Auteur/autrice : Marceau Nio

  • EQUIP AUTO 2025 : l’électromobilité à l’honneur

    EQUIP AUTO 2025 : l’électromobilité à l’honneur

    Si le salon EQUIP AUTO Paris a longtemps été le rendez-vous de l’après-vente automobile et des innovations mécaniques traditionnelles, cette année, c’est différent. Le virage est marqué : la mobilité électrique est mise en avant, et c’est peu de le dire. Entre technologies de batteries, maintenance haute tension et outils connectés, l’édition 2025 représente l’avancée de la mobilité décarbonée.

    Affiche officielle EQUIP AUTO 2025 mettant l’électromobilité à l’honneur à Paris
    L’affiche officielle d’EQUIP AUTO 2025 symbolise le virage électrique du salon. (Crédit : EQUIP AUTO)

    Les 50 ans d’un salon de référence

    Créé en 1975, EQUIP AUTO a pour vocation de rassembler les acteurs de l’écosystème automobile. On y trouve constructeurs, équipementiers, distributeurs, réparateurs et startups. Organisé tous les deux ans, l’événement a su évoluer avec son temps pour s’accorder avec les mutations du marché. Il est désormais considéré comme un acteur majeur des évolutions du monde automobile.

    Pour son édition 2025, synonyme de cinquantième anniversaire, le salon attend 100 000 professionnels et réunit 1 400 exposants et marques sur plus de 100 000 m². Huit villages thématiques sont au programme. Parmi eux, la gestion énergétique, le rétrofit, la connectivité ou encore la reconstruction et le recyclage des pièces sont mis en avant. Une première.

    Conférence sur la mobilité électrique lors du salon EQUIP AUTO 2025
    Les experts du secteur automobile échangent sur l’avenir de la mobilité électrique. (Crédit : EQUIP AUTO)

    2025 : une édition électrique

    Le programme officiel le montre clairement : cette année, ce sont bien les sujets autour de la mobilité électrifiée qui dominent les débats. Entre convertisseurs d’énergie, bornes de recharge, systèmes de gestion thermique ou logiciels de diagnostic pour véhicules électriques… Les technologies liées à l’électromobilité sont partout.

    Selon les organisateurs, plus de 60 % des exposants présentent cette année des solutions liées à la mobilité électrifiée. Un record depuis la création du salon. De grands équipementiers comme Valeo, Bosch ou Mahle sont présents, symbole d’une évolution significative du parc automobile.

    Valeo, symbole d’une filière en transition

    Parmi les exposants français les plus en vue, on retrouve Valeo, fournisseur automobile et leader de l’après-vente. Le groupe a reçu le Grand Prix International de l’Innovation Automobile EQUIP AUTO 2025 pour son double embrayage humide DQ250 remanufacturé, destiné à plus de cinq millions de véhicules circulant en Europe.

    En parallèle, Valeo présente des solutions techniques directement liées à l’électromobilité : systèmes de gestion thermique pour batteries et moteurs électriques, ainsi que des outils de charge intelligents Ineez. L’entreprise mise aussi sur la formation et le soutien technique en mettant en place des plateformes de formation destinées aux techniciens intervenant sur les véhicules haute tension.

    Stand Valeo au salon EQUIP AUTO 2025
    Stand Valeo présentant ses innovations à EQUIP AUTO 2025. (Crédit : EQUIP AUTO)

    Une filière qui se réinvente

    Au-delà de la technologie, c’est tout le monde de l’automobile qui se réinvente. Et automatiquement, pour les acteurs du milieu, il faut s’adapter, et vite. Avec la diminution des pièces mécaniques, la digitalisation presque omniprésente et la montée en puissance des logiciels embarqués, les modèles économiques traditionnels sont redéfinis.

    Certaines PME de l’après-vente présentes au salon se réorientent, comme SUSTAINera, filiale de Stellantis qui s’est orientée vers le reconditionnement de batteries, Lormauto qui se spécialise dans le rétrofit automobile, Gruau pour les utilitaires électriques, ou LM Mobilité pour la mobilité légère.

    EQUIP AUTO devient ainsi le metteur en lumière de cette industrie. Cette dernière cherche à se stabiliser dans cette période en mutation perpétuelle.

    Vue aérienne des stands du salon EQUIP AUTO 2025 à Paris
    Une vue panoramique des halls d’exposition d’EQUIP AUTO 2025 dédiés à l’électromobilité. (Crédit : EQUIP AUTO)

    Une vitrine du savoir-faire français

    Cette édition met aussi en lumière l’écosystème national. Entre les stands de Verkor, Forsee Power ou Stellantis, entre autres, la France est bien représentée. Elle montre qu’elle compte bien être un acteur industriel majeur de la transition électrique.

    Nos industriels français, à travers cet événement rayonnant, veulent prouver que la dynamique européenne en termes de mobilité décarbonée ne se limite plus à l’Allemagne.

    Un cap qui devient clair

    Le cinquantième anniversaire d’EQUIP AUTO confirme une tendance : la filière automobile s’organise désormais autour de l’électrique. Grands équipementiers, jeunes entreprises innovantes, tous convergent vers un objectif commun. Celui de rendre la mobilité plus propre, plus connectée et plus durable.

    EQUIP AUTO Paris, cinquante ans après sa création, est le témoin d’une industrie en complète refonte.

  • BYD vise l’Espagne pour sa troisième usine européenne

    BYD vise l’Espagne pour sa troisième usine européenne

    Le constructeur chinois BYD envisage d’implanter sa troisième usine européenne en Espagne, selon des sources proches du dossier citées par Reuters. Le territoire espagnol serait le grand favori face à d’autres candidats européens.

    Logo du constructeur automobile chinois BYD
    Le logo de BYD, symbole de l’expansion mondiale du constructeur chinois dans le secteur des véhicules électriques.

    Une implantation stratégique

    Selon les dires de Reuters, cette future usine viendrait compléter celles déjà prévues en Hongrie et en Turquie, et s’inscrirait dans la volonté du géant chinois d’implanter durablement sa production sur le continent européen. L’objectif derrière cette politique constructive en Europe est clair : comme au Brésil, BYD veut fabriquer localement les véhicules destinés aux Européens, afin de réduire les coûts annexes, éviter les barrières douanières et s’adapter aux exigences réglementaires européennes.

    Pourquoi l’Espagne ?

    Alors que BYD s’était penché sur d’autres pays comme l’Allemagne, une source proche du dossier ainsi que le directeur national de BYD pour l’Espagne et le Portugal, Alberto De Aza, ont récemment expliqué à Reuters les raisons pour lesquelles l’Espagne serait un endroit idéal pour l’expansion de BYD en Europe.

    • L’Espagne dispose d’une main-d’œuvre qualifiée et de qualité similaire, mais les coûts de production sont nettement inférieurs à ceux de la France ou de l’Allemagne.
    • Le pays est déjà doté d’un réseau logistique performant, avec des ports et des infrastructures permettant une distribution rapide à travers l’Europe et le monde.
    • La mise en place depuis 2020 d’une politique industrielle soutenue par un plan d’investissement de 5 milliards d’euros, selon Reuters, pour attirer les constructeurs de la mobilité électrique.
    • L’Espagne et la Chine ont créé de bonnes relations diplomatiques. L’année dernière, l’Espagne s’est abstenue lors d’un vote de l’Union européenne sur les tarifs douaniers sur les véhicules électriques de fabrication chinoise.
    • Et surtout, l’énergie espagnole est de plus en plus “propre”, grâce notamment au développement massif du solaire et de l’éolien.

    Tant de raisons pour lesquelles le géant chinois de l’automobile électrifiée pense sérieusement à poser quelques-unes de ses valises en Espagne.

    Voiture électrique BYD Han
    La BYD Han, exemple des véhicules électriques haut de gamme produits par BYD pour le marché international. (Crédit : BYD)

    Une stratégie d’expansion mondiale bien huilée

    Depuis maintenant plus de deux ans, BYD accélère son implantation mondiale. C’est le cas en Europe, où le constructeur affiche une ambition claire : produire sur place pour renforcer ses parts de marché.

    On parle aujourd’hui de l’Espagne, mais BYD construit déjà une usine en Hongrie, à Szeged, qui doit démarrer sa production dès 2026 et une autre usine verra le jour en Turquie l’an prochain.

    Le fait que BYD s’implante en Europe est régi par plusieurs objectifs : réduire les coûts d’importation, les délais de conception et de livraison, les risques liés aux transports, aux fluctuations des devises monétaires et aux barrières commerciales, surtout dans le contexte d’un durcissement des normes et d’une pression réglementaire plus forte en Europe. S’implanter en Europe permettra à BYD de s’adapter plus rapidement aux exigences et aux normes européennes.

    Reuters indique que BYD souhaiterait, d’ici à trois ans, que la majorité de ses véhicules vendus en Europe soient produits localement.

    Un besoin de progresser pour mieux régner

    Depuis sa création en 2003, la marque chinoise croît exponentiellement. BYD propose ses véhicules à la vente en Europe depuis 2020, et les chiffres parlent d’eux-mêmes : BYD connaît une croissance spectaculaire sur le Vieux Continent.

    • Ses ventes européennes ont bondi de 280 % sur les huit premiers mois de 2025.
    • En avril 2025, BYD a même dépassé Tesla sur les ventes de voitures 100 % électriques en Europe (7 231 contre 7 165 unités selon JATO Dynamics).
    • En 2024, la marque avait écoulé près de 57 000 véhicules sur le continent, pour environ 2,8 % de part de marché dans la catégorie électrique.
    • En août 2025, les immatriculations dans l’Union européenne ont presque triplé en un an, atteignant plus de 9 000 unités sur le seul mois.

    Des chiffres qui montrent à quel point BYD pourrait peser dans la transition européenne vers le tout-électrique d’ici à 2035.

    Usine de production BYD
    Une des usines de BYD, symbole de l’expansion industrielle et de la production locale en Europe.

    Un défi de plus pour les constructeurs européens

    L’arrivée de cette troisième usine renforcerait logiquement la présence de BYD face aux géants européens, déjà sous pression. Produire sur place pourrait aussi accentuer la concurrence sur les modèles de voitures de type SUV et familiaux. En effet, la marque chinoise propose des voitures de qualité à des prix défiant toute concurrence, là où les marques européennes peinent déjà à offrir des modèles abordables.

    En s’implantant en Espagne, BYD enverrait un signal fort aux constructeurs, aux politiques, mais aussi à tous les Européens : celui d’une implantation à long terme sur le marché européen. Reste à savoir si les autorités européennes verront d’un bon œil cette nouvelle, dans ce contexte commercial tendu.

  • Électromobilité : qu’en pensent les Français ?

    Électromobilité : qu’en pensent les Français ?

    Alors que l’essor des véhicules électrifiés s’intensifie, une question se pose : qu’en pensent vraiment les Français ? Entre curiosité, prudence, attentes, mais aussi réticences, décryptons ensemble ces avis à travers différentes études récentes et témoignages.

    Homme interviewé au Salon de l’automobile de Lyon sur les véhicules électriques
    Témoignage d’un visiteur du Salon de Lyon sur son expérience et ses perceptions de la voiture électrique. (Crédit : ECO MOTORS NEWS)

    241 054, c’est le nombre d’immatriculations de véhicules électriques en 2025. Ces chiffres, provenant de l’Avere-France, d’AAA Data et de la PFA, permettent à cette gamme de véhicules de représenter désormais 20,8 % de part de marché et de dépasser pour la première fois l’essence en immatriculations. Pourtant, l’adoption d’un véhicule électrique divise encore beaucoup. Selon un sondage de l’Ifop (Institut français d’opinion publique) pour La Centrale, 37 % des Français seraient ouverts à l’achat d’un véhicule électrique, à plus ou moins long terme, si le prix était équivalent à celui d’une voiture thermique.

    Des préjugés encore trop présents

    Une étude de l’Ifop pour le média Roole le démontre : les Français restent encore trop enclins à faire confiance aux idées reçues. En effet, sur un échantillon de plus de 1 000 personnes, dont 57 % se disent bien informées sur la voiture électrique, 86 % pensent que la durée de vie des batteries est trop limitée et 80 % estiment que les voitures électriques sont réservées à ceux qui ne font pas de longs trajets. Un chiffre étonnamment élevé, quand on sait que l’autonomie moyenne des véhicules neufs dépasse aujourd’hui 430 km, selon l’Avere-France.

    Pour ECO MOTORS NEWS, nous avons interrogé au Salon de l’automobile de Lyon différents automobilistes. Et à ce sujet, les avis divergent…

    Pour Franck (47 ans), une voiture hybride va remplacer sa VE :
    « Ce qui me gênait, moi, c’était l’autonomie de la voiture. Pour les grands trajets, j’étais un petit peu embêté. Donc, du coup, je pense passer sur un véhicule hybride d’occasion. J’ai réduit le budget parce qu’il n’y a plus la prime de l’État sur l’électricité. »

    À l’inverse, Léo (25 ans) relativise :
    « Franchement, je n’ai jamais été embêté, il y a des bornes un peu partout maintenant. »

    Graphique de l’évolution du parc automobile électrique et thermique en France depuis 2010
    Évolution du parc automobile français depuis 2010, avec une part croissante des véhicules électriques. (Crédit : Avere-France / AAA Data / PFA)

    Un parc de bornes de recharge pourtant performant

    Pour beaucoup de Français, le fait de recharger un véhicule électrique reste un casse-tête : files d’attente trop longues, temps de recharge interminables, manque de bornes accessibles… Tant d’inquiétudes qui refroidissent les acheteurs potentiels. Pourtant, dans les faits, la situation est bien moins dramatique qu’on ne le pense.

    En 2025, la France compte plus de 160 000 points de recharge publics, selon l’Avere-France et Gireve, soit une hausse de près de 40 % en un an. Le réseau s’est densifié sur l’ensemble du territoire, et 95 % des stations affichent désormais un taux de disponibilité supérieur à 90 %. Nous sommes donc loin de l’image d’un pays sous-équipé.

    Pourtant, la perception reste tenace : selon une enquête Ifop pour Roole, 34 % des Français jugent toujours le maillage « insuffisant » et un sur deux doute de la fiabilité des bornes publiques.

    Ces inquiétudes se retrouvent dans les propos recueillis au salon. Deux jeunes visiteurs, plutôt curieux, confient : « Je suis un peu sceptique à passer à l’électrique ; c’est bien sur les petits trajets, mais s’il faut penser aux bornes de recharge, j’ai l’impression que ça reste parfois problématique pour les automobilistes. »

    Pourtant, selon le dernier baromètre Deloitte 2025, 63 % des conducteurs de véhicules électriques rechargent principalement à domicile. Autrement dit, la dépendance au réseau public est bien moindre que ce qu’on imagine, ce qui rend certains freins davantage psychologiques que pratiques.

    Le prix : un frein commun

    S’il y a un point sur lequel tous les sondages convergent, c’est bien le coût d’achat. D’après l’étude Ifop / Roole, 47 % des Français citent le prix comme la principale barrière à l’achat d’un véhicule électrique. Et malgré les bonus écologiques, la fin de certaines primes d’État en 2025 a accentué le sentiment de difficulté économique.

    Matthieu (24 ans) en témoigne :
    « J’aimerais bien passer au 100 % électrique, mais c’est trop cher. Je pense que la solution la plus raisonnable, ce serait d’en prendre une en LOA (location avec option d’achat). »

    Il n’est pas un cas isolé. Une autre étude de Deloitte affirme que la majorité juge encore l’investissement initial “trop élevé”. En revanche, les conducteurs de VE déjà convertis relativisent : 88 % déclarent avoir réduit leurs dépenses globales grâce à un coût énergétique plus faible et un entretien quasi nul.

    L’hybride : le compromis rassurant

    Face à ces différents freins, l’hybride s’impose souvent comme une porte d’entrée vers l’électrique. Le Baromètre des mobilités 2025 (Arval / Ipsos) montre que 42 % des Français privilégient désormais l’hybride pour un achat neuf. Ce constat se retrouve sur le terrain :
    « L’hybride, je suis relativement satisfait. Tout électrique, je ne saurais dire, je n’ai pas testé », confie Mehdi (26 ans), un jeune entrepreneur venu démarcher des marques au salon.

    Mais la logique n’est pas uniforme. Jacques (65 ans) et Ludovic (39 ans) en sont les exemples :
    « Actuellement, j’ai une hybride, mais je suis ici, car je viens de commander une voiture 100 % électrique, la nouvelle BMW iX3. Ce qui m’intéresse, c’est la technologie, la nouveauté ; je suis un peu curieux. »

    « Je commence à basculer sur le 100 % électrique, parce que les marques ont évolué. J’ai apprécié l’hybride, mais aujourd’hui, fiscalement, c’est quand même plus intéressant de passer sur une voiture de société 100 % électrique. »

    Le plaisir de conduire entaché ?

    Évidemment, on ne peut pas parler de voitures sans parler du plaisir de conduite. Et sur ce sujet encore, les écarts entre perception et réalité sont notables. Si les études confirment que près d’un Français sur deux estime que « la voiture électrique enlève du plaisir de conduite », paradoxalement, 82 % des utilisateurs de VE affirment le contraire : ils trouvent leur véhicule plus agréable et plus performant.

    Les chiffres le prouvent : l’électromobilité progresse, mais le changement — comme l’adaptation des mentalités — prend du temps. Le réseau de bornes s’étoffe, les autonomies augmentent, les coûts d’usage baissent… et pourtant les craintes persistent souvent plus par habitude que par expérience.

  • L’électromobilité en Australie : septembre 2025 confirme l’accélération  

    L’électromobilité en Australie : septembre 2025 confirme l’accélération  

    L’Australie, le nouvel acteur de la transition automobile…  

    Longtemps perçue comme un pays dans lequel le marché de l’électromobilité est en retard par rapport à l’Europe, la Chine ou les États-Unis, l’Australie connaît depuis deux ans une véritable accélération dans l’adoption de la mobilité électrique. D’après le rapport mensuel VFACTS publié par la FCAI (Federal Chamber of Automotive Industries) et l’Electric Vehicle Council, ce mois de septembre en est l’illustration parfaite : plus de 30 % des ventes de véhicules neufs sont désormais électrifiées (hybrides, hybrides rechargeables ou 100 %  électriques). 

    Ce chiffre, encore impensable il y a quelques années, rapproche le pays des standards de marchés pionniers comme la Norvège ou le Royaume-Uni, même si l’infrastructure de recharge reste en retrait hors des grandes villes. 

    Le changement n’est pas seulement technologique. Il est aussi culturel. Dans un pays où le ute (utilitaire) et le 4X4 sont rois, il est vrai que voir des Tesla Model Y, des BYD Sealion 7 ou encore des Chery Tiggo 4 s’inviter dans le classement des véhicules les plus vendus traduit une véritable bascule des usages. 

    Des chiffres records  

    En septembre 2025, 106 891 véhicules neufs ont été immatriculés, soit une progression de 7 % par rapport à 2024. Depuis janvier, le marché cumule 938 959  ventes, ce qui place 2025 en bonne voie pour dépasser le précédent record historique (1 220 607 unités). 

    Dans un contexte national d’inflation encore perceptible, cette dynamique s’explique par la refonte des flottes d’entreprises (+11,5 %), la solidité du canal des particuliers et une relance des locations (+8,5 %). À l’inverse, les achats gouvernementaux chutent de 13 %. 

    Sur le plan géographique, Victoria et l’Australie-Occidentale s’imposent comme moteurs de cette croissance. 

    Les constructeurs : domination japonaise, percée chinoise  

    Le marché automobile est toujours dominé par Toyota, Ford, Kia, Mazda et Hyundai, mais la vraie révolution vient de Chine. En septembre, c’est pas moins de quatre marques chinoises qui se sont hissées dans le top 12 des vendeurs de véhicules : BYD, GWM, MG et Chery. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs croissances sont vertigineuses : +178 % pour BYD, +172 % pour Chery, +30,1% pour GWM et enfin +4,4% pour MG. 

    Cette croissance se traduit par l’apparition de trois modèles chinois dans le top 10  des véhicules les plus vendus en Australie, à savoir la Chery Tiggo 4 (6ᵉ), la BYD  Sealion 7 (8ᵉ) ainsi que la GWM Haval Jolion (10ᵉ). Elles font donc concurrence aux icônes locales (Toyota HiLux, Ford Ranger, Isuzu D-Max). La Tesla Model Y, troisième véhicule le plus vendu et SUV numéro un du marché, illustre bien ce basculement vers de nouvelles préférences.

    Cette évolution ne se traduit pas uniquement par des chiffres de ventes, elle est aussi visible dans les flux d’importation. Même si le Japon conserve la première place comme pays d’origine des véhicules avec 26 590 unités importées en septembre 2025, la Chine avec 25 587 unités est désormais au coude-à-coude. La Thaïlande reste compétitive avec tout de même 20 996 véhicules importés en septembre 2025. La Chine se plaçait 3ᵉ au classement des pays importateurs de véhicules à la mi-année avec 102 938 livraisons, loin derrière le Japon et ses 187  078 livraisons. Cette tendance évolutive indique que Pékin a de très fortes chances de devenir, dès la fin de l’année, le premier fournisseur d’automobiles en Australie. 

    Électrification : une mutation accélérée 

    Les chiffres d’électrification du parc automobile australien sont éloquents : 

    • 12 076 véhicules électriques à batterie (BEV) vendus en septembre, en hausse de 88 % par rapport à septembre 2024. 

    • 4 491 hybrides rechargeables (PHEV), en progression de 81 % par rapport à septembre 2024. 

    • 14 811 hybrides (HEV), un chiffre qui confirme le rôle de ce type de véhicule dans cette transition. 

    Au total, les véhicules électrifiés pèsent 30,5 % du marché, tandis que l’essence pure tombe sous les 40 %. Une progression rapide puisqu’en 2021, la part des BEV ne dépassait pas 2 %. 

    Cette croissance s’explique par la multiplication de l’offre, la baisse des prix moyens et la visibilité donnée aux modèles électriques. Mais elle s’appuie aussi sur la stratégie agressive de constructeurs chinois, qui comblent un vide laissé par des marques européennes hésitantes, trop onéreuses ou trop haut de gamme. 

    Un marché vigoureux, mais sous pression 

    Tout laisse à penser que 2025 sera l’année record pour l’industrie automobile australienne. Pourtant, sous la surface, la situation est plus fragile. Tous les constructeurs de volume recourent aujourd’hui à des remises massives pour écouler leurs stocks, ce qui diminue fortement les marges. Le volume croît certes, mais la rentabilité reste menacée. 

    Ce phénomène n’est pas propre à l’Australie : en Europe et aux États-Unis, la guerre des prix sur l’électrique – initiée par Tesla puis suivie par BYD – a contraint la majorité des marques à réduire leurs marges pour rester compétitives. 

    Un mois de septembre bascule 

    Septembre 2025 marque un tournant stratégique pour l’automobile australienne.  Les SUV et utes continuent de dominer, mais l’électrification s’impose désormais comme un acteur à part entière et surtout comme le moteur de croissance de l’industrie. L’arrivée en force des marques chinoises accélère cette mutation et redistribue les cartes d’un marché historiquement dominé par le Japon et la Corée. 

    Ces chiffres et ces faits le confirment, l’Australie n’est désormais plus un marché en marge de la transition mondiale : elle devient un pays où coexistent tradition et modernité.

  • XPeng : un troisième trimestre plein de promesses  

    XPeng : un troisième trimestre plein de promesses  

    Le constructeur chinois dévoile des chiffres de ventes impressionnants.

    XPeng vient de publier son rapport de vente de véhicules pour le mois de  septembre, marquant la fin du troisième trimestre 2025. Ces chiffres viennent  confirmer une tendance déjà amorcée depuis un an : la marque est en pleine  ascension et s’impose progressivement comme l’un des acteurs majeurs de  l’électromobilité mondiale. D’après les chiffres officiels communiqués par  l’entreprise, les performances de XPeng dépassent nettement celles observées en  2024.

    En septembre 2025, le constructeur a livré pas moins de 41 581 véhicules, soit une  progression drastique de près de 95 % par rapport aux 21 052 unités livrées en  septembre 2024. Sur l’ensemble du troisième trimestre 2025, les volumes de  véhicules livrés atteignent 116 007 unités, en hausse de 149 % comparé aux 46  176 véhicules vendus au troisième trimestre de l’an passé. Avec ces chiffres  obtenus, cumulés aux bons résultats à la mi-année, XPeng affiche plus de 313 000  livraisons sur les neuf premiers mois de 2025, soit plus du triple des 98 000 unités  livrées de janvier à septembre 2024.

    Crédit Xpeng

    Une expansion géographique diversifiée  

    Si la Chine reste le premier marché de XPeng, la dynamique évolue aussi à  l’international. De janvier à août 2025, l’entreprise a livré 24 702 véhicules hors de  Chine, soit une croissance de plus de 137 % par rapport à la même période de  2024. Les chiffres s’expliquent en partie par le développement des points de vente  à l’international : 275 points de vente dans 46 pays différents, contre environ 150  en 2024. 

    Au niveau géographique, l’Europe reste le premier acheteur de XPeng, suivie du  Moyen-Orient et de l’Asie. L’Amérique latine reste marginale mais des premières  données d’exportations commencent à apparaître. Une expansion stratégique,  alors que la marque restait encore ultra dépendante du marché chinois. Ce schéma rappelle le parcours de BYD, qui est parvenu à s’implanter en Europe  et dans le reste du monde, mais avec des volumes plus modestes. 

    Des modèles qui tirent la croissance  

    Autre facteur qui justifie cette progression : le catalogue fourni de la marque. Le  Mona M03, berline voulue accessible, a permis d’élargir la base de clients et de  générer rapidement du volume. Son modèle emblématique, le P7, a quant à lui  

    franchi le cap de la vente de la 10 000ᵉ unité de sa nouvelle version. Enfin, la  marque vise le haut de panier avec la technologie de pointe fournie par son G7  Ultra.

    Crédit Xpeng

    La technologie au cœur de la stratégie  

    Au-delà des volumes, XPeng entend se distinguer par l’innovation. Le constructeur  a récemment présenté sa puce propriétaire “Turing AI”, conçue pour améliorer les  performances de conduite autonome. Une avancée stratégique qui lui permet de  réduire sa dépendance aux fournisseurs externes. Dans le même temps, XPeng a  conclu un partenariat avec Volkswagen pour développer un réseau de recharge  ultra-rapide de plus de 20 000 bornes en Chine. Ces initiatives montrent que la  marque ne cherche pas seulement à vendre plus de voitures, mais qu’elle investit  dans les infrastructures et l’intelligence embarquée pour s’imposer comme un  acteur clé de la mobilité de demain. 

    Un constructeur en pleine affirmation  

    Les chiffres de septembre 2025 confirment que XPeng a franchi une étape  décisive. Sa stratégie d’expansion internationale, son élargissement de gamme et  sa montée en cadence industrielle lui permettent d’afficher des performances  supérieures à celles de la plupart de ses concurrents chinois, à l’exception du  désormais géant BYD. 

    L’entreprise confirme ainsi la nouvelle vague de constructeurs chinois : capables  d’innover, de pénétrer des marchés internationaux divers mais aussi de combiner  volumes et technologie, le tout à des prix abordables. Après avoir longtemps été  perçue comme un challenger, XPeng devient désormais un acteur incontournable  de la transition automobile mondiale.

  • Toyota présente 3 nouveaux modèles et mise sur la diversité  

    Toyota présente 3 nouveaux modèles et mise sur la diversité  

    Toyota a présenté trois nouveaux modèles électrifiés : le BZ4X, le CH-R+ et  l’AYGO Cross Hybride. Trois véhicules aux positionnements différents, mais  qui traduisent une stratégie claire : rester fidèle aux valeurs de la marque —  fiabilité, qualité et adaptabilité — tout en accélérant sa contribution à la  transition énergétique.  

    BZ4X : le SUV zéro émission qui ouvre la voie  

    Le BZ4X est le premier vrai SUV 100 % électrique de Toyota. Disponible en  plusieurs motorisations et deux tailles de batterie, il revendique jusqu’à 569 km  d’autonomie. Sa recharge peut atteindre 22 kW en courant alternatif, et le  préconditionnement de la batterie assure une efficacité optimale, notamment en  hiver. 

    Toyota cherche ici à prouver que son retard sur le segment électrique peut être  comblé. Mais dans un marché déjà occupé par Tesla, Hyundai ou BYD, le défi sera  d’offrir une alternative compétitive en termes de prix et de services. 

    Crédit Toyota

    CH-R+ : le porte-drapeau électrique  

    Avec son style audacieux et ses 343 chevaux, le CH-R+ se distingue par des  performances inhabituelles pour un SUV de ce gabarit : 0 à 100 km/h en 5,2  secondes et une autonomie annoncée jusqu’à 600 km. Toyota en fait le « porte drapeau » de sa gamme électrifiée. 

    Reste à savoir si cet équilibre entre sportivité et polyvalence séduira un marché où  l’hybride simple commence à montrer ses limites face aux exigences de zéro  émission dans les zones urbaines. 

    AYGO Cross Hybride : l’entrée de gamme pragmatique  

    Avec l’AYGO Cross Hybride, Toyota joue la carte de l’accessibilité. Compacte et  pensée pour la ville, elle se veut le SUV urbain qui « coche toutes les cases ».  Accessible et agile, elle reste cependant hybride, là où certaines métropoles  européennes poussent déjà vers le 100 % électrique. 

    C’est une réponse aux attentes des citadins, mais peut-être une solution de court  terme face à la réglementation à venir. 

    Crédit Toyota

    Plus qu’une gamme : une stratégie  

    Au-delà des modèles, le message du constructeur est clair : l’électrification n’est  pas unique, elle doit être multiple. En combinant SUV électrique, hybride  performant et citadine urbaine, Toyota parie sur une stratégie multi-technologies. Une force de diversification qui peut cependant être perçu comme une stratégie  hésitante face aux concurrents qui misent tout sur le 100 % électrique. 

    « Ma Toyota est fantastique » : entre émotion et transition 

    Ces lancements seront accompagnés d’une nouvelle campagne publicitaire, avec  le slogan « Ma Toyota est fantastique ». Derrière l’émotion et l’attachement à la  marque, c’est un enjeu stratégique : convaincre que Toyota reste une valeur sûre  de l’automobile, tout en s’adaptant aux besoins d’un marché en pleine mutation.

  • Leasing social 2025 : quelles voitures éligibles ? 

    Leasing social 2025 : quelles voitures éligibles ? 

    Alors que le leasing social 2025 vient de faire son retour en France, les  constructeurs ont dû se plier aux exigences gouvernementales, à savoir  proposer des loyers inférieurs à 200 €/mois hors options, et au moins une  offre à moins de 140 €/mois. Citadines, SUV ou familiales, quels sont les  modèles éligibles ? 

    France 
    Évidemment, initiative française oblige, les constructeurs de l’Hexagone proposent  une multitude de voitures. Chez Renault, l’objectif est clair et le directeur général  Renault France Guillaume Sicard l’a confirmé sur ses réseaux sociaux : faciliter  l’accès à la mobilité électrique pour tous les Français, sans renoncer à la qualité, à  l’innovation, ni à la production locale. La Renault 5 E-Tech electric est disponible  dès 120 €/mois, la Renault 4 E-Tech electric dès 155 €/mois et la Mégane E-Tech  electric dès 195 €/mois. 

    Du côté de Peugeot, l’offre est large : e-208 Allure à 120 €/mois, e-2008 Style à  150 €/mois, e-308 Style à 200 €/mois et le e-Rifter Allure dès 155 €/mois. Citroën complète ce panel avec la ë-C3 You dès 95 €/mois, la ë-C3 Aircross You à  119 €/mois, la ë-C4 You à 179 €/mois et le ë-Berlingo Plus à 149 €/mois. 

    Crédit Peugeot

    Allemagne 
    Nos voisins d’Outre-Rhin proposent aussi plusieurs véhicules. Chez Opel, trois  modèles sont proposés : la Corsa à 119 €/mois, le SUV Mokka Edition à 149 €/ mois et le Frontera Edition à 119 €/mois. 
    Volkswagen met en avant la compacte ID.3 Life Max à 139 €/mois et le SUV ID.4  Life Max à 169 €/mois. 
    Skoda, filiale du groupe, aligne son SUV Elroq : City à 149 €/mois et Element à 189  €/mois. 
    Enfin, chez Cupra, la compacte Born One est affichée à 189 €/mois. 

    Crédit : Volkswagen

    Italie 
    Trois constructeurs représentent nos voisins transalpins. Fiat mise sur  l’accessibilité : Grande Panda Red à 95 €/mois, 500e Red à 129 €/mois et 600e  Pop à 145 €/mois. 
    Lancia revient avec la Ypsilon LX à 179 €/mois. 
    Alfa Romeo intègre le dispositif avec le Junior Speciale à 199 €/mois. 

    Crédit Lancia

    États-Unis 
    Pour cette initiative, Jeep représente les États-Unis et propose l’Avenger Altitude,  un SUV électrique affiché à 179 €/mois. 

    Crédit Jeep

    Corée du Sud 
    Côté Asie, Hyundai mise sur le tout nouveau Inster, disponible à 99 €/mois.
    Avec plus d’une trentaine de modèles proposés dans le cadre du leasing social  2025, et des loyers compris entre 95 et 200 €/mois, chaque ménage éligible  devrait trouver un véhicule adapté à ses besoins.

    Crédit Hyundai
  • Amazon s’allie à l’Europe pour accélérer la transition énergétique des transports  

    Amazon s’allie à l’Europe pour accélérer la transition énergétique des transports  

    Le géant de l’e-commerce rejoint l’initiative européenne E-Mobility E Logistics Hub, une coalition d’industriels, d’énergéticiens et de décideurs publics pour l’électrification des véhicules lourds sur le Vieux Continent.  Objectif affiché : accélérer fortement l’électrification de la logistique urbaine et interurbaine, en associant acteurs publics et privés.  

    Une dynamique collective  

    Jusqu’ici, chaque acteur agissait généralement séparément, rendant le déploiement lent et coûteux. Désormais, avec ce hub, l’objectif est clair : accélérer la mise en service de poids lourds zéro émission et des bornes adaptées à leur recharge. L’idée est de rassembler constructeurs, transporteurs et opérateurs logistiques autour d’une même table. Amazon rejoint ce cercle pour mettre son poids économique au service d’une électrification à grande échelle. 

    L’importance de l’électrification du transport logistique  

    Quand on parle de mobilité électrique, on pense principalement aux voitures, et c’est vrai que sur ce terrain, l’électrique gagne du terrain sur les voitures particulières. Mais la logistique, quant à elle, reste en retard : elle est difficile à décarboner. Et c’est préoccupant quand on sait que les camions représentent encore près d’un quart des émissions du transport routier européen. Sans électrification massive, les objectifs climatiques de l’UE ne seront pas atteints. En rejoignant ce hub, Amazon envoie un signal fort : ses livraisons, souvent pointées du doigt pour leur empreinte carbone, devront devenir plus propres. 

    Des bases déjà solides  

    Sur le terrain de la transition écologique des transports, Amazon n’est pas novice.  Le leader mondial de l’e-commerce exploite déjà plusieurs milliers de camionnettes électriques pour ses livraisons urbaines en Europe. Son engagement auprès de l’E-Mobility E-Logistics Hub prouve qu’il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin en franchissant un cap : celui de l’électrification des poids lourds. 

    Quels espoirs pour ce projet ?  

    Le succès de ce projet dépendra de la vitesse de déploiement des bornes ultra-rapides capables d’accueillir camions et utilitaires. Sans cela, l’électrification resterait limitée. Mais l’entrée en jeu d’un acteur comme Amazon montre que le secteur est prêt à changer d’échelle.

  • Stellantis présente « IBIS » et avance sur la batterie du futur.  

    Stellantis présente « IBIS » et avance sur la batterie du futur.  

    Alors que le sujet de la batterie des voitures électriques reste central, Stellantis a  dévoilé en septembre son nouveau prototype de batterie, une technologie  baptisée IBIS (Intelligent Battery Integrated System). L’objectif, simplifier, alléger et  évidemment, rendre plus performantes les voitures de demain. 

    Crédit Stellantis

    Une batterie simplifiée qui gagne en efficacité  

    Conçue en partenariat avec Saft, filiale de TotalEnergies, cette innovation est  actuellement testée sur un prototype de Peugeot e-3008. Contrairement aux  batteries dites « classique », où l’inverseur et le chargeur sont des composants  indépendants de la batterie, le prototype IBIS les intègre directement au pack  batterie. Ce couplage permet d’obtenir un gain de 10 % en efficacité énergétique,  de réduire le poids du véhicule de 40 kg, mais aussi de libérer 17 litres d’espace  supplémentaire. Selon les premiers résultats, le groupe Stellantis annonce que les  temps de recharge pourraient aussi être réduits d’environ 15 %, soit une heure de  moins sur une recharge standard en courant alternatif. 

    Des défis à résoudre  

    Si ce projet est sur le papier convaincant, il reste des interrogations à éclaircir.  Avec tant de composants réunis au sein du même bloc, la question de la gestion  de la chaleur générée se soulève. Autre défi, passer du prototype à la production  industrielle, une étape coûteuse et complexe, même si le groupe peut s’appuyer  sur des partenaires européens de production de batteries pour les accompagner  dans cette probable montée en puissance.  

    Crédit Stellantis

    Un futur encore à écrire  

    Si Stellantis prévoit de tester ces batteries dans une flotte de démonstration dès  2026, il faudra attendre la fin de la décennie pour les voir se développer en série. 

    Avec IBIS, Stellantis espère se hisser au niveau des géants asiatiques BYD et  CATL, qui dominent encore largement le secteur.

  • Leasing social : tout ce qui est à savoir sur ce qui change le 30 septembre 2025.

    Leasing social : tout ce qui est à savoir sur ce qui change le 30 septembre 2025.

    Plus d’un an après le succès du leasing social 2024, ce dispositif d’aide fait  son retour en ce 30 septembre. Objectif affiché par l’État : élargir l’accès à la  voiture électrique aux ménages les plus modestes, mais avec un cadre plus  strict et un financement repensé.  

    Un projet non financé par l’État.  

    Jusqu’ici, c’était l’État qui mettait la main à la poche. À partir du 30 septembre  2025, le dispositif passe sous pavillon CEE (Certificats d’Économie d’Énergie).  Pour faire simple, désormais ce sont les fournisseurs d’énergie qui le financeront,  pour une enveloppe totale de 370 M € sur 2025-2030, avec un soutien maximum  par véhicule estimé à 7 000 € (contre 13 000 € auparavant). 

    Des conditions d’éligibilité plus strictes.  

    Côté conditions, ça reste serré : il faut un revenu fiscal de référence par part  inférieur à 16 300 €, être majeur, habiter en France, et prouver que sa voiture est  utilisée pour un trajet travail/domicile d’au moins 15 km ou au moins 8 000/an pour  raisons professionnelles.  

    Autre règle, impossible de cumuler cette aide avec le bonus écologique ou la  prime à la conversion. Pour compenser et rester fidèle à sa promesse  d’accessibilité, le dispositif assure que les loyers de location resteront encadrés :  maximum 200 €/mois, et chaque fournisseur devra proposer au moins une offre à  140 €/mois ou moins.  

    Les véhicules éligibles.  

    Cette année, les véhicules éligibles devront correspondre à certains critères : 100  % électriques, un prix inférieur à 47 000 € et un poids de moins de 2,4 t. Les  possibilités sont donc réduites et certains modèles comme la Citroën C3  électrique, la Renault 5 E-Tech et le Fiat e500 sont attendus. 

    Crédit: Pexels

    Un succès presque évident.  

    Suite au succès de son ancêtre de 2024, le leasing social 2025 risque bien de  connaître un succès dantesque puisque Stellantis affirme avoir reçu déjà plus de  120 000 sollicitations, Renault, des dizaines de milliers. L’État met à disposition,  dans le cadre de ce leasing social, 50 000 véhicules ; ce quota devrait  probablement être atteint rapidement.  

    Avec ce nouveau cadre, le leasing social veut rester une porte d’entrée vers  l’électrique pour les ménages modestes, mais en réduisant la facture publique. Un  dispositif plus cadré, moins généreux, et surtout pensé pour durer.