Catégorie : News

  • Voitures électriques et hybrides : une croissance contrastée sur un marché automobile en crise

    Voitures électriques et hybrides : une croissance contrastée sur un marché automobile en crise

    Le marché automobile français neuf traverse une période compliquée. En juillet 2025, les ventes ont encore baissé de 7,7 % par rapport à l’an dernier. Même si le gouvernement propose des aides pour encourager les voitures électriques, le secteur ne redémarre pas vraiment. En revanche, les voitures électriques et hybrides continuent de bien se vendre, ou du moins mieux que les voitures classiques.

    Parc de SUV multicolores modernes dans un concessionnaire, illustrant le marché automobile français en pleine évolution.
    Un large choix de SUV modernes dans un parc de concessionnaire, reflétant les tendances actuelles du marché automobile français.

    Un marché global en baisse

    En juillet, un peu plus de 116 000 voitures neuves ont été vendues en France, selon les chiffres publiés vendredi par l’association des constructeurs et équipementiers (PFA). Depuis le début de l’année, moins d’un million de voitures ont été achetées, ce qui est un chiffre assez bas par rapport aux années précédentes. Tous les types d’acheteurs sont touchés : les particuliers achètent moins, les entreprises aussi, a précisé le cabinet AAA Data dans un communiqué. À l’exception des sociétés de location de voitures qui vendent plus de véhicules à court terme.

    Les voitures à essence et diesel en forte baisse

    Les voitures traditionnelles, qui fonctionnent à l’essence ou au diesel, voient leurs ventes chuter fortement. En 2025, les ventes d’essence ont baissé de 34 % et celles de diesel de 41 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance montre que les acheteurs se détournent petit à petit de ces moteurs.

    Les voitures hybrides et électriques gagnent du terrain

    Les voitures hybrides, qui combinent un moteur thermique et un moteur électrique, représentent désormais plus de la moitié des ventes (53 % en juillet). Ces modèles sont de plus en plus populaires, car ils consomment moins de carburant.

    Les voitures 100 % électriques progressent aussi : elles représentent environ 17 % du marché en juillet, avec une hausse des ventes de 15 %. Cette augmentation est surtout due aux achats des entreprises. Les particuliers, eux, restent encore un peu hésitants à passer à l’électrique, malgré les aides financières mises en place.

    Les marques et leurs performances

    Renault reste le leader des voitures électriques en France avec une forte hausse de ses ventes, représentant une progression de 24,4 %. BMW, Mini, Ford, MG et BYD enregistrent aussi de bonnes progressions, notamment grâce à leurs nouveaux modèles électriques ou hybrides. En revanche, certaines marques comme Peugeot ou Tesla voient leurs ventes d’électriques baisser.

    Quelles perspectives ?

    Le marché automobile français est encore fragile. Le nouveau bonus écologique et le leasing électrique arrivent à la rentrée. Ils pourraient encourager plus de particuliers à acheter des voitures électriques. Mais pour l’instant, la reprise n’est pas encore visible.

    En attendant, les voitures hybrides restent le choix préféré de nombreux acheteurs. Elles représentent une solution intermédiaire entre les voitures classiques et les 100 % électriques.

  • Ford prépare une annonce majeure sur les véhicules électriques le 11 août

    Ford prépare une annonce majeure sur les véhicules électriques le 11 août

    Ford s’apprête à marquer un tournant historique dans son aventure électrique. Jim Farley, le PDG du constructeur américain, a annoncé lors d’une conférence téléphonique le 30 juillet une date clé. Selon lui, le 11 août prochain sera un jour crucial pour l’entreprise. Une annonce importante liée aux véhicules électriques est prévue ce jour-là. Farley estime que cet événement pourrait être aussi marquant que le lancement de la mythique Model T en 1908.

    Jim Farley, PDG de Ford, annonce la nouvelle stratégie électrique le 30 juillet 2025
    Jim Farley, PDG de Ford, présente la nouvelle stratégie électrique du constructeur lors de la conférence du 30 juillet 2025. (Crédit : Ford)

    Lors de cette journée, Ford dévoilera ses projets de conception et de fabrication d’un véhicule électrique révolutionnaire ainsi qu’une nouvelle plateforme, le tout développé sur le sol américain, plus précisément dans l’État du Kentucky.

    Cette nouvelle famille de véhicules promet de combiner innovation technologique, efficacité énergétique, espace intérieur optimisé et caractéristiques avancées, afin de répondre aux attentes du marché tout en rivalisant avec les avancées des constructeurs chinois.

    Une stratégie ambitieuse face à la concurrence chinoise

    Jim Farley s’est montré particulièrement impressionné par le progrès réalisé en Chine dans le domaine des véhicules électriques. Lors d’un récent déplacement, il avait souligné le retard qu’encourt l’industrie américaine face à ses concurrents chinois, allant jusqu’à dire que sans réaction rapide, la bataille serait perdue. Il a également révélé conduire quotidiennement un modèle chinois, la Xiaomi SU7, dont il loue les qualités.

    Dans les coulisses, Ford a mis en place une équipe spécialisée, relativement indépendante, chargée de développer une nouvelle plateforme électrique. Celle-ci doit permettre la production en grande série de véhicules plus compacts, moins coûteux à fabriquer, mais suffisamment rentables pour assurer la pérennité de l’entreprise.

    Si Ford parvient à proposer des véhicules électriques petits, abordables et profitables, cela pourrait changer profondément l’industrie automobile. Ce virage serait comparable à celui qu’a représenté la Model T au début du XXe siècle.

    Le rendez-vous est donc fixé au 11 août. Les passionnés d’automobile et observateurs attendent avec impatience de découvrir cette stratégie électrique. Elle pourrait redessiner durablement le paysage de la mobilité.

  • Chevrolet relance le Bolt : retour attendu pour 2027

    Chevrolet relance le Bolt : retour attendu pour 2027

    General Motors (GM) confirme que la Chevrolet Bolt fera son retour pour 2027, avec un lancement commercial prévu courant 2026.

    Feux avant LED de la Chevrolet Bolt 2027 avec design repensé
    Feux LED verticaux redessinés pour la Bolt 2027 (Crédit : Chevrolet)

    Bien que le modèle ait été abandonné fin 2023 après des années de production, GM répond à la demande. Le constructeur propose une version modernisée fondée sur une base Ultium. Les premières images teasing montrent que le nouveau Bolt partage un châssis, un toit et un pare-brise avec la Bolt EUV. Il adopte en parallèle un design revu : une grille et un pare-chocs redessinés, des feux arrière plus prononcés et des jantes noires raffinées. La marque déclare que plus de détails seront révélés cet automne.

    Nouvelles évolutions techniques

    • Port de recharge NACS (North American Charging Standard) désormais standard, permettant un accès direct au réseau Supercharger de Tesla.
    • Batterie lithium-fer-phosphate (LFP), technologie plus économique et durable que les batteries lithium-ion du modèle précédent. Autonomie estimée autour de 300 miles (~480 km EPA).
    • Recharge rapide DC nettement améliorée. Capacité bien supérieure aux 50–55 kW de l’ancien Bolt, pour atteindre environ 150 kW.

    Prise NACS de la Chevrolet Bolt 2027 pour recharge rapide
    Nouveau connecteur NACS compatible avec les bornes Tesla (Crédit : Chevrolet)

    Production et positionnement prix

    • La production devrait commencer fin 2025 sur le site de Fairfax Assembly (Kansas City, Kansas).
    • Les livraisons sont attendues début à mi‑2026, avant une commercialisation en tant que modèle 2027.
    • Bien que le prix officiel ne soit pas communiqué, GM cible une tarification autour de 30 000 USD, soit un positionnement similaire au Bolt originel.

    Ce que cela change

    Le nouveau Bolt conserve son format crossover/hatchback compact. Il apporte plusieurs améliorations notables : design retravaillé, recharge plus rapide et coût d’usage réduit. L’intégration directe du port NACS facilite l’accès aux bornes Tesla, le réseau le plus dense aux États-Unis. La batterie LFP, plus simple et durable, permet aussi de réduire les coûts et la maintenance.

    Jantes noires aérodynamiques de la Chevrolet Bolt 2027
    Jantes redessinées pour améliorer l’aérodynamisme (Crédit : Chevrolet)

    En résumé, la Chevrolet Bolt revient en modèle 2027 avec un restylage soigné et des mises à jour techniques axées sur l’accessibilité. Elle repose sur la plateforme Ultium, intègre le port NACS, une batterie LFP et une recharge rapide améliorée. Ce nouveau modèle se positionne comme une solution électrique abordable et efficace, avec un prix estimé autour de 30 000 USD. Attendue en concession en 2026, la Bolt s’adresse à un public à la recherche d’un véhicule fiable, simple à entretenir et bien équipé technologiquement.

  • Audi A6 e-tron Sportback : Une berline allemande n’a jamais été aussi aéro…

    Audi A6 e-tron Sportback : Une berline allemande n’a jamais été aussi aéro…

    Avec un coefficient de traînée (Cx) de 0,21, Audi signe sa voiture la plus aérodynamique jamais produite. Une avancée concrète vers plus d’efficience électrique. La firme allemande vient de frapper un grand coup : la nouvelle A6 e-tron Sportback affiche un coefficient de traînée extrêmement bas, la plaçant parmi les voitures les plus aérodynamiques du marché européen – et la plus aérodynamique jamais produite par le groupe Volkswagen.

    Audi A6 e-tron Sportback vue avant et de profil, design aérodynamique
    Vue avant et de profil de l’Audi A6 e-tron Sportback, avec son design fluide et sa signature lumineuse élégante. (Crédit : Audi)

    Une carrosserie qui tutoie la perfection aérodynamique

    Pour mettre ce chiffre en perspective, rappelons que plus le Cx est bas, moins le véhicule rencontre de résistance face à l’air. Résultat : une consommation d’énergie réduite, donc une autonomie plus élevée. À titre de comparaison, une berline thermique comme l’Audi RS6 affiche un Cx autour de 0,35, tandis que la Tesla Model S, souvent citée en référence, est à 0,20…

    2 800 simulations, 1 000 heures en soufflerie : la quête du détail

    Audi n’a rien laissé au hasard. Pour atteindre ce niveau de finesse aérodynamique, la marque a réalisé 2 800 simulations numériques, suivies de 1 000 heures de tests en soufflerie. Chaque détail de la carrosserie a été étudié, repensé, optimisé.

    Parmi les innovations notables :

    • Des jantes lissées, pensées pour réduire les turbulences autour des roues.
    • Un bas de caisse muni de déflecteurs d’air, qui canalisent l’air et le guident de manière fluide sous la voiture.
    • Un fond plat couplé à un diffuseur arrière affiné, accélérant le flux d’air pour réduire la traînée.


    Toutes ces améliorations confèrent à cette nouvelle A6 2025 une silhouette digne d’une goutte d’eau dans l’air, la forme naturellement la plus aérodynamique.

    Audi A6 e-tron Sportback 2025 vue arrière, diffuseur aérodynamique
    Vue arrière de l’A6 e-tron Sportback, avec diffuseur et lignes aérodynamiques sculptées. (Crédit : Audi)

    750 kilomètres d’autonomie : quand la forme rejoint la fonction

    Au-delà du chiffre brut, cette recherche d’efficience se traduit concrètement sur la route. Grâce à cette aérodynamique poussée et à une gestion énergétique optimisée, l’A6 e-tron Sportback est annoncée jusqu’à 750 kilomètres d’autonomie. Un seuil symbolique qui repositionne Audi comme acteur sérieux dans la compétition électrique haut de gamme.

    Un signal fort pour l’avenir de la mobilité électrique

    Avec cette berline, Audi confirme que l’avenir de l’électromobilité ne se joue pas seulement dans les batteries ou les moteurs, mais surtout dans la forme même des véhicules. À l’ère du tout-électrique, la carrosserie devient un élément clé de performance. L’A6 e-tron Sportback n’est donc pas qu’un simple exercice de style : c’est le symbole d’un virage stratégique, où chaque centième de Cx devient un kilomètre gagné.

  • Tesla : des ventes en repli à mi-2025 ; loin d’être alarmant, mais préoccupant…

    Tesla : des ventes en repli à mi-2025 ; loin d’être alarmant, mais préoccupant…

    Au deuxième trimestre 2025, Tesla a vu plusieurs de ses indicateurs financiers reculer : chiffre d’affaires en baisse de 12 %, bénéfice net en recul de 16 % et flux de trésorerie libre (ou cash-flow) en chute libre… Si l’entreprise reste financièrement solide, elle se dresse face à une concurrence de plus en plus féroce, notamment en Europe et en Asie, mais se confronte surtout à un essoufflement de ses modèles phares. Les six premiers mois de l’année confirment la tendance : les livraisons globales sont en baisse de 13 % par rapport à 2024…

    Tesla Model 3 Performance vue arrière, design sportif
    Vue arrière de la Tesla Model 3 Performance, modèle phare du constructeur américain (Crédit : Tesla)

    Chiffres en baisse, solidité préservée

    Sur les trois derniers mois (avril à juin), Tesla affiche un chiffre d’affaires de 22,5 milliards de dollars, soit une baisse de 12 % par rapport au deuxième trimestre de l’année 2024. Le bénéfice net, quant à lui, suit la même pente descendante, en recul de 16 %, pour s’établir à 1,17 milliard de dollars. Quant à la marge opérationnelle, elle tombe à 4,1 %, contre plus de 6 % un an plus tôt.

    Plus préoccupant encore, le flux de trésorerie libre (ou cash-flow) plonge de 89 % en un an, pour atteindre seulement 146 millions de dollars. Cela signifie que, malgré ses ventes et ses investissements importants, l’entreprise crée peu de nouvelles liquidités sur cette période. Cependant, avec une trésorerie disponible de près de 37 milliards de dollars, Tesla dispose d’une solide réserve financière pour traverser cette phase difficile. Cette cagnotte lui permet de continuer à investir et à fonctionner sans contrainte immédiate, même si les résultats d’une période donnée sont mauvais…

    Livraisons en recul, modèle en question

    Tesla a livré 384 122 véhicules au cours du deuxième trimestre, soit environ 14 % de plus qu’au premier trimestre, mais un recul de 13 % par rapport à la même période en 2024. Les modèles 3 et Y représentent toujours l’écrasante majorité des ventes (près de 95 %), traduisant une gamme peu diversifiée, alors même que la concurrence multiplie les lancements de véhicules.

    Tesla Model Y SUV électrique de milieu de gamme
    Le Tesla Model Y, SUV familial compact 100 % électrique. (Crédit : Tesla)

    Sur l’ensemble de la première moitié de l’année, Tesla a écoulé 720 803 véhicules, contre 830 766 sur la même période l’an dernier. Une baisse de 13,2 % sur un an qui pèse lourd, notamment en Europe, où les immatriculations chutent face à l’essor fulgurant des concurrents asiatiques comme BYD. Les parts de marché s’érodent, notamment en France, où les livraisons ont reculé de près de 40 % au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente… Le ralentissement des ventes peut aussi s’expliquer par une guerre des prix déclenchée par Tesla elle-même, qui compresse ses marges pour stimuler la demande.

    Par ailleurs, les revenus issus des crédits carbone ont été divisés par deux en un an (de 890 à 439 millions de dollars), ce qui a dû fortement impacter leur cash-flow (ou flux de trésorerie libre).

    Une transition assumée, mais risquée

    Face à ces résultats, Elon Musk parle d’une « période de transition », assumant plusieurs trimestres difficiles avant un rebond attendu au second semestre 2026. L’enjeu est de taille : Tesla devra stabiliser ses livraisons, préserver sa trésorerie, et réussir le virage vers des modèles plus variés, tout en défendant son leadership technologique sur un marché devenu ultra-compétitif.

    Concrètement, même si, à moyen terme, Tesla devra renouer avec des résultats plus robustes pour assurer sa croissance et préserver cette trésorerie, l’entreprise possède une tirelire assez colossale pour se permettre ce genre de dérapage. Cependant, cette tendance doit s’inverser à long terme, au risque de voir les réserves de l’entreprise américaine fondre.

  • Honda officialise la N-ONE e : une nouvelle citadine électrique pour le marché japonais

    Honda officialise la N-ONE e : une nouvelle citadine électrique pour le marché japonais

    Honda a officiellement présenté la N-ONE e, une version 100 % électrique de sa mini-citadine, lors d’une conférence de presse le 29 juillet au Japon. Ce modèle, issu du segment des « kei cars », est destiné à une utilisation urbaine et marque une nouvelle étape dans la stratégie d’électrification du constructeur.

    Honda N-ONE e citadine électrique japonaise compacte vue de face
    La Honda N-ONE e, nouvelle citadine électrique compacte lancée au Japon en 2025. (Crédit : Honda)

    Une autonomie annoncée de plus de 270 kilomètres

    Selon les données publiées par Honda, la N-ONE e dispose d’une autonomie supérieure à 270 kilomètres selon le cycle WLTP. Elle repose sur la plateforme technique de la N-Van e, dont elle reprend le groupe motopropulseur. Le moteur développe 47 kW (64 ch) et 162 Nm de couple, ce qui correspond aux plafonds légaux des kei cars au Japon.

    La recharge rapide est assurée via un port DC de 50 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en environ 30 minutes. Honda n’a pas encore communiqué les détails sur la recharge en courant alternatif ni la capacité exacte de la batterie, bien qu’elle soit estimée autour de 30 kWh en raison de sa parenté avec le N-Van e.

    Fonction V2L intégrée

    La N-ONE e pourrait également embarquer une fonction Vehicle-to-Load (V2L) permettant d’alimenter des appareils électriques externes via un adaptateur spécifique. Cette fonctionnalité est proposée sur d’autres modèles Honda, mais n’a pas encore été confirmée officiellement pour la N-ONE e.

    Design intérieur épuré

    À l’intérieur, la citadine se distingue par un tableau de bord minimaliste à l’agencement horizontal. Selon les versions, elle peut être dépourvue d’écran central, mais une version avec écran tactile de 9 pouces compatible avec le système Honda Connect sera certainement proposée. Les commandes principales sont assurées par des boutons physiques et un sélecteur de vitesses à touches. La banquette arrière est rabattable en deux parties (50/50), permettant d’optimiser le volume de chargement.

    Commercialisation et perspectives

    La commercialisation de la N-ONE e débutera au Japon à l’automne 2025, après une phase de précommandes ouverte en août. Le constructeur n’a pas encore communiqué de prix officiel pour le marché domestique, ni confirmé les marchés étrangers ciblés. Toutefois, Honda a annoncé qu’une présentation européenne est prévue à l’automne, probablement dans le cadre du Salon IAA de Munich.

    Le modèle pourrait ainsi s’inscrire dans la stratégie d’expansion électrique de la marque en Europe, bien qu’aucune fiche technique définitive ou tarifaire n’ait été communiquée pour le continent.

  • Mercedes accélère sur la batterie solide : objectif 2030…

    Mercedes accélère sur la batterie solide : objectif 2030…

    Mercedes-Benz l’a annoncé officiellement : la marque prévoit de commercialiser un véhicule électrique doté d’une batterie à électrolyte solide d’ici à 2030. Markus Schäfer, responsable du développement chez Mercedes, l’a annoncé officiellement ce 16 juillet 2025.

    Prototype de voiture électrique Mercedes avec batterie solide en 2025
    Premier prototype de véhicule électrique Mercedes équipé d’une batterie solide, présenté en 2025. (Crédit : Mercedes)

    Un partenariat stratégique pour la batterie solide Mercedes

    C’est une étape majeure dans la transition énergétique de l’industrie automobile, et un vrai pari technologique pour Mercedes-Benz. Mais la firme allemande ne fait pas cavalier seul. Elle s’est associée à la start-up américaine Factorial Energy, pionnière dans le développement de batteries solides. Ensemble, les deux entreprises espèrent prendre une longueur d’avance dans la course à la « super-batterie ». Et les avantages de cette nouvelle technologie sont nombreux : jusqu’à 25 % d’autonomie supplémentaire par rapport aux batteries lithium-ion classiques, aujourd’hui omniprésentes dans les véhicules électriques.

    Autre avantage de taille : un gain de poids significatif. Un point crucial pour l’industrie de la voiture sportive électrique, où chaque kilo compte. Moins de masse, c’est plus d’agilité, plus de performance… et plus d’efficacité.

    Mercedes EQS testée avec une batterie solide affichant plus de 1 000 km d’autonomie
    La berline électrique Mercedes EQS en phase de test avec batterie solide et autonomie de plus de 1 000 km. (Crédit : Mercedes)

    Côté sécurité, les batteries solides marquent aussi des points. L’absence d’électrolyte liquide réduit considérablement les risques de surchauffe, voire d’incendie. Enfin, ces batteries permettraient des temps de recharge plus courts en raison de leur solidité et de leur surchauffe presque impossible à l’heure actuelle. Un critère déterminant pour l’adoption massive des VE.

    Un prototype basé sur la berline électrique EQS est déjà en test depuis début 2025. Concernant l’autonomie, Mercedes évoque une autonomie théorique dépassant les 1 000 kilomètres.

    Avec cette annonce, Mercedes confirme son entrée dans la course mondiale à la batterie de demain, aux côtés de BMW et Stellantis, mais surtout face à une Chine déjà très en avance. L’Europe, elle, investit massivement pour ne pas rester spectatrice. Car à terme, la vraie révolution de l’électro-mobilité passera sans doute par là : une batterie plus légère, plus sûre et plus performante…

  • Jaguar Land Rover repousse le lancement du Range Rover électrique

    Jaguar Land Rover repousse le lancement du Range Rover électrique

    Jaguar Land Rover (JLR) a officiellement annoncé le report du lancement de son SUV haut de gamme. Selon The Guardian, le Range Rover électrique, initialement prévu pour fin 2025, ne sera finalement commercialisé qu’en 2026. Ce Range Rover électrique reporté reflète une stratégie de prudence face à la demande et aux conditions de marché.

    Range Rover électrique profil 2026, modèle retardé par Jaguar Land Rover
    Le Range Rover électrique présenté en profil, dont le lancement a été reporté à 2026 par Jaguar Land Rover. (Crédit : Range Rover)

    Une stratégie prudente

    Le constructeur a récemment informé ses clients que le modèle serait lancé plus tard. Ce report permet de prolonger les phases de test et de laisser le temps à la demande de se redresser. JLR adopte une approche progressive, contrairement à d’autres marques qui accélèrent leur transition électrique.

    D’après des sources proches du dossier, citées par The Guardian, d’autres modèles électriques Jaguar connaîtront des retards similaires. Le premier véhicule 100 % électrique de la marque, baptisé Type 00, devrait entrer en production en août 2026. Un second modèle est attendu pour décembre 2027.

    Contexte commercial difficile

    La décision de JLR intervient dans un contexte économique et politique incertain. Les droits de douane élevés imposés par les États-Unis ces derniers mois ont fortement impacté le groupe. JLR a ainsi enregistré une baisse de 15,1 % de ses ventes au second trimestre, en raison d’une suspension temporaire des exportations vers le marché américain.

    Ce délai permet aussi à JLR de continuer à vendre ses modèles hybrides et thermiques, qui restent plus rentables. Parallèlement, la transition de la marque coïncide avec le démarrage de la future gigafactory de batteries, en construction par Tata dans le Somerset, dont la mise en service est prévue pour fin 2027.

    Un objectif maintenu pour 2030

    Malgré ces ajustements, JLR réaffirme son ambition. Le constructeur souhaite proposer des versions électriques de toutes ses marques d’ici à 2030. Il indique vouloir rester flexible et lancer ses modèles « au moment opportun », selon les attentes du marché.

  • Delhi prolonge sa politique véhicules électriques jusqu’en mars 2026

    Delhi prolonge sa politique véhicules électriques jusqu’en mars 2026

    Le gouvernement de Delhi a officiellement prolongé sa politique sur les véhicules électriques jusqu’au 31 mars 2026. Objectif : finaliser une nouvelle version, plus ambitieuse, après consultation publique.

    Station de recharge pour véhicules électriques à New Delhi, infrastructure EV en centre-ville
    Points de recharge pour véhicules électriques à New Delhi, illustrant l’expansion des infrastructures EV dans la capitale indienne. (Crédit : Bhaven Jani)

    Une extension validée par le gouvernement de Delhi

    Lors d’une réunion présidée par la ministre en chef Rekha Gupta, le gouvernement de Delhi a validé la prolongation de sa politique EV. Elle reste en vigueur jusqu’au 31 mars 2026, ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle politique, selon ce qui arrive en premier.

    Des consultations publiques élargies avant la version 2.0

    Le ministre des Transports, Pankaj Kumar Singh, a précisé que cette période permettra de mener des consultations publiques étendues. Les citoyens, acteurs de l’industrie, experts environnementaux, entreprises et institutions seront invités à contribuer à l’élaboration de la future politique EV.

    Recharge, subventions, batteries : les grands axes

    La future politique véhicules électriques de Delhi portera sur plusieurs points clés :

    • Développement des infrastructures de recharge EV,
    • Révision des subventions pour les deux-roues, rickshaws (pousse-pousse) et véhicules utilitaires,
    • Mise en place de normes de gestion des batteries et déchets électroniques.

    Deux-roues thermiques bientôt interdits

    Le projet de politique prévoit deux mesures fortes :

    • Interdiction des deux-roues à essence, diesel et GNC à partir du 15 août 2026
    • Généralisation des autorickshaws (pousse-pousse) électriques dès août 2025

    Une vision ambitieuse mais progressive

    Cette prolongation marque la volonté de Delhi de préparer une transition électrique structurée, en impliquant tous les acteurs. L’objectif : une politique EV réaliste, applicable à long terme, et bénéfique pour l’environnement comme pour l’économie locale.

  • L’Allemagne s’oppose à l’interdiction des voitures thermiques de location dès 2030

    L’Allemagne s’oppose à l’interdiction des voitures thermiques de location dès 2030

    La Commission européenne souhaite interdire l’achat de voitures thermiques pour les sociétés de location dès 2030. L’Allemagne, soutenue par les industriels, juge cette mesure prématurée et inadaptée.

    Drapeaux allemand et européen à Berlin, symboles des discussions sur l’interdiction des voitures thermiques.
    Drapeaux de l’Allemagne et de l’Union européenne flottant devant le bâtiment du Reichstag à Berlin. (Crédit : Roman Babakin)

    Une mesure européenne pour accélérer la transition électrique

    L’Union européenne envisage de contraindre les entreprises de location, de leasing et les grandes flottes à n’acheter que des véhicules 100 % électriques dès 2030. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves prévue pour 2035. Elle viserait à forcer une électrification plus rapide du parc automobile professionnel, qui représente aujourd’hui près de 60 % des immatriculations neuves en Europe, selon le journal Bild.

    L’Allemagne rejette une décision jugée irréaliste

    Le chancelier allemand Friedrich Merz a vivement réagi à cette proposition. Il estime qu’elle « passe complètement à côté des besoins communs de l’Europe » et alerte sur les conséquences pour l’industrie automobile. Pour Berlin, miser exclusivement sur l’électrique à une date aussi proche est risqué, surtout compte tenu des inégalités d’accès aux bornes de recharge et du manque de maturité technologique dans certaines régions.

    Les professionnels de la location tirent la sonnette d’alarme

    Du côté des entreprises concernées, l’inquiétude grandit. Nico Gabriel, membre du conseil d’administration de Sixt, prévient que cette mesure pourrait freiner l’usage des voitures de location, notamment par les vacanciers. Il cite le coût plus élevé de la location d’électrique et les difficultés de recharge en dehors des grandes villes comme des freins majeurs. Certains grands groupes, comme BMW et Mercedes, estiment même que l’UE pourrait être amenée à revoir l’échéance de 2035.

    Un débat encore ouvert à Bruxelles

    La proposition de la Commission n’a pas encore été officiellement déposée, mais un texte pourrait être présenté au Parlement européen d’ici à la fin de l’été. D’ici là, le débat risque de s’intensifier entre pays membres. L’Allemagne, en première ligne, demande davantage de flexibilité technologique et un calendrier plus réaliste pour éviter de brusquer un marché déjà sous tension.