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  • Fiat s’électrifie : la 500 Hybrid et la Panda Pop arrivent !

    Fiat s’électrifie : la 500 Hybrid et la Panda Pop arrivent !

    En cette fin d’année 2025, Fiat confirme son engagement pour une mobilité électrifiée accessible en lançant la nouvelle 500 Hybrid, produite dans l’usine emblématique de Mirafiori à Turin, tandis que la Grande Panda poursuit son déploiement en versions électrique et hybride. Ces deux modèles complémentaires ciblent citadins et petits budgets, tout en répondant à l’urgence écologique.

    Crédit: Fiat

    La 500 Hybrid signe un retour aux sources pragmatique

    Présentée à Turin lors d’un événement presse spécial du 21 au 28 novembre, la nouvelle Fiat 500 Hybrid est depuis disponible à la commande pour tous les amoureux de cet iconique véhicule italien. Elle est disponible en version classique 3 portes, en version 3+1 mais aussi en version cabriolet, avec une gamme de finitions allant de POP à LA PRIMA, plus une série spéciale de lancement baptisée “Torino”. 

    Côté motorisation, Fiat a opté pour un moteur essence couplé à un système micro-hybride 12 V, offrant une puissance combinée d’environ 70 ch, nécéssaire pour l’usage souvent très urbain de ce véhicule. Cette hybridation légère favorise la sobriété et une consommation moyenne de 5,2 l/100 km WLTP, selon les données officielles.

    Son dimensionnement n’évolue pas et reste sur les standard qui ont fait son succès. En effet, elle reste compacte (environ 3,63 m de longueur), fidèle à l’esprit citadin du modèle original. Son design extérieur élégamment rétro intègre des détails modernisés : calandre revisitée, phares à LED et lignes douces, tandis que l’intérieur offre un tableau de bord épuré avec un écran tactile central de 10,25 pouces, des matériaux de qualité et une ambiance lumineuse soignée, axée sur le confort et la praticité.

    Dans le communiqué retraçant l’évènement de lancement qui a eu lieu le 21 novembre dernier, on a mit un poing d’honneur à souligner le caractère historique de cette sortie : “Ce moment particulier marque également le lien du modèle avec l’usine Mirafiori de Turin, berceau originel de la 500 en 1957. La production de la nouvelle 500 Hybrid a officiellement débuté en novembre à l’usine Carrozzerie Mirafiori de Turin, avec un objectif de 5 000 unités d’ici la fin de l’année”. Fiat met en avant ce lien fort avec son histoire industrielle, alliant héritage et innovation dans un modèle prêt à répondre au quotidien urbain. 

    Crédit: Fiat

    Le tarif d’entrée démarre à 19 400 € TTC et a ce prix, après une première vague électrique aux ventes mitigées, s’impose ici comme un compromis réaliste entre performance, autonomie et praticité.

    Grande Panda EV : polyvalence urbaine à prix serré

    La Grande Panda possède une offre motorisations complète puisqu’elle est disponible en version essence mais aussi et surtout en version hybride et 100 % électrique. La grande nouveauté de cette fin d’année, c’est que la marque italienne a déclaré que chaque motorisation serait disponible dans la version d’entrée de gamme abordable “POP”. Un verritable coup de pouce pour les automobilistes qui souhaitent passer à une mobilité plus douce sans se ruiner.

    Crédit: Fiat

    En version 100% électrique, chiffrée à 23 900 € prix catalogue, elle affiche jusqu’à 320 km d’autonomie WLTP grâce à sa batterie de 44 kWh. Son moteur développe 113 ch (≈ 83 kW) pour 122 Nm de couple. Sa vitesse maximum est plafonnée à 132 km/h pou un 0 à 100 km/h en moins de 11 secondes. Des performances classiques, mais pour ce genre de véhcoule, abordable et économique, la vitesse et la nervosité n’est pas un critère sur lequel le constructeur à mis l’accent. 

    La déclinaison hybride légère, à partir de 18 900 €, vise une alternative économique aux citadines thermiques classiques. Fiat joue sa carte sur une combinaison prix attractif, style urbain et polyvalence d’usage, pour toucher des profils variés. Parlons performances avec pour cet hybride un moteur essence combiné à un moteur électrique de 48 kW qui développe 100 chevaux. La vitesse maximum est de 160 km/h pour un 0 à 100 km/h en 10 secondes. Cette version POP pour l’hybride de Fiat consomme en cycle mixte 5 l/100 km, une moyenne correcte pour ce type de véhicule.

    La version POP pour ces deux types de motorisations propose un bon “minimum viable” : 7 couleurs différentes, roues 16 pouces, connectivité basique mais efficace, etc. C’est une option intéressante pour les acheteurs cherchant un VE (ou une citadine hybride/essence) simple, efficace, sans options superflues.

    Un pari clair sur la démocratisation de l’électromobilité

    Avec la 500 Hybrid et la Grande Panda “POP”, Fiat affiche une stratégie pragmatique : renouer avec un best-seller accessible en adaptant l’électrique à la réalité du marché européen encore hésitant, avec l’hybride comme passerelle. 

    La diversification des motorisations, la production locale et les prix abordables traduisent l’ambition d’une mobilité électrifiée à large échelle.

  • Conduite autonome : Tesla fait essayer les Français.

    Conduite autonome : Tesla fait essayer les Français.

    Depuis le 1er décembre, Tesla transforme 10 de ses centres français en vitrines de la conduite autonome, gérées par le FSD (Full Self-Driving) en mode “supervisé”. Jusqu’au 31 décembre 2025, les curieux pourront découvrir cette technologie encore interdite en Europe.

    Source : Tesla

    Tesla FSD : la technologie qui défie les routes européennes

    Cette balade autonome dans nos villes françaises est possible grâce à une technologie que la firme américaine développe depuis déjà plus de 9 ans. En 2025, la version la plus récente et performante est la v14, qui repose sur l’approche « vision only » : huit caméras haute résolution et un ordinateur embarqué puissant analysent en temps réel l’environnement via un réseau neuronal. La grande nouveauté, c’est donc que cette intelligence motrice n’utilise pas de radar.

    Concrètement, pour se rendre d’un trajet A à un trajet B, le conducteur entre une destination via l’écran, ce qui génère un itinéraire avec changements de voie suggérés, sorties d’autoroute et virages. Le FSD suit cet itinéraire en sélectionnant les bonnes fourches et en ajustant en temps réel (détours, fermetures de route). Ce système gère donc direction, accélération, freinage, changements de voie, intersections et piétons, en imitant les décisions humaines sur la base de milliards de kilomètres accumulés aux États-Unis.

    Cependant, il reste classé niveau 2 selon la classification SAE (Society of Automotive Engineers) des niveaux d’automatisation, qui va de 0 à 5. Il exige une supervision humaine constante, le conducteur restant légalement responsable.

    Où tester le FSD en passager ?

    C’est l’annonce de cette fin d’année : Tesla ouvre ses centres du 1er au 31 décembre 2025 pour des essais encadrés en France. Au total, c’est dans plus de 10 centres Tesla situés aux quatre coins de la France que les plus curieux pourront être promenés. Nantes, Bordeaux, Paris-Est, Lille, Cannes, Toulouse, Marseille, Strasbourg, Paris-Nord et Lyon-Est : voici les lieux sélectionnés par la marque d’Elon Musk.

    Source : Tesla val d’europe

    Les inscriptions se font via le site Tesla France, sur créneaux limités, avec un employé au volant pour toute la durée. Cette opération s’étend en Europe (Italie, Allemagne) jusqu’au 31 mars 2026.

    Le parcours type des essais

    Dans l’objectif de prouver que cette technologie, qui rend les conducteurs réticents, est efficace et fiable, chaque session reproduit un trajet domicile-travail. En effet, la voiture roulera en zone urbaine dense, empruntera des ronds-points, utilisera la rocade, mais déambulera également sur des axes périurbains et des zones à fort trafic pour tester les scénarios stressants du quotidien. Le FSD pilote seul ces étapes (insertions, priorités, passages piétons), sous surveillance immédiate. La durée prévue est d’environ 20-30 minutes autour du centre Tesla.

    Source : Tesla

    Quand est-ce que ce sera autorisé ?

    En France et en Europe, l’homologation pleine pour un usage client repose sur le règlement DCAS/UNECE R171 phase 3. Récemment entré en vigueur le 22 septembre 2024, il autorise les changements de voie ainsi que les manœuvres initiées par le système sous supervision humaine.

    Actuellement, aucun territoire européen n’a autorisé cette technologie. Néanmoins, Tesla tente de convaincre le RDW, qui est l’autorité néerlandaise indépendante pour l’ensemble des véhicules motorisés. En effet, la marque américaine vise février 2026 aux Pays-Bas et espère étendre cette technologie à d’autres pays fin 2026 / début 2027. Elon Musk pousse via du lobbying, critiquant des règles « obsolètes », malgré des recadrages (ex. : la France interdisant la pub « entièrement autonome »).

    Pour tous, ces trajets offrent une occasion unique d’observer la technologie sur nos routes, face à nos marquages, notre signalisation et notre façon très européenne de conduire. De quoi nourrir le débat sur la place réelle que la conduite autonome prendra demain dans la mobilité électrifiée.

  • BYD frappe fort avec deux nouveaux modèles encensés par Euro NCAP

    BYD frappe fort avec deux nouveaux modèles encensés par Euro NCAP

    Les nouvelles BYD SEAL 6 DM-i séduisent le marché européen avec une sécurité exemplaire. Les versions berline et break décrochent cinq étoiles grâce à des performances homogènes. Ces modèles hybrides confirment l’ambition de BYD sur les segments familiaux stratégiques.

    BYD SEAL 6 DM-i et SEAL 6 DM-i Touring en mouvement sur route
    La berline et le break BYD SEAL 6 DM-i roulent sur route, alliant performance et sécurité. (Crédit : BYD)

    Des résultats qui renforcent la crédibilité de BYD en Europe

    Les deux modèles SEAL 6 DM-i décrochent la note maximale lors des tests Euro NCAP, ce qui souligne leur conception rigoureuse et la maturité technologique du constructeur. Ce résultat témoigne d’un travail approfondi sur la structure du véhicule, notamment lors des collisions latérales où la berline a obtenu le maximum de points. Cette performance vient récompenser un développement axé sur la résistance structurelle et sur la gestion de l’énergie lors d’impacts complexes.

    La protection des occupants adultes atteint 92 %, un score rarement obtenu dans cette catégorie. Le constructeur démontre ainsi sa capacité à proposer des solutions de sécurité adaptées aux contraintes de la route moderne. Ce score élevé rassure les conducteurs à la recherche d’un véhicule capable d’offrir des trajets sûrs et confortables, y compris sur les longues distances.

    Un niveau de protection enfant parmi les meilleurs de la catégorie

    Les performances pour la protection des enfants atteignent 90 %, grâce à des résultats exemplaires lors des tests de collision frontale décalée et latérale. Ce niveau témoigne de l’attention portée par BYD à la sécurité familiale, un élément essentiel dans un marché où ce critère influence fortement les achats. Les systèmes de fixation, la configuration des sièges et la gestion des forces lors d’un choc ont été optimisés pour garantir une sécurité maximale.

    Ces performances renforcent la place des SEAL 6 DM-i auprès des familles qui souhaitent combiner autonomie, technologie et protection. Le marché européen, très sensible à ces critères, observe ainsi l’arrivée de deux modèles capables de rivaliser avec les meilleures références du segment.

    Une sécurité globale saluée par Euro NCAP

    Les deux autres catégories évaluées par Euro NCAP affichent également des scores très solides. La protection des usagers vulnérables de la route atteint 84 %, ce qui démontre la finesse des capteurs et l’efficacité des systèmes de surveillance extérieure. Ces dispositifs permettent une détection rapide des piétons et cyclistes, réduisant les risques dans les environnements urbains denses.

    Les assistances à la conduite obtiennent 85 %, un score qui reflète la qualité des technologies embarquées. Euro NCAP qualifie ces systèmes d’excellents, notamment en raison de leur précision et de leur cohérence en situation réelle. Cette reconnaissance constitue un atout majeur pour BYD, qui mise sur l’innovation logicielle pour se distinguer dans une industrie en pleine transition.

    BYD SEAL 6 DM-i garée devant une maison moderne
    La SEAL 6 DM-i, avec jusqu’à 105 km d’autonomie 100 % électrique et une autonomie combinée de 1 505 km. (Crédit : BYD)

    Une reconnaissance qui s’inscrit dans une dynamique durable

    La SEAL 6 DM-i devient la neuvième voiture BYD à obtenir cinq étoiles depuis l’arrivée de la marque en Europe fin 2022. Cette nouvelle distinction s’ajoute aux succès d’une gamme qui s’est constamment imposée dans les évaluations de sécurité. La firme chinoise montre ainsi une constance rare dans son approche, ce qui lui permet de gagner rapidement la confiance des consommateurs.

    Les modèles précédemment récompensés, comme la DOLPHIN, l’ATTO 3 ou la SEAL U DM-i, ont contribué à renforcer cette réputation. BYD s’installe désormais comme un acteur majeur du marché électrique et hybride. Ces résultats montrent une stratégie orientée vers la fiabilité et la transparence, deux éléments essentiels pour convaincre en Europe.

    Un positionnement renforcé

    Depuis leur lancement en septembre, les SEAL 6 DM-i et SEAL 6 DM-i TOURING séduisent un public varié grâce à leur autonomie et leur polyvalence. La technologie Super Hybride permet de parcourir de longues distances en combinant efficacement batterie et moteur thermique, un avantage apprécié dans les régions où les infrastructures de recharge restent limitées. Cette solution hybride permet également de réduire la consommation globale, ce qui répond aux attentes écologiques et économiques des conducteurs.

    La version berline propose jusqu’à 105 km en mode électrique, tandis que la version Touring atteint 100 km, une performance remarquable pour ce type de motorisation. Les autonomies combinées dépassent largement les standards actuels, avec 1 505 km pour la berline et 1 350 km pour le break. Ces données permettent aux conducteurs de planifier leurs trajets sans contrainte, tout en profitant d’une conduite silencieuse et souple.

    Intérieur moderne et high-tech de la BYD SEAL 6 DM-i
    L’intérieur spacieux et connecté de la SEAL 6 DM-i avec écran tactile et technologies embarquées. (Crédit : BYD)

    Une expérience utilisateur enrichie par des technologies pratiques

    Les deux modèles intègrent les fonctionnalités emblématiques de BYD, comme le Vehicle-to-Load. Cette technologie permet d’alimenter des appareils externes, une fonctionnalité très appréciée lors de déplacements professionnels ou d’activités extérieures. Elle illustre la volonté de BYD d’offrir des véhicules polyvalents et adaptés à des usages multiples.

    Les écrans tactiles d’infodivertissement de 12,8 ou 15,6 pouces permettent une navigation fluide et intuitive. L’accès au véhicule via smartphone grâce à la carte NFC simplifie la vie des utilisateurs au quotidien. Ces innovations renforcent l’attrait global des deux modèles et complètent une offre déjà solide en matière de sécurité et d’autonomie.

  • L’hydrogène, une énergie clé pour le monde de demain

    L’hydrogène, une énergie clé pour le monde de demain

    L’hydrogène suscite un intérêt croissant alors que la transition énergétique s’accélère. Cet élément, pourtant anciennement utilisé, revient au cœur des stratégies industrielles mondiales. Son potentiel est immense, notamment pour décarboner des secteurs fortement émetteurs. Cependant, comprendre ce qu’est réellement l’hydrogène reste essentiel afin d’en saisir les enjeux environnementaux, économiques et technologiques.

    cellule à hydrogène pour production d’électricité propre
    Une cellule d’hydrogène capable de produire de l’électricité sans émissions polluantes.

    Élément le plus simple et le plus léger de l’univers, l’hydrogène se présente comme une ressource polyvalente. Très abondant dans l’espace mais rare à l’état pur sur Terre, il doit toujours être extrait de molécules auxquelles il est associé. Cette contrainte technique influence fortement son impact carbone et ses usages.

    Un élément simple mais essentiel

    L’hydrogène est un gaz incolore et inodore, composé de deux atomes liés. Très inflammable, il a longtemps servi de combustible dans l’industrie puis dans le domaine spatial. Bien que non toxique, il doit être manipulé avec prudence en raison de sa légèreté et de son pouvoir explosif. Durant le XIXe siècle, il alimentait déjà des réseaux d’éclairage, montrant ainsi son potentiel énergétique précoce. Aujourd’hui encore, il intervient dans le raffinage, la fabrication d’ammoniac ou de méthanol. Ces usages industriels expliquent une consommation mondiale dépassant soixante-dix millions de tonnes chaque année.

    Cependant, l’hydrogène que l’on exploite n’est pas directement présent dans la nature. On le trouve dans l’eau, dans les hydrocarbures et dans la biomasse. Pour le récupérer, il faut utiliser des procédés chimiques capables de casser les molécules pour isoler le dihydrogène. Ce principe conditionne toute la filière et influence son empreinte écologique. Ainsi, selon la méthode employée, l’hydrogène peut être propre ou au contraire extrêmement polluant.

    Des méthodes de production aux impacts très différents

    Premièrement, le vaporeformage du gaz naturel reste la technique la plus répandue. Elle consiste à exposer du méthane à une vapeur très chaude pour libérer l’hydrogène qu’il contient. Ce procédé est simple et rentable, ce qui explique son utilisation massive. Toutefois, il génère d’importantes quantités de CO2 qui ne sont pas captées. Cet hydrogène, dit carboné, est responsable d’émissions élevées et représente encore l’essentiel de la production mondiale. Par conséquent, il ne peut pas être considéré comme une solution durable pour la transition énergétique.

    BMW iX5 hydrogène véhicule électrique à pile à combustible
    La BMW iX5 à hydrogène combine luxe, performance et respect de l’environnement. (Crédit : BMW)

    Deuxièmement, l’électrolyse de l’eau offre une alternative propre et sûre. Cette technique utilise un courant électrique pour séparer l’hydrogène et l’oxygène présents dans l’eau. Lorsque l’électricité utilisée est bas carbone, l’hydrogène produit l’est également. S’il provient d’énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien, il devient alors « vert ». Cette forme est aujourd’hui considérée comme la plus prometteuse pour concilier efficacité énergétique et réduction des émissions.

    Des couleurs pour comprendre l’empreinte carbone

    Afin de simplifier la lecture des différentes méthodes de production, on utilise un code couleur. L’hydrogène noir ou marron provient du charbon, ce qui en fait le plus polluant. L’hydrogène gris, issu du gaz naturel, reste très utilisé mais fortement émetteur. Il devient bleu lorsque le CO2 généré est capté puis stocké. L’hydrogène jaune est produit grâce à l’électricité nucléaire, ce qui assure une empreinte limitée. Enfin, l’hydrogène vert repose sur des énergies renouvelables et représente la voie la plus vertueuse. Cette classification permet aux décideurs, aux industriels et aux consommateurs d’évaluer facilement les enjeux environnementaux de chaque filière.

    Cependant d’autres approches existent et méritent d’être mentionnées. Le biométhane issu de biodéchets permet de produire un hydrogène renouvelable grâce au reformage. Le CO2 généré peut être capté avant d’être diffusé dans l’atmosphère, ce qui offre une solution réellement circulaire. Ces innovations ouvrent de nouvelles perspectives, notamment pour les territoires cherchant à valoriser leurs ressources locales.

    Un enjeu stratégique pour l’industrie et les transports

    L’hydrogène constitue un levier majeur pour réduire les émissions dans l’industrie. En France, les usages industriels représentent près de huit millions de tonnes de CO2 émis chaque année uniquement pour la fabrication d’hydrogène carboné. Ainsi, remplacer cette production par de l’hydrogène bas carbone constitue un moyen rapide et efficace de diminuer l’impact climatique des secteurs lourds comme la chimie ou la sidérurgie. Avec un million de tonnes produites chaque année, la France a fait de cette transition une priorité nationale.

    De plus, l’hydrogène s’impose comme un carburant adapté à la mobilité lourde. Il permet l’alimentation de bus, de trains, de camions et même de bateaux. Ses piles offrent une autonomie importante et un ravitaillement rapide, ce qui répond aux besoins du transport de marchandises. Grâce à sa densité énergétique élevée, il devient un vecteur stratégique pour des usages où la batterie électrique montre des limites.

    Une solution de stockage pour les énergies renouvelables

    Les énergies renouvelables, bien que cruciales, souffrent d’intermittence. Elles produisent parfois trop d’électricité, parfois pas assez. L’hydrogène apparaît alors comme une solution idéale pour stocker ce surplus. Grâce à l’électrolyse, l’électricité excédentaire peut être transformée en hydrogène, puis réutilisée ultérieurement selon les besoins. Cette flexibilité renforce la stabilité du réseau et facilite l’intégration massive des énergies propres.

    Hopium Machina voiture à hydrogène futuriste
    Hopium Machina, une voiture de luxe propulsée par hydrogène, symbolise la mobilité durable de demain. (Crédit : Hopium)

    Ce rôle de stockage long terme constitue un avantage majeur dans un contexte de forte croissance de la demande électrique. Grâce à ses capacités de conversion et de restitution, l’hydrogène devient un pilier de la future architecture énergétique mondiale. Sa polyvalence offre une réponse à des problématiques techniques encore difficiles à résoudre.

    Un engagement croissant des entreprises et des États

    Depuis plusieurs années, la France soutient activement le développement de l’hydrogène bas carbone. Le gouvernement a lancé une stratégie nationale ambitieuse visant à installer plusieurs gigawatts d’électrolyseurs d’ici 2030. Ces investissements permettent de structurer une filière compétitive et de réduire la dépendance aux énergies fossiles. De même, le plan France 2030 mobilise neuf milliards d’euros pour accélérer la décarbonation.

    Les grandes entreprises jouent également un rôle essentiel dans cette évolution. Veolia, par exemple, développe des projets d’hydrogène vert grâce au biométhane et à l’électrolyse alimentée par l’énergie issue de la valorisation des déchets. Cette initiative s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et vise à optimiser les ressources disponibles sur les territoires. L’objectif est de proposer des solutions locales pour la mobilité lourde, le chauffage ou l’industrie.

    Vers un futur façonné par l’hydrogène

    À l’heure où la population mondiale augmente et où les ressources se raréfient, il devient urgent d’imaginer de nouveaux modèles énergétiques. L’hydrogène se positionne comme une alternative crédible, capable de répondre à des besoins croissants tout en réduisant les émissions. Grâce à des procédés décarbonés de plus en plus performants, il devient un vecteur incontournable pour réussir la transition écologique.

    Ainsi, l’action reste le maître mot. Les technologies existent, les solutions progressent et les investissements se multiplient. Pour faire de l’hydrogène un pilier durable, il faudra poursuivre ces efforts, accélérer la recherche et renforcer les coopérations entre acteurs publics et privés. Ce travail collectif permettra de bâtir une économie plus propre, plus résiliente et plus responsable.

  • L’électromobilité au Japon : Une transition en demi-teinte

    L’électromobilité au Japon : Une transition en demi-teinte

    Le Japon a débuté sa transition énergétique des transports depuis déjà 20 ans. Et si leur développement est bien avancé, pour les voitures 100 % électriques, c’est plus compliqué. Les constructeurs nationaux misent sur une transition progressive : hybrides, PHEV, hydrogène et, plus timidement, BEV. Résultat : une industrie très solide, une R&D batterie avancée, mais une adoption grand public plus lente que prévu.

    Vue nocturne panoramique de Tokyo illuminée
    Vue nocturne panoramique de Tokyo illuminée

    Une stratégie nationale claire… mais multi-voies

    Le Japon affiche des objectifs ambitieux en termes d’électromobilité. En effet, la neutralité carbone doit être atteinte en 2050. Dans ce souci de bien faire, le pays a adopté un objectif de réduction des gaz à effet de serre de −60 % d’ici 2035 (par rapport à 2013) comme étape intermédiaire.

    Dans le but de faire grimper le taux d’adoption des véhicules électrifiés, le gouvernement soutient la transition via différentes incitations. En effet, l’État a mis en place des subventions directes aux acheteurs de véhicules électriques. Ces aides peuvent grimper jusqu’à près de 5 200 € par véhicule, pour stimuler les ventes face aux marchés américain et européen. Ces montants visent à stimuler les ventes face à une adoption lente des VE, malgré des objectifs de 100 % de voitures particulières électrifiées d’ici mi-2030 et la neutralité carbone en 2050.

    De plus, le ministère de l’Environnement japonais subventionne à 30 % (jusqu’à 100 millions de yens, soit environ 552 000 €) l’installation de panneaux solaires et de batteries par les entreprises, boostant indirectement l’électromobilité via de l’énergie verte.
    En bref, le gouvernement japonais incite ses compatriotes et ses entreprises à changer l’industrie de la mobilité vers une source d’énergie plus propre, à travers des aides variées.

    Électromobilité au Japon : BEV en stagnation, hybrides rois

    La pénétration des voitures 100 % électriques (BEV) reste faible au Japon, autour de 3-4 % des ventes neuves en 2024 selon plusieurs observateurs, avec un recul marqué des volumes : seulement 54 224 BEV écoulés, contre 86 762 en 2023. Nissan domine ce segment peu fructueux grâce à la kei car Sakura (22 926 unités, malgré -38 %), talonnée par Tesla (environ 5 000 unités) et BYD, qui a surpris en surpassant Toyota (2 223 vs 2 038 unités pour le bZ4X à 35 000 €).

    Nissan Sakura électrique rose. crédit : nissan
    Nissan Sakura électrique rose. crédit : nissan

    Hybrides (HEV / PHEV) : segment dominant

    Les hybrides non rechargeables (HEV) et rechargeables (PHEV) sont les véhicules qui dominent le marché, notamment grâce à l’aide de son constructeur mondial Toyota. Le marché global des VE (BEV+PHEV) a chuté de 33 % à 60 000 unités en 2024, les HEV compensant largement grâce à des subventions maintenues à 850 000 yens (~5 200 €).

    Le pays du soleil levant vise 100 % de ventes neuves électrifiées (BEV, PHEV) d’ici mi-2030 et la neutralité carbone en 2050, mais la conversion n’avance pas comme elle le devrait, faute d’offre BEV compétitive, de prix abordables et surtout d’infrastructures. Sans accélération, les constructeurs locaux comme Toyota risquent de céder du terrain face aux importations chinoises.

    Toyota C-HR grise
    Toyota C-HR grise

    Infrastructure : déploiement en accélération, mais couverture inégale

    On en parlait : le réseau de recharge japonais se développe bien, mais pas assez rapidement pour permettre aux BEV de s’exprimer au mieux. Pourtant, les opérateurs d’autoroute (NEXCO) et les utilities (TEPCO, ENEOS), qui sont des entreprises de services publics, ainsi que les municipalités multiplient les stations rapides et AC.

    En décembre 2025, selon les dernières estimations, le Japon stagne à environ 30 000-31 600 bornes de recharge publiques pour VE (dont 8 200 rapides), avec un taux d’évolution quasi nul sur un an, peu supérieur à 0 %, freiné par la faible adoption des BEV et les coûts élevés. Des chiffres faibles et loin des 300 000 connecteurs visés d’ici 2030.

    Parmi les bornes rapides mises en place, seulement 60 % dépassent 50 kW, et le ratio 1,7 borne/100 km (2021) reste maigre face à la Chine (35 bornes/100 km) ou la France (8,4 bornes/100 km).

    La couverture reste inégale : zones rurales, parkings d’immeubles et certains quartiers résidentiels manquent encore de solutions faciles d’accès. Le Japon doit franchir une étape de capillarité pour que les BEV deviennent une option de masse.

    Station de recharge pour véhicules électriques équipée de panneaux solaires sur le toit.
    Station de recharge pour véhicules électriques équipée de panneaux solaires sur le toit.

    Infrastructure : déploiement en accélération, mais couverture inégale

    Constructeurs : Toyota en tête, Nissan pionnier, les autres en marche

    • Toyota : champion des hybrides nationalement et internationalement. La marque adopte une stratégie prudente sur le BEV, même si l’année 2026 semble être un tournant, avec de gros investissements sur les batteries à électrolyte solide (R&D, partenariats).
    • Nissan : avec son modèle Leaf, Nissan a ouvert la voie au BEV made in Japan. La marque doit maintenant accélérer face à la concurrence mondiale.
    • Les autres constructeurs, influents nationalement mais aussi mondialement (Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Suzuki), optent pour des stratégies variées. En effet, certains privilégient l’hybride, tandis que d’autres accélèrent sur les BEV.

    Acteurs pour la production de batteries :

    Panasonic, GS Yuasa et Toshiba dominent l’historique des cellules et packs lithium-ion au Japon : Panasonic leader mondial (giga-usine Gunma 2028, objectif 150 GWh/an d’ici 2030 avec Toyota/Nissan pour 6,97 milliards $ investis), GS Yuasa (développe des batteries pour Mitsubishi, Boeing 787, 90 % des motos mondiales), Toshiba (SCiB™ charge rapide durable). Le trio bénéficie de subventions (2,4 milliards $ en 2024) pour booster la production nationale face à la Chine.

    Entrée du siège social de Panasonic Corporation. crédit panasonic.
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    Entrée du siège social de Panasonic Corporation. crédit panasonic.
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    Solid-state : un enjeu stratégique. Toyota et des partenaires (Idemitsu notamment) lancent des projets pilotes et des investissements pour industrialiser des électrolytes solides, potentiellement un avantage thermique et en sécurité pour les marchés chauds et exigeants. Mais la production industrielle de masse reste pour l’instant à venir.

    Infrastructures & énergie :

    NEXCO, TEPCO, ENEOS et des utilities régionales déploient des bornes rapides sur les autoroutes et dans les stations en ville. Les fournisseurs de bornes étrangers (ABB, Siemens) et locaux travaillent ensemble pour développer le plus grand nombre de points de charge.

    Freins : pourquoi le Japon n’explose pas en BEV

    • Un héritage hybride puissant : présentes depuis plus de 20 ans sur le territoire, les consommateurs connaissent et font confiance aux hybrides. En effet, ces véhicules permettent à la population d’adopter une consommation réduite sans dépendre massivement des infrastructures. Et cette préférence, les constructeurs l’ont comprise et largement capitalisée.
    • Infrastructure partielle : le réseau progresse, mais la disponibilité réelle (bornes proches des résidences, parkings d’immeubles, autoroutes) reste insuffisante pour rassurer tous les acheteurs de BEV à franchir le pas.
    • Coûts et chaîne d’approvisionnement : BEV + systèmes de refroidissement/batteries coûteux pèsent sur le prix des véhicules, qui sont forcément plus chers que les hybrides.
    • Stratégie industrielle prudente : les grands groupes privilégient une approche multi-technologies (hybride + hydrogène + BEV) plutôt que de basculer tout de suite sur le BEV pur. Cette prudence freine la montée en volume des BEV.

    Technologies à suivre : solid-state et hydrogène

    Le Japon mise beaucoup sur la technologie des batteries solid-state, car elles offrent plusieurs avantages clés : elles sont moins sensibles à la chaleur, ce qui les rend plus adaptées aux climats chauds, elles ont une densité énergétique plus élevée et sont potentiellement plus sûres en raison de leur chimie plus stable. Toyota investit massivement dans cette technologie avec Idemitsu Kosan. Si ces efforts aboutissent à une production industrielle de masse d’ici la fin de la décennie, le Japon pourrait ainsi regagner un avantage industriel certain face à la concurrence mondiale dans le secteur des batteries.

    Parallèlement, le pays maintient une stratégie robuste en faveur des véhicules à pile à combustible hydrogène (FCEV), positionnant cette technologie comme une solution crédible, notamment pour les véhicules lourds et les usages spécifiques où l’autonomie et la recharge sont essentielles.

    Conclusion — un équilibre japonais, pas une course aveugle

    La vitesse de transition est double pour le Japon : il suit une logique différente. Ici, l’électromobilité se construit par étapes, hybrides d’abord, puis BEV, avec une course technologique sur les batteries qui peut tout changer. La fin de la décennie dira si le pari du solid-state et de la montée en cadence industrielle aura transformé cette stratégie organisée et la puissance de la mobilité.

  • Peugeot électrifie massivement : bilan 2025 et ambitions 2026

    Peugeot électrifie massivement : bilan 2025 et ambitions 2026

    Alors que la transition énergétique s’accélère en France, Peugeot s’impose comme le leader incontesté de l’électrification hexagonale. Avec plus de 130 000 unités hybrides et électriques vendues sur onze mois, la marque au lion domine un marché en pleine mutation. Décryptage d’une stratégie offensive qui prépare déjà 2026.

    Peugeot 208 GTI rouge
    Peugeot 208 GTI rouge

    Une année 2025 portée par les modèles électrifiés

    Après onze mois bouclés en 2025, selon AAA Data/PFA/Stellantis, Peugeot a écoulé environ 85 000 Peugeot électrifiées en France (BEV + hybrides, hors utilitaires). Ces ventes, qui comprennent donc toutes les formes d’électrification, se répartissent ainsi :

    • 25 000 BEV, dont l’e-208, leader du marché français, avec 12 388 unités, et le duo e-2008 / e-3008 autour de 15 000 ventes cumulées.
    • 60 000 hybrides, portées par les 3008, 2008 et 308, qui concentrent l’essentiel des volumes.

    Peugeot pèse fortement dans les résultats du groupe Stellantis : environ 60 % des ventes électrifiées Stellantis proviennent de la marque au lion. Une donnée impressionnante lorsque l’on sait que des géants de l’automobile mondiale sont également chapeautés par Stellantis comme Renault, Citroën, Fiat, Opel, et d’autres encore.

    Image du Logo Stellantis Crédit : Stellantis
    Image du Logo Stellantis Crédit : Stellantis

    L’amélioration des ventes de Peugeot s’inscrit dans une tendance positive : les immatriculations électriques Peugeot progressent de 20 % par rapport à 2024, grâce notamment au leasing social et à la hausse des achats des flottes professionnelles.

    Les modèles Peugeot électrifiés les plus vendus en 2025

    Les chiffres des ventes 2025 parlent d’eux-mêmes. La Peugeot 208 conserve sa couronne avec des volumes impressionnants, suivie de près par une gamme qui couvre désormais tous les segments. Voici le classement des best-sellers de la marque au lion :

    Classement des meilleures ventes de la gamme électrifiée Peugeot en 2025

    E-Lion : un cadre stratégique qui se déploie progressivement

    Le constructeur Renault n’avance pas dans l’inconnu et a développé une stratégie d’électrification de sa flotte de véhicules. Son nom : la stratégie E-Lion, elle a été annoncée en 2023, et se concrétise pleinement cette année. À travers E-Lion, les objectifs de Renault sont clairs :

    • une gamme entièrement électrifiée dès 2025,
    • une neutralité carbone avancée à 2038,
    • 75 % de ventes BEV en Europe d’ici 2030.

    Le volet environnemental se renforce également : matériaux recyclés dans les nouveaux modèles, comme sur le nouveau E-3008, 85 % des matériaux utilisés sont recyclables, optimisation du cycle de vie des batteries et réemploi systématique dans la filière européenne.

    Innovations technologiques majeures :

    Pour parvenir à exister et à dominer le marché français encore de nombreuses années, Peugeot développe des engins fiables et de qualité. Le constructeur déploie massivement sa technologie Hybrid 48V sur l’ensemble de la gamme (208, 2008, 308, 3008, 5008, 408). Cette solution offre un couple supplémentaire à bas régime et réduit la consommation de carburant jusqu’à 15 %. En ville, ces modèles peuvent rouler en mode 100 % électrique jusqu’à 50 % du temps.

    Pour l’hybride rechargeable, les versions 195 ch (disponibles sur 308, 408, 508, 3008 et 5008) proposent jusqu’à 87 km d’autonomie électrique avec une consommation certifiée de seulement 0,9 l/100 km sur le 3008.

    Côté électrique pur, les E-3008 et E-5008 Grande Autonomie afficheront 701 km pour le premier et 668 km pour le second, grâce aux batteries ACC fabriquées en France.

    La gigafactory ACC : le pari français de la souveraineté

    Au cœur de la stratégie Peugeot toujours, se trouve l’usine ACC de Billy-Berclau/Douvrin, dans les Hauts-de-France. Le premier bâtiment dispose d’une capacité de production de 15 GWh, et la montée en puissance s’accélère. L’objectif fixé est de produire suffisamment de modules pour fournir 150 000 batteries en 2025, 250 000 en 2026, puis 2 à 2,5 millions d’unités en 2030.

    Cette gigafactory, coentreprise entre Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz, symbolise l’ambition européenne de reprendre la main face aux géants asiatiques. Les premières batteries équipent déjà les Peugeot E-3008 et E-5008 Long Range, ainsi que l’Opel Grandland.

    Perspectives 2026 : montée en cadence industrielle et renouvellement produit

    L’année 2026 devrait marquer une étape importante pour Peugeot. Plusieurs nouveautés sont attendues :

    • une nouvelle e-208 sur plateforme STLA Small, autonomie d’environ 400 km, et un positionnement tarifaire visé sous les 25 000 € ;
    • le lancement de l’e-5008, offrant plus de 500 km d’autonomie;
    • la poursuite du développement industriel, notamment à Douvrin, Trémery et dans la gigafactory de batteries de Saragosse.
    SUV Peugeot 5008 bleu-gris
    SUV Peugeot 5008 bleu-gris

    Stellantis vise toujours une part de marché électrique proche de 30 % en France d’ici 2027, un objectif auquel Peugeot contribuera fortement grâce au renouvellement de sa gamme et à l’appui des dispositifs publics (ZFE, leasing social).

  • Porsche 911 : pourquoi l’hybride rechargeable restera impossible

    Porsche 911 : pourquoi l’hybride rechargeable restera impossible

    La Porsche 911 n’aura jamais de prise de recharge, du moins pas avec la technologie actuelle. Malgré des années d’études, la marque juge l’option trop complexe. Entre contraintes techniques, limites architecturales et philosophie historique, l’hybride rechargeable ne cadre pas avec la 911.

    Porsche 911 Turbo S T-Hybrid sur route
    La Porsche 911 Turbo S T-Hybrid, dernière évolution haute performance du célèbre Flat-6. (Crédit : Porsche)

    L’annonce de Porsche met fin à un débat qui agitait la communauté depuis près d’une décennie. Les ingénieurs ont passé des années à modéliser une 911 hybride rechargeable, sans jamais parvenir à une solution satisfaisante. La voiture devrait être profondément modifiée, ce que la marque refuse catégoriquement. Préserver l’ADN de ce modèle iconique est devenu la priorité absolue face aux pressions liées à l’électrification.

    Une architecture trop singulière pour accueillir une prise de recharge

    La Porsche 911 possède une plateforme unique qui conditionne son équilibre légendaire. Chaque composant est placé avec une précision extrême afin de conserver un comportement routier exemplaire. Selon Frank Moser, responsable des modèles 911 et 718, intégrer un système hybride rechargeable reviendrait à bouleverser cet ensemble fragile. Il rappelle que la 911 ne doit pas devenir plus imposante, car son design repose sur des proportions millimétrées.

    Pour installer une batterie plus grande, un moteur électrique puissant, un chargeur embarqué et une électronique spécifique, il faudrait revoir toute la partie arrière de la voiture. Une telle refonte modifierait la répartition des masses et dénaturerait l’architecture originelle. Porsche refuse de franchir cette ligne rouge depuis toujours. La 911 est un modèle qui évolue lentement, avec des ajustements ciblés plutôt qu’une révolution structurelle. Depuis des décennies, son concept repose sur l’équilibre entre sportivité, efficacité et tradition. Changer ses proportions reviendrait à créer une voiture différente qui porterait le même nom sans en partager l’essence.

    Porsche 911 GTS T-Hybrid en conduite dynamique
    La 911 GTS inaugure la technologie T-Hybrid, intégrée sans compromis sur le gabarit. (Crédit : Porsche)

    L’échec d’un projet pourtant longuement étudié

    Porsche n’a pas balayé l’idée d’une 911 hybride rechargeable dès le départ. Les équipes techniques ont exploré cette piste dès le lancement de la génération 992. August Achleitner, ancien ingénieur en chef, évoquait même cette possibilité en s’appuyant sur l’expérience acquise avec les Cayenne, Panamera et 918 Spyder. Cependant, au fil des tests, les ingénieurs ont réalisé que l’opération impliquait trop de compromis.

    Même pour offrir trois ou quatre kilomètres d’autonomie électrique, il aurait fallu ajouter des centaines de kilos de batteries et d’équipements. Le modèle s’en serait trouvé plus lourd, plus large et moins agile. Finalement, Porsche a estimé que cette transformation n’était pas compatible avec la philosophie de la 911. Les attentes des clients, habitués à une voiture nerveuse et connectée à la route, ont également pesé dans la décision. Une 911 silencieuse en mode électrique, plus lourde et moins réactive, risquerait de ne pas convaincre son public le plus fidèle.

    La voie T-Hybrid, un compromis accepté par les ingénieurs

    Face à ces contraintes, Porsche a développé un autre type d’électrification. Le système T-Hybrid introduit sur les dernières 911, notamment les GTS et Turbo S, ne permet pas de rouler en mode électrique. Il apporte en revanche un gain de puissance important et élimine le lag du turbo. L’ingéniosité du dispositif réside dans son intégration millimétrée. La batterie haute tension de 400 volts a exactement la même taille que l’ancienne batterie 12 volts. Elle est placée au même endroit, ce qui évite toute modification du package technique.

    Aucun changement n’a été apporté à la répartition des masses ou au volume disponible. Ce système fonctionne comme une hybridation légère très poussée. Il apporte une respiration supplémentaire au Flat-6 tout en respectant les contraintes historiques du modèle. Pour Porsche, il s’agit du maximum acceptable. La présence d’un moteur électrique axial, plus compact et plus léger qu’un moteur classique, renforce encore l’efficacité du dispositif sans pénaliser l’agilité de la voiture.

    Porsche 911 vue arrière sur route
    La silhouette arrière de la 911, emblématique et inchangée malgré l’évolution technologique. (Crédit : Porsche)

    Une stratégie guidée par l’avenir… et par la prudence

    Porsche reste attentif aux progrès des technologies de batterie. La marque estime que des batteries plus compactes pourraient rouvrir le débat dans le futur. Cependant, aucune évolution concrète ne permet d’envisager une hybridation rechargeable dans les prochaines années. À l’heure actuelle, la 911 doit rester fidèle à son architecture et à son identité historique. Porsche préfère avancer pas à pas plutôt que céder à une tendance technologique qui pourrait nuire à son modèle le plus mythique.

    D’ici là, la prochaine Porsche à offrir une conduite électrique totale sera la 718, prévue pour 2027. Le défi consistera à contenir le poids tout en respectant la philosophie sportive du Boxster et du Cayman. Quant à la 911, elle poursuivra sa route grâce à une électrification mesurée, comme l’illustre la récente Turbo S T-Hybrid de 711 chevaux. La marque de Stuttgart ne dit jamais jamais, mais elle sait que la 911 doit rester une 911. C’est cette fidélité qui explique l’abandon définitif de l’hybride rechargeable, au moins pour cette génération technologique.

  • La Norvège franchit un cap historique

    La Norvège franchit un cap historique

    La Norvège vient de réaliser un basculement majeur dans l’histoire automobile mondiale. Le pays nordique affiche désormais plus de voitures électriques que de modèles diesel sur ses routes. Cette révolution s’inscrit dans un contexte de ventes record et de changements fiscaux décisifs.

    voiture électrique roulant dans la neige
    Une voiture électrique circule sur une route enneigée en Norvège.

    Les chiffres publiés confirment une avance spectaculaire. Les autorités et les associations spécialisées saluent un tournant attendu depuis des années. Pourtant, cette réussite repose aussi sur un paradoxe lié à l’importante production d’hydrocarbures du pays.

    Une première mondiale qui marque un tournant pour l’automobile

    La Norvège est devenue le premier pays au monde où les voitures électriques dépassent les modèles diesel. L’Association norvégienne des véhicules électriques compte 918 000 voitures électriques en circulation, soit légèrement plus que les véhicules roulant au diesel. Ce franchissement symbolique s’ajoute à une autre étape majeure, car les modèles essence avaient déjà été dépassés par l’électrique à la mi-septembre. Selon Christina Bu, secrétaire générale de l’association, cette évolution confirme l’efficacité de la politique menée depuis plusieurs années. Elle souligne également que l’absence de TVA complète sur les véhicules électriques sera maintenue jusqu’en 2027, grâce à un compromis politique obtenu de haute lutte.

    Cette avancée repose sur une politique d’incitations puissantes, devenue un pilier de la stratégie nationale. Les véhicules électriques profitent d’une exemption de TVA de 25% jusqu’à 42 500 euros, ce qui réduit fortement leur coût d’achat. Le gouvernement souhaitait supprimer ces avantages plus rapidement, mais un accord politique repousse l’échéance à 2028, avec une étape intermédiaire en 2027. Cette perspective de durcissement fiscal stimule fortement les achats. Les ventes de voitures électriques ont ainsi explosé ces dernières semaines, confirmant une tendance déjà très installée dans le pays.

    Un marché automobile presque totalement électrifié

    La Norvège enregistre désormais près de 100% d’immatriculations électriques depuis plusieurs mois. En novembre 2025, le pays a même atteint un niveau presque parfait avec 97,6% de véhicules électriques sur 19 899 immatriculations. Ce chiffre constitue un record historique en volume comme en proportion. Le contraste est saisissant, car les véhicules essence, diesel et hybrides ne représentent plus qu’une part marginale du marché. Cette performance reflète un alignement de facteurs, notamment les promotions de fin d’année et les inquiétudes liées à la réforme fiscale prévue en 2026.

    Tesla occupe une position dominante dans ce marché très dynamique. Le constructeur américain a écoulé 6 215 véhicules en novembre, soit plus de 31% des ventes du mois. Il devance Volkswagen, Volvo et BMW qui complètent un podium largement dominé par des modèles électriques. Tesla conserve aussi sa première place sur l’ensemble de l’année avec plus de 28 600 unités vendues. Malgré des difficultés rencontrées dans plusieurs pays européens, la marque bénéficie en Norvège d’une fidélité notable et d’une demande toujours soutenue.

    roues de voiture électrique dans la neige
    Gros plan sur les roues d’une voiture électrique sur route enneigée.

    Une transition rendue possible grâce aux revenus pétroliers

    Le paradoxe norvégien demeure pourtant visible. Le pays reste le premier producteur européen de pétrole et de gaz naturel, hors Russie. Cette richesse énergétique finance en grande partie les politiques ambitieuses de soutien à la mobilité électrique. Les immenses recettes issues des hydrocarbures permettent d’offrir des incitations fiscales difficiles à reproduire ailleurs. Cette situation soulève néanmoins des questions. La Norvège cherche à concilier son rôle de producteur majeur d’énergies fossiles avec une stratégie nationale axée sur la réduction des émissions.

    Ce contraste reflète aussi les limites d’un modèle fondé sur la redistribution des revenus pétroliers. Le pays avance vers une électrification complète de son parc automobile, mais continue d’exporter des hydrocarbures responsables du réchauffement climatique. Cette contradiction nourrit régulièrement les débats politiques. Cependant, les résultats obtenus dans le domaine automobile montrent une volonté nationale de réduire les émissions domestiques. Les autorités affichent l’ambition de devenir un modèle mondial de mobilité durable.

    Une accélération avant un futur fiscal plus strict

    Le débat sur la réforme de la TVA influence fortement les achats récents. De nombreux Norvégiens anticipent les changements fiscaux attendus pour 2026. Selon Geir Inge Stokke, responsable du conseil norvégien pour l’information routière, la hausse prévue de la TVA suscite une inquiétude notable. Les automobilistes préfèrent acheter maintenant pour profiter des avantages actuels. Les constructeurs profitent également de cette dynamique. Les promotions de fin d’année et une conjoncture économique favorable renforcent la demande.

    Les prochains mois seront scrutés avec attention. Les analystes se demandent si le pays peut battre les records déjà atteints. Les ventes de décembre pourraient confirmer cette tendance exceptionnelle ou marquer un début de stabilisation. L’échéance de 2028, date prévue de la suppression définitive des exemptions de TVA, constituera une étape décisive pour le marché. La manière dont les consommateurs réagiront à ces changements définira probablement la nouvelle trajectoire du secteur.

    voiture électrique de dos dans forêt enneigée
    Une voiture électrique de dos traverse une forêt recouverte de neige.

    Une transformation qui inspire mais reste unique

    La réussite norvégienne attire l’attention internationale, mais elle reste difficilement réplicable. Peu de pays disposent des mêmes ressources financières ni d’un consensus politique aussi solide sur la transition écologique. La Norvège bénéficie d’un réseau de bornes dense, d’un cadre fiscal puissant et d’une population très sensibilisée aux enjeux climatiques. Ces éléments combinés permettent d’atteindre des résultats exceptionnels. D’autres nations observent cette évolution avec intérêt, mais doivent composer avec des réalités économiques différentes.

    La Norvège poursuit ainsi son avance en matière de mobilité durable. Avec un parc électrique désormais majoritaire et des ventes presque entièrement électrifiées, le pays confirme son statut de pionnier mondial. Cette trajectoire spectaculaire souligne l’importance des politiques publiques dans l’adoption de nouvelles technologies. Elle montre également qu’une transition massive reste possible lorsque l’ensemble des acteurs avance dans la même direction.

  • YangWang U8 : un véhicule amphibie bientôt disponible en Europe ?

    YangWang U8 : un véhicule amphibie bientôt disponible en Europe ?

    Alors que l’électrique devient petit à petit une norme, les constructeurs automobiles multiplient les innovations. Et s’il y a bien une marque qui aime repousser les frontières du possible, c’est YangWang, la marque ultra-premium de BYD. Après avoir impressionné le monde avec son savoir-faire électrique, le géant chinois s’attaque désormais à l’amphibie avec le YangWang U8.

    Le SUV YangWang U8 exposé dans un salon, montrant son design carré et massif.  Source : Wikimedia Commons
    Le SUV YangWang U8 exposé dans un salon, montrant son design carré et massif. Source : Wikimedia Commons

    Un véhicule qui nage

    Présenté pour la première fois fin 2023 et commercialisé en Chine courant 2024, le YangWang U8 est devenu en quelques mois l’une des attractions automobiles les plus virales au monde. La raison ? C’est qu’il flotte et nage ! Le U8 est capable de résister à une immersion partielle, de flotter plus d’une trentaine de minutes grâce à son mode « emergency floating », mais aussi et surtout d’avancer et de faire un « tank turn » (une rotation sur place).

    Mais alors comment ça marche ? L’habitacle et la batterie sont conçus pour résister à l’eau, et le véhicule est déclaré avec un niveau d’étanchéité IP68 selon BYD. Une fois immergé, le moteur est immédiatement coupé, la suspension hydropneumatique lève le châssis au maximum pour améliorer le tirant d’eau et aider à maintenir la flottabilité. Les portières et fenêtres se verrouillent et le toit ouvrant s’ouvre (pour aérer mais aussi prévu comme issue de secours si la situation se complique).

    Pour se déplacer, quatre moteurs électriques sont placés à proximité des pneus et se mettent en action afin de mettre ce mastodonte sur roues en mouvement. La vitesse maximale est de 3 km/h, peu mais suffisante en cas de situation critique.

    YangWang U8 gris en mode amphibie naviguant dans un bassin. Source : Wikimedia Commons
    YangWang U8 gris en mode amphibie naviguant dans un bassin. Source : Wikimedia Commons

    Un concentré de technologie

    Le U8 est basé sur la plateforme e4 de BYD, et comme précisé précédemment, doté de quatre moteurs électriques, un à chaque roue, pour une puissance cumulée supérieure à 1 100 ch. Cet ensemble permet au U8 de passer de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, d’atteindre 200 km/h en vitesse maximale, d’adopter une motricité exceptionnelle sur tous les terrains et aussi de continuer à rouler même si un pneu éclate.

    Équipé d’une batterie de 49,05 kWh, il est capable d’assurer une autonomie de 180 km en 100 % électrique selon le cycle de test chinois CLTC. Voiture hybride oblige, l’autonomie combinée (électrique + thermique) atteint les 1 000 km selon certaines fiches.

    Design extérieur : massif, assumé et spectaculaire

    Vous vous en doutez, la marque chinoise ne s’est pas arrêtée à une « simple » voiture amphibie. Pour le U8, on ne parle pas d’un petit SUV européen : c’est un mastodonte de plus de 5,3 mètres de long pour un empattement de 3,05 m. Côté largeur, il fait un peu plus de 2 m et du point de vue de la hauteur, il mesure 1,93 m.

    Esthétiquement, le YangWang U8 impose son caractère. Son design oscille entre le 4×4 de luxe et le véhicule d’expédition high-tech, avec une présence visuelle difficile à ignorer. Les arches de roues élargies, la garde au sol très généreuse et la signature lumineuse LED façon “projecteurs tactiques” accentuent son allure de colosse moderne. À l’avant, la calandre massive, quasi sculpturale, vient affirmer un positionnement ultra-premium, à mi-chemin entre un Defender électrifié et un concept-car militaire civilisé.

    Gros plan sur la large calandre noire à motifs diamantés et le logo du YangWang U8. Source : Wikimedia Commons
    Gros plan sur la large calandre noire à motifs diamantés et le logo du YangWang U8. Source : Wikimedia Commons

    Un salon high-tech roulant

    Se positionnant sur la gamme ultra-premium, l’intérieur de l’U8 reflète cette volonté. Selon YangWang, un cuir haut de gamme recouvre de nombreuses surfaces du véhicule. Côté équipement, trois écrans XXL dominent l’espace, complétés par un système audio premium pour une « immersion totale ». Toujours selon le constructeur, ce niveau de finition place le U8 en concurrence avec les références du segment ultra-luxe comme la BMW XM, le Mercedes-Maybach GLS ou le Range Rover SV, tout en conservant la touche avant-gardiste propre à YangWang.

    Vue de l'habitacle luxueux du YangWang U8 Source: Wikimedia Commons
    Vue de l’habitacle luxueux du YangWang U8. Source: Wikimedia Commons

    Pourquoi un tel véhicule ?

    BYD a développé, par le biais de sa marque YangWang, un véhicule conçu pour résister aux inondations fréquentes dans certaines régions chinoises, un défi que peu de véhicules peuvent relever. De plus, la marque souhaite démontrer sa maîtrise totale de l’électrification, même dans des programmes extrêmes, comme un environnement aquatique.

    Trop lourd pour l’Europe : le frein majeur

    Mais si ce véhicule est en vente en Chine depuis plus d’un an, son arrivée en Europe risque bien d’être tardive pour les détenteurs du permis B. En effet, avec plus de 3,4 tonnes à vide et un PTAC qui dépasse largement les 3,5 tonnes, le U8 appartient à la catégorie des véhicules lourds selon les normes européennes.

    Concrètement, cela implique :

    • un permis différent du permis B,

    • des limitations de circulation dans certaines villes,

    • une fiscalité plus élevée,

    • des assurances plus chères,

    • une homologation très complexe.

    En clair : ce type de véhicule n’est pas adapté au marché européen, où franchir la barre des 3,5 tonnes est presque rédhibitoire pour un usage familial. C’est l’une des raisons pour lesquelles le U8 restera, pour l’instant, réservé à la Chine et à quelques pays du Moyen-Orient.

    En revanche, ce modèle montre la direction dans laquelle BYD et sa marque de luxe YangWang comptent avancer : innover, étonner et repousser les limites de l’électrique.

    Un symbole d’une industrie en pleine transformation

    Clairement, le U8 est peut-être l’un des véhicules les plus spectaculaires de cette nouvelle ère électrique. Il illustre parfaitement le virage que prend l’industrie : désormais, tout semble possible, même créer un SUV électrique amphibie de 1100 chevaux.

    Entre nous, que l’on aime ou non ce genre d’extravagance : c’est exactement ce qui rend l’électromobilité passionnante aujourd’hui.

  • Cadillac Optiq : le géant américain débarque en Europe en électrique

    Cadillac Optiq : le géant américain débarque en Europe en électrique

    Le luxe américain actuel est maintenant électrique. Avec l’Optiq, Cadillac frappe fort et prouve que Detroit a bien compris le message : l’avenir de l’automobile, même premium, se joue sur batterie. Ce SUV compact 100 % électrique arrive en Europe début 2026, et il compte bien bousculer le marché des SUV électriques haut de gamme accessibles.

    L'avant de la Cadillac Optiq qui roule en ville. Sources : CadillacEurope
    Une vue face en ville de la Cadillac Optiq . (Crédit : CadillacEurope)

    Des performances électriques dignes de ce nom

    Historiquement, la firme américaine, chapeautée par le groupe GMC, est la marque emblématique du luxe à l’américaine, souvent associée à l’élite et aux voitures de prestige. Niveau performance aussi, c’est dans l’ADN de la marque de produire des véhicules de haut vol, et l’Optiq ne déroge pas à la règle. Sous le capot, il embarque deux moteurs électriques en transmission intégrale (AWD de série), développant 304 chevaux et 480 Nm de couple. De quoi abattre le 0 à 100 km/h en 6,3 secondes malgré un poids de 2 355 kg, et de grimper à 184 km/h maximum (vitesse bridée). Sur le papier, ces statistiques ne sont pas impressionnantes mais elles sont largement suffisantes pour un usage quotidien.

    Côté autonomie, Cadillac annonce 425 km en cycle WLTP grâce à une batterie de 75 kWh. Une capacité qui positionne l’Optiq dans la moyenne du segment. La recharge rapide en courant continu est de la partie ; pour les longs trajets, cela devient un atout indispensable.

    Récemment, l’Optiq a reçu la note maximale (5/5) au rigoureux test de sécurité et de collision d’Euro NCAP. Ce fait traduit de la fiabilité du modèle américain en terme de protection lors d’un impact et à un bon équipement pour l’évitement des accidents fiable. Ainsi Cadillac rassure les européens sur la sécurité du modèle et affirme être prêt à emprunter nos routes.

    Schéma des radars tout autour de la voiture. Sources : CadillacEurope
    Schéma des radars tout autour de la voiture. Sources : CadillacEurope

    Le design, vrai terrain de jeu de Cadillac

    Comme expliqué plus tôt, c’est au niveau du design que Cadillac déploie son savoir-faire. À l’intérieur : toit panoramique de série, sièges avant ventilés, finitions soignées : un tout qui respire le premium. Côté conducteur, l’écran incurvé de 33 pouces attire immédiatement l’œil, et le système audio avec Dolby Atmos promet une expérience sonore immersive.

    Le tableau de bord et son grand écran GPS Sources : CadillacEurope
    Le tableau de bord et son grand écran GPS Sources : CadillacEurope

    À l’arrière, SUV oblige, c’est trois vraies places qui s’offriront aux usagers. En effet, avec une longueur de 4,82 mètres et un empattement de près de 3 mètres, l’espace offert est généreux. La taille du coffre est conséquente également, avec une capacité de 744 L lorsque les sièges arrière sont relevés, idéal pour ranger des bagages ou du matériel volumineux.

    Dans l’idéal collectif, quand on pense Cadillac, on pense gros véhicules massifs. Ici, avec l’Optiq, le design extérieur est plus compact et mise sur une silhouette dynamique, avec des lignes fluides et légèrement fuyantes vers l’arrière. Deux niveaux de finition seront disponibles : « Premium Luxury » ou « Premium Sport ». Les jantes de 21 pouces, la calandre noire cristal et les feux LED slimline complètent un ensemble qui ne laisse aucun doute sur le positionnement luxueux du véhicule. Un point à noter quand on sait que l’Optiq se positionne sur le segment « compact premium » sans visiblement perdre en qualité.

    Vue du ciel à travers le toit vitré. Sources : CadillacEurope
    Vue du ciel à travers le toit vitré. Sources : CadillacEurope

    Pour qui ? Pour quoi ?

    Avec l’Optiq, l’avantage, c’est que Cadillac vise large : les urbains en quête d’un SUV électrique maniable et silencieux, les petites familles cherchant un véhicule équilibré pour le quotidien, et tous ceux qui veulent du premium sans basculer dans l’ultra-luxe plus onéreux, même s’il faudra compter un peu moins de 70 000 € pour se le procurer.

    Avec ses dimensions contenues (4,82 m de longueur, hauteur extérieure 1,64 m et largeur de 2,13 m, offrant une habitabilité confortable mais pouvant être gênante en conduite citadine), il échappe au syndrome du « mastodonte américain » tout en conservant l’ADN confort de la marque.

    Ce que ça change pour l’Europe

    Depuis le 15 octobre 2025, les commandes sont ouvertes en Europe, avec des lancement n’est pas anodin , il montre que les constructeurs américains adaptent enfin leurs modèles électriques aux attentes européennes (gabarit raisonnable, usage urbain, polyvalence).

    L'arrière du SUV Cadillac Optiq bleu qui roule sur la route. Sources : CadillacEurope
    L’arrière du SUV Cadillac Optiq bleu qui roule sur la route. Sources : CadillacEurope

    Pour les consommateurs, c’est une excellente nouvelle. Plus de choix dans le segment premium-accessible, plus de concurrence, et surtout la preuve que l’électrification des flottes ne se fera pas uniquement à travers l’Europe ou l’Asie, mais que les États-Unis, l’une des plus grandes puissances industrielles mondiales, est encore dans la partie.

    Les questions qui restent

    Sur le papier, le dossier est séduisant ; malgré cela, plusieurs points méritent d’être vérifiés sur le terrain. L’autonomie WLTP de 425 km, c’est bien en théorie, mais quelle sera la réalité en conditions européennes réelles ? La disponibilité en concessions françaises sera-t-elle à la hauteur des annonces ? Les Européens s’intéresseront-ils à cette marque connue mais peu développée en Europe ? Et surtout, la fiabilité et le SAV suivront-ils, notamment pour une marque qui reste confidentielle en Europe ?

    L’Optiq incarne parfaitement la transition en cours : les marques historiques,même premium/luxe, basculent vers l’électrique avec intelligence et adaptabilité. Reste à voir si Cadillac réussira son pari européen.