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  • Janvier 2026 : le marché automobile français recule, l’électrique accélère

    Janvier 2026 : le marché automobile français recule, l’électrique accélère

    Le marché automobile français débute l’année 2026 sur un paradoxe. En janvier, les immatriculations de voitures particulières neuves reculent d’environ 6,6 % par rapport à janvier 2025, avec 107 157 voitures vendues. Cependant, une fois encore, la part des voitures 100 % électriques atteint un niveau inédit. 

    Un marché en recul, mais pas homogène

    En effet, en janvier 2025, 118 400 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France, soit plus de 6 % plus que le mois qui vient de se terminer. Dans ce contexte de baisse drastique des ventes de VE, les performances varient fortement selon les groupes constructeurs. Certains groupes tels que Stellantis limite la casse avec un recul d’environ 2,7 % sur un an. À l’inverse, le groupe Renault parvient à afficher une légère progression (+1,1 %), portée par la marque Renault, tandis que Dacia recule nettement et qu’Alpine progresse marginalement.

    source : Alpine

    Côté japon, Toyota connaît un mois de janvier difficile, avec une baisse estimée à plus de 15 % des immatriculations. Mais la chute la plus marquante concerne Tesla, dont les volumes s’effondrent de plus de 40 % par rapport à janvier 2025, signe que la marque américaine n’est plus le leader d’autrefois.

    L’électrique en contre-tendance absolue

    Alors que le marché global diminue, c’est bien les voitures 100 % électriques qui tirent leur épingle du jeu et poursuivent leur dynamique ascendante. En janvier 2026, 30 307 véhicules électriques ont été immatriculés en France, représentant 28,3 % des ventes de voitures neuves. Un record historique.

    À titre de comparaison, toujours en janvier 2025, la part de marché des VE s’établissait autour de 19 %. Cela veut dire qu’en un an, le segment a progressé d’environ 52 % en volume, confirmation d’un changement rapide et fort des choix de motorisation de certains français qui privilégient désormais l’électrique au thermique.

    Des chiffres justifiables 

    Et cette progression n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’une convergence inédite entre politiques publiques, mécanismes financiers et évolution de l’offre industrielle.

    Premier moteur de cette dynamique, le leasing social. En permettant à des ménages de se procurer à moindre coup une voiture électrique, ce dispositif a joué un rôle d’accélérateur. Les modèles éligibles, principalement positionnés sur le segment B, ont concentré une part significative des volumes du mois, à commencer par la Renault 5, devenue un symbole de cette démocratisation.

    source : Renault

    source : Renault

    À ce levier s’ajoute le renforcement des primes liées aux certificats d’économies d’énergie (CEE). En cumul avec le bonus écologique, les CEE permettent de réduire sensiblement le reste à charge à l’achat ou en location.

    Enfin, cette progression s’explique par un élargissement tangible de l’offre sur les segments abordables, longtemps considérés comme le principal frein à l’adoption.

    Renault écrase le classement électrique

    Sur le seul marché des véhicules électriques, le leadership est sans appel. Renault capte environ 26 % du marché VE en janvier, avec près de 7 900 immatriculations.

    La Renault 5 électrique s’impose comme la voiture électrique la plus vendue du mois avec 3 952 unités, très loin devant la concurrence. Elle devance le Renault Scénic E-Tech (1 945) et la Peugeot e-208 (1 666). Le top 10 est largement dominé par les constructeurs français, confirmant une reprise en main du marché domestique.

    source : Renault

    À l’inverse, Tesla recule fortement. La marque américaine n’a immatriculé que 661 véhicules en janvier, dont 613 Model Y et seulement 36 Model 3. Tesla se retrouve ainsi reléguée loin derrière Renault sur le marché électrique français, un signal fort après plusieurs années de domination.

    Hybrides majoritaires, thermiques en chute libre

    Au-delà du seul électrique, l’hybridation continue de s’imposer comme la norme. En janvier, les véhicules hybrides (toutes technologies confondues) représentent 52,3 % des immatriculations, en hausse de plus de trois points sur un an.

    À l’inverse, les motorisations thermiques traditionnelles poursuivent leur déclin. L’essence tombe à 14,3 % de part de marché, tandis que le diesel s’effondre à 2,4 %, avec des volumes en baisse de près de 50 % sur un an pour les deux énergies.

    Un mois charnière pour l’électromobilité

    Dans un marché globalement malade, l’électrique apparaît désormais comme le seul moteur de croissance, porté par une offre plus accessible et des dispositifs publics ciblés.

    Si les prochains mois confirmeront ou non cette tendance, une chose est acquise : le segment VE est, en ce mois de janvier 2026, un pilier central du marché automobile français.

  • Rétromobile 2026 : cinquante ans d’histoire automobile célébrés à Paris

    Rétromobile 2026 : cinquante ans d’histoire automobile célébrés à Paris

    Ce week-end, Paris vit au rythme de l’automobile de collection. Depuis mercredi, et jusqu’à ce dimanche 1er février au soir, le salon Rétromobile célèbre sa 50e édition au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Un anniversaire symbolique pour un événement devenu, au fil des décennies, la référence mondiale en matière de patrimoine automobile.

    Avec plus de 120 000 visiteurs attendus sur cinq jours, 550 exposants et près de 1 200 véhicules présentés sur 120 000 m², Rétromobile 2026 confirme son statut de rendez-vous incontournable pour les passionnés, collectionneurs, professionnels et simples curieux venus célébrer l’histoire roulante.

    source : retromobile

    D’un rendez-vous de passionnés à une vitrine mondiale

    Créé en 1976 par une poignée de passionnés, dont Patrick Tenderini, Rétromobile répondait à l’origine à un besoin très concret : réunir collectionneurs, marchands et amateurs à une époque où pièces détachées et véhicules anciens se faisaient rares. 

    Cinquante ans plus tard, le salon a profondément changé d’échelle. Depuis son passage sous l’égide de Comexposium en 2000, Rétromobile s’est transformé en une véritable célébration patrimoniale de l’automobile. Hommages thématiques, stands de clubs internationaux, ventes aux enchères et ouverture aux youngtimers ont progressivement façonné son identité.

    Une édition anniversaire riche en symboles

    Pour cette 50e édition, le salon a vu les choses en grand. L’un des temps forts de la semaine reste la célébration conjointe des 50 ans de Rétromobile et des 50 ans des BMW Art Cars. Une rétrospective exceptionnelle réunit vingt modèles mythiques, de la BMW 3.0 CSL peinte par Alexander Calder en 1975 jusqu’aux créations les plus récentes, comme la M3 GT2 décorée par Jeff Koons ou la M Hybrid V8 signée Julie Mehretu.

    source : BMW

    Autour de cette exposition phare gravitent d’autres hommages très attendus : la DS 19, qui fête ses 70 ans, des modèles emblématiques de MG, ainsi qu’une sélection de supercars rares et de prototypes habituellement invisibles du grand public.

    Supercars et nouveautés exclusives

    Parmi les nouveautés de cette édition figure l’« Ultimate Supercar Garage », installé dans le Hall 7 depuis jeudi et accessible jusqu’à ce dimanche. Cet espace dédié rassemble Bugatti, Ferrari, Koenigsegg, Pagani ou encore Lamborghini dans une mise en scène immersive qui tranche volontairement avec l’ambiance plus classique du salon. Un choix réfléchi qui apporte une touche de contemporanéité et qui permet donc d’attirer un public plus jeune.

    L’électromobilité présente et exaltante

    Si Rétromobile reste avant tout une ode au moteur thermique et à la mécanique d’époque, l’électrification s’invite de manière de plus en plus visible dans les allées du salon. Plusieurs spécialistes du rétrofit, à l’image de Lunaz, Electrogenic ou encore Transition-One, présentent des conversions électriques de modèles iconiques. Des Jaguar E-Type, Porsche 356 ou encore Range Rover Classic électrifiés illustrent cette tendance qui vise à prolonger la vie de véhicules historiques tout en les adaptant aux contraintes environnementales et urbaines actuelles.

    source : Lunaz

    Plus classique, les plus gros constructeurs mondiaux profitent de cet événement pour mettre en lumière leurs dernières créations électriques. C’est le cas avec Peugeot qui présente la e-208 GTI, Opel présente pour la première fois l’Opel Astra électrique ou encore Renault qui met en valeur la version quasi définitive de la Renault 5 turbo 3E.

    source : Renault

    Le salon met également en lumière des pionniers de l’électrique, avec des prototypes et modèles de série des années 1990 et 2000, longtemps restés confidentiels. Des véhicules comme la Citroën AX Électrique, la Peugeot 106 Électrique, la Renault Clio Électrique ou encore la Toyota RAV4 EV de première génération rappellent que l’électromobilité ne date pas d’hier et qu’elle s’inscrit dans une histoire bien plus longue que celle des modèles actuels.

    Les youngtimers hybrides trouvent aussi leur place, notamment à travers des modèles signés Toyota, Honda ou Lexus, qui ont marqué les débuts de l’hybridation grand public dans les années 2000. BMW, partenaire historique de l’événement, expose de son côté plusieurs BMW Art Cars récents, dont des modèles de compétition électrifiés ou hybrides, à l’image de la BMW M Hybrid V8, engagée en endurance et symbole du lien entre patrimoine artistique, sport automobile et technologies modernes.

    Loin d’un virage radical, ces initiatives esquissent une forme d’« électromobilité rétro », où innovation technologique, préservation du patrimoine automobile et transition écologique tentent de cohabiter. Une approche mesurée, fidèle à l’ADN de Rétromobile, qui préfère la transmission de l’histoire à la rupture brutale.

    Dernier jour, dernières opportunités

    En ce dimanche, dernier jour d’ouverture, l’affluence s’annonce maximale. Les habitués le savent : mieux vaut arriver tôt pour profiter pleinement des stands et des expositions avant la fermeture à 19 heures. La billetterie reste ouverte en ligne, avec des tarifs compris entre 19 et 25 euros selon les modalités.

    À cinquante ans, Rétromobile prouve qu’il n’a rien perdu de sa capacité à fédérer. Entre mémoire automobile, objets d’exception et regards vers l’avenir, le salon parisien continue d’écrire, année après année, l’histoire vivante de l’automobile.

  • La justice américaine s’oppose à la suppression du programme NEVI

    La justice américaine s’oppose à la suppression du programme NEVI

    Le 23 janvier 2026, une décision judiciaire est tombée, créant une véritable onde de choc pour l’électromobilité américaine : un juge fédéral a statué que l’administration du président Donald Trump avait illégalement suspendu un programme de financement des infrastructures de recharge pour VE. Ce jugement intervient après des mois de bataille judiciaire entre une coalition d’États, menés par des démocrates, et l’exécutif fédéral. Un bras de fer symptomatique des choix politiques de l’administration Trump en matière de transport depuis son retour à la Maison-Blanche.

    source : new york times

    Un programme fondamental annulé

    Le cœur de la controverse se nomme le National Electric Vehicle Infrastructure (NEVI), un plan fédéral né en 2021 sous la présidence de Joe Biden. Ce programme représentait 5 milliards de dollars sur cinq ans, destinés à bâtir un réseau national de stations de recharge EV stratégiquement situées tous les 50 miles (80 km) le long des axes routiers majeurs, ainsi que dans les zones urbaines et rurales. Ce financement devait soutenir l’acquisition, l’installation, la maintenance et l’intégration en réseau de chargeurs rapides, en couvrant jusqu’à 80 % des coûts éligibles des plans d’infrastructure soumis par les États. Il avait, en théorie, pour objectif de supprimer l’un des principaux freins à la démocratisation des véhicules électriques : l’accès à une infrastructure de recharge dense et fiable pour tous les Américains.

    Or, malgré cette impulsion, avec la réélection de l’administration Trump dès 2025, ce programme a été brutalement mis en pause. Dans un mémo adressé aux départements des transports des États, la Federal Highway Administration (FHWA) a purement et simplement annulé les directives qui guidaient l’implémentation du NEVI, suspendu l’approbation des plans d’infrastructure et, de fait, gelé la dépense de milliards déjà approuvés.

    Une décision judiciaire forte et réjouissante pour l’électromobilité

    C’est précisément cette suspension qui a été jugée hors la loi par un tribunal fédéral de Seattle. La juge Tana Lin a estimé que l’administration avait agi « en dehors des limites légales », sans respecter les procédures prévues par la loi adoptée par le Congrès.

    source : Wikipédia

    Cette décision de justice est, pour l’électromobilité américaine, une bonne nouvelle puisqu’elle bloque désormais toute tentative de retrait ou de retenue des fonds. Une victoire donc pour les États demandeurs et les groupes environnementaux, qui ont dénoncé ce gel comme une attaque frontale contre les politiques climatiques fédérales.

    Pourquoi ce bras de fer n’est pas un simple détail administratif

    Pour comprendre l’enjeu, il faut replacer ce débat dans le contexte plus large de la transition énergétique aux États-Unis. L’Amérique a longtemps revendiqué une position de leader en électromobilité, grâce notamment à l’essor d’entreprises comme Tesla, qui ont rapidement pris une avance technologique nette sur la concurrence dans les années 2010 et au début des années 2020. Cette même firme a d’ailleurs massivement investi dans les infrastructures de recharge, avec notamment la création du réseau Supercharger, l’un des plus utilisés par les constructeurs de VE.

    Sous l’administration Biden, cette dynamique a trouvé un élan politique et financier fort. En effet, de nombreux projets ont vu le jour, comme la mise en place de subventions, de crédits d’impôt fédéraux, mais aussi des obligations de construction de chargeurs publics. Côté infrastructures de recharge, un plan ambitieux avait été défini : atteindre 500 000 bornes de recharge publiques d’ici à 2030.

    Selon les chiffres officiels du gouvernement, la disponibilité des stations de recharge avait doublé au cours des premières années de l’administration Biden, avec plus de 9 200 ports de charge installés et répartis dans 29 États.

    Mais avec le retour de Donald Trump, la politique américaine en matière de transport a connu un retour en arrière brutal. Non seulement le NEVI a été gelé (au mépris de la volonté du Congrès, selon les juges), mais d’autres mesures ont été reconsidérées ou purement annulées. L’administration a révoqué l’objectif, de faire en sorte que 50 % des nouvelles ventes de véhicules soient électriques d’ici 2030, une feuille de route jugée trop agressive pour certains intérêts industriels.

    source : Shealeah Craighead

    Au-delà des déclarations, les faits parlent d’eux-mêmes : les crédits d’impôt fédéraux pour l’achat de véhicules électriques (jusqu’à 7 500 $ pour les véhicules neufs et 4 000 $ pour les occasions) ont été abandonnés avant terme, et les normes d’émissions fédérales, clairement renforcées sous Biden, ont été adoucies ou supprimées. Ensemble, ces décisions ont ralenti l’adoption des véhicules électriques, même si le marché continue d’avancer (près de 1,3 million de VE vendus en 2025).

    Évidemment, le problème est que la suspension du NEVI ne permet pas aux Américains de se projeter dans un projet d’acquisition d’un véhicule propre puisque, comme nous l’avons relevé précédemment, l’accès simple à une borne de recharge est l’un des freins principaux. Et pour un pays qui ambitionnait de réduire massivement ses émissions de CO₂ et de reprendre l’initiative technologique face à la concurrence chinoise et européenne, ce changement de cap pourrait avoir des effets durables.

    Un jugement qui relance la partie

    L’arrêt du juge constitue une victoire pour les États et les groupes environnementaux, mais il est en réalité le point de départ d’un nouveau round politique. En effet, la décision ne dépend plus de la Maison-Blanche seule. Le NEVI reste inscrit dans la loi fédérale, et le jugement oblige l’exécutif à lever sa suspension. À long terme, seul le Congrès pourra véritablement remettre en cause ce programme, soit en le modifiant, soit en coupant les crédits lors des prochains votes budgétaires. D’ici là, les États attendent, les fonds existent et devront être remis à disposition.

    Les États-Unis ont une fois de plus montré qu’ils peuvent être des pionniers de l’automobile électrique. Reste à voir s’ils conserveront cet avantage dans un monde où la transition vers une mobilité bas carbone est déjà bien avancée.

  • Paris Classic Car Week : Cybertruck s’invite chez Artcurial

    Paris Classic Car Week : Cybertruck s’invite chez Artcurial

    À l’occasion de la Paris Classic Car Week, la ville lumière se transforme en un musée vivant de l’automobile, où se croisent carrosseries d’époque, moteurs mythiques et histoires de légendes. Pendant plusieurs jours, à travers expositions, ventes aux enchères et dirigé par le cœur du programme constitué par le salon Rétromobile à Paris Expo Porte de Versailles, collectionneurs, passionnés et curieux célèbrent ce que l’automobile a produit de plus iconique et intemporel.

    C’est précisément dans cet esprit qu’Artcurial Motorcars, maison de ventes aux enchères de renom spécialisée dans les voitures de collection, youngtimers, motos et objets automobiles d’exception, a investi, cette année encore, l’un des lieux les plus emblématiques du luxe parisien : The Peninsula Paris.

    Automobile Legends : l’automobile comme œuvre d’art

    Cet événement, Automobile Legends, organisé par Artcurial au prestigieux palace “The Peninsula Paris”, n’est pas qu’une simple vente aux enchères. L’événement est en effet pensé comme une exposition immersive, où une soixantaine de véhicules d’exception sont installés dans le Garage Privé du palace, transformé pour l’occasion en galerie automobile.

    Parmi les véhicules exposés, on retrouve plusieurs automobiles d’exception, comme une Mercedes-Benz 300 SL “Gullwing”, une Jaguar Type E et différents modèles sportifs emblématiques. La pièce maîtresse reste la mythique Ferrari F92A pilotée par Jean Alesi en 1992 lors du championnat du monde de Formule 1. Lors de cette saison, il était monté deux fois sur le podium, des résultats qui ont permis au Français de recevoir en cadeau, de la part de la Scuderia, cette monoplace. Et pourtant, au milieu de ces icônes du passé, un objet détonne.

    source : Artcurial

    Le Cybertruck s’invite parmi les légendes

    Dans le catalogue de la vente Automobile Legends, un véhicule attire immédiatement le regard, autant qu’il interroge : un Tesla Cybertruck CyberBeast Limited Edition “Foundation Series”, millésime 2024. 

    Ce véhicule est l’exact opposé de ce que l’on attend habituellement ici. Là où les voitures classiques célèbrent des courbes et une mécanique thermique historique, le pick-up de Tesla revendique des lignes brutes, presque industrielles, mais surtout une motorisation 100 % électrique ultra-vitaminée. Là où les modèles exposés racontent souvent un passé glorieux, le Cybertruck parle exclusivement du futur et pourtant, c’est précisément ce contraste qui fait sens.

    Dans sa version CyberBeast, le Cybertruck représente le sommet de la proposition Tesla : une architecture électrique tri-moteur, une puissance hors normes pour un véhicule de ce gabarit, des performances dignes de certaines supercars (0-100 km/h en 2,7 s). Ce qui le rend unique ? C’est l’un des 400 exemplaires “Foundation Series”, introuvable en Europe et vendu sans réserve chez Artcurial. C’est une véritable pièce de collection futuriste pour les visionnaires.

    Un signal fort pour l’électromobilité

    Voir un Cybertruck mis aux enchères aux côtés de Ferrari, Jaguar ou Mercedes historiques, dans le cadre d’un événement dédié aux légendes automobiles, en dit long sur l’évolution du regard porté sur l’électromobilité.

    Pendant longtemps, les véhicules électriques ont été perçus comme des solutions rationnelles, dénuées de passion et rarement désirables aux yeux des collectionneurs. La présence du Cybertruck à la Paris Classic Car Week vient bousculer cette vision.

    L’électromobilité, à travers cette Tesla, devient un marqueur d’époque, un objet de collection potentiel. Le Cybertruck n’est pas encore une légende au sens classique du terme, mais il est déjà un symbole culturel, ce qui, historiquement, forge les icônes automobiles.

    Artcurial envoie un message clair : l’histoire de l’automobile et la passion qu’elle suscite ne s’est pas arrêtée aux moteurs thermiques. Elle continue de s’écrire, désormais, à l’électricité.

  • Hyundai présente le concept-car qui pourrait dominer le monde de la vanlife électrique

    Hyundai présente le concept-car qui pourrait dominer le monde de la vanlife électrique

    Présenté au CMT de Stuttgart, grand rendez-vous européen du caravaning et du tourisme itinérant, le Hyundai Staria Camper Concept a fait sensation. Plus qu’un simple exercice de style, ce van 100 % électrique habitable, basé sur la toute nouvelle Hyundai Staria Electric, dévoilée quelques semaines plus tôt, est une véritable vitrine technologique et une déclaration d’intention claire : Hyundai entend devenir un acteur crédible de la vanlife zéro émission en Europe.

    source : Hyundai

    Une base électrique inédite sur le segment

    Côté technologie, Hyundai intègre sous le plancher plat une batterie lithium-ion de 84 kWh, associée à une architecture 800 V, déjà éprouvée sur les Ioniq 5 et Ioniq 6. C’est une capacité encore inédite sur le marché des vans électriques, majoritairement limités à des architectures 400 V. Le moteur électrique développe quant à lui 160 kW (218 ch) pour 350 Nm de couple, transmis aux roues avant.

    L’autonomie annoncée atteint jusqu’à 400 km WLTP dans la version van, un chiffre jugé cohérent au regard du gabarit et des usages visés. Grâce à la recharge rapide en 800 V, Hyundai annonce un 10 à 80 % en environ 20 minutes dans des conditions optimales. Le Staria Electric conserve également une capacité de remorquage de 2 000 kg, un point rare sur un véhicule électrique de ce type.

    Et cet aménagement intégré dès la conception, il est possible grâce aux dimensions généreuses et adaptées du van : 5,25 m de long, près de 2 m de large et un empattement de 3 275 mm.

    Un véritable « lounge camper » pensé pour la vie à bord

    Mais si les aspects techniques et le format sont importants, ce sont aussi et surtout les équipements intégrés qui rendent le Camper exaltant. En effet, à l’intérieur, Hyundai mise sur une approche premium avec jusqu’à six places assises et quatre couchages : deux à l’arrière grâce à une banquette convertible, et deux supplémentaires sous le toit relevable électrique.

    source : Hyundai

    Les sièges avant sont pivotants à 180°, ce qui permet de transformer l’habitacle en véritable salon lorsque le véhicule est à l’arrêt. L’aménagement comprend une kitchenette complète sur la paroi gauche (plan de travail, évier, rangements), une table centrale et une table coulissante arrière escamotable pour les repas en extérieur, ainsi qu’une douchette extérieure raccordée à l’arrière du véhicule. Deux portes latérales coulissantes, à droite et à gauche, facilitent l’accès et l’ouverture sur l’extérieur, l’une d’elles intégrant un auvent déployable.

    source : Hyundai

    La marque sud-coréenne pousse également loin l’intégration technologique. Les vitrages arrière à opacité variable (Smart Glass) permettent de gérer luminosité, chaleur et intimité sans recourir systématiquement à des stores. Un écran tactile dédié au mode camper, intégré à la paroi intérieure, centralise le pilotage du toit relevable, des vitrages, de l’éclairage, de la climatisation ou encore du chauffage.

    source : Hyundai

    Autonomie hors réseau : solaire et V2L au cœur du concept

    L’un des points forts du Staria Camper Concept réside dans sa gestion énergétique. Le van embarque la fonction V2L (Vehicle-to-Load), permettant d’alimenter directement les équipements de camping via la batterie de traction : réfrigérateur, plaques, éclairage, prises 230 V et ports USB.

    Le toit relevable électrique, qui, on le rappelle, permet à deux personnes de dormir, intègre en outre des panneaux photovoltaïques développant environ 520 W. Selon Hyundai, ils peuvent produire jusqu’à 2,6 kWh par jour avec cinq heures d’ensoleillement, de quoi faire fonctionner les équipements essentiels pendant plusieurs jours hors réseau, en complément de la batterie principale.

    source : Hyundai

    Staria Electric : une version de série déjà confirmée

    Il convient toutefois de bien distinguer ce Camper Concept, encore au stade de projet, de la Hyundai Staria Electric « classique », dont la commercialisation est bel et bien confirmée.

    Présentée officiellement lors des salons de Bruxelles et du CMT 2026, la Staria Electric de série sera proposée en version utilitaire et minibus jusqu’à neuf places, avec plancher plat, à l’image de l’actuelle Staria thermique. Cette déclinaison vise prioritairement les professionnels du transport de personnes et de la logistique urbaine, et constituera la première pierre de la stratégie électrique de Hyundai sur le segment des grands vans en Europe.

    source : Hyundai

    Une offensive assumée sur un marché encore vierge

    Avec ce Staria Camper Concept, Hyundai affiche clairement ses ambitions. Le constructeur se positionne face au futur Volkswagen ID. Buzz California, mais aussi face aux conversions électriques, en proposant une vision haut de gamme de la vanlife électrique.

    Cela dit, rappelons qu’aucune date de commercialisation ni aucun prix n’ont encore été annoncés pour la version camper. L’autonomie réelle en usage autoroutier chargé, avec chauffage, climatisation et équipements actifs, reste également un point de vigilance. Mais une chose est sûre : au CMT de Stuttgart, Hyundai a montré que le camping-car électrique était possible et non utopique.

  • Canada–Chine : un accord historique redistribue toutes les cartes

    Canada–Chine : un accord historique redistribue toutes les cartes

    Le Canada opère un revirement majeur sur sa politique commerciale et automobile : Ottawa a annoncé le 16 janvier 2026 la levée partielle des surtaxes sur les véhicules électriques (VÉ) chinois et ouvre un quota annuel de 49 000 unités au tarif « normal » de 6,1 %. En contrepartie, la Chine réduit drastiquement ses droits de douane sur le canola canadien (une variété de colza très prisée en Chine), rouvrant un marché estimé à plusieurs milliards de dollars.

    source : Sean Kilpatrick/Reuters

    Ce que prévoit l’accord Canada–Chine

    Pour comprendre la situation avant cet accord, il faut revenir en 2024, année lors de laquelle le gouvernement canadien avait imposé une surtaxe de 100 % sur tous les VÉ importés de Chine, suivant la ligne dure américaine et fermant presque complètement le marché. Le nouvel accord, conclu lors de la visite de Mark Carney à Pékin, une première depuis 2017, instaure désormais un contingent annuel d’environ 49 000 véhicules avec un droit de douane réduit à 6,1 %, le taux de la nation la plus favorisée.

    Et ce quota, il est évolutif, car Ottawa prévoit une progression pour atteindre environ 70 000 unités par an à horizon cinq ans, selon les médias spécialisés et les annonces officielles.

    La contrepartie agricole : le canola

    En miroir de cet abaissement des taxes, Pékin réduit également ses droits de douane sur le canola canadien, passant d’un niveau cumulé d’environ 84 % à un objectif proche de 15 % dès le 1er mars 2026. Cette mesure met fin à un bras de fer commercial amorcé après les surtaxes canadiennes, et qui avait conduit la Chine à utiliser le canola comme instrument de pression économique.

    Les gouvernements provinciaux de l’Ouest saluent l’accord, qui constitue une véritable bouffée d’air frais pour les cultivateurs. Particulièrement la Saskatchewan, première productrice de canola au pays, où les agriculteurs sont très dépendants du marché chinois pour écouler leurs récoltes.

    Impact attendu sur le prix des VÉ au Canada

    Le gouvernement canadien prévoit que, d’ici 2030, au moins la moitié du quota de véhicules électriques chinois soit consacrée à des modèles « abordables », avec un prix d’importation inférieur ou égal à 35 000 CAD (≈ 22 000 €). Un véritable défi, certes, mais qui pourrait réduire significativement le ticket d’accès à l’électrique dans un marché où même une Nissan Leaf d’entrée de gamme reste autour de 44 000 CAD (≈ 28 000 €) avant aides gouvernementales.

    Cette nouvelle taxation pourrait permettre à de nouveaux constructeurs chinois de se développer au Canada avec des modèles chinois compétitifs, issus de constructeurs comme BYD, Geely, Nio ou Xpeng, avec certains véhicules potentiellement proposés sous 30 000 CAD (≈ 19 000 €) une fois les coûts de transport et les marges intégrés.

    source : NIO

    Spécificités pour le Québec

    Pour mettre ce quota en perspective, si une partie significative de ces 49 000 véhicules arrivait au Québec, cela représenterait près de la moitié des 103 000 véhicules électriques vendus dans la province en 2024. Dans ce contexte, l’arrivée de modèles chinois moins chers pourrait compenser partiellement la fin des subventions du programme « Roulez vert ».

    Pour les acteurs locaux, à savoir les installateurs, les enseignes spécialisées et les conseillers, par exemple, cette ouverture constitue à la fois une opportunité de démocratisation et un défi pédagogique autour de la fiabilité, de l’entretien et de la valeur résiduelle de marques encore peu connues.

    source : roulez vert

    Rupture assumée avec la stratégie américaine

    Alors que Washington maintient des tarifs de 100 % sur les VÉ chinois, le Canada adopte une approche pragmatique, centrée sur ses intérêts économiques. Mark Carney insiste sur la « spécificité » canadienne et la priorité donnée à l’économie nationale, même si cette position contraste avec celle des États‑Unis.

    Cette stratégie pourrait faire du Canada une porte d’entrée nord-américaine pour les VÉ chinois et rebattre les cartes des chaînes de valeur continentales. En effet, de cet accord semble dégager de potentiels gagnants et perdants : 

    • Gagnants : les consommateurs, avec des VÉ plus abordables, et les producteurs de canola, qui retrouvent un accès privilégié au marché chinois.
    • Perdants potentiels : les constructeurs nord-américains traditionnels comme GM ou Ford, par exemple, qui vont être exposés à une concurrence chinoise très compétitive, et les syndicats, inquiets pour l’emploi, malgré les promesses d’investissements locaux et de partenariats industriels.

    Plus que la vente pure et dure de VÉ, cet accord est possiblement la porte d’entrée à une refonte partielle d’une partie de l’économie du transport au Canada. L’accord prévoit que l’arrivée de ces VÉ serve de levier pour attirer des usines d’assemblage et des investissements dans la chaîne de valeur (batteries, composants, R&D), afin de stimuler l’écosystème industriel canadien.

    Conséquences techniques et infrastructures

    Soucieux de convenir aux maximums de marchés du monde entier, les Chinois ont développé leurs véhicules en ce sens. En effet, les VÉ exportés sont adaptés au standard CCS nord-américain, limitant les incompatibilités. Néanmoins, les installateurs devront se familiariser avec des architectures électroniques et logicielles différentes, notamment pour la gestion de la charge et les mises à jour OTA.

    L’arrivée de ces véhicules pourrait accélérer la densification et la modernisation du réseau de recharge, en particulier rapide, si les acteurs chinois participent au déploiement d’infrastructures.

    Enjeux géopolitiques et de transition

    L’accord Mark Carney–Xi Jinping illustre un repositionnement stratégique du Canada : Ottawa privilégie le pragmatisme économique (VÉ abordables + canola) à un alignement systématique avec Washington.

    Le pari est que l’accélération de l’adoption des VÉ compensera partiellement les risques liés aux pertes d’emplois dans l’auto traditionnelle et positionnera le Canada comme un hub nord-américain de l’électromobilité.

    La question centrale reste : ces VÉ chinois parviendront-ils à convaincre durablement un marché habitué aux standards nord-américains, et ce tournant historique générera-t-il plus de bénéfices que de tensions économiques et politiques ?

  • 2025, l’année charnière de OMODA & JAECOO

    2025, l’année charnière de OMODA & JAECOO

    Si 2025 est une nouvelle année record pour les VE, avec une augmentation des ventes, c’est aussi l’année qui a marqué une étape importante dans le développement international d’OMODA & JAECOO. Dans un communiqué du constructeur, la marque, filiale du groupe chinois Chery, revient sur l’année qui vient de se terminer et revendique plus de 800 000 véhicules vendus dans le monde en 32 mois, dont 380 000 unités écoulées sur la seule année 2025. Des chiffres qui traduisent une montée en puissance rapide sur plusieurs marchés clés, en particulier en Europe.

    source : largus

    Une présence mondiale étendue à 64 marchés

    Ce communiqué nous apprend que la marque détenue par Chery, premier exportateur automobile chinois depuis plus de vingt ans, est désormais présente sur 64 marchés internationaux, après avoir démarré ses activités dans 22 nouveaux pays en 2025. Cette expansion rapide concerne aussi bien l’Asie que l’Amérique latine ou l’Europe, avec des résultats contrastés selon les régions.

    En Asie du Sud-Est, la marque met en avant plusieurs performances commerciales. En Thaïlande, OMODA & JAECOO indique avoir atteint, en novembre 2025, la première place des ventes de véhicules électrifiés purs. En Indonésie, le constructeur annonce que le JAECOO 5 EV a dépassé les 10 000 commandes en un mois, signe d’un démarrage commercial rapide sur ce marché.

    source : Kingsley Wijayasinha

    En Amérique latine, OMODA & JAECOO souligne également une progression notable. En effet, au Chili, les modèles OMODA 5 et JAECOO 5 ont été désignés « véhicules les plus recommandés de l’année » par Autocosmos Chile, un média automobile chilien.

    L’Europe, principal vecteur d’expansion selon le constructeur

    Mais ce qui est certain, c’est que l’Europe est un axe prioritaire de développement. En ce sens, OMODA & JAECOO revendique plus de 200 000 ventes cumulées en Europe depuis 2024, dont 135 000 immatriculations sur l’année 2025. Pour cause, la marque est aujourd’hui implantée dans 16 pays européens.

    Parmi les marchés les plus dynamiques figurent le Royaume-Uni, avec 53 606 immatriculations annoncées en 2025, et l’Espagne, avec 23 697 unités sur la même période. Des chiffres communiqués par le constructeur, qui témoignent de son ambition sur ces marchés, même s’ils ne sont pas encore pleinement reflétés dans les classements publics de ventes européens.

    Une électrification en forte accélération

    Il n’y a pas que l’implantation sur d’autres territoires qui est en progression : l’électrification du parc automobile du groupe chinois est également en plein boom. Sur le plan technologique, OMODA & JAECOO met en avant une nette progression de ses ventes électrifiées. En 2025, le constructeur affirme avoir vendu 200 000 véhicules électrifiés (EV, HEV et PHEV), soit plus de 50 % de ses ventes annuelles, représentant une croissance de +585 % par rapport à 2024.

    Cette dynamique repose notamment sur la technologie SHS (Super Hybrid System), déclinée en versions hybride et hybride rechargeable, que la marque présente comme une solution intermédiaire adaptée aux attentes des marchés européens en matière de sobriété, d’autonomie et de polyvalence d’usage.

    Cap sur la France en 2026

    Après avoir structuré son réseau dans plusieurs pays européens, OMODA & JAECOO prépare son arrivée en France. Le lancement commercial est prévu au printemps 2026, avec un réseau annoncé de plus de 70 distributeurs et réparateurs agréés dès le démarrage, et un objectif de montée en puissance progressive sur l’ensemble du territoire. Ces points de vente et de maintenance se trouveront aux quatre coins de la France, mais aussi dans certains DOM-TOM.

    source : OMODA & JAECOO

    Cette implantation française s’inscrit dans une stratégie plus large visant une couverture complète de l’Union européenne d’ici fin 2026, selon les objectifs affichés par le constructeur. La gamme proposée reposera sur la complémentarité entre les modèles OMODA, orientés design et usage urbain, et les SUV JAECOO, positionnés sur des usages plus polyvalents.

    Une stratégie à confirmer sur le marché européen

    Avec des volumes en forte croissance revendiqués, une électrification déjà majoritaire dans ses ventes et une stratégie de déploiement rapide, OMODA & JAECOO ambitionne de se positionner comme un nouvel acteur crédible de la mobilité électrifiée en Europe. Le succès de cette stratégie dépendra toutefois de sa capacité à transformer ces annonces en résultats durables, notamment sur des marchés exigeants comme la France, où la concurrence est déjà bien installée.

  • Innovations BMW : technologie et conduite autonome

    Innovations BMW : technologie et conduite autonome

    Après avoir dévoilé les deux premières innovations majeures dédiées au stationnement intelligent et à l’accès numérique au véhicule, découvrez les nouveaux piliers de la stratégie technologique de BMW. Le constructeur allemand lève le voile sur les deux dernières briques de son écosystème : My Digital BMWet les technologies embarquées de la nouvelle BMW iX3, notamment la conduite autonome. À travers ces nouveautés, la marque confirme sa volonté de placer le numérique et l’électrification au cœur de l’expérience de conduite.

    Source: BMW

    Le numérique redéfinit les temps de pause avec My Digital BMW

    L’une des nouveautés mises en avant par la marque est “My Digital BMW”. Contrairement au service de stationnement intelligent et autonome par exemple, ce n’est pas une innovation isolée, mais un ensemble de services numériques centralisés dans un même écosystème, accessibles via l’application My BMW, le BMW ConnectedDrive Store ou directement depuis l’écran du véhicule. Ce dispositif permet aux conducteurs d’activer et de gérer différentes fonctionnalités connectées selon leurs besoins. 

    Concrètement, ces services numériques transforment l’usage quotidien du véhicule. Par exemple, lors des phases d’arrêt, notamment pendant la recharge, l’habitacle devient un véritable espace de divertissement, avec l’accès à des jeux et à des applications multimédias intégrées, comme des films, des séries et des jeux vidéo directement depuis l’écran central, sans dépendre du smartphone. Il est également possible de profiter d’applications de streaming musical ou même de vidéoconférence pendant les pauses. 

    La navigation gagne également en précision en intégrant des données de trafic en temps réel très détaillées, des vues cartographiques en 3D et une représentation plus fine de l’environnement qui entoure le véhicule. My Digital BMW permet aussi de garder un œil sur son véhicule à distance grâce à des fonctions de surveillance et de visualisation, y compris des alertes sur des dommages ou des tentatives de vol. 

    Source: BMW

    L’ensemble de ces services peut être activé à la demande, pour une durée limitée ou de manière permanente, et bénéficie de mises à jour logicielles à distance (OTA). Une approche en phase avec la montée en puissance des véhicules électriques, désormais conçus comme de véritables plateformes numériques capables d’évoluer tout au long de leur cycle de vie.

    Le Highway Assistant : une nouvelle étape vers la conduite automatisée

    Autre innovation clé de la part de BMW : l’arrivée prochaine du Highway Assistant sur la nouvelle iX3. Cette aide à la conduite avancée assiste le conducteur sur autoroute jusqu’à 130 km/h, en gérant simultanément la vitesse, la distance avec le véhicule qui précède et la trajectoire. 

    Ce système, conçu pour soulager le conducteur lors des longs trajets, permet de retirer les mains du volant lorsque les conditions le permettent, à condition de rester attentif à la circulation et prêt à intervenir. Le principe est simple : lorsque le système juge la route adaptée, il peut proposer un changement de voie automatisé. La manœuvre est alors validée d’un simple regard dans le rétroviseur extérieur, à gauche pour dépasser et à droite pour se rabattre — une interaction naturelle qui illustre le pont entre les aides actuelles et la conduite automatisée de demain. 

    Source: BMW

    Ce Highway Assistant s’inscrit dans un ensemble plus large d’aides à la conduite, incluant notamment le Driving Assistant Plus, proposé de série. Cet équipement permet d’adapter automatiquement la vitesse aux limitations reconnues, d’ajuster l’allure à l’approche des virages ou des ronds-points, et d’aider à maintenir le véhicule dans sa voie. L’ensemble est coordonné par une architecture logicielle avancée, qui fusionne en temps réel les intentions du conducteur avec les capacités du véhicule, pour une conduite plus fluide et plus intuitive. 

    La nouvelle iX3, vitrine technologique de la stratégie électrique de BMW

    Ces innovations prennent pleinement leur sens à bord de la nouvelle BMW iX3, premier SUV électrique de nouvelle génération pour la marque. Pensée comme une vitrine technologique, l’iX3 incarne la convergence entre électrification, connectivité et automatisation. 

    L’expérience à bord repose sur la nouvelle interface BMW Panoramic iDrive, qui redistribue intelligemment les informations dans le champ de vision du conducteur. Navigation, gestion de la recharge, aides à la conduite et services connectés de My Digital BMW s’intègrent de manière fluide, renforçant l’impression d’un véhicule pensé comme un ensemble cohérent. 

    Sur le plan technique, l’iX3 s’appuie sur une architecture électrique de dernière génération, associée à une plateforme 800 volts qui permet d’améliorer l’efficacité énergétique tout en réduisant les temps de recharge, un enjeu central pour démocratiser l’usage des véhicules électriques. Avec une autonomie annoncée pouvant dépasser les 800 kilomètres en cycle WLTP, BMW affiche clairement ses ambitions sur le marché de l’électromobilité. 

    source : BMW

    Une vision de demain bien ancrée

    Avec My Digital BMW, la nouvelle iX3 et le Highway Assistant, BMW vient compléter les deux premières innovations précédemment annoncées. Stationnement automatisé, accès numérique, services connectés et aides à la conduite avancées s’inscrivent désormais dans une stratégie globale, où chaque technologie renforce les autres.

    Au-delà du confort, ces innovations répondent aux enjeux actuels de la mobilité : sécurité, fluidité des déplacements, adaptation aux contraintes urbaines et transition vers l’électrique. Elles traduisent également l’ambition de BMW de faire du numérique un levier majeur de différenciation sur un marché des véhicules électriques de plus en plus concurrentiel.

  • BMW opère la magie du stationnement 

    BMW opère la magie du stationnement 

    BMW franchit une nouvelle étape. Dans un communiqué, le constructeur allemand a annoncé avoir développé quatre innovations majeures. Parmi elles, le Parking Assistant Professional et la BMW Digital Key. Alors que la circulation et le stationnement en ville deviennent de plus en plus complexes, la marque aux trois lettres propose des solutions qui allient automatisation avancée et contrôle numérique, simplifiant le quotidien des conducteurs et ouvrant la voie à une mobilité toujours plus connectée.

    Une assistance au stationnement repensée

    La première innovation est nommée « Parking Assistant Professional », et elle n’est plus simplement une aide au stationnement. Avec cela, la voiture devient un véritable copilote numérique capable de garer et de sortir le véhicule de manière autonome, même dans des espaces restreints.

    De plus, selon le communiqué, grâce à l’application My BMW, le conducteur peut diriger sa voiture à distance sur quelques mètres, ce qui rend les manœuvres dans les parkings étroits beaucoup moins stressantes et même, on ne va pas se le cacher, un peu excitantes.

    source : BMW

    Le système est doté d’une mémoire qui lui permet de mémoriser jusqu’à dix trajets de 200 mètres, permettant de répéter facilement des parcours fréquents, comme l’entrée d’un garage ou le stationnement devant le lieu de travail. Cette fonctionnalité illustre l’engagement de BMW dans l’automatisation intelligente, un domaine qui se rapproche des technologies nécessaires pour les véhicules électriques et autonomes. En réduisant le stress des manœuvres et en optimisant l’utilisation de l’espace, le Parking Assistant Professional contribue indirectement à améliorer l’efficacité énergétique et l’expérience globale des utilisateurs de véhicules EV.

    La BMW Digital Key : le smartphone remplace la clé physique

    Deuxième innovation : la Digital Key. Elle repose sur un principe simple : transformer le smartphone ou la montre connectée du conducteur en clé numérique sécurisée, directement liée au véhicule. Concrètement, cette clé est stockée dans l’application My BMW, mais aussi dans le Secure Element du téléphone, une zone protégée comparable à celle utilisée pour les paiements sans contact.

    source : BMW

    Lorsque l’utilisateur s’approche, la voiture le reconnaît automatiquement, le déverrouillage s’effectue alors automatiquement et le démarrage devient possible dès que le smartphone ou la montre se trouve à l’intérieur du véhicule. Et avec la Digital Key Plus, l’expérience va encore plus loin : la voiture est capable de localiser précisément l’utilisateur et d’anticiper son arrivée. Le véhicule se déverrouille sans aucune action, simplement lorsque le conducteur s’en approche, offrant une expérience proche du « hands-free » total.

    Le partage de la clé est également entièrement numérique. Jusqu’à 18 utilisateurs peuvent recevoir une clé via l’application, avec des droits personnalisables. BMW permet, par exemple, de limiter la vitesse, de restreindre certaines fonctions ou de donner un accès temporaire, un usage particulièrement pertinent pour le prêt du véhicule ou l’utilisation familiale.

    Impact pour les conducteurs et le marché

    Ces innovations dépassent le simple confort. Le stationnement devient plus sûr et moins stressant, tandis que la dépendance à une clé physique disparaît progressivement. Les conducteurs bénéficient d’une expérience personnalisée et flexible, que ce soit pour le partage des accès ou la répétition des manœuvres de stationnement.

    Sur le plan sectoriel, ces évolutions s’inscrivent dans la transformation globale de l’industrie automobile. BMW combine connectivité, automatisation et électrification pour répondre aux attentes des consommateurs et aux contraintes des villes. Avec déjà plus de 1,6 million de véhicules électriques vendus à ce jour et une croissance continue sur le marché EV, la marque allemande démontre qu’elle est encore et toujours l’un des moteurs de la mobilité mondiale.

    Ces développements s’inscrivent dans une stratégie plus large de transition vers l’électrique, avec pour objectif de faire de BMW un acteur majeur de l’électromobilité. D’ici 2030, la marque prévoit que 50 % de ses ventes mondiales seront des véhicules électriques et qu’elle disposera de plus de 25 modèles EV sur le marché, couvrant tous les segments, du SUV aux berlines haut de gamme. Ces innovations ne sont donc pas isolées : elles s’inscrivent dans un écosystème où connectivité, automatisation et électrification se renforcent mutuellement.

    source : car and driver

    Perspectives et conclusion

    Avec le Parking Assistant Professional et la Digital Key, BMW confirme sa stratégie d’automatisation intelligente et de mobilité digitale, plaçant le conducteur au centre d’une expérience fluide et sécurisée. Ces innovations transforment la voiture en hub connecté, en lien direct avec l’objectif de la marque de renforcer sa gamme électrique et ses services numériques.

    Alors que l’électrification devient un impératif pour toutes les grandes marques, BMW montre que la connectivité et l’automatisation ne sont pas seulement des gadgets, mais des éléments centraux pour accompagner la transition énergétique et offrir une expérience utilisateur premium. Les prochains modèles EV bénéficieront de ces technologies, rendant la conduite plus sûre, plus confortable et résolument tournée vers le futur.

  • Les Émirats Arabes Unis inaugurent l’un des plus grands hubs de recharge ultra‑rapide au monde 

    Les Émirats Arabes Unis inaugurent l’un des plus grands hubs de recharge ultra‑rapide au monde 

    Voyager en véhicule électrique sur autoroute reste, dans beaucoup de régions du monde, un exercice encore perfectible. Manque de bornes, files d’attente, puissances inégales…  Aux Émirats arabes unis, une nouvelle infrastructure entend justement s’attaquer à ce problème de front. Le 12 janvier 2026, le pays a inauguré l’un des plus grands hubs de recharge ultra-rapide pour véhicules électriques au monde, installé sur l’axe stratégique reliant Abu Dhabi à Dubaï.

    source : ADNOC Distribution

    Un hub hors norme, pensé pour l’autoroute

    Concrètement, ce nouveau site, opéré par ADNOC Distribution, regroupe 60 points de recharge ultra-rapides capables, sur le papier, de recharger la majorité des véhicules électriques de 0 à 80 % en environ 20 minutes.

    Dans la réalité, cette performance dépend étroitement du véhicule branché. Les bornes délivrent une puissance pouvant atteindre 350 kW, un niveau aujourd’hui pleinement exploitable uniquement par les modèles dotés d’une architecture électrique 800 volts. Pour ces véhicules, les temps de recharge annoncés peuvent effectivement être atteints dans des conditions optimales.À l’inverse, les modèles reposant sur une architecture 400 volts, peuvent évidemment se recharger sur ces bornes, mais sans exploiter leur pleine puissance. 

    À l’échelle mondiale, ce hub se classe comme le sixième plus grand au monde en nombre de bornes ultra-rapides, et devient le plus important du Moyen-Orient, d’Afrique et de Turquie.

    source : WAM

    Dorénavant, avec cette inauguration, nous pouvons affirmer que les Émirats arabes unis ont non seulement implanté sur leur territoire une nouvelle station de recharge, mais surtout créé une infrastructure pensée pour absorber un trafic électrique longue distance, sans créer de saturation.

    Un emplacement stratégique, au cœur des flux

    Des performances impressionnantes certes, et pour tirer profit au maximum de cette installation, le choix du lieu n’a rien d’anodin. Le hub est implanté à Saih Shuaib, le long de l’autoroute E11, l’un des axes les plus fréquentés du pays. En effet cette route relie les deux principales métropoles des Émirats et concentre une grande partie des déplacements interurbains, qu’ils soient professionnels ou touristiques.

    Jusqu’ici, voyager en électrique sur ce type de trajet restait possible, mais moins fluide. Avec cette installation, le voyage longue distance devient un usage assumé, et non plus un compromis pénalisant.

    Une inauguration symbolique, à un moment clé

    Comme pour la localisation choisie, la date de l’ouverture officielle n’est pas le fruit du hasard. En effet, cette inauguration a eu lieu le 12 janvier 2026, au moment où l’Abu Dhabi Sustainability Week, événement international dédié aux transitions énergétiques, vient d’ouvrir ses portes.

    Un timing hautement symbolique, qui permet aux Émirats arabes unis d’illustrer, par un projet concret, les discours portés durant cet événement mondial. Plus qu’une simple mise en service d’infrastructures, cette inauguration s’inscrit dans une stratégie de vitrine technologique, visant à positionner ce hub comme une référence de la mobilité électrique interurbaine

    Quand un géant du pétrole devient acteur de l’électrique

    C’est sans doute l’un des points les plus intéressants de ce projet.
    Ce hub est porté par ADNOC Distribution, filiale du groupe pétrolier national émirien. Un symbole fort : les acteurs historiques des énergies fossiles investissent désormais massivement dans l’électromobilité.

    Ce site s’inscrit dans le réseau E2GO d’ADNOC, qui compte déjà plus de 400 points de charge dans le pays, avec un objectif annoncé de 750 bornes d’ici 2028. À plus long terme, le pays vise 20 hubs de ce type sur son réseau autoroutier d’ici 2027, dont une majorité opérationnelle avant la fin 2026.

    source : khaleej times

    Une recharge qui devient une expérience, pas une contrainte

    Au-delà des chiffres, ce hub adopte un concept plus large baptisé “The Hub by ADNOC”. Sur place, les conducteurs ne trouvent pas uniquement des bornes, mais aussi :

    • des espaces de restauration,
    • des services commerciaux,
    • et même des zones de travail, pensées pour optimiser le temps de recharge.

    Selon l’entreprise, l’idée est simple : transformer l’arrêt recharge en pause utile, plutôt qu’en temps perdu.

    source : ADNOC Distribution

    Ce que cela dit de l’électromobilité mondiale

    Cette inauguration dépasse largement le cadre des Émirats arabes unis. Elle illustre plusieurs tendances lourdes de l’électromobilité mondiale :

    • L’électrique sort enfin du cadre urbain. Les infrastructures commencent à être pensées pour le long cours, condition indispensable à une adoption massive.
    • Les grands réseaux se structurent à très grande échelle. 60 bornes ultra-rapides sur un même site, c’est une réponse directe aux problématiques de saturation que connaissent encore l’Europe ou l’Amérique du Nord.
    • Les acteurs historiques changent de rôle. Voir un groupe pétrolier piloter l’un des plus grands hubs EV du monde montre à quel point la transition est désormais stratégique, y compris pour les géants de l’énergie.

    Une vision assumée

    Avec ce méga hub, les Émirats arabes unis ne se contentent pas d’ajouter des bornes au réseau. Ils proposent une lecture très concrète de la mobilité électrique longue distance, structurée autour de la rapidité de recharge, de la continuité sur les grands axes et de l’anticipation des usages à venir.

    Une approche qui tranche avec les infrastructures encore fragmentées observées dans de nombreuses régions du monde, où la question de la recharge sur autoroute reste l’un des principaux freins à l’adoption massive du véhicule électrique.