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  • BYD SEALION 5 DM-i : SUV hybride familial

    BYD SEALION 5 DM-i : SUV hybride familial

    Un nouveau SUV hybride rechargeable arrive sur le marché avec une ambition claire. BYD veut séduire les familles recherchant plus d’efficience et de polyvalence. Le SEALION 5 DM-i combine espace, technologie et sobriété avec une offre de lancement attractive.

    BYD SEALION 5 DM-i vue de profil, SUV hybride familial
    Vue de profil du BYD SEALION 5 DM-i, alliant style et habitabilité pour les familles. (Crédit : BYD)

    Un SUV pensé pour les familles modernes

    Le lancement du SEALION 5 DM-i marque une étape importante pour BYD, car la marque souhaite offrir une alternative crédible aux modèles thermiques classiques. Grâce à son architecture optimisée et à son grand empattement, il propose un espace intérieur remarquable qui répond précisément aux attentes des familles.

    Par ailleurs, la technologie Super Hybride avec DM vise à réduire les dépenses quotidiennes tout en assurant une grande autonomie. Cette approche permet donc de concilier confort, praticité et coût d’usage contenu. En outre, le véhicule repose sur la batterie Blade et sur le moteur essence Xiaoyun, deux éléments clés de l’offre technologique de BYD. Ces innovations s’accompagnent d’équipements modernes, comme l’accès NFC par smartphone ou la fonction Vehicle-to-Load capable d’alimenter des appareils externes. Ces fonctionnalités renforcent l’attractivité du modèle pour les conducteurs à la recherche de polyvalence.

    Un design extérieur entre style et utilité

    Le SEALION 5 DM-i affiche une silhouette affirmée qui combine lignes nettes et surfaces musclées. Sa face avant se distingue grâce aux projecteurs full LED et à une calandre travaillée qui élargit visuellement le véhicule. Ce choix stylistique donne une présence dynamique sans compromettre la sobriété générale.

    Ensuite, les flancs mettent en valeur des panneaux inférieurs épurés et un montant D contrasté. Cette approche crée un effet de toit flottant qui apporte une touche plus premium. À l’arrière, le bandeau lumineux traverse toute la largeur et renforce l’identité moderne du SUV. Cette signature lumineuse, associée au becquet intégré, améliore l’aérodynamisme tout en assurant une finition élégante. Enfin, les dimensions généreuses garantissent un volume intérieur parmi les meilleurs du segment.

    BYD SEALION 5 DM-i gros plan, design extérieur détaillé
    Gros plan sur le BYD SEALION 5 DM-i, révélant les détails du design et la finition soignée du SUV hybride. (Crédit : BYD)

    Un habitacle inspiré de la nature

    À l’intérieur, le SEALION 5 DM-i mise sur des formes fluides et une atmosphère légère. Les deux écrans centraux structurent la planche de bord et renforcent l’ergonomie. Par ailleurs, l’interface 12,8 pouces dispose d’un système d’infodivertissement complet comprenant commandes vocales, connectivité intégrée et mises à jour OTA. Cette approche technologique favorise une utilisation intuitive au quotidien.

    De plus, les gestes à trois doigts permettent d’ajuster facilement chauffage ou ventilation. Ce choix ergonomique améliore la sécurité en réduisant les distractions. L’espace à bord se montre également généreux, car cinq adultes peuvent voyager confortablement. Le coffre offre 463 litres, et la modularité permet d’atteindre 1 410 litres grâce au rabattement 40/60. La finition Design ajoute d’ailleurs un hayon motorisé pour faciliter le chargement. Enfin, la fonction V2L de série ouvre de nouveaux usages, notamment lors de sorties, en alimentant des appareils jusqu’à 3,3 kW.

    Une technologie Super Hybride

    Le système DM-i repose sur une gestion intelligente qui privilégie la conduite électrique. En effet, le moteur essence alimente principalement la batterie et le moteur électrique, assurant un comportement proche d’un véhicule 100 % électrique. Ainsi, la douceur de conduite demeure constante, même lors des trajets prolongés. Lorsque la demande de puissance augmente, le système peut fonctionner en parallèle. Cette flexibilité garantit une transition fluide entre les deux modes. Avec jusqu’à 86 km d’autonomie électrique, le SEALION 5 DM-i permet de réduire drastiquement l’usage du carburant. De plus, la consommation mixte peut descendre à 2,1 L/100 km, ce qui constitue un argument majeur pour les conducteurs soucieux de leurs dépenses. L’autonomie totale dépasse 1 000 km, permettant de longs trajets sans contrainte.

    BYD SEALION 5 DM-i intérieur, tableau de bord et écran tactile
    Tableau de bord du BYD SEALION 5 DM-i avec écran tactile et commandes vocales pour une expérience connectée. (Crédit : BYD)

    Deux finitions adaptées à des besoins différents

    La finition Comfort utilise une batterie de 12,96 kWh offrant jusqu’à 62 km d’autonomie électrique. Elle réalise le 0 à 100 km/h en 7,7 secondes et atteint 170 km/h en vitesse maximale. Cette version s’adresse aux utilisateurs qui recherchent un équilibre entre prix, efficience et polyvalence.

    Ensuite, la finition Design embarque une batterie de 18,3 kWh pour atteindre 86 km d’autonomie électrique. Malgré une accélération légèrement différente, elle conserve la même vitesse de pointe. Cette version ajoute des équipements de confort et de sécurité plus avancés. Dans les deux cas, la puissance totale de 156 kW assure des performances fluides en toutes situations.

    Une sécurité renforcée

    Le SEALION 5 DM-i accorde une place centrale à la sécurité grâce à une suite ADAS complète. Par conséquent, le conducteur bénéficie d’assistances avancées comme le maintien dans la voie, la détection d’angle mort et les avertisseurs de collision. Le modèle inclut également sept airbags et des fixations ISOFIX compatibles i-Size. Ce dispositif vise à protéger les familles dans toutes les conditions. Enfin, chaque finition offre une dotation généreuse. La version Comfort inclut jantes 18 pouces, projecteurs LED, sièges électriques et écran multimédia complet. La version Design ajoute des technologies premium, comme la caméra 360° ou le chargeur sans fil.

    BYD SEALION 5 DM-i vue aérienne, SUV familial hybride
    Vue du dessus du BYD SEALION 5 DM-i, mettant en avant son design compact et son toit élégant. (Crédit : BYD)

    Une offre commerciale attractive

    BYD propose le SEALION 5 DM-i à partir de 30 990 € en finition Comfort et 33 990 € en finition Design. Cependant, une offre de lancement ramène respectivement ces tarifs à 29 990 € et 31 990 €. Les formules de location débutent à 329 € par mois selon la configuration choisie. Grâce à ce positionnement, le modèle se présente comme une solution compétitive face aux SUV thermiques traditionnels.

  • Le minivan hybride pensé pour les familles et les road-trips : Toyota dévoile la Sienna 2026

    Le minivan hybride pensé pour les familles et les road-trips : Toyota dévoile la Sienna 2026

    Le 25 novembre 2025 à Toronto, Toyota Canada a officiellement présenté la nouvelle génération de la Sienna. Au-delà d’un simple restylage, la marque japonaise a compté faire évoluer ce minivan hybride pour répondre aux besoins des familles actives et des amateurs de voyages sur route.

    C’est lors d’un évènement organisé par Toyota Canada que la Sienna 2026 fut présentée. Ce lancement s’inscrit dans un contexte où Toyota cherche à affirmer la Sienna comme la référence du minivan hybride sur le marché nord-américain, en renforçant ses technologies, son efficience énergétique et sa modularité pour satisfaire les familles actives et les conducteurs passionnés de road-trips.

    Une motorisation hybride qui mise sur l’équilibre

    Contrairement à certaines attentes, Toyota ne passe toujours pas en 100 % électrique sur la Sienna 2026. À la place, elle conserve sa motorisation “full hybrid” avec un moteur essence couplé à deux moteurs électriques, pour une puissance combinée de quelques 245 chevaux. La transmission e-CVT propose toujours le choix entre traction avant et intégrale. Pour ce type de véhicules, c’est un petit plus peu commun qui fera la différence. Point positif également, c’est son autonomie, en effet, l’autonomie estimée en usage mise est de plus de 1000 km, rien que ça. Dans le communiqué qui a dévoilé cette sortie, le constructeur a insisté sur l’équilibre entre puissance, efficacité énergétique et polyvalence. Un mix idéal pour la ville comme pour la route.

    Un habitacle remanié pour plus de confort et de modularité

    À l’intérieur, Toyota a revu la copie avec des matériaux plus soignés et un agencement pensé pour la vie de famille. En ce sens, la capacité maximale de transport de passagers s’étend désormais à 8 places, avec des configurations flexibles. Par exemple, les automobilistes auront la possibilité d’installer des sièges “capitaine” (sièges individuels indépendants) en deuxième rangée. Le siège conducteur se règle désormais électriquement et la climatisation est multizone, parfaite pour les longs trajets.

    Ces modifications ne se cantonnent pas au confort, car technologiquement aussi, la Sienna évolue. La prochaine version sera équipée d’un écran tactile principal intégré au tableau de bord, qui intègrera le système multimédia “Toyota Multimedia”, compatible Apple CarPlay et Android Auto. De plus, bien que ce soient des détails, la Sienna 2026 disposera de la recharge sans fil pour les smartphones, d’un hayon arrière assisté et d’un rétroviseur intérieur auto-atténuant avec ouvre-porte de garage intégré.

    Un style extérieur affirmé

    Là où ce nouveau minivan hybride se différencie de ses concurrents, c’est clairement dans son apparence extérieure. Dès le premier coup d’œil, on ne s’y trompe pas : la Sienna est loin de ressembler aux minivans classiques. Elle affiche désormais des lignes plus sculptées et une calandre marquée, fidèles à la philosophie stylistique TNGA de Toyota, qui, onle rappelle, est la plate-forme modulaire de la marque japonaise qui permet d’accueillir des véhicules de petites tailles (citadines) jusqu’aux monospaces. On le voit et c’est assumé : le design de ce minivan est plus dynamique.

    Pour qui est faite cette nouvelle Sienna ?

    La Sienna se situe sur le segment des minivans hybrides haut de gamme, aux côtés notamment de la Kia Carnival Hybrid ou de la Honda Odyssey. Avec ce modèle, Toyota cible avant tout les familles nombreuses, les voyageurs réguliers sur de longues distances et ceux qui ne veulent rien sacrifier ni sur le confort, ni sur la technologie. Elle compte bien confirmer que, sur le marché nord-américain, la Sienna est une référence en terme de minivan hybride, et qui sait, un jour peut- être elle fera son retour en Europe.

    Quoi de mieux pour illustrer la volonté de la marque que Robert Tsang, vice-président de Toyota Canada, qui s’est exprimé lors de la mise en lumière de cette future sortie :

    « Il y a une Sienna prête à aider chaque Canadien à vivre sa meilleure vie ». Une promesse d’aventure, de sécurité et d’efficacité au quotidien, tout en gardant un œil sur la planète.

  • Miser sur le solaire et l’éolien pour électrifier les trains français

    Miser sur le solaire et l’éolien pour électrifier les trains français

    La SNCF accélère sa transition énergétique en misant sur l’électricité renouvelable. Les contrats d’achat d’électricité renouvelable de long terme(PPA) assurent l’approvisionnement stable. Objectif : 40 à 50 % d’électricité verte pour la traction des trains d’ici à 2030.

    Train SNCF circulant sur voie ferrée en France, symbole de mobilité électrique et durable
    Un train SNCF roulant grâce à l’électricité verte issue du solaire et de l’éolien. (Crédit : SNCF)

    Des partenariats durables pour une énergie verte

    Depuis 2018, SNCF Energie pilote le programme « corporate PPA » pour sécuriser l’électricité renouvelable. Ces contrats à long terme permettent d’acheter directement l’électricité issue de centrales photovoltaïques et éoliennes. Ils visent à atteindre 40 à 50 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique pour les trains, dont 20 % via les PPA. Cette stratégie répond également aux attentes des Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM).

    Les principaux contrats concernent Neoen, premier producteur indépendant français, qui fournira 137 GWh par an dès janvier 2026. La production provient de quatre parcs solaires : Romilly, Loirécopark, Champblanc et Labouheyre. Cette électricité couvre la consommation annuelle de 11 000 trajets TGV Paris-Bordeaux.

    Ces contrats, d’une durée de 20 à 25 ans, sécurisent l’approvisionnement et limitent l’exposition aux fluctuations du marché électrique. Pour Neoen, ils assurent un revenu stable, permettant d’investir dans l’entretien et le développement de nouvelles centrales. Pour SNCF Voyageurs, ces accords garantissent un prix quasi fixe et renforcent la compétitivité énergétique à long terme.

    L’éolien au service de la mobilité bas carbone

    Le parc éolien de Cheniers Énergies, dans la Marne, illustre l’engagement de SNCF Energie. Inauguré en mai 2025, il produit 93 GWh par an grâce à huit éoliennes de 180 mètres. Cette production équivaut à l’électricité consommée par plus de 20 000 foyers et évite 4 278 tonnes de CO2 annuelles.

    Ce site alimentera les liaisons TGV Paris-Strasbourg, Paris-Nancy et Strasbourg-Nantes. Le contrat d’achat direct signé avec VALOREM pour 25 ans assure la pérennité de cette énergie renouvelable. SNCF Voyageurs poursuit ainsi sa politique volontariste pour réduire les émissions et répondre aux exigences des autorités de transport.

    Les centrales photovoltaïques régionales complètent le mix

    En Auvergne-Rhône-Alpes, un contrat de 20 ans avec CVE permettra de couvrir un quart de la consommation électrique des TER régionaux. La centrale des Genêts, actuellement en construction à Domérat, fournira environ 60 GWh par an dès février 2027.

    Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de SNCF Voyageurs pour atteindre 40 à 50 % d’électricité renouvelable dans son mix d’ici à 2026. Elle sécurise également les coûts d’approvisionnement sur le long terme et réduit l’empreinte carbone des transports régionaux.

    Panneaux solaires photovoltaïques produisant de l’électricité renouvelable pour la traction ferroviaire
    Panneaux solaires fournissant de l’électricité verte à la SNCF pour réduire les émissions de CO2. (Crédit : CVE)

    Des solutions structurantes pour la décarbonation

    SOLVEO Energies contribue également à l’effort avec un parc éolien dans le Cher, mis en service en mai 2024. Ce site fournit 32,5 GWh par an à SNCF Energie, soit l’équivalent de la consommation de 6 780 foyers. L’accord de 25 ans permet d’éviter 35 000 tonnes de CO2.

    Ces contrats à long terme stabilisent les prix et garantissent un approvisionnement fiable. Ils s’inscrivent dans une vision globale de transition énergétique, où le solaire et l’éolien deviennent les piliers de la mobilité bas carbone. SNCF Voyageurs consolide ainsi son rôle de leader responsable du transport ferroviaire en France.

    Une ambition claire et chiffrée

    Aujourd’hui, SNCF Energie a contractualisé plus de 830 GWh via des PPA. L’objectif est d’atteindre 1 100 GWh d’électricité renouvelable d’ici à 2026. Les partenariats avec Neoen, CVE, VALOREM et SOLVEO illustrent la stratégie de long terme. Ces initiatives démontrent que la transition énergétique peut être conciliée avec la performance industrielle et le service public.

    En intégrant le solaire et l’éolien, la SNCF réduit ses émissions tout en sécurisant l’approvisionnement. Elle répond aux attentes des autorités et des citoyens. Les trains français avancent désormais au rythme de l’électricité verte, symbolisant une mobilité plus durable et responsable.

    Cette transition vers l’électricité verte illustre la volonté de SNCF de devenir un acteur exemplaire de la mobilité durable. En combinant innovation, partenariats solides et planification à long terme, l’entreprise montre que transport et respect de l’environnement peuvent avancer main dans la main. Les voyageurs, eux aussi, deviennent acteurs de cette révolution énergétique, circulant chaque jour à bord de trains alimentés par le soleil et le vent, contribuant ainsi concrètement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en France.

  • Autonomie électrique : une remorque-batterie relance le débat de la mobilité longue distance

    Autonomie électrique : une remorque-batterie relance le débat de la mobilité longue distance

    On le sait, l’autonomie reste l’obsession numéro un des conducteurs de voitures électriques, freinant la généralisation du tout-électrique. Face à ce défi, plusieurs solutions innovantes émergent pour offrir plus de liberté de déplacement. Parmi elles, Far-A-Day relance le concept d’une remorque-batterie externe, promettant jusqu’à 300 km d’autonomie supplémentaire.

    Voiture électrique tractant la remorque-batterie Far-A-Day sur autoroute.
    Une voiture électrique équipée de la remorque-batterie Far-A-Day sur la route, pour prolonger ses trajets longue distance. (Crédit : Far-A-Day)

    L’autonomie, frein numéro un des automobilistes

    Le point noir numéro 1 à l’adoption d’une voiture électrique pour les automobilistes reste l’autonomie. En effet, selon une récente étude réalisée par Avere-France, 65 % des conducteurs citent la peur de manquer de batterie avant d’arriver à destination comme principal obstacle à l’achat d’un VE. Selon Connaissance des Énergies, l’autonomie moyenne des VE actuellement en circulation en France est d’environ 350 km en conditions réelles. Un chiffre en constante évolution à la hausse, mais qui peine à rassurer ceux qui envisagent les longs trajets ou les déplacements fréquents hors agglomération.

    Far-A-Day : une approche innovante pour repousser les limites

    Face à ce scepticisme, plusieurs solutions innovantes apparaissent pour augmenter toujours plus efficacement l’autonomie. Parmi elles, la start-up française Far-A-Day a récemment remis en lumière, après l’échec il y a deux ans de la société EP Tender, un concept innovant. L’idée est simple : une remorque-batterie externe de 60 kWh, capable d’ajouter jusqu’à 300 km d’autonomie. Son utilisation n’en est pas moins simple : l’automobiliste se rend sur une station de swap spécialement conçue pour ce service, en amont, il réserve son équipement à l’aide d’une application mobile, puis en moins de deux minutes, sans avoir à sortir de l’habitacle, une remorque-batterie est attelée. Une fois branchée, elle alimente la batterie principale du véhicule pendant la conduite.

    Une solution pensée pour tous les véhicules

    Far-A-Day vise à transformer la manière dont nous concevons les longs trajets en VE. Arthur Darde, CEO, souligne : « La remorque Far-A-Day n’est pas qu’une extension de batterie, c’est une révolution de l’expérience utilisateur, permettant de voyager plus loin sans compromis, sur des véhicules souvent peu adaptés au tractage. » En effet, cette remorque-batterie Far-A-Day est conçue pour être compatible avec la majorité des véhicules électriques autorisés à circuler sur autoroute. Pour cela, il suffit d’installer une barre d’attelage spécifique à chaque modèle de véhicule, intégrant une connexion électrique développée sur mesure. Avec un poids contenu à environ 500 kg pour une capacité énergétique considérable (+60 kWh d’autonomie gagnée), l’engin promet d’élargir le spectre d’utilisation des VE, en particulier dans les régions où les infrastructures de recharge restent encore limitées.

    Remorque-batterie Far-A-Day de 60 kWh pour étendre l’autonomie des véhicules électriques.
    La remorque-batterie Far-A-Day ajoute jusqu’à 300 km d’autonomie aux véhicules électriques. (Crédit : Far-A-Day)

    Un réseau de stations de swap pour plus d’efficacité

    L’entreprise française annonce qu’avec plus de 200 000 km parcourus par des prototypes validés, avec une technologie brevetée, issue de plusieurs années de R&D, elle prévoit l’implantation d’un réseau de stations de swap en France. Dès l’an prochain, un corridor pilote Paris-Bordeaux sera mis en action. Dans cette ambition profonde de changer la mobilité décarbonée, Far-A-Day espère ouvrir 30 stations en 2027, permettant de couvrir 80 % des trajets longue distance de l’Hexagone.

    D’autres acteurs entrent en jeu

    Cette technologie ne s’inscrit pas dans une démarche isolée. Depuis plusieurs années, le marché voit apparaître plusieurs acteurs audacieux, tous cherchant des réponses aux attentes du public :

    • Ample, avec son système de batteries modulaires interchangeables, a conclu un partenariat avec Stellantis en décembre 2023, entamant un déploiement actif pour certains modèles comme la Fiat 500e à Madrid dès 2024.
    • Ford a déposé en 2023 un brevet pour une batterie de secours innovante positionnée sur le toit du véhicule, une solution plus simple mais encore en phase conceptuelle.
    • EV Clinic dévoile en novembre 2025 une batterie additionnelle universelle de 18 kWh, capable de se connecter au circuit haute tension des VE et compatible avec plusieurs marques.

    Voiture électrique Han EV garée
    La voiture HAN EV pourra recharger sa batterie grâce à la remorque-batterie Far-A-Day, compatible avec la plupart des véhicules électriques.

    Un futur prometteur pour la mobilité électrique

    Avec Far-A-Day qui mise sur la promesse concrète d’étendre la liberté de mouvement des conducteurs, l’électromobilité pourrait franchir un nouveau cap dès les prochaines années. Reste à savoir si les véhicules non homologués pour tracter pourront être adaptés, et si le modèle économique trouvera son public. Ces innovations illustrent que la mobilité durable ne se résume pas à une simple batterie, mais bien à un écosystème intelligent qui s’adapte aux besoins des automobilistes.

  • L’électromobilité à Dubaï : un écosystème qui prend son envol

    L’électromobilité à Dubaï : un écosystème qui prend son envol

    SUV Porsche électrique à Dubai  Crédit : Porsche.

    L’émirat de Dubaï s’affirme comme un acteur régional important de l’électromobilité au Moyen-Orient. Soutenu par une stratégie politique volontaire et un déploiement rapide des infrastructures, Dubaï tente de tracer sa route vers la neutralité carbone d’ici 2050. Mais cette transition se heurte aux défis du climat désertique et à un marché encore dominé par les véhicules thermiques.

    Une ambition politique claire

    Dubaï s’inscrit dans la stratégie globale des Émirats arabes unis, la « Clean Energy Strategy 2050 », visant la neutralité carbone d’ici 2050. En ce sens, les autorités gouvernementales, principalement Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) et Roads and Transport Authority (RTA), ont lancé la « Green Mobility Strategy 2030 » dès 2015 avec le programme « EV Green Charger ».

    L’objectif annoncé est clair : adopter une mobilité plus propre sur les transports privés et publics. La RTA vise l’élimination complète des émissions de son réseau de transport d’ici 2050, incluant la conversion progressive des bus, taxis et flottes publiques vers l’électrique ou l’hydrogène. Un engagement politique fort qui place la ville surnommée « Tigre du Golfe » parmi les territoires les plus influents du Golfe en termes d’électromobilité.

    Une flotte en forte croissance

    À Dubaï, le nombre de véhicules électriques ne cesse d’augmenter. En effet, fin 2022, Dubaï comptait 15 100 véhicules électriques. Fin 2023, ce nombre avait grimpé à 25 929 véhicules, soit une hausse de 72 % en un an. Fin du 1er semestre 2025, Dubaï compterait plus de 40600 VE sur un parc global de ~2,5millions de véhicules. Des chiffres en hausse certes mais qui paraissent faibles lorsque l’on
    sait que 484 223 véhicules (tout type confondu) ont été immatriculés à Dubaï au cours de l’année 2024, selon le décompte du Ministry of Interior UAE.

    Cette croissance rapide témoigne d’un marché qui s’oriente nettement vers l’électrique, porté par les politiques publiques, l’infrastructure et un intérêt croissant des usagers. Les Émirats arabes unis dans leur ensemble ne se cantonnent pas aux véhicules 100 % électriques : plus de 147 000 véhicules
    électrifiés ont été recensés en 2023, un chiffre évolutif à la hausse également.

    Une étude de PwC Middle East indique que les véhicules électriques représenteront 15 % des ventes neuves aux Émirats d’ici 2030, et 25 % d’ici 2035. Pour Dubaï, l’objectif est d’atteindre 42 000 voitures électriques d’ici 2030. Une volonté ambitieuse, certes, mais le marché affiche un fort taux de croissance
    annuel : +30 % entre 2022 et 2028.

    Tesla domine, les Chinois arrivent

    Comme partout dans le monde, les géants constructeurs de VE se livrent bataille pour vendre le plus de voitures. À ce petit jeu, Tesla règne encore en maître avec 43 % des parts de marché des véhicules électriques aux Émirats début 2025. Le Model Y conserve sa première place à Dubaï.

    Tesla modèle Y, le modèle le plus vendu en 2025.

    Mais comme partout, la concurrence chinoise monte en puissance. BYD, Geely, Chery, MG, Jetour, Nio et Haval se sont implantés dans le pays du Golfe avec la même ambition : proposer aux automobilistes des modèles accessibles. Et ça marche : les recherches sur internet pour les véhicules électriques chinois ont augmenté de 64 %. Pour l’exemple, le leader mondial BYD propose l’Atto 3, un SUV compact à partir de 149 900 dirhams (environ 37 000 €), et le Seal. Ces modèles s’adaptent au climat désertique avec une meilleure gestion thermique, les menus sont adaptés et délivrés en arabe et ils proposent, comme toujours, une autonomie compétitive.

    Un réseau de recharge en plein essor

    Évidemment, qui dit objectif zéro émission et donc augmentation du parc automobile bas carbone, dit infrastructure de recharge. En ce sens, le programme EV Green Charger (première infrastructure publique de recharge pour véhicules électriques à Dubaï) a été lancé en 2015. S’il comptait 14 utilisateurs à ses débuts, et peu de bornes, en 2025, on référait 1270 bornes EV Green Charger disponibles à Dubaï fin 2025. L’objectif à l’année 2030 est de 10 000 bornes publiques.

    DEWA, l’organisme qui gère et déploie le programme EV Green Charger à Dubaï, propose des tarifs attractifs pour inciter la population à se convertir à l’électrique. En effet, l’organisation gouvernementale propose un tarif de recharge de 29 fils par kilowatt-heure (0,075 €), mais également la mise en pratique de recharges gratuites pour encourager l’adoption.

    Le géant américain TESLA est également présent avec son réseau Supercharger, qui compte plus de 20 stations dans les Émirats.

    La conversion des transports publics

    Si les particuliers adoptent progressivement l’électrique, la RTA se prépare à convertir ses flottes publiques, un défi technique majeur dans le désert. C’est pourquoi en juin 2025, la RTA a signé un accord de 1,1 milliard de dirhams (270 millions d’euros) pour l’achat de 637 nouveaux bus, dont 40 bus 100 % électriques, devant la plus grande commande jamais passée aux Émirats.

    Ces bus chinois de la marque Zhongtong sont conçus pour les conditions du Golfe et seront livrés entre fin 2025 et début 2026. Des bus responsablement produits puisqu’ils respectent les normes européennes « Euro 6 ». Cet achat grandiose n’est pas un saut dans l’inconnu, puisqu’en avril 2025, la même organisation (RTA) avait lancé le test d’un bus Volvo. Disposant d’une batterie de 470 kWh offrant 370 kilomètres d’autonomie, il a convaincu les autorités locales que l’électromobilité est adaptée à tout type de mobilité.

    Un défi technique majeur : le climat

    Les pays du Golfe sont soumis à des températures élevées l’été, avec parfois plus de 45 °C recensés. On le sait, ces conditions dures mettent à l’épreuve les batteries lithium-ion. La gestion thermique est cruciale pour éviter une dégradation prématurée ou une baisse d’autonomie, qui pourrait décourager les automobilistes. En effet, les tests montrent que certains véhicules perdent 10 % d’autonomie en chaleur extrême. Même si les solutions peinent à arriver concrètement, des constructeurs mettent un point d’honneur à permettre aux conducteurs du monde entier de passer à un moyen de locomotion à quatre roues plus propre. C’est le cas, par exemple, de BYD, qui avec sa batterie Blade permet de limiter cette perte à 5 %.

    Vue de Dubai la nuit.

    Dans les années futures, les batteries à électrolyte solide (Solid-State) devraient se démocratiser. Elles sont résistantes aux températures élevées et plus stables chimiquement, mais leur production est limitée et promises aux EV haut de gamme dans les 5 prochaines années.

    Pour les bus électriques, la climatisation continue consomme beaucoup d’énergie.La RTA teste donc chaque modèle et privilégie les véhicules les plus résistants.

    Des incitations attractives

    Dans l’ambition de viser la neutralité carbone d’ici 2050, le gouvernement de Dubaï a mis en place plusieurs incitations :

    • Stationnement gratuit : les propriétaires de véhicules électriques bénéficient de
      places de stationnement gratuites dans de nombreuses zones publiques.
    • Exemption de frais : réduction des frais d’immatriculation et exemption de
      péages sur certaines routes.
    • Recharge subventionnée : tarifs de recharge contrôlés et périodes de recharge
      gratuite.
    • Voies prioritaires : accès à des voies réservées pour faciliter la circulation.

    Ces mesures, combinées à un mix électrique relativement propre, alimenté en grande partie par les importations des pays voisins et une part croissante d’énergies renouvelables locales, permettent aux véhicules électriques de présenter une empreinte carbone bien inférieure à la moyenne régionale.

    Une industrie locale naissante

    Du côté de l’industrie locale, M Glory Holding Group a lancé en 2022 ce qui est présenté comme la première usine de production de véhicules électriques aux Émirats, située à Dubai Industrial City. L’usine affiche une capacité ambitieuse : jusqu’à 55 000 véhicules électriques par an. Des chiffres réjouissants pour Dubaï, même si dans les faits, c’est moins évident, car depuis 2023, aucune donnée publique sur les chiffres de production, de vente, etc., n’est sortie de l’entreprise.

    Au niveau des infrastructures de recharge, des entreprises locales se développent. UAEV, une société d’infrastructures EV, a obtenu en octobre 2024 sa licence d’exploitant indépendant de bornes de recharge à Dubaï, lui donnant le droit d’exploiter des bornes publiques de façon autonome. Depuis, l’entreprise est pleinement active et collabore avec plusieurs entreprises et collectivités locales.

    Borne de recharge UAEV .
Crédit : UAEV.

    Des distributeurs majeurs comme Al-Futtaim jouent un rôle clé dans la distribution de marques comme BYD, Tesla et d’autres constructeurs internationaux, contribuant à la démocratisation de l’électrique dans l’émirat.

    Mais si quelques acteurs locaux se développent pour accompagner cette transition, le marché reste largement dominé par des distributeurs et importateurs internationaux. Le rôle des entreprises locales reste limité, plus orienté vers l’assemblage et la mise en place d’infrastructures que vers la production massive
    de modèles électriques.

    Les défis à relever

    Malgré des progrès rapides de l’écosystème de la mobilité électrifiée, plusieurs obstacles subsistent :

    • La part encore réduite des véhicules électriques : malgré une croissance forte,
      les véhicules électriques représentent encore une part minoritaire du parc
      automobile total de l’émirat. Le chemin vers la maturité de l’électromobilité reste
      long.
    • Le coût d’achat : même avec les incitations, les véhicules électriques restent plus chers que leurs équivalents thermiques, limitant l’accès à ces véhicules, même les plus abordables.
    • L’usure accélérée des batteries : le climat chaud accélère la dégradation des batteries, réduisant leur durée de vie et augmentant les coûts de maintenance.
    • La dépendance à une infrastructure robuste : l’expansion continue du réseau de recharge reste essentielle pour lever les freins à l’adoption, notamment pour les
      longs trajets et les déplacements interurbains.

    Un territoire qui prend son envol

    Dubaï n’est plus au stade de l’expérimentation. La ville se positionne comme un fer de lance de la mobilité décarbonée dans le Golfe grâce à une stratégie
    volontariste, un déploiement rapide des infrastructures et une adoption croissante, bien qu’encore trop légère.

    Pourtant, la ville travaille à cette transition : les incitations, la conversion des flottes publiques et la planification vers 2050 sont des leviers essentiels pour démocratiser ce moyen de locomotion.

    Dubaï représente un lieu fertile pour l’électromobilité : fort potentiel de croissance, soutien politique et besoin d’innovations pour adapter l’électromobilité au contexte local. Malgré les difficultés naturelles liées aux conditions climatiques notamment,
    la trajectoire est tracée.

  • Prix du carburant : pourquoi votre plein va coûter plus cher

    Prix du carburant : pourquoi votre plein va coûter plus cher

    Les automobilistes français devront s’attendre à de nouvelles hausses de carburant dès 2026. La transition énergétique alourdit la facture. Entre taxes supplémentaires et réglementations européennes, le prix de l’essence pourrait dépasser les seuils déjà jugés élevés par le public. Certains experts suggèrent qu’anticiper le passage à l’électrique pourrait limiter les surcoûts pour les conducteurs au quotidien.

    Station-service Total Beuzeville Nord avec voitures et pompes à essence
    La station Total de Beuzeville Nord où les prix à la pompe vont augmenter dès janvier 2026, finançant la transition vers l’électrique.

    Une augmentation inévitable à partir de janvier 2026

    Dès le 1er janvier 2026, les prix à la pompe vont augmenter de quatre à six centimes par litre. Cette hausse résulte de la répercussion d’une taxe sur les certificats d’économie d’énergie. Elle concerne les fournisseurs de carburants et de gaz. Francis Pousse, président des stations-services chez Mobiliance, précise sur RMC Story : « Nous ne touchons pas à notre marge. La taxe est payée en amont. » Le prix moyen du SP98 est actuellement stable à 1,821 €/l, tandis que le diesel est à 1,712 €/l, malgré la légère hausse annoncée.

    Des automobilistes sous pression

    Pour beaucoup, l’augmentation constante du coût de l’énergie est un vrai fardeau. Les Français voient leurs dépenses contraintes alors que le prix des carburants reste globalement élevé par rapport aux revenus moyens. Les distributeurs restent clairs : la hausse ne profite pas aux stations. Les marges restent fixes et le surcoût est entièrement répercuté. Ainsi, ce sont directement les propriétaires de véhicules thermiques qui contribuent au financement de la transition écologique.

    Une taxe pour financer la mobilité électrique

    Les certificats d’économie d’énergie financent désormais l’achat de véhicules électriques, selon le principe pollueur/payeur. Cette sixième période augmente les contributions, passant de 3 centimes en 2019 à 15 centimes au total dès janvier 2026. La Cour des Comptes critique ce détournement initialement destiné à la rénovation énergétique des bâtiments. Le financement des voitures électriques en découle. Le bonus écologique sera maintenu et pourrait atteindre 5 700 € en 2026, afin d’encourager l’acquisition de véhicules électriques.

    Pompes à essence dans une station-service
    Gros plan sur les pompes à essence touchées par l’augmentation de quatre à six centimes par litre en 2026, impactant les automobilistes.

    ETS2 et hausse des carburants en 2027

    En 2027, l’Europe étendra son système de quotas carbone ETS2 au transport routier et aux carburants, incluant l’E85. Si les fournisseurs répercutent l’ensemble des coûts, le litre pourrait augmenter jusqu’à 17 centimes hors taxes, soit environ 8 € pour un plein standard. Cette réglementation concerne l’ensemble des États membres, mais les hausses varieront selon les pays. L’Espagne pourrait voir des ajustements plus rapides, tandis que la France pourrait voir son prix grimper plus rapidement, accentuant l’intérêt de recharger au-delà de la frontière.

    Quel impact pour les automobilistes ?

    Pour un automobiliste consommant 6,5 litres aux 100 km et parcourant 25 000 km par an, le surcoût pourrait atteindre environ 200 € annuels, soit un peu moins de 17 € par mois. Certes, ce n’est pas dramatique financièrement, mais la hausse reste symboliquement lourde, surtout dans un contexte déjà tendu pour le pouvoir d’achat. Le flou persiste sur l’évolution exacte des prix, qui dépendra des quotas achetés et de leur coût réel. Les experts recommandent de réfléchir à l’électrique dès maintenant, surtout pour ceux sans possibilité de recharge régulière, afin d’anticiper les prochaines hausses.

    Transition énergétique : entre contraintes et opportunités

    La transition vers les véhicules électriques n’est pas seulement écologique : elle pourrait représenter une économie réelle sur le long terme. Cependant, l’adoption reste freinée par le manque d’infrastructures de recharge dans les immeubles et par le coût initial des voitures électriques. Des aides supplémentaires et un accompagnement concret sont nécessaires pour rendre l’électrique accessible au quotidien, tout en limitant la dépendance aux carburants fossiles.

    Bornes de recharge électrique pour véhicules électriques
    Focus sur des bornes électriques financées en partie par les propriétaires de véhicules thermiques, dans le cadre du bonus écologique 2026. (Crédit : Le Parisien / Arnaud JOURNOIS)

    Conclusion : anticiper pour mieux gérer les hausses

    Les hausses de 2026 et la réglementation européenne de 2027 imposent aux automobilistes de repenser leur mobilité. Passer à l’électrique pourrait limiter les surcoûts futurs, tout en contribuant à la transition énergétique et en réduisant les émissions de CO2. Même si l’investissement initial peut sembler élevé, anticiper dès maintenant peut représenter un gain financier et écologique significatif à moyen terme.

  • BYD veut bouleverser le premium européen en 2026

    BYD veut bouleverser le premium européen en 2026

    La marque chinoise BYD prépare une arrivée musclée en Europe avec Denza, sa nouvelle enseigne premium. Son design, sa puissance et ses technologies montrent l’ambition de BYD d’affronter les références du marché européen dès 2026. Denza ne se veut pas être un sous-label, mais la vitrine de l’électrique haut de gamme made in China.

    Supercar électrique BYD Denza Z en Europe 2026
    La Denza Z de BYD, supercar électrique haut de gamme, prête à conquérir le marché européen dès 2026. (Crédit : Denza)

    Une supercar électrique mise au point pour défier l’Europe

    La Denza Z arrive comme la vitrine sportive de BYD et se trouve déjà en phase finale de développement. La marque teste le modèle sur le circuit du Nürburgring pour affiner son comportement et ses performances. La puissance annoncée dépasse les 1 000 chevaux, ce qui place la Z parmi les supercars électriques les plus musclées en devenir. La suspension magnétique-fluide intelligente, dite Disus-M, promet une grande finesse dans la gestion du châssis. La direction électrique (steer-by-wire) améliore la réactivité, un atout nécessaire pour un modèle qui vise circuit et route.

    Le style de la Denza Z a été confié à Wolfgang Egger, l’ancien patron du design d’Audi. Le résultat est un coupé sculpté, très bas, pensé pour optimiser chaque flux d’air, avec des lignes tendues et des surfaces aérodynamiques étudiées. Le concept comprend des poignées et un volant escamotables, une audace technologique rare sur ce segment. Les performances de freinage sont renforcées par un système de freinage imposant, adapté à la puissance et au poids probable de l’engin. Ce soin apporté au design et à l’ingénierie vise clairement à séduire un public exigeant, prêt à donner sa chance à une sportive électrique venue de Chine.

    Une arrivée pour concurrencer le premium européen

    Le constructeur vise une commercialisation européenne d’abord en 2026 avec un lancement programmé de la marque Denza en France au printemps. Toutefois, selon les dernières informations, le modèle Z pourrait débarquer concrètement en 2027, ce qui laisse un peu de temps à BYD pour peaufiner les détails. Denza souhaite inscrire la Z comme l’équivalent d’une “911 électrique”, un rival direct de la Porsche 911 et de la Mercedes-AMG GT, mais en version électrique. Une version découvrable pourrait voir le jour, ce qui élargirait l’offre. Mais pour l’instant, l’accent est mis sur le coupé.

    Dans le même temps, BYD prépare le déploiement d’un réseau de bornes de recharge ultra-rapides (jusqu’à 1 000 kW) en Europe, censé accompagner les modèles Denza dès 2026. Ce réseau, baptisé “Flash Chargers”, pourrait permettre de recharger une voiture compatible en quelques minutes seulement, un argument technologique majeur pour séduire les clients exigeants.

    Bornes de recharge ultra-rapides BYD Flash Chargers en Europe
    Bornes “Flash Chargers” de BYD, capables de recharger une voiture électrique en quelques minutes pour accompagner la Denza Z et les modèles premium. (Crédit : BYD)

    Le futur de l’électrique selon BYD

    D’autres nouveautés suivent, comme la Denza Z9 GT, un break de chasse ou grand tourisme électrique (ou hybride) capable de rivaliser avec des modèles comme la Porsche Panamera ou la Taycan Sport Turismo. Selon les fiches techniques chinoises, la version électrique de la Z9 GT atteint 965 chevaux pour une autonomie CLTC de 630 km. La version hybride rechargeable de la Z9 GT combine un moteur thermique et des moteurs électriques pour approcher les 1 000 chevaux selon la configuration. Lorsque les modèles Denza arriveront en Europe, ils marqueront l’entrée de BYD dans la cour des acteurs premium, en s’appuyant sur des technologies modernes, un design travaillé et une offre diversifiée.

    La Denza Z devient la figure de proue de cette stratégie ambitieuse. Elle incarne la volonté de BYD de combiner performances extrêmes, design soigné et technologies de pointe au service d’une voiture électrique de prestige. Cette supercar symbolise l’audace chinoise des constructeurs chinois : aller concurrencer directement les sportives européennes historiques. Avec la montée en puissance de Denza, l’arrivée d’un réseau de recharges ultra-rapides et des modèles variés, BYD entend s’imposer dans le segment premium électrique européen. L’offensive semble structurée, et la Denza Z en est le manifeste.

  • Bonus écologique : le soutien à la voiture électrique renforcé dès 2026

    Bonus écologique : le soutien à la voiture électrique renforcé dès 2026

    Le gouvernement français confirme le maintien du bonus écologique pour les véhicules électriques en 2026. Le montant maximal sera porté à 5 700 euros. Cette décision vise à soutenir la production française et européenne.

    Famille heureuse devant une voiture électrique
    Une famille profite de son nouveau véhicule électrique, soutenue par le bonus écologique 2026.

    Un coup de pouce prolongé et renforcé

    Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a annoncé mercredi sur France Inter la prolongation du bonus écologique. Selon lui, il sera même augmenté pour certaines catégories de véhicules. Cette mesure s’inscrit dans la volonté de promouvoir l’électrification des usages et la production locale. En 2025, le bonus atteignait 4 200 euros pour les ménages modestes et 3 100 euros pour les autres. En 2026, il pourra donc dépasser ces montants pour les véhicules fabriqués en Europe.

    Cette revalorisation devrait bénéficier à un plus grand nombre d’acheteurs, notamment ceux qui hésitent encore pour des raisons financières. Les critères d’éligibilité resteront similaires : seules les voitures électriques neuves, respectant l’éco-score et produites en Europe, pourront en bénéficier. Par ailleurs, la prime complémentaire pour les batteries européennes pourrait porter l’aide totale jusqu’à 6 700 euros.

    Encourager la production française et européenne

    Roland Lescure insiste sur l’importance de soutenir l’industrie locale. Selon lui, « le véhicule électrique le plus vendu en France est une Renault 5 fabriquée à Douai ». Cette réussite souligne le rôle de la production nationale dans la transition écologique. Le gouvernement souhaite ainsi stimuler à la fois l’achat responsable et le développement de l’électricité décarbonée.

    Le soutien à la fabrication européenne répond également à une stratégie industrielle plus large. En favorisant les véhicules produits sur le continent, l’État espère réduire la dépendance aux importations et sécuriser l’emploi dans le secteur automobile. Cette orientation s’accompagne d’un accompagnement des ménages pour faciliter le passage à l’électrique.

    Renault 5 électrique fabriquée en France
    La Renault 5, modèle électrique le plus vendu en France, fabriquée à Douai. (Crédit : Renault)

    Une aide modulée selon les revenus et les caractéristiques du véhicule

    Depuis juillet 2025, le bonus écologique a été reformé sous la forme de la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques ». Le montant varie selon les revenus et peut atteindre 4 200 euros pour les ménages modestes ou intermédiaires. Les ménages les plus aisés perçoivent un bonus plus faible, de 3 100 euros.

    À partir d’octobre 2025, une prime complémentaire de 1 000 euros s’ajoute pour les voitures équipées d’une batterie européenne. En 2026, les aides pourraient atteindre 5 700 euros pour les ménages précaires, 4 700 euros pour les ménages modestes non précaires et 3 500 euros pour les autres. Si la prime pour batterie européenne est maintenue, le montant total pourrait dépasser 6 000 euros.

    Un levier stratégique pour la transition énergétique

    La prolongation et l’augmentation du bonus écologique s’inscrivent dans la volonté de la France de réduire les émissions de CO₂ et de moderniser le parc automobile. Les incitations financières encouragent l’adoption de véhicules électriques et favorisent l’investissement dans une énergie décarbonée.

    En parallèle, le gouvernement mise sur l’électrification des usages, incluant la mobilité individuelle et professionnelle. Les mesures adoptées visent à conjuguer écologie, compétitivité industrielle et accessibilité économique. Les ménages, les constructeurs et l’industrie énergétique sont ainsi invités à participer à cette transformation.

    Usine automobile à Douai produisant des véhicules électriques
    L’usine de Douai fabrique des véhicules électriques, soutenue par les primes écologiques pour encourager la production locale. (Crédit : La voix du Nord)

    Vers un futur électrique plus accessible

    Cette annonce devrait stimuler les ventes de voitures électriques et renforcer l’image de la France comme acteur de la transition énergétique. La combinaison du bonus écologique et de la prime complémentaire pourrait rendre le véhicule électrique plus abordable pour de nombreux Français.

    En soutenant la production nationale et européenne, le gouvernement espère créer un cercle vertueux : plus de ventes, plus de production locale, et un impact environnemental réduit. La mesure, qui entre en vigueur en 2026, s’annonce comme un signal fort pour l’industrie et les consommateurs.

  • BYD SEAL 6 DM-i Super-Hybrid : l’hybride chinois qui bouscule les codes

    BYD SEAL 6 DM-i Super-Hybrid : l’hybride chinois qui bouscule les codes

    ECO MOTORS NEWS a eu l’opportunité de prendre en main la BYD SEAL 6 DM-i Super-Hybrid, la berline hybride rechargeable du constructeur chinois qui ambitionne de bousculer les standards européens. Un véhicule qui incarne la nouvelle génération de l’électrification : accessible et d’une grande autonomie. Durant deux jours, nous l’avons mis à l’épreuve dans des conditions variées : routes communales, centre-ville, autoroute et voies express.

    BYD SEAL 6 DM-i vue de face en léger profil
    La BYD SEAL 6 DM-i vue de face, révélant son design élégant et dynamique. (Crédit : Marceau NIO)

    Premières impressions : l’élégance dynamique à la chinoise

    Dès le premier coup d’œil, la SEAL 6 affiche ses ambitions. Avec ses 4,84 mètres de longueur et près de 1,88 mètre de largeur, elle se positionne sur le segment des grandes berlines. Ce qui la distingue esthétiquement de ses concurrents, c’est sa silhouette fastback qui lui offre une allure résolument dynamique. Cette ligne descendante vers l’arrière, même si elle se termine par un coffre classique et non un hayon, donne à la voiture un caractère sportif.

    Fidèle à ce que BYD appelle « Ocean Aesthetics », le design reste moderne et épuré. À l’avant, la SEAL 6 est ornée de phares LED acérés en forme de double L qui captent le regard et lui donnent des airs de grande berline sportive européenne, c’est plutôt réussi. Les lignes fluides et tendues du capot renforcent cette impression de dynamisme, tandis que la calandre active optimise l’aérodynamique avec un coefficient de traînée de seulement 0,25 Cx.

    À l’arrière, c’est moderne, reconnaissable et toujours fidèle aux inspirations maritimes de la marque, même si personnellement, nous sommes restés un peu partagés sur l’ensemble fastback-coffre classique, question de goût.

    Un détail qui pourrait faire la différence pour les habitués de la ville : les jantes 18 pouces au design « Flying Axe » sont légèrement renfoncées par rapport aux pneus, qui, eux, affichent des flancs particulièrement épais. Un détail que nous avons trouvé agréable puisque cette configuration privilégie le confort et la protection des jantes lors des manœuvres urbaines.

    BYD SEAL 6 DM-i vue de profil complet
    Vue de profil de la BYD SEAL 6 DM-i, soulignant ses lignes fluides et son style moderne. (Crédit : Marceau NIO)

    Le coffre affiche un volume de plus de 490 litres, appréciable et généreux certes, mais — et il y a un mais — l’accès est un peu étroit. Pour ranger des affaires volumineuses, comme une grosse valise par exemple, c’est vite problématique. Cela est dû au design fastback : on gagne en esthétique, mais on perd un peu en praticité. Pour autant, c’est loin d’être dramatique : les besoins du quotidien sont largement couverts et les départs en week-end ou en vacances restent tout à fait envisageables pour une famille.

    L’intérieur : épuré, numérique et efficace

    Montons à bord, où la philosophie BYD se révèle immédiatement : sobriété, minimalisme et tout passe par le numérique. Dès notre première installation au volant, ce qui frappe, c’est l’accessibilité des commandes. Les commandes tombent sous la main assez naturellement. Que ce soit pour démarrer le véhicule, actionner les vitres électriques (un classique, mais qui peut se perdre parfois) ou ouvrir le toit ouvrant panoramique dont est équipé notre modèle d’essai, tout est intuitif et logique.

    Comme sur la plupart des véhicules modernes, tout est centralisé sur un grand écran tactile. Ici, BYD a équipé un grand écran de 15,6 pouces, compatible Android Auto et Apple CarPlay, positionné en plein centre de la planche de bord. Comparé à ce que l’on peut retrouver sur le marché, ce que j’ai trouvé particulièrement appréciable, c’est de pouvoir naviguer en un clic dans l’interface sans plonger dans des menus complexes. Notre version Comfort est équipée de sièges chauffants, réglables directement depuis ce même bandeau. Une ergonomie pensée pour l’usage réel, qui évite de multiplier les manipulations. En revanche, évolution permanente oblige, il faut accepter l’absence quasi totale de boutons physiques : seules quelques commandes subsistent sur le volant, notamment.

    Tableau de bord BYD SEAL 6 DM-i vue arrière
    Vue depuis la banquette arrière sur le tableau de bord numérique et l’écran tactile de 15,6 pouces. (Crédit : Marceau NIO)

    Concernant la qualité des matériaux, on est plutôt bien loti chez BYD. On retrouve très peu de plastiques durs dans l’habitacle. On a le droit à des sièges en textile perforé, ventilés et chauffants, mais aussi à mémoire de position. Les matériaux sont sobres et d’une qualité franchement très satisfaisante, même si vous vous doutez bien qu’on ne retrouve pas le niveau de finition d’une berline premium allemande ou d’un SUV britannique ; de toute façon, ce n’est pas l’ambition de la marque. Un ensemble parfaitement adapté au positionnement tarifaire du véhicule.

    À l’arrière, pour un véhicule de près de 5 mètres, on attend de la place. Et la SEAL 6 répond présent. Grâce à un empattement généreux de 2,79 mètres, trois vraies places sont disponibles, avec une banquette de même facture qu’à l’avant. Les longs trajets ne sont pas des supplices. L’espace aux jambes est généreux, la garde au toit correcte : pour transporter des enfants, des amis ou même des affaires, ça fait clairement le travail.

    Au volant de la BYD SEAL 6 DM-i Super-Hybrid

    Ce 2ᵉ modèle hybride de BYD que nous avons essayé bénéficie de la technologie Super Hybrid à mode dual (Dual Mode), qui combine intelligemment propulsion électrique pure et moteur thermique en série ou en parallèle. Le système embarque un moteur thermique développant environ 98 chevaux, associé à un moteur électrique délivrant jusqu’à 212 chevaux en finition Comfort, pour une puissance cumulée de 217 chevaux.

    En mode électrique pur, c’est le silence, doux dans les montées en puissance, c’est exactement ce que l’on attend d’une conduite urbaine au volant d’une hybride. Elle est également assez maniable pour sa taille. L’autonomie en mode 100 % électrique peut atteindre jusqu’à 140 km WLTP grâce à la batterie de 19 kWh, ce qui couvre largement les besoins du quotidien pour la plupart des automobilistes.

    Logo BYD SEAL 6 DM-i sur le capot
    Gros plan sur le logo BYD et le design élégant du capot. (Crédit : Marceau NIO)

    Mais dès qu’on sollicite un peu plus l’accélérateur, le véhicule révèle son vrai caractère. La SEAL 6 DM-i a ce côté punchy des voitures électriques, avec une puissance instantanée très forte. Personnellement, le plaisir de conduite s’est vraiment fait ressentir au volant de la SEAL 6. BYD a clairement visé le meilleur des deux mondes : l’autonomie et la polyvalence du moteur thermique combinées à la puissance, la fluidité, le silence et le côté environnemental des moteurs électriques. Le système gère intelligemment la transition entre les modes, et la plupart du temps, on ne sent même pas quand le moteur thermique prend le relais.

    Sur voie rapide, les trajets au volant de la SEAL 6 sont aussi agréables. Elle est bien ancrée au sol, notamment du fait de son poids élevé (plus de 1,7 tonne), et son empattement de 2,79 mètres lui offre une stabilité rassurante, même à vitesse élevée. La tenue de route est ferme, elle donne confiance en elle. Le comportement dynamique est équilibré, la direction suffisamment précise, même si elle peut parfois manquer un peu d’éclat dans les enchaînements serrés.

    Côté consommation, le système hybride est redoutablement efficace. L’autonomie combinée peut atteindre environ 1 350 kilomètres WLTP, avec une consommation annoncée autour de 1,5 à 1,7 L/100 km en cycle mixte. Dans la réalité, en usage varié (ville, route, autoroute), la consommation reste très contenue, bien en deçà de ce qu’un véhicule thermique équivalent afficherait : encore un point pour l’hybride.

    BYD SEAL 6 DM-i vue arrière en léger profil
    La BYD SEAL 6 DM-i vue de dos, montrant son style fastback et son coffre classique. (Crédit : Marceau NIO)

    Conclusion : l’hybride accessible qui tient ses promesses

    Difficile de rester insensible après cet essai. La BYD SEAL 6 DM-i Super-Hybrid combine avec brio l’efficience, l’autonomie, la polyvalence et un positionnement tarifaire redoutable. Avec une entrée de gamme en dessous de 40 000 euros, elle s’adresse clairement à une clientèle en quête d’efficacité et de rationalité, sans renoncer au plaisir de conduite ni au confort. Elle n’est pas parfaite, mais ses qualités surpassent largement ses défauts. Ce fut un essai très agréable : on a pris du plaisir, et le plaisir de conduite, c’est « presque » le plus important.

    Certes, les matériaux intérieurs ne rivalisent pas avec ceux d’une Mercedes Classe E, d’une BMW Série 5 ou d’une Audi A6. Mais pour le prix proposé, le rapport qualité-prix est indéniable. BYD est fidèle à la position qu’il ambitionne : être le numéro 1 du marché en privilégiant la technologie, l’autonomie et le prix.

    Les notes ECO MOTORS NEWS

  • Avatr 06 : la berline électrique chinoise qui défie Tesla et BYD

    Avatr 06 : la berline électrique chinoise qui défie Tesla et BYD

    La nouvelle Avatr 06 attire l’attention grâce à son autonomie exceptionnelle et son design futuriste. Elle pourrait rapidement séduire le marché européen. Avec un prix compétitif et une technologie Huawei avancée, elle se positionne comme un modèle ambitieux pour 2025.

    Avatr 06 berline électrique vue de face et profil
    La berline électrique Avatr 06 dévoile son design futuriste et ses lignes élégantes vues de face et de profil. (Crédit : Avatr)

    Une autonomie record pour séduire les conducteurs exigeants

    L’Avatr 06 sera disponible en version 100 % électrique ou hybride à prolongateur d’autonomie. La version BEV embarque une batterie LFP de 72,88 kWh fournie par CATL, offrant jusqu’à 650 km selon le cycle CLTC. Le modèle simple moteur délivre 252 kW, tandis que la version double moteur développe 440 kW, avec 600 km d’autonomie.

    La version EREV (voiture électrique à autonomie prolongée) associe un moteur électrique de 231 kW à un moteur thermique de 1,5 litre turbocompressé. Cette configuration agit comme générateur pour prolonger l’autonomie jusqu’à 800 km. Grâce à l’architecture 800 volts, la recharge rapide devient possible, réduisant considérablement le temps d’attente et améliorant le confort d’utilisation.

    Design futuriste et habitacle luxueux

    Le design de l’Avatr 06 s’inspire du concept Avatr 2.0 avec des lignes modernes et équilibrées. Ses dimensions sont adaptées aux routes européennes : 4,85 m de long, 1,96 m de large et 1,45 m de haut. Les poignées encastrées et les rétroviseurs optionnels avec écrans améliorent le Cx (coefficient de traînée) et donnent un look très futuriste.

    Avatr 06 berline électrique vue arrière
    L’Avatr 06 offre un design arrière épuré avec signature lumineuse LED et lignes sportives élégantes. (Crédit : Avatr)

    À l’intérieur, l’habitacle de 7 m² offre des matériaux haut de gamme et des sièges avant zéro gravité avec massage à 16 points. Le système audio Meridian à 25 haut-parleurs fournit un son immersif, tandis que Harmony OS de Huawei permet une interface fluide. La conduite assistée ADS 3.0 repose sur un lidar haute précision et 27 capteurs pour une sécurité optimale.

    Une stratégie internationale clairement affichée

    Depuis son apparition au salon de Munich en 2024, Avatr montre ses ambitions européennes. La 06 est conçue pour correspondre aux attentes des conducteurs occidentaux, avec des dimensions adaptées et une option hybride pratique. La marque vise un public sensible à la technologie, au confort et aux longues autonomies.

    Le trio Changan, CATL et Huawei apporte chacun son expertise pour créer une berline compétitive. Changan assure le savoir-faire automobile, CATL fournit des batteries fiables, et Huawei développe la technologie embarquée et les aides à la conduite. Cette combinaison pourrait faire de l’Avatr 06 une rivale directe de Tesla Model 3 et BYD Han.

    Tableau de bord Avatr 06 avec écrans HarmonyOS
    Le cockpit de l’Avatr 06 combine écran panoramique, écran central et technologie Huawei HarmonyOS pour une expérience premium. (Crédit : Avatr)

    Performance, technologie et confort : un trio gagnant

    L’Avatr 06 se distingue par son autonomie, sa puissance et son habitacle ultra-connecté. Son double moteur électrique rivalise avec les modèles occidentaux, tandis que la version EREV assure une autonomie prolongée pour les longs trajets. Les composants Huawei offrent un système multimédia avancé et une conduite semi-autonome performante, améliorant l’expérience utilisateur.

    Son design épuré, ses matériaux luxueux et ses technologies de confort séduisent les conducteurs exigeants. Prévue pour le second trimestre 2025 en Chine, l’Avatr 06 pourrait rapidement devenir une référence des berlines électriques premium. En Europe, ses dimensions optimisées et sa technologie hybride à prolongateur d’autonomie pourraient séduire un large public, offrant une alternative crédible aux véhicules occidentaux.

    Un regard sur la concurrence

    L’Avatr 06 entre sur un marché déjà très concurrentiel, avec des modèles établis comme Tesla Model 3, BYD Han ou Nio ET5. Ces voitures offrent des autonomies proches de 600 km, mais souvent à des prix supérieurs ou avec moins de technologies embarquées. Ainsi, l’Avatr 06 se positionne comme une alternative attractive grâce à son rapport autonomie/prix et sa motorisation puissante.

    Face à Tesla, la 06 propose une expérience technologique comparable, notamment avec Harmony OS et la conduite assistée ADS 3.0. Par rapport à BYD Han et Nio ET5, elle offre une batterie CATL fiable et une version hybride à prolongateur d’autonomie. Cette combinaison autonomie, performance et confort pourrait séduire un public européen exigeant, prêt à tester un constructeur chinois innovant.