Le Zeekr 9X, SUV hybride rechargeable chinois, se distingue par son design luxueux et sa puissance exceptionnelle de plus de 1 300 chevaux. Sa batterie record de 70 kWh promet une autonomie importante, mais son poids limite son efficacité réelle.
Le Zeekr 9X, SUV hybride rechargeable chinois, se distingue par ses batteries record et son design luxueux inspiré des grandes berlines.
Un design luxueux inspiré des grandes berlines
Le Zeekr 9X attire tous les regards grâce à son design rappelant une Rolls-Royce, mais il est 100 % chinois. Ce SUV hybride de 5,2 mètres de long, 2 mètres de large et 1,82 mètre de haut séduit par sa présence imposante. Son empattement de 3,2 mètres optimise l’habitabilité et le confort pour les passagers.
Des batteries gigantesques pour un record mondial
Le Zeekr 9X possède une batterie CATL de 55,1 ou 70 kWh, la plus grande jamais installée sur un hybride rechargeable. Elle permet une autonomie maximale de 302 km selon le cycle CLTC, soit environ 250 km en norme WLTP. Grâce à une architecture 900 V et 420 kW, le véhicule se recharge de 20 à 80 % en seulement neuf minutes.
Puissance et performance impressionnantes
Sous le capot, un moteur thermique de 2 litres développe 275 chevaux avec une efficacité thermique de 46 %. Trois moteurs électriques ajoutent leur puissance pour un total de 1 381 chevaux. Ainsi, malgré ses plus de trois tonnes, le SUV atteint 100 km/h en seulement 3,1 secondes.
Une efficacité réelle discutable
Malgré ses batteries énormes, l’autonomie électrique reste limitée par le poids et la taille du véhicule. Selon une conversion prudente du cycle CLTC vers une norme européenne, l’autonomie du Zeekr 9X pourrait se situer autour de 250 km. Il se rapproche ainsi davantage de véhicules massifs comme le Hummer EV que de modèles économes en énergie.
Disponibilité et prix
Le Zeekr 9X peut déjà être précommandé en Chine pour un prix compris entre 72 000 et 108 000 euros. Son arrivée en Europe reste incertaine, mais le lancement est prévu pour le troisième trimestre de cette année. Entre luxe, puissance et autonomie limitée, ce SUV hybride record divise les passionnés d’électrique.
Cet été, les bornes de recharge ont été plus utilisées que jamais en France. Selon l’Avere-France, l’activité a fortement augmenté en juillet 2025. Les données confirment que les voitures électriques ont pris une place centrale dans les départs en vacances. Entre sessions de charge en hausse, consommation record et réseau fiable, tous les indicateurs sont au vert.
Une conductrice recharge son véhicule électrique sur une borne publique, symbole de l’essor des voitures électriques.
Des chiffres qui rassurent les conducteurs
En juillet 2025, chaque borne a enregistré 29,5 sessions de charge en moyenne, contre 16,9 un an plus tôt. Cette hausse s’explique aussi par une augmentation de 22 % du nombre de bornes sur le territoire. Par ailleurs, Powerdot note une fréquentation en hausse de 92 % sur le premier week-end d’août, confirmant que les véhicules électriques sont de plus en plus utilisés pendant les vacances.
Une consommation d’énergie en nette progression
La consommation totale des points de charge en France est estimée à 109 GWh en juillet, contre moins de 60 GWh en septembre 2024. Ce chiffre illustre clairement la croissance du parc automobile zéro émission sur les routes françaises et confirme la montée en puissance des déplacements électriques estivaux.
Toujours selon l’Avere-France, 70 % des bornes étaient disponibles 99 % du temps en juillet. De plus, l’accès immédiat reste stable à 95 %, ce qui permet aux conducteurs de se brancher dès l’arrivée.
Un réseau qui s’étend mais reste inégal
La France compte désormais 174 574 bornes, soit 259 points pour 100 000 habitants en moyenne. Cependant, leur répartition varie fortement : l’Île-de-France domine avec 6 893 stations, tandis que la Guyane n’en possède que 30. Cette inégalité territoriale montre que certaines régions restent moins bien desservies malgré l’extension générale du réseau.
La majorité des bornes sont installées dans les commerces (44 %), suivis par les parkings (28 %) et la voirie (16 %). Côté puissance, 47 % délivrent entre 7,4 et 22 kW, tandis que 32 % offrent moins de 7,4 kW. Enfin, les bornes à très haute puissance, supérieures à 150 kW, représentent 11 % du réseau. Parmi elles, 9 % délivrent entre 150 et 350 kW, tandis que 2 % atteignent ou dépassent 350 kW, principalement situées sur les autoroutes et dans les parkings commerciaux.
Le constructeur américain, Ford, transforme son usine de Louisville pour lancer des véhicules électriques abordables et performants. Cette stratégie vise à renforcer sa position face à la concurrence mondiale.
L’usine de Louisville prépare la production des prochains Ford véhicules électriques. (Crédit : AP Photo/Darron Cummings)
Une transformation historique pour l’usine de Louisville
Après 70 ans de production de voitures à essence, l’usine sera convertie pour fabriquer des véhicules électriques. Le PDG Jim Farley a qualifié ce projet de « moment Model T » pour l’entreprise. Selon lui, cette transformation changera la façon de concevoir et construire des véhicules aux États-Unis.
Le pick-up électrique sera la star de la nouvelle ligne
Le premier véhicule produit sera un pick-up intermédiaire à quatre portes, prévu pour 2027. Il offrira assez d’espace pour cinq adultes et des performances proches d’une Mustang EcoBoost. Les batteries moins coûteuses proviendront de l’usine Ford du Michigan, réduisant ainsi les coûts.
Une production plus rapide et moins coûteuse
La nouvelle plateforme universelle permettra de produire plusieurs modèles à partir d’une seule base. Ford annonce 20 % de pièces en moins, 25 % de fixations en moins et 40 % de postes de travail réduits. L’usine adoptera un « arbre d’assemblage » avec trois chaînes simultanées, remplaçant le long convoyeur classique. Ainsi, le temps d’assemblage sera réduit de 15 %, tout en maintenant qualité et performance.
Le PDG Jim Farley présente la stratégie Ford véhicules électriques à l’usine de Louisville. (Crédit : AP Photo/Darron Cummings)
Un investissement massif pour sécuriser l’emploi
L’investissement de 2 milliards de dollars garantira 2 200 emplois horaires à Louisville. Combiné à l’usine de batteries du Michigan, Ford prévoit près de 4 000 emplois directs et de nombreux emplois indirects. Le gouverneur du Kentucky, Andy Beshear, a salué ce projet comme un renforcement du partenariat centenaire avec Ford.
Ford face à la concurrence internationale
Les constructeurs chinois se développent rapidement avec des véhicules électriques abordables. Pourtant, Farley précise que Ford se concentre sur une activité rentable et durable, pas sur le volume. Selon lui, le nouveau pick-up offrira une meilleure solution que ce que l’on peut trouver en Chine.
Une ambition risquée mais stratégique
Le PDG reconnaît que le projet comporte des risques, rappelant les échecs passés dans le secteur. Cependant, Ford veut rompre le cycle de pertes et créer des véhicules abordables et populaires aux États-Unis. L’entreprise mise sur l’innovation et la modernisation de ses chaînes pour garantir compétitivité et rentabilité.
Ainsi, Ford mise sur la standardisation des plateformes pour produire à grande échelle plusieurs modèles électriques. La réduction du nombre de pièces et l’optimisation des chaînes d’assemblage permettront de baisser les coûts. Ainsi, la marque espère offrir un véhicule abordable, rentable et compétitif face aux modèles internationaux.
Chevrolet a établi un nouveau record mondial d’autonomie avec son pick-up électrique Silverado EV, en parcourant 1 704 km sur une seule charge. Un exploit réalisé dans des conditions de conduite ultra-optimisées et difficilement reproductibles dans la vie quotidienne.
Le pick-up électrique Chevrolet Silverado EV a battu un record mondial d’autonomie avec 1 704 km parcourus sans recharge. (Crédit : Chevrolet)
Un exploit technique dans des conditions extrêmes
Le test a été mené par les ingénieurs de General Motors, sur routes ouvertes près du centre d’essai de Milford, dans le Michigan. Par ailleurs, le Silverado EV Max Range possède une batterie géante de 205 kWh, soit deux fois la capacité d’une Tesla Model S. Pour battre le record, la vitesse moyenne est restée entre 32 et 40 km/h, bien loin d’un usage quotidien. Les pneus étaient gonflés à la pression maximale et le parallélisme optimisé pour réduire toute résistance au roulement. Aussi, la roue de secours a été retirée et la benne recouverte d’un cache pour améliorer l’aérodynamisme global. La climatisation est restée coupée, et aucun passager n’a pris place pendant la majeure partie du trajet.
Une autonomie officielle bien plus modeste
Sur le marché, la version Max Range revendique environ 740 km d’autonomie officielle selon les résultats de l’homologation. Ce chiffre, déjà élevé, tombe à environ un tiers du record dans des conditions réelles de circulation. Lors du test, la consommation moyenne a atteint seulement 12 kWh/100 km, un score remarquable pour un véhicule de 3,8 tonnes. Pour comparaison, certaines berlines électriques atteignent ce niveau à vitesse normale, mais avec un poids bien inférieur et un profil plus aérodynamique.
Un record surtout symbolique
Ce défi montre surtout l’impact majeur d’une conduite ultra-optimisée sur l’autonomie des véhicules électriques. Cependant, en conditions normales, impossible d’espérer reproduire ce chiffre sans sacrifier vitesse, confort et charge utile. Chevrolet a conclu l’événement en utilisant le Silverado pour alimenter une imprimante 3D fabriquant le trophée du record.
Une campagne estivale informe les vacanciers sur les avantages de la mobilité électrique. Des kits pédagogiques gratuits sont distribués sur les autoroutes.
Cette campagne estivale distribue des kits pédagogiques voiture électrique pour sensibiliser les vacanciers à une mobilité plus écologique.
Le programme CEE Advenir Formations lance une campagne sur les principales aires d’autoroute dès le 8 août 2025. L’objectif est de profiter des flux estivaux pour toucher un maximum d’automobilistes en vacances. Cette opération avait déjà eu lieu à la Pentecôte avec 32 000 kits distribués. Elle revient en août avec un format similaire et une présence chaque week-end.
Des kits pour apprendre en s’amusant
Chaque kit contient deux brochures explicatives sur la mobilité électrique, selon le média ROOLE. Un jeu de cartes quiz familial invite à tester ses connaissances. Un simulateur montre les bénéfices écologiques et économiques des véhicules électriques. Le format ludique permet d’aborder un sujet technique de manière accessible.
Un impact mesurable sur les automobilistes
Toujours selon le média ROOLE, une enquête menée en juin auprès de 529 personnes confirme l’efficacité de la démarche. 40 % des sondés utilisaient déjà un véhicule électrique avant l’opération. 85 % affirment avoir appris de nouvelles informations grâce au kit reçu. Plus de 90 % disent avoir changé positivement leur perception de l’électrique.
Les dates et lieux de distribution
Du 8 au 10 août : Sorgues, Narbonne Vinassan Nord, Saint Léger Est, Sainte Victoire.
Du 15 au 17 août : Montélimar Est, La Riviera Française, Ambrussum Nord, Béziers Montblanc Nord.
Du 22 au 24 août : Saint Rambert d’Albon Est, Vidauban Sud, Corbières Sud
Du 29 au 31 août : Mornas les Adrets, Toulouse Sud, Poitou Charentes Nord.
500 km d’autonomie et une recharge en dix minutes. Une start-up normande veut révolutionner la mobilité électrique avec un prototype inédit.
LINE, prototype électrique conçu par FacteurDix, promet autonomie et sobriété énergétique record. (Crédit : FacteurDix)
Une réponse à la consommation énergétique des voitures
En France, la voiture représente 30 % de la consommation d’énergie nationale. Les deux ingénieurs normands Marc Guillemaud et Aurélien Roulleaux Dugage veulent changer cette équation. Ils ont fondé FacteurDix en 2024 à Saint-Romain-de-Colbosc, près du Havre. Leur objectif : réduire par dix la consommation énergétique d’un véhicule électrique. Résultat : LINE, un trois-roues aérodynamique, léger et ultra-efficace.
Un design pensé pour la sobriété
LINE pèse moins de 500 kg grâce à des matériaux composites venus du nautisme et de l’aéronautique. Son profil en goutte d’eau réduit la résistance à l’air et optimise l’efficacité. Avec une surface frontale réduite, elle atteint un coefficient de traînée de 0,28 m². À titre de comparaison, la meilleure Tesla est à 0,51 m². Cette conception permet d’obtenir une consommation record de 4 kWh/100 km.
Des performances dignes des routières classiques
LINE atteint 165 km/h et propose plus de 500 km d’autonomie WLTP. Elle recharge de 20 à 80 % en dix minutes avec une borne de 100 kW. Les performances permettent de rouler sur autoroute à 130 km/h pendant deux à trois heures.
Malgré son gabarit réduit, la sécurité est au rendez-vous avec airbags, ESP et ABS. Le moteur, compact et léger, offre un couple proche de celui d’une Lotus Élise.
Un projet industriel ambitieux
Le prototype est construit par Faster à Plaisir (Yvelines), spécialiste des véhicules expérimentaux. FacteurDix prévoit une homologation en 2027 pour lancer la production. Dix exemplaires seront d’abord proposés à des investisseurs et ambassadeurs. Entre 2028 et 2029, l’objectif est de produire 500 véhicules par an. À partir de 2030, la production pourrait atteindre 10 000 unités par an.
Un positionnement assumé
Le prix cible est fixé à environ 30 000 euros à terme. La start-up vise un public sensibilisé aux enjeux climatiques et en quête d’originalité. LINE pourrait séduire comme deuxième voiture ou pour les flottes professionnelles. FacteurDix souhaite devenir Société à Mission dès 2026. L’entreprise s’engage sur la réparabilité, la durabilité et la création d’emplois locaux.
Sony quitte le salon pour s’inviter sur l’asphalte, c’est une grande première pour la marque tech de renom. Après l’arrivée sur le marché de Xiaomi avec les différents YU 7 et SU7 Ultra, c’est au tour de Sony. La marque japonaise, historiquement connue pour ses téléviseurs, ses consoles ou encore ses appareils photos, fait un pas inédit dans l’automobile. Elle entame aujourd’hui la phase de préproduction du « Afeela 1 », sa première voiture 100 % électrique.
Conçue et construite en partenariat avec Honda, l’assemblage du modèle a débuté mercredi 30 juillet 2025. Il a lieu dans l’usine d’East Liberty (Honda), dans l’Ohio (États-Unis). Une étape décisive dans la concrétisation du projet.
La berline électrique Afeela 1, fruit de la collaboration entre Sony et Honda. (Crédit : Afeela)
Présentée sous sa version prototype lors du CES de Vegas 2023, puis en version quasi aboutie en janvier 2025, l’Afeela 1 n’était jusqu’alors qu’un « concept prometteur ». Elle devient désormais un produit industriel concret en devenir, avec des livraisons prévues à partir de mi-2026 pour les premiers clients américains.
Un tournant stratégique pour Sony
C’est la première fois que Sony entre de manière aussi concrète dans l’industrie automobile. Et ce n’est pas anodin. L’entreprise apporte dans ce projet son savoir-faire dans des domaines clés : capteurs, logiciels embarqués, interfaces, IA, tout ce qui façonne aujourd’hui l’avenir de la voiture connectée. L’« Afeela 1 » se veut autant une berline qu’un terminal numérique sur roues. Écrans sur toute la planche de bord, reconnaissance faciale à l’entrée, divertissement embarqué de haut niveau, mais aussi systèmes d’aide à la conduite de pointe… La technologie n’est pas un simple ajout, elle est le cœur du projet.
Où en sommes-nous ?
Cette entrée en préproduction, c’est bien plus qu’une simple phase de tests. Dans cette phase charnière, les ingénieurs passent au peigne fin chaque étape de l’assemblage. Ils contrôlent l’ajustement des pièces, la qualité des matériaux, la précision des soudures et les chaînes robotisées. C’est ce moment où l’on vérifie que ce qui a été conçu sur écran peut réellement être fabriqué en série, sans accroc ni erreur. Concrètement, on passe de la théorie à la pratique. On teste le véhicule, mais surtout l’usine elle-même. Car une voiture aussi technologique que l’Afeela ne tolère pas d’approximations. La préproduction permet de corriger les derniers défauts. Elle sert aussi à affiner les processus industriels et anticiper les points de friction avant le lancement. En clair : c’est l’étape qui transforme un concept en un produit fiable.
Interface numérique immersive à bord de l’Afeela 1, avec conducteur en situation réelle. (Crédit : Afeela)
Dans la conception de ce véhicule, Sony n’aurait pu aller aussi loin sans Honda. Les deux entreprises ont signé un partenariat en 2022 avec la création de Sony Honda Mobility, qui forme une collaboration inédite, entre la tech et l’automobile, et qui, sachant ces deux secteurs en plein croisement, pourrait inspirer d’autres rapprochements d’entreprises. Le lancement de la préproduction montre que la collaboration fonctionne. Les chaînes de montage sont en place, les tests d’assemblage commencent, et la montée en cadence se fera progressivement dans les mois à venir.
Un exemple ouvrant la voie à de nouvelles alliances ?
En arrière-plan, cette initiative envoie aussi un message au grand public : la transition énergétique ne se joue plus seulement entre constructeurs automobiles traditionnels. L’implication croissante d’acteurs technologiques comme Sony contribue à accélérer l’intégration de la voiture électrique dans l’espace public. Et si d’autres entreprises de ce calibre suivent la même voie, l’opinion mondiale pourrait basculer plus vite vers une adoption de masse, rendant la mobilité électrique réellement universelle.
Un trop-plein technologique ?
Reste que cette montée en puissance technologique ne fait pas l’unanimité… En à peine deux décennies, le monde automobile a basculé d’un univers centré sur l’expérience de conduite, les sensations mécaniques, le ressenti du châssis à celui d’un environnement de plus en plus piloté par la technologie, où les écrans panoramiques, les algorithmes embarqués et les assistants vocaux occupent désormais une place centrale dans l’expérience de conduite. L’émotion, elle, ne se télécharge pas. Reste à savoir si cette transition énergétique conduira vraiment à la fin de la voiture qui émeut.
Avec ses cellules cylindriques 21700, Samsung SDI propulse la Lucid Air Grand Touring au sommet de l’autonomie électrique.
La batterie cylindrique 21700 de Samsung SDI équipe la Lucid Air Grand Touring, assurant une autonomie record. (Crédit : Samsung SDI)
Un record mondial pour valider une technologie
Le record établi par la Lucid Air Grand Touring n’aurait pas été possible sans les batteries développées par Samsung SDI. Alimentée par des cellules cylindriques 21700, la berline électrique a parcouru 1 205 kilomètres sur une seule charge. Ce record a été homologué par le Guinness World Records. Le trajet, réalisé en juillet 2025 entre St. Moritz en Suisse et Munich en Allemagne, a démontré les performances réelles du véhicule. Il s’est déroulé dans des conditions variées, incluant routes alpines, autoroutes et réseaux secondaires.
Des cellules cylindriques haute performance
Les cellules 21700 utilisées par Samsung SDI représentent une avancée majeure en matière de capacité énergétique. Ainsi, elles offrent également une durée de vie prolongée et une recharge rapide. Ce format, plus grand que les classiques 18650, offre une densité énergétique supérieure tout en améliorant la stabilité thermique. Ces cellules permettent à la batterie de maintenir un rendement élevé même sous des charges prolongées, un atout essentiel pour les longues distances.
Un système de recharge ultra-rapide
L’intégration de cette batterie dans la plateforme électrique de Lucid repose sur une architecture de charge avancée. Grâce à cette synergie technologique, le pack peut récupérer jusqu’à 400 kilomètres d’autonomie en seulement 16 minutes. Cette vitesse de recharge, inédite pour un modèle de série, est rendue possible par l’optimisation des cellules, du pack et de l’électronique de puissance développés conjointement par Lucid et Samsung SDI.
Un partenariat technologique de long terme
Samsung SDI et Lucid travaillent ensemble depuis 2016, bien avant le lancement du premier modèle de série de la marque. Cette collaboration stratégique a permis le développement des premiers prototypes Lucid Air. Elle a ensuite conduit aux versions commercialisées, comme la Dream Edition et la Grand Touring. Ensemble, les deux entreprises ont affiné une solution technique intégrée, mêlant rendement, fiabilité et sécurité.
Une vitrine pour l’innovation batterie
Avec ce record, Samsung SDI montre que ses technologies ne sont pas réservées aux prototypes ou aux concepts. Elles sont déployées dans des véhicules de série, accessibles aux consommateurs et homologués pour la route. L’entreprise entend renforcer sa présence sur le marché mondial des batteries haute performance. Elle poursuivra ses investissements en R&D (recherche et développement), tout en consolidant son partenariat avec Lucid.
Mercedes prépare une offensive inédite avec 32 nouveaux modèles entre 2026 et 2027, dont la moitié en 100 % électrique. Un virage stratégique du constructeur allemandpour relancer la dynamique commerciale et rattraper son retard.
La Mercedes EQS, berline électrique de luxe, illustre la montée en puissance de Mercedes-Benz dans l’électrification des véhicules. Istanbul, mai 2022.
Une réponse à la baisse des ventes
Mercedes traverse une période délicate. Ses ventes ont reculé de 3 % en 2024 et sur le premier semestre 2025, la baisse atteint 6,2 %. Pour rassurer ses investisseurs et contrer la montée en puissance de Tesla ou des marques chinoises, le constructeur mise sur le plus ambitieux plan produit de son histoire.
Dès 2026, 18 modèles seront lancés, suivis de 14 autres en 2027. Et parmi ces nouveautés, 15 seront des véhicules 100 % électriques, répartis sur tous les segments.
Une électrification sur l’ensemble de la gamme
Mercedes prévoit une refonte complète de son offre. À l’entrée de gamme, les nouveaux GLA, GLB et CLA Shooting Brake seront proposés en version thermique et électrique.
Dans le cœur de gamme, la marque prépare un GLC électrique (présenté au Salon de Munich 2025) et une Classe C zéro émission, tous deux basés sur la nouvelle plateforme MB.EA.
Le haut de gamme n’est pas en reste, avec dix lancements prévus, dont une EQS restylée, un nouveau petit Classe G électrique, et une AMG GT 4 portes en version électrique.
Coupe transversale de la batterie du Mercedes EQC 400 4Matic. SUV électrique présenté au Salon de Genève 2019, qui met en avant la technologie de la gamme EQ de Mercedes.
Fin annoncée de la gamme EQ
Mercedes prévoit aussi de repenser son approche design. Les différences esthétiques entre modèles thermiques et électriques vont disparaître, marquant la fin progressive de la gamme EQ. À terme, tous les véhicules partageront un même langage stylistique, quelle que soit leur motorisation.
AMG entre dans l’ère électrique, sans abandonner le V8
La division sportive AMG accompagnera la transition avec de nouveaux modèles électriques. Le SUV hautes performances et une berline dérivée du concept GT XX. En parallèle, Mercedes confirme le retour du V8 atmosphérique dès 2027, qui restera au catalogue « jusqu’à la moitié de la prochaine décennie ».
Un virage stratégique, mais pas une rupture
Contrairement à ce qu’elle envisageait auparavant, Mercedes ne mettra pas fin aux moteurs thermiques en 2030. Le constructeur privilégie une cohabitation des technologies, pour répondre à la diversité des marchés et aux incertitudes géopolitiques.
Avec cette double stratégie — électrification ambitieuse et maintien du thermique — Mercedes espère regagner du terrain dans un marché premium plus concurrentiel que jamais.
Tesla ajuste ses tarifs en France pour les Model Y et Model 3, profitant du nouveau dispositif de prime CEE, désormais financé par les fournisseurs d’énergie via les Certificats d’Économies d’Énergie.
Le Model Y devient plus abordable grâce à la prime CEE, jusqu’à 4 200 € d’aide selon les profils. (Crédit : Mathis Miroux)
Model Y : des remises substantielles
Jusqu’alors exclu du bonus écologique, le Model Y restylé (« Juniper ») est à présent éligible au “coup de pouce véhicules électriques”. La version Propulsion passe de 44 990 € à 41 810 €, et même 40 790 € pour les ménages les plus modestes. La version Grande Autonomie Propulsion, quant à elle, descend à 42 790 €.
Ces offres s’accompagnent d’une LOA (location avec option d’achat) avantageuse, à partir de 299 € par mois sur 36 mois, avec un premier apport de 8 450 € pour un résident des Hauts-de-France.
Model 3 : baisse directe des prix
Produite en Chine et exclue du coup de pouce principal, la Model 3 bénéficie d’une remise directe de 3 100 € accordée par Tesla, ramenant son prix d’entrée à 36 980 €, voire 36 554 € avec une « petite » prime CEE de 350 €.
Les offres sont valables pour toute commande passée avant le 31 décembre 2025 (Model Y) avec livraisons jusqu’au 30 juin 2026, ou le 27 septembre 2025 (Model 3), avec des livraisons avant le 30 du même mois.