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  • Le Royaume-Uni relance les aides à l’achat de voitures électriques : jusqu’à 4 700 € de bonus

    Le Royaume-Uni relance les aides à l’achat de voitures électriques : jusqu’à 4 700 € de bonus

    Dans un contexte de ventes électriques en demi-teinte, le gouvernement britannique a annoncé ce 14 juillet 2025 le retour d’un dispositif d’aide à l’achat de voitures électriques pour les particuliers, mise en exercice de ce dispositif : 16 juillet 2025. L’objectif est de relancer une dynamique commerciale en berne, alors que le Royaume-Uni vise toujours l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves d’ici à 2035.

    Le Royaume-Uni relance une aide à l’achat de voitures électriques en 2025
    Jusqu’à 4 700 € de bonus pour l’achat d’un véhicule électrique au Royaume-Uni dès le 16 juillet 2025. (Crédit : nrqemi)

    Un bonus jusqu’à 3 750 £ pour les véhicules “les plus verts”

    Le dispositif, doté d’une enveloppe de 650 millions de livres (environ 750 millions d’euros), permettra aux acheteurs de véhicules 100 % électriques ne dépassant pas 37 000 £ (environ 43 000 €) de bénéficier d’une remise à l’achat. Celle-ci pourra atteindre jusqu’à 3 750 £ (soit environ 4 500 €) pour les modèles jugés “les plus écologiques”, avec un niveau d’émissions et d’efficience énergétique optimisé.

    Les véhicules moins “vertueux” mais toujours éligibles pourront, quant à eux, bénéficier d’un bonus plus modeste allant jusqu’à 1 500 £ (soit 1 755 €). L’aide sera versée directement au concessionnaire, réduisant d’autant le coût pour le consommateur.

    Une réponse à la stagnation du marché

    Cette aide fait écho à une situation préoccupante : après une progression soutenue entre 2020 et 2023, les ventes de véhicules électriques au Royaume-Uni marquent le pas. D’après la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), les particuliers ne représentent plus que 40 % des ventes de VE en 2025, contre 55 % en 2022. Les flottes professionnelles dominent désormais le marché.

    Le gouvernement entend ainsi redonner un coup d’accélérateur à la demande privée, en complément de ses autres mesures : 63 millions de livres supplémentaires seront investis dans le développement du réseau de bornes de recharge, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

    Un retour aux aides… deux ans après leur suppression

    Jusqu’en juin 2022, le Royaume-Uni proposait déjà un “plug-in grant” d’un montant de 1 500 £. Ce dernier avait été supprimé brusquement, au nom d’une “maturité suffisante du marché”, selon les autorités de l’époque. La réalité est tout autre : la transition électrique reste fragile et les consommateurs peinent à franchir le pas, notamment en raison du prix encore élevé des modèles neufs. Cette relance des aides, saluée par de nombreux acteurs du secteur, marque un revirement pragmatique. Reste à voir si elle suffira à convaincre les particuliers d’électrifier leur garage.

  • Škoda Epiq : le SUV électrique populaire arrive fin 2025 / début 2026

    Škoda Epiq : le SUV électrique populaire arrive fin 2025 / début 2026

    Škoda affine ses ambitions sur le marché de l’électrique grand public avec un nouveau modèle attendu pour la fin 2025, l’Epiq. Présenté en tant que concept en 2024, ce « mini SUV » a déjà été aperçu lors d’essais routiers en Espagne, près de l’usine de production, début juillet 2025. Avec une longueur de 4,10 m, il se positionne dans le segment des SUV compacts abordables, que convoitent également Renault avec sa R4 E-Tech, Citroën avec l’ë-C3, ou encore Volkswagen avec l’ID.2. Repérée récemment en Espagne sous un revêtement camouflage, la Škoda Epiq entre désormais dans sa phase active de tests sur route.

    Škoda Epiq en essai routier en Espagne en juillet 2025, SUV électrique compact camouflé avant sa sortie prévue fin 2025.
    L’Epiq en phase de tests routiers, camouflée avant sa sortie prévue fin 2025. (Crédit : Auto review)

    Prix plancher, ambitions élevées

    Škoda l’a promis : l’Epiq visera un prix d’appel autour de 25 000 € hors bonus écologique. Ce seuil psychologique est celui que tous les constructeurs ciblent pour démocratiser l’électrique sans ruiner les automobilistes. Pour y parvenir, certaines concessions seront sans doute nécessaires sur les équipements des versions d’entrée de gamme. Cependant, le constructeur insiste : il s’agit d’un véhicule familial, pratique et connecté, et non d’un produit low-cost.

    Un design solide pour une nouvelle ère Škoda

    Le design du Škoda Epiq ne passe pas inaperçu, même sous camouflage. Il inaugure le nouveau langage esthétique « Modern Solid », déjà visible sur les derniers concepts de la marque. On retrouve une silhouette compacte, presque musclée, avec un capot plat, des lignes tendues, des projecteurs en forme de T, et un nom ŠKODA bien visible à l’arrière, à la place du logo traditionnel. Même sous bâche, l’Epiq affiche clairement son positionnement : un SUV urbain robuste, pratique, mais moderne.

    Jusqu’à 400 km d’autonomie et recharge bidirectionnelle

    Bien que Škoda n’ait pas encore communiqué la fiche technique complète, le concept Epiq dévoilé au printemps 2024 annonçait une autonomie supérieure à 400 km WLTP. Un chiffre crédible, même si les premières versions commercialisées pourraient proposer une autonomie un peu plus modeste selon la batterie choisie.

    Nouveau design Škoda Epiq avec lignes tendues et projecteurs en T
    La Škoda Epiq adopte le style Modern Solid, musclé et compact. (Crédit : Škoda)

    La recharge bidirectionnelle (V2L ou V2G) sera aussi au programme. Fonction encore rare dans cette gamme de prix, elle permet d’alimenter des appareils ou même de réinjecter de l’électricité dans le réseau domestique, séduisant ainsi les utilisateurs soucieux de leur empreinte énergétique.

    Un SUV taillé pour l’Europe et fabriqué en Espagne

    L’Epiq ne sera pas qu’un concept : il repose sur la nouvelle plateforme dédiée MEB Entry, conçue pour les véhicules électriques d’entrée de gamme du groupe Volkswagen. Contrairement à d’autres Škoda produites en République tchèque, ce modèle sera assemblé à Pampelune, en Espagne, aux côtés des Volkswagen ID.2 et Cupra Raval. Ce choix stratégique vise à contenir les coûts tout en assurant une production 100 % européenne. Reste à voir comment la qualité sera impactée par ce changement d’usine et la réduction des coûts.

    Intérieur épuré, à la limite du simplisme

    À bord, le concept Epiq de Škoda mise principalement sur un grand écran central. Ce parti pris s’inscrit dans la lignée du groupe VAG avec Audi ou Volkswagen : un minimum de boutons physiques pour les fonctions essentielles, et des matériaux recyclés, comme du plastique, utilisés pour le tableau de bord ou la console centrale. Un style futuriste qui peut dérouter certains conducteurs.

    Intérieur de la Škoda Epiq avec écran central et design minimaliste
    Une planche de bord épurée, 100 % numérique, typique des dernières électriques VAG. (Crédit : Škoda)

    Concernant la capacité de chargement, Škoda annonce un volume de coffre de 490 litres, étonnamment généreux pour un véhicule citadin, ce qui le rendra particulièrement attractif pour les jeunes familles.

    Un modèle-clé pour Škoda et le groupe VAG

    L’enjeu est majeur pour la marque tchèque. L’Epiq doit devenir l’un des piliers de l’offre électrique de Škoda, avec l’objectif affiché de 70 % de ventes électriques en Europe d’ici 2030. Plus largement, ce SUV compact doit permettre au groupe Volkswagen de rattraper son retard sur le segment des électriques abordables, face à la montée des offres chinoises, mais aussi de Renault, Fiat ou Citroën.

    Avec ce Škoda Epiq, la marque tchèque ne se contente pas de proposer un SUV compact supplémentaire. Il s’agit d’un modèle stratégique, un tournant décisif dans l’électrification de leur gamme. Škoda avance sur un terrain initié par Renault (Dacia) en Europe : un prix raisonnable, une autonomie crédible, une fabrication européenne et un design moderne. En attendant sa présentation officielle fin 2025, ce petit SUV électrique s’annonce comme un sérieux concurrent face à la Dacia Spring ou aux dernières Renault 4 E-Tech.

  • Lucid Air Grand Touring : record mondial d’autonomie validé par le Guinness World Records

    Lucid Air Grand Touring : record mondial d’autonomie validé par le Guinness World Records

    Lucid Motors a battu un record mondial d’autonomie avec sa berline électrique Air Grand Touring, en parcourant 1 205 kilomètres sans recharge. Le trajet, effectué entre St. Moritz (Suisse) et Monaco de Bavière (Allemagne), a été certifié par le Guinness World Records début juillet 2025. Objectif : démontrer la performance énergétique de son système de propulsion électrique.

    Lucid Air Grand Touring en route pendant son record d’autonomie électrique certifié Guinness
    La Lucid Air Grand Touring a parcouru 1 205 km sans recharge, entre St. Moritz et Munich. (Crédit : Lucid)

    Un trajet transfrontalier, une performance mondiale

    La performance a été réalisée début juillet 2025 par le pilote turc Umit Sabanci, à bord d’un exemplaire de série de la Lucid Air Grand Touring. Le trajet a couvert 1 205 km en conditions réelles, sans recharge ni modification du véhicule. Le point de départ se situait à St. Moritz, en Suisse, et l’arrivée à Munich (Monaco de Bavière), en Allemagne.

    L’exploit a été officiellement validé par le Guinness World Records, qui a confirmé l’authenticité du véhicule, le respect des distances et l’absence de recharge pendant le trajet.

    Une fiche technique à la hauteur

    La Lucid Air Grand Touring dispose d’une batterie de 112 kWh utiles, selon les spécifications constructeur. Son système de propulsion repose sur une architecture 900 volts, lui permettant des rendements énergétiques élevés. Le véhicule affiche également un coefficient de traînée (Cx) de 0,197, l’un des plus bas du marché.

    Le modèle est homologué en Europe et figure parmi les berlines électriques offrant l’une des plus grandes autonomies disponibles actuellement.

    Une démonstration grandeur nature

    Le record s’inscrit dans une stratégie de démonstration de la technologie Lucid, en conditions réelles. Le conducteur a respecté les limitations de vitesse et les règles de circulation sur des routes ouvertes. Aucun dispositif externe de recharge ou d’assistance n’a été utilisé, conformément aux exigences du Guinness World Records.

    « Ce record d’autonomie représente une étape importante. C’est une nouvelle démonstration claire de l’avance technologique qui définit Lucid », a déclaré Eric Bach, vice-président principal des produits et ingénieur en chef chez Lucid Motors.

    Umit Sabanci et l’équipe Lucid Motors devant la Lucid Air Grand Touring après le record d’autonomie électrique certifié Guinness World Records
    Umit Sabanci pose avec la Lucid Air Grand Touring et le certificat Guinness, après avoir parcouru 1 205 km sans recharge. (Crédit : Lucid)

    Une référence sur le marché des véhicules électriques

    Lucid dépasse ici le précédent record établi par Mercedes avec la Vision EQXX, qui avait parcouru 1 045 km sur une seule charge. Contrairement au prototype de Mercedes, la Lucid Air Grand Touring est un modèle commercialisé, disponible en Europe depuis 2023.

    Ce record valide non seulement les ambitions technologiques de Lucid, mais montre aussi que les véhicules électriques de série sont désormais capables de franchir des distances dignes des meilleures berlines thermiques. Une étape symbolique, mais bien réelle, pour l’électromobilité.

  • Renault Rafale : le nouveau visage de la mobilité présidentielle pour le 14 juillet

    Renault Rafale : le nouveau visage de la mobilité présidentielle pour le 14 juillet

    Paris, 14 juillet — C’est officiel : le Président de la République ouvre aujourd’hui le défilé du 14 juillet à bord du Renault Rafale, symbole d’un retour emblématique de la marque au losange au garage de l’Élysée. Ce choix marque une nouvelle étape dans l’histoire de l’automobile française.

    Renault Rafale voiture présidentielle officielle lors du défilé du 14 juillet 2024
    Le Renault Rafale, véhicule officiel du Président de la République pour le défilé du 14 juillet 2024 à Paris.

    Un retour aux sources avec prestige

    Pour la première fois depuis 2012, c’est un véhicule Renault qui est employé comme voiture officielle du chef de l’État, prenant la succession de la DS 7 Crossback Élysée. Ce retour renforce l’ancrage historique de Renault auprès des présidents depuis la Renault 40 CV en 1920. Cette version présidentielle arbore une carrosserie bleu sombre spécifique, une calandre tricolore et un blindage conforme aux normes de sécurité de l’Élysée.

    Motorisation hybride performante et efficiente

    Basé sur la plateforme CMF‑CD, le Rafale propose deux motorisations E‑Tech. La version de 200 ch en traction associe un moteur essence 1,2 L turbo à deux moteurs électriques pour une puissance combinée de 200 ch, un couple de 410 Nm, un 0‑100 km/h en 8,9 s, une consommation de 4,7 à 5,0 L/100 km et des émissions d’environ 105 g/km de CO₂.

    La version hybride rechargeable E‑Tech 4×4 de 300 ch combine un deuxième moteur électrique sur l’essieu arrière et une batterie de 22 kWh, permettant jusqu’à 105 km d’autonomie 100 % électrique, 1 000 km d’autonomie totale, un 0‑100 km/h en 6,4 s, une consommation mixte extrêmement basse (~0,5‑0,9 L/100 km) et des émissions de 15‑19 g/km CO₂.

    Un intérieur technologique et responsable

    L’habitacle est moderne et connecté, doté d’un double écran OpenR Link de 12  » (instrumentation + infodivertissement), Android Automotive avec Google Maps et assistant vocal. Le système inclut des aides à la conduite comme la conduite semi‑autonome de niveau 2, le régulateur adaptatif et le système 4Control advanced avec suspension pilotée pour un confort maximal.

    Des options comme le toit panoramique opacifiant Solarbay®, les sièges Esprit Alpine, les jantes 21″ et la finition de luxe Alpine complètent l’expérience premium.

    Une image politique forte

    Le choix du Renault Rafale comme voiture présidentielle affirme clairement la volonté de promouvoir l’industrie automobile française, en alliant prestige, innovation et engagement écologique. Ce véhicule présidentiel devient le reflet d’une République moderne, soucieuse de son image, tournée vers l’avenir et respectueuse de ses engagements environnementaux.

  • Robotaxis Tesla : extension du service à Austin malgré les défis

    Robotaxis Tesla : extension du service à Austin malgré les défis

    Tesla a annoncé l’extension de sa zone d’exploitation pour les robotaxis à Austin (Texas), poursuivant ainsi son offensive dans le domaine des véhicules autonomes. Cette décision s’inscrit dans un contexte de baisse des ventes mondiales et de renforcement de la concurrence sur le marché de l’électromobilité.

    Robotaxi Tesla Model Y circulant à Austin, Texas
    Crédit : Eric Gay / AP

    Une extension des robotaxis confirmée à Austin

    Selon le Austin American-Statesman, Elon Musk a déclaré que Tesla allait élargir la zone géographique desservie par ses robotaxis dans la ville d’Austin. Le service, initialement limité à un périmètre restreint depuis le 22 juin 2025, va couvrir une zone plus vaste dans les jours à venir. Pour l’heure, les véhicules continuent de circuler avec un conducteur de sécurité à bord, conformément à la réglementation locale.

    Une réponse à une conjoncture difficile

    Cette annonce intervient alors que Tesla fait face à une baisse de ses livraisons mondiales. L’entreprise a vendu 384 122 véhicules au deuxième trimestre 2025, soit un recul de 13,5 % par rapport à la même période de l’an dernier.

    Malgré ce contexte, le marché a réagi positivement à l’annonce de l’expansion des robotaxis. Le titre Tesla a enregistré une hausse de 4,7 % à la Bourse après la déclaration d’Elon Musk.

    Une intégration du chatbot Grok sous surveillance

    En parallèle, Musk a confirmé que Tesla prévoit d’intégrer prochainement le chatbot Grok, développé par la société xAI, dans ses véhicules. Cette fonctionnalité sera disponible avec la prochaine mise à jour des systèmes embarqués.

    Robotaxi Tesla Model Y circulant à Austin, Texas
    Crédit : Eli Hartman/Getty Images

    Cependant, l’intégration de Grok soulève des interrogations. Des utilisateurs ont relevé des réponses inappropriées produites par le chatbot dans certaines situations. L’entreprise n’a pas détaillé les mesures prévues pour encadrer cette intégration.

    Un encadrement réglementaire toujours strict pour les robotaxis

    Le développement des robotaxis aux États-Unis reste encadré par une réglementation stricte. Depuis les incidents ayant impliqué la société Cruise (filiale de General Motors) en 2023, plusieurs États, dont la Californie, ont durci les conditions d’expérimentation des véhicules autonomes. Tesla, qui n’a pas encore obtenu de permis d’exploitation sans conducteur de sécurité, reste surveillée de près par les régulateurs locaux.

  • Le Porsche Cayenne Electric n’est même pas encore lancé qu’il bat déjà des records ! 

    Le Porsche Cayenne Electric n’est même pas encore lancé qu’il bat déjà des records ! 

    Porsche travaille toujours sur le très attendu Cayenne Electric, qui, comme son nom l’indique, sera la déclinaison 100 % électrique du best-seller et SUV iconique de la firme allemande. Mais alors qu’il est encore “camouflé” et loin d’être lancé sur nos routes, il se paye déjà le luxe de démontrer sa puissance en course ! 

    Le constructeur allemand, dont le passage électrique a été salué, notamment grâce au très réussi Taycan, prévoit de frapper un grand coup avec la version 100 % électrique du SUV qui a sauvé la maison, véritable best-seller, le bien nommé Cayenne Electric. Et, à modèle très attendu : teasing exceptionnel. Peu importe le domaine, Porsche ne fait jamais les choses à moitié et ça vaut également pour les démonstrations du Cayenne aux watts qui a fait ses premiers tours de piste officiels, encore sous sa livrée camouflage, sur le tracé de Shelsley Walsh. Au cœur du Worcestershire, il s’agit d’une course de côte d’un peu moins d’un kilomètre dont la pente atteint jusqu’à 16,7 %. 

    Rude et technique, c’est un parcours qui ne pardonne rien. Pas de quoi effrayer Gabriela Jílková, pilote de développement pour la TAG Heuer Porsche Formula E Team qui a réalisé, dès sa première tentative, un temps de 31,28 secondes, soit quatre de moins que le précédent record de la catégorie SUV. Terrifiant. Plus fort encore, elle a atteint le premier checkpoint placé à 18,3 mètres en 1,94 seconde, soit un temps équivalent à certaines monoplaces. Tout ça avec des pneus été aux pieds. Pour vous donner une idée, c’est comme battre Usain Bolt sur 100 mètres avec des Converse. 

    Un nouveau châssis pour le Porsche Cayenne Electric

    Selon Porsche, l’atout n°1 du Cayenne Electric c’est le système de réglage actif du châssis Porsche Active Ride, combinaison d’un système de suspension active et d’un châssis totalement remanié. Il permet en effet de régler en temps réel à la fois à la hauteur, mais aussi la stabilité de la voiture. Cela peut s’avérer très pratique lors de lourds freinages, d’accélérations franches et de virages acérés. Autant d’événements qui sont notamment légion à… Shelsley Walsh !  

    Celle qui en parle le mieux, c’est encore la pilote Gabriela Jílková : « Le parcours exigeant ne pardonne aucune erreur. Il n’y a aucune zone de dégagement, la marge de manœuvre est donc étroite. Mais le réglage actif du châssis confère au nouveau Cayenne une remarquable stabilité et une précision hors pair. La voiture permet de tirer des trajectoires au cordeau. » Un système qui ne sera pas réservé à ce prototype camouflé, mais que l’on retrouvera bien sur le modèle de série. 

    Gabriela Jílková pilote porsche

    Mais le Cayenne est un SUV et, de fait, il doit être utilitaire (le “U” dans SUV). Aucun problème sur ce point puisque Richard Hammond, bien connu des fans de Top Gear, a eu la chance de conduire le Porsche Cayenne Electric en avant-première lors d’un tournage. Le sujet ? Le transport d’un véhicule de collection de plus de deux tonnes par… le Cayenne justement ! L’occasion, pour Porsche, d’avancer que son Cayenne électrique sera capable de tracter jusqu’à 3,5 tonnes ! 

    Performances électriques et tenue de gala 

    Si le Cayenne continuera d’être proposé en versions hybrides et thermiques — au moins jusqu’en 2035 et l’interdiction de la vente de véhicules thermiques neufs dans l’Union européenne ? — Porsche affirme que la version électrique atteindra un niveau de performance inédit dans la gamme. Et c’est précisément le responsable de la gamme Cayenne en personne, Michael Schätzle, qui nous le dit : « Nous ne pourrons atteindre le niveau de performance démontré publiquement pour la première fois en Angleterre qu’en exploitant pleinement le potentiel de l’électrification. Le Cayenne Electric établira de nouvelles références sur son segment, sans le moindre compromis en matière de confort d’utilisation et de praticité au quotidien ».

    Et ce n’est que le début. Après avoir marqué les esprits à Shelsley Walsh, le Cayenne Electric s’apprête à faire une nouvelle apparition publique lors du célèbre Goodwood Festival of Speed, du 10 au 13 juillet prochain. L’événement promet d’être un nouveau tremplin médiatique pour le futur SUV phare de Porsche, avant sa présentation officielle attendue en 2026.

    suv electrique porsche cayenne

    On ne sait rien, ou presque, de lui, mais, plus d’un an avant sa sortie officielle, le Cayenne Electric marque déjà les esprits. Très attendu, il promet d’être l’un des SUV électriques les plus complets du marché faisant aussi bien honneur au “S” qu’au “U” de Sports Utility Vehicle (SUV). Reste désormais à savoir s’il tiendra cette promesse, mais ses performances à Shelsley Walsh donnent déjà un élément de réponse… Une belle revanche, quelques semaines après avoir vu son record battu sur le Nürburgring par Xiaomi.

    porsche cayenne electric
  • Xiaomi YU7 : Un SUV électrique plus ambitieux que Tesla ?

    Xiaomi YU7 : Un SUV électrique plus ambitieux que Tesla ?

    Quelques mois seulement après avoir établi un record du tour sur le circuit du Nürburgring avec la SU7 Ultra (dans sa catégorie), Xiaomi frappe à nouveau dans l’industrie de la voiture électrique. Ce 2 juillet 2025, la marque chinoise lance la commercialisation du Xiaomi YU7 : un SUV électrique sportif aux allures de supercar italienne, conçu pour détrôner les différentes Tesla et BYD déjà bien établies sur le marché.

    Photo du Xiaomi YU7, SUV électrique sportif de Xiaomi en 2025
    Crédit : XIAOMI

    Le Xiaomi YU7 est un SUV électrique aux performances de supercar… décliné en trois versions : Standard, Pro et Max. Le sommet de gamme, Max, est doté de deux moteurs totalisant 690 ch, abat le 0 à 100 km/h en 3,23 secondes et atteint 253 km/h en vitesse de pointe. Des performances qui, comparées à la concurrence, sont sidérantes.

    Côté recharge, ce SUV Xiaomi passe de 10 à 80 % en seulement 12 minutes. Concernant l’autonomie maximale, la marque annonce 760 km CLTC (pour rappel, l’autonomie selon la norme CLTC est souvent optimiste : l’autonomie réelle est généralement inférieure).

    Technique et châssis

    Le YU7 combine : suspensions à double triangulation à l’avant, multi-bras à l’arrière, ainsi qu’un système d’amortissement adaptatif continu (les amortisseurs s’adaptent en temps réel à leur environnement). Sur le papier, tous ces éléments de haute technologie assurent à la fois confort et tenue de route sportive.

    Les freins, fournis par Brembo (à quatre pistons), permettent un freinage de 100 à 0 km/h en seulement 33,9 mètres, ce qui positionne ce YU7 Max parmi les SUV électriques les plus dynamiques du marché.

    Une esthétique venue d’ailleurs…

    Côté design, le YU7 adopte des ailes avant et arrière bombées, soulignant son assise musclée. Les passages de roues sont peints en noir, accentuant sa silhouette haute sur pattes et renforçant l’image d’un SUV premium. Les lignes très fluides de la carrosserie évoquent l’élégance des coupés italiens, à l’image de l’Alfa Romeo Stelvio.

    Intérieur technologique du SUV Xiaomi YU7 version Max
    Crédit : XIAOMI

    Mais ce qui a le plus marqué la rédaction, ce sont les nombreuses similarités avec le Ferrari Purosangue, sorti en 2023. La face avant présente un regard très similaire, une signature lumineuse quasi identique, ainsi que des galbes et flancs frôlant la copie. Cette ressemblance n’a rien d’un hasard : elle témoigne de l’influence persistante des grandes sportives européennes, qui s’impriment désormais dans l’identité visuelle que veut adopter Xiaomi.

    Ambitions commerciales ?

    Xiaomi vise à reproduire le succès de sa berline SU7, écoulée à plus de 258 000 exemplaires depuis mars 2024. Le constructeur chinois a annoncé une capacité annuelle de production de 300 000 unités dans son usine de Pékin. Cette montée en puissance industrielle de Xiaomi vise d’une part à répondre à une demande croissante et d’autre part à s’attaquer frontalement aux segments milieu de gamme et premium, où évoluent les Tesla Model Y ou les différents SUV de chez BYD.

    Le positionnement tarifaire du YU7 Max est également avantageux… Proposé à partir de 39 300 €, même dans sa version la plus aboutie, le SUV de Xiaomi reste moins onéreux que l’entrée de gamme de sa rivale directe, la Tesla Model Y, affichée à 44 990 € hors options. Xiaomi cible une clientèle à la recherche d’un SUV familial sportif et technologique, sans pour autant renoncer à un prix compétitif.

    Record de commandes et délai d’attente exceptionnel

    Le Xiaomi YU7 a confirmé son offensive commerciale dès l’ouverture des réservations : 200 000 précommandes en trois minutes, 289 000 en une heure, puis 240 000 commandes confirmées en seulement 18 heures, bien avant d’atteindre la capacité de production annuelle…

    Vue arrière du Xiaomi YU7 avec ses lignes inspirées des supercars
    Crédit : XIAOMI

    Cette ruée vers ce SUV familial a provoqué des délais de livraison inédits dans l’industrie automobile : entre 56 et 59 semaines pour le modèle Standard et 37 à 40 semaines pour le Max. Ces délais exorbitants ont provoqué une vague de plaintes de la part de clients n’ayant pas été avertis du délai avant versement de l’acompte non remboursable ! (Selon Reuters.)

    Le résultat du lancement du YU7 est clair : des records de commandes et des problèmes pour livrer tous ses acheteurs… Une jolie contrainte lorsqu’il s’agit d’une marque qui, jusqu’à 2021, ne vendait que téléphones et téléviseurs…

  • Bonus écologique : ce qui change à partir du 1ᵉʳ juillet 2025

    Bonus écologique : ce qui change à partir du 1ᵉʳ juillet 2025

    Revalorisation des montants, nouveau système de financement et maintien des critères d’éligibilité : le bonus écologique évolue à compter du 1ᵉʳ juillet 2025. Sans remettre en cause son existence, le gouvernement modifie son architecture pour le rendre plus pérenne, sans puiser davantage dans le budget de l’État. Voici l’essentiel à retenir.

    Bonus écologique 2025 : nouveau financement et montants revalorisés
    Crédit : Taneli Lahtinen

    Un nouveau financeur : les fournisseurs d’énergie à la manœuvre

    Depuis le 1ᵉʳ juillet, le bonus écologique n’est plus financé par l’État, mais via les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), un dispositif imposant aux fournisseurs d’énergie de contribuer au financement de la transition écologique.

    Selon le ministère de la Transition écologique, ce changement vise à garantir la pérennité du dispositif tout en appliquant le principe du « pollueur-payeur ». L’objectif est aussi de soulager les finances publiques tout en conservant un soutien fort à l’électrification du parc automobile.

    Montants revalorisés pour tous les ménages

    Le bonus est désormais plus généreux pour l’ensemble des foyers, quel que soit leur niveau de revenu fiscal. Une hausse significative concerne même les ménages les plus aisés, qui retrouvent un niveau d’aide comparable à celui de 2023.

    Revenu fiscal de référence par partAvantDepuis le 1ᵉʳ juillet 2025
    Foyers modestes (déciles 1 à 5)4 000 €4 200 €
    Classes moyennes (déciles 6 à 8)3 000 €4 200 €
    Foyers aisés (déciles 9 à 10)2 000 €3 100 €

    La hausse vise à élargir l’accès à l’électrique sans rupture brutale avec les anciens barèmes.

    Critères d’éligibilité inchangés

    Les conditions pour bénéficier du bonus restent identiques. Le véhicule doit être 100 % électrique, affiché à moins de 47 000 € TTC, peser moins de 2,4 tonnes, et obtenir un score environnemental suffisant.

    Ce score pénalise toujours les modèles produits hors d’Europe, notamment les voitures électriques chinoises. Aucun assouplissement n’est prévu pour ces critères.

    Une période transitoire jusqu’au 30 septembre

    Les véhicules commandés avant le 1ᵉʳ juillet 2025 restent éligibles à l’ancien dispositif si la facturation ou le premier loyer intervient avant le 30 septembre.

    Cette mesure vise à éviter un effet couperet pour les acheteurs et à ne pas pénaliser les délais de livraison. Cette période tampon était réclamée par les concessionnaires.

    Le leasing social de retour à la rentrée

    Suspendu début 2025, le leasing social reviendra en septembre. Il permettra à certains ménages modestes de louer un véhicule électrique pour moins de 100 € par mois, sur une durée de trois ans.

    Ce dispositif, relancé en parallèle du nouveau bonus, doit favoriser l’accès à l’électrique pour les foyers à revenus limités.

    Ce qu’il faut retenir

    • Le bonus écologique est désormais financé par les fournisseurs d’énergie via les CEE.
    • Les montants augmentent pour tous les ménages, y compris les plus aisés.
    • Les critères d’éligibilité ne changent pas.
    • Une période transitoire permet de sécuriser les anciennes commandes jusqu’au 30 septembre.
    • Le leasing social fait son retour en septembre pour les foyers modestes, jusqu’en 2030 au moins.
  • Batteries solides : Huawei promet 3 000 km d’autonomie

    Batteries solides : Huawei promet 3 000 km d’autonomie

    L’autonomie est régulièrement citée parmi les arguments des conducteurs réfractaires au passage à l’électrique. Huawei, avec des batteries solides capables de couvrir la même distance que trois pleins de diesel après seulement cinq minutes de recharge, compte bien faire changer les choses.

    Après Xiaomi et ses performances sur le “Nurb”, c’est un autre géant chinois de la téléphonie (et de la tech en général) qui fait grand bruit dans le monde de l’automobile. Huawei vient en effet de déposer un brevet pour une batterie promettant jusqu’à 3 000 kilomètres d’autonomie et une recharge complète en seulement cinq minutes. 

    Cette batterie solide utilise un électrolyte à base de sulfure, auquel on a ajouté de l’azote, permettant, selon la marque, d’atteindre une densité énergétique entre 400 et 500 Wh/kg. C’est deux fois plus que la plupart des batteries lithium-ion, la référence actuelle sur le marché. Qui dit densité énergétique élevée, dit temps de recharge plus court pour des distances plus longues. Beaucoup plus longues. 

    Mais Huawei ne se contente pas de jouer les Heisenberg de la batterie solide. Aux innovations chimiques du brevet s’ajoutent également des innovations structurelles, notamment la fameuse architecture “cell-to-body”. Quand, sur la plupart des véhicules présents sur le marché européen, les batteries sont fixées au châssis, le procédé “cell-to-body” intègre directement les cellules dans le châssis. Si l’on perd en durabilité à cause de réparations plus difficiles, on gagne sur de nombreux points : le poids, la rigidité, l’efficacité.  

    Les batteries solides, un coup de com’ ? Une grande annonce à pondérer 

    Comme dit plus haut, Huawei promet non seulement 3000 kilomètres d’autonomie, mais aussi une recharge complète en cinq minutes. Seulement, il ne suffit pas de brancher sa super batterie solide à la même prise murale que le lave-vaisselle pour y parvenir. Non, pour ça, on devra compter sur des bornes de recharge capables de délivrer, non pas des kilowatts comme c’est le cas actuellement, mais des mégawatts. Pour le moment, ces bornes sont, en plus d’être rarissimes, réservées aux poids lourds. Il faudrait donc revoir tout le réseau actuel, alors qu’il est toujours en construction. 

    Quand bien même, il serait possible, en un claquement de doigts, de transformer toutes les bornes de recharge du monde en super-super-superchargeurs de 2 MW (ce qui serait très mauvais pour la durée de vie des batteries, mais c’est un autre débat), encore faudrait-il pouvoir fabriquer ces batteries solides sous stéroïdes à très grande échelle. Là encore, ça coince. En effet, selon Car News China qui a mis la lumière sur le brevet de Huawei et se base sur les données actuelles concernant les batteries solides, son coût de fabrication oscillerait entre 950 et 1200 € du kilowattheure. C’est presque 10 fois plus qu’une batterie lithium-ion ! 

    Finalement, ces chiffres impressionnants de 3000 km d’autonomie en cinq minutes de recharge sont surtout là pour attirer l’attention sur l’innovation principale : l’azote comme stabilisateur des relations entre l’électrolyte (ici, le sulfure) et l’anode qui, jusque-là, étaient sources de problèmes techniques et de freins au développement des batteries solides. Et Huawei sert ici, comme c’est souvent le cas, de fer de lance technologique à la Chine qui, avec ce nouveau brevet, conforte sa place de leader de l’innovation concernant les batteries solides. Déjà leader sur le marché du lithium-ion, c’est logique que l’Empire du Milieu souhaite continuer de dominer le secteur en misant sur les nouvelles générations de batteries. Et ça semble bien parti car outre Huawei, CATL, BYD, Nio et Xiaomi sont également sur le coup ! 

    huawei batteries solides 5 minutes recharge
  • Lancia Ypsilon HF 2025 : Un coup de massue porté au groupe Renault ?

    Lancia Ypsilon HF 2025 : Un coup de massue porté au groupe Renault ?

    Lancia, dans ses heures de gloire, faisait rêver les amateurs de rallye et de sportives compactes racées. En 2025, presque un an jour pour jour après la sortie de l’Alpine A290 GTS, la marque italienne ressuscite cet ADN sportif avec la dernière venue : la Ypsilon HF, une compacte électrique de 280 chevaux, au design et tempérament bien trempés.

    alt="Vue d'ensemble de la Lancia Ypsilon HF 2025, citadine électrique sportive au design italien"
    Crédit : Lancia

    Pensée pour incarner le renouveau de Lancia dans une ère zéro émission, cette petite nouvelle se positionne comme une réponse directe à une concurrence qui se veut de plus en plus agressive : Alpine A290, Peugeot 208 GTI version électrifiée (début des livraisons d’ici au début de l’année 2026). Le segment des citadines sportives électriques s’anime sérieusement et Lancia souhaite apparemment revenir au premier plan.

    Une batterie partagée, certes, mais une fiche technique bien musclée

    La Lancia Ypsilon HF repose sur la plateforme « e-CMP2 » de Stellantis, qu’elle partage notamment avec les Peugeot e-208, Opel Corsa Electric et Jeep Avenger. Pour rappel, la « plateforme » d’une voiture électrique est comme son squelette. C’est donc : le châssis, l’espace dédié à son/ses moteurs électriques, la disposition de l’habitacle et les branchements électroniques principaux.

    Pour ce qui est de l’autonomie annoncée de cette petite nerveuse : environ 400 km pour la Lancia, contre 378 km pour l’Alpine A290 « standard » et 361 km pour sa déclinaison GTS (source : Alpine Cars France). En termes de puissance de recharge, la Ypsilon HF encaissera au maximum 100 kW, mais cette dernière n’a pas à rougir, car l’Alpine A290 (classique) ne fait pas mieux… (même si sa version GTS peut encaisser une puissance de recharge de 130 kW max).

    alt="Intérieur de la Lancia Ypsilon HF 2025, design signé Cassina avec touches Art déco"
    Crédit : Lancia

    Les + et les – 

    Avec ses 280 chevaux, l’italienne siglée « HF » s’impose comme la citadine électrique à traction la plus puissante du marché. Elle devance ainsi l’Alpine A290 GTS (220 ch) et surclasse largement l’entrée de gamme Alpine (180 ch). Son design soigné et ses détails bicolores lui confèrent une vraie personnalité, une patte esthétique noyée entre élégance italienne et sportivité. Côté tarif, la Ypsilon HF pourrait démarrer autour de 37 000 €, selon Stellantis. Bien en dessous dès 45 000 € que requiert une Peugeot E-208 GTI 2025…

    Côté statistiques, c’est donc un positionnement agressif, mais pas sans compromis. Le comportement routier reste à évaluer : Alpine bénéficie d’un savoir-faire reconnu en matière de châssis, tandis que Lancia n’a pas produit de sportive depuis plusieurs décennies… En outre, la recharge rapide plafonnée à 100 kW reste en retrait face à certaines concurrentes asiatiques mieux armées, comme la « MG4 XPower » de chez MG, capable d’encaisser 140 kW de recharge au maximum — et qui, au passage, fait plus de 430 chevaux…

    Selon Luca Napolitano, PDG de la marque, l’ambition de Lancia est d’atteindre 50 % de ventes hors d’Italie d’ici à 2028, avec une présence dans huit pays européens, dont la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne (source : Stellantis Media). Cette montée en gamme s’accompagne d’une refonte complète de l’image de marque : design extérieur inspiré de l’Art déco, partenariat avec Cassina (entreprise designer de mobilier d’intérieur) pour leurs intérieurs, et relance du badge HF, emblème des modèles haute performance de Lancia dans les années 1960 à 1990.

    alt="Détail de la jante et du logo HF sur l'aile avant droite de la Lancia Ypsilon HF 2025"
    Crédit : Lancia

    Du côté de Stellantis, la stratégie est claire : rentabiliser les plateformes partagées, tout en laissant à chaque marque une liberté stylistique et narrative. Peugeot mise sur la rigueur, Opel sur la sobriété allemande, Fiat sur la fantaisie, Lancia sur l’élégance latine. Dans chaque cas, l’objectif est d’avoir un modèle sportif électrique pour séduire les amateurs de sensations, avec tous les styles possibles pour plaire à toute l’Europe.

    Si cette Ypsilon HF s’avère être une vraie bête de la route, cette citadine italienne pourrait bien marquer le véritable retour de Lancia en Europe, et prouver qu’un nom historique peut toujours s’associer avec modernité.