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  • Leapmotor dévoile la version hybride du B10 : l’électrification sans compromis

    Leapmotor dévoile la version hybride du B10 : l’électrification sans compromis

    Leapmotor a levé le voile sur une nouvelle déclinaison de son SUV compact issu de sa collaboration avec Stellantis, le B10 Hybrid EV équipé. Ce modèle se présente comme une réponse à une demande croissante : une expérience de conduite essentiellement électrique, portée par une autonomie étendue et une flexibilité d’usage qui peut séduire ceux qui ne sont pas encore prêts à passer à un véhicule 100 % batterie. 

    source : Leapmotor

    Un SUV compact pensé autour de l’électrique… avec un prolongateur d’autonomie

    Selon le communiqué de Stellantis, le Leapmotor B10 Hybrid EV repose sur une architecture dite “Hybrid EV à prolongateur d’autonomie” qui place la propulsion électrique au cœur du fonctionnement du véhicule. Contrairement aux hybrides classiques, où le moteur à combustion peut directement entraîner les roues, ici les roues sont toujours entraînées par un moteur électrique. Le générateur à essence embarqué, un bloc de 1,5 L développant environ 50 kW, n’a pour rôle que de recharger la batterie quand c’est nécessaire, garantissant une expérience de conduite électrique fluide mais sans les contraintes des autonomies purement à batterie. 

    Côté capacité, le B10 Hybrid EV embarque une batterie de 18,8 kWh, offrant jusqu’à 86 km d’autonomie en mode électrique, tandis que l’association avec la partie thermique du véhicule permet de viser une autonomie pouvant atteindre 900 km. Le communiqué insiste sur le fait que le véhicule peut être utilisé au quotidien comme une voiture électrique tout en conservant la capacité de parcourir de longs trajets sans dépendre exclusivement des stations de recharge. Une solution intéressante pour les automobilistes encore friables à l’idée de se lancer dans le 100 % électrique. 

    source : Leapmotor

    Une fois à bord, quatre modes d’énergie sont proposés, adaptés à différents besoins de conduite :

    • EV+ et EV : pour maximiser l’usage de la batterie en milieu urbain ou lors de trajets quotidiens,
    • Fuel : pour activer le générateur et étendre l’autonomie,
    • Power+ : pour combiner puissance électrique et soutien du générateur lors d’accélérations ou de routes vallonnées. 

    Design, habitacle et technologie 

    À l’extérieur, le B10 Hybrid EV reprend la silhouette du SUV compact B10 électrique présenté fin 2025, avec des dimensions pensées pour un usage polyvalent : 4,53 m de long, 1 87 m de large, un peu moins d’1,7 m de haut et un empattement de plus de 2 mètres 70. On est donc sur un SUV assez spacieux qui promet aux utilisateurs de la place sans être trop imposants sur les routes. 

    source : Leapmotor

    Pour ce qui est de l’intérieur, Leapmotor le caractérise de moderne et fonctionnel. C’est désormais une évidence pour un véhicule récent, au centre de la planche de bord on retrouve un écran tactile 14,6 pouces qui regroupe l’infodivertissement, la connectivité et les fonctions du véhicule. Le système LEAP OS 4.0 Plus, associé à un processeur Qualcomm 8155, propose une interface fluide, tandis que la connectivité inclut Apple CarPlay et Android Auto, disponibles en version filaire ou sans fil. 

    Le confort n’est pas oublié : des sièges avant en éco‑cuir chauffants et ventilés, et un intérieur raffiné complètent une ambiance intérieure sobre mais plaisante. 

    source : Leapmotor

    Sécurité et assistance : un ensemble complet

    Stellantis met aussi l’accent sur la sécurité active et passive. Le B10 Hybrid EV dispose de 17 fonctions d’assistance avancée à la conduite (ADAS). Parmi celles‑ci, plusieurs systèmes ont été révisés pour améliorer la fluidité et la confiance au volant, comme le régulateur de vitesse adaptatif (ACC) ou la gestion centrale de voie (LCC). 

    Petit plus, ce véhiucle propose une technologie de récupération d’énergie et la conduite à une seule pédale (One Pedal Driving). Celles-ci ont été introduites grâce aux dernières mises à jour OTA. 

    Leapmotor a voulu faciliter l’accès à sa technologie avec un prix qui démarre à 29 900 €, un prix tout à fait honnête pour le segment C. La gamme est rationalisée autour de deux finitions principales, Life Hybrid EV et Design Hybrid EV, avec une palette de six couleurs extérieures et trois thèmes intérieurs. 

    source : Leapmotor

    Leapmotor : qui est cette marque à l’origine du B10 ?

    Leapmotor n’est pas un nom nouveau sur le marché des véhicules électriques, mais son association avec Stellantis l’a propulsé sur la scène européenne depuis septembre 2024 avec ses modèles 100 % électriques T03 et C10.

    source : Leapmotor

    En effet, fondé en 2015 en Chine, ce constructeur s’est rapidement spécialisé dans les voitures électriques intelligentes avec une stratégie axée sur l’innovation technologique, un prix compétitif et une expérience connectée pour l’utilisateur. 

    La marque a connu une croissance remarquable ces dernières années. En 2025, Leapmotor a réalisé une performance annuelle exceptionnelle, avec près de 600 000 véhicules vendus et la première place parmi les start‑ups chinoises de véhicules électriques (NEV). Elle compte aujourd’hui plus de 1 700 points de vente et de service à travers le monde, avec une présence dans plus de 40 marchés, dont une implantation rapide en Europe avec près de 250 points de ventes. 

    source : Leapmotor

    Une stratégie d’ouverture aux clients

    Le Leapmotor B10 Hybrid EV, en plus d’être la variante de la version BEV, marque une réelle tentative de concilier autonomie, confort et accessibilité, tout en offrant une expérience proche de celle d’un véhicule électrique. Avec un prix attractif, une technologie sophistiquée et un positionnement qui parle à une clientèle large, les ventes de ce SUV sont à surveiller, car il semble avoir tout pour plaire.

  • Opel Corsa GSE : dernière ligne droite au Nürburgring avant son lancement

    Opel Corsa GSE : dernière ligne droite au Nürburgring avant son lancement

    Présentée à la mi-février, la future Opel Corsa GSE entre désormais dans sa phase finale de développement. La compacte sportive 100 % électrique de la marque allemande poursuit actuellement ses essais sur le Nürburgring, une étape clé avant son arrivée sur le marché.

    source : Opel

    Fiche technique : la sportivité au rendez-vous

    La Corsa GSE marque un vrai tournant pour Opel, car cette citadine sportive 100 % électrique marque le retour du blason GSE, héritier direct des anciennes versions OPC, avec une approche désormais centrée sur la performance électrifiée.

    Elle développe environ 280 ch (206 kW) et 345 Nm de couple, ce qui permet à l’allemande de passer de 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes (estimé à 5,9 s), avec une vitesse maximale limitée à 200 km/h. Des valeurs qui placent ce modèle bien au-dessus de la Corsa Electric classique (156 ch) et même de l’ancienne Corsa OPC thermique.

    source : Opel

    Côté batterie, Opel retient un pack de 54 kWh , pour une autonomie d’environ 336 km sur le cycle européen WLTP. La recharge rapide atteint 100 kW, permettant un 10 à 80 % en un peu moins de 30 minutes.

    Avec ses 280 chevaux, elle dépasse non seulement ses concurrentes directes, comme la future Peugeot e-208 GTI. Dans le même temps, elle partage sa base technique avec d’autres modèles du groupe Stellantis, comme l’Alfa Romeo Junior Elettrica Veloce ou l’Abarth 600e, tout en conservant une identité propre grâce à son choix de rester en traction.

    Un choix qui peut sembler surprenant quand on sait que la plupart des compactes sportives électriques visent la propulsion (ou la transmission intégrale) pour mieux canaliser la puissance. À 280 ch, le couple instantané d’un moteur électrique peut vite dépasser les capacités d’adhérence des roues avant.

    source : Opel

    Un développement en phase finale sur le Nürburgring

    Le projet entre dans sa dernière ligne droite. Opel a confirmé que la Corsa GSE est actuellement en phase de réglages finaux sur le Nürburgring. Long de 20,8 kilomètres, avec 170 virages et plus de 300 mètres de dénivelé, le tracé est considéré comme l’un des plus exigeants au monde. Ce passage par le circuit allemand constitue donc l’une des étapes clés dans le développement.

    Et la marque au blitz n’est pas la seule à utiliser le tracé. En effet, chaque année, près de 3 000 véhicules y sont testés, pour un total estimé à plus de 500 000 kilomètres parcourus. Dans ces conditions, les constructeurs peuvent valider simultanément le comportement du châssis, la résistance du freinage ou encore la gestion thermique, un point particulièrement sensible sur les véhicules électriques performants.

    Dans le cas de la Corsa GSE, les ingénieurs travaillent notamment sur la calibration de la direction, les réglages du châssis et le comportement en conduite dynamique. La gestion de la batterie en usage intensif fait également partie des points clés de cette phase de développement. Comme l’explique Marcus Lott, membre du comité exécutif d’Opel :

    • « Notre ambition est de permettre à chacun de profiter des performances d’une compacte sportive 100 % électrique et de sensations de conduite dynamiques. C’est précisément pour cette raison que nous nous sommes rendus au Nürburgring pour finaliser les derniers réglages. »

    Un modèle attendu au Mondial de l’Auto de Paris 2026

    Cette phase de développement s’inscrit dans un calendrier plus large. Opel a tout récemment confirmé son retour au Mondial de l’Auto de Paris 2026, où la Corsa GSE devrait être mise en avant, aux côtés de sa sœur Mokka.

    Après avoir été présent dans les plus grands salons au monde, ce rendez-vous parisien va permettre à la marque de présenter concrètement cette nouvelle gamme à la fois excitante et soucieuse de l’environnement.

    source : Opel

    Une stratégie électrique qui passe aussi par le plaisir

    Avec la Corsa GSE, Opel poursuit sa transformation vers l’électrique, tout en cherchant à conserver une dimension émotionnelle dans ses modèles.

    Reste désormais à voir comment ces promesses se traduiront sur la route, alors que le développement touche à sa fin et que le modèle se rapproche progressivement de sa version de série. Elles devraient arriver sur les routes avant la fin de l’année.

  • Les nouveaux modèles électriques attendus en avril 2026.

    Les nouveaux modèles électriques attendus en avril 2026.

    Entre ouvertures de commandes, lancements commerciaux et premières livraisons, plusieurs modèles 100 % électriques arrivent sur le marché européen en avril 2026. Du SUV compact à la berline haut de gamme, nous avons fait le point sur les véhicules qui vont concrètement débarquer dans les concessions dans les prochaines semaines.

    source : BYD

    Denza Z9 GT : un break électrique haut de gamme signé BYD

    Le premier véhicule traité, appartient à la marque premium du groupe BYD, Denza. Elle doit officialiser le lancement européen de la Denza Z9 GT le 8 avril à Paris.

    Ce modèle adopte un format encore rare sur le marché électrique, celui d’un grand break de 5,18 mètres au positionnement très haut de gamme. Son design mise sur une silhouette basse et fluide, avec des lignes tendues et un travail aérodynamique poussé, tandis que l’intérieur s’oriente vers un univers technologique et luxueux.

    Sur le plan technique, la Z9 GT repose sur une architecture tri-moteur développant jusqu’à environ 960 chevaux en transmission intégrale. Elle embarque une batterie LFP Blade de 100 kWh et annonce près de 600 km d’autonomie WLTP. L’architecture 800 V permet des temps de recharge rapides, avec un passage de 10 à 80 % en une quinzaine de minutes. Le tarif devrait débuter autour de 90 000 €.

    source : BYD

    Geely E5 : un SUV compact qui arrive en France

    C’est ensuite le groupe Geely qui prépare son arrivée sur le marché français avec le Geely E5. En effet, l’ouverture des commandes est attendue à la fin du mois d’avril.

    Ce SUV compact de 4,61 mètres se positionne sur un segment particulièrement concurrentiel. Il adopte une silhouette moderne avec un coefficient de traînée de 0,269 et un intérieur épuré, largement orienté vers les usages numériques.

    Pour ce E5 de la marque chinoise, deux configurations de batterie sont proposées, à savoir 60 kWh ou 76 kWh, pour une autonomie comprise entre 440 et 530 km WLTP. La version propulsion développe 218 chevaux, tandis qu’une déclinaison à transmission intégrale dépasse les 300 chevaux. Le prix d’entrée est estimé autour de 32 000 €, ce qui en fait une proposition agressive sur ce segment, typique des SUV chinois.

    source : Geely

    DS N°7 : un SUV électrique pour renforcer le positionnement premium

    Cocorico, le troisième véhicule est français. DS Automobiles lance en avril la version 100 % électrique de son SUV familial, le DS N°7.

    Reposant sur la plateforme STLA Medium, ce modèle adopte un design fidèle à l’identité de la marque, avec une face avant travaillée, des signatures lumineuses distinctives et un intérieur orienté vers le confort et la finition. DS ne se cache plus, dorénavant, avec la qualité des matériaux et des équipements proposés, la marque vise clairement un positionnement premium.

    Côté technique, le véhicule embarque une batterie de 98 kWh et annonce jusqu’à 700 km d’autonomie WLTP. Les motorisations s’échelonnent de 210 à 350 chevaux, avec des versions à transmission intégrale. La recharge rapide, en 800 V, permet de passer de 10 à 80 % en environ 20 minutes. Le tarif devrait débuter autour de 55 000 €.

    source : DS Automobile

    Volkswagen ID. Polo : début de la phase de pré-lancement

    Autre sortie avec cette fois Volkswagen qui doit lever le voile en avril sur la Volkswagen ID. Polo, avec une présentation officielle et l’ouverture des pré-réservations.

    Ce modèle électrique du segment B s’inspire de la Polo thermique, avec un design rétro-modernisé et un intérieur simplifié autour d’écrans flottants. L’objectif est de proposer une citadine électrique accessible afin de devenir comme son aîné, l’un des leaders du marché.

    Deux batteries sont attendues, de 45 et 58 kWh, pour une autonomie d’environ 350 km sur la version d’entrée de gamme. La recharge rapide atteint 100 kW, et le prix cible est annoncé autour de 25 000 €. Pour ce qui est des premières livraisons, elles sont prévues plus tard dans l’année.

    source : Volkswagen

     

    Kia EV2 : premières livraisons d’un SUV urbain produit en Europe

    Modèle sud-coréen maintenant : le Kia EV2 entre en production en Slovaquie en avril, avec des premières livraisons attendues dans la foulée en Europe.

    Ce petit SUV urbain reprend les codes stylistiques récents de la marque, avec une silhouette compacte et une face avant inspirée du concept EV3. L’intérieur met l’accent sur la simplicité et les matériaux recyclés, avec un écran panoramique.

    Le modèle repose sur une batterie de 58 kWh et annonce plus de 400 km d’autonomie WLTP, un chiffre plaisant pour ce segment. La recharge rapide permet de passer de 10 à 80 % en environ 30 minutes. Proposé à partir de 30 000 €, il bénéficie d’une production européenne, ce qui le rend éligible au bonus écologique en France.

    source : KIA

    Suzuki e-Vitara : premières livraisons pour le premier modèle électrique

    Suzuki lance en avril les premières livraisons en France de son Suzuki e-Vitara, après un lancement européen en mars.

    Ce crossover compact conserve un design robuste, avec une garde au sol élevée et une silhouette proche de celle du Vitara thermique. Il marque une étape importante pour le constructeur, qui propose ici son premier modèle 100 % électrique.

    Deux batteries sont disponibles, de 49 et 61 kWh, pour une autonomie comprise entre 320 et 450 km WLTP. Les motorisations vont de 140 à 180 chevaux, avec une transmission intégrale en option. Le prix d’entrée est estimé autour de 28 000 €.

    source : Suzuki

    Volvo EX60 Cross Country : début des livraisons

    Enfin, Volvo Cars poursuit le déploiement de sa gamme électrique avec les premières livraisons du Volvo EX60 Cross Country en avril.

    Cette déclinaison Cross Country reprend les codes propres à Volvo, avec une approche plus orientée usage. Pour ce modèle, la garde au sol est légèrement relevée, la carrosserie intègre des éléments de protection supplémentaires, et l’ensemble vise à élargir le champ d’utilisation du modèle, au-delà d’un usage strictement routier. Comme le dit le constructeur : “Le Volvo EX60 Cross Country est conçu pour sortir des sentiers battu”.

    Sur le plan technique, le modèle développe environ 510 chevaux et s’appuie sur une batterie de 95 kWh, pour une autonomie annoncée autour de 640 km WLTP. La recharge rapide peut atteindre 400 kW. Les prix débutent à partir de 72 500 €.

    source : Volvo

    Plusieurs segments concernés

    Au final, ce mois d’avril 2026 permet surtout de constater l’arrivée simultanée de modèles sur des segments très différents, allant de la citadine au véhicule haut de gamme.

    Entre les ouvertures de commandes, les lancements commerciaux et les premières livraisons, ces modèles vont progressivement apparaître sur le marché européen dans les semaines qui suivent, avec des positionnements très variés en matière de prix, d’autonomie et de prestations.

  • Flottes d’entreprise : les utilitaires deviennent un moteur inattendu de l’électrification

    Flottes d’entreprise : les utilitaires deviennent un moteur inattendu de l’électrification

    Le dernier baromètre publié par Arval Mobility Observatory confirme une accélération nette de la transition énergétique dans les flottes d’entreprise. Mais au-delà de la dynamique globale, une tendance se détache clairement : les véhicules utilitaires s’imposent désormais comme un levier clé de l’électrification, alors même qu’ils étaient encore considérés comme un segment difficile à transformer il y a quelques années.

    source : Renault

    Une transition désormais largement engagée dans les entreprises

    C’est un fait, les entreprises françaises ont franchi un cap. En effet, selon l’édition 2026 du baromètre, 84 % d’entre elles déclarent être engagées dans une démarche de transition énergétique ou envisagent de le faire dans les trois ans.

    Plus concrètement, on apprend que 65 % des flottes intègrent déjà des véhicules électrifiés, qu’il s’agisse de modèles 100 % électriques ou hybrides rechargeables. Une progression qui s’accompagne d’une montée en puissance rapide sur le marché : les véhicules électriques représentent désormais 26 % des immatriculations en entreprise, en hausse de 4,4 points en un an.

    source : Peugeot

    Cette dynamique intervient pourtant dans un contexte global plus tendu. Le marché des flottes a reculé de 8,6 % en 2025, avec environ 723 000 véhicules intégrés.

    Les utilitaires, nouveau pivot de l’électrification

    L’information clé du dossier se situe ailleurs, car si l’adoption des véhicules électrifiés par les entreprises a longtemps été freinée par des contraintes d’autonomie, de charge utile ou de coût, désormais, ces véhicules utilitaires connaissent une adoption en forte hausse. Selon plusieurs analyses relayées notamment par la presse spécialisée, ils apparaissent désormais comme le segment le plus dynamique dans l’électrification des flottes.

    Cette évolution s’explique par la transformation des usages professionnels. Les activités de livraison du dernier kilomètre, en forte croissance, favorisent naturellement des véhicules adaptés aux trajets courts et urbains. Dans ces conditions, l’électrique devient non seulement pertinent, mais souvent plus compétitif à l’usage.

    En plus de cela, cette bascule est encouragée par les contraintes d’accès aux centres-villes. Avec la multiplication des zones à faibles émissions (ZFE), les utilitaires thermiques deviennent de moins en moins adaptés à certains usages, poussant les entreprises à accélérer leur transition.

    Un cadre réglementaire de plus en plus structurant

    En France, les entreprises disposant de plus de 100 véhicules doivent intégrer une part minimale de modèles à faibles émissions dans leurs renouvellements. Ce quota atteint actuellement 20 %, avec des objectifs appelés à grimper à 40 %, puis 70 % à l’horizon 2030.

    Alors oui c’est évident, ces obligations jouent un rôle déterminant dans l’évolution des stratégies de flotte. D’autant que la fiscalité évolue en parallèle, avec un renforcement des pénalités liées aux émissions de CO₂, ce qui pénalise davantage les motorisations thermiques.

    source : Watea

    Une gestion des flottes de plus en plus rationalisée

    Au-delà de l’électrification, le baromètre met en lumière une transformation plus globale des politiques de mobilité. Dans un contexte économique incertain, les entreprises cherchent à optimiser leurs coûts. Cela passe par une rationalisation des flottes, mais aussi par une montée en puissance de solutions comme la location longue durée, qui représente désormais jusqu’à 64 % des immatriculations dans les grandes entreprises.

    Le coût total de détention devient un critère central. Et dans ce domaine, l’électrique gagne du terrain. Malgré un prix d’achat encore élevé, il bénéficie de coûts d’usage plus faibles, notamment sur l’énergie et l’entretien, ce qui renforce sa compétitivité sur le long terme.

    Une transition qui change d’échelle

    Cette édition 2026 d’Arval Mobility Observatory a mis en évidence que l’électrification des flottes ne concerne plus uniquement les véhicules particuliers. Elle s’étend désormais à l’ensemble des usages professionnels, avec les utilitaires comme principal moteur de cette transformation.

    Dans les faits, cette évolution marque une étape clé. Car en s’attaquant à ce segment stratégique, les entreprises accélèrent mécaniquement la décarbonation de leurs activités.

  • La solution inattendue de Tesla pour accélérer le déploiement des bornes de recharge : le Superchargeur pliable

    La solution inattendue de Tesla pour accélérer le déploiement des bornes de recharge : le Superchargeur pliable

    Tesla continue d’innover, pas sur une voiture ni une batterie mais bien sur une nouvelle façon de recharger nos véhicules électriques. Le constructeur américain vient de dévoiler une nouvelle génération de bornes de recharge, baptisée « Folding Unit Supercharger ». Une solution aussi simple qu’originale : des stations préfabriquées et pliables, qui réduisent drastiquement les coûts et les délais d’installation.

    source : Tesla

    Une borne pliable pour aller plus vite et coûter moins cher

    Dans les faits, Tesla ne cherche pas seulement à améliorer la puissance de ses bornes, mais à repenser leur déploiement. Ces nouveaux Superchargeurs V4 prennent la forme d’unités préassemblées en usine, capables d’être transportées pliées puis déployées directement sur site. 

    Concrètement, chaque unité intègre huit points de charge et repose sur une base métallique articulée. Une fois arrivée sur place, la structure est simplement dépliée, les câbles étant déjà installés en amont. 

    Ce choix permet de simplifier considérablement les opérations sur site, avec moins de travaux électriques et civils à réaliser. Résultat : Tesla annonce des coûts réduits d’environ 20 % et un temps d’installation divisé par deux. Dans un secteur où la course à la rentabilité est permanente, la firme américaine marque un grand coup.

    source : Tesla

    Une logistique optimisée pour déployer plus de bornes

    Au-delà de l’installation, c’est toute la chaîne logistique qui est repensée. Grâce à ce design pliable, deux unités peuvent être transportées sur un seul camion, avec jusqu’à 33 % de bornes supplémentaires par livraison. 

    Dans les faits, cela permet de multiplier les déploiements de bornes sur le territoire tout en réduisant les coûts de transport, un enjeu majeur alors que Tesla continue d’étendre rapidement son réseau. En effet et à titre de comparaison, les anciennes unités préfabriquées permettaient de transporter jusqu’à 12 points de charge par camion, contre jusqu’à 16 avec cette nouvelle génération. 

    Autre évolution notable : ces stations nécessitent moins d’intervention humaine. Une fois installées, elles peuvent être mises en service sans technicien dédié, ce qui réduit encore les délais, les coûts et simplifie l’exploitation. 

    Jusqu’à 500 kW : des performances en forte hausse

    Si la forme évolue, la puissance suit également. Ces nouveaux Superchargeurs reposent sur la technologie V4, capable de délivrer jusqu’à 500 kW de puissance, soit le double des anciennes bornes V3 limitées à 250 kW. 

    Cette montée en puissance répond directement à l’évolution du marché, avec des véhicules électriques de plus en plus capables d’encaisser des charges rapides, notamment sur des architectures 800 V. Dans les faits, cela permet de réduire encore les temps de recharge et d’améliorer l’expérience utilisateur sur les longs trajets. Chaque armoire V4 peut alimenter jusqu’à huit points de charge. 

    source : Tesla

    Un levier stratégique pour accélérer le réseau Tesla

    Avec cette innovation, Tesla ne cherche pas seulement à améliorer sa technologie, mais à résoudre un problème clé : la vitesse de déploiement de son réseau.

    Aujourd’hui, le constructeur dispose déjà de plusieurs milliers de stations dans le monde, avec un réseau qui dépasse les 75 000 points de charge. Face à l’accélération de l’électrique, la question n’est plus seulement la performance des bornes, mais leur disponibilité.

    Dans ce contexte, ces Superchargeurs pliables apparaissent comme une réponse directe. En réduisant les coûts, les délais et la complexité des installations, Tesla se donne les moyens d’ouvrir plus rapidement de nouvelles stations, et évidemment, la qualité des infrastructures se veut toujours plus performante.

    source : Tesla

    Une nouvelle approche de l’infrastructure de recharge

    Tesla fait évoluer sa façon de penser la recharge. Jusqu’ici, l’innovation portait surtout sur la puissance et la technologie des bornes. Désormais, elle concerne aussi leur conception industrielle et leur déploiement.

    Dans les faits, cette approche pourrait faire école. Car dans un marché où tous les constructeurs accélèrent sur l’électrique, la capacité à déployer rapidement un réseau de recharge devient un avantage concurrentiel clé.

    source : Michael Wolf, Penig

    Les premiers tests européens sont déjà opérationnels sur la Gigafactory de Berlin. Selon plusieurs sources, les premiers déploiements en France devraient arriver pour le deuxième trimestre 2026, ciblant les axes autoroutiers majeurs (A6, A7, A10) un calendrier qui permettrait de soulager le réseau avant les chassés-croisés estivaux.

  • Xiaomi SU7 V2 : plus de 15 000 commandes en 34 minutes, un démarrage fulgurant

    Xiaomi SU7 V2 : plus de 15 000 commandes en 34 minutes, un démarrage fulgurant

    À peine lancée, la nouvelle version de sa berline électrique SU7 enregistre déjà un succès commercial impressionnant, avec plus de 15 000 commandes en seulement 34 minutes selon CarNewsChina. Quelques jours plus tard, ce sont déjà plus de 30 000 unités qui ont trouvé preneur. Un démarrage qui confirme l’ambition du géant chinois sur le marché automobile, deux ans seulement après ses débuts dans le secteur.

    source : Xiaomi

    Deux ans après ses débuts, Xiaomi accélère avec la SU7 V2

    Deux ans après avoir présenté sa première berline électrique, Xiaomi continue d’accélérer. Dévoilée en 2024, la première version de la SU7 avait déjà marqué les esprits, avec plus de 380 000 exemplaires écoulés, confirmant la capacité du constructeur à s’imposer rapidement sur un marché pourtant très concurrentiel, marqué notamment par la présence de la BYD Seal, de la Tesla Model 3 ou encore de la XPeng P7+.

    Dans ce contexte de réussite commerciale malgré une concurrence accrue, la marque a levé le voile, le 19 mars 2026, sur une version restylée de son modèle, souvent présentée comme une SU7 V2.

    source : Xiaomi

    Une version 2 qui monte clairement en gamme

    Avec cette nouvelle version, Xiaomi conserve les dimensions signature du Xiaomi SU7 de première génération, mesurant 5 mètres de long et 2 mètres de large, avec un empattement de 3 mètres. Un frunk de 105 L est intégré, couplé à un coffre de plus de 510 L. La signature lumineuse est retravaillée, notamment à l’avant avec des optiques plus fines, tandis que le travail aérodynamique est poussé plus loin, avec un coefficient de traînée particulièrement bas, d’environ 0,195, un élément clé pour optimiser à la fois les performances et l’autonomie.

    source : Xiaomi

    À l’intérieur, Xiaomi reste fidèle à son ADN technologique. L’habitacle s’organise autour d’un grand écran central de 16,1 pouces, complété par un combiné numérique et un affichage tête haute. L’ensemble repose sur le système HyperOS, conçu pour offrir une continuité avec l’écosystème Xiaomi, notamment les smartphones et objets connectés. Concrètement, cela permet une intégration poussée des applications, des commandes vocales avancées et une personnalisation de l’interface. L’espace à bord est optimisé grâce à l’architecture électrique, avec un empattement généreux qui profite aux passagers, tandis que la qualité perçue progresse avec des matériaux plus travaillés et une finition qui vise, selon les dires du communiqué, le segment premium.

    source : Xiaomi

    Mais c’est surtout sur le plan technique que cette version 2 se distingue. Xiaomi annonce des performances en hausse en intégrant la technologie Xiaomi HyperEngine V6s Plus. Elle permet au véhicule de passer de 0 à 100 km/h en seulement 3,08 secondes et d’atteindre jusqu’à 265 km/h. La vraie rupture se situe toutefois du côté de la batterie. Selon les versions, la SU7 peut désormais revendiquer jusqu’à 902 km d’autonomie pour la version « Pro », un chiffre qui la place parmi les références du marché. Côté recharge, ça bouge également : « La charge ultra-rapide a également été améliorée, offrant jusqu’à 670 km d’autonomie CLTC en 15 minutes et chargeant de 10 à 80 % en 12 minutes. »

    Un succès commercial immédiat

    Le succès ne s’est pas fait attendre. Dès l’ouverture des commandes, la SU7 V2 a enregistré plus de 15 000 réservations en 34 minutes, un chiffre qui illustre l’attente autour du modèle. Dans les jours qui ont suivi, plus de 30 000 unités ont déjà trouvé preneur selon le PDG du groupe, Lei Jun, confirmant le départ canon évoqué au début du papier.

    Dans les faits, ce démarrage dépasse celui de la première génération, qui avait déjà connu un lancement remarqué. Il montre surtout que Xiaomi a su transformer l’essai qu’était le SU7 de première génération, en capitalisant sur son image de marque, son positionnement technologique et une politique tarifaire agressive. En effet, la V2 est disponible à partir de 27 500 € pour la version standard, 31 300 € pour la Pro et 38 000 € pour la Max.

    source : Xiaomi

    Une montée en puissance à surveiller

    Avec plus de 30 000 commandes en quelques jours, Xiaomi démontre qu’il ne s’agit plus d’un simple nouvel entrant, mais d’un acteur capable de peser sur le marché. La SU7 V2, avec son autonomie record, son positionnement technologique et son prix agressif, illustre cette montée en puissance.

    Reste désormais à confirmer dans la durée, notamment sur les capacités de production et la conquête des marchés internationaux. À noter que l’arrivée de Xiaomi en Europe est prévue pour 2027.

  • Opel fait son entrée en Formule E et maintient la présence de Stellantis

    Opel fait son entrée en Formule E et maintient la présence de Stellantis

    La marque allemande du groupe Stellantis a officialisé son arrivée en Formule E à partir de la saison 2026-2027, et ce pour quatre ans. Une annonce qui ne se limite pas à un simple retour en compétition, mais qui traduit une volonté plus large d’accélérer sa transition électrique, dans un contexte sportif déjà bien ancré dans l’ADN d’Opel.

    source : Opel

    Opel remplace DS et s’engage dans l’ère GEN4

    L’information est tombée : à partir de la saison 13 du championnat du monde ABB FIA Formule E, Opel prendra part à la fête et remplacera DS Automobiles au sein du dispositif Stellantis. La marque au blitz s’engagera avec une équipe usine officielle, baptisée Opel GSE Formula E Team.

    source : Opel

    Ce calendrier coïncide avec l’arrivée de la nouvelle génération de monoplaces électriques, la GEN4, qui marque une rupture technologique dans la discipline. La puissance passera de 350 kW (416 ch) à 600 kW (816 ch), avec une transmission intégrale permanente et un freinage régénératif qui atteindra 700 kW, contre 600 kW aujourd’hui.

    Une nouvelle qui comble Jeff Dodds, PDG de la Formule E : « Nous sommes ravis d’accueillir Opel en tant que nouvelle équipe usine. Opel apporte une histoire riche en sport automobile, une expertise technique reconnue et une énergie nouvelle sur la grille. Son engagement confirme le rôle clé de la Formule E dans la transition vers la mobilité électrique. »

    source : Opel

    La Formule E, vitrine mondiale de la mobilité électrique

    Depuis sa création en 2014 sous l’égide de la FIA, la Formule E s’est progressivement imposée comme le championnat de référence pour les monoplaces 100 % électriques. Son format repose sur des courses urbaines, les E-Prix, organisées dans les grandes métropoles internationales. Pour la saison 2025-2026, le calendrier prévoit 17 courses réparties dans 10 pays. L’idée est de concilier sport automobile, mais aussi et surtout développement durable.

    La Formule E s’est aussi imposée comme un véritable laboratoire technologique. Les constructeurs y testent leurs solutions électriques dans des conditions extrêmes, accélèrent le développement de leurs technologies et renforcent leur image sur l’électromobilité. Dans ce contexte, l’engagement d’Opel apparaît comme un choix stratégique, en phase avec les évolutions du secteur.

    source : Formula E

    Un engagement en ligne directe avec la stratégie électrique d’Opel

    L’arrivée en Formule E s’inscrit dans la transformation engagée par Opel depuis plusieurs années. Depuis son intégration dans Stellantis en 2021, la marque a nettement accéléré son virage vers l’électrique, en proposant une version électrifiée pour chacun de ses modèles. L’objectif est désormais clair : devenir une marque 100 % électrique en Europe à l’horizon 2028.

    Dans cette logique, le sport automobile devient un outil supplémentaire pour incarner cette transition. Comme l’explique Florian Huettl, CEO de la marque : « Rejoindre la Formule E représente un nouveau jalon pour Opel dans notre transition vers un futur électrique. Avec l’arrivée des voitures GEN4, dès la prochaine saison, c’est le moment idéal pour rejoindre cette compétition 100 % électrique. Notre Opel GSE Formula E Team incarnera ce que représente notre marque : ingénierie allemande, design audacieux et performance électrifiée. »

    Si la formulation GSE ne vous dit rien, c’est pourtant la diminution de Grand Sport Electric, le label déjà utilisé sur les modèles de série les plus performants, comme l’Opel Mokka GSE et bientôt la Corsa GSE.

    source : Opel

    Stellantis restructure sa stratégie en sport automobile

    L’arrivée d’Opel en Formule E s’inscrit également dans une réorganisation plus large du groupe Stellantis. Après les engagements successifs de DS, puis de Maserati et plus récemment de Citroën, le groupe ajuste sa stratégie en compétition.

    Le retrait de DS à l’issue de la saison 2025-2026 s’accompagne ainsi d’une volonté de maintenir une présence forte dans la discipline, notamment avec Opel et Citroën, qui a annoncé tout récemment prolonger son engagement. L’objectif est de mieux aligner les programmes sportifs avec les stratégies produit des différentes marques, en faisant de la compétition un outil direct de développement et de communication pour les véhicules électriques de série.

    source : DS Automobile

    Un retour au plus haut niveau du sport automobile

    Avec cette annonce, Opel signe également son retour dans un championnat du monde FIA, plusieurs décennies après ses engagements en rallye. La marque ne part toutefois pas de zéro. Elle s’appuie sur une expérience solide en sport automobile, mais aussi sur des initiatives plus récentes, comme le lancement en 2021 de l’ADAC Opel Electric Rally Cup, premier championnat monotype de rallye entièrement électrique.

    source : Opel

    Cette base technique et sportive constitue un point d’appui important pour aborder la Formule E, qui est une discipline extrêmement exigeante et relevée, tant sur le plan technologique que sur celui de la compétition.

    Une nouvelle étape dans la transformation électrique du constructeur

    En entrant en Formule E, Opel se positionne comme un acteur majeur de la mobilité électrique en Europe. Dans un secteur en pleine mutation, la compétition devient alors un prolongement des simples modèles de série, où se joue désormais une partie de la bataille technologique et industrielle.

    source : Opel

    Reste à voir maintenant si la marque au blitz parviendra à se mettre directement au niveau des cadors de cette compétition, dès les premiers Grand Prix.

  • Volvo annonce l’EX60 100 % électrique au Mondial de l’Auto de Paris 2026

    Volvo annonce l’EX60 100 % électrique au Mondial de l’Auto de Paris 2026

    Quelques jours après avoir dévoilé le Volvo EX60, la marque suédoise vient d’annoncer qu’elle présentera son nouveau SUV électrique au Mondial de l’Auto de Paris 2026. Ce modèle est positionné comme une étape majeure de sa transformation vers une gamme entièrement électrique, en soulignant son rôle stratégique dans l’élargissement de son offre sur le segment le plus concurrentiel du marché automobile actuel.

    source : Volvo

    Une première européenne au salon de Paris

    Dans son communiqué, Volvo Cars rappelle que l’EX60 est le tout premier SUV électrique de taille intermédiaire conçu sur sa nouvelle plateforme SPA3, une architecture technique entièrement repensée pour l’électrique et qui sous-tendra à l’avenir l’ensemble des modèles de la marque. L’annonce de sa présence au Mondial de l’Auto de Paris 2026 confirme que Volvo voit en ce salon parisien un moment clé pour montrer au grand public la direction que prend la marque dans l’électrification de sa gamme, le tout à un an de son centenaire.

    En effet, le Mondial de l’Auto a toujours été l’un des rendez-vous majeurs de l’industrie, et Volvo le sait : présenter l’EX60 à Paris signifie s’exposer sur un marché européen exigeant, où les attentes en matière d’autonomie, de technologie embarquée et de sécurité sont particulièrement élevées. Dans les faits, cette présence à Paris contribue à installer l’EX60 comme l’un des modèles phares de l’année électrique 2026.

    Le communiqué l’affirme en effet : « Avec ce nouveau modèle produit en Suède dans l’usine Volvo de Torslanda, Volvo Cars fait ses débuts sur le segment électrique le plus important dans le monde et l’EX60 dispose de toutes les qualités requises pour s’imposer comme une référence. »

    source : Volvo

    Un design extérieur qui affirme la transition électrique

    Sur le plan esthétique, il adopte un design qui se veut à la fois moderne et fidèle à l’identité scandinave de Volvo. À l’avant, les phares à LED reprennent la signature lumineuse « marteau de Thor » déjà vue sur d’autres Volvo électriques. Les lignes latérales sont tendues, avec un profil qui donne à ce SUV à la fois élégance et dynamisme, tout en restant immédiatement identifiable comme un Volvo.

    La plateforme SPA3, exclusivement dédiée au nouveau SUV de la marque suédoise et entièrement pensée pour l’électrique, permet selon le communiqué de repenser les proportions. Les images parlent d’elles-mêmes : il dispose d’un long empattement et d’une silhouette relativement basse pour un SUV, ce qui contribue à optimiser l’espace intérieur tout en favorisant l’aérodynamisme.

    source : Volvo

    Côté intérieur, les matériaux semblent choisis pour leur qualité et leur durabilité, avec un accent particulier mis sur l’ergonomie et l’aisance des occupants. Le système d’infodivertissement, basé sur un double écran (11,4 pouces pour le conducteur et 15 pouces pour l’écran central), est sobre et renforce l’aspect épuré de l’habitacle. En plus des vitres sans contour, un toit panoramique est disponible de série pour augmenter la sensation d’espace et de lumière.

    source : Volvo

    En plus des équipements intérieurs, le groupe annonce de nombreuses aides à la conduite, comme les mises à jour à distance (OTA), intégrés grâce à la puissance du logiciel développés par Volvo : « Des années d’efforts d’ingénierie ciblée et d’investissements ont permis à Volvo de se doter de capacités logicielles que seule une poignée d’acteurs du secteur a réussi à atteindre », a déclaré Håkan Samuelsson, PDG de Volvo Cars.

    Sous le capot : deux batteries, trois niveaux de performances

    Sur le plan technique, l’EX60 se décline en plusieurs versions qui diffèrent par leur motorisation et leur capacité de batterie. Construit sur la plateforme SPA3, il propose une architecture électrique en 800 V qui permet des temps de charge rapides, de l’ordre de moins de 20 minutes pour passer de 10 % à 80 % sur des bornes rapides, ce qui est aujourd’hui un critère crucial dans l’acceptation de l’électrique par le grand public.

    source : Volvo

    La version d’entrée de gamme s’appuie sur un moteur arrière développant un peu plus de 300 chevaux, associé à une batterie d’environ 80 kWh, pour une autonomie proche de 620 km. Elle offre des performances équilibrées, avec un 0 à 100 km/h en un peu plus de 6 secondes et une vitesse maximale limitée à 180 km/h.

    La déclinaison à transmission intégrale porte la puissance autour de 400 chevaux grâce à un second moteur, avec une batterie d’environ 91 kWh et une autonomie pouvant atteindre 660 km. Les performances progressent logiquement, avec un 0 à 100 km/h sous les 5 secondes.

    Enfin, la version la plus performante développe plus de 500 chevaux et s’appuie sur une batterie de 112 kWh, permettant de viser jusqu’à 810 km d’autonomie. Un chiffre qui, dans la pratique, place l’EX60 dans le haut de sa catégorie.

    Une étape stratégique dans l’électrification de Volvo

    L’annonce de la présence de l’EX60 au Mondial de l’Auto de Paris 2026 s’inscrit dans une feuille de route bien plus large pour Volvo. La marque suédoise a déjà affirmé son objectif d’une gamme entièrement électrique à l’horizon 2030, et l’EX60 symbolise concrètement cette ambition.

    Dans un marché européen fortement concurrentiel et confronté à des normes environnementales strictes, Volvo espère bien tirer son épingle du jeu. En plus de ce véhicule, la marque suédoise promet une présence en grande pompe sur le salon parisien de cet hiver. Attendez-vous à « une véritable ode aux paysages scandinaves ».

  • Royal Mail lance les premiers vols postaux 100 % électriques au Royaume-Uni

    Royal Mail lance les premiers vols postaux 100 % électriques au Royaume-Uni

    C’est une première au Royaume-Uni. Le service postal Royal Mail, la compagnie régionale Loganair et le constructeur américain Beta Technologies ont officialisé le lancement de vols électriques en conditions réelles avec du fret postal à bord. Un grand bond pour l’aviation électrique britannique.

    source : Technologies BETA

    Des vols électriques en conditions réelles

    C’est le 20 mars qu’a eu lieu le premier vol 100 % électrique de présentation, entre Glasgow et Dundee. Présentation, oui, mais à bord a été acheminé du courrier représentatif, à savoir des lettres et des colis. L’idée est de simuler un trajet qui pourrait devenir quotidien entre les différentes adresses de livraison opérées par Royal Mail.

    L’objectif de ce vol est clair : collecter des données concrètes sur les performances d’un avion électrique dans un usage commercial quotidien, comme l’explique Luke Farajallah, CEO de Loganair :

    « C’est un moment historique pour l’aviation européenne. Nous ne parlons pas de concepts ou de prototypes, mais bien d’un programme concret de vols sur notre réseau, qui va fournir des données précieuses sur les performances d’un avion électrique en conditions réelles. »

    source : Loganair

    L’Alia CTOL : l’avion électrique pensé pour l’exploitation commerciale

    Mais si ce vol s’est bien passé et qu’il semble avoir convaincu, parlons de l’engin au cœur de ce programme, à savoir l’avion développé par Beta Technologies : l’Alia CTOL, dans sa version cargo CX300.

    Contrairement à d’autres projets, type eVTOL, qui décollent à la manière d’un hélicoptère, cet appareil ne nécessite pas de nouvelles infrastructures et peut utiliser des pistes de décollage classiques, un point clé pour son déploiement, mais cela peut également constituer un frein.

    Sur le plan technique, l’appareil affiche des performances particulièrement adaptées aux liaisons régionales :

    • une autonomie d’environ 622 km
    • une capacité de charge maximale de 560 kg
    • une vitesse pouvant atteindre 283 km/h
    • un temps de recharge compris entre 20 et 40 minutes grâce au système de charge rapide de BETA
    source : Technologies BETA

    Un terrain d’expérimentation idéal : l’Écosse

    Bien que ces démonstrations aient eu lieu entre Glasgow et Dundee, elles ne se limitent pas à une seule liaison. En effet, elles s’inscrivent dans un réseau régional stratégique couvrant plusieurs aéroports écossais : Glasgow, Dundee, Aberdeen, Inverness, Wick ainsi que les îles Orcades.

    Un choix loin d’être anodin, car l’Écosse, avec ses Highlands et ses nombreuses îles, représente un environnement particulièrement pertinent pour ce type de technologie. Dans certaines zones, les alternatives routières ou maritimes sont limitées, comme le souligne Simon Newitt, chez Beta Technologies :

    • « La géographie de l’Écosse en fait l’un des environnements les plus pertinents au monde pour l’aviation électrique. Ce type de programme, avec des routes réelles et un opérateur expérimenté comme Loganair, est exactement ce qu’il faut pour valider la technologie. »
    source : urbanairmobilitynews

    Pour Royal Mail, qui doit assurer la distribution du courrier sur l’ensemble du territoire britannique, soit près de 32 millions d’adresses desservies chaque jour, ces essais répondent à un enjeu très concret. C’est ce que relève Chris Paxton, de chez Royal Mail :

    • « Il s’agit d’une étape importante pour faire des vols de courrier électrique une réalité pour certaines des communautés les plus reculées du Royaume-Uni. En travaillant avec Loganair et BETA Technologies, nous sommes fiers d’être la première société de livraison britannique à tester un avion électrique, soutenant notre trajectoire vers le Net-Zero d’ici 2040 tout en continuant à desservir les 32 millions d’adresses à travers le Royaume-Uni. »
    source : Royal Mail

    Une étape importante pour l’Europe

    Avec ces vols, le Royaume-Uni s’inscrit parmi les premiers pays européens à autoriser le transport de fret avec des avions électriques en conditions réelles, sous la supervision de la Civil Aviation Authority. Parallèlement, la Norvège a déjà réalisé des essais structurés quasi commerciaux, mais encore expérimentaux avec l’avion électrique Beta Alia CX300.

    source : Beta

    À court terme, ces essais doivent permettre d’évaluer la faisabilité économique et opérationnelle du modèle. À plus long terme, ils pourraient ouvrir la voie à une généralisation de ce type d’appareils sur les liaisons régionales, en particulier dans les zones les plus isolées.

    Une nouvelle étape dans la décarbonation du transport

    Avec ce programme, Royal Mail, Loganair et Beta Technologies cherchent à démontrer qu’une alternative plus durable est possible, sans compromis sur la continuité du service.

    Dans un secteur aérien encore largement dépendant des énergies fossiles, ces premiers vols électriques en conditions réelles pourraient bien marquer le début d’un changement plus profond.

  • Leapmotor ouvre son premier centre d’innovation en Europe

    Leapmotor ouvre son premier centre d’innovation en Europe

    Le constructeur chinois Leapmotor a annoncé l’ouverture de son tout premier centre européen d’innovation à Munich, en Allemagne. Un projet stratégique qui marque le passage d’une logique d’export vers l’Europe à une véritable implantation locale sur le marché européen.

    source : Leapmotor

    Un centre d’innovation au cœur de l’écosystème automobile européen

    C’est à Munich, dans le quartier de Schwabing-Freimann, que Leapmotor a choisi d’implanter son nouveau hub. Un choix loin d’être anodin, puisque la ville allemande s’impose comme l’un des principaux pôles d’innovation automobile en Europe, à proximité des centres de R&D de nombreux constructeurs historiques comme BMW, Audi ou encore Mercedes-Benz.

    Inauguré le 20 mars 2026, ce centre européen d’innovation a pour objectif de structurer les activités de design et de développement de la marque sur le continent. Leapmotor ne se contente plus d’exporter ses modèles : le constructeur veut désormais concevoir des véhicules pensés pour les attentes des clients européens.

    Du design à la R&D : un hub stratégique pour les futurs modèles

    Concrètement, ce nouveau centre jouera un rôle clé dans la transformation de la marque. Il sera notamment chargé de développer le futur langage stylistique de Leapmotor, avec une approche mêlant technologie avancée et esthétique plus adaptée aux standards européens. Le site accueillera également la conception de nouveaux concepts, en intégrant les tendances du marché et les attentes spécifiques des consommateurs locaux. 

    Lors de l’évènement d’inauguration, Yu Shuyue, directeur du centre mondial de design de Leapmotor, a présenté le concept de design de la marque en prenant le nouveau B03X comme exemple. En effet, le nouveau modèle Leapmotor vise à établir une nouvelle référence parmi les SUV de classe mondiale

    source : Leapmotor

    Ce centre s’inscrit dans une organisation globale articulée autour de trois pôles : Munich, Hangzhou et Shanghai. Une structure tri-régionale qui doit permettre à Leapmotor de développer des véhicules à vocation internationale tout en conservant son identité de marque.

    Une implantation qui s’inscrit dans une stratégie européenne plus large

    L’ouverture de ce centre d’innovation ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale d’expansion en Europe, portée notamment par le partenariat avec Stellantis.

    Depuis 2023, et le rachat de 51 % de l’entreprise par Stellantis, les deux groupes ont noué une alliance stratégique visant à accélérer la distribution des véhicules Leapmotor en dehors de la Chine. Cette collaboration s’est concrétisée par la création d’une coentreprise dédiée à l’international, permettant à Leapmotor de s’appuyer sur le réseau industriel et commercial de Stellantis en Europe.

    source : Stellantis

    Alors évidemment, ce nouveau centre basé en Allemagne, constitue une étape supplémentaire dans les ambitions internationales du constructeur chinois. La localisation de ses activités de conception directement en Europe est un élément clé pour s’adapter durablement aux spécificités du marché du vieux continent.

    Une année 2025 record qui accélère l’expansion internationale

    L’ouverture en terre bavaroise raisonne avec les performances record établis en 2025. En effet, la firme originaire de Hangzhou, en Chine, a livré 596 555 véhicules à travers le monde entier, soit une augmentation de 103 % par rapport à 2024. Le quatrième trimestre a été particulièrement bon, avec 201 039 immatriculations (+ 66,4 % par rapport à la même période l’année précédente).

    Sur le plan financier, la marque a également franchi une étape importante en devenant rentable pour la première fois, avec un bénéfice net d’environ 540 millions de yuans. Son chiffre d’affaires a quant à lui atteint 64,73 milliards de yuans, en hausse de plus de 100 % sur un an.

    Des résultats qui donnent à Leapmotor les moyens d’accélérer son développement à l’international, et notamment en Europe, un marché clé pour les années à venir.

    source : Leapmotor

    Un tournant dans la stratégie du constructeur

    Avec l’ouverture de ce centre européen d’innovation, Leapmotor change clairement de dimension. Dans un marché européen de plus en plus concurrentiel, où les attentes en matière de design, de qualité et d’expérience utilisateur sont particulièrement élevées, cette implantation pourrait bien faire la différence.

    Reste désormais à voir comment cette nouvelle approche se traduira concrètement dans les futurs modèles de la marque.