Catégorie : News

  • Xiaomi YU7 : Un SUV électrique plus ambitieux que Tesla ?

    Xiaomi YU7 : Un SUV électrique plus ambitieux que Tesla ?

    Quelques mois seulement après avoir établi un record du tour sur le circuit du Nürburgring avec la SU7 Ultra (dans sa catégorie), Xiaomi frappe à nouveau dans l’industrie de la voiture électrique. Ce 2 juillet 2025, la marque chinoise lance la commercialisation du Xiaomi YU7 : un SUV électrique sportif aux allures de supercar italienne, conçu pour détrôner les différentes Tesla et BYD déjà bien établies sur le marché.

    Photo du Xiaomi YU7, SUV électrique sportif de Xiaomi en 2025
    Crédit : XIAOMI

    Le Xiaomi YU7 est un SUV électrique aux performances de supercar… décliné en trois versions : Standard, Pro et Max. Le sommet de gamme, Max, est doté de deux moteurs totalisant 690 ch, abat le 0 à 100 km/h en 3,23 secondes et atteint 253 km/h en vitesse de pointe. Des performances qui, comparées à la concurrence, sont sidérantes.

    Côté recharge, ce SUV Xiaomi passe de 10 à 80 % en seulement 12 minutes. Concernant l’autonomie maximale, la marque annonce 760 km CLTC (pour rappel, l’autonomie selon la norme CLTC est souvent optimiste : l’autonomie réelle est généralement inférieure).

    Technique et châssis

    Le YU7 combine : suspensions à double triangulation à l’avant, multi-bras à l’arrière, ainsi qu’un système d’amortissement adaptatif continu (les amortisseurs s’adaptent en temps réel à leur environnement). Sur le papier, tous ces éléments de haute technologie assurent à la fois confort et tenue de route sportive.

    Les freins, fournis par Brembo (à quatre pistons), permettent un freinage de 100 à 0 km/h en seulement 33,9 mètres, ce qui positionne ce YU7 Max parmi les SUV électriques les plus dynamiques du marché.

    Une esthétique venue d’ailleurs…

    Côté design, le YU7 adopte des ailes avant et arrière bombées, soulignant son assise musclée. Les passages de roues sont peints en noir, accentuant sa silhouette haute sur pattes et renforçant l’image d’un SUV premium. Les lignes très fluides de la carrosserie évoquent l’élégance des coupés italiens, à l’image de l’Alfa Romeo Stelvio.

    Intérieur technologique du SUV Xiaomi YU7 version Max
    Crédit : XIAOMI

    Mais ce qui a le plus marqué la rédaction, ce sont les nombreuses similarités avec le Ferrari Purosangue, sorti en 2023. La face avant présente un regard très similaire, une signature lumineuse quasi identique, ainsi que des galbes et flancs frôlant la copie. Cette ressemblance n’a rien d’un hasard : elle témoigne de l’influence persistante des grandes sportives européennes, qui s’impriment désormais dans l’identité visuelle que veut adopter Xiaomi.

    Ambitions commerciales ?

    Xiaomi vise à reproduire le succès de sa berline SU7, écoulée à plus de 258 000 exemplaires depuis mars 2024. Le constructeur chinois a annoncé une capacité annuelle de production de 300 000 unités dans son usine de Pékin. Cette montée en puissance industrielle de Xiaomi vise d’une part à répondre à une demande croissante et d’autre part à s’attaquer frontalement aux segments milieu de gamme et premium, où évoluent les Tesla Model Y ou les différents SUV de chez BYD.

    Le positionnement tarifaire du YU7 Max est également avantageux… Proposé à partir de 39 300 €, même dans sa version la plus aboutie, le SUV de Xiaomi reste moins onéreux que l’entrée de gamme de sa rivale directe, la Tesla Model Y, affichée à 44 990 € hors options. Xiaomi cible une clientèle à la recherche d’un SUV familial sportif et technologique, sans pour autant renoncer à un prix compétitif.

    Record de commandes et délai d’attente exceptionnel

    Le Xiaomi YU7 a confirmé son offensive commerciale dès l’ouverture des réservations : 200 000 précommandes en trois minutes, 289 000 en une heure, puis 240 000 commandes confirmées en seulement 18 heures, bien avant d’atteindre la capacité de production annuelle…

    Vue arrière du Xiaomi YU7 avec ses lignes inspirées des supercars
    Crédit : XIAOMI

    Cette ruée vers ce SUV familial a provoqué des délais de livraison inédits dans l’industrie automobile : entre 56 et 59 semaines pour le modèle Standard et 37 à 40 semaines pour le Max. Ces délais exorbitants ont provoqué une vague de plaintes de la part de clients n’ayant pas été avertis du délai avant versement de l’acompte non remboursable ! (Selon Reuters.)

    Le résultat du lancement du YU7 est clair : des records de commandes et des problèmes pour livrer tous ses acheteurs… Une jolie contrainte lorsqu’il s’agit d’une marque qui, jusqu’à 2021, ne vendait que téléphones et téléviseurs…

  • Bonus écologique : ce qui change à partir du 1ᵉʳ juillet 2025

    Bonus écologique : ce qui change à partir du 1ᵉʳ juillet 2025

    Revalorisation des montants, nouveau système de financement et maintien des critères d’éligibilité : le bonus écologique évolue à compter du 1ᵉʳ juillet 2025. Sans remettre en cause son existence, le gouvernement modifie son architecture pour le rendre plus pérenne, sans puiser davantage dans le budget de l’État. Voici l’essentiel à retenir.

    Bonus écologique 2025 : nouveau financement et montants revalorisés
    Crédit : Taneli Lahtinen

    Un nouveau financeur : les fournisseurs d’énergie à la manœuvre

    Depuis le 1ᵉʳ juillet, le bonus écologique n’est plus financé par l’État, mais via les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), un dispositif imposant aux fournisseurs d’énergie de contribuer au financement de la transition écologique.

    Selon le ministère de la Transition écologique, ce changement vise à garantir la pérennité du dispositif tout en appliquant le principe du « pollueur-payeur ». L’objectif est aussi de soulager les finances publiques tout en conservant un soutien fort à l’électrification du parc automobile.

    Montants revalorisés pour tous les ménages

    Le bonus est désormais plus généreux pour l’ensemble des foyers, quel que soit leur niveau de revenu fiscal. Une hausse significative concerne même les ménages les plus aisés, qui retrouvent un niveau d’aide comparable à celui de 2023.

    Revenu fiscal de référence par partAvantDepuis le 1ᵉʳ juillet 2025
    Foyers modestes (déciles 1 à 5)4 000 €4 200 €
    Classes moyennes (déciles 6 à 8)3 000 €4 200 €
    Foyers aisés (déciles 9 à 10)2 000 €3 100 €

    La hausse vise à élargir l’accès à l’électrique sans rupture brutale avec les anciens barèmes.

    Critères d’éligibilité inchangés

    Les conditions pour bénéficier du bonus restent identiques. Le véhicule doit être 100 % électrique, affiché à moins de 47 000 € TTC, peser moins de 2,4 tonnes, et obtenir un score environnemental suffisant.

    Ce score pénalise toujours les modèles produits hors d’Europe, notamment les voitures électriques chinoises. Aucun assouplissement n’est prévu pour ces critères.

    Une période transitoire jusqu’au 30 septembre

    Les véhicules commandés avant le 1ᵉʳ juillet 2025 restent éligibles à l’ancien dispositif si la facturation ou le premier loyer intervient avant le 30 septembre.

    Cette mesure vise à éviter un effet couperet pour les acheteurs et à ne pas pénaliser les délais de livraison. Cette période tampon était réclamée par les concessionnaires.

    Le leasing social de retour à la rentrée

    Suspendu début 2025, le leasing social reviendra en septembre. Il permettra à certains ménages modestes de louer un véhicule électrique pour moins de 100 € par mois, sur une durée de trois ans.

    Ce dispositif, relancé en parallèle du nouveau bonus, doit favoriser l’accès à l’électrique pour les foyers à revenus limités.

    Ce qu’il faut retenir

    • Le bonus écologique est désormais financé par les fournisseurs d’énergie via les CEE.
    • Les montants augmentent pour tous les ménages, y compris les plus aisés.
    • Les critères d’éligibilité ne changent pas.
    • Une période transitoire permet de sécuriser les anciennes commandes jusqu’au 30 septembre.
    • Le leasing social fait son retour en septembre pour les foyers modestes, jusqu’en 2030 au moins.
  • Batteries solides : Huawei promet 3 000 km d’autonomie

    Batteries solides : Huawei promet 3 000 km d’autonomie

    L’autonomie est régulièrement citée parmi les arguments des conducteurs réfractaires au passage à l’électrique. Huawei, avec des batteries solides capables de couvrir la même distance que trois pleins de diesel après seulement cinq minutes de recharge, compte bien faire changer les choses.

    Après Xiaomi et ses performances sur le “Nurb”, c’est un autre géant chinois de la téléphonie (et de la tech en général) qui fait grand bruit dans le monde de l’automobile. Huawei vient en effet de déposer un brevet pour une batterie promettant jusqu’à 3 000 kilomètres d’autonomie et une recharge complète en seulement cinq minutes. 

    Cette batterie solide utilise un électrolyte à base de sulfure, auquel on a ajouté de l’azote, permettant, selon la marque, d’atteindre une densité énergétique entre 400 et 500 Wh/kg. C’est deux fois plus que la plupart des batteries lithium-ion, la référence actuelle sur le marché. Qui dit densité énergétique élevée, dit temps de recharge plus court pour des distances plus longues. Beaucoup plus longues. 

    Mais Huawei ne se contente pas de jouer les Heisenberg de la batterie solide. Aux innovations chimiques du brevet s’ajoutent également des innovations structurelles, notamment la fameuse architecture “cell-to-body”. Quand, sur la plupart des véhicules présents sur le marché européen, les batteries sont fixées au châssis, le procédé “cell-to-body” intègre directement les cellules dans le châssis. Si l’on perd en durabilité à cause de réparations plus difficiles, on gagne sur de nombreux points : le poids, la rigidité, l’efficacité.  

    Les batteries solides, un coup de com’ ? Une grande annonce à pondérer 

    Comme dit plus haut, Huawei promet non seulement 3000 kilomètres d’autonomie, mais aussi une recharge complète en cinq minutes. Seulement, il ne suffit pas de brancher sa super batterie solide à la même prise murale que le lave-vaisselle pour y parvenir. Non, pour ça, on devra compter sur des bornes de recharge capables de délivrer, non pas des kilowatts comme c’est le cas actuellement, mais des mégawatts. Pour le moment, ces bornes sont, en plus d’être rarissimes, réservées aux poids lourds. Il faudrait donc revoir tout le réseau actuel, alors qu’il est toujours en construction. 

    Quand bien même, il serait possible, en un claquement de doigts, de transformer toutes les bornes de recharge du monde en super-super-superchargeurs de 2 MW (ce qui serait très mauvais pour la durée de vie des batteries, mais c’est un autre débat), encore faudrait-il pouvoir fabriquer ces batteries solides sous stéroïdes à très grande échelle. Là encore, ça coince. En effet, selon Car News China qui a mis la lumière sur le brevet de Huawei et se base sur les données actuelles concernant les batteries solides, son coût de fabrication oscillerait entre 950 et 1200 € du kilowattheure. C’est presque 10 fois plus qu’une batterie lithium-ion ! 

    Finalement, ces chiffres impressionnants de 3000 km d’autonomie en cinq minutes de recharge sont surtout là pour attirer l’attention sur l’innovation principale : l’azote comme stabilisateur des relations entre l’électrolyte (ici, le sulfure) et l’anode qui, jusque-là, étaient sources de problèmes techniques et de freins au développement des batteries solides. Et Huawei sert ici, comme c’est souvent le cas, de fer de lance technologique à la Chine qui, avec ce nouveau brevet, conforte sa place de leader de l’innovation concernant les batteries solides. Déjà leader sur le marché du lithium-ion, c’est logique que l’Empire du Milieu souhaite continuer de dominer le secteur en misant sur les nouvelles générations de batteries. Et ça semble bien parti car outre Huawei, CATL, BYD, Nio et Xiaomi sont également sur le coup ! 

    huawei batteries solides 5 minutes recharge
  • Lancia Ypsilon HF 2025 : Un coup de massue porté au groupe Renault ?

    Lancia Ypsilon HF 2025 : Un coup de massue porté au groupe Renault ?

    Lancia, dans ses heures de gloire, faisait rêver les amateurs de rallye et de sportives compactes racées. En 2025, presque un an jour pour jour après la sortie de l’Alpine A290 GTS, la marque italienne ressuscite cet ADN sportif avec la dernière venue : la Ypsilon HF, une compacte électrique de 280 chevaux, au design et tempérament bien trempés.

    alt="Vue d'ensemble de la Lancia Ypsilon HF 2025, citadine électrique sportive au design italien"
    Crédit : Lancia

    Pensée pour incarner le renouveau de Lancia dans une ère zéro émission, cette petite nouvelle se positionne comme une réponse directe à une concurrence qui se veut de plus en plus agressive : Alpine A290, Peugeot 208 GTI version électrifiée (début des livraisons d’ici au début de l’année 2026). Le segment des citadines sportives électriques s’anime sérieusement et Lancia souhaite apparemment revenir au premier plan.

    Une batterie partagée, certes, mais une fiche technique bien musclée

    La Lancia Ypsilon HF repose sur la plateforme « e-CMP2 » de Stellantis, qu’elle partage notamment avec les Peugeot e-208, Opel Corsa Electric et Jeep Avenger. Pour rappel, la « plateforme » d’une voiture électrique est comme son squelette. C’est donc : le châssis, l’espace dédié à son/ses moteurs électriques, la disposition de l’habitacle et les branchements électroniques principaux.

    Pour ce qui est de l’autonomie annoncée de cette petite nerveuse : environ 400 km pour la Lancia, contre 378 km pour l’Alpine A290 « standard » et 361 km pour sa déclinaison GTS (source : Alpine Cars France). En termes de puissance de recharge, la Ypsilon HF encaissera au maximum 100 kW, mais cette dernière n’a pas à rougir, car l’Alpine A290 (classique) ne fait pas mieux… (même si sa version GTS peut encaisser une puissance de recharge de 130 kW max).

    alt="Intérieur de la Lancia Ypsilon HF 2025, design signé Cassina avec touches Art déco"
    Crédit : Lancia

    Les + et les – 

    Avec ses 280 chevaux, l’italienne siglée « HF » s’impose comme la citadine électrique à traction la plus puissante du marché. Elle devance ainsi l’Alpine A290 GTS (220 ch) et surclasse largement l’entrée de gamme Alpine (180 ch). Son design soigné et ses détails bicolores lui confèrent une vraie personnalité, une patte esthétique noyée entre élégance italienne et sportivité. Côté tarif, la Ypsilon HF pourrait démarrer autour de 37 000 €, selon Stellantis. Bien en dessous dès 45 000 € que requiert une Peugeot E-208 GTI 2025…

    Côté statistiques, c’est donc un positionnement agressif, mais pas sans compromis. Le comportement routier reste à évaluer : Alpine bénéficie d’un savoir-faire reconnu en matière de châssis, tandis que Lancia n’a pas produit de sportive depuis plusieurs décennies… En outre, la recharge rapide plafonnée à 100 kW reste en retrait face à certaines concurrentes asiatiques mieux armées, comme la « MG4 XPower » de chez MG, capable d’encaisser 140 kW de recharge au maximum — et qui, au passage, fait plus de 430 chevaux…

    Selon Luca Napolitano, PDG de la marque, l’ambition de Lancia est d’atteindre 50 % de ventes hors d’Italie d’ici à 2028, avec une présence dans huit pays européens, dont la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne (source : Stellantis Media). Cette montée en gamme s’accompagne d’une refonte complète de l’image de marque : design extérieur inspiré de l’Art déco, partenariat avec Cassina (entreprise designer de mobilier d’intérieur) pour leurs intérieurs, et relance du badge HF, emblème des modèles haute performance de Lancia dans les années 1960 à 1990.

    alt="Détail de la jante et du logo HF sur l'aile avant droite de la Lancia Ypsilon HF 2025"
    Crédit : Lancia

    Du côté de Stellantis, la stratégie est claire : rentabiliser les plateformes partagées, tout en laissant à chaque marque une liberté stylistique et narrative. Peugeot mise sur la rigueur, Opel sur la sobriété allemande, Fiat sur la fantaisie, Lancia sur l’élégance latine. Dans chaque cas, l’objectif est d’avoir un modèle sportif électrique pour séduire les amateurs de sensations, avec tous les styles possibles pour plaire à toute l’Europe.

    Si cette Ypsilon HF s’avère être une vraie bête de la route, cette citadine italienne pourrait bien marquer le véritable retour de Lancia en Europe, et prouver qu’un nom historique peut toujours s’associer avec modernité.

  • En Europe, les ventes de voitures électriques explosent !

    En Europe, les ventes de voitures électriques explosent !

    Les ventes de voitures électriques continuent de progresser vitesse grand V en Europe et 2025 semble bel et bien être une année charnière pour l’électromobilité.

    Selon les dernières données de l’Association des constructeurs européens d’automobiles, les ventes de voitures 100 % électriques (BEV) ont augmenté de 26,4 % entre janvier et avril, atteignant plus de 558 000 immatriculations. Cela représente désormais 15,3 % du marché total des voitures neuves, un chiffre en forte hausse par rapport à l’an dernier. Sur l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, la part de marché des véhicules électriques atteint même 18,4  %, contre 14,3  % à la même période en 2024. Concernant les hybrides, on note une augmentation de plus 20,8 % avec comme marché phare la France où l’on constate une augmentation de 44,9 % des ventes sur un an.

    Cette croissance s’explique par un contexte plutôt favorable. En effet, malgré la fin des ZFE en France notamment, les réglementations européennes continuent de maintenir la pression sur les constructeurs pour les obliger à réduire leurs émissions. En parallèle, le catalogue de modèles électriques disponibles sur le Vieux Continent est de plus en plus fourni et avec plus de 160 nouvelles références déjà disponibles ou à venir en 2025, selon le Financial Times. À cela s’ajoutent les différents bonus et réductions toujours en vigueur dans de nombreux pays européens, mais aussi, c’est à noter, un intérêt croissant des clients pour les véhicules électriques et hybrides, plus sobres, certes, mais aussi moins coûteux à l’usage.

    L’Espagne passe la seconde, la France plébiscite Renault

    L’exemple retenu par ECO MOTORS NEWS afin d’illustrer la belle percée des ventes de voitures en Europe en cette première partie d’année 2025, c’est l’Espagne. Un pays qui a mis du temps à s’électrifier, mais dont la dynamique semble définitivement lancée : les ventes de voitures électrifiées ont bondi de 72 % sur les cinq premiers mois de l’année selon Reuters. Une croissance spectaculaire portée par l’arrivée massive de modèles chinois sur le marché : MG a progressé de 87 %, Omoda de 213 % et BYD a vu ses ventes exploser de 745 % !

    En France, ce sont les hybrides qui portent l’électrification du parc, comme vu en intro. Mais, le plus intéressant, c’est surtout de voir le classement des modèles électriques les plus vendus sur le premier trimestre dans l’Hexagone. La Renault 5 E‑Tech, lancée au début de l’année, s’impose largement en tête des ventes de voitures électriques. Elle devançait, fin avril, la Citroën e-C3, et… le Scénic, toujours de chez Renault. Le constructeur français au losange a d’ailleurs repris la première place du classement national des ventes de voitures électriques, avec 16,9 % de parts de marché, devançant Tesla, dont le Model Y se retrouvait relégué à la quatrième place, devant deux modèles Peugeot. On remarque ainsi que le marché français plébiscite Renault en particulier, mais surtout les constructeurs français en général.

    ventes voitures électriques renault 5
    Crédit : Renault

    Ventes de voitures électriques : Tesla commence à partager le gâteau

    On l’a vu, malgré les bons chiffres de vente du marché des véhicules électrifiés, Tesla, longtemps leader incontesté, subit un net ralentissement dans l’ensemble de l’Europe. Le constructeur américain a vu BYD lui damer le pion sur le Vieux Continent. Outre les frasques de son fondateur Elon Musk, certains observateurs expliquent cette chute des ventes par un manque de diversité dans les produits proposés, mais aussi l’électrification du marché qui voit de fait débarquer de plus en plus de modèles électriques (et hybrides) venant concurrencer le géant américain qui reste toutefois bien positionné et dont la mouture 2025 du Model Y est une référence.

    Crédit : Mathis Miroux

    L’année 2025 marque donc un tournant dans le paysage automobile européen. L’électrique s’impose à grande vitesse, d’une part, et, d’autre part, le marché ne ressemble plus à un monopole de Tesla, mais plutôt à une diversification, voire un bouleversement de la hiérarchie des constructeurs en Europe. De son côté, la Renault 5 E‑Tech s’impose comme un symbole de cette transition réussie en France.

  • Xiaomi bouscule Porsche sur le Nürburgring

    Xiaomi bouscule Porsche sur le Nürburgring

    Qui aurait parié qu’un fabricant de téléphones, Xiaomi, viendrait battre Porsche sur son terrain favori, le Nürburgring ?

    En quelques mois à peine, Xiaomi, géant chinois de l’électronique grand public, vient de bouleverser les codes établis de l’industrie automobile avec un chrono extra sur le circuit du Nürburgring… Mais pour bien comprendre la portée de ce coup d’éclat, un rappel chronologique s’impose.

    La SU7, première GT-Sportive électrique signée Xiaomi, est commercialisée en Chine à partir de mars 2024. En parallèle, un prototype bien plus extrême, baptisée SU7 Ultra, (plus puissante, plus allégée et optimisée pour la piste) est testée sur le mythique circuit Allemand dès l’été suivant. Le 28 octobre 2024, un prototype de cette SU7 Ultra boucle le Nürburgring Nordschleife en seulement 6 minutes et 46 secondes… Un temps déconcertant pour les concurrents Allemands, mais réalisé avec un véhicule pas vraiment aux normes… Arceau de sécurité, pneus de compétition et composants spécifiques non disponibles sur la version de série ! En gros, cette version réalise un temps invraisemblable, mais ne fait partie d’aucun championnat, et donc n’a aucune valeur officielle… (en l’occurrence ici, la catégorie est les « Electric Production Cars »)

    Un record sur le Nürburgring, une entrée royale dans la cour des grands pour Xiaomi

    Le véritable record à retenir intervient quelques mois plus tard seulement. Le 1ᵉʳ avril 2025, Xiaomi décroche un nouveau tour de piste avec une SU7 Ultra de série en seulement 7 minutes 04 secondes, cette fois-ci validé dans la catégorie des véhicules de série électriques (ou Electric Production Cars). Un exploit provoquant une onde de choc, car ce chrono ci-dessus, détrône la Porsche Taycan Turbo GT ! (L’ex-reine de la catégorie…) C’est donc à ce moment précis que Xiaomi frappe fort. Une toute jeune marque automobile, dès sa première tentative, vient surpasser un des noms les plus emblématiques sur le Nürburgring. Celui-ci est, depuis toujours, majoritairement dominé par des constructeurs européens et Porsche y règne en maître depuis des décennies comme un symbole national de performance, et de précision.

    Credit : Xiaomi France

    Mais pour parvenir à un tel résultat, Xiaomi n’a pas négligé sur les moyens. La SU7 Ultra embarque plus de 1 500 chevaux répartis sur trois moteurs électriques, mais également des pneus semi-slicks Pirelli, des freins carbone-céramique ainsi qu’un châssis plus affûté que jamais. Des caractéristiques qui font de ce modèle bien plus qu’une simple GT-Sportive : c’est une véritable vitrine technologique qui témoigne de l’ambition Chinoise sur le secteur des hautes performances électriques.

  • Dacora Motors, le néo-rétro électrique à la sauce américaine

    Dacora Motors, le néo-rétro électrique à la sauce américaine

    Une jeune entreprise américaine, Dacora Motors, vient de présenter son premier concept-car néo-rétro inspiré des autos d’entre-deux-guerres modernisé et 100% électrique. 

    S’il y a bien un point sur lequel les passionnés d’automobile, qu’ils roulent aux watts ou à la benzin, arrivent à s’entendre, c’est l’amour des concept-cars. Et celui que Dacora Motors, toute jeune entreprise américaine fondée par Kristie D’Ambrosio-Correll, ingénieure, et son mari Eric, vient de présenter risque bien de mettre tout le monde d’accord. Il allie en effet l’élégance un brin Art déco du design des années 1930 aux performances et standards modernes, en 100% électrique. 

    voiture ancienne électrique dacora motors
    Credit : Dacora Motors

    Un long capot en bois de noyer massif, un habitacle bardé de cadrans analogiques, boutons rétro-éclairés et placages en bois, des courbes vertigineuses et massives façon vieille Cadillac, on se croirait presque dans les rues d’un Chicago gangréné par la mafia en pleine prohibition, mais certains détails techniques et technologiques notamment les écrans et touches haptiques nous ramènent en 2025. Encore à l’état de concept donc, cette grande berline que l’on imagine bien conduite par n’importe quel méchant dans Batman pourrait tout de même, selon Dacora Motors, entrer en production très prochainement. 

    Dacora Motors, 800 chevaux, 600 km d’autonomie et… 500 000 dollars ! 

    Côté motorisation, cette Dacora développe l’équivalent de 800 chevaux et son autonomie annoncée est de 400 miles (643 kilomètres), de quoi parcourir sans recharge, malgré presque trois tonnes sur la balance, la distance entre Los Angeles et Las Vegas. À condition d’avoir encore un peu de monnaie à mettre sur le rouge à la roulette puisque pour s’offrir la Dacora, il faudra débourser 500 000 dollars. À ce prix-là, les propriétaires pourront personnaliser leurs voitures, de la livrée à la couleur des cuirs en passant par les essences de bois. La moindre des choses. 

    véhicule électrique néo rétro dacora motors
    Credit : Dacora Motors

    L’électrique semble avoir donné le tournis aux constructeurs historiques qui, dans l’ensemble, jouent la sécurité avec des designs minimalistes, futuristes et répétitifs, perdant petit à petit leur identité visuelle. Il est donc plutôt rafraîchissant de voir de jeunes pousses comme Dacora Motors débarquer en sens inverse avec une auto au caractère aussi affirmé. Reste à savoir si cela sera suffisant pour faire de l’ombre à Rolls-Royce et sa Spectre électrique à près de 400 000€. Pour ça, il faudrait déjà que la grande berline Dacora passe du concept à la série. Et s’il convient de rester prudent, l’engouement autour de ce type de modèles néo-rétro est très fort et ce ne serait pas surprenant de voir cette première Dacora Motors sortir d’usine en petite série. En effet, selon Kristie et Eric, les précommandes ont déjà dépassé leur capacité de production ! Une chose est sûre, elle sera fabriquée aux États-Unis, le tout accompagné par l’expertise de Pininfarina… Rien que ça !

    intérieur néo rétro voiture electrique
    Credit : Dacora Motors

  • Genesis en France, l’atout électrique et premium de Hyundai

    Genesis en France, l’atout électrique et premium de Hyundai

    Genesis, la marque haut de gamme du groupe coréen Hyundai, s’apprête à poser ses valises en France. Les premières livraisons sont prévues pour début 2026 et ce constructeur encore méconnu sur le Vieux Continent fera ses premiers pas sur nos terres en 100% électrique ! 

    Hyundai a profité de sa présence au Mans à l’occasion des 24 Heures pour annoncer l’arrivée de sa marque premium dans quatre nouveaux marchés européens. Genesis se prépare donc à débarquer en France, en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas, quatre ans après avoir commencé sa conquête du Vieux Continent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Suisse. 

    Un trident électrique pour l’arrivée de Genesis en France

    Le lancement de Genesis en France ne pouvait pas se faire autrement qu’en 100% électrique. C’est le sens de l’Histoire, d’une part, mais aussi, et surtout, le sens du marché. Et le constructeur coréen ne fait pas les choses à moitié puisqu’il a décidé de lancer trois modèles. Le GV60, un SUV compact, qui restera comme le premier véhicule de la marque pensé dès le départ pour être électrique (expliquant ainsi son design épuré), l’eGV70, sa version XL, et la grande berline routière eG80.

    berline électrique hyundai genesis g80
    Credit : Genesis

    Si Genesis s’est taillée une belle réputation grâce à ses innovations, tant en matières de design qu’en technologies embarquées, il reste encore beaucoup de travail à la marque pour que ce savoir-faire gagne en notoriété en France. D’autant plus qu’elle compte aller chasser sur les territoires des grands noms européens du premium, de BMW à Mercedes en passant par Polestar, tout en affrontant les constructeurs chinois qui voient leurs parts de marché grandir d’année en année. Bref, il faut combler ce déficit de notoriété et, pour y parvenir, Genesis compte installer une dizaine de “studios” en France. Plus que des concessions, il s’agit plutôt de showrooms inspirés des boutiques de luxe qui, selon le Figaro, devraient ouvrir leurs portes à Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Strasbourg, Nice et Toulouse. 

    Genesis bien placé dans la guerre des prix ?

    Comme dit plus haut, la concurrence s’annonce féroce pour Genesis lors de son arrivée en France. Et si l’expérience client d’un studio façon tailleur sur-mesure pour choisir son véhicule est un point fort, c’est surtout le rapport qualité/prix qui fera pencher la balance au moment de signer le chèque, même dans le segment premium. En se basant sur les prix déjà connus en Suisse, et en prenant en compte que les tarifs sont généralement plus élevés chez les Helvètes, on découvre que le GV60, moins cher des trois modèles qui seront disponibles chez nous, est affiché à partir de 68 000€ soit dans les mêmes eaux que le Mercedes EQB et le BMW iX2. 

    genesis france GV60 2026
    Credit : Genesis

    À voir si les arguments technologiques et de confort avancés par Genesis, ceux qui vont faire la différence plus que la motorisation, arriveront à dépasser les deux géants allemands en terme de qualité, puisqu’en termes de prix, pas sûr qu’il y ait une assez grosse différence pour jouer en faveur du constructeur coréen. Pour en avoir le cœur net, il faudra attendre 2026 et l’arrivée sur nos routes des premières voitures siglées Genesis afin que les journalistes d’ECO MOTORS NEWS puissent mettre la main dessus. 

    Genesis Magma, la vitrine sportive

    En attendant, c’est sur les circuits que la marque s’illustre en France via son programme Genesis Magma. Ce n’est pas un hasard si c’est dans le cadre des 24 Heures du Mans que Genesis a annoncé son arrivée sur le marché français. En effet, la mythique course d’endurance est une vitrine prestigieuse pour la marque qui a participé cette année en catégorie LMP2, avant sa montée en catégorie hypercar dès 2026 avec la GMR‑001.

    suv electrique france 2026 genesis egv70
    Credit : Genesis
  • CATL propose une alternative aux batteries « Lithium » classiques

    CATL propose une alternative aux batteries « Lithium » classiques

    Après avoir dévoilé en avril 2025 leurs dernières batteries sodium-ion, CATL a annoncé le 28 mai 2025 une nouvelle avancée sur ses batteries « lithium-métal ». Ces modifications dans la composition des cellules pourraient lever plusieurs freins à l’adoption des voitures électriques, en améliorant à la fois l’autonomie, mais aussi la durée de vie.

    Crédit : L'Annuel de l'Automobile
    Crédit : L’Annuel de l’Automobile


    Pour comprendre ce que représente une telle avancée en termes de batteries électriques, savoir qui est réellement CATL est primordial. Les marques équipées de batteries « Lithium » sortant des usines de cette entreprise ont de l’envergure. Parmi elles : Tesla, BMW, Mercedes-Benz, Volkswagen, les marques du groupe Stellantis, Hyundai, Ford, Xpeng et même BYD. Toutes ces marques réunies représentent environ 57 % du marché mondial des voitures électriques… CATL pourrait donc fournir ces nouvelles batteries à plus de la moitié du marché !

    Révolution dans l’autoélectrique mondiale ?

    Cette nouvelle batterie « lithium-métal » se veut être une avancée radicale… Non seulement l’autonomie est doublée grâce à une densité énergétique record de 500 Wh/kg (contre 250/300 Wh/kg en moyenne), mais la longévité et la durée de vie de la batterie sont également nettement améliorées par rapport aux anciennes « lithium-métal ». En théorie, ce nouveau prototype double la durée de vie des cellules, permettant d’atteindre 483 cycles de recharge avant que la capacité de la batterie ne chute sous les 80 %, contre environ 250 cycles auparavant. Le plus gros avantage, c’est de faire des batteries qui seront capables de stocker beaucoup plus d’énergie, sans être plus lourdes ou plus grosses…

    À terme, ce type de batterie pourrait permettre aux véhicules électriques d’atteindre des kilométrages comparables, voire supérieurs, à ceux de nombreux modèles thermiques. Seulement, ces batteries « lithium-métal » offrent certes une densité énergétique supérieure, mais sont parfois limitées dans le temps. Ces dernières font face à des problèmes d’usure prématurée, notamment avec la formation de dendrites ainsi que par la dégradation progressive de l’électrolyte. Après des centaines de cycles de recharge, ces dendrites finissent par neutraliser certaines cellules de lithium, ce qui, à terme, ternit la performance de la batterie.

    Concrètement, la batterie perd peu à peu de son autonomie, et il devient aussi plus difficile de fournir de grosses accélérations ou des charges rapides sans chauffer ou dégrader celle-ci. Car oui, ce lithium mort prend toujours de la place et n’est pas exploitable par la batterie…

    Concernant la date de commercialisation, les spéculations sont nombreuses, mais des experts estiment que les premières mises en circulation de véhicules à batterie « lithium-métal » de CATL pourraient apparaître dès 2026–2027, avec une montée en puissance vers 2027–2028 selon le site d’actualité technologique australien Discovery Alert.

    Comment passer de 100 à plus de 450 recharges ?

    Jusqu’ici, les batteries lithium-métal avaient du mal à dépasser 100 cycles de recharge avant de perdre en performance. CATL a réussi à repousser cette limite grâce à des modifications dans la composition de l’électrolyte (le liquide qui permet aux ions lithium de circuler dans la batterie). En temps normal, une partie du lithium et du sel (LiFSI) présents dans ce liquide est perdue à chaque recharge, ce qui use la batterie. En stabilisant mieux cet électrolyte et en formant une fine couche protectrice plus régulière à l’intérieur de la batterie, CATL a réussi à limiter ces pertes et à prolonger fortement la durée de vie de ses cellules de lithium.

  • Recharge électrique : l’État Français muscle son plan

    Recharge électrique : l’État Français muscle son plan

    Alors que la voiture électrique s’impose peu à peu, le gouvernement renforce son soutien à l’installation de bornes de recharge. Objectif : faciliter la vie des automobilistes, lever les freins à la recharge, et garantir un accès équitable sur tout le territoire.

    Crédit : stux
    Crédit : stux

    400 000 bornes dans le viseur : la France passe la vitesse supérieure

    Avec plus de 168 000 bornes publiques en mai 2025, la France vise les 400 000 d’ici à 2030, dont 50 000 rapides. De la ville aux zones rurales, tous les lieux sont concernés : parkings, autoroutes, supermarchés… pour que chaque Français puisse recharger facilement, où qu’il vive. 

    Cette volonté répond à la forte croissance des ventes de véhicules électriques et à l’interdiction prochaine des voitures thermiques, votée par le Parlement européen pour 2035.

    Borne à domicile : bientôt plus simple, plus rapide

    Le gouvernement prépare, avec Enedis, un plan pour simplifier l’installation de bornes dans les logements collectifs : objectif, moins de six mois entre l’accord de la copropriété et la mise en service.

    Pour alléger la facture (entre 1 500 et 2 500 €), l’État alloue des aides financières, notamment via le programme Advenir, afin d’encourager les particuliers à franchir le pas.

    Des tarifs malins et des voitures qui redonnent de l’énergie

    Pour continuer à attirer de nouveaux utilisateurs, des tarifs préférentiels devraient voir le jour aux heures de forte production d’énergie renouvelable « heures solaires », ainsi que la nuit et le week-end. 

    L’État pousse aussi le développement du V2G, une technologie innovante qui permet aux voitures de restituer de l’électricité au réseau en cas de pic de consommation. L’objectif du gouvernement : généraliser le V2G au niveau européen dès 2026.

    Bornes fiables, disponible 24h/24 : une promesse de confiance

    Avec un taux de disponibilité technique des bornes de 93 %, le réseau français montre déjà de solides performances. Mais pour aller plus loin, l’État entend renforcer les partenariats avec les opérateurs afin d’assurer un service fluide : bornes entretenues, réparées rapidement et accessibles 24h/24.

    Un défi à la hauteur des ambitions climatiques

    Soutenir la montée en puissance de la voiture électrique, c’est bien plus qu’un enjeu de confort : c’est une nécessité pour tenir les objectifs climatiques fixés au niveau européen. Car une voiture propre ne vaut rien… sans une borne à proximité.