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  • Togg à la conquête de l’Europe ! 

    Togg à la conquête de l’Europe ! 

    Le jeune constructeur turc Togg a profité du salon IAA Mobility 2025 de Munich pour annoncer son arrivée imminente sur le marché européen, en commençant par l’Allemagne. Fer de lance du renouveau industriel turc, il compte bien gratter assez de parts de marché pour, d’abord, devenir rentable, puis se développer à grande échelle.  

    La Turquie fait tout pour afficher une balance commerciale équilibrée. Encore trop dépendante des importations malgré une agriculture forte et un statut de grosse plateforme industrielle, le pays s’est donné pour mission de continuer de développer ce deuxième point. C’est ainsi qu’en 2019, le gouvernement a dévoilé la start-up Togg, acronyme de “Türkiye’nin Otomobili Girişim Grubu”, le premier constructeur national turc. Une petite révolution qui entame en 2025 sa deuxième phase : l’internationalisation. 

    L’Allemagne comme porte d’entrée pour Togg

    Au Salon IAA Mobility de Munich, Togg a ainsi annoncé l’arrivée prochaine en Allemagne de ses deux modèles 100% électriques : le SUV T10X et la berline T10F, dont le design, très inspiré des lignes BMW, pourrait séduire la clientèle allemande déjà bien habituée. Et elles ont intérêt à plaire aux locaux puisque le développement, voire la survie, de Togg en dépend. En effet, selon Reuters, il faudrait environ 200 000 ventes annuelles au constructeur pour atteindre la rentabilité. Son marché domestique, malgré des résultats honorables avec 30 000 unités écoulées en 2024, ne suffira donc pas à assurer la croissance de Togg sur le long terme. L’Allemagne devient ainsi de facto le marché prioritaire pour le jeune constructeur, constituant à la fois son potentiel tremplin mais aussi sa porte d’entrée vers le reste de l’Europe.

    Togg T10F constructeur voiture electrique turc
    La berline T10F. Crédit : Togg

    Mais Togg ne s’est pas contenté d’annoncer son arrivée en Allemagne. Le constructeur a créé la surprise en s’attaquant à un autre domaine de plus en plus incontournable : l’intelligence artificielle. Can.ai, sa plateforme IA maison, a été développée en partenariat avec Microsoft Turquie à qui elle emprunte le cloud baptisé Azure, et intègre des technologies d’OpenAI, à qui l’on doit, entre autres, ChatGPT. S’il répond aux commandes vocales, comme c’est le cas dans tous les nouveaux véhicules (ou presque), cet assistant virtuel “fait des prédictions et agit de manière proactive dans le meilleur intérêt des utilisateurs”, comme l’affirme Togg. Un accompagnement “mains libres” que le constructeur résume bien via le nom de son interface “ZeroTouchUI”. 

    can.ai intelligence artificielle togg voiture electrique
    La plateforme Can.ai présentée au salon de Munich 2025. Crédit : Togg

    Reste désormais à voir les applications concrètes de cette intelligence artificielle en conduite, mais, sur le papier, et à l’essai sur le stand Toog à Munich, cela semblait prometteur. Et il faudra au moins ça pour se différencier sur un marché allemand déjà bien fourni. Si les véhicules Togg proposent un design classique mais qui a eu le mérite de faire ses preuves, une autonomie correcte – Respectivement 500 et 600 km pour les T10X et T10F – et ce nouvelle assistant IA qui promet d’être révolutionnaire, ils devraient être proposés entre 45 000 et 50 000€, les plaçant ainsi face aux Audi Q4 e-Tron et BMW iX2, entre autres… Il va falloir s’accrocher !  

  • Concept Skoda Vision O, un break électrique au pays des SUV

    Concept Skoda Vision O, un break électrique au pays des SUV

    Le Salon IAA de Munich est l’occasion pour Skoda de présenter son concept Vision O. Un grand break électrique qui servira de base pour les prochains modèles de la marque tchèque du groupe Volkswagen. 

    Décidément, le groupe Volkswagen a décidé d’utiliser cette édition 2025 du salon IAA Mobility de Munich comme une vitrine de son avenir. Après le Concept C chez Audi, véritable livre blanc de ce que sera le design des futurs véhicules aux anneaux, c’est au tour de Skoda de présenter son manifeste, sous la forme du concept Vision O. Et, comme pour Audi, il ne s’agit pas d’un énième SUV ! C’est un break (100% électrique bien entendu), catégorie dans laquelle le constructeur tchèque enchaîne les succès commerciaux, Superb Combi et Octavia Combi en tête.

    skoda concept vision O break electrique
    Credit : Skoda

    Pratique, spacieux et… élégant 

    Skoda revisite ainsi son langage design baptisé « Modern Solid », qui fait la part belle à la simplicité ainsi qu’à un brutalisme teinté de futurisme. Sa face avant inédite adopte une calandre pleine sur laquelle optiques et capteurs forment la future signature visuelle des modèles de la marque. Le tout mesure 4,60 mètres de long et affiche une silhouette très élancée pour un break. C’est élégant. 

    Mais ce style affuté ne semble pas empêcher le break Vision O de remplir sa mission initiale : faciliter la vie du conducteur, offrir du confort aux passagers et proposer un coffre volumineux. C’est le cas ici, puisque Skoda annonce 650 litres de capacité ! C’est presque autant que la Skoda Superb Combi, la référence en la matière au catalogue de la marque,  qui mesure près de 30 centimètres de plus. Et c’est 50 litres de plus que l’actuelle Octavia Combi pour la même taille. Le tout électrique, ça aide ! 

    skoda octavia electrique
    Credit : Skoda

    Toujours à l’intérieur, mais cette fois dans l’habitacle, tout est plus simple que dans les modèles actuels. De la tech, du minimalisme, ce n’est pas forcément le genre de la maison, mais ça fonctionne. Ainsi, le dispositif « Horizon Display » s’étend sur toute la planche de bord, l’éclairage s’adapte aux différents moments de la journée et une assistante vocale baptisée Laura, infusée à l’intelligence artificielle, vient tenir compagnie aux occupants de la voiture. On note deux détails qui tuent : un réfrigérateur intégré et une enceinte portable. Si ça c’est pas de la voiture familiale, on ne sait pas ce que c’est. 

    Skoda octavia electrique vision O interieur
    Credit : Skoda

    Rendez-vous dans 5 ans ?

    Très abouti pour un concept-car, on pourrait presque penser voir le Vision O ou ses déclinaisons de série sur nos routes dès l’année prochaine. Mais ce ne sera pas le cas ! Il entre plutôt dans la “Skoda Strategy 2030” et, selon plusieurs observateurs, le constructeur attendrait surtout que le groupe Volkswagen finisse de développer ses nouvelles plateformes dédiées aux voitures électriques pour annoncer le premier véhicule adapté du Vision O. Et si on devait mettre une pièce, on parierait sur la première Octavia électrique. Pourquoi ? Ses dimensions et le “O” de “Vision O” qui nous mettent la puce à l’oreille. 

  • BMW IX3 : le nouveau SUV aux arguments solides

    BMW IX3 : le nouveau SUV aux arguments solides

    En ce lundi 8 septembre, Eco Motors News s’est rendu en Bavière pour l’ouverture de l’IAA Mobility, le salon international de l’automobile de Munich. Parmi les innovations phares, BMW a dévoilé son SUV 100 % électrique : la nouvelle BMW iX3, première pierre de la plateforme électrique Neue Klasse.

    BMW iX3 2026 (Crédit : BMW)
    BMW iX3 (Crédit : BMW)

    Fort d’un gabarit imposant sans pour autant contraignant (4m78 de long pour 1m90 de large), la marque allemande a su tirer le meilleur de l’espace intérieur offert par ce SUV. Il est équipé du tout nouveau Panoramic iDrive, un affichage tactile d’1m10 façon pare-brise filant complété par un écran de 18 pouces et une interface centrée sur le conducteur. Le volant a aussi évolué et dénote de celui de son prédécesseur de 2020 : un design aérodynamique assumé qui match bien avec l’ambiance du cockpit.

    L’habitacle est pratique : on y retrouve trois vraies places à l’arrière, un coffre spacieux de 520 litres (jusqu’à 1 750 litres avec les sièges rabattus), et un frunk de 58 litres.

    Véhicule électrique oblige, BMW a retravaillé l’aérodynamisme de l’IX3. Et ça marche ! Avec sa double motorisation (synchrone arrière et asynchrone avant), l’iX3 délivre 463 ch et 645 Nm : 0 à 100 km/h en 4,9 s, vitesse de pointe 210 km/h. Pas mal pour ce beau bébé de plus de 2 300 kg.

    BMW iX3 (Crédit : BMW)

    Côté batterie, là aussi, l’IX3 est très impressionnant. Il hérite de la nouvelle génération de batterie NMC, d’une capacité de 108 kWh. Grâce à elle, le bolide obtient une autonomie de 800 km. Et si vous pensiez qu’une batterie si puissante serait longue à recharger, vous vous trompiez ! En charge, elle est capable d’encaisser jusqu’à 400 kW grâce à son architecture 800 V, des aptitudes qui permettent de passer de 10 à 80 % de batterie en seulement 21 minutes.

    Avec une empreinte carbone 30 % moins importante que son prédécesseur, BMW compte sur ce premier modèle Neue Klasse pour reprendre des parts de marché, notamment en Asie, et poser les bases de sa mobilité de demain, centrée sur l’expérience utilisateur, la technologie et la transition énergétique.

    BMW iX3 (Crédit : BMW)

    Alors que la production de la BMW iX3 commence en novembre 2025, il faudra patienter jusqu’à mars 2026 pour pouvoir se la procurer à un montant avoisinant les 70 000 euros.

  • Avec le Concept C, Audi promet de rebattre les cartes du design automobile

    Avec le Concept C, Audi promet de rebattre les cartes du design automobile

    Présenté par Audi comme un livre blanc concernant sa future identité esthétique, le Concept C, roadster biplace électrique nous met l’eau à la bouche.

    Mon premier choc automobile, je le dois à Audi. À la sortie du collège, le père de mon copain Curtis est venu le chercher avec sa nouvelle voiture : une Audi TT. À l’époque, je ne me suis pas encore passionné pour le design, et encore moins le design automobile. Mais ce coupé ne ressemble à rien de ce que j’avais vu. Il a été dessiné en dehors de toutes les conventions, transmettant un nouveau langage esthétique capable de parler au cœur, même de ceux qui n’avaient jamais vraiment prêté attention à l’automobile avant cela. C’était il y a une vingtaine d’années (ça ne nous rajeunit pas !) et déjà à l’époque, la marque aux quatre anneaux ouvrait la porte à une nouvelle manière de penser la silhouette des voitures. Et l’histoire pourrait bien se répéter. En effet, avec le Concept C 100% électrique, tout juste dévoilé au salon IAA Mobility de Munich, Audi entre dans ce qu’elle qualifie de “nouvelle ère du design automobile”, guidée par la recherche de pureté des lignes et de simplicité qui rompt avec l’ère actuelle qui fait la part belle aux silhouettes alambiquées et aux surfaces tailladées. 

    nouvelle calandre audi 2025
    Crédit : Audi

    Ainsi le Concept C rebat les cartes en misant sur un design ultra-lisible, aux proportions harmonieuses et un minimalisme presque Bauhaus qui est tout sauf triste. L’élément le plus marquant est sans doute l’abandon de la calandre traditionnelle au profit d’une “face” verticale contrastante mais moins envahissante. Selon Audi, le design général a été inspiré par les  monoplaces Auto Union Type C des années 1930 et de la troisième génération d’Audi A6 de 2004. Curieusement, la firme ne fait jamais mention de l’Audi TT ou de la R8 avec qui la sororité saute pourtant aux yeux… Mais c’est certainement dû à un manque d’objectivité. Toujours côté design, le Concept C  semble inaugurer la nouvelle signature lumineuse de la marque, composée de quatre segments horizontaux, là encore très discrets. 

    concept car audi électrique 2025
    Crédit : Audi

    Audi Concept C… plus qu’un simple concept-car

    Outre cette approche esthétique, le Concept C permet également d’en savoir plus sur l’architecture des Audi du futur. Le roadster est construit autour de son bloc batterie, lui permettant d’afficher une silhouette plutôt svelte, une aérodynamique efficace et un centre de gravité très bas, sans rogner sur le confort des passagers. Et pour la première fois chez Audi, le toit rétractable est… rigide ! Ça ne va certainement pas plaire aux puristes de la toile, mais un “coupé/cabriolet”, c’est tellement cool…

     

    Audi TT électrique munich 2025
    Crédit : Audi

    À l’intérieur, pas de quoi écrire un roman. C’est (très) simple et (très) efficace. Pour le coup, rien de révolutionnaire. Au contraire, ça va plutôt dans le sens de ce qui se fait beaucoup aujourd’hui : un écran, peu ou pas de boutons et des matériaux alternant froid (aluminium) et chaud (laine).  

    Audi Concept C intérieur
    Crédit : Audi

    Pour ceux qui doutent encore de l’influence du Concept C sur l’avenir de la marque, Audi est on ne peut plus claire : “ce concept car préfigure un futur modèle de série et influencera les futures créations à venir”. Et, de mon côté, je choisis d’y croire sur parole puisque la TT de série justement, est la copie quasi-conforme d’un concept-car présenté un an plus tôt. Rebelotte ? 

    Audi Concept C munich 2025
    Crédit : Audi
  • Deux concepts Mini x Deus réconcilient thermique et électrique

    Deux concepts Mini x Deus réconcilient thermique et électrique

    Mini, en collaboration avec le label mode australien Deus Ex Machina, et via sa filiale sportive John Cooper Works, a dévoilé au Salon IAA Mobility de Munich deux concepts fous, baptisés The Skeg et The Machina. Une bombe électrique et une nerveuse thermique qui font le pont entre deux univers qui peinent parfois à se comprendre. 

    À première vue, rien ne semble rapprocher The Skeg et The Machina. La première est une revisite de la bestiale Mini JCW électrique et ses 258 chevaux. Son aileron évoquant une planche de surf et ses sangles jaunes sur le toit sont autant d’appels à l’aventure, un trait caractéristique de l’univers de Deus que The Skeg retranscrit à la perfection. 

    the skeg mini electrique jcw deus
    Crédit : BMW Group

    Sa compère, The Machina, comme son nom pourrait l’indiquer en italien, préfère le pétrole aux watts. Elle embarque un moteur essence quatre-cylindres turbo de 231 chevaux, plutôt énervé, dont on imagine d’ici la symphonie propre aux bêtes signées John Cooper Works. Sa livrée, elle, est aussi un hommage à la sportivité. En effet, elle porte les couleurs de Monaco et on y voit inscrit le numéro 37, celui que portait Paddy Hopkirk lors de sa victoire lors du rally de Monte-Carlo en 1964. Un sport auquel Mini et Deus ont rendu hommage également à l’intérieur : baquets, volant de compétition, phares supplémentaires et, c’est le détail qui nous fait craquer : un frein à main hydraulique.

    the machina mini jcw deus
    Crédit : BMW Group

    Pas le même moteur, mais la même passion

    Autrement dit, on a à la fois l’odeur de l’essence et l’esprit laid back de l’électrique. Malheureusement, cela restera au stade de concept… En effet, Mini et Deus Ex Machina ne comptent pas proposer les deux autos à la vente, même en édition limitée. Alors, quelle utilité ? Ces show cars jouent surtout un rôle dans la communication des deux maisons, certes, mais elles démontrent aussi la polyvalence de cette iconique petite citadine. Surtout, et c’est bien ce qui nous intéresse ici : The Skeg et The Machina démontrent qu’une voiture peut toujours être un sujet de créativité et de sportivité, qu’elle soit électrique ou thermique. 

    voiture de rallye electrique mini deus
    Crédit : BMW Group

    Cette “réconciliation”, même symbolique, est tout de même à souligner à l’heure où l’automobile vit une transition parfois clivante (on en sait quelque chose, on lit tous les commentaires sur nos réseaux sociaux…). En 2025, année décisive pour l’avenir de la mobilité, Mini choisit de raconter deux histoires en apparence parallèles qui finalement se rejoignent autour d’une même conclusion : quand on aime la voiture, on aime autant les pistons et l’huile que tous les souvenirs que l’on se crée derrière le volant. 

    Et, si ces voitures ne sont pas à vendre, il est tout de même possible de s’offrir un petit morceau de ce partenariat… En effet, afin de marquer le coup (et faire un peu de business) une collection capsule de vêtements inspirés de la collab est disponible sur le site de Deus Ex Machina.

  • Clio 6, le pari risqué de Renault

    Clio 6, le pari risqué de Renault

    Renault a profité du salon IAA Mobility de Munich pour présenter la Clio 6. Une rupture assumée et un pari risqué : plus grande, plus connectée, plus chère et désormais exclusivement proposée en essence et hybride, la citadine iconique de la marque au losange – accessoirement son best seller… – devra (con)vaincre ou périr. 

    En cette rentrée, au Salon IAA Mobility de Munich où ECO MOTORS NEWS a fait le déplacement, Renault a levé le voile sur la Clio 6. Un lancement qui n’a rien d’anodin puisque, depuis son arrivée sur nos routes en 1990, la citadine s’est écoulée à 17 millions d’exemplaires ! C’est ainsi, non seulement une icône Renault, mais également un emblème de l’automobile européenne. Pour preuve, la deuxième place de la Clio 5 au classement des voitures les plus vendues en Europe au premier semestre 2025, derrière la Dacia Sandero. Ce serait donc un euphémisme de dire que cette Clio 6, dont les premiers modèles devraient sortir de l’usine de Bursa en Tunisie début 2026, en plus d’être très attendue, jouera un rôle majeur dans l’avenir de Renault.  

    nouvelle clio 6 2025
    Crédit : Renault

    Design futuriste, intérieur modernisé et nouvelles technologies embarquées

    Si l’on met la Clio 6 à côté d’une Clio 5, on pourrait penser qu’elles proviennent de deux constructeurs différents ! C’est simple, on n’avait pas vu un tel restylage depuis le passage de la 2e à la 3e génération. Et, comme à l’époque, ce nouveau design divise. Du côté de la rédaction d’ECO MOTORS NEWS, on adore ! On retrouve un peu du concept-car Emblème et ses lignes épurées, effilées et futuristes, et avec sa calandre agressive et ses beaux feux aiguisés, la Clio 6 s’ancre définitivement dans son époque. Mais c’est surtout un “détail” qui intrigue : cette citadine… se “décitadinise”. Un peu barbare comme néologisme, mais avec 7 centimètres supplémentaires sur la longueur, pour un total de 4,12 m, on s’éloigne encore un peu plus de l’esprit d’origine du best-seller Renault et ses 3,70 m de long. Et c’est justement ça qui peut constituer un risque dans le pari de Renault puisque c’est son côté compact qui a fait l’ADN de la Clio ainsi que son succès… D’autant que ce changement de gabarit implique également un changement de segment et, de facto, un changement tarifaire. Si les tarifs de la Clio 6 n’ont pas encore été dévoilés par Renault, on estime qu’ils pourraient débuter autour des 20 000€, bien plus que la version actuelle. Là encore, un pari, puisque le côté “accessible” de la citadine Renault est un autre argument en sa faveur. 

    Clio 6 design avant
    Crédit : Renault

    Mais ce changement de tarif s’explique également par les changements à l’intérieur. Outre un design entièrement repensé et plutôt qualitatif, la Clio 6 reprend l’interface numérique des R5 et R4 E-Tech : double écran de 10 pouces, intégration native de Google Maps et de l’assistant IA, et près d’une trentaine de dispositifs d’aide à la conduite. On est loin de la manivelle pour remonter les vitres… 

    nouvelle clio 6 2025
    Crédit : Renault

    La Clio 6 referme le chapitre diesel

    C’était prévisible, et c’est le sens de l’histoire, mais ça fait tout de même quelque chose : il n’y aura pas de Clio 6 diesel. Idem pour les petites motorisations thermiques, expliquant que le tarif d’entrée augmente. L’offre débute désormais avec un trois cylindres essence de 115 chevaux. Une bi-carburation essence/GPL est également au programme. Mais ce qui nous intéresse, c’est le modèle hybride, qui sera sans doute le plus vendu. Ce dernier profite de belles améliorations, notamment sur sa partie essence, retravaillée pour gagner une quinzaine de chevaux et atteindre les 160 ch de puissance. Le tout appuyé par les deux moteurs électriques qui ont fait le succès des autres modèles hybrides de la gamme E-Tech. On aurait adoré que Renault crée la surprise avec un Clio 6 100% électrique, mais cela ne semble toujours pas à l’ordre du jour… Disons qu’il aurait fallu repenser beaucoup de choses avant de lancer une telle nouveauté et que le pari est déjà bien assez risqué ! 

    clio 6 arrière
    Crédit : Renault

    Ainsi, Renault prend un risque calculé. La Clio reste une valeur sûre, mais la concurrence s’intensifie, notamment face aux marques chinoises, au rapport qualité/prix redoutable, et à la montée en puissance des SUV compacts. Avec cette sixième génération plus longue et plus puissante, Renault espère conforter la place de la Clio sur le podium des meilleures ventes européennes en débordant sur d’autres segments du marché. Reste à savoir si cette stratégie sera payante ou si, au contraire, la Clio 6 s’éloigne trop de l’esprit Clio pour une clientèle très attachée à la mythique citadine. 

  • SCAPE : le projet européen qui repense l’électrique de puissance des VE

    SCAPE : le projet européen qui repense l’électrique de puissance des VE

    Le projet SCAPE est financé par les 27 pays européens dans le cadre du programme Horizon Europe et dirigé par l’institut de recherche énergétique de catalogne (IREC). L’objectif est de revisiter l’électronique de puissance des véhicules électriques. Les ambitions de SCAPE ? Atteindre un rendement de plus de 97,5 %, doubler la densité de puissance et réduire de moitié le coût par kWh par rapport aux solutions actuelles.

    Avec un marché des véhicules électriques en perpétuelle évolution, les défis demeurent nombreux pour les constructeurs automobiles. C’est le cas de l’électronique de puissance : l’ensemble des composants électroniques qui transforment et contrôlent l’électricité dans une voiture électrique.

    L’idée clé du projet SCAPE : une technologie modulaire. Plutôt que de concevoir un convertisseur différent pour chaque véhicule, les ingénieurs de l’IREC développent une “brique standard” appelée switching cell (cellule de commutation). Ces petites briques peuvent être empilées en séries, comme des Lego, pour obtenir exactement la puissance voulue. Ces chaînes sont ensuite assemblées en convertisseur complet pour le moteur ou la recharge. Résultat : une base commune adaptée aussi bien aux petites citadines qu’aux utilitaires ou poids lourds, ce qui favorise la standardisation et réduit les coûts.

    plateforme renault 5 electrique
    Renault

    En misant sur un rendement de plus de 97,5 %, SCAPE espère améliorer les performances de recharges de nos véhicules électriques. Le projet entend également combiner certaines fonctions : onduleur de traction et chargeur embarqué peuvent coexister dans un même module, simplifiant la conception et diminuant le nombre de composants nécessaires.

    Ce n’est pas tout, les puces de puissances seront directement intégrées sur les cartes électroniques. Cette innovation améliorera le refroidissement, diminuera les pertes énergétiques et augmentera la durée de vie du véhicule et de ses composants.

  • IAA Munich 2025 : La Xpeng P7+ débarque en France, le grand retour des berlines ?

    IAA Munich 2025 : La Xpeng P7+ débarque en France, le grand retour des berlines ?

    A l’occasion du salon IAA Mobility 2025 à Munich, Xpeng a annoncé que sa berline P7+ serait bientôt disponible en France.

    Septembre, c’est le mois de la rentrée des classes, mais pas que ! Pour la rédaction d’ECO MOTORS NEWS – et toute la sphère de l’écomobilité – c’est aussi l’occasion de se rendre en Allemagne pour le Salon IAA Mobility de Munich, afin de prendre le pouls de cette industrie en plein essor.

    Ainsi, c’est depuis la ville de Franz Beckenbauer, que le constructeur chinois Xpeng a décider de dévoiler pour la première fois sur le Vieux Continent, sa nouvelle grande berline – forcément électrique – la Xpeng P7+. La marque premium confirme donc bel et bien son arrivée prochaine sur le marché français, comme on le prédisait dans notre article sur les 5 modèles de voitures électriques chinoises à connaître

    Crédit : Xpeng

    Cette berline XXL (plus de 5 mètres tout de même) repose sur la plateforme SEPA 2.0, signature de la maison, modulaire et pratique, dont l’architecture lui permet d’accueillir des batteries de 800 volts. Elle promet donc des recharges ultrarapides, avec un refill de 10 % à 80 % en une douzaine de minutes sur la version la plus performante. À l’heure du règne des SUV et, plus généralement des 4 roues motrices, la P7+ ne sera disponible qu’en propulsion. Deux déclinaisons seront proposées, toutes équipées en batteries lithium-fer-phosphate (LFP), de 60,7 kWh ou 76,3 kWh au choix, promettant des puissances de 245 et 320 chevaux.

    Côté performances, l’autonomie annoncée (à prendre avec des pincettes donc) est de 715 km CLTC – l’équivalent chinois du WLTP qui, lui, se rapprocherait plus de 585 km. Côté design, l’aérodynamique a été pensée dans les moindres détails afin de limiter la consommation, avec notamment un fastback du plus bel effet. Le coffre, dont le volume varie entre 725 litres et 2 221 litres sièges rabattus, est plus que correct. Lors de son arrivée en France, prévue avant le printemps 2026, elle devrait être proposée entre 45 000 € et 50 000€. En effet, Xpeng, a annoncé que son tarif serait similaire à celui de son SUV G6, vendu 47 000€ dans l’Hexagone. Si cette P7+ tient toutes ses promesses, elle pourrait, sur le même segment de prix, venir mettre la pression à la Tesla Model 3.

    Crédit : Xpeng

    En bref, la Xpeng P7+ se présente comme une grande berline électrique ambitieuse, alliant recharge ultra-rapide, habitabilité généreuse, équipement technologique avancé et un rapport qualité/prix très attractif pour le segment européen. Et si c’était, enfin, le grand retour des berlines ? En attendant, restez connectés, car d’autres annonces et nouveautés tout droit venues du salon IAA Mobility Munich seront bientôt à découvrir sur notre site.

  • Porsche Cayenne électrique : la recharge sans fil fait son entrée

    Porsche Cayenne électrique : la recharge sans fil fait son entrée

    Porsche prépare l’arrivée de son Cayenne 100 % électrique, attendu en concessions début 2026. Mais avant la révélation officielle, prévue fin 2025, la marque allemande profite du salon de Munich pour dévoiler une innovation qui pourrait changer les habitudes de ses clients : la recharge par induction.

    Porsche Cayenne électrique 2026 vu de profil, prototype camouflé au salon de Munich avec recharge par induction innovante
    Le Porsche Cayenne électrique se dévoile sous camouflage au salon de Munich et annonce sa recharge par induction. (Crédit : Porsche)

    Présenté sous camouflage animé, le prototype cache une technologie encore rare dans l’automobile. Concrètement, il sera possible de recharger son SUV simplement en le stationnant au-dessus d’une dalle installée au sol, sans câble ni prise.

    Un dispositif pensé pour un usage domestique

    Le système repose sur une plaque de 117 cm sur 78 cm, épaisse de 6 cm, qui peut être installée dans un garage, sous un carport ou même en extérieur. Le véhicule embarque une seconde plaque placée entre ses roues avant. L’alignement se fait grâce aux caméras 360°, puis la voiture s’abaisse automatiquement pour optimiser le transfert d’énergie. La puissance atteint 11 kW en courant alternatif, équivalente à celle d’une borne murale domestique.

    Porsche insiste sur l’efficacité du procédé, avec un rendement annoncé de 90 %. L’intérêt est clair : simplifier la recharge à domicile. Selon le constructeur, 75 % des propriétaires de modèles électriques effectuent déjà leurs pleins d’énergie depuis chez eux.

    Plaque de recharge par induction du Porsche Cayenne électrique, dispositif au sol permettant la charge sans câble du SUV premium
    La recharge par induction du Porsche Cayenne repose sur une plaque au sol qui alimente la batterie sans branchement. (Crédit : Porsche)

    Innovation utile ou simple confort ?

    La recharge par induction n’est pas une révolution technique, puisqu’elle existe déjà pour les smartphones. Cependant, son application à un véhicule de série reste une première. Reste la question du coût, estimé à plusieurs milliers d’euros en option. Certains y verront un gadget, d’autres apprécieront le confort d’usage, surtout dans un segment premium où l’expérience client compte autant que la performance.

    En parallèle, le futur Cayenne conservera la charge rapide en courant continu, profitant de son architecture 800V pour dépasser les 350 kW. De quoi combiner praticité au quotidien et voyages longue distance.

  • Hyundai Concept Three : une citadine électrique qui brouille les pistes

    Hyundai Concept Three : une citadine électrique qui brouille les pistes

    Hyundai lève le voile sur Concept Three, un véhicule présenté comme une citadine compacte. Pourtant, son profil sculpté évoque davantage un coupé sportif. Avec ce teaser, le constructeur alimente l’attente avant l’ouverture du salon IAA Mobility 2025, du 9 au 14 septembre à Munich.

    Sketch officiel du Hyundai Concept Three, citadine électrique compacte au design sportif présentée au salon IAA Mobility 2025
    Dessin teaser du Hyundai Concept Three, première citadine électrique compacte de Hyundai. (Crédit : Hyundai)

    Un retour attendu à Munich

    Le constructeur coréen signe son retour après quatre ans d’absence à l’IAA, le plus grand salon européen de la mobilité. Pour marquer les esprits, Hyundai a choisi de dévoiler officiellement son premier concept électrique compact de la gamme Ioniq. Ce modèle pourrait annoncer une future Ioniq 3, citadine électrique promise comme audacieuse et innovante.

    Un design sculptural et dynamique

    Le style du Concept Three illustre le nouveau langage de design baptisé « Art of Steel ». Inspirée par la fluidité de l’acier, la carrosserie combine surfaces tendues, lignes franches et intersections précises. Son allure audacieuse est renforcée par un profil affûté, un capot plongeant et un vitrage latéral réduit. L’ensemble évoque une sportivité affirmée, loin de l’image traditionnelle de la citadine.

    La naissance de l’Aero Hatch

    Le Concept Three introduit une typologie inédite, baptisée « Aero Hatch ». Cette silhouette fluide et musclée vise à réinventer le segment des véhicules électriques compacts. Selon Simon Loasby, responsable du design Hyundai, ce projet a été l’occasion de repenser entièrement la citadine électrique en alliant mouvement et proportions équilibrées.

    Un rendez-vous clé pour Hyundai

    Hyundai présentera le Concept Three en détail lors d’une conférence de presse le 9 septembre. Le public pourra également découvrir le véhicule dans l’Open Space de l’IAA, installé au cœur de Munich. Avec cette étude de style, la marque confirme son ambition : s’imposer comme un acteur majeur de la mobilité durable en Europe.