Catégorie : News

  • Les hybrides rechargeables dépassent le diesel en Europe

    Les hybrides rechargeables dépassent le diesel en Europe

    Le diesel, autrefois roi du marché européen, connaît un déclin sans précédent. Les hybrides rechargeables viennent de le dépasser. Ce changement marque une étape majeure pour l’automobile européenne.

    Logo Hybrid sur une voiture moderne, symbole de l’électrification
    Hybrides rechargeables : 9,1 % des ventes de voitures neuves en Europe en 2025.

    Un tournant historique pour le diesel

    Il y a dix ans, plus d’un véhicule neuf sur deux roulait au diesel en Europe. Aujourd’hui, cette part tombe à seulement 8 %. En octobre 2025, les hybrides rechargeables atteignent 9,4 % du marché, reléguant le diesel à la quatrième place. Cette évolution symbolise la fin d’une ère où le gazole dominait les routes.

    Le Dieselgate a accéléré cette chute. Depuis 2017, l’essence a repris l’avantage, suivie par les hybrides classiques en 2021, puis les véhicules électriques en 2022. Les hybrides rechargeables constituent désormais la médaille de bronze. Les acheteurs et constructeurs s’adaptent à cette nouvelle réalité.

    Facteurs multiples derrière le déclin

    Plusieurs causes expliquent cette chute. D’abord, les normes antipollution strictes de l’Union européenne ont forcé les constructeurs à investir dans l’électrification. Ensuite, les petits modèles urbains diesel ont quasiment disparu du marché.

    Par ailleurs, les aides financières et bonus écologiques favorisent clairement les motorisations hybrides ou électriques. L’interdiction prévue des moteurs thermiques neufs dès 2035 pousse également clients et investisseurs à abandonner le diesel. La combinaison de ces facteurs rend son retour improbable.

    Volkswagen Tayron eHybrid, SUV hybride rechargeable en Europe
    La Volkswagen Tayron eHybrid, exemple de véhicule hybride rechargeable qui séduit les acheteurs européens. (Crédit : Volkswagen)

    La montée des hybrides et électriques

    En 2025, les hybrides dominent le marché européen avec 34,7 % des immatriculations. L’essence atteint 26,9 %, tandis que les véhicules électriques progressent à 18,3 %. Cette répartition devrait encore évoluer avec l’arrivée de véhicules électriques plus abordables.

    Renault et Volkswagen préparent activement cette transition. Renault dévoile sa Twingo électrique, tandis que Volkswagen prévoit l’ID.Polo en 2026 et l’ID.Every1 en 2027. L’afflux de modèles chinois compétitifs devrait également accélérer l’adoption des véhicules électrifiés.

    Ventes de voitures neuves en forte hausse

    En octobre 2025, plus de 916 000 véhicules neufs ont été vendus dans l’Union européenne, soit une hausse de 5,8 % par rapport à octobre 2024. Cette progression est soutenue par les hybrides et les électriques, dont la popularité croît mois après mois.

    Les hybrides rechargeables représentent désormais 9,1 % des immatriculations, contre 7 % il y a un an. Les voitures électriques continuent aussi de progresser, avec une part de marché de 16,4 % sur dix mois, même si elle reste insuffisante pour atteindre les objectifs de 2035.

    Des écarts notables entre constructeurs

    Volkswagen reste le leader avec 264 069 ventes en octobre et 2,478 millions sur dix mois. Stellantis progresse légèrement en octobre, mais recule sur l’ensemble de l’année. Renault, en revanche, affiche une solide hausse de 10 % sur le mois et 7 % sur dix mois, représentant plus de 11 % du marché.

    Tesla continue de reculer fortement, avec une chute de près de 48 % en octobre et 39 % sur dix mois, confirmant la difficulté du constructeur américain à suivre la dynamique européenne. Ces chiffres reflètent un marché en pleine transformation, où l’électrification dicte désormais les règles.

    Voiture électrique en charge sur une borne publique
    Voiture électrique en recharge, avec 16,4 % de part de marché en Europe en 2025.

    Vers une Europe 100 % électrifiée ?

    La domination du diesel appartient au passé. Les hybrides rechargeables et les véhicules électriques façonnent l’avenir de l’automobile européenne. Les ventes et les innovations technologiques montrent une tendance claire vers l’électrification massive.

    À l’horizon 2035, l’Europe pourrait ne plus commercialiser de véhicules thermiques neufs. Cette transition, rapide et soutenue, illustre la volonté européenne de réduire les émissions et de favoriser des mobilités plus durables. Le diesel, autrefois incontournable, n’est plus qu’un souvenir sur les routes du continent.

  • Nouveautés électriques 2026 : l’offre massive qui va transformer le marché automobile français ?

    Nouveautés électriques 2026 : l’offre massive qui va transformer le marché automobile français ?

    Les véhicules 100 % électriques s’apprêtent-elles à conquérir définitivement les concessions européennes en 2026 ? Après une année 2025 marquée par des records d’immatriculations dans plusieurs pays, comme les Pays-Bas avec plus de 40 % de part de marché pour les BEV en octobre, les constructeurs accélèrent leur stratégie d’électrification. L’année prochaine verra débarquer une quarantaine de nouveautés phares au minimum, couvrant tous les segments. Cette vague arrive au moment où les bornes ultrarapides (400 kW) se démocratisent en Europe et où les aides publiques françaises sont stables, soutenant une adoption massive.

    Citadines électriques : la démocratisation à prix choc pour la ville

    Le nombre de voitures électriques explosera probablement dans nos villes l’an prochain avec la multiplication d’offres de modèles accessibles :

    Renault Twingo E-Tech verte. credit:Renault
    Renault Twingo E-Tech verte. credit : Renault

    • Côté français, Renault lance l’iconique Twingo E-Tech au printemps 2026. Au total, il sera possible de parcourir 300 km selon les tests WLTP, elle sera équipée d’un moteur de 113 ch pour un tarif de 19 990 €.

    • Encore plus abordable, Dacia contre-attaque avec sa Spring nouvelle génération (225 km d’autonomie pour un montant de 16 900 €), renforcée en batterie et connectivité.

    • Citroën positionnera dès l’an prochain l’ë-C3 comme best-seller potentiel avec ses 320 km d’autonomie pour un montant de 19 900 €, 113 ch sous le capot et une recharge à 100 kW.

    • La Renault 5 E-Tech suit logiquement (410 km, 24 990 €), reprenant le charisme rétro de l’iconique 5.

    • Volkswagen aussi compte bien inscrire son nom dans le classement des plus gros vendeurs. Et avec l’ID.2 (600 km estimés, ~28 000 €), le constructeur européen a des chances de rencontrer du succès.

    • 2026 sera aussi l’année du retour de Peugeot qui a présenté cette année sa e-208 GTi électrique, une “bombinette” héritière de la 205 GTI avec plus de 200 ch et un 0-100 km/h en moins de 7 secondes.

    SUV et crossovers : l’offre familiale explose en volume et autonomie

    Les SUV électriques dominent les attentes, avec des autonomies toujours plus importantes. En effet, certains modèles flirteront avec les 700 km à des prix réellement intéressants.

    Porsche Macan Electric gris. Crédit : Porsche
    Porsche Macan Electric gris. Crédit : Porsche

    • Skoda ouvre le bal avec l’Elroq qui annonce 573 km WLTP dès 33 430 €. Ce crossover spacieux est établi sur la plateforme MEB, frère de l’ID.4 de chez Volkswagen mais plus abordable.

    • Mini Aceman apporte du fun british au segment compact, avec un tarif d’entrée estimé autour de 34 000 €, une autonomie avoisinant les 400 km WLTP et un moteur électrique d’environ 180 ch.

    • Côté chinois, évidemment, il y aura de la nouveauté : BYD et son Atto 2 et sa Sealion 7, entre autres, mais aussi Zeekr et sa 7X premium, visent le rapport qualité-prix imbattable.

    • Crossover = aventure, en ce sens Suzuki eVitara, co-développée avec Toyota, verra le jour en 2026 et ciblera les aventuriers urbains avec au minimum 450 km d’autonomie.

    • Côté haut de gamme, l’allemand Mercedes déploiera une véritable armada avec les GLC EQ et GLA électriques attendus dès début 2026. Affichant une autonomie pouvant dépasser les 550 km, une puissance comprise entre 200 et 300 ch selon les versions et une capacité de recharge ultrarapide à 400 kW.

    • Hyundai Ioniq 9 (7 places, 600+ km) et Mitsubishi VUS compact (sur plateforme Nissan) complètent l’offre japonaise.

    • La star absolue de l’année prochaine ? C’est peut-être la Range Rover 100 % électrique : plus de 700 km WLTP, jusqu’à 1 000 ch et matériaux et confort toujours luxueux. Le tarif sera compris autour de 150 000 €.

    • Mais attention, Porsche répond avec le Cayenne électrique qui lui aussi pourra être équipé d’un moteur électrique de plus de 1 000 ch établissant le 0-100 en 3s selon les tests effectués par le constructeur allemand. Fidèle à la volonté de la marque, il fusionnera luxe et sportivité.

    Ces mastodontes électriques répondent aux besoins des familles françaises, où le SUV représente 50 % des immatriculations neuves.

    Berlines et familiales : l’électrique premium pour les longs trajets

    Les berlines électriques s’affirment pour les professionnels et grands rouleurs en quête de confort et d’efficacité à tous les plans.

    Break de luxe 100% électrique Audi A6 e-tron Avant Crédit : Audi
    Break de luxe 100% électrique Audi A6 e-tron Avant Crédit : Audi

    • La Mercedes CLA Shooting Brake électrique vise un record d’autonomie à près de 791 km WLTP, portée par un design ultra-aérodynamique (Cx inférieur à 0,23) et l’intégration de la technologie Hyperscreen nouvelle génération, offrant une expérience numérique panoramique et personnalisable selon le constructeur.

    • Allemagne toujours, BMW et sa iX3 nouvelle génération promet jusqu’à 800 km d’autonomie grâce à des batteries de dernière génération, une puissance dépassant les 300 ch, et une recharge ultrarapide à 400 kW.

    • Audi sortira l’an prochain l’A6 e-tron, reposant sur la plateforme PPE. Elle offrira environ 700 km d’autonomie, combinés à une motorisation pouvant dépasser les 400 ch et un habitacle haut de gamme doté du Virtual Cockpit XXL, pensé pour les longs trajets et le confort premium.

    • La Hyundai Ioniq 3, compacte premium, vise le segment haut de gamme à des prix plus accessibles et une autonomie d’environ 500 km, un moteur autour de 200 ch et une architecture intérieure épurée inspirée des concepts Hyundai “Living Space”.

    • La Volvo ES90, grande berline suédoise raffinée, s’adresse au premium familial avec une autonomie proche des 600 km, une puissance pouvant atteindre 350ch selon les versions et un intérieur scandinave minimaliste mêlant matériaux naturels et technologies Google embarquées.

    • Le Kia EV4 complète l’offre coréenne avec environ 625 km d’autonomie, un design anguleux inspiré du concept EV4, des motorisations entre 170 et 230 ch, et un positionnement prix agressif pour concurrencer les berlines électriques européennes.

    Ces modèles, avec leurs batteries solides et logiciels OTA, transforment les autoroutes en terrain conquis, pile au moment où la France déploie son réseau de bornes ultrarapides.

    Sportives et hypercars : l’émotion électrique sans compromis

    L’électrique s’invite chez les passionnés. En effet, comme chaque année, les constructeurs les plus en vue font parler d’eux avec des sorties attendues.

    • L’une des grandes impatiences de l’année 2026 dans le monde de l’automobile, c’est l’arrivée de la première hypercar de l’un, si ce n’est le constructeur le plus iconique de l’histoire de l’automobile. Ferrari dévoile que 2026 sera l’année de sortie de sa première supercar 100 % électrique « Elletrica ». Les performances ? Plus de 1 000 ch, 0 à 100 km/h en moins de 2 s. Elle bénéficiera d’une aérodynamique active inspirée de la F1 et d’un système de gestion thermique inédit. Évidemment, son design fidèle au langage Ferrari et un prix qui devrait dépasser largement les 500 000 €.

    • Alpine, quant à elle, relance l’A110 électrique, légère (1 200 kg), agile et française pure jus. Avec un moteur délivrant environ 300 ch, un 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, une autonomie autour de 400 km WLTP et un châssis ultra-agile.

    Contexte marché : pourquoi 2026 change tout

    Cette offensive arrive dans un contexte idéal. En France, les BEV frôlent 25 % de part de marché mensuelle, portés par des aides (bonus 4 000-7 000 €) et un réseau de 100 000 bornes publiques. Les Pays-Bas montrent la voie avec 40 % BEV grâce à un maillage dense et des incitations stables – un modèle pour l’Europe. Face à la concurrence chinoise (BYD, MG, Zeekr), les Européens réagissent avec des prix agressifs et une tech souveraine (batteries gigafactoriesfrançaises). Résultat : l’électrique passera de 20 % à 35 % des ventes en 2026, dopé par la fin progressive des thermiques purs en 2035.

    Ces nouveautés ne sont pas qu’un catalogue : elles incarnent la mobilité durable accessible, performante et intégrée. Pour les professionnels comme les particuliers, 2026 marque la fin des excuses, avec un choix pléthorique aligné sur les enjeux climatiques et économiques. ECO MOTORS NEWS suivra ces lancements de près, essais à l’appui.

  • BYD SEALION 5 DM-i : SUV hybride familial

    BYD SEALION 5 DM-i : SUV hybride familial

    Un nouveau SUV hybride rechargeable arrive sur le marché avec une ambition claire. BYD veut séduire les familles recherchant plus d’efficience et de polyvalence. Le SEALION 5 DM-i combine espace, technologie et sobriété avec une offre de lancement attractive.

    BYD SEALION 5 DM-i vue de profil, SUV hybride familial
    Vue de profil du BYD SEALION 5 DM-i, alliant style et habitabilité pour les familles. (Crédit : BYD)

    Un SUV pensé pour les familles modernes

    Le lancement du SEALION 5 DM-i marque une étape importante pour BYD, car la marque souhaite offrir une alternative crédible aux modèles thermiques classiques. Grâce à son architecture optimisée et à son grand empattement, il propose un espace intérieur remarquable qui répond précisément aux attentes des familles.

    Par ailleurs, la technologie Super Hybride avec DM vise à réduire les dépenses quotidiennes tout en assurant une grande autonomie. Cette approche permet donc de concilier confort, praticité et coût d’usage contenu. En outre, le véhicule repose sur la batterie Blade et sur le moteur essence Xiaoyun, deux éléments clés de l’offre technologique de BYD. Ces innovations s’accompagnent d’équipements modernes, comme l’accès NFC par smartphone ou la fonction Vehicle-to-Load capable d’alimenter des appareils externes. Ces fonctionnalités renforcent l’attractivité du modèle pour les conducteurs à la recherche de polyvalence.

    Un design extérieur entre style et utilité

    Le SEALION 5 DM-i affiche une silhouette affirmée qui combine lignes nettes et surfaces musclées. Sa face avant se distingue grâce aux projecteurs full LED et à une calandre travaillée qui élargit visuellement le véhicule. Ce choix stylistique donne une présence dynamique sans compromettre la sobriété générale.

    Ensuite, les flancs mettent en valeur des panneaux inférieurs épurés et un montant D contrasté. Cette approche crée un effet de toit flottant qui apporte une touche plus premium. À l’arrière, le bandeau lumineux traverse toute la largeur et renforce l’identité moderne du SUV. Cette signature lumineuse, associée au becquet intégré, améliore l’aérodynamisme tout en assurant une finition élégante. Enfin, les dimensions généreuses garantissent un volume intérieur parmi les meilleurs du segment.

    BYD SEALION 5 DM-i gros plan, design extérieur détaillé
    Gros plan sur le BYD SEALION 5 DM-i, révélant les détails du design et la finition soignée du SUV hybride. (Crédit : BYD)

    Un habitacle inspiré de la nature

    À l’intérieur, le SEALION 5 DM-i mise sur des formes fluides et une atmosphère légère. Les deux écrans centraux structurent la planche de bord et renforcent l’ergonomie. Par ailleurs, l’interface 12,8 pouces dispose d’un système d’infodivertissement complet comprenant commandes vocales, connectivité intégrée et mises à jour OTA. Cette approche technologique favorise une utilisation intuitive au quotidien.

    De plus, les gestes à trois doigts permettent d’ajuster facilement chauffage ou ventilation. Ce choix ergonomique améliore la sécurité en réduisant les distractions. L’espace à bord se montre également généreux, car cinq adultes peuvent voyager confortablement. Le coffre offre 463 litres, et la modularité permet d’atteindre 1 410 litres grâce au rabattement 40/60. La finition Design ajoute d’ailleurs un hayon motorisé pour faciliter le chargement. Enfin, la fonction V2L de série ouvre de nouveaux usages, notamment lors de sorties, en alimentant des appareils jusqu’à 3,3 kW.

    Une technologie Super Hybride

    Le système DM-i repose sur une gestion intelligente qui privilégie la conduite électrique. En effet, le moteur essence alimente principalement la batterie et le moteur électrique, assurant un comportement proche d’un véhicule 100 % électrique. Ainsi, la douceur de conduite demeure constante, même lors des trajets prolongés. Lorsque la demande de puissance augmente, le système peut fonctionner en parallèle. Cette flexibilité garantit une transition fluide entre les deux modes. Avec jusqu’à 86 km d’autonomie électrique, le SEALION 5 DM-i permet de réduire drastiquement l’usage du carburant. De plus, la consommation mixte peut descendre à 2,1 L/100 km, ce qui constitue un argument majeur pour les conducteurs soucieux de leurs dépenses. L’autonomie totale dépasse 1 000 km, permettant de longs trajets sans contrainte.

    BYD SEALION 5 DM-i intérieur, tableau de bord et écran tactile
    Tableau de bord du BYD SEALION 5 DM-i avec écran tactile et commandes vocales pour une expérience connectée. (Crédit : BYD)

    Deux finitions adaptées à des besoins différents

    La finition Comfort utilise une batterie de 12,96 kWh offrant jusqu’à 62 km d’autonomie électrique. Elle réalise le 0 à 100 km/h en 7,7 secondes et atteint 170 km/h en vitesse maximale. Cette version s’adresse aux utilisateurs qui recherchent un équilibre entre prix, efficience et polyvalence.

    Ensuite, la finition Design embarque une batterie de 18,3 kWh pour atteindre 86 km d’autonomie électrique. Malgré une accélération légèrement différente, elle conserve la même vitesse de pointe. Cette version ajoute des équipements de confort et de sécurité plus avancés. Dans les deux cas, la puissance totale de 156 kW assure des performances fluides en toutes situations.

    Une sécurité renforcée

    Le SEALION 5 DM-i accorde une place centrale à la sécurité grâce à une suite ADAS complète. Par conséquent, le conducteur bénéficie d’assistances avancées comme le maintien dans la voie, la détection d’angle mort et les avertisseurs de collision. Le modèle inclut également sept airbags et des fixations ISOFIX compatibles i-Size. Ce dispositif vise à protéger les familles dans toutes les conditions. Enfin, chaque finition offre une dotation généreuse. La version Comfort inclut jantes 18 pouces, projecteurs LED, sièges électriques et écran multimédia complet. La version Design ajoute des technologies premium, comme la caméra 360° ou le chargeur sans fil.

    BYD SEALION 5 DM-i vue aérienne, SUV familial hybride
    Vue du dessus du BYD SEALION 5 DM-i, mettant en avant son design compact et son toit élégant. (Crédit : BYD)

    Une offre commerciale attractive

    BYD propose le SEALION 5 DM-i à partir de 30 990 € en finition Comfort et 33 990 € en finition Design. Cependant, une offre de lancement ramène respectivement ces tarifs à 29 990 € et 31 990 €. Les formules de location débutent à 329 € par mois selon la configuration choisie. Grâce à ce positionnement, le modèle se présente comme une solution compétitive face aux SUV thermiques traditionnels.

  • Le minivan hybride pensé pour les familles et les road-trips : Toyota dévoile la Sienna 2026

    Le minivan hybride pensé pour les familles et les road-trips : Toyota dévoile la Sienna 2026

    Le 25 novembre 2025 à Toronto, Toyota Canada a officiellement présenté la nouvelle génération de la Sienna. Au-delà d’un simple restylage, la marque japonaise a compté faire évoluer ce minivan hybride pour répondre aux besoins des familles actives et des amateurs de voyages sur route.

    C’est lors d’un évènement organisé par Toyota Canada que la Sienna 2026 fut présentée. Ce lancement s’inscrit dans un contexte où Toyota cherche à affirmer la Sienna comme la référence du minivan hybride sur le marché nord-américain, en renforçant ses technologies, son efficience énergétique et sa modularité pour satisfaire les familles actives et les conducteurs passionnés de road-trips.

    Une motorisation hybride qui mise sur l’équilibre

    Contrairement à certaines attentes, Toyota ne passe toujours pas en 100 % électrique sur la Sienna 2026. À la place, elle conserve sa motorisation “full hybrid” avec un moteur essence couplé à deux moteurs électriques, pour une puissance combinée de quelques 245 chevaux. La transmission e-CVT propose toujours le choix entre traction avant et intégrale. Pour ce type de véhicules, c’est un petit plus peu commun qui fera la différence. Point positif également, c’est son autonomie, en effet, l’autonomie estimée en usage mise est de plus de 1000 km, rien que ça. Dans le communiqué qui a dévoilé cette sortie, le constructeur a insisté sur l’équilibre entre puissance, efficacité énergétique et polyvalence. Un mix idéal pour la ville comme pour la route.

    Un habitacle remanié pour plus de confort et de modularité

    À l’intérieur, Toyota a revu la copie avec des matériaux plus soignés et un agencement pensé pour la vie de famille. En ce sens, la capacité maximale de transport de passagers s’étend désormais à 8 places, avec des configurations flexibles. Par exemple, les automobilistes auront la possibilité d’installer des sièges “capitaine” (sièges individuels indépendants) en deuxième rangée. Le siège conducteur se règle désormais électriquement et la climatisation est multizone, parfaite pour les longs trajets.

    Ces modifications ne se cantonnent pas au confort, car technologiquement aussi, la Sienna évolue. La prochaine version sera équipée d’un écran tactile principal intégré au tableau de bord, qui intègrera le système multimédia “Toyota Multimedia”, compatible Apple CarPlay et Android Auto. De plus, bien que ce soient des détails, la Sienna 2026 disposera de la recharge sans fil pour les smartphones, d’un hayon arrière assisté et d’un rétroviseur intérieur auto-atténuant avec ouvre-porte de garage intégré.

    Un style extérieur affirmé

    Là où ce nouveau minivan hybride se différencie de ses concurrents, c’est clairement dans son apparence extérieure. Dès le premier coup d’œil, on ne s’y trompe pas : la Sienna est loin de ressembler aux minivans classiques. Elle affiche désormais des lignes plus sculptées et une calandre marquée, fidèles à la philosophie stylistique TNGA de Toyota, qui, onle rappelle, est la plate-forme modulaire de la marque japonaise qui permet d’accueillir des véhicules de petites tailles (citadines) jusqu’aux monospaces. On le voit et c’est assumé : le design de ce minivan est plus dynamique.

    Pour qui est faite cette nouvelle Sienna ?

    La Sienna se situe sur le segment des minivans hybrides haut de gamme, aux côtés notamment de la Kia Carnival Hybrid ou de la Honda Odyssey. Avec ce modèle, Toyota cible avant tout les familles nombreuses, les voyageurs réguliers sur de longues distances et ceux qui ne veulent rien sacrifier ni sur le confort, ni sur la technologie. Elle compte bien confirmer que, sur le marché nord-américain, la Sienna est une référence en terme de minivan hybride, et qui sait, un jour peut- être elle fera son retour en Europe.

    Quoi de mieux pour illustrer la volonté de la marque que Robert Tsang, vice-président de Toyota Canada, qui s’est exprimé lors de la mise en lumière de cette future sortie :

    « Il y a une Sienna prête à aider chaque Canadien à vivre sa meilleure vie ». Une promesse d’aventure, de sécurité et d’efficacité au quotidien, tout en gardant un œil sur la planète.

  • Miser sur le solaire et l’éolien pour électrifier les trains français

    Miser sur le solaire et l’éolien pour électrifier les trains français

    La SNCF accélère sa transition énergétique en misant sur l’électricité renouvelable. Les contrats d’achat d’électricité renouvelable de long terme(PPA) assurent l’approvisionnement stable. Objectif : 40 à 50 % d’électricité verte pour la traction des trains d’ici à 2030.

    Train SNCF circulant sur voie ferrée en France, symbole de mobilité électrique et durable
    Un train SNCF roulant grâce à l’électricité verte issue du solaire et de l’éolien. (Crédit : SNCF)

    Des partenariats durables pour une énergie verte

    Depuis 2018, SNCF Energie pilote le programme « corporate PPA » pour sécuriser l’électricité renouvelable. Ces contrats à long terme permettent d’acheter directement l’électricité issue de centrales photovoltaïques et éoliennes. Ils visent à atteindre 40 à 50 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique pour les trains, dont 20 % via les PPA. Cette stratégie répond également aux attentes des Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM).

    Les principaux contrats concernent Neoen, premier producteur indépendant français, qui fournira 137 GWh par an dès janvier 2026. La production provient de quatre parcs solaires : Romilly, Loirécopark, Champblanc et Labouheyre. Cette électricité couvre la consommation annuelle de 11 000 trajets TGV Paris-Bordeaux.

    Ces contrats, d’une durée de 20 à 25 ans, sécurisent l’approvisionnement et limitent l’exposition aux fluctuations du marché électrique. Pour Neoen, ils assurent un revenu stable, permettant d’investir dans l’entretien et le développement de nouvelles centrales. Pour SNCF Voyageurs, ces accords garantissent un prix quasi fixe et renforcent la compétitivité énergétique à long terme.

    L’éolien au service de la mobilité bas carbone

    Le parc éolien de Cheniers Énergies, dans la Marne, illustre l’engagement de SNCF Energie. Inauguré en mai 2025, il produit 93 GWh par an grâce à huit éoliennes de 180 mètres. Cette production équivaut à l’électricité consommée par plus de 20 000 foyers et évite 4 278 tonnes de CO2 annuelles.

    Ce site alimentera les liaisons TGV Paris-Strasbourg, Paris-Nancy et Strasbourg-Nantes. Le contrat d’achat direct signé avec VALOREM pour 25 ans assure la pérennité de cette énergie renouvelable. SNCF Voyageurs poursuit ainsi sa politique volontariste pour réduire les émissions et répondre aux exigences des autorités de transport.

    Les centrales photovoltaïques régionales complètent le mix

    En Auvergne-Rhône-Alpes, un contrat de 20 ans avec CVE permettra de couvrir un quart de la consommation électrique des TER régionaux. La centrale des Genêts, actuellement en construction à Domérat, fournira environ 60 GWh par an dès février 2027.

    Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de SNCF Voyageurs pour atteindre 40 à 50 % d’électricité renouvelable dans son mix d’ici à 2026. Elle sécurise également les coûts d’approvisionnement sur le long terme et réduit l’empreinte carbone des transports régionaux.

    Panneaux solaires photovoltaïques produisant de l’électricité renouvelable pour la traction ferroviaire
    Panneaux solaires fournissant de l’électricité verte à la SNCF pour réduire les émissions de CO2. (Crédit : CVE)

    Des solutions structurantes pour la décarbonation

    SOLVEO Energies contribue également à l’effort avec un parc éolien dans le Cher, mis en service en mai 2024. Ce site fournit 32,5 GWh par an à SNCF Energie, soit l’équivalent de la consommation de 6 780 foyers. L’accord de 25 ans permet d’éviter 35 000 tonnes de CO2.

    Ces contrats à long terme stabilisent les prix et garantissent un approvisionnement fiable. Ils s’inscrivent dans une vision globale de transition énergétique, où le solaire et l’éolien deviennent les piliers de la mobilité bas carbone. SNCF Voyageurs consolide ainsi son rôle de leader responsable du transport ferroviaire en France.

    Une ambition claire et chiffrée

    Aujourd’hui, SNCF Energie a contractualisé plus de 830 GWh via des PPA. L’objectif est d’atteindre 1 100 GWh d’électricité renouvelable d’ici à 2026. Les partenariats avec Neoen, CVE, VALOREM et SOLVEO illustrent la stratégie de long terme. Ces initiatives démontrent que la transition énergétique peut être conciliée avec la performance industrielle et le service public.

    En intégrant le solaire et l’éolien, la SNCF réduit ses émissions tout en sécurisant l’approvisionnement. Elle répond aux attentes des autorités et des citoyens. Les trains français avancent désormais au rythme de l’électricité verte, symbolisant une mobilité plus durable et responsable.

    Cette transition vers l’électricité verte illustre la volonté de SNCF de devenir un acteur exemplaire de la mobilité durable. En combinant innovation, partenariats solides et planification à long terme, l’entreprise montre que transport et respect de l’environnement peuvent avancer main dans la main. Les voyageurs, eux aussi, deviennent acteurs de cette révolution énergétique, circulant chaque jour à bord de trains alimentés par le soleil et le vent, contribuant ainsi concrètement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en France.

  • Hyundai bouscule les géants : La Ioniq 5N inspire la future Porsche 718 électrique

    Hyundai bouscule les géants : La Ioniq 5N inspire la future Porsche 718 électrique

    La Hyundai Ioniq 5N, compacte sportive 100 % électrique, a surpris tout un secteur dominé par les marques premium. Ses innovations ont poussé Porsche à revoir sa copie pour la future 718 électrique prévue en 2027. Cette reconnaissance rare illustre un basculement majeur dans l’univers de la sportivité électrique et souligne la progression spectaculaire de Hyundai dans le domaine des performances.

    Hyundai Ioniq 5N en charge sur station électrique
    La Hyundai Ioniq 5N en charge, démontrant sa sportivité électrique et son autonomie avancée. (Crédit : Hyundai)

    Un modèle pour les constructeurs premium

    Hyundai ne s’attendait pas à créer un mètre-étalon en lançant la Ioniq 5N, mais c’est désormais une réalité. Cette compacte sportive électrique a bouleversé les codes au point d’influencer Porsche, qui développe activement ses futures 718 électriques. Frank Moser, responsable des gammes 718 et 911, a reconnu que plusieurs essais internes avaient changé la vision de son équipe. Il affirme que la Ioniq 5N les a poussés à « tout revoir » pour mieux comprendre l’émotion que peut offrir une voiture électrique sportive.

    La Ioniq 5N a marqué Porsche grâce à deux idées simples mais efficaces : une simulation de passage de vitesses et une sonorité synthétique immersive. Deux dispositifs créés pour compenser le silence naturel des moteurs électriques. Cette approche, baptisée N e-Shift et N Active Sound+, a été pensée pour reproduire les sensations mécaniques perdues. Porsche teste aujourd’hui un bruit artificiel, tout en donnant la possibilité de le désactiver. Le conducteur pourra choisir entre un silence pur ou une ambiance sonore expressive, sans dénaturer l’essence d’un véhicule électrique.

    Une influence qui se globalise

    L’impact de Hyundai dépasse déjà Stuttgart. Lamborghini suit ces innovations avec attention, notamment pour ses futurs modèles électriques sportifs. BMW M s’y intéresse aussi, confirmant que l’enjeu ne se limite pas à la puissance brute. La Ioniq 5N devient la preuve qu’un constructeur non premium peut imposer une vision crédible du plaisir automobile. Elle a fait basculer l’industrie vers une approche plus émotionnelle, centrée sur la sensation et non seulement sur la fiche technique.

    Cette influence est d’autant plus remarquable que la Ioniq 5N n’occupe pas le segment du luxe. Pourtant, son châssis affûté, son mode Drift optimisé et son moteur dépassant 609 chevaux en mode N Grin Boost ont rappelé aux constructeurs européens que l’innovation peut venir d’ailleurs. Hyundai a su associer performances électroniques avancées et conduite viscérale, créant une nouvelle référence dans la catégorie.

    Hyundai Ioniq 5N compacte sportive électrique vue de face
    La Hyundai Ioniq 5N, symbole de sportivité électrique et d’innovation automobile. (Crédit : Hyundai)

    La sportivité électrique entre dans une nouvelle ère

    Porsche prévoit de lancer sa première 718 électrique en 2027, en parallèle de versions thermiques haut de gamme. Le modèle électrique adoptera une philosophie centrée sur les sensations, où la technologie ne masque pas l’émotion. Porsche semble accepter l’idée que la sportivité du futur ne reposera plus uniquement sur la mécanique traditionnelle mais sur la qualité de l’expérience de conduite. La reconnaissance publique de Hyundai par Porsche marque un tournant historique pour le secteur. C’est la première fois qu’un constructeur généraliste influence directement l’un des noms les plus prestigieux du sport automobile. Cette dynamique montre que la transition électrique bouscule les hiérarchies établies et impose de nouveaux critères de performance.

    La Hyundai Ioniq 5N n’est pas qu’une réussite technique, c’est un symbole d’un marché en mutation rapide. Les sensations redeviennent prioritaires. Ce changement ouvre un nouvel horizon pour les passionnés et redéfinit le rôle des constructeurs généralistes dans l’univers du sport auto électrique. La Ioniq 5N confirme que l’avenir de la performance ne se jouera pas seulement sur les circuits, mais aussi dans la capacité à créer une émotion authentique sur route.

  • Autonomie électrique : une remorque-batterie relance le débat de la mobilité longue distance

    Autonomie électrique : une remorque-batterie relance le débat de la mobilité longue distance

    On le sait, l’autonomie reste l’obsession numéro un des conducteurs de voitures électriques, freinant la généralisation du tout-électrique. Face à ce défi, plusieurs solutions innovantes émergent pour offrir plus de liberté de déplacement. Parmi elles, Far-A-Day relance le concept d’une remorque-batterie externe, promettant jusqu’à 300 km d’autonomie supplémentaire.

    Voiture électrique tractant la remorque-batterie Far-A-Day sur autoroute.
    Une voiture électrique équipée de la remorque-batterie Far-A-Day sur la route, pour prolonger ses trajets longue distance. (Crédit : Far-A-Day)

    L’autonomie, frein numéro un des automobilistes

    Le point noir numéro 1 à l’adoption d’une voiture électrique pour les automobilistes reste l’autonomie. En effet, selon une récente étude réalisée par Avere-France, 65 % des conducteurs citent la peur de manquer de batterie avant d’arriver à destination comme principal obstacle à l’achat d’un VE. Selon Connaissance des Énergies, l’autonomie moyenne des VE actuellement en circulation en France est d’environ 350 km en conditions réelles. Un chiffre en constante évolution à la hausse, mais qui peine à rassurer ceux qui envisagent les longs trajets ou les déplacements fréquents hors agglomération.

    Far-A-Day : une approche innovante pour repousser les limites

    Face à ce scepticisme, plusieurs solutions innovantes apparaissent pour augmenter toujours plus efficacement l’autonomie. Parmi elles, la start-up française Far-A-Day a récemment remis en lumière, après l’échec il y a deux ans de la société EP Tender, un concept innovant. L’idée est simple : une remorque-batterie externe de 60 kWh, capable d’ajouter jusqu’à 300 km d’autonomie. Son utilisation n’en est pas moins simple : l’automobiliste se rend sur une station de swap spécialement conçue pour ce service, en amont, il réserve son équipement à l’aide d’une application mobile, puis en moins de deux minutes, sans avoir à sortir de l’habitacle, une remorque-batterie est attelée. Une fois branchée, elle alimente la batterie principale du véhicule pendant la conduite.

    Une solution pensée pour tous les véhicules

    Far-A-Day vise à transformer la manière dont nous concevons les longs trajets en VE. Arthur Darde, CEO, souligne : « La remorque Far-A-Day n’est pas qu’une extension de batterie, c’est une révolution de l’expérience utilisateur, permettant de voyager plus loin sans compromis, sur des véhicules souvent peu adaptés au tractage. » En effet, cette remorque-batterie Far-A-Day est conçue pour être compatible avec la majorité des véhicules électriques autorisés à circuler sur autoroute. Pour cela, il suffit d’installer une barre d’attelage spécifique à chaque modèle de véhicule, intégrant une connexion électrique développée sur mesure. Avec un poids contenu à environ 500 kg pour une capacité énergétique considérable (+60 kWh d’autonomie gagnée), l’engin promet d’élargir le spectre d’utilisation des VE, en particulier dans les régions où les infrastructures de recharge restent encore limitées.

    Remorque-batterie Far-A-Day de 60 kWh pour étendre l’autonomie des véhicules électriques.
    La remorque-batterie Far-A-Day ajoute jusqu’à 300 km d’autonomie aux véhicules électriques. (Crédit : Far-A-Day)

    Un réseau de stations de swap pour plus d’efficacité

    L’entreprise française annonce qu’avec plus de 200 000 km parcourus par des prototypes validés, avec une technologie brevetée, issue de plusieurs années de R&D, elle prévoit l’implantation d’un réseau de stations de swap en France. Dès l’an prochain, un corridor pilote Paris-Bordeaux sera mis en action. Dans cette ambition profonde de changer la mobilité décarbonée, Far-A-Day espère ouvrir 30 stations en 2027, permettant de couvrir 80 % des trajets longue distance de l’Hexagone.

    D’autres acteurs entrent en jeu

    Cette technologie ne s’inscrit pas dans une démarche isolée. Depuis plusieurs années, le marché voit apparaître plusieurs acteurs audacieux, tous cherchant des réponses aux attentes du public :

    • Ample, avec son système de batteries modulaires interchangeables, a conclu un partenariat avec Stellantis en décembre 2023, entamant un déploiement actif pour certains modèles comme la Fiat 500e à Madrid dès 2024.
    • Ford a déposé en 2023 un brevet pour une batterie de secours innovante positionnée sur le toit du véhicule, une solution plus simple mais encore en phase conceptuelle.
    • EV Clinic dévoile en novembre 2025 une batterie additionnelle universelle de 18 kWh, capable de se connecter au circuit haute tension des VE et compatible avec plusieurs marques.

    Voiture électrique Han EV garée
    La voiture HAN EV pourra recharger sa batterie grâce à la remorque-batterie Far-A-Day, compatible avec la plupart des véhicules électriques.

    Un futur prometteur pour la mobilité électrique

    Avec Far-A-Day qui mise sur la promesse concrète d’étendre la liberté de mouvement des conducteurs, l’électromobilité pourrait franchir un nouveau cap dès les prochaines années. Reste à savoir si les véhicules non homologués pour tracter pourront être adaptés, et si le modèle économique trouvera son public. Ces innovations illustrent que la mobilité durable ne se résume pas à une simple batterie, mais bien à un écosystème intelligent qui s’adapte aux besoins des automobilistes.

  • EDF sort 2 millions pour verdir l’aviation

    EDF sort 2 millions pour verdir l’aviation

    Le groupe EDF a renforcé sa participation dans le constructeur aéronautique basé à Toulouse Aura Aero via sa filiale SAFIDI, portant l’investissement à 2 millions d’euros un an après son entrée au capital. L’objectif étant de favoriser l’émergence d’une aviation légère, régionale et décarbonée en France et en Europe.

    Logo EDF
    Logo AURA AERO.

    Un pari sur l’avenir aéronautique

    Par ce nouvel apport, EDF confirme son engagement durable dans l’aviation électrique et hybride. En s’associant à la startup française, Aura Aero, le groupe entend structurer une filière aéronautique régionale, plus respectueuse de l’environnement. Ce choix s’inscrit dans un moment crucial, où le secteur aérien subit la pression de la réduction des émissions carbone. En soutenant Aura Aero, EDF cherche à donner un coup d’accélérateur à la transition énergétique dans le transport aérien.

    Au-delà du capital, EDF mobilise ses compétences en R&D, ingénierie et gestion énergétique pour accompagner Aura Aero. Le groupe travaille au développement et à l’essai de batteries avancées, à la mise en place d’infrastructures de recharge adaptées à l’aviation électrique, et à l’intégration des besoins énergétiques des appareils dans les plateformes aéroportuaires. L’un des objectifs est d’assurer une standardisation européenne de ces infrastructures. Il s’agit d’un enjeu clé pour rendre l’aviation électrique ou hybride viable à long terme.

    Concept d'avion de transport régional électrique ERA de la marque Aura Aero.

    Une ambition concrète

    Le programme phare d’Aura Aero vise l’avion régional hybride-électrique ERA, un appareil de 19 places. Le carnet d’intentions d’achat pour cet avion s’élève à près de 700, avec une valeur potentielle de l’ordre de 12 milliards de dollars. ERA promet des réductions d’émissions de CO₂ allant jusqu’à 80 % par rapport aux avions thermiques de même catégorie. L’appareil devrait également pouvoir atterrir et décoller sur des pistes courtes. Un véritable atout pour desservir des zones régionales ou rurales isolées. Par ailleurs, la gamme de biplaces de formation INTEGRAL poursuit son industrialisation. Plusieurs versions (thermiques, hybrides et électriques) sont en développement.

    L’alliance entre EDF et Aura Aero combine l’expertise énergétique d’un géant de l’électricité et l’innovation d’un constructeur aéronautique. Ce rapprochement crée les conditions à la fois techniques, industrielles et territoriales pour une aviation plus propre en France et en Europe. Ce soutien dépasse le cadre financier : via SAFIDI, EDF affirme son ambition de renforcer la souveraineté industrielle française dans l’aéronautique décarbonée.

    Vue de face de l'avion biplace INTEGRAL-E de Aura Aero .

    Des défis à surmonter

    Le pari est audacieux : faire de l’aviation régionale un vecteur de mobilité durable. Mais plusieurs obstacles demeurent : certification des appareils, mise en place des infrastructures de recharge sur de nombreux aéroports, acceptation des compagnies et des passagers, compétitivité économique. Pour que l’investissement de 2 M€ se transforme en changement durable, il faudra prouver que ERA et la gamme INTEGRAL peuvent réellement répondre aux besoins du territoire, tout en restant viable économiquement. Cet investissement d’EDF dans Aura Aero illustre un tournant concret vers une aviation plus verte et plus locale. Si les ambitions se traduisent en réalisations techniques et industrielles, l’aéronautique régionale pourrait connaître une véritable révolution.

  • Le Royaume-Uni va taxer les VE et PHEV au kilomètre

    Le Royaume-Uni va taxer les VE et PHEV au kilomètre

    Dès avril 2028, les conducteurs de véhicules électriques et hybrides rechargeables au Royaume-Uni paieront une taxe fondée sur les kilomètres parcourus. Londres cherche ainsi à compenser l’effondrement progressif des recettes issues des carburants fossiles, sans casser la dynamique du marché électrique.

    Voiture électrique en charge avec drapeau du Royaume-Uni
    Une voiture électrique recharge au Royaume-Uni, symbole de la future taxe au kilomètre. (Crédit : Envato)

    Une taxe pensée pour éviter un choc

    Le gouvernement britannique prévoit d’instaurer une redevance kilométrique pour tous les véhicules électriques et hybrides rechargeables. La mesure entrera en vigueur en avril 2028, marquant la transition d’un modèle fiscal fondé sur le carburant vers un modèle basé sur l’usage. Cette nouvelle logique répond à un défi budgétaire clair : la baisse continue des ventes de voitures thermiques entraîne une chute équivalente des taxes sur l’essence et le diesel. Le futur tarif sera fixé à environ la moitié de la taxe carburant appliquée aujourd’hui aux conducteurs de voitures essence ou diesel. Pour être plus concret, les voitures 100 % électriques paieront 3 pence par mile alors que les hybrides rechargeables paieront 1,5 pence. Selon l’estimation de l’Office for Budget Responsibility (OBR), un conducteur de VE parcourant environ 8 500 miles par an paiera environ 255 livres de taxe kilométrique en 2028-29.

    À cela s’ajoute le fait que la taxe annuelle de circulation (Vehicle Excise Duty, VED) reste exigible pour les VE depuis 2025. Le nouveau prélèvement ne remplace donc pas les impôts existants, mais les complète. L’argent collecté par cette nouvelle taxe alimentera directement l’entretien des routes : le gouvernement a promis d’allouer ces recettes à la maintenance et l’amélioration du réseau routier local, avec un objectif d’environ 2 milliards de livres par an d’ici 2029-30. Pour minimiser les craintes liées à la surveillance, le système ne reposera pas sur un pistage en temps réel. Les conducteurs devront estimer leur kilométrage annuel, payer d’avance la taxe, puis régulariser leur contribution en fonction du compteur en fin d’année.

    Voiture électrique en charge à une borne
    Une voiture électrique en cours de recharge, symbole du marché électrique en plein essor. (Crédit : Envato)

    Une réponse à un manque à gagner colossal

    L’OBR prévoit que la perte de recettes due à la chute des taxes sur les carburants (TVA, accises, « fuel duty ») sera majeure d’ici 2050. La taxe au kilomètre pourrait compenser environ un quart de cette perte, générant environ 1,4 milliard de livres supplémentaires par an selon les projections du gouvernement. Par ailleurs, l’État entend maintenir d’autres sources de revenus, notamment via la taxe annuelle de circulation (Vehicle Excise Duty, VED), désormais appliquée pour les VE depuis 2025, et la taxation de la recharge publique à la TVA standard.

    Le Royaume-Uni tente de concilier deux impératifs contradictoires : trouver de nouvelles sources de recettes tout en continuant à encourager les automobilistes à abandonner les moteurs thermiques. La taxe se veut donc mesurée, presque diplomatique, pour éviter de décourager ceux qui hésitent encore à passer à l’électrique. Mais la mesure soulève une question de fond plus importante encore. Selon l’OBR, elle pourrait réduire la demande pour des VE estimée à environ 440 000 ventes en moins sur les prochaines années. En parallèle, le gouvernement conserve des incitations à l’achat de VE, comme des subventions afin de soutenir le marché malgré la fiscalité accrue.

  • Prix du carburant : pourquoi votre plein va coûter plus cher

    Prix du carburant : pourquoi votre plein va coûter plus cher

    Les automobilistes français devront s’attendre à de nouvelles hausses de carburant dès 2026. La transition énergétique alourdit la facture. Entre taxes supplémentaires et réglementations européennes, le prix de l’essence pourrait dépasser les seuils déjà jugés élevés par le public. Certains experts suggèrent qu’anticiper le passage à l’électrique pourrait limiter les surcoûts pour les conducteurs au quotidien.

    Station-service Total Beuzeville Nord avec voitures et pompes à essence
    La station Total de Beuzeville Nord où les prix à la pompe vont augmenter dès janvier 2026, finançant la transition vers l’électrique.

    Une augmentation inévitable à partir de janvier 2026

    Dès le 1er janvier 2026, les prix à la pompe vont augmenter de quatre à six centimes par litre. Cette hausse résulte de la répercussion d’une taxe sur les certificats d’économie d’énergie. Elle concerne les fournisseurs de carburants et de gaz. Francis Pousse, président des stations-services chez Mobiliance, précise sur RMC Story : « Nous ne touchons pas à notre marge. La taxe est payée en amont. » Le prix moyen du SP98 est actuellement stable à 1,821 €/l, tandis que le diesel est à 1,712 €/l, malgré la légère hausse annoncée.

    Des automobilistes sous pression

    Pour beaucoup, l’augmentation constante du coût de l’énergie est un vrai fardeau. Les Français voient leurs dépenses contraintes alors que le prix des carburants reste globalement élevé par rapport aux revenus moyens. Les distributeurs restent clairs : la hausse ne profite pas aux stations. Les marges restent fixes et le surcoût est entièrement répercuté. Ainsi, ce sont directement les propriétaires de véhicules thermiques qui contribuent au financement de la transition écologique.

    Une taxe pour financer la mobilité électrique

    Les certificats d’économie d’énergie financent désormais l’achat de véhicules électriques, selon le principe pollueur/payeur. Cette sixième période augmente les contributions, passant de 3 centimes en 2019 à 15 centimes au total dès janvier 2026. La Cour des Comptes critique ce détournement initialement destiné à la rénovation énergétique des bâtiments. Le financement des voitures électriques en découle. Le bonus écologique sera maintenu et pourrait atteindre 5 700 € en 2026, afin d’encourager l’acquisition de véhicules électriques.

    Pompes à essence dans une station-service
    Gros plan sur les pompes à essence touchées par l’augmentation de quatre à six centimes par litre en 2026, impactant les automobilistes.

    ETS2 et hausse des carburants en 2027

    En 2027, l’Europe étendra son système de quotas carbone ETS2 au transport routier et aux carburants, incluant l’E85. Si les fournisseurs répercutent l’ensemble des coûts, le litre pourrait augmenter jusqu’à 17 centimes hors taxes, soit environ 8 € pour un plein standard. Cette réglementation concerne l’ensemble des États membres, mais les hausses varieront selon les pays. L’Espagne pourrait voir des ajustements plus rapides, tandis que la France pourrait voir son prix grimper plus rapidement, accentuant l’intérêt de recharger au-delà de la frontière.

    Quel impact pour les automobilistes ?

    Pour un automobiliste consommant 6,5 litres aux 100 km et parcourant 25 000 km par an, le surcoût pourrait atteindre environ 200 € annuels, soit un peu moins de 17 € par mois. Certes, ce n’est pas dramatique financièrement, mais la hausse reste symboliquement lourde, surtout dans un contexte déjà tendu pour le pouvoir d’achat. Le flou persiste sur l’évolution exacte des prix, qui dépendra des quotas achetés et de leur coût réel. Les experts recommandent de réfléchir à l’électrique dès maintenant, surtout pour ceux sans possibilité de recharge régulière, afin d’anticiper les prochaines hausses.

    Transition énergétique : entre contraintes et opportunités

    La transition vers les véhicules électriques n’est pas seulement écologique : elle pourrait représenter une économie réelle sur le long terme. Cependant, l’adoption reste freinée par le manque d’infrastructures de recharge dans les immeubles et par le coût initial des voitures électriques. Des aides supplémentaires et un accompagnement concret sont nécessaires pour rendre l’électrique accessible au quotidien, tout en limitant la dépendance aux carburants fossiles.

    Bornes de recharge électrique pour véhicules électriques
    Focus sur des bornes électriques financées en partie par les propriétaires de véhicules thermiques, dans le cadre du bonus écologique 2026. (Crédit : Le Parisien / Arnaud JOURNOIS)

    Conclusion : anticiper pour mieux gérer les hausses

    Les hausses de 2026 et la réglementation européenne de 2027 imposent aux automobilistes de repenser leur mobilité. Passer à l’électrique pourrait limiter les surcoûts futurs, tout en contribuant à la transition énergétique et en réduisant les émissions de CO2. Même si l’investissement initial peut sembler élevé, anticiper dès maintenant peut représenter un gain financier et écologique significatif à moyen terme.