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  • MG lance ses modĂšles Ă©lectriques premium IM5 et IM6 en Europe

    MG lance ses modÚles électriques premium IM5 et IM6 en Europe

    MG, par le biais de sa nouvelle marque dĂ©diĂ©e Ă  l’électromobilitĂ© haut de gamme « IM Motors », a officiellement dĂ©voilĂ© deux nouveaux vĂ©hicules Ă©lectriques lors du Festival of Speed de Goodwood : la berline IM5 et le SUV coupĂ© IM6. Cette prĂ©sentation marque une Ă©tape importante dans la stratĂ©gie de MG visant Ă  renforcer sa prĂ©sence sur le segment premium des vĂ©hicules Ă©lectriques.

    MG IM5 : une berline électrique performante et efficiente

    La MG IM5 est une berline 5 portes Ă©quipĂ©e d’une architecture Ă©lectrique en 800 volts, ce qui lui permet d’optimiser ses performances ainsi que ses temps de recharge. Le constructeur propose deux configurations de batterie : une batterie standard d’environ 75 kWh et une version Long Range de 100 kWh, offrant une autonomie annoncĂ©e pouvant atteindre environ 655 kilomĂštres selon le cycle officiel WLTP.

    Cette architecture haute tension permet Ă©galement de bĂ©nĂ©ficier d’une recharge rapide particuliĂšrement efficace, avec un passage de 10 % Ă  80 % de charge en seulement 17 minutes, sous rĂ©serve d’utiliser des bornes compatibles. En termes de performances, MG a communiquĂ© une version Performance capable d’accĂ©lĂ©rer de 0 Ă  100 km/h en un peu plus de 3 secondes, positionnant ainsi la IM5 comme une concurrente directe des modĂšles premium actuels sur le marchĂ© Ă©lectrique.

    Photo de la berline électrique IM5 dévoilée au Goodwood Festival 2025
    La IM5, berline 100 % électrique dévoilée à Goodwood 2025. (Crédit : MG)

    MG IM6 : un SUV coupé électrique puissant

    Le second modĂšle prĂ©sentĂ©, le MG IM6, est un SUV coupĂ© qui allie design sportif et hautes performances. Ce vĂ©hicule est motorisĂ© par un moteur de plus de 750 chevaux et dispose d’une batterie de 100 kWh. L’autonomie annoncĂ©e par MG est de 555 kilomĂštres, selon le cycle WLTP, ce qui lui permet de rivaliser avec les meilleures rĂ©fĂ©rences du segment.

    Comme la IM5, l’IM6 exploite une architecture Ă©lectrique 800 volts, garantissant des temps de recharge trĂšs rapides et une efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique optimisĂ©e. MG souligne Ă©galement la qualitĂ© et la technologie embarquĂ©e dans ce SUV coupĂ©, destinĂ© Ă  une clientĂšle cherchant un vĂ©hicule Ă©lectrique Ă  la fois performant et Ă©lĂ©gant.

    Photo du SUV coupé électrique IM6 présenté au Goodwood Festival 2025
    Le IM6, SUV 100 % électrique à 750 ch, dévoilé à Goodwood 2025. (Crédit : MG)

    Commercialisation et marchés ciblés

    MG a prĂ©cisĂ© que les modĂšles IM5 et IM6 seront commercialisĂ©s principalement sur certains marchĂ©s internationaux, notamment au Royaume-Uni. À ce jour, aucun lancement officiel n’a Ă©tĂ© annoncĂ© en France. Cette stratĂ©gie commerciale semble viser Ă  maximiser l’impact de la marque sur des marchĂ©s oĂč la demande pour les vĂ©hicules Ă©lectriques premium est en forte croissance.

    En résumé

    Avec les IM5 et IM6, MG IM Motors franchit une nouvelle Ă©tape en proposant des vĂ©hicules Ă©lectriques haut de gamme, alliant performances, autonomie et technologies avancĂ©es, tout en s’appuyant sur une architecture Ă©lectrique moderne 800 volts. Si leur disponibilitĂ© reste pour l’instant limitĂ©e Ă  certains pays, ces modĂšles dĂ©montrent l’ambition du constructeur chinois d’émerger comme un acteur clĂ© de la mobilitĂ© Ă©lectrique premium.

  • Le Royaume-Uni relance les aides Ă  l’achat de voitures Ă©lectriques : jusqu’à 4 700 € de bonus

    Le Royaume-Uni relance les aides Ă  l’achat de voitures Ă©lectriques : jusqu’à 4 700 € de bonus

    Dans un contexte de ventes Ă©lectriques en demi-teinte, le gouvernement britannique a annoncĂ© ce 14 juillet 2025 le retour d’un dispositif d’aide Ă  l’achat de voitures Ă©lectriques pour les particuliers, mise en exercice de ce dispositif : 16 juillet 2025. L’objectif est de relancer une dynamique commerciale en berne, alors que le Royaume-Uni vise toujours l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves d’ici Ă  2035.

    Le Royaume-Uni relance une aide Ă  l’achat de voitures Ă©lectriques en 2025
    Jusqu’à 4 700 € de bonus pour l’achat d’un vĂ©hicule Ă©lectrique au Royaume-Uni dĂšs le 16 juillet 2025. (CrĂ©dit : nrqemi)

    Un bonus jusqu’à 3 750 £ pour les vĂ©hicules “les plus verts”

    Le dispositif, dotĂ© d’une enveloppe de 650 millions de livres (environ 750 millions d’euros), permettra aux acheteurs de vĂ©hicules 100 % Ă©lectriques ne dĂ©passant pas 37 000 £ (environ 43 000 €) de bĂ©nĂ©ficier d’une remise Ă  l’achat. Celle-ci pourra atteindre jusqu’à 3 750 £ (soit environ 4 500 €) pour les modĂšles jugĂ©s “les plus Ă©cologiques”, avec un niveau d’émissions et d’efficience Ă©nergĂ©tique optimisĂ©.

    Les vĂ©hicules moins “vertueux” mais toujours Ă©ligibles pourront, quant Ă  eux, bĂ©nĂ©ficier d’un bonus plus modeste allant jusqu’à 1 500 £ (soit 1 755 €). L’aide sera versĂ©e directement au concessionnaire, rĂ©duisant d’autant le coĂ»t pour le consommateur.

    Une réponse à la stagnation du marché

    Cette aide fait Ă©cho Ă  une situation prĂ©occupante : aprĂšs une progression soutenue entre 2020 et 2023, les ventes de vĂ©hicules Ă©lectriques au Royaume-Uni marquent le pas. D’aprĂšs la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), les particuliers ne reprĂ©sentent plus que 40 % des ventes de VE en 2025, contre 55 % en 2022. Les flottes professionnelles dominent dĂ©sormais le marchĂ©.

    Le gouvernement entend ainsi redonner un coup d’accĂ©lĂ©rateur Ă  la demande privĂ©e, en complĂ©ment de ses autres mesures : 63 millions de livres supplĂ©mentaires seront investis dans le dĂ©veloppement du rĂ©seau de bornes de recharge, notamment dans les zones rurales et pĂ©riurbaines.

    Un retour aux aides
 deux ans aprùs leur suppression

    Jusqu’en juin 2022, le Royaume-Uni proposait dĂ©jĂ  un “plug-in grant” d’un montant de 1 500 £. Ce dernier avait Ă©tĂ© supprimĂ© brusquement, au nom d’une “maturitĂ© suffisante du marchĂ©â€, selon les autoritĂ©s de l’époque. La rĂ©alitĂ© est tout autre : la transition Ă©lectrique reste fragile et les consommateurs peinent Ă  franchir le pas, notamment en raison du prix encore Ă©levĂ© des modĂšles neufs. Cette relance des aides, saluĂ©e par de nombreux acteurs du secteur, marque un revirement pragmatique. Reste Ă  voir si elle suffira Ă  convaincre les particuliers d’électrifier leur garage.

  • La recharge bidirectionnelle : quand la voiture devient productrice d’électricitĂ©

    La recharge bidirectionnelle : quand la voiture devient productrice d’électricitĂ©

    Longtemps cantonnĂ©e Ă  son rĂŽle de moyen de transport, la voiture Ă©lectrique s’émancipe. DĂ©sormais, elle peut aussi
 alimenter une maison, un appareil, voire contribuer Ă  stabiliser le rĂ©seau Ă©lectrique. En cause : la montĂ©e en puissance d’une technologie encore mĂ©connue, mais prometteuse — la recharge bidirectionnelle. Une innovation qui pourrait bien transformer chaque voiture Ă©lectrique en maillon actif de notre transition Ă©nergĂ©tique.

    Une circulation d’énergie dans les deux sens

    Aujourd’hui, recharger un vĂ©hicule Ă©lectrique est un geste simple et unidirectionnel : on branche, on recharge, on dĂ©branche.

    Crédit : CHUTTERSNAP

    Mais avec la recharge bidirectionnelle, une nouvelle dynamique s’installe. L’énergie ne va plus seulement du rĂ©seau vers la voiture, mais peut aussi circuler de la voiture vers le rĂ©seau, le domicile ou un appareil tiers.

    Techniquement, tout repose sur l’onduleur bidirectionnel, intĂ©grĂ© soit dans la borne de recharge, soit directement dans le vĂ©hicule. Ce composant permet de convertir le courant continu (DC) de la batterie en courant alternatif (AC), prĂȘt Ă  ĂȘtre injectĂ© dans un systĂšme domestique ou dans le rĂ©seau public.

    La communication entre le vĂ©hicule et l’infrastructure est assurĂ©e via le protocole ISO 15118, et un systĂšme de gestion intelligent (EMS) pilote automatiquement les flux d’énergie selon les besoins et les plages tarifaires.

    Trois usages concrets, trois fonctions complémentaires

    La technologie se dĂ©cline aujourd’hui en trois applications principales :

    ‱ V2G (Vehicle-to-Grid) : le vĂ©hicule restitue de l’électricitĂ© au rĂ©seau Ă©lectrique pour aider Ă  gĂ©rer les pics de consommation ou intĂ©grer les Ă©nergies renouvelables.
    ‱ V2H (Vehicle-to-Home) : la batterie alimente directement une habitation, optimisant la consommation selon les horaires ou les coupures Ă©ventuelles.
    ‱ V2L (Vehicle-to-Load) : la voiture devient une batterie portable, capable d’alimenter un appareil externe, via une simple prise 220 V.

    Certains modÚles proposent déjà cette fonctionnalité, comme la Hyundai Ioniq 5, la Kia EV6, ou la MG4, permettant par exemple de brancher un ordinateur, un outil de chantier, ou un réfrigérateur en camping.

    Crédit : Michael Fousert

    Une technologie encore coûteuse, mais en voie de démocratisation

    L’accĂšs Ă  la recharge bidirectionnelle reste pour l’instant rĂ©servĂ© Ă  une niche.

    Une borne bidirectionnelle coĂ»te aujourd’hui entre 3 000 € et 5 000 €, hors frais d’installation. Un investissement consĂ©quent, mais amenĂ© Ă  baisser Ă  mesure que la technologie se diffuse.

    Plusieurs dispositifs d’aides publiques sont Ă  l’étude pour accompagner cette transition et inciter les particuliers comme les collectivitĂ©s Ă  s’équiper.

    Un rĂ©servoir d’énergie en mouvement

    Le potentiel énergétique de cette technologie est considérable.

    Une voiture dotĂ©e d’une batterie de 60 kWh (standard actuel) peut alimenter un foyer pendant 2 Ă  3 jours en cas de coupure. Si 1 million de vĂ©hicules injectaient chacun 10 kWh, cela reprĂ©senterait 10 GWh mobilisables instantanĂ©ment : l’équivalent de la production de plusieurs centrales Ă©lectriques pendant plusieurs heures.

    De quoi imaginer un avenir oĂč les voitures, loin d’ĂȘtre des consommatrices passives, deviendraient des rĂ©servoirs d’énergie mobiles, participant activement Ă  la gestion du rĂ©seau.

    Quels véhicules sont compatibles avec la recharge bidirectionnelle ?

    Tous les vĂ©hicules Ă©lectriques ne sont pas encore capables de fournir de l’énergie Ă  l’extĂ©rieur. Trois conditions sont nĂ©cessaires :

    ‱ Un chargeur embarquĂ© capable de fonctionner en mode inversĂ© ;
    ‱ Un BMS (Battery Management System) compatible avec la dĂ©charge contrĂŽlĂ©e ;
    ‱ Un protocole de communication type ISO 15118 ou CHAdeMO (dans le cas de la Nissan Leaf).

      Plusieurs constructeurs ont déjà intégré cette technologie dans leurs modÚles actuels ou à venir :

      ‱ Nissan Leaf, pionniùre via CHAdeMO ;
      ‱ Kia EV6, Hyundai Ioniq 5, Volkswagen ID. Buzz ;
      ‱ Renault ScĂ©nic E-Tech (2024) ;
      ‱ Et bientît Tesla, avec ses nouveaux Superchargeurs V4, conçus pour le V2G.

      Crédit : Juice

      Une technologie en développement dans plusieurs régions du monde

      La France n’est pas en reste. EDF, Enedis, Renault et Stellantis pilotent plusieurs expĂ©rimentations avec le soutien des collectivitĂ©s locales.

      D’autres pays avancent rapidement sur le sujet :

      ‱ Japon : pionnier avec Nissan, qui dĂ©ploie ses vĂ©hicules dans des scĂ©narios post-catastrophe ;
      ‱ Pays-Bas : expĂ©rimentation Ă  l’échelle de quartiers entiers ;
      ‱ États-Unis (Californie) : flottes d’écoles et services publics en test ;
      ‱ Allemagne : intĂ©gration des VE dans des centrales virtuelles pilotĂ©es par les Ă©nergĂ©ticiens.

      Des acteurs technologiques en pleine croissance

      Au-delà des constructeurs, des entreprises spécialisées développent des solutions innovantes :

      ‱ Nuvve (États-Unis) : leader mondial du V2G, notamment pour les flottes ;
      ‱ Wallbox (Espagne) : sa borne rĂ©sidentielle Quasar 2 permet le V2H/V2G Ă  domicile ;
      ‱ The Mobility House (Allemagne) : pionnier de la gestion Ă©nergĂ©tique intelligente ;
      ‱ En France, des startups comme Mobilize Power Solutions ou Ijenko se positionnent sur ce crĂ©neau.

      Vers une voiture acteur du réseau

      La recharge bidirectionnelle redĂ©finit la place de l’automobile dans notre quotidien.

      Ce n’est plus seulement un outil de mobilitĂ©, mais une piĂšce du puzzle Ă©nergĂ©tique. Elle permet de valoriser l’énergie stockĂ©e, d’optimiser l’autoconsommation, de faire face aux imprĂ©vus, et surtout, de soutenir un rĂ©seau Ă©lectrique de plus en plus sollicitĂ©.

      Demain, brancher sa voiture ne signifiera plus seulement “faire le plein”. Cela pourra aussi signifier “donner au systĂšme”. Et participer, silencieusement, Ă  l’équilibre Ă©nergĂ©tique de demain.

    1. Ơkoda Epiq : le SUV électrique populaire arrive fin 2025 / début 2026

      Ơkoda Epiq : le SUV électrique populaire arrive fin 2025 / début 2026

      Ć koda affine ses ambitions sur le marchĂ© de l’électrique grand public avec un nouveau modĂšle attendu pour la fin 2025, l’Epiq. PrĂ©sentĂ© en tant que concept en 2024, ce « mini SUV » a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© aperçu lors d’essais routiers en Espagne, prĂšs de l’usine de production, dĂ©but juillet 2025. Avec une longueur de 4,10 m, il se positionne dans le segment des SUV compacts abordables, que convoitent Ă©galement Renault avec sa R4 E-Tech, CitroĂ«n avec l’ë-C3, ou encore Volkswagen avec l’ID.2. RepĂ©rĂ©e rĂ©cemment en Espagne sous un revĂȘtement camouflage, la Ć koda Epiq entre dĂ©sormais dans sa phase active de tests sur route.

      Ơkoda Epiq en essai routier en Espagne en juillet 2025, SUV électrique compact camouflé avant sa sortie prévue fin 2025.
      L’Epiq en phase de tests routiers, camouflĂ©e avant sa sortie prĂ©vue fin 2025. (CrĂ©dit : Auto review)

      Prix plancher, ambitions élevées

      Ć koda l’a promis : l’Epiq visera un prix d’appel autour de 25 000 € hors bonus Ă©cologique. Ce seuil psychologique est celui que tous les constructeurs ciblent pour dĂ©mocratiser l’électrique sans ruiner les automobilistes. Pour y parvenir, certaines concessions seront sans doute nĂ©cessaires sur les Ă©quipements des versions d’entrĂ©e de gamme. Cependant, le constructeur insiste : il s’agit d’un vĂ©hicule familial, pratique et connectĂ©, et non d’un produit low-cost.

      Un design solide pour une nouvelle Ăšre Ć koda

      Le design du Ć koda Epiq ne passe pas inaperçu, mĂȘme sous camouflage. Il inaugure le nouveau langage esthĂ©tique « Modern Solid », dĂ©jĂ  visible sur les derniers concepts de la marque. On retrouve une silhouette compacte, presque musclĂ©e, avec un capot plat, des lignes tendues, des projecteurs en forme de T, et un nom Ć KODA bien visible Ă  l’arriĂšre, Ă  la place du logo traditionnel. MĂȘme sous bĂąche, l’Epiq affiche clairement son positionnement : un SUV urbain robuste, pratique, mais moderne.

      Jusqu’à 400 km d’autonomie et recharge bidirectionnelle

      Bien que Ć koda n’ait pas encore communiquĂ© la fiche technique complĂšte, le concept Epiq dĂ©voilĂ© au printemps 2024 annonçait une autonomie supĂ©rieure Ă  400 km WLTP. Un chiffre crĂ©dible, mĂȘme si les premiĂšres versions commercialisĂ©es pourraient proposer une autonomie un peu plus modeste selon la batterie choisie.

      Nouveau design Ć koda Epiq avec lignes tendues et projecteurs en T
      La Ơkoda Epiq adopte le style Modern Solid, musclé et compact. (Crédit : Ơkoda)

      La recharge bidirectionnelle (V2L ou V2G) sera aussi au programme. Fonction encore rare dans cette gamme de prix, elle permet d’alimenter des appareils ou mĂȘme de rĂ©injecter de l’électricitĂ© dans le rĂ©seau domestique, sĂ©duisant ainsi les utilisateurs soucieux de leur empreinte Ă©nergĂ©tique.

      Un SUV taillĂ© pour l’Europe et fabriquĂ© en Espagne

      L’Epiq ne sera pas qu’un concept : il repose sur la nouvelle plateforme dĂ©diĂ©e MEB Entry, conçue pour les vĂ©hicules Ă©lectriques d’entrĂ©e de gamme du groupe Volkswagen. Contrairement Ă  d’autres Ć koda produites en RĂ©publique tchĂšque, ce modĂšle sera assemblĂ© Ă  Pampelune, en Espagne, aux cĂŽtĂ©s des Volkswagen ID.2 et Cupra Raval. Ce choix stratĂ©gique vise Ă  contenir les coĂ»ts tout en assurant une production 100 % europĂ©enne. Reste Ă  voir comment la qualitĂ© sera impactĂ©e par ce changement d’usine et la rĂ©duction des coĂ»ts.

      Intérieur épuré, à la limite du simplisme

      À bord, le concept Epiq de Ć koda mise principalement sur un grand Ă©cran central. Ce parti pris s’inscrit dans la lignĂ©e du groupe VAG avec Audi ou Volkswagen : un minimum de boutons physiques pour les fonctions essentielles, et des matĂ©riaux recyclĂ©s, comme du plastique, utilisĂ©s pour le tableau de bord ou la console centrale. Un style futuriste qui peut dĂ©router certains conducteurs.

      Intérieur de la Ơkoda Epiq avec écran central et design minimaliste
      Une planche de bord épurée, 100 % numérique, typique des derniÚres électriques VAG. (Crédit : Ơkoda)

      Concernant la capacité de chargement, Ơkoda annonce un volume de coffre de 490 litres, étonnamment généreux pour un véhicule citadin, ce qui le rendra particuliÚrement attractif pour les jeunes familles.

      Un modÚle-clé pour Ơkoda et le groupe VAG

      L’enjeu est majeur pour la marque tchĂšque. L’Epiq doit devenir l’un des piliers de l’offre Ă©lectrique de Ć koda, avec l’objectif affichĂ© de 70 % de ventes Ă©lectriques en Europe d’ici 2030. Plus largement, ce SUV compact doit permettre au groupe Volkswagen de rattraper son retard sur le segment des Ă©lectriques abordables, face Ă  la montĂ©e des offres chinoises, mais aussi de Renault, Fiat ou CitroĂ«n.

      Avec ce Ć koda Epiq, la marque tchĂšque ne se contente pas de proposer un SUV compact supplĂ©mentaire. Il s’agit d’un modĂšle stratĂ©gique, un tournant dĂ©cisif dans l’électrification de leur gamme. Ć koda avance sur un terrain initiĂ© par Renault (Dacia) en Europe : un prix raisonnable, une autonomie crĂ©dible, une fabrication europĂ©enne et un design moderne. En attendant sa prĂ©sentation officielle fin 2025, ce petit SUV Ă©lectrique s’annonce comme un sĂ©rieux concurrent face Ă  la Dacia Spring ou aux derniĂšres Renault 4 E-Tech.

    2. Lucid Air Grand Touring : record mondial d’autonomie validĂ© par le Guinness World Records

      Lucid Air Grand Touring : record mondial d’autonomie validĂ© par le Guinness World Records

      Lucid Motors a battu un record mondial d’autonomie avec sa berline Ă©lectrique Air Grand Touring, en parcourant 1 205 kilomĂštres sans recharge. Le trajet, effectuĂ© entre St. Moritz (Suisse) et Monaco de BaviĂšre (Allemagne), a Ă©tĂ© certifiĂ© par le Guinness World Records dĂ©but juillet 2025. Objectif : dĂ©montrer la performance Ă©nergĂ©tique de son systĂšme de propulsion Ă©lectrique.

      Lucid Air Grand Touring en route pendant son record d’autonomie Ă©lectrique certifiĂ© Guinness
      La Lucid Air Grand Touring a parcouru 1 205 km sans recharge, entre St. Moritz et Munich. (CrĂ©dit : Lucid)

      Un trajet transfrontalier, une performance mondiale

      La performance a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dĂ©but juillet 2025 par le pilote turc Umit Sabanci, Ă  bord d’un exemplaire de sĂ©rie de la Lucid Air Grand Touring. Le trajet a couvert 1 205 km en conditions rĂ©elles, sans recharge ni modification du vĂ©hicule. Le point de dĂ©part se situait Ă  St. Moritz, en Suisse, et l’arrivĂ©e Ă  Munich (Monaco de BaviĂšre), en Allemagne.

      L’exploit a Ă©tĂ© officiellement validĂ© par le Guinness World Records, qui a confirmĂ© l’authenticitĂ© du vĂ©hicule, le respect des distances et l’absence de recharge pendant le trajet.

      Une fiche technique Ă  la hauteur

      La Lucid Air Grand Touring dispose d’une batterie de 112 kWh utiles, selon les spĂ©cifications constructeur. Son systĂšme de propulsion repose sur une architecture 900 volts, lui permettant des rendements Ă©nergĂ©tiques Ă©levĂ©s. Le vĂ©hicule affiche Ă©galement un coefficient de traĂźnĂ©e (Cx) de 0,197, l’un des plus bas du marchĂ©.

      Le modĂšle est homologuĂ© en Europe et figure parmi les berlines Ă©lectriques offrant l’une des plus grandes autonomies disponibles actuellement.

      Une démonstration grandeur nature

      Le record s’inscrit dans une stratĂ©gie de dĂ©monstration de la technologie Lucid, en conditions rĂ©elles. Le conducteur a respectĂ© les limitations de vitesse et les rĂšgles de circulation sur des routes ouvertes. Aucun dispositif externe de recharge ou d’assistance n’a Ă©tĂ© utilisĂ©, conformĂ©ment aux exigences du Guinness World Records.

      « Ce record d’autonomie reprĂ©sente une Ă©tape importante. C’est une nouvelle dĂ©monstration claire de l’avance technologique qui dĂ©finit Lucid », a dĂ©clarĂ© Eric Bach, vice-prĂ©sident principal des produits et ingĂ©nieur en chef chez Lucid Motors.

      Umit Sabanci et l’équipe Lucid Motors devant la Lucid Air Grand Touring aprĂšs le record d’autonomie Ă©lectrique certifiĂ© Guinness World Records
      Umit Sabanci pose avec la Lucid Air Grand Touring et le certificat Guinness, aprĂšs avoir parcouru 1 205 km sans recharge. (CrĂ©dit : Lucid)

      Une référence sur le marché des véhicules électriques

      Lucid dĂ©passe ici le prĂ©cĂ©dent record Ă©tabli par Mercedes avec la Vision EQXX, qui avait parcouru 1 045 km sur une seule charge. Contrairement au prototype de Mercedes, la Lucid Air Grand Touring est un modĂšle commercialisĂ©, disponible en Europe depuis 2023.

      Ce record valide non seulement les ambitions technologiques de Lucid, mais montre aussi que les vĂ©hicules Ă©lectriques de sĂ©rie sont dĂ©sormais capables de franchir des distances dignes des meilleures berlines thermiques. Une Ă©tape symbolique, mais bien rĂ©elle, pour l’électromobilitĂ©.

    3. Avion électrifié : la France entre dans la danse

      Avion électrifié : la France entre dans la danse

      L’avion est rĂ©guliĂšrement au centre des polĂ©miques liĂ©es au dĂ©rĂšglement climatique et aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Il est donc normal que le secteur aĂ©ronautique rĂ©flĂ©chisse, comme l’automobile avant lui, Ă  son Ă©lectrification (au petit dĂ©tail prĂšs que l’on ne fait pas voler un monstre d’acier de 40 tonnes comme on fait rouler une citadine).

      Au cƓur de ce marchĂ© relativement jeune promis Ă  une croissance exponentielle et qui bouillonne Ă  l’international, on retrouve de nombreux acteurs français, grands groupes comme jeunes start-ups, bien dĂ©cidĂ©s Ă  faire de la France une pionniĂšre de l’aviation Ă©lectrique, comme elle a Ă©tĂ© l’une des pionniĂšres de l’aviation thermique. 

      Les belles promesses de l’avion Ă©lectrique français

      En France, si Airbus est actif sur le secteur de l’aĂ©ronautique Ă©lectrifiĂ©e depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, c’est plutĂŽt du cĂŽtĂ© des jeunes pousses que l’on trouve les projets les plus aboutis. En tĂȘte des plus belles rĂ©ussites du pays, on trouve ainsi Aura Aero.

      BasĂ©e Ă  Toulouse, l’épicentre de l’aviation en Europe, cette start-up a fait voler pour la premiĂšre fois, en dĂ©cembre 2024, son aĂ©ronef biplace Integral E qui, comme son nom le sous-entend, est propulsĂ© par un moteur 100 % Ă©lectrique. Une piĂšce fournie par un gĂ©ant de l’industrie aĂ©ronautique mondiale, le groupe français Safran. BaptisĂ© Engineus, il s’agit du premier moteur Ă©lectrique d’avion dans le monde Ă  recevoir la certification d’une grande agence, l’Agence de l’Union europĂ©enne pour la sĂ©curitĂ© aĂ©rienne (AESA), lui permettant donc d’ĂȘtre produit en sĂ©rie.

      Certes, l’Integral E ne propose qu’entre 1 h et 1 h 30 d’autonomie, mais il est possible de le recharger en 30 minutes et ainsi de proposer des allers-retours rĂ©gionaux, ou tout simplement servir Ă  la formation de futurs pilotes. Et ce n’est qu’un dĂ©but pour Aura Aero qui, en parallĂšle de l’Integral E, a Ă©galement dĂ©veloppĂ© l’ERA capable, lui, de transporter 19 passagers, toujours pour des trajets rĂ©gionaux. ÉquipĂ© d’un moteur hybride, il devrait effectuer ses premiers vols en 2026. 

      avion-electrique-aura-aero-integral-e.jpg
      Crédit : Aura Areo

      Autant de projets rendus rĂ©alisables notamment via l’injection de fonds europĂ©ens Ă  hauteur de 95 millions d’euros, preuve que l’avion “zĂ©ro Ă©mission” n’est pas qu’un fantasme, mais bien un projet sĂ©rieux portĂ© par les institutions elles-mĂȘmes. Aura Aero n’est pas la seule entreprise française Ă  illustrer les ambitions du pays concernant l’électrification de l’aviation puisque VoltAero dĂ©veloppe, depuis son QG en Charente-Maritime, un avion baptisĂ© Cassio 330, Ă©quipĂ© de moteurs hybrides et dont le lancement est prĂ©vu en 2026.

      De quoi dĂ©jĂ  intĂ©resser les investisseurs, dont l’AmĂ©ricain AltiSky qui a injectĂ© plus de deux millions de dollars dans l’entreprise française dans le cadre d’un partenariat qui verra la construction d’une usine VoltAero aux États-Unis afin de conquĂ©rir le marchĂ© nord-amĂ©ricain, friand de ces solutions interrĂ©gionales. 

      Crédit : VoltAero

      Un engouement mondial pour l’aviation Ă©lectrique

      Bien entendu, la France n’est pas la seule sur ce marchĂ© en plein boom. En effet, s’il pĂšse aujourd’hui une dizaine de milliards de dollars Ă  l’international, les prospectives les plus optimistes laissent penser que l’aĂ©ronautique Ă©lectrifiĂ©e pourrait atteindre 70 milliards de revenus annuels en 2034, suivant une croissance Ă  deux chiffres tous les ans.

      Ainsi, les projets ambitieux fleurissent aux quatre coins du monde. Du Canada, oĂč Harbour Air rĂ©trofit de vieux coucous en leur implantant des moteurs hybrides (la barre des 100 vols a Ă©tĂ© rĂ©cemment dĂ©passĂ©e) au Royaume-Uni oĂč ZeroAvia avance vitesse grand V sur l’hydrogĂšne enchaĂźnant les vols d’essai et les levĂ©es de fonds en passant par la SuĂšde oĂč l’on attend le premier vol d’essai d’un hybride de 30 places signĂ© Heart Aerospace.

      Et la Chine alors ? Sans surprise, c’est leader mondial du marchĂ© des batteries pour vĂ©hicules Ă©lectriques, CATL, qui se pose en fer de lance de l’aĂ©ronautique aux watts. En 2024, le groupe annonçait que son partenariat avec le constructeur chinois Comac avait donnĂ© naissance Ă  un avion de 4 tonnes et 19 places capable de parcourir 500 kilomĂštres en tout Ă©lectrique. Pas de doute, le pays phare de la voiture Ă©lectrique compte bien tenir son rang sur le marchĂ© de l’aviation. 

      Crédit : ZeroAvia
    4. Renault Rafale : le nouveau visage de la mobilité présidentielle pour le 14 juillet

      Renault Rafale : le nouveau visage de la mobilité présidentielle pour le 14 juillet

      Paris, 14 juillet — C’est officiel : le PrĂ©sident de la RĂ©publique ouvre aujourd’hui le dĂ©filĂ© du 14 juillet Ă  bord du Renault Rafale, symbole d’un retour emblĂ©matique de la marque au losange au garage de l’ÉlysĂ©e. Ce choix marque une nouvelle Ă©tape dans l’histoire de l’automobile française.

      Renault Rafale voiture présidentielle officielle lors du défilé du 14 juillet 2024
      Le Renault Rafale, véhicule officiel du Président de la République pour le défilé du 14 juillet 2024 à Paris.

      Un retour aux sources avec prestige

      Pour la premiĂšre fois depuis 2012, c’est un vĂ©hicule Renault qui est employĂ© comme voiture officielle du chef de l’État, prenant la succession de la DS 7 Crossback ÉlysĂ©e. Ce retour renforce l’ancrage historique de Renault auprĂšs des prĂ©sidents depuis la Renault 40 CV en 1920. Cette version prĂ©sidentielle arbore une carrosserie bleu sombre spĂ©cifique, une calandre tricolore et un blindage conforme aux normes de sĂ©curitĂ© de l’ÉlysĂ©e.

      Motorisation hybride performante et efficiente

      BasĂ© sur la plateforme CMF‑CD, le Rafale propose deux motorisations E‑Tech. La version de 200 ch en traction associe un moteur essence 1,2 L turbo Ă  deux moteurs Ă©lectriques pour une puissance combinĂ©e de 200 ch, un couple de 410 Nm, un 0‑100 km/h en 8,9 s, une consommation de 4,7 Ă  5,0 L/100 km et des Ă©missions d’environ 105 g/km de CO₂.

      La version hybride rechargeable E‑Tech 4×4 de 300 ch combine un deuxiĂšme moteur Ă©lectrique sur l’essieu arriĂšre et une batterie de 22 kWh, permettant jusqu’à 105 km d’autonomie 100 % Ă©lectrique, 1 000 km d’autonomie totale, un 0‑100 km/h en 6,4 s, une consommation mixte extrĂȘmement basse (~0,5‑0,9 L/100 km) et des Ă©missions de 15‑19 g/km CO₂.

      Un intérieur technologique et responsable

      L’habitacle est moderne et connectĂ©, dotĂ© d’un double Ă©cran OpenR Link de 12  » (instrumentation + infodivertissement), Android Automotive avec Google Maps et assistant vocal. Le systĂšme inclut des aides Ă  la conduite comme la conduite semi‑autonome de niveau 2, le rĂ©gulateur adaptatif et le systĂšme 4Control advanced avec suspension pilotĂ©e pour un confort maximal.

      Des options comme le toit panoramique opacifiant SolarbayÂź, les siĂšges Esprit Alpine, les jantes 21″ et la finition de luxe Alpine complĂštent l’expĂ©rience premium.

      Une image politique forte

      Le choix du Renault Rafale comme voiture prĂ©sidentielle affirme clairement la volontĂ© de promouvoir l’industrie automobile française, en alliant prestige, innovation et engagement Ă©cologique. Ce vĂ©hicule prĂ©sidentiel devient le reflet d’une RĂ©publique moderne, soucieuse de son image, tournĂ©e vers l’avenir et respectueuse de ses engagements environnementaux.

    5. Robotaxis Tesla : extension du service à Austin malgré les défis

      Robotaxis Tesla : extension du service à Austin malgré les défis

      Tesla a annoncĂ© l’extension de sa zone d’exploitation pour les robotaxis Ă  Austin (Texas), poursuivant ainsi son offensive dans le domaine des vĂ©hicules autonomes. Cette dĂ©cision s’inscrit dans un contexte de baisse des ventes mondiales et de renforcement de la concurrence sur le marchĂ© de l’électromobilitĂ©.

      Robotaxi Tesla Model Y circulant Ă  Austin, Texas
      Crédit : Eric Gay / AP

      Une extension des robotaxis confirmée à Austin

      Selon le Austin American-Statesman, Elon Musk a dĂ©clarĂ© que Tesla allait Ă©largir la zone gĂ©ographique desservie par ses robotaxis dans la ville d’Austin. Le service, initialement limitĂ© Ă  un pĂ©rimĂštre restreint depuis le 22 juin 2025, va couvrir une zone plus vaste dans les jours Ă  venir. Pour l’heure, les vĂ©hicules continuent de circuler avec un conducteur de sĂ©curitĂ© Ă  bord, conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation locale.

      Une réponse à une conjoncture difficile

      Cette annonce intervient alors que Tesla fait face Ă  une baisse de ses livraisons mondiales. L’entreprise a vendu 384 122 vĂ©hicules au deuxiĂšme trimestre 2025, soit un recul de 13,5 % par rapport Ă  la mĂȘme pĂ©riode de l’an dernier.

      MalgrĂ© ce contexte, le marchĂ© a rĂ©agi positivement Ă  l’annonce de l’expansion des robotaxis. Le titre Tesla a enregistrĂ© une hausse de 4,7 % Ă  la Bourse aprĂšs la dĂ©claration d’Elon Musk.

      Une intégration du chatbot Grok sous surveillance

      En parallĂšle, Musk a confirmĂ© que Tesla prĂ©voit d’intĂ©grer prochainement le chatbot Grok, dĂ©veloppĂ© par la sociĂ©tĂ© xAI, dans ses vĂ©hicules. Cette fonctionnalitĂ© sera disponible avec la prochaine mise Ă  jour des systĂšmes embarquĂ©s.

      Robotaxi Tesla Model Y circulant Ă  Austin, Texas
      Crédit : Eli Hartman/Getty Images

      Cependant, l’intĂ©gration de Grok soulĂšve des interrogations. Des utilisateurs ont relevĂ© des rĂ©ponses inappropriĂ©es produites par le chatbot dans certaines situations. L’entreprise n’a pas dĂ©taillĂ© les mesures prĂ©vues pour encadrer cette intĂ©gration.

      Un encadrement réglementaire toujours strict pour les robotaxis

      Le dĂ©veloppement des robotaxis aux États-Unis reste encadrĂ© par une rĂ©glementation stricte. Depuis les incidents ayant impliquĂ© la sociĂ©tĂ© Cruise (filiale de General Motors) en 2023, plusieurs États, dont la Californie, ont durci les conditions d’expĂ©rimentation des vĂ©hicules autonomes. Tesla, qui n’a pas encore obtenu de permis d’exploitation sans conducteur de sĂ©curitĂ©, reste surveillĂ©e de prĂšs par les rĂ©gulateurs locaux.

    6. L’électromobilitĂ© : enjeux et perspectives d’avenir

      L’électromobilitĂ© : enjeux et perspectives d’avenir

      Si elle occupe aujourd’hui le devant de la scĂšne, l’électromobilitĂ© n’est pas une mode passagĂšre, mais bien l’un des piliers d’une transition globale en cours. RĂ©duction des Ă©missions, indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique, relance industrielle : les enjeux sont multiples, et les rĂ©ponses qu’apporte l’électrique vont bien au-delĂ  du simple changement de motorisation. Alors, pourquoi l’électromobilitĂ© ? Tentons d’y voir plus clair.

      Enjeux Ă©cologiques : moins de CO₂, mais pas sans impact !

      Le transport routier reprĂ©sente 15 % des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre mondiales. En remplaçant les vĂ©hicules thermiques par des vĂ©hicules Ă©lectriques, alimentĂ©s par une Ă©nergie de plus en plus dĂ©carbonĂ©e, on agit directement sur cette source majeure de pollution. 

      voiture-electrique-recharge.jpg
      CrĂ©dit : Nerijus jakimavičius

      Pour mesurer l’impact positif de ces vĂ©hicules sur l’écosystĂšme, le cycle de vie complet d’un vĂ©hicule Ă©lectrique doit ĂȘtre pris en compte. Selon l’Agence de l’environnement et de la maĂźtrise de l’énergie (ADEME), un vĂ©hicule Ă©lectrique Ă©met en moyenne trois fois moins de CO₂ qu’un vĂ©hicule thermique sur l’ensemble de son cycle de vie, Ă  condition que l’électricitĂ© utilisĂ©e soit issue de sources renouvelables.

      Autre atout de taille : l’absence d’émissions locales. ZĂ©ro rejet Ă  l’échappement, cela signifie moins de particules fines, d’oxydes d’azote (NOₓ) et de nuisances sonores. D’aprĂšs l’OMS, la pollution de l’air provoque plus de 300 000 dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©s chaque annĂ©e en Europe, avec une part importante liĂ©e aux transports. En ville, cela se traduirait directement par une meilleure qualitĂ© de l’air, avec un bĂ©nĂ©fice clair pour la santĂ© publique.

      Mais le bilan Ă©cologique n’est pas tout blanc. Les batteries, cƓurs des vĂ©hicules Ă©lectriques, posent de vrais dĂ©fis environnementaux. Leur fabrication est Ă©nergivore et repose sur l’extraction de matĂ©riaux comme le lithium, le cobalt ou le nickel, dont les procĂ©dĂ©s d’extraction posent question. Heureusement, les filiĂšres de recyclage, bien qu’encore jeunes, sont prometteuses. Aujourd’hui, des startups françaises parviennent Ă  recycler une batterie Ă  hauteur de 90 Ă  95 %.

      Enjeux énergétiques : sortir du pétrole, entrer dans la flexibilité

      L’électromobilitĂ©, c’est aussi une stratĂ©gie d’indĂ©pendance. En 2025, l’Union europĂ©enne importe plus de 90 % de son pĂ©trole.

      Alimenter une voiture avec de l’électricitĂ© permet de s’affranchir en partie de cette dĂ©pendance et de regagner une forme de souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique, surtout si l’on mise sur des sources d’électricitĂ© locales et bas-carbone : solaire, Ă©olien, nuclĂ©aire.

      voiture-electrique-recharge.jpg
      Crédit : M W

      Mais ce virage demande de l’anticipation. L’augmentation du nombre de vĂ©hicules Ă©lectriques va faire grimper la demande en Ă©lectricitĂ©. Si cette demande est couverte par des Ă©nergies carbonĂ©es, le gain peut ĂȘtre annulĂ©. De ce fait, les leaders europĂ©ens de la recharge (comme Spark Alliance) proposent aux conducteurs de vĂ©hicules Ă©lectriques de consommer une Ă©nergie 100 % renouvelable.

      Enjeux économiques : une nouvelle industrie
 mais des risques à gérer

      Au-delĂ  de l’environnement, l’électromobilitĂ© reprĂ©sente une opportunitĂ© Ă©conomique majeure pour les industriels. De nouvelles filiĂšres se crĂ©ent : batteries, bornes de recharge, logiciels embarquĂ©s, services connectĂ©s
 En Europe, des « gigafactories » voient le jour, et les investissements se comptent en milliards — de quoi permettre Ă  de nouveaux acteurs de s’implanter dans un secteur automobile historiquement difficile d’accĂšs.

      Du cĂŽtĂ© des usagers, le coĂ»t Ă  l’usage est souvent plus avantageux que pour le thermique sur le long terme : l’entretien est considĂ©rablement rĂ©duit, la recharge coĂ»te moins cher que le plein, et des bonus Ă©cologiques sont proposĂ©s par l’État. Les freins Ă  l’accĂšs commencent Ă  tomber, notamment grĂące au dĂ©veloppement du marchĂ© de l’occasion pour les vĂ©hicules Ă©lectriques.

      Crédit : Mabel Amber

      Mais cette mutation n’est pas sans secousses. L’industrie automobile traditionnelle concerne des centaines de milliers d’emplois, notamment dans les chaĂźnes de montage, les garages ou chez les sous-traitants. La reconversion des compĂ©tences est un dĂ©fi social majeur, afin de permettre Ă  toutes ces femmes et tous ces hommes de poursuivre une activitĂ© professionnelle convenable. À ce sujet, la Commission europĂ©enne a actĂ© en fĂ©vrier 2025 le projet Clean Industrial Deal. Ce pacte vise Ă  soutenir la transition des filiĂšres industrielles vers des technologies bas-carbone, avec un accent fort sur la mobilitĂ© Ă©lectrique. Il promet la crĂ©ation de 500 000 nouveaux emplois dans l’électromobilitĂ© d’ici Ă  2030.

      L’électromobilitĂ© reprĂ©sente une avancĂ©e majeure vers un avenir plus durable et plus indĂ©pendant. Bien que les dĂ©fis environnementaux et Ă©conomiques soient nombreux, les bĂ©nĂ©fices pour la santĂ© publique, l’indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique et la relance industrielle sont indĂ©niables. Il est crucial de continuer Ă  innover et Ă  investir dans des solutions durables pour maximiser ces avantages.

    7. États ou entreprises, qui booste l’installation des bornes de recharge ? 

      États ou entreprises, qui booste l’installation des bornes de recharge ? 

      C’est un sujet au cƓur de tous les dĂ©bats concernant la transition Ă©nergĂ©tique : l’installation massive de bornes de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques. Si les chiffres sont plutĂŽt bons et en croissance constante, une autre question se pose, qui porte rĂ©ellement ce dĂ©veloppement ? Les entreprises, les États ou les deux ? 

      À mesure que la transition Ă©nergĂ©tique s’accĂ©lĂšre, la course Ă  l’installation de bornes de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques devient un enjeu stratĂ©gique majeur. Mais derriĂšre la croissance relativement rapide du rĂ©seau, il y a un mix entre politiques, initiatives business et, parfois, partenariats entre le public et le privĂ©. 

      Installation de bornes de recharge : les pouvoirs publics mettent le contact


      Dans de nombreux pays, la volontĂ© politique a servi de dĂ©clencheur. L’Union europĂ©enne, notamment, s’est fixĂ©e d’ambitieux objectifs concernant la transition Ă©nergĂ©tique avec, en tĂȘte, l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves Ă  partir de 2035. Les États membres ont ensuite suivi la voie et multipliĂ© les plans de soutien Ă  la mobilitĂ© Ă©lectrique. La France, par exemple, a mis en place des aides financiĂšres pour l’installation de bornes, notamment la prime « Advenir » pour les habitants d’immeubles.

      Les États utilisent Ă©galement l’outil lĂ©gislatif afin d’encourager l’installation de points de recharge.  En effet, certains pays imposent aux immeubles neufs, parkings publics et centres commerciaux de proposer un pourcentage de places Ă©quipĂ©es de bornes de recharge. En Europe, l’obligation d’installer des bornes de recharge dans les bĂątiments neufs ou rĂ©novĂ©s dĂ©coule de la directive EPBD de 2021. Cette derniĂšre exige un prĂ©-Ă©quipement — le fait d’anticiper l’installation future de bornes de recharge dĂšs la construction — pour les bĂątiments rĂ©sidentiels et l’installation de bornes dans les bĂątiments non rĂ©sidentiels dĂšs 10 places de parking. 

      installation bornes recharge autoroute europe
      Crédit : Pexels Bruggi

      Mais certains pays comme la France, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni ne se contentent pas de suivre ces rĂšgles et ont dĂ©cidĂ© de frapper plus fort. Par exemple, la France et l’Allemagne imposent jusqu’à 100 % de prĂ©-Ă©quipement dans les parkings rĂ©sidentiels neufs, tandis que les Pays-Bas et le Royaume-Uni ordonnent systĂ©matiquement des bornes dans les nouvelles constructions commerciales et rĂ©sidentielles. Mais il ne s’agit pas seulement d’obliger. En parallĂšle, l’investissement public reste massif : en Allemagne notamment, un plan de 6,3 milliards d’euros a Ă©tĂ© engagĂ© jusqu’en 2026 pour soutenir le dĂ©veloppement d’infrastructures de recharge.

      
 Et le privĂ© appuie sur l’accĂ©lĂ©rateur

      Si les États donnent l’impulsion, ce sont souvent les entreprises qui assurent le dĂ©ploiement concret des bornes. De Tesla Ă  Fastned en passant par Ionity, Allego ou TotalEnergies, les grands acteurs du privĂ© de l’énergie investissent, depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ , et portĂ©s par les ambitions gouvernementales citĂ©es plus haut, dans le dĂ©ploiement de rĂ©seaux de bornes de recharge. Pour le moment situĂ©es principalement sur les grands axes, les mĂ©tropoles et les grandes zones commerciales, ces bornes promettent un retour sur investissement qui suivra la hausse du parc de voitures Ă©lectriques et sont donc trĂšs intĂ©ressantes pour ces multinationales.

      installation bornes recharge parkings
      Crédit : Pexels Jakubzerdzicki

      Concernant les zones rurales, les villes moins densĂ©ment peuplĂ©es ou les routes secondaires, vues comme moins rentables Ă  court, voire moyen terme, les partenariats public-privĂ© se multiplient. Dans plusieurs pays europĂ©ens, ils jouent un rĂŽle clĂ© pour dĂ©velopper des bornes de recharge dans ces zones encore oubliĂ©es. En France, l’État finance certains projets privĂ©s jusqu’à 50 % via l’ADEME quand, en Allemagne, le programme Deutschlandnetz subventionne massivement des stations de recharge rapide, exploitĂ©es par des acteurs du privĂ©. Le Royaume-Uni, avec son programme LEVI, soutient aussi les collectivitĂ©s locales qui s’associent Ă  des opĂ©rateurs privĂ©s. Les Pays-Bas, de leur cĂŽtĂ©, ont mis en place des appels d’offres rĂ©gionaux qui permettent Ă  des entreprises de financer en partie l’installation et l’exploitation de stations de recharge. Des projets qui permettent aux entreprises de sĂ©curiser des parts de marchĂ© sur le long terme et aux pouvoirs publics d’atteindre leurs objectifs.  

      Enfin, dans le secteur rĂ©sidentiel et tertiaire, des start-ups et PME prennent aussi une part croissante du marchĂ©. Certaines entreprises voient dans l’installation de bornes une diversification naturelle de leur activitĂ©, Ă  l’image des Ă©nergĂ©ticiens ou des entreprises de travaux publics. C’est le cas notamment de Sungrow — dont on parle ici — spĂ©cialiste du photovoltaĂŻque qui a lancĂ© une filiale dĂ©diĂ©e aux bornes de recharge il y a une dizaine d’annĂ©es. 

      Les États et les entreprises en covoiturage sur l’installation de bornes de recharge

      La dynamique actuelle repose donc sur une interaction entre incitations publiques et stratĂ©gies privĂ©es. Quand les États poussent Ă  l’adoption des vĂ©hicules Ă©lectriques, ils sont obligĂ©s, par ricochet, d’encourager l’installation de bornes de recharge. Et les entreprises y voient un levier financier intĂ©ressant et investissent pour ne pas louper le coche. 

      Et si les prioritĂ©s de chacun ne sont pas toujours alignĂ©es (le privĂ© privilĂ©gie des implantations rentables et les pouvoirs publics cherchent Ă  garantir un maillage le plus couvrant possible), la solution des cofinancements est une bonne solution pour inciter les entreprises Ă  miser sur des installations moins attirantes, mais cruciales pour convaincre le plus de monde possible de passer Ă  l’électrique.

      Dans certains pays, comme les Pays-Bas citĂ©s plus haut, le succĂšs de la mobilitĂ© Ă©lectrique (plus d’un tiers de voitures Ă©lectriques dans le parc) repose ainsi sur l’équilibre entre un cadre lĂ©gislatif et fiscal incitatif et les investissements prĂ©coces des entreprises locales. Un exemple Ă  suivre !