné un ralentissement des ventes. L’année 2024 a été marquée par une réduction drastique des fonds alloués, suscitant de vives critiques de la part des constructeurs et des associations du secteur.
Face à ce décrochage, le gouvernement a réactivé en 2025 un plan d’incitations ambitieux, soutenu par des fonds européens, culminant avec le programme d’octobre. Ce dernier programme d’aide a vu pas moins de 597 millions d’euros débloqués grâce au plan de relance européen. Le principe ? Jusqu’à 11 000 € pour les ménages avec un ISEE < 30 000 €, sous conditions strictes. Le résultat est probant : en moins de 24 h, plus de 55 000 vouchers ont été distribués, épuisant les fonds.
Avec ce plan, certains véhicules comme la Dacia Spring ou la Leapmotor T03 sont devenus accessibles à moins de 5 000 €, un record en Europe. C’est un succès éclair qui a mis en lumière les limites du modèle italien : effet d’attente prolongé de la part des Italiens, saturation rapide des dispositifs et incertitude pour les acteurs du marché. À ce jour, aucune réforme structurelle n’a été annoncée pour stabiliser ces aides, qui continuent de fonctionner par à-coups.
Un réseau de recharge encore insuffisant
L’Italie compte environ 65 000 bornes de recharge publiques en 2025, selon une étude de Motus-E, et pas moins de 22 % d’entre elles sont des bornes rapides (supérieures à 50 kW). Pour un pays de cette taille, avec un réseau routier de près de 500 000 km, l’Italie est en dessous de la moyenne européenne en termes de densité de bornes publiques.
Les disparités régionales sont également marquées : plus de 60 % du réseau est concentré dans le nord du pays (Lombardie, Émilie-Romagne, Vénétie), alors que le sud reste largement sous-équipé.
Pour pallier cela, le plan national de relance (PNRR), financé en partie par les fonds européens, prévoit l’installation de 21 000 bornes de recharge publiques supplémentaires d’ici à 2026. L’équipement des autoroutes, crucial pour un pays où les déplacements interrégionaux sont fréquents, tarde cependant à se concrétiser.
L’acteur principal du parc de recharge italien est Enel X Way, filiale du géant énergétique italien Enel. À lui seul, le groupe a développé plus de 16 000 points de charge et construit également des hubs de recharge pour les flottes professionnelles et des bornes alimentées par énergie verte certifiée. Un fait évident pour ce pays où environ 40 % de la production électrique provient déjà d’énergies renouvelables (solaire, hydraulique, éolien).
Le réseau italien de recharge reste en développement, avec de fortes disparités régionales.
Stellantis : acteur principal de l’automobile italienne
Le groupe Stellantis est le moteur de l’industrie automobile. En octobre 2025, le groupe a immatriculé 33 721 véhicules, une hausse de 5,01 % par rapport à octobre 2024.
Marque emblématique du groupe, Fiat reste la locomotive avec la Fiat 500e, premier modèle 100 % électrique produit par Stellantis en Italie. Il maintient sa présence sur le marché, mais doit faire face à une concurrence chinoise de plus en plus agressive sur le segment des citadines électriques à budget abordable.
Le pays transalpin produit localement : l’usine de Mirafiori à Turin, historiquement un symbole de l’industrie automobile italienne, a été transformée en pôle dédié à l’électrique et à la production de batteries. Une industrie qui tourne bien et qui permet aux constructeurs de prévoir de nouveaux modèles : la Fiat Panda électrique et l’Alfa Romeo Milano devraient voir le jour courant 2026.
Les défis structurels persistent
Comme chaque pays acteur de cette transition, l’Italie fait face à plusieurs obstacles majeurs :
Le prix d’achat : malgré les aides temporaires, les véhicules électriques restent nettement plus chers que leurs équivalents thermiques ou hybrides.
La dépendance aux aides publiques : lorsque les aides s’arrêtent, les ventes s’effondrent immédiatement.
Les inégalités régionales : le nord, plus riche et mieux équipé en infrastructures, adopte l’électrique plus rapidement que le sud.
La réticence culturelle : Ferrari, Lamborghini et Maserati incarnent l’excellence automobile thermique, et l’attachement au moteur traditionnel reste fort, même si ces marques développent de plus en plus de véhicules électrifiés.
Perspectives : une transition lente
L’UNRAE estime que les prochains mois devraient voir une hausse de la part de marché des BEV grâce aux immatriculations liées aux aides d’octobre. Mais comme le passé l’a montré, cette augmentation sera ponctuelle, et un nouveau ralentissement risque d’arriver une fois l’effet des aides dissipé.
Le gouvernement a pour objectif d’atteindre 6 millions de véhicules électrifiés (BEV + PHEV + HEV) en circulation d’ici à 2030. Si les hybrides continueront probablement à dominer à moyen terme, les électriques purs devraient progresser grâce à la baisse progressive des prix, l’amélioration des infrastructures et les contraintes réglementaires européennes.
Un pays en transition…
L’Italie incarne une transition automobile à son rythme : les hybrides dominent et ont préparé le terrain, les électriques purs progressent lentement, mais sûrement, et les infrastructures se développent de manière inégale. Le pays n’est pas un leader de l’électromobilité européenne, et ne cherche d’ailleurs pas à l’être. Il suit une trajectoire singulière, adaptée à ses contraintes géographiques, économiques et culturelles.
Mais cette stratégie comporte un risque : celui d’accumuler un retard difficile à combler lorsque la pression réglementaire européenne se fera plus forte.