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  • Les Émirats Arabes Unis inaugurent l’un des plus grands hubs de recharge ultra‑rapide au monde 

    Les Émirats Arabes Unis inaugurent l’un des plus grands hubs de recharge ultra‑rapide au monde 

    Voyager en véhicule électrique sur autoroute reste, dans beaucoup de régions du monde, un exercice encore perfectible. Manque de bornes, files d’attente, puissances inégales…  Aux Émirats arabes unis, une nouvelle infrastructure entend justement s’attaquer à ce problème de front. Le 12 janvier 2026, le pays a inauguré l’un des plus grands hubs de recharge ultra-rapide pour véhicules électriques au monde, installé sur l’axe stratégique reliant Abu Dhabi à Dubaï.

    source : ADNOC Distribution

    Un hub hors norme, pensé pour l’autoroute

    Concrètement, ce nouveau site, opéré par ADNOC Distribution, regroupe 60 points de recharge ultra-rapides capables, sur le papier, de recharger la majorité des véhicules électriques de 0 à 80 % en environ 20 minutes.

    Dans la réalité, cette performance dépend étroitement du véhicule branché. Les bornes délivrent une puissance pouvant atteindre 350 kW, un niveau aujourd’hui pleinement exploitable uniquement par les modèles dotés d’une architecture électrique 800 volts. Pour ces véhicules, les temps de recharge annoncés peuvent effectivement être atteints dans des conditions optimales.À l’inverse, les modèles reposant sur une architecture 400 volts, peuvent évidemment se recharger sur ces bornes, mais sans exploiter leur pleine puissance. 

    À l’échelle mondiale, ce hub se classe comme le sixième plus grand au monde en nombre de bornes ultra-rapides, et devient le plus important du Moyen-Orient, d’Afrique et de Turquie.

    source : WAM

    Dorénavant, avec cette inauguration, nous pouvons affirmer que les Émirats arabes unis ont non seulement implanté sur leur territoire une nouvelle station de recharge, mais surtout créé une infrastructure pensée pour absorber un trafic électrique longue distance, sans créer de saturation.

    Un emplacement stratégique, au cœur des flux

    Des performances impressionnantes certes, et pour tirer profit au maximum de cette installation, le choix du lieu n’a rien d’anodin. Le hub est implanté à Saih Shuaib, le long de l’autoroute E11, l’un des axes les plus fréquentés du pays. En effet cette route relie les deux principales métropoles des Émirats et concentre une grande partie des déplacements interurbains, qu’ils soient professionnels ou touristiques.

    Jusqu’ici, voyager en électrique sur ce type de trajet restait possible, mais moins fluide. Avec cette installation, le voyage longue distance devient un usage assumé, et non plus un compromis pénalisant.

    Une inauguration symbolique, à un moment clé

    Comme pour la localisation choisie, la date de l’ouverture officielle n’est pas le fruit du hasard. En effet, cette inauguration a eu lieu le 12 janvier 2026, au moment où l’Abu Dhabi Sustainability Week, événement international dédié aux transitions énergétiques, vient d’ouvrir ses portes.

    Un timing hautement symbolique, qui permet aux Émirats arabes unis d’illustrer, par un projet concret, les discours portés durant cet événement mondial. Plus qu’une simple mise en service d’infrastructures, cette inauguration s’inscrit dans une stratégie de vitrine technologique, visant à positionner ce hub comme une référence de la mobilité électrique interurbaine

    Quand un géant du pétrole devient acteur de l’électrique

    C’est sans doute l’un des points les plus intéressants de ce projet.
    Ce hub est porté par ADNOC Distribution, filiale du groupe pétrolier national émirien. Un symbole fort : les acteurs historiques des énergies fossiles investissent désormais massivement dans l’électromobilité.

    Ce site s’inscrit dans le réseau E2GO d’ADNOC, qui compte déjà plus de 400 points de charge dans le pays, avec un objectif annoncé de 750 bornes d’ici 2028. À plus long terme, le pays vise 20 hubs de ce type sur son réseau autoroutier d’ici 2027, dont une majorité opérationnelle avant la fin 2026.

    source : khaleej times

    Une recharge qui devient une expérience, pas une contrainte

    Au-delà des chiffres, ce hub adopte un concept plus large baptisé “The Hub by ADNOC”. Sur place, les conducteurs ne trouvent pas uniquement des bornes, mais aussi :

    • des espaces de restauration,
    • des services commerciaux,
    • et même des zones de travail, pensées pour optimiser le temps de recharge.

    Selon l’entreprise, l’idée est simple : transformer l’arrêt recharge en pause utile, plutôt qu’en temps perdu.

    source : ADNOC Distribution

    Ce que cela dit de l’électromobilité mondiale

    Cette inauguration dépasse largement le cadre des Émirats arabes unis. Elle illustre plusieurs tendances lourdes de l’électromobilité mondiale :

    • L’électrique sort enfin du cadre urbain. Les infrastructures commencent à être pensées pour le long cours, condition indispensable à une adoption massive.
    • Les grands réseaux se structurent à très grande échelle. 60 bornes ultra-rapides sur un même site, c’est une réponse directe aux problématiques de saturation que connaissent encore l’Europe ou l’Amérique du Nord.
    • Les acteurs historiques changent de rôle. Voir un groupe pétrolier piloter l’un des plus grands hubs EV du monde montre à quel point la transition est désormais stratégique, y compris pour les géants de l’énergie.

    Une vision assumée

    Avec ce méga hub, les Émirats arabes unis ne se contentent pas d’ajouter des bornes au réseau. Ils proposent une lecture très concrète de la mobilité électrique longue distance, structurée autour de la rapidité de recharge, de la continuité sur les grands axes et de l’anticipation des usages à venir.

    Une approche qui tranche avec les infrastructures encore fragmentées observées dans de nombreuses régions du monde, où la question de la recharge sur autoroute reste l’un des principaux freins à l’adoption massive du véhicule électrique.

  • Mercedes-Benz EQV 300 : le van électrique XXL pour un confort sans compromis

    Mercedes-Benz EQV 300 : le van électrique XXL pour un confort sans compromis

    Pendant trois jours, le Mercedes EQV 300 a partagé notre quotidien : ville, périphérique, autoroute et routes secondaires. Un essai en conditions réelles, made in ECOMOTORSNEWS, pour mesurer ce que vaut aujourd’hui un van électrique premium pensé pour les familles et les usages concrets. 

    Un van qui a de la prestance

    Dès le premier coup d’œil, difficile de ne pas être surpris par sa couleur bien tranchée ainsi qu’à l’équilibre de son esthétique. D’un côté, le Or Kalahari métallisé qui lui procure une allure premium, bien distinctive et attirante, sans tomber dans l’extravagance. De l’autre, l’avant du véhicule n’a rien à envier à une berline Mercedes grâce à cette large calandre et ce gros logo qui imposent le respect.

    Avec ses 5,14 mètres de long, près de 1,93 mètre de large et environ 1,90 mètre de haut, le Mercedes EQV affiche un gabarit imposant, assumé, qui annonce clairement la couleur : ici, on parle d’un vrai van, pensé pour l’espace et l’usage.

    Cependant, j’ai été moins conquis par l’arrière, trop droit à mon goût, qui manque de dynamisme pour contrebalancer le gabarit. Mais ça reste une affaire de goût : pour beaucoup, ce format restera le symbole de ce que doit être un van : présence, espace et efficacité.

    À l’intérieur : une promesse de confort qui se tient vraiment

    Ouvrir les portes du EQV, c’est comme découvrir une pièce bien pensée. En effet, l’espace intérieur est lumineux, généreux et parfaitement modulable. Notre version en 8 places avec sièges individuels donne tout de suite une impression de polyvalence. Chacun bénéficie d’un vrai siège et d’un espace aux jambes convaincant, même sur de longues étapes. Contrairement aux véhicules de 6, 7 ou 8 places traditionnels, pour le van de la marque allemande, la volonté est claire : pas de places « d’appoint ». Les sièges offrent confort d’assise et soutien, dignes d’un fauteuil de salon bien dessiné, ce qui est rare dans ce segment.

    Et l’accès aussi est agréable. Avec ses grandes portes coulissantes pour accéder aux sièges arrière du véhicule, l’installation est pratique. Dans ce type de véhicule avec de nombreuses places, pour pouvoir s’asseoir sur les sièges du fond, c’est souvent le parcours du combattant. Ici, avec l’EQV, tout est facile : les sièges se déplient et se replient avec aisance.

    La finition Avantgarde testée poursuit cette logique. Le cuir beige des sièges, le bandeau digital efficace et qui apporte ce côté « high tech » toujours agréable, ainsi que l’ergonomie simple et sans excès (pas mal de boutons, mais bien placés et sans réelle surcharge) donnent une sensation d’habitacle premium, presque cocooning sans être clinquant.

    Côté coffre, avec 610 litres en configuration 8 places, ce n’est évidemment pas démentiel au premier abord. Mais dès que les sièges sont enlevés (avec facilité, qui plus est), la capacité explose. En effet, le constructeur annonce jusqu’à 5 000 litres de capacité totale, des niveaux qui permettent de transporter des volumes dignes d’utilitaires classiques. Et petit détail qui m’a vraiment plu et qu’on ne voit pas souvent, c’est la double ouverture du coffre : ouvert en grand comme un hayon traditionnel, ou juste la partie vitrée, qui peut également s’ouvrir pour attraper un sac ou sortir les câbles de recharge rapidement et sans effort.

    En ville, sur route, sur autoroute : une conduite fluide et adaptée

    On s’en doutait, et c’est confirmé : l’EQV n’est pas fait pour jouer des muscles. Sous le capot, le moteur électrique développe 204 ch et 362 Nm de couple, une puissance qui permet à ce beau bébé d’adopter une conduite fluide. Et les accélérations, contrairement à ce qu’on retrouve souvent avec la plupart des VE, sont plus linéaires que explosives. Pour l’usage prévu pour ce type de véhicule électrique, cela correspond parfaitement.

    En ville, l’ensemble est agréable et fluide, même s’il faut composer avec des dimensions qui demandent un peu de délicatesse dans les rues étroites ou sur les quais parisiens. En revanche, sur route et autoroute, la puissance est adaptée et, en changeant de mode (4 modes différents en tout), les dépassements sont quand même largement accessibles. De plus, son poids peut devenir un atout : pas de secousses, juste une souplesse tranquille et un silence de fonctionnement vraiment appréciable, notamment comparé aux versions thermiques.

    Le poids, parlons-en ! À vide, il frise les 2,8 tonnes. L’EQV 300 impose un gabarit sérieux sur la route, mais reste dans les limites d’un permis B classique, tout en offrant la capacité nécessaire à de longs trajets bien chargés. Et ce poids, on le sent quand on change brutalement de direction, mais la tenue de route est plus rassurante qu’on ne pourrait l’imaginer, surtout grâce au centre de gravité abaissé par la batterie. Le rayon de braquage n’est pas vraiment idéal, mais au vu des dimensions, c’est compréhensible et pas dérangeant selon l’usage. Encore une fois, on parle d’un vrai van et non d’une petite citadine.

    Technologie embarquée : suffisante et bien pensée

    À l’intérieur cette fois, Mercedes fait le choix de la cohérence plutôt que de la surenchère. Face au conducteur, on retrouve un large bandeau numérique composé de deux écrans de 10,25 pouces, réunis sous une même dalle. L’un est dédié à l’instrumentation, l’autre au système multimédia. Un ensemble lisible, bien intégré dans la planche de bord, qui apporte une vraie touche high-tech sans alourdir visuellement l’habitacle.

    Le système MBUX est bien entendu de la partie. L’écran central est tactile, mais surtout pilotable via un pad situé sur la console centrale, une solution que je trouve particulièrement pertinente dans un véhicule de ce gabarit. Ce pad permet de naviguer dans les menus sans quitter la route des yeux trop longtemps, là où certains écrans géants imposent parfois plus de distraction que d’ergonomie.

    On est donc loin des dalles XXL que l’on retrouve sur certains SUV électriques récents, mais l’interface est fluide, logique et intuitive. Les informations essentielles sont accessibles rapidement, la navigation est claire et les commandes tombent naturellement sous la main. L’ensemble est pensé pour accompagner la conduite, et non la dominer, un vrai point fort lorsque l’on évolue en milieu urbain dense ou sur de longs trajets autoroutiers.

    Autonomie et recharge : des chiffres en phase avec l’usage réel

    Pour l’EQV, Mercedes annonce une autonomie WLTP autour de 350 à 360 km sur ce modèle 300, selon conditions et charge, ce qui constitue une base solide pour un véhicule de ce gabarit.

    Dans la réalité des routes mixtes de Paris à la campagne, en passant par le périphérique et les nationales, j’ai constaté que l’autonomie variait logiquement selon la vitesse et l’activation ou non des équipements technologiques.

    De plus, sur le plan aérodynamique, le van affiche un coefficient de traînée autour de 0,32, un chiffre cohérent pour ce type de véhicule, mais logiquement pénalisant à haute vitesse. Cela se traduit par une consommation plus élevée sur autoroute, un paramètre à prendre en compte lorsqu’on envisage de longs trajets.

    Côté recharge, l’EQV supporte 11 kW en AC pour une charge complète en moins de 10 heures, et jusqu’à 110 kW en DC, permettant de passer de 10 à 80 % en environ 40 minutes. Ces chiffres ne sont pas spectaculaires comparés à certains gros SUV électriques, mais ils restent efficaces et suffisants pour un van électrique dont la vocation n’est pas la performance à outrance, mais l’usage pragmatique.

    Verdict : l’EQV n’est pas une révolution, mais une vraie réponse

    L’EQV 300 Avantgarde ne cherche pas à bouleverser les codes de l’électromobilité. Au contraire, il incarne avec cohérence ce que l’on attend d’un grand van électrique premium : confort, modularité, espace, qualité et une autonomie adaptée aux besoins réels.

    Il est parfait pour les familles nombreuses, les voyageurs réguliers en quête de confort sans compromis, ou les professionnels qui veulent allier espace et image sans renoncer à la douceur de l’électrique. Ce n’est pas un véhicule de plaisir, mais un outil de confort, fiable et bien pensé.

    Pour partir en road-trip en famille ou pour un week-end chargé de bagages et de passagers, l’EQV a ce qu’il faut pour le rendre agréable. Et sur la route, ce silence, ce confort et cette souplesse rappellent que l’électrique est un vrai choix d’usage.

  • Mercedes-Benz CLA électrique : l’Allemande élue COTY 2026 à Bruxelles

    Mercedes-Benz CLA électrique : l’Allemande élue COTY 2026 à Bruxelles

    La Mercedes-Benz CLA, dans sa nouvelle génération fortement électrifiée, a marqué les esprits ce 9 janvier 2026 au Salon de l’automobile de Bruxelles en décrochant le prestigieux titre de Voiture européenne de l’année 2026 (Car of the Year 2026). Un choix net et sans équivoque du jury, qui marque le retour en force de Mercedes-Benz dans un contexte automobile en pleine transformation.

    Source : Mercedes-Benz

    Un triomphe sans appel

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la victoire de la nouvelle génération de la CLA 100 % électrique a été sans appel. Le jury Car of the Year a attribué, le vendredi 9 janvier, un total de 320 points à la berline allemande. Un score inférieur à celui de sa prédécesseure, puisque l’an dernier, pour le même titre, la Renault 5 avait totalisé 353 points.

    Bien que ce total soit moins élevé, la CLA devance largement de 100 points la Skoda Elroq (220 points) et la Kia EV4 (208 points), tandis que la Citroën C5 Aircross, la Fiat Grande Panda, le Dacia Bigster ou encore la Renault 4 E-Tech complètent le classement.

    source : largus

    Cette victoire n’est pas anodine. En effet, il s’agit du premier sacre de Mercedes dans cette compétition depuis 1974, date à laquelle la légendaire Classe S / 450 S avait remporté le titre. Après deux années de domination de Renault avec les Scenic E-Tech et Renault 5 E-Tech, la CLA relance aujourd’hui la marque allemande dans la course européenne à l’électromobilité premium. Plus globalement, elle illustre une évolution du marché européen, où les berlines électriques premium ne sont plus de simples alternatives, mais des références à part entière.

    Un profil technique taillé pour l’avenir

    Ce qui distingue la Mercedes-Benz CLA 2026 de ses concurrentes, c’est sa combinaison de technologies de pointe et de performances efficientes. Elle repose sur une plateforme électrique 800 V et embarque une batterie d’environ 85 kWh, lui permettant une recharge ultra-rapide pouvant atteindre 320 kW. Cette architecture moderne rend la CLA capable de récupérer plus de 300 km d’autonomie en seulement dix minutes sur bornes haute puissance.

    Autre point notable : son autonomie exceptionnelle, annoncée jusqu’à 792 km selon le cycle WLTP, un chiffre qui place la CLA parmi les berlines électriques les plus endurantes de son segment. L’accumulation de ces caractéristiques de haut niveau confère à cette berline compacte premium une proposition particulièrement attractive, aussi bien pour un usage quotidien que pour les longs trajets. Elle illustre également la maturité technologique atteinte par Mercedes-Benz avec sa plateforme MMA (Mercedes Modular Architecture), pensée dès l’origine pour un usage électrique.

    MB.OS & MBUX : l’intelligence au volant

    Au-delà de ses performances pures, la Mercedes-Benz CLA met également en avant une évolution notable de l’expérience utilisateur, portée par l’introduction du nouveau système d’exploitation MB.OS et d’une interface MBUX de dernière génération. L’objectif affiché par le constructeur est clair : centraliser les fonctions du véhicule au sein d’un environnement numérique plus cohérent et plus lisible.

    MB.OS sert également de socle aux assistances à la conduite de dernière génération, telles que le régulateur adaptatif, le maintien dans la voie ou encore l’assistance en circulation dense. Sans bouleverser les standards existants du marché, la CLA s’inscrit dans une approche visant à fluidifier l’interaction entre le conducteur et les aides électroniques.

    source : Mercedes-Benz

    Enfin, Mercedes conserve une approche équilibrée entre digitalisation et confort. L’habitacle privilégie une ergonomie sobre, des matériaux de qualité et une isolation acoustique soignée.

    Un modèle pour 2026… et au-delà

    Disponible depuis la mi-2025 en Europe, la nouvelle Mercedes-Benz CLA a déjà suscité un fort intérêt sur le marché, avec des commandes bien au-delà des prévisions initiales, selon la marque. Sa déclinaison électrique (CLA 250+ EQ, CLA 350 4MATIC EQ) est proposée dès le lancement de la berline, tandis que la CLA Shooting Brake électrique suivra en mars 2026, rejointe par des versions hybrides 48 V sur les deux carrosseries. Une stratégie produit diversifiée qui permet au constructeur allemand de couvrir une large partie du segment premium électrifié.

    source : Mercedes-Benz

    Dans plusieurs essais indépendants, la CLA a également été saluée pour sa tenue de route, son confort et sa capacité à rivaliser avec des références comme la Tesla Model 3, grâce à un coefficient aérodynamique record (environ 0,21) et à une plateforme MMA4 modulaire pensée pour maximiser l’efficacité globale.

    Une étoile montante de l’électromobilité

    En décrochant le titre de Voiture européenne de l’année 2026, la Mercedes-Benz CLA confirme qu’elle incarne une vision moderne de l’automobile électrique, où autonomie, efficience, technologie et plaisir de conduite s’allient avec réussite.

    Cette distinction, obtenue au cœur du Salon de l’automobile de Bruxelles, souligne l’importance croissante des modèles électriques premium sur le marché européen et consacre la CLA comme l’un des modèles clés de l’année à venir, ainsi qu’une référence dans la transition vers une mobilité plus durable.

  • Salon de l’automobile de Bruxelles 2026 : À quoi s’attendre ?

    Salon de l’automobile de Bruxelles 2026 : À quoi s’attendre ?

    Le Salon de l’automobile de Bruxelles se prépare à vivre une nouvelle édition qui promet d’être plus intense, populaire et stratégique que jamais. Du 9 au 18 janvier 2026, le Brussels Expo ouvre les portes de sa 102ᵉ édition du Brussels Motor Show, un rendez-vous incontournable qui, après avoir renoué avec son public l’an dernier, confirme sa place comme le premier salon automobile de l’année en Europe pour constructeurs, passionnés et professionnels de la mobilité.

    source : newmobility.news

    Un salon historique qui traverse les époques

    Créé il y a plus d’un siècle, le Salon de l’automobile de Bruxelles est l’un des plus anciens salons automobiles encore en activité en Europe. Longtemps rendez-vous annuel attendu de toute la filière, il avait connu des complications ces dernières années, avec notamment l’annulation de l’édition 2024 pour des raisons d’adéquation avec les attentes du marché.

    source : Gocar

    Mais, fort d’un retour célébré en 2025, l’événement s’est imposé comme un marqueur incontournable du calendrier automobile, attirant en moyenne plus de 300 000 visiteurs, devenant un observatoire privilégié des transformations du secteur.

    102e édition : ambitions et premières mondiales

    La version 2026 du salon ne fait pas dans la demi-mesure. Pas moins de 64 marques automobiles seront présentes, soit une de plus que l’année précédente couvrant près de 95% de l’offre du marché belge.

    L’édition 2026 occupe une surface globale d’environ 60 000 m² répartis sur les palais 5, 6, 7, 9, 11, le Patio et le nouveau Hall Astrid, récemment intégré pour répondre à la demande croissante des exposants.

    Plus remarquable encore : ce salon affiche déjà un programme dense de révélations, avec 39 premières annoncées (mondiales, européennes et belges). Parmi les modèles les plus attendus, le Kia EV2 fera sa première mondiale, un SUV, tandis que Hyundai dévoilera son plus grand EV, intégrant une technologie de recharge en 800 V. Opel mettra à l’honneur les nouvelles Astra et Astra Sports Tourer, ainsi que le Grandland Electric AWD. Du côté des Français, Peugeot présentera le nouveau 408 et la version E-208 GTi électrique, confirmant l’appétit du marché pour des modèles compacts et sportifs électrifiés.

    source : largus

    Cette diversité souligne l’ampleur de la mutation du secteur : électrification, SUV compacts et technologies innovantes seront au cœur de l’attention, et le salon se profile comme le lieu privilégié pour observer la mobilité de demain.

    Moto et mobilité : une édition plus large et plus ouverte

    Un autre signe fort de l’évolution du salon : le retour des motos, pour la première fois depuis 2020. Ce sont 28 marques de deux-roues motorisés qui exposeront dans un espace dédié du palais 9, réunissant motards, passionnés et curieux autour des dernières évolutions techniques, électriques et thermiques du segment.

    Cette évolution élargit la portée de l’événement bien au-delà de l’automobile classique et traduit une vision plus complète de la mobilité, où voitures, motos et mobilités alternatives cohabitent pour présenter aux visiteurs l’état de l’art de la mobilité motorisée

    Voiture de l’année et animations : une expérience complète

    Le 9 janvier, a eu lieu la cérémonie de la Car of the Year, l’élection de la Voiture européenne de l’année, un moment fort qui attire chaque année l’attention des médias et des passionnés. Cette année, c’est la Mercedes-Benz CLA qui a décroché le titre tant convoité de la Voiture de l’année 2026. Le modèle de la marque allemande succède à la Renault 5 E-Tech (2025) et au Renault Scenic E-Tech (2024)

    source : Mercedes-Benz

    Mais le salon ne se limite pas à exposer des voitures : une série d’animations conviviales, ludiques et pédagogiques est prévue pour tous les publics. Simulateurs de conduite, espaces pour enfants, zones interactives, rencontres avec influenceurs automobiles et présentations techniques complètent l’offre d’exposition.

    Un rendez-vous stratégique pour l’électromobilité

    Pour les acteurs de l’électromobilité, constructeurs, équipementiers, fournisseurs d’infrastructures de recharge ou décideurs politiques, le salon de Bruxelles est devenu un observatoire majeur. Il offre un lieu unique pour présenter les nouvelles solutions électriques, discuter des défis d’infrastructure, des standards de recharge et des stratégies de transition énergétique.

    La présence de nombreux modèles EV, hybrides et concept cars électriques permet aussi de mesurer l’appétit du public belge et européen pour ces technologies, ainsi que l’engagement des constructeurs sur le terrain de l’électricité.

    Du salon belge au rendez-vous européen de la mobilité

    Du haut de ses 102 éditions, le Salon de l’automobile de Bruxelles s’impose aujourd’hui comme plus qu’une simple exposition de voitures. Il est devenu un espace stratégique où se croisent tendances de marché, innovations technologiques et attentes des consommateurs.

    Avec un programme riche en premières mondiales, des animations variées, le retour des motos, et une couverture presque exhaustive du secteur auto et deux-roues, l’édition 2026 s’annonce comme une référence pour l’année automobile qui débute.

  • L’électromobilité en Belgique : un marché en pleine accélération

    L’électromobilité en Belgique : un marché en pleine accélération

    Sur les routes comme dans les politiques publiques, la transition électrique n’est plus une promesse mais une réalité bien engagée. Véhicules électriques de plus en plus visibles dans les centres urbans, bornes de recharge qui se déploient à un rythme soutenu, entreprises et pouvoirs publics alignés sur une même trajectoire : le royaume s’impose désormais comme l’un des marchés européens les plus dynamiques de l’électromobilité.

    Un marché qui croît à grande vitesse

    L’année 2024 restera comme un tournant pour la voiture électrique en Belgique. 127 750 véhicules 100% électriques (BEV) ont été immatriculés, soit une progression de 37% par rapport à 2023. Une performance qui place le pays parmi les marchés les plus dynamiques d’Europe occidentale. Désormais, les BEV représentent 28,5% du marché du neuf, et lorsqu’on y ajoute les hybrides rechargeables, ce sont plus d’une voiture neuve sur deux qui dispose d’une prise.

    Mais derrière cette croissance rapide se cache une réalité structurelle différente de ce que l’on pourrait penser : les flottes d’entreprise jouent un rôle moteur. En effet, près de 87% des nouveaux véhicules électriques sont aujourd’hui immatriculés par des sociétés. Avantages fiscaux, politiques de verdissement des parcs poussent les entreprises à électrifier rapidement leurs flottes.

    Les particuliers, eux, avancent plus prudemment. Coût d’achat, autonomie perçue et accès à la recharge restent des freins. Pourtant, la dynamique s’installe progressivement : dès le premier trimestre 2025, une voiture neuve sur trois immatriculée en Belgique est électrique, signe que la bascule s’opère, sûrement.

    Selon les données du marché pour 2024, le Tesla Model Y s’impose comme le BEV le plus vendu en Belgique, avec plus de 13 200 immatriculations, loin devant ses concurrents. Il est suivi par l’Audi Q4 e-tron (≈ 8 600 unités) et la Tesla Model 3 (≈ 8 000), qui confirment l’appétence des acheteurs pour les SUV et berlines électriques bien implantés. Le BMW iX1 et le Volvo EX30 complètent le top 5, illustrant la forte demande pour les SUV compacts et premium sur le marché belge.

    source : Tesla

    Un réseau de recharge dense mais inégal

    Pour accompagner cette montée en puissance, la Belgique peut s’appuyer sur un écosystème de recharge déjà solide. Le pays recense aujourd’hui plus de 100 000 points de recharge, en incluant les bornes publiques, semi-publiques et privées, ce qui le place parmi les États européens les mieux équipés rapportés à la population.

    source : Agoria

    Dans le détail, le réseau strictement public révèle toutefois de fortes disparités régionales. La Flandre concentre à elle seule 43 655 bornes publiques en 2025 (données FEBIAC/Traxio), reflet d’une politique volontariste et d’investissements soutenus. À l’inverse, la Wallonie ne compte que 2 799 bornes, tandis que Bruxelles en recense 1 903.

    Le reste du parc est principalement constitué de bornes installées sur des sites d’entreprises, des parkings privés ouverts au public, des centres commerciaux ou des domiciles.

    Et pour répondre à l’explosion du parc roulant, pouvoirs publics et acteurs privés se sont fixé un cap clair : 200 000 bornes publiques à l’horizon 2030, avec une attention particulière portée aux bornes rapides et ultra-rapides, essentielles pour lever les freins liés aux longs trajets.

    Des mesures fiscales et des primes pour accélérer la transition

    La progression de l’électromobilité en Belgique repose aussi sur un cadre fiscal particulièrement incitatif. Les véhicules électriques bénéficient d’exonérations de taxes de mise en circulation et de circulation, tandis que la TVA sur l’électricité est réduite à 6%, rendant l’usage quotidien plus attractif.

    Côté entreprises, la déductibilité fiscale des véhicules électriques, en vigueur jusqu’en 2026, reste l’un des leviers majeurs de l’électrification des flottes. À cela s’ajoutent différentes primes régionales pour l’achat de véhicules et l’installation de bornes de recharge.

    À titre historique, la prime flamande pour l’achat de BEV neufs de moins de 40 000 € a été arrêtée en novembre 2024. Si elle n’est plus d’actualité, elle illustre néanmoins la volonté passée des autorités régionales d’accélérer l’adoption du véhicule électrique.

    Enfin, la recharge à domicile continue d’être encouragée : jusqu’à 75% des coûts d’installation peuvent être déduits fiscalement, dans un cadre réglementaire bien défini.

    Industrie et acteurs : la Belgique au cœur de l’innovation

    Au-delà des chiffres de vente et du déploiement des infrastructures, la Belgique conserve un rôle stratégique dans l’industrie automobile européenne, en particulier dans la montée en puissance du véhicule électrique. Grâce à sa position géographique et à son savoir-faire industriel, le pays s’inscrit comme un maillon clé de la chaîne de valeur électromobile.

    À Bruxelles, le site Audi Brussels s’est imposé comme l’une des premières usines européennes dédiées à la production de véhicules 100% électriques haut de gamme, avec l’assemblage de l’Audi Q8 e-tron.

    source : Audi

    Du côté de la Flandre, Volvo Cars Gent joue également un rôle central. L’usine a engagé une transformation profonde pour accompagner la stratégie d’électrification du constructeur suédois, avec la production de modèles électrifiés et l’adaptation progressive de ses lignes à l’assemblage de véhicules électriques destinés au marché européen.

    C’est une dynamique qui ne se limite pas au véhicule particulier. La Belgique s’impose aussi comme un acteur de référence dans le segment des bus et autocars électriques, un marché en pleine expansion porté par les politiques de décarbonation des transports publics. Des industriels belges reconnus à l’échelle européenne conçoivent et assemblent des véhicules électriques destinés aux réseaux urbains et interurbains.

    Salon de l’automobile de Bruxelles 2026 : l’événement clé

    C’est dans ce contexte que le Salon de l’automobile de Bruxelles 2026 prendra toute sa dimension. À partir du 9 janvier 2026, sur 60 000 m², plus de 60 marques présenteront leurs nouveautés, avec une place centrale accordée aux véhicules électriques, aux solutions de recharge et aux technologies de mobilité durable. Plus qu’un salon, l’événement se veut une plateforme d’échanges, mêlant innovation, industrie et pédagogie.

    Des initiatives comme l’Eco-Parcours de Febelauto permettront notamment de sensibiliser le public aux enjeux du recyclage des batteries et de l’économie circulaire, rappelant que l’électromobilité ne se limite pas à l’usage du véhicule, mais englobe toute une chaîne de valeur.

    source : newmobility.news

    Défis et perspectives

    Malgré cette dynamique positive, plusieurs défis demeurent :

    • Les disparités régionales dans l’accès aux infrastructures restent marquées.
    • L’adoption par les particuliers progresse, mais demeure freinée par le prix d’achat et certaines inquiétudes liées à l’autonomie.
    • Le déploiement de bornes rapides doit encore s’intensifier pour accompagner la croissance du parc.
    • Enfin, la coordination réglementaire avec les standards européens reste un enjeu clé.

    À l’horizon 2030, les ambitions sont claires : 2 millions de véhicules électriques sur les routes belges et un doublement du nombre de bornes publiques. Pour y parvenir, le pays devra multiplier par cinq son parc actuel, tout en maintenant un haut niveau de qualité de service.

    Conclusion : la Belgique, laboratoire européen de l’électromobilité

    Croissance soutenue des immatriculations, réseau de recharge en expansion, fiscalité incitative et tissu industriel solide : la Belgique avance méthodiquement vers une mobilité électrique de masse. Le Salon de l’automobile de Bruxelles 2026 s’inscrira comme un temps fort de cette transformation, où innovations technologiques, acteurs industriels et enjeux environnementaux se rencontreront sur un même plateau.

    Combinant politiques publiques et dynamiques de marché, le royaume confirme ainsi son rôle de laboratoire européen de l’électromobilité, capable d’inspirer ses voisins et de capter l’attention des professionnels du secteur.

  • Congestion Charge : Londres taxe désormais les voitures électriques à 13,50 £

    Congestion Charge : Londres taxe désormais les voitures électriques à 13,50 £

    Après plus d’une décennie d’exonération quasi totale, les véhicules électriques (VE) doivent désormais s’acquitter de la “Congestion Charge” lorsqu’ils circulent dans le centre-ville de Londres, une mesure entrée en vigueur le 2 janvier 2026.

    source : Evans Halshaw

    Jusqu’à présent, la Cleaner Vehicle Discount permettait aux voitures électriques d’être exemptées du paiement quotidien de cette taxe instaurée en 2003 pour réduire la saturation des artères londoniennes. Ce régime d’exception a été supprimé, mettant fin à l’une des incitations majeures pour les utilisateurs de VE en milieu urbain.

    Une tarification révisée

    Concrètement, la nouvelle grille tarifaire marque une rupture nette avec le système précédent. Les voitures électriques ne pourront plus circuler gratuitement dans le centre-ville de la capitale anglaise ; elles doivent désormais s’acquitter de 13,50 livres par jour à condition d’être enregistrées au dispositif Auto Pay, ce qui correspond à une réduction de 25% par rapport au tarif standard. Quant à eux, les conducteurs de vans ou utilitaires légers électriques bénéficient d’un effort supplémentaire, avec un coût ramené à 9 livres par jour via ce même système automatisé. En revanche, pour l’ensemble des véhicules, qu’ils soient thermiques ou électriques non inscrits à Auto Pay, le montant atteint désormais 18 livres par jour, contre 15 précédemment.

    Ces tarifs s’appliquent pendant les horaires habituels de la Congestion Charge, de 7 heures à 18 heures en semaine, et de 12 heures à 18 heures les week-ends et jours fériés, rappelant que la mesure vise avant tout à réguler les flux aux heures les plus tendues. Cette hausse constitue la première augmentation depuis 2020. 

    Pourquoi ce changement maintenant ?

    Les autorités londoniennes, sous l’impulsion du maire Sadiq Khan, estiment que l’exemption totale pour les VE n’est plus compatible avec les objectifs de régulation du trafic. “Sans ce changement, 2 200 véhicules supplémentaires entreraient chaque jour dans la zone définie”.

    Pour Transport for London (TfL), l’objectif est clair : moderniser un dispositif devenu moins efficace face à la croissance du trafic et à la montée en puissance des véhicules électriques, désormais suffisamment nombreux pour peser eux aussi sur la congestion du centre-ville. En effet, les embouteillages coûtent chaque année près de 3,85 milliards de livres sterling aux entreprises londoniennes.

    source : courrier international

    Un message clair aux électromobilistes… mais pas seulement

    Ce changement stratégique n’est pas uniquement fiscal : il s’agit aussi de recentrer la politique sur la gestion du trafic urbain, et non plus seulement sur la réduction des émissions locales. Certes, un VE ne pollue pas lors de son utilisation, ce qui est bénéfique pour le climat et la société ; néanmoins, il conserve un impact sur la densité de circulation, l’espace public et la fluidité des déplacements, ce que Londres ne peut plus ignorer, selon TfL.

    Toujours selon TfL, le nombre de véhicules électriques enregistrés dans Londres est passé d’environ 20 000 en 2019 à plus de 116 000 en 2025. Cette croissance signifie qu’aujourd’hui les VE représentent près de 20% de l’ensemble des véhicules entrant chaque jour dans la zone de congestion. Autrement dit, sur les quelque 90 000 véhicules qui traversent quotidiennement la zone, environ 1 véhicule sur 5 est un véhicule électrique.

    source : Automobile propre

    Pour les conducteurs, cela signifie une augmentation du coût d’utilisation d’un VE en centre-ville, même si la réduction Auto Pay atténue partiellement cette hausse. Point positif, cela dit : les résidents actuels de la zone qui bénéficiaient de réductions importantes continueront à les conserver, mais les nouvelles demandes après mars 2027 seront conditionnées à la possession d’un VE.

    Au-delà de ça, la dimension sociale de cette réforme est largement ignorée. Qui peut encore absorber 13,50 ou 18 livres par jour pour circuler dans le centre de Londres ? Pour de nombreux habitants ou travailleurs dépendants de leur véhicule électrique, cette mesure risque de creuser la fracture entre ceux qui ont les moyens ou les alternatives pour se passer de leur voiture et ceux pour qui aucun transport en commun efficace n’est disponible : c’est un enjeu d’équité urbaine que la ville semble avoir laissé de côté.

    L’impact sur l’électromobilité urbaine

    Cette réforme londonienne dépasse largement la seule question fiscale. Elle illustre une évolution de fond observée dans de nombreuses métropoles, où les véhicules électriques ne sont plus abordés uniquement sous l’angle des émissions, mais intégrés dans des politiques de mobilité plus globales. Transition énergétique, gestion des flux, usage de l’espace public et efficacité des déplacements urbains s’entremêlent désormais dans un même raisonnement.

    À travers cette décision, Londres rappelle que si l’électrique réduit l’empreinte carbone locale, il ne supprime ni la congestion ni la pression sur l’espace urbain. Désormais, ce ne sont plus seulement les émissions qui dictent les choix de taxation, mais bien l’impact global du véhicule sur la fluidité et l’organisation de la ville.

  • Verge TS Pro Solid-State : la moto électrique novatrice du CES 2026

    Verge TS Pro Solid-State : la moto électrique novatrice du CES 2026

    Au CES 2026 de Las Vegas, le segment du deux-roues électrique a été marqué par une annonce venue de Finlande. Verge Motorcycles, startup basée à Hyvinkää, y a présenté une évolution majeure de sa TS Pro, désormais équipée d’une batterie à électrolyte solide développée en partenariat avec Donut Lab. Une avancée technologique que la marque revendique comme une première mondiale pour une moto de série, mais qui doit encore être validée par des essais indépendants.

    Crédit : Verge

    De la promesse technologique à l’ambition industrielle

    Depuis ses débuts, Verge s’est construite autour d’un concept radical : repenser l’architecture même de la moto électrique. En effet, quelques années après avoir introduit son moteur « hubless » intégré à la roue arrière, la marque franchit un nouveau cap avec cette TS Pro Solid-State, présentée non pas comme un simple concept, mais comme une version destinée à la production, avec des premières livraisons évoquées à partir de mi-2026, selon le constructeur.

    Verge affirme ainsi vouloir être le premier constructeur à proposer une moto homologuée de série équipée d’une batterie tout-solide. Une affirmation forte, reprise lors du CES, mais qui repose, à ce stade, uniquement sur les déclarations du constructeur et de son partenaire technologique.

    Une architecture fidèle à l’ADN Verge

    Visuellement, la TS Pro Solid-State reste fidèle à l’esthétique futuriste de la gamme Verge. Sur le stand du CES, elle arborait sa roue arrière sans moyeu, un cadre sculptural, une utilisation massive de fibre de carbone et une posture agressive rappelant celle des sportives.

    Crédit : Verge

    Les batteries, baptisées “Donut Battery”, sont intégrées directement dans la structure de la moto. Chaque module affiche une capacité d’environ 5 kWh, permettant à Verge de proposer différentes configurations énergétiques selon l’usage.

    Des chiffres annoncés qui impressionnent

    La principale innovation réside dans l’adoption de batteries à électrolyte solide, que Donut Lab présente comme prêtes pour une application industrielle à grande échelle. Selon les données communiquées par les deux protagonistes, cette technologie permettrait :

    • une densité énergétique annoncée autour de 400 Wh/kg,
    • une autonomie pouvant atteindre près de 600 km avec la configuration de batterie la plus capacitaire,
    • une recharge ultra-rapide, avec jusqu’à 300 km d’autonomie récupérés en une dizaine de minutes sur borne rapide.
    source : Verge

    Côté motorisation, la TS Pro Solid-State conserve le moteur électrique intégré à la roue arrière, annoncé pour délivrer jusqu’à 200 kW (environ 270 ch) et un couple instantané de 1 000 Nm. Le constructeur avance un 0 à 100 km/h en environ 3,5 secondes.

    Des chiffres impressionnants, mais qu’il convient de considérer comme des données constructeur, en attente de validation par des tests indépendants.

    Une ambition claire pour l’électrique haut de gamme

    Avec cette TS Pro Solid-State, Verge affiche clairement son objectif : s’imposer comme une référence mondiale de la moto électrique premium. Le partenariat avec Donut Lab apporte une crédibilité technologique supplémentaire à un projet longtemps considéré comme expérimental.

    Crédit : Verge

    Si les performances annoncées se confirment lors des premiers essais indépendants, cette moto, attendue courant du premier trimestre 2026, pourrait envoyer un signal fort aux constructeurs établis, européens comme japonais.

  • 2025 pour BYD en France : un leadership palpable

    2025 pour BYD en France : un leadership palpable

    Année après année, BYD confirme que sa stratégie française n’a plus rien d’un pari. En 2025, le constructeur chinois de véhicules à énergies nouvelles (NEV) a immatriculé 14 311 véhicules dans l’Hexagone, soit une croissance de +145,3% par rapport à 2024, dans un marché automobile pourtant en recul de près de 5%. Derrière ces chiffres, une réalité : BYD a surtout proposé une alternative hybride crédible aux automobilistes encore hésitants.

    Source : BYD​

    SEAL U DM-i : le PHEV qui change la donne

    L’année 2025 a vu le BYD SEAL U DM-i devenir la véritable locomotive de la marque. Ce SUV chinois s’impose comme le modèle le plus vendu de BYD en France en 2025, avec 6 058 immatriculations, en hausse de +194,5% sur un an. En décembre, il s’est même hissé en tête des ventes PHEV en France, avec 1 797 unités, permettant à BYD d’atteindre 1,5% de part de marchémensuelle.

    Un succès qui s’explique par le positionnement de la technologie Super Hybride DM-i : une conduite majoritairement électrique au quotidien, couplée à un moteur thermique pour les longs trajets, avec une autonomie combinée pouvant atteindre 1 505 km. Une réponse pragmatique aux craintes liées à l’autonomie, encore très présentes en France.

    Source : BYD​

    Une gamme électrique désormais bien installée

    Au-delà du SEAL U DM-i, BYD s’appuie sur une gamme électrique complète et cohérente. En 2025, le podium de la marque reflète cette montée en puissance :

    • BYD SEAL (berline électrique) : 1 835 immatriculations (+70,4%)
    • BYD SEALION 7 (SUV électrique) : 1 811 unités
    • BYD DOLPHIN : 1 108 immatriculations
    • BYD DOLPHIN SURF : 1 049 unités

    Cette dernière, citadine électrique abordable, a marqué l’année avec son titre de World Urban Car of the Year, ses 5 étoiles Euro NCAP et un prix d’appel à 19 990 €, confirmant la stratégie de BYD : rendre l’électromobilité accessible sans compromis sur la technologie ou la sécurité.

    Source : BYD​

    2025 : une année charnière pour BYD France

    L’année passée a également été marquée par l’arrivée de plusieurs nouveautés structurantes de la part de la marque chinoise. En effet, l’ATTO 2, SUV urbain aux dimensions agréables pour la ville, disponible en électrique et en Super Hybride DM, ainsi que la SEAL 6 DM-i et SEAL 6 DM-i Touring, berline et break jusqu’à 1 505 km d’autonomie, et la SEALION 5 DM-i, SUV familial affichant 1 016 km d’autonomie combinée, ont toutes vu le jour en 2025.

    Source : BYD​

    En parallèle, BYD poursuit l’expansion de son réseau, atteignant près de 90 points de vente fin 2025, avec un objectif clair : 200 concessions en 2026.

    2026 : montée en gamme et accélération technologique

    Et l’année à suivre verra BYD ne pas s’arrêter là. En effet, 2026 marquera le lancement de la marque premium DENZA en France, avec en fer de lance la Z9GT, développée spécifiquement pour le marché européen. À cela s’ajoute le déploiement du réseau Flash Charging, capable d’atteindre 1 000 kW et de récupérer jusqu’à 400 km d’autonomie en 5 minutes.

    Source : BYD​

    « En seulement un an, nous avons presque triplé nos ventes en France et enregistré près de 4 000 commandes sur le seul mois de décembre », souligne Dorothée Bonassies, directrice générale de BYD France. « Une base solide pour poursuivre notre développement. »

    L’hybride comme porte d’entrée vers l’électrique

    Premier constructeur automobile au monde à avoir abandonné les motorisations thermiques pures, BYD capitalise sur ses batteries Blade, sa e-Platform 3.0 et ses technologies DM-i pour s’imposer sur un marché français encore en transition. En 2025, la marque a démontré que l’hybride rechargeable pouvait être un accélérateur d’électromobilité.

  • OMODA & JAECOO débarquent en France : 74 concessions dès le printemps 2026, objectif 130 points de vente

    OMODA & JAECOO débarquent en France : 74 concessions dès le printemps 2026, objectif 130 points de vente

    Alors que le marché automobile français poursuit sa transition vers l’électrification, OMODA & JAECOO, filiale du groupe chinois Chery, ont choisi de déployer un réseau dense et structuré afin d’accompagner au mieux le lancement commercial. Dès le printemps 2026, 74 concessions et réparateurs agréés seront opérationnels sur le territoire français, avec une ambition claire de 130 points de vente d’ici la fin de l’année.

    source : OMODA & JAECOO 

    Un maillage national déjà très abouti

    OMODA & JAECOO ont déjà posé leurs jalons sur l’ensemble du territoire français. Des grandes métropoles aux zones régionales stratégiques, tous les Français auront à proximité une concession flambant neuve. À titre d’exemple, les grandes villes françaises comme Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux ou Nantes côtoieront des implantations dans des villes intermédiaires comme Bayonne, Niort, Quimper, Rodez ou Mâcon, traduisant une volonté claire : ne laisser aucun territoire de côté.

    Fait notable, le réseau inclut également les territoires d’outre-mer, avec des concessions prévues en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et à La Réunion, un choix encore rare pour une marque en phase de lancement.

    source : OMODA & JAECOO

    L’objectif affiché est clair : garantir, à terme, un point de service à moins de 45 minutes du domicile de chaque client.

    Des concessions standardisées et orientées expérience client

    Selon le communiqué de presse de la marque chinoise, chaque point de vente respectera des standards uniformisés, avec des showrooms immersifs de 200 m² minimum et des ateliers après-vente dédiés. C’est, pour le groupe, une approche qui vise à assurer une « expérience homogène », quel que soit le lieu d’achat, et à rassurer des clients encore parfois méfiants face aux nouveaux entrants.

    « Notre priorité est de garantir une proximité réelle avec les clients français, partout sur le territoire. Nous ne cherchons pas une simple présence géographique, mais une pertinence de service », résume Antoine Roussel, directeur des ventes et du développement réseau OMODA & JAECOO France.

    Des groupes de distribution bien identifiés

    Toujours selon le communiqué, ce qui fera la force de cette implantation XXL dans l’Hexagone, c’est la qualité des partenaires sélectionnés. En effet, OMODA & JAECOO s’appuient sur des groupes de distribution déjà bien implantés, souvent multi-sites et expérimentés, comme Autobernard, Deffeuille, DMD, Elypse, Faurie, Grim, Hecquet, Lempereur, LG, Loret, Nedey, Passion, Péricaud, PLD, Polmar, Porte Dauphine, Vauban, Rousseau, Scala Auto ou encore Thivolle.

    Des noms bien connus du paysage automobile français, gage de stabilité, de savoir-faire et de maîtrise de l’après-vente, notamment sur les ventes aux entreprises.

    source : Autobernard

    Et côté financement, pour sécuriser le lancement, la marque a également noué un partenariat avec CGI Finance, en charge notamment du financement des stocks des distributeurs.

    Une gamme 100 % électrifiée pensée pour l’Europe

    Pour ce qui est des produits, OMODA & JAECOO misent sur une gamme entièrement électrifiée, développée spécifiquement pour les usages européens. Les crossovers OMODA jouent la carte du confort et de la technologie, tandis que les SUV JAECOO revendiquent une approche plus robuste et polyvalente, aussi à l’aise en milieu urbain que hors des sentiers battus.

    source : Omoda.co

    Technologies d’aide à la conduite avancées, connectivité de nouvelle génération et design affirmé constituent les piliers de cette offensive produit.

    « Le marché français est une référence en matière d’exigence et d’innovation. Nous sommes convaincus que notre approche technologique, nos standards de qualité et notre réseau apporteront une valeur nouvelle aux automobilistes français », explique Hanbang Yu, directeur général de Chery France.

    source : TopGear

    Un lancement très attendu au printemps 2026

    Les premières inaugurations de concessions sont prévues au printemps 2026, marquant le début officiel de la commercialisation en France. Avec un objectif de 130 points de vente d’ici fin 2026, OMODA & JAECOO entendent s’imposer rapidement comme un nouvel acteur crédible du paysage automobile électrifié français, en misant autant sur le produit que sur le service.

  • Dreame Nebula Next 01 : du fabricant d’aspirateurs à l’hypercar concept la plus musclée du CES 2026

    Dreame Nebula Next 01 : du fabricant d’aspirateurs à l’hypercar concept la plus musclée du CES 2026

    Au CES 2026 de Las Vegas, l’un des stands les plus inattendus n’était pas celui d’un constructeur automobile traditionnel… mais bien celui d’un fabricant chinois d’aspirateurs et de robots ménagers : Dreame Technology. Le groupe, connu pour ses appareils électroménagers haut de gamme, a dévoilé la Dreame Nebula Next 01, un concept car électrique ultra-vitaminé qui fait déjà parler de lui.

    source : Dreame

    Un démarrage chaotique et une revanche design

    L’aventure de la Next 01 a démarré en 2025, lorsque Dreame a annoncé son intention de créer « la voiture la plus rapide du monde ». Certains ont d’abord cru à un coup de com ou à une plaisanterie. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les passionnés d’automobile ne furent pas convaincus du tout. En effet, les premiers dessins conceptuels circulant en ligne ressemblaient étrangement à une Bugatti Chiron revisitée, ce qui avait valu à la marque d’être raillée et accusée de copier sans vergogne le design iconique de Molsheim.

    source : Dreame

    Cette mauvaise passe appartient désormais au passé. Sur le stand du CES 2026, Dreame a montré un véhicule au style affirmé et plus original : des lignes ultra-basses, des optiques effilées, une carrosserie vert métallisé agrémentée de larges surfaces en fibre de carbone, un aileron arrière fixe et un diffuseur arrière double étage, qui lui donnent une allure agressive de vraie hypercar.

    Une fiche technique qui fait tourner les têtes

    Bien que le Nebula Next 01 reste un concept car, les données publiées par Dreame sont déjà spectaculaires. Quatre moteurs électriques individuels sont intégrés pour atteindre une puissance combinée allant jusqu’à 1 399 kW, soit légèrement moins de 1 900 chevaux. Le tout permet au bijou de technologie de Dreame d’atteindre 100 km/h en à peine 1,8 seconde, lunaire.

    Pour l’heure, aucun chiffre officiel de vitesse maximale ou d’autonomie n’a encore été communiqué, et l’intérieur n’a pas été dévoilé. Dreame répète qu’il s’agit d’un concept, mais que la technologie pourrait servir de base à de futurs modèles destinés au marché dès 2027. Il va donc falloir être patient.

    source : Dreame

    Performances qui poussent à la comparaison mondiale

    Bien que ces chiffres soient, à ce stade, théoriques, ils positionnent le Nebula Next 01 d’emblée dans la catégorie des hypercars électriques les plus extrêmes :

    • La Xiaomi SU7 Ultra affiche un 0-100 km/h en ~1,98 s et plus de 1 350 kW de puissance revendiquée.
    • La BYD Yangwang U9, déjà une légende de l’électrique chinois, détient des records de vitesse et dépasse souvent les 1 300 ch. À ce jour, la référence mondiale de vitesse reste le record établi de plus de 490 km/h sur circuit par la U9.
    • La Rimac Nevera demeure aujourd’hui la référence absolue parmi les véhicules électriques de production, avec 1 914 ch, un 0 à 100 km/h en 1,81 seconde et une vitesse maximale homologuée à plus de 412 km/h, établissant de multiples records officiels et servant de mètre étalon à l’industrie.
    source : Rimac

    Sur le papier, Dreame se positionne ainsi au-dessus de la Xiaomi SU7 Ultra et dans la même sphère que la Yangwang U9 et la Rimac Nevera.

    Un regard vers l’Europe

    Les ambitions de Dreame ne s’arrêtent pas à une apparition spectaculaire au CES. Selon plusieurs médias spécialisés, la marque a exprimé sa volonté de viser le marché européen, avec des projets d’usine en Europe, notamment en Allemagne, et des investissements significatifs pour implanter sa filiale Dreame Cars / Kosmera sur le Vieux Continent.

    source : Dreame

    Si ces plans se concrétisent, le Nebula Next 01 ne serait pas seulement un concept impressionnant, mais pourrait devenir un symbole de la montée en puissance des technologies chinoises dans le segment ultra-prestige, un secteur longtemps dominé par les constructeurs historiques européens. Reste à voir si ces performances de papier pourront un jour se traduire sur route, mais au CES 2026, le monde automobile a pris note.