Autrefois symbole du déclin du pétrole, San Antonio devient pionnière de la mobilité électrique. Les véhicules électriques réduisent pollution, chaleur urbaine et émissions nocives, tout en gagnant en popularité auprès des habitants et des entreprises.
Réseau américain de stations de recharge rapide pour véhicules électriques.
Les véhicules électriques, un passé oublié
Autour de 1900, les voitures électriques surpassaient déjà les modèles à essence, mais elles ont rapidement été éclipsées, explique le San Antonio Express-News. À l’époque, démarrer une voiture à essence demandait beaucoup de force et pouvait provoquer de graves blessures aux conducteurs. L’invention du démarreur électrique en 1912 et le faible coût de l’essence ont rendu les voitures thermiques populaires.
Une dépendance au pétrole révélée
La crise pétrolière de 1973-1974 a montré la fragilité de la dépendance américaine au pétrole. San Antonio a été au centre du concept moderne de « peak oil », grâce au géologue M. King Hubbert en 1956. Bien que le pétrole de schiste ait prolongé l’ère fossile, la conversation se concentre désormais sur durabilité et santé publique.
La combustion des carburants fossiles aggrave le changement climatique et dégrade la qualité de l’air. San Antonio et le comté de Bexar violent les normes fédérales de qualité de l’air à cause des émissions automobiles. Les voitures thermiques produisent également de la chaleur, accentuant l’effet d’îlot de chaleur dans les rues et quartiers.
La montée des véhicules électriques
Les véhicules électriques représentent près de 10 % des ventes aux États-Unis et n’émettent aucune pollution à l’échappement. Ils sont plus efficaces énergétiquement, réduisent la chaleur perdue et améliorent la qualité de l’air localement. Les batteries s’améliorent, les prix baissent, et l’infrastructure de recharge se développe progressivement à San Antonio.
Une adoption croissante par les habitants et les entreprises
Toujours selon le San Antonio Express-News, de nombreux habitants choisissent déjà les véhicules électriques, et les entreprises adoptent des flottes entièrement électriques. La ville s’engage à électrifier ses véhicules grâce au Climate Action & Adaptation Plan. CPS Energy soutient cette transition avec des subventions et un réseau de recharge public élargi.
Les bus électriques de VIA Metropolitan Transit et du district scolaire indépendant de San Antonio réduisent les coûts d’entretien. Cette transition contribue aussi à améliorer la qualité de l’air et à réduire la chaleur urbaine. Ainsi, San Antonio devient pionnière, favorisant la mobilité électrique et la santé de ses habitants sur le long terme.
En ce début d’année 2025, l’industrie automobile française intensifie ses efforts pour s’adapter à la transition énergétique. Entre avancées technologiques, développement des infrastructures de recharge et évolutions réglementaires, le paysage de l’électromobilité connaît des transformations majeures.
Jeune homme rechargeant sa voiture électrique, reflétant le déploiement des infrastructures de recharge en France.
Depuis janvier, les constructeurs français, tels que Renault et Stellantis, poursuivent leurs investissements dans le développement de véhicules électriques performants et accessibles. Renault, un leader européen de la voiture électrique, continue de miser sur la technologie V2G. Cette technologie permet de redistribuer de l’énergie sur le réseau électrique (Vehicle to Grid). Elle peut également alimenter des appareils électriques (Vehicle to Load). Renault continue d’investir dans la recherche et le développement pour améliorer encore ses technologies et répondre aux enjeux de la transition énergétique.
Stellantis, de son côté, développe des plateformes modulaires dédiées aux véhicules électriques. L’objectif est de diversifier son offre tout en maîtrisant les coûts de production. Ce groupe automobile est un des leaders de l’innovation en France. Il se classe premier déposant de brevets français, avec 1 289 brevets enregistrés en 2024. Ces chiffres proviennent du palmarès annoncé par l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).
Par ailleurs, Vinci Autoroutes teste cette année une « autoroute électrique » capable de recharger les véhicules par induction sur un tronçon de deux kilomètres de l’A10 près de Paris. Ce projet, dirigé par Vinci Autoroutes en collaboration avec l’université Gustave-Eiffel et l’industriel Hutchinson depuis 2023, vise à tester la rentabilité énergétique de cette technologie innovante. Le dispositif est enfoui à quelques centimètres sous la chaussée. Il pourrait réduire les arrêts de recharge. Il pourrait également diminuer la taille des batteries nécessaires, contribuant ainsi à la décarbonation des transports, notamment pour les poids lourds.
Un réseau de recharge en pleine expansion
Le déploiement des infrastructures de recharge s’accélère en France. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, de nouvelles obligations imposent aux parkings de bâtiments ouverts au public de s’équiper de bornes de recharge, conformément aux dispositions de la loi d’orientation des mobilités (LOM). Les bâtiments non résidentiels avec plus de 20 places de parking doivent désormais installer des bornes de recharge pour véhicules électriques, avec au moins 5 % des places équipées, incluant des emplacements pour les personnes à mobilité réduite. De quoi satisfaire les automobilistes électriques : « C’est une évolution nécessaire pour accompagner la transition vers la mobilité électrique. Le manque de bornes de recharge était un frein majeur pour de nombreux conducteurs. Avec ces nouvelles obligations, il sera enfin plus simple de recharger son véhicule au quotidien. », explique Thomas, habitant d’Île-de-France.
Transport de fret et électromobilité : camion électrique circulant sur une route alpine, illustrant les véhicules électriques performants et durables.
Accessibilité de la recharge en copropriété
En copropriété, des mesures similaires ont été mises en place pour faciliter l’accès à la recharge des résidents. Selon le quatrième Baromètre IRVE publié par l’Avere-France, l’AFOR et Enedis, plus de 10 000 copropriétés sont désormais équipées de bornes de recharge. Par ailleurs, 33 880 copropriétés ont validé leur démarche pour installer une infrastructure de recharge. Ces initiatives visent à encourager l’adoption des voitures électriques. Elles améliorent l’accessibilité et la commodité de la recharge. Ainsi, elles répondent aux préoccupations liées à l’autonomie et aux infrastructures.
“Grâce à ces mesures, je peux enfin recharger ma voiture dans mon parking. Avant, je devais laisser ma voiture à plus de dix minutes de chez moi, c’était très fatiguant. J’ai fait des pieds et des mains pour qu’on ait ces recharges.”, se réjouit Laura, détentrice d’une voiture électrique. Bien que les chiffres soient en augmentation, le déploiement des infrastructures de recharge peine à suivre la croissance du marché des véhicules électriques. Toujours selon le baromètre, la France compte 269 000 immeubles collectifs avec un parking, mais seulement 3,94 % d’entre eux possèdent actuellement une solution de recharge collective.
Des incitations financières en mutation
Sur le plan réglementaire, le gouvernement français prévoit de réduire d’un tiers les aides à l’achat de véhicules électriques en 2025. Le budget passe ainsi de 1,5 milliard à 1 milliard d’euros. Le 2 décembre 2024, la prime à la conversion a été supprimée. Cette prime permettait d’obtenir une aide pour l’achat d’un véhicule moins polluant en mettant une ancienne voiture à la casse. Cette diminution s’explique par la baisse des coûts des véhicules électriques et leur part de marché croissante. Ainsi, le besoin de subventions est réduit.
Les fonds restants seront prioritairement destinés aux ménages à faibles revenus afin de garantir une transition plus équitable.
Le gouvernement renforce les pénalités sur les véhicules à fortes émissions de CO₂, en abaissant les seuils d’émission à 113 g de CO₂/km en 2025, puis à 106 g en 2026 et 99 g en 2027. Ces mesures visent à encourager l’adoption de véhicules plus propres et à accélérer la transition vers une mobilité durable.
Une filière qui doit encore relever des défis
L’année 2025 marque un tournant pour le secteur automobile français. Les acteurs du secteur mettent l’accent sur la durabilité, la sécurité et l’innovation. Toutefois, des défis subsistent. Ils concernent l’accessibilité financière des véhicules électriques, la densification des infrastructures de recharge et la gestion de l’impact environnemental lié à la production et au recyclage des batteries.
Les efforts de recherche se poursuivent sur des technologies alternatives, comme les batteries solides ou l’hydrogène. Ces innovations visent à améliorer l’autonomie et réduire l’empreinte carbone du secteur. La filière devra également se structurer pour assurer une meilleure recyclabilité des batteries. Elle devra aussi minimiser leur impact environnemental tout au long de leur cycle de vie.
La collaboration entre les pouvoirs publics, les industriels et les consommateurs sera déterminante pour surmonter ces obstacles. Elle permettra de positionner la France comme un leader de l’électromobilité en Europe.
Le Zeekr 9X, SUV hybride rechargeable chinois, se distingue par son design luxueux et sa puissance exceptionnelle de plus de 1 300 chevaux. Sa batterie record de 70 kWh promet une autonomie importante, mais son poids limite son efficacité réelle.
Le Zeekr 9X, SUV hybride rechargeable chinois, se distingue par ses batteries record et son design luxueux inspiré des grandes berlines.
Un design luxueux inspiré des grandes berlines
Le Zeekr 9X attire tous les regards grâce à son design rappelant une Rolls-Royce, mais il est 100 % chinois. Ce SUV hybride de 5,2 mètres de long, 2 mètres de large et 1,82 mètre de haut séduit par sa présence imposante. Son empattement de 3,2 mètres optimise l’habitabilité et le confort pour les passagers.
Des batteries gigantesques pour un record mondial
Le Zeekr 9X possède une batterie CATL de 55,1 ou 70 kWh, la plus grande jamais installée sur un hybride rechargeable. Elle permet une autonomie maximale de 302 km selon le cycle CLTC, soit environ 250 km en norme WLTP. Grâce à une architecture 900 V et 420 kW, le véhicule se recharge de 20 à 80 % en seulement neuf minutes.
Puissance et performance impressionnantes
Sous le capot, un moteur thermique de 2 litres développe 275 chevaux avec une efficacité thermique de 46 %. Trois moteurs électriques ajoutent leur puissance pour un total de 1 381 chevaux. Ainsi, malgré ses plus de trois tonnes, le SUV atteint 100 km/h en seulement 3,1 secondes.
Une efficacité réelle discutable
Malgré ses batteries énormes, l’autonomie électrique reste limitée par le poids et la taille du véhicule. Selon une conversion prudente du cycle CLTC vers une norme européenne, l’autonomie du Zeekr 9X pourrait se situer autour de 250 km. Il se rapproche ainsi davantage de véhicules massifs comme le Hummer EV que de modèles économes en énergie.
Disponibilité et prix
Le Zeekr 9X peut déjà être précommandé en Chine pour un prix compris entre 72 000 et 108 000 euros. Son arrivée en Europe reste incertaine, mais le lancement est prévu pour le troisième trimestre de cette année. Entre luxe, puissance et autonomie limitée, ce SUV hybride record divise les passionnés d’électrique.
Cet été, les bornes de recharge ont été plus utilisées que jamais en France. Selon l’Avere-France, l’activité a fortement augmenté en juillet 2025. Les données confirment que les voitures électriques ont pris une place centrale dans les départs en vacances. Entre sessions de charge en hausse, consommation record et réseau fiable, tous les indicateurs sont au vert.
Une conductrice recharge son véhicule électrique sur une borne publique, symbole de l’essor des voitures électriques.
Des chiffres qui rassurent les conducteurs
En juillet 2025, chaque borne a enregistré 29,5 sessions de charge en moyenne, contre 16,9 un an plus tôt. Cette hausse s’explique aussi par une augmentation de 22 % du nombre de bornes sur le territoire. Par ailleurs, Powerdot note une fréquentation en hausse de 92 % sur le premier week-end d’août, confirmant que les véhicules électriques sont de plus en plus utilisés pendant les vacances.
Une consommation d’énergie en nette progression
La consommation totale des points de charge en France est estimée à 109 GWh en juillet, contre moins de 60 GWh en septembre 2024. Ce chiffre illustre clairement la croissance du parc automobile zéro émission sur les routes françaises et confirme la montée en puissance des déplacements électriques estivaux.
Toujours selon l’Avere-France, 70 % des bornes étaient disponibles 99 % du temps en juillet. De plus, l’accès immédiat reste stable à 95 %, ce qui permet aux conducteurs de se brancher dès l’arrivée.
Un réseau qui s’étend mais reste inégal
La France compte désormais 174 574 bornes, soit 259 points pour 100 000 habitants en moyenne. Cependant, leur répartition varie fortement : l’Île-de-France domine avec 6 893 stations, tandis que la Guyane n’en possède que 30. Cette inégalité territoriale montre que certaines régions restent moins bien desservies malgré l’extension générale du réseau.
La majorité des bornes sont installées dans les commerces (44 %), suivis par les parkings (28 %) et la voirie (16 %). Côté puissance, 47 % délivrent entre 7,4 et 22 kW, tandis que 32 % offrent moins de 7,4 kW. Enfin, les bornes à très haute puissance, supérieures à 150 kW, représentent 11 % du réseau. Parmi elles, 9 % délivrent entre 150 et 350 kW, tandis que 2 % atteignent ou dépassent 350 kW, principalement situées sur les autoroutes et dans les parkings commerciaux.
Le constructeur américain, Ford, transforme son usine de Louisville pour lancer des véhicules électriques abordables et performants. Cette stratégie vise à renforcer sa position face à la concurrence mondiale.
L’usine de Louisville prépare la production des prochains Ford véhicules électriques. (Crédit : AP Photo/Darron Cummings)
Une transformation historique pour l’usine de Louisville
Après 70 ans de production de voitures à essence, l’usine sera convertie pour fabriquer des véhicules électriques. Le PDG Jim Farley a qualifié ce projet de « moment Model T » pour l’entreprise. Selon lui, cette transformation changera la façon de concevoir et construire des véhicules aux États-Unis.
Le pick-up électrique sera la star de la nouvelle ligne
Le premier véhicule produit sera un pick-up intermédiaire à quatre portes, prévu pour 2027. Il offrira assez d’espace pour cinq adultes et des performances proches d’une Mustang EcoBoost. Les batteries moins coûteuses proviendront de l’usine Ford du Michigan, réduisant ainsi les coûts.
Une production plus rapide et moins coûteuse
La nouvelle plateforme universelle permettra de produire plusieurs modèles à partir d’une seule base. Ford annonce 20 % de pièces en moins, 25 % de fixations en moins et 40 % de postes de travail réduits. L’usine adoptera un « arbre d’assemblage » avec trois chaînes simultanées, remplaçant le long convoyeur classique. Ainsi, le temps d’assemblage sera réduit de 15 %, tout en maintenant qualité et performance.
Le PDG Jim Farley présente la stratégie Ford véhicules électriques à l’usine de Louisville. (Crédit : AP Photo/Darron Cummings)
Un investissement massif pour sécuriser l’emploi
L’investissement de 2 milliards de dollars garantira 2 200 emplois horaires à Louisville. Combiné à l’usine de batteries du Michigan, Ford prévoit près de 4 000 emplois directs et de nombreux emplois indirects. Le gouverneur du Kentucky, Andy Beshear, a salué ce projet comme un renforcement du partenariat centenaire avec Ford.
Ford face à la concurrence internationale
Les constructeurs chinois se développent rapidement avec des véhicules électriques abordables. Pourtant, Farley précise que Ford se concentre sur une activité rentable et durable, pas sur le volume. Selon lui, le nouveau pick-up offrira une meilleure solution que ce que l’on peut trouver en Chine.
Une ambition risquée mais stratégique
Le PDG reconnaît que le projet comporte des risques, rappelant les échecs passés dans le secteur. Cependant, Ford veut rompre le cycle de pertes et créer des véhicules abordables et populaires aux États-Unis. L’entreprise mise sur l’innovation et la modernisation de ses chaînes pour garantir compétitivité et rentabilité.
Ainsi, Ford mise sur la standardisation des plateformes pour produire à grande échelle plusieurs modèles électriques. La réduction du nombre de pièces et l’optimisation des chaînes d’assemblage permettront de baisser les coûts. Ainsi, la marque espère offrir un véhicule abordable, rentable et compétitif face aux modèles internationaux.
Chevrolet a établi un nouveau record mondial d’autonomie avec son pick-up électrique Silverado EV, en parcourant 1 704 km sur une seule charge. Un exploit réalisé dans des conditions de conduite ultra-optimisées et difficilement reproductibles dans la vie quotidienne.
Le pick-up électrique Chevrolet Silverado EV a battu un record mondial d’autonomie avec 1 704 km parcourus sans recharge. (Crédit : Chevrolet)
Un exploit technique dans des conditions extrêmes
Le test a été mené par les ingénieurs de General Motors, sur routes ouvertes près du centre d’essai de Milford, dans le Michigan. Par ailleurs, le Silverado EV Max Range possède une batterie géante de 205 kWh, soit deux fois la capacité d’une Tesla Model S. Pour battre le record, la vitesse moyenne est restée entre 32 et 40 km/h, bien loin d’un usage quotidien. Les pneus étaient gonflés à la pression maximale et le parallélisme optimisé pour réduire toute résistance au roulement. Aussi, la roue de secours a été retirée et la benne recouverte d’un cache pour améliorer l’aérodynamisme global. La climatisation est restée coupée, et aucun passager n’a pris place pendant la majeure partie du trajet.
Une autonomie officielle bien plus modeste
Sur le marché, la version Max Range revendique environ 740 km d’autonomie officielle selon les résultats de l’homologation. Ce chiffre, déjà élevé, tombe à environ un tiers du record dans des conditions réelles de circulation. Lors du test, la consommation moyenne a atteint seulement 12 kWh/100 km, un score remarquable pour un véhicule de 3,8 tonnes. Pour comparaison, certaines berlines électriques atteignent ce niveau à vitesse normale, mais avec un poids bien inférieur et un profil plus aérodynamique.
Un record surtout symbolique
Ce défi montre surtout l’impact majeur d’une conduite ultra-optimisée sur l’autonomie des véhicules électriques. Cependant, en conditions normales, impossible d’espérer reproduire ce chiffre sans sacrifier vitesse, confort et charge utile. Chevrolet a conclu l’événement en utilisant le Silverado pour alimenter une imprimante 3D fabriquant le trophée du record.
Une campagne estivale informe les vacanciers sur les avantages de la mobilité électrique. Des kits pédagogiques gratuits sont distribués sur les autoroutes.
Cette campagne estivale distribue des kits pédagogiques voiture électrique pour sensibiliser les vacanciers à une mobilité plus écologique.
Le programme CEE Advenir Formations lance une campagne sur les principales aires d’autoroute dès le 8 août 2025. L’objectif est de profiter des flux estivaux pour toucher un maximum d’automobilistes en vacances. Cette opération avait déjà eu lieu à la Pentecôte avec 32 000 kits distribués. Elle revient en août avec un format similaire et une présence chaque week-end.
Des kits pour apprendre en s’amusant
Chaque kit contient deux brochures explicatives sur la mobilité électrique, selon le média ROOLE. Un jeu de cartes quiz familial invite à tester ses connaissances. Un simulateur montre les bénéfices écologiques et économiques des véhicules électriques. Le format ludique permet d’aborder un sujet technique de manière accessible.
Un impact mesurable sur les automobilistes
Toujours selon le média ROOLE, une enquête menée en juin auprès de 529 personnes confirme l’efficacité de la démarche. 40 % des sondés utilisaient déjà un véhicule électrique avant l’opération. 85 % affirment avoir appris de nouvelles informations grâce au kit reçu. Plus de 90 % disent avoir changé positivement leur perception de l’électrique.
Les dates et lieux de distribution
Du 8 au 10 août : Sorgues, Narbonne Vinassan Nord, Saint Léger Est, Sainte Victoire.
Du 15 au 17 août : Montélimar Est, La Riviera Française, Ambrussum Nord, Béziers Montblanc Nord.
Du 22 au 24 août : Saint Rambert d’Albon Est, Vidauban Sud, Corbières Sud
Du 29 au 31 août : Mornas les Adrets, Toulouse Sud, Poitou Charentes Nord.
500 km d’autonomie et une recharge en dix minutes. Une start-up normande veut révolutionner la mobilité électrique avec un prototype inédit.
LINE, prototype électrique conçu par FacteurDix, promet autonomie et sobriété énergétique record. (Crédit : FacteurDix)
Une réponse à la consommation énergétique des voitures
En France, la voiture représente 30 % de la consommation d’énergie nationale. Les deux ingénieurs normands Marc Guillemaud et Aurélien Roulleaux Dugage veulent changer cette équation. Ils ont fondé FacteurDix en 2024 à Saint-Romain-de-Colbosc, près du Havre. Leur objectif : réduire par dix la consommation énergétique d’un véhicule électrique. Résultat : LINE, un trois-roues aérodynamique, léger et ultra-efficace.
Un design pensé pour la sobriété
LINE pèse moins de 500 kg grâce à des matériaux composites venus du nautisme et de l’aéronautique. Son profil en goutte d’eau réduit la résistance à l’air et optimise l’efficacité. Avec une surface frontale réduite, elle atteint un coefficient de traînée de 0,28 m². À titre de comparaison, la meilleure Tesla est à 0,51 m². Cette conception permet d’obtenir une consommation record de 4 kWh/100 km.
Des performances dignes des routières classiques
LINE atteint 165 km/h et propose plus de 500 km d’autonomie WLTP. Elle recharge de 20 à 80 % en dix minutes avec une borne de 100 kW. Les performances permettent de rouler sur autoroute à 130 km/h pendant deux à trois heures.
Malgré son gabarit réduit, la sécurité est au rendez-vous avec airbags, ESP et ABS. Le moteur, compact et léger, offre un couple proche de celui d’une Lotus Élise.
Un projet industriel ambitieux
Le prototype est construit par Faster à Plaisir (Yvelines), spécialiste des véhicules expérimentaux. FacteurDix prévoit une homologation en 2027 pour lancer la production. Dix exemplaires seront d’abord proposés à des investisseurs et ambassadeurs. Entre 2028 et 2029, l’objectif est de produire 500 véhicules par an. À partir de 2030, la production pourrait atteindre 10 000 unités par an.
Un positionnement assumé
Le prix cible est fixé à environ 30 000 euros à terme. La start-up vise un public sensibilisé aux enjeux climatiques et en quête d’originalité. LINE pourrait séduire comme deuxième voiture ou pour les flottes professionnelles. FacteurDix souhaite devenir Société à Mission dès 2026. L’entreprise s’engage sur la réparabilité, la durabilité et la création d’emplois locaux.
La France mise sur le véhicule électrique pour assurer son avenir industriel et environnemental. En 2024, la production de véhicules électriques a bondi de 68 %, portée par des modèles emblématiques comme la Renault 5 électrique ou la Peugeot e-3008. Mais dans un marché dominé par la Chine et les États-Unis, l’industrie française doit redoubler d’efforts pour rester compétitive. Entre innovation, délocalisation et pression économique, l’industrie française du véhicule électrique est à un tournant.
Peugeot e-3008, SUV compact et véhicule électrique en France, alliant performance et confort.
Le gouvernement français a fixé un objectif ambitieux de 800 000 ventes de véhicules électriques par an d’ici à 2027, contre environ 300 000 en 2023. Cette évolution s’accompagnera d’un développement accéléré des infrastructures de recharge, avec un objectif de 400 000 points de charge installés d’ici à 2030. Pour inciter les consommateurs à franchir le pas, des dispositifs tels que le bonus écologique et le leasing social à 100 euros par mois ont été mis en place. Cependant, ces incitations sont progressivement réduites, signe que le marché doit devenir plus autonome.
Parallèlement, les constructeurs automobiles français investissent massivement pour proposer des véhicules plus performants, plus autonomes et accessibles à une clientèle plus large. Cependant, les défis à relever sont encore nombreux : prix d’achat encore élevé, coût des batteries, incertitudes sur les matériaux critiques, résistance de certains consommateurs aux nouvelles motorisations, etc.
Des investissements stratégiques pour une plus grande autonomie
Face à la dépendance de l’Europe vis-à-vis des importations asiatiques de batteries et de matériaux rares, la France s’est engagée dans une politique de souveraineté industrielle. Plusieurs gigafactories sont actuellement en construction, notamment dans le nord du pays, dans le but de produire des batteries localement et de réduire les coûts logistiques et environnementaux. À Dunkerque, un partenariat franco-chinois entre Orano (ex-Areva) et XTC New Energy Materials, annoncé en décembre 2024, prévoit de fabriquer des composants de batteries. Cette ambition, de 1,5 milliard d’euros, conçue au sein du projet NEOMAT, suscite à la fois des espoirs et des interrogations sur la dépendance technologique à l’égard de la Chine.
Carte indiquant les sites prévus pour les futures gigafactories de production de batteries électriques en France
Les matières premières sont également un enjeu majeur. La transition énergétique dépend en grande partie des métaux rares tels que le lithium, le cobalt et le nickel, dont l’extraction est très concentrée dans quelques pays, notamment en Amérique du Sud et en Afrique. Pour sécuriser ces ressources, la France et l’Europe cherchent à diversifier leurs approvisionnements et à investir dans des projets de recyclage des batteries usagées.
Une concurrence internationale féroce
Si l’électromobilité en France progresse, elle doit faire face à une concurrence intense. Tesla, avec son usine de Berlin, inonde le marché européen et domine les ventes avec son modèle Y, devenu la référence en matière de SUV électrique grâce à son autonomie, ses performances et son réseau de recharge ultra-développé. Cette implantation locale permet à la marque d’Elon Musk d’éviter les droits de douane et d’accélérer ses livraisons en Europe, renforçant ainsi sa position dominante.
De son côté, la Chine, malgré les restrictions françaises sur les aides aux véhicules produits hors d’Europe, s’impose avec des marques comme BYD et MG Motors. Ces constructeurs misent sur des prix très compétitifs et des technologies avancées, notamment en matière de batteries et d’efficacité énergétique. BYD, qui développe ses propres batteries lithium-fer-phosphate (LFP), bénéficie d’un avantage stratégique en réduisant ses coûts de production et en offrant des modèles performants à des tarifs attractifs. La technologie Blade Battery offre aujourd’hui des capacités de 61,44 kWh et 80,64 kWh, permettant une autonomie comprise entre 433 et 552 kilomètres selon le cycle d’homologation européen WLTP. MG Motors, sous contrôle chinois, séduit également avec des véhicules bien équipés et accessibles, renforçant ainsi la pression sur les constructeurs européens qui peinent à rivaliser sur le segment de l’entrée et du milieu de gamme.
L’industrie française cherche à se distinguer par la qualité de ses véhicules et leur intégration dans un écosystème énergétique national. Le gouvernement soutient cette démarche à travers le plan France 2030, visant à produire deux millions de véhicules électriques par an en France d’ici à 2030, en maîtrisant des technologies de pointe telles que les moteurs électriques et les batteries. Produire des véhicules plus abordables est un des enjeux majeurs. Plusieurs projets visent à développer des modèles à moins de 20 000 euros, tout en garantissant une autonomie et une durabilité satisfaisantes. Par exemple, Renault prévoit de commercialiser, en 2026, une version électrique de la Twingo à un prix inférieur à 20 000 euros.
Station de recharge publique pour véhicule électrique en France sur parking
Un rôle clé des politiques publiques
Pour soutenir l’industrie tout en accélérant la transition écologique, les subventions à l’achat de véhicules électriques seront progressivement réduites, passant de 1,5 milliard d’euros à 1 milliard d’euros d’ici à 2025. Dans le même temps, des taxes plus strictes sur les véhicules à combustion interne sont mises en place pour encourager les consommateurs à passer aux véhicules électriques.
La France investit dans le recyclage des batteries pour limiter l’impact environnemental et réduire sa dépendance aux importations de métaux rares. Des entreprises comme Verkor et Northvolt développent des solutions innovantes pour récupérer le lithium, le cobalt et le nickel, réintégrant ces matériaux dans de nouvelles batteries.
En misant sur l’économie circulaire, l’objectif est de sécuriser l’approvisionnement, diminuer l’empreinte carbone et renforcer l’autonomie industrielle. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à rendre la mobilité électrique plus durable et compétitive.
Rendre la transition plus accessible
Le développement de l’électromobilité en France ne doit pas se faire au détriment de l’accessibilité des ménages modestes. Le développement d’une gamme de véhicules à bas prix et l’extension du réseau de recharge, y compris dans les zones rurales, sont des priorités. Les véhicules électriques doivent également être intégrés dans un cadre plus large de mobilité durable, incluant le covoiturage et l’amélioration des transports publics.
Un autre enjeu majeur réside dans la formation des professionnels et l’adaptation des infrastructures. L’installation de bornes de recharge doit être accélérée dans les copropriétés et sur l’espace public, tandis que les garagistes et techniciens doivent être formés aux spécificités des véhicules électriques pour accompagner leur déploiement à grande échelle.
Les prochaines années seront cruciales pour déterminer si la France réussira à s’imposer comme un acteur majeur du véhicule électrique en Europe. Avec des investissements stratégiques, une politique industrielle ambitieuse et une adaptation aux besoins des consommateurs, l’industrie automobile française a une carte à jouer dans cette transition mondiale.
Avec ses cellules cylindriques 21700, Samsung SDI propulse la Lucid Air Grand Touring au sommet de l’autonomie électrique.
La batterie cylindrique 21700 de Samsung SDI équipe la Lucid Air Grand Touring, assurant une autonomie record. (Crédit : Samsung SDI)
Un record mondial pour valider une technologie
Le record établi par la Lucid Air Grand Touring n’aurait pas été possible sans les batteries développées par Samsung SDI. Alimentée par des cellules cylindriques 21700, la berline électrique a parcouru 1 205 kilomètres sur une seule charge. Ce record a été homologué par le Guinness World Records. Le trajet, réalisé en juillet 2025 entre St. Moritz en Suisse et Munich en Allemagne, a démontré les performances réelles du véhicule. Il s’est déroulé dans des conditions variées, incluant routes alpines, autoroutes et réseaux secondaires.
Des cellules cylindriques haute performance
Les cellules 21700 utilisées par Samsung SDI représentent une avancée majeure en matière de capacité énergétique. Ainsi, elles offrent également une durée de vie prolongée et une recharge rapide. Ce format, plus grand que les classiques 18650, offre une densité énergétique supérieure tout en améliorant la stabilité thermique. Ces cellules permettent à la batterie de maintenir un rendement élevé même sous des charges prolongées, un atout essentiel pour les longues distances.
Un système de recharge ultra-rapide
L’intégration de cette batterie dans la plateforme électrique de Lucid repose sur une architecture de charge avancée. Grâce à cette synergie technologique, le pack peut récupérer jusqu’à 400 kilomètres d’autonomie en seulement 16 minutes. Cette vitesse de recharge, inédite pour un modèle de série, est rendue possible par l’optimisation des cellules, du pack et de l’électronique de puissance développés conjointement par Lucid et Samsung SDI.
Un partenariat technologique de long terme
Samsung SDI et Lucid travaillent ensemble depuis 2016, bien avant le lancement du premier modèle de série de la marque. Cette collaboration stratégique a permis le développement des premiers prototypes Lucid Air. Elle a ensuite conduit aux versions commercialisées, comme la Dream Edition et la Grand Touring. Ensemble, les deux entreprises ont affiné une solution technique intégrée, mêlant rendement, fiabilité et sécurité.
Une vitrine pour l’innovation batterie
Avec ce record, Samsung SDI montre que ses technologies ne sont pas réservées aux prototypes ou aux concepts. Elles sont déployées dans des véhicules de série, accessibles aux consommateurs et homologués pour la route. L’entreprise entend renforcer sa présence sur le marché mondial des batteries haute performance. Elle poursuivra ses investissements en R&D (recherche et développement), tout en consolidant son partenariat avec Lucid.