Auteur/autrice : Eva Pellerin

  • Les capitales européennes et le pari de l’électromobilité

    Les capitales européennes et le pari de l’électromobilité

    Dans un contexte de transition énergétique urgente, les capitales européennes accélèrent leur engagement pour l’électromobilité. Elles misent sur les voitures électriques, les hybrides et les infrastructures de recharge. Berlin, Luxembourg-Ville, Madrid et Lisbonne illustrent quatre approches différentes, mais ambitieuses. Chaque ville affiche des objectifs forts et affronte des défis précis. Urbanisme, financement et infrastructure constituent leurs principaux enjeux à court terme.

    Berlin : une métropole allemande en plein virage

    La capitale allemande multiplie les initiatives pour électrifier ses véhicules et développer un vaste réseau de bornes de recharge. Au 1ᵉʳ janvier 2025, Berlin comptait environ 80 000 voitures électriques immatriculées et près de 35 000 bornes installées dans la ville. Parmi elles, plus de 5 000 étaient accessibles au public, selon les données municipales. Ce développement s’inscrit dans une stratégie globale pour répondre à la hausse de la demande en électricité. L’opérateur Stromnetz Berlin prévoit une capacité de 4,5 GW en 2035, contre 2 GW seulement en 2024. Le gouvernement fédéral soutient cet effort par un plan de 6,3 milliards d’euros pour renforcer les infrastructures. L’objectif est ambitieux : atteindre un million de points de recharge en Allemagne d’ici à 2030. « Berlin est un pionnier de l’électromobilité. Grâce à une bonne mise en réseau entre la politique, la science et les entreprises. » dit Kai Wegner, maire de Berlin.

    Malgré ces progrès, l’essor de l’électromobilité se heurte encore à certaines contraintes : l’essentiel des bornes de Berlin sont situées en zones privées (domicile, entreprises), soit environ 80 % selon les autorités, et l’extension vers des zones très denses reste un frein.

    En termes d’ambiance, cette dynamique traduit une prise de conscience urbaine : la mobilité électrique est présentée non seulement comme un levier de qualité de vie (réduction des émissions, du bruit), mais aussi comme un potentiel de croissance pour les acteurs de la mobilité.

    En revanche, l’interconnexion des infrastructures, notamment dans les copropriétés ou immeubles partagés, demeure un chantier majeur à Berlin.

    Véhicules électriques en recharge au Luxembourg
    Plusieurs voitures électriques branchées sur des bornes publiques à Luxembourg-Ville.

    Luxembourg-ville : petit pays, grandes ambitions

    La capitale du Grand-Duché et son agglomération affichent un objectif ambitieux : électrifier 49 % du parc automobile d’ici à 2030. Cette ambition s’accompagne de mesures concrètes pour soutenir le déploiement de bornes. En juin 2025, un appel d’offres a attribué une concession de sept ans à un groupement privé pour installer le réseau de recharge. Le pays propose aussi des aides ciblées aux entreprises, couvrant jusqu’à 50 % du coût pour installer des bornes publiques ou professionnelles. Ces bornes peuvent atteindre des puissances d’au moins 175 kW pour répondre aux besoins des utilisateurs. Le dispositif « Stroum beweegt » rassemble plus de 40 acteurs publics et privés autour d’un engagement commun pour la mobilité électrique.

    Malgré cela, le bilan révèle que les véhicules à essence et diesel représentent encore près de 90 % du parc total. Le défi est donc de taille : maintenir le rythme de remplacement des véhicules tout en intensifiant le maillage des infrastructures dans un territoire très dense.

    L’atmosphère y est volontariste : le pays s’affiche en effet comme un laboratoire compact de mobilité durable. Ce qui lui donne un avantage relatif en matière de densité de bornes par habitant et de mesures incitatives fortes.

    Madrid : l’Espagne mise sur l’infrastructure rapide

    Dans la capitale espagnole, le déploiement se concentre sur des infrastructures de charge massives. Le soutien public à l’achat de véhicules électriques complète ces efforts. Le programme national de subventions MOVES III a été prolongé en 2025. Il bénéficie d’un budget supplémentaire de 400 millions d’euros pour encourager l’achat de véhicules électriques et l’installation de bornes. Côté équipements, la région de Madrid et Iberdrola España ont inauguré en juin 2025 un hub de recharge rapide. Ce hub comporte 47 bornes, dont 15 peuvent recharger 80 % d’une batterie en moins de 15 minutes.

    Par ailleurs, l’entreprise de transport urbain Empresa  Municipal  de  Transportes  (EMT) de Madrid a signé un prêt de 50 millions d’euros avec la European Investment Bank pour l’achat de 250 bus électriques et 10 bus à hydrogène, ainsi que l’infrastructure correspondante.

    L’ambiance à Madrid favorise le modèle grande borne rapide combiné aux subventions nationales. Le principal défi reste la couverture urbaine complète. Il faut aussi intégrer les bornes dans les zones résidentielles. Enfin, développer l’usage des véhicules électriques dans des zones denses et périphériques reste un enjeu majeur.

    Hub de recharge ultra-rapide pour voitures électriques à Madrid, engagement dans l'électromobilité
    Hubs de recharge ultra-rapides à Madrid permettant de recharger 80 % d’une batterie en moins de 15 minutes.

    Lisbonne : un pas vers l’électrification intensive

    La ville de Lisbonne et le Portugal montrent des signes forts de progression. En janvier 2025, les véhicules électriques à batterie représentaient 22,5 % des nouvelles immatriculations dans le pays. Au niveau des infrastructures, la société Galp a inauguré des bornes ultra‑rapides de 300 kW dans la région de Lisbonne. Comme à Berlin, une solution pilote de recharge via les lampadaires urbains a également été déployée. De plus, la société de transport public de Lisbonne, Carris, prévoit que 90 % de sa flotte soit “clean energy” d’ici à 2028. Cela correspond à environ 300 bus électriques sur l’ensemble de la flotte.

    À Lisbonne, l’atmosphère montre une forte accélération, mais certaines zones restent à combler. Le nombre de bornes publiques reste modéré, mais il augmente rapidement. Le principal défi est de transformer les zones résidentielles historiques sans garage individuel. Il faut aussi améliorer la coordination entre acteurs publics et privés.

    En résumé, Lisbonne combine des indicateurs prometteurs avec des obstacles typiques de villes anciennes : stationnement, patrimoine, densité.

    Train électrique de la flotte Carris à Lisbonne
    Train électrique de la société Carris à Lisbonne, symbole d’un engagement dans l’électromobilité.

    Ce que cette comparaison révèle

    En comparant ces quatre capitales, plusieurs points clés se dégagent.

    • Premièrement, l’infrastructure de recharge reste essentielle. Madrid mise sur des hubs ultra-rapides, Berlin et Luxembourg sur un réseau dense, et Lisbonne sur des solutions urbaines innovantes. L’accès simple à la recharge influence fortement le choix des utilisateurs.
    • Deuxièmement, les politiques de soutien financier sont incontournables. Subventions à l’achat, aides pour installer des bornes et programmes publics-privés facilitent le déploiement des véhicules électriques.
    • Troisièmement, le contexte local joue un rôle important. La densité urbaine, le type de logement, le patrimoine et l’énergie disponible conditionnent la vitesse de déploiement.
    • Enfin, la communication et les partenariats sont essentiels. Villes, opérateurs, fournisseurs d’énergie et industriels collaborent avec plus ou moins d’efficacité selon les cas. Berlin et Luxembourg illustrent bien ces coopérations.

    Malgré ces efforts, des défis restent à relever. Il faut gérer les immeubles avec parkings collectifs, raccorder les zones denses, harmoniser les standards de recharge et intégrer hybrides et véhicules lourds. Les villes devront maintenir le rythme pour ne pas ralentir la transition.

    Perspectives d’avenir

    Pour les années à venir, ces quatre capitales devraient poursuivre leurs efforts. Elles vont étendre le maillage de bornes et inciter au renouvellement des flottes privées et publiques. Madrid développe les batteries échangeables et Lisbonne expérimente les lampadaires équipés de bornes. Les synergies européennes, via les fonds de l’UE ou des mécanismes transnationaux, auront un rôle important. En conclusion, l’électromobilité dépasse le simple changement de motorisation. Elle constitue un élément central de la transition urbaine, économique et énergétique.

  • La révolution silencieuse de la voiture électrique sur les trajets longs

    La révolution silencieuse de la voiture électrique sur les trajets longs

    Les Français adoptent progressivement la voiture électrique pour leurs vacances, selon le ministère des Transports et Avere-France. Cette tendance reflète une confiance accrue dans les infrastructures de recharge fiables et accessibles. Elle bouleverse doucement les habitudes, tout en rassurant les conducteurs sur la praticité de ces véhicules.

    Homme branchant sa voiture électrique sur une borne de recharge
    Un conducteur branche sa voiture électrique sur une borne autoroutière fiable.

    Une adoption en forte progression

    En juin 2025, la France comptait plus de 1,5 million de véhicules électriques en circulation, soit une hausse de 26% sur un an. Cette croissance rapide montre l’intérêt des Français pour une mobilité plus respectueuse de l’environnement. Les déplacements estivaux en voiture électrique deviennent ainsi de plus en plus fréquents, ce qui témoigne d’un changement significatif dans les comportements de voyage. De plus, cette progression est amplifiée par la multiplication des bornes accessibles sur le territoire.

    Fréquentation estivale en hausse

    Durant l’été 2025, les stations de recharge ont enregistré une augmentation de fréquentation de 71% par rapport à l’année précédente. Sur les aires de service autoroutières, chaque borne a accueilli environ 200 sessions de charge par mois. Ce phénomène traduit non seulement la confiance des usagers, mais aussi la fiabilité des infrastructures mises en place. En conséquence, les conducteurs peuvent planifier leurs trajets plus sereinement, sans craindre de manquer de batterie pendant leurs vacances.

    Mère et fille connectant leur voiture électrique à une borne
    Une mère et sa fille branchent leur voiture électrique avant de repartir en vacances.

    Un réseau autoroutier modernisé

    Depuis l’été 2023, toutes les aires de service des autoroutes concédées sont équipées de bornes de recharge électriques, grâce à la mobilisation de l’État et de la Commission européenne. Le réseau compte aujourd’hui 3.200 points de recharge très haute puissance. Cette modernisation a permis d’atteindre un taux de disponibilité des bornes supérieur à 98,5%, évitant tout phénomène de saturation même lors des périodes de forte affluence. Ainsi, les longues distances deviennent réalistes pour les conducteurs de véhicules électriques, ce qui contribue à l’acceptation croissante de cette technologie.

    Des temps de recharge compatibles avec les voyages

    Les sessions de recharge durent entre 28 et 30 minutes, soit un temps équivalent aux arrêts habituels sur les aires de service. Cette durée correspond parfaitement aux recommandations de sécurité routière, qui préconisent une pause toutes les deux heures. Par conséquent, le passage à l’électrique modifie très peu les habitudes de voyage. Les conducteurs peuvent ainsi combiner repos et recharge sans perturber leur emploi du temps, ce qui rend l’expérience de voyage plus agréable et moins stressante.

    Répondre aux réticences des conducteurs

    Le ministère tente ainsi de dissiper les craintes liées à l’autonomie et à la disponibilité des bornes pour les trajets longs. Beaucoup craignent encore de se retrouver bloqués sans possibilité de recharge, mais les statistiques montrent que ce risque est désormais limité. De fait, les conducteurs constatent que les infrastructures actuelles permettent une planification efficace et des déplacements sereins, encourageant ainsi l’adoption progressive de la voiture électrique sur de plus longues distances.

    Bornes de recharge électrique sur une aire d’autoroute
    Des bornes de recharge électrique disponibles sur une aire de service autoroutière.

    Une croissance freinée par le coût

    Malgré l’augmentation du parc électrique, les achats restent inférieurs aux attentes. Le prix plus élevé des véhicules électriques par rapport aux voitures thermiques constitue un frein notable, surtout pour les familles et les jeunes conducteurs. Cependant, les aides publiques et les incitations fiscales contribuent à réduire progressivement cette barrière financière. À terme, la baisse des coûts et l’évolution des technologies devraient faciliter un accès plus large à la mobilité électrique pour tous les segments de population.

    Vers une mobilité électrique durable

    La combinaison d’un réseau fiable et de véhicules performants encourage les Français à adopter l’électrique. Dans ce contexte, le transport durable se renforce, tout en offrant des solutions adaptées aux besoins réels des usagers. Les trajets longs, autrefois redoutés, deviennent désormais compatibles avec le confort et la sécurité. Cette transition progressive reflète une évolution profonde des mentalités, où la protection de l’environnement et la praticité du voyage coexistent harmonieusement.

    La voiture électrique s’impose progressivement sur les autoroutes françaises. Grâce à des infrastructures solides et des temps de recharge maîtrisés, les conducteurs partent désormais plus sereinement en vacances. L’essor du parc électrique reflète une transition douce mais significative vers une mobilité plus propre et responsable. Les longues distances ne sont plus un obstacle, et l’avenir des déplacements s’inscrit clairement dans une logique durable et innovante.

  • Citroën entre en Formula E avec la GEN3 Evo

    Citroën entre en Formula E avec la GEN3 Evo

    Citroën dévoile sa première monoplace officielle pour le championnat ABB FIA de Formula E. Cette initiative marque un retour stratégique au sport automobile. La GEN3 Evo incarne innovation, puissance et engagement écologique, reflétant l’expertise historique de la marque française. Les pilotes Jean-Éric Vergne et Nick Cassidy porteront les couleurs tricolores avec ambition et détermination.

    Zoom sur le casque du pilote et l’aileron arrière de la GEN3 Evo Citroën avec logo tricolore
    Détail du casque du pilote et de l’aileron arrière de la GEN3 Evo, arborant le logo Citroën et la livrée tricolore. (Crédit : Citroën)

    Un savoir-faire au service de la performance

    La nouvelle GEN3 Evo est une synthèse de puissance et d’efficacité, alliant châssis ultraléger et motorisation électrique performante. Par ailleurs, développée par Stellantis Motorsport, la monoplace adopte une monocoque en fibre de carbone conforme aux normes de sécurité FIA. Pesant au minimum 859 kg, elle combine agilité, rendement énergétique et sensations de conduite proches d’une monoplace thermique.

    Sous sa carrosserie, le moteur électrique délivre jusqu’à 350 kW. Cela permet une accélération de 0 à 100 km/h en 1,86 seconde. De plus, sa vitesse maximale atteint 320 km/h, ce qui fait d’elle la monoplace électrique la plus rapide du championnat. La GEN3 Evo bénéficie également de deux moteurs : l’arrière pour la propulsion, l’avant pour la récupération d’énergie, et les deux associés en « Attack mode » pour la traction intégrale.

    La monoplace peut récupérer jusqu’à 600 kW au freinage, réutilisant près de la moitié de l’énergie consommée pendant un e-Prix. Sa batterie de 47 kWh assure puissance instantanée, stabilité thermique et longévité. Développée à Satory sous la direction de Jean-Marc Finot, l’équipe Stellantis Motorsport déploie près de 11 ans d’expérience en Formula E pour maximiser performance et fiabilité.

    Vue de face et de profil de la monoplace GEN3 Evo Citroën en Formula E
    La GEN3 Evo Citroën exposée de face et de profil, ainsi mettant en avant sa carrosserie électrique et ses lignes dynamiques. (Crédit : Citroën)

    Chaque innovation appliquée à la GEN3 Evo contribue directement aux technologies des futurs véhicules électriques de série. De surcroît, cela optimise gestion batterie, onduleurs et récupération d’énergie. « Nous faisons revivre la passion Citroën dans l’un des championnats les plus visionnaires au monde, alliant puissance, fiabilité et rendement énergétique », précise Jean-Marc Finot.

    Une livrée tricolore qui électrise le design

    Le design de la monoplace illustre audace, modernité et héritage français. La livrée rouge, blanc et bleu joue sur un dégradé dynamique, mettant en avant les chevrons emblématiques de Citroën. Le rouge vibrant à l’avant symbolise passion et performance, tandis que le blanc et le bleu prolongent le mouvement graphique. Trois couleurs, trois valeurs : passion, technologie et fierté nationale. Elles reflètent la vision innovante de la marque pour la mobilité de demain.

    Des pilotes d’exception

    Jean-Éric Vergne, double champion de Formula E et pilote français reconnu, rejoint Citroën avec l’objectif de viser podiums et victoires dès la première saison. Ainsi, son expérience en endurance et en monoplace fait de lui un atout stratégique. Nick Cassidy, pilote néo-zélandais, apporte une expertise internationale et une polyvalence remarquable. Il a déjà remporté la « Triple Couronne Japonaise » et accumulé podiums et victoires en Formula E.

    À la tête de l’équipe, Cyril Blais, fort de plusieurs années en Formula E, assure le rôle de Team Principal. Par conséquent, il privilégie un leadership collaboratif et technique, optimisant performance, gestion énergétique et cohésion d’équipe. « Mon objectif est de consolider nos acquis et progresser tout en valorisant le travail de chacun », déclare-t-il.

    Vue arrière de la monoplace GEN3 Evo Citroën en Formula E
    Vue de dos de la GEN3 Evo Citroën, révélant l’aileron arrière, la ligne élégante et le logo du constructeur. (Crédit : Citroën)

    Les enjeux d’un nouveau défi pour Citroën

    Le retour de Citroën en sport automobile illustre son engagement à partager passion et valeurs humaines avec le public. La Formula E constitue un moteur stratégique pour l’image de la marque et permet de toucher un public urbain, jeune et connecté. La discipline électrique offre aussi un terrain d’expérimentation technologique, influençant directement les véhicules électriques de série, de la gestion des batteries aux logiciels de contrôle moteur.

    La Formula E représente un championnat durable et engagé. En effet, premier championnat mondial certifié ISO 20121, il promeut un bilan carbone net zéro, des pneumatiques partiellement recyclés et une récupération d’énergie significative. Cette dimension écologique s’accorde avec la vision de Citroën, qui mise sur l’électrification et les mobilités responsables comme piliers de sa stratégie.

    La discipline offre également une visibilité internationale. Avec 18 étapes dans 12 pays, Citroën pourra renforcer sa notoriété sur de nouveaux marchés tout en développant une proximité avec le public. Les courses urbaines, accessibles et interactives, permettent à la marque de dialoguer avec des fans sensibles à l’innovation et à la mobilité électrique, en phase avec les modèles comme Ami et ë-C3.

    GEN3 Evo Citroën vue de profil dans l’écurie Formula E
    La GEN3 Evo Citroën de profil dans l’écurie, prête pour les essais et le championnat Formula E. (Crédit : Arnaud Taquet)

    Citroën renoue avec 60 ans de compétition

    Depuis 60 ans, Citroën a marqué l’histoire du sport automobile, du rallye-raid au WRC et WTCC, avec des victoires emblématiques et des pilotes légendaires. Des modèles iconiques comme la ZX Rallye Raid, les Xsara, C4 et DS3 WRC ont forgé la légende de la marque, démontrant expertise, innovation et performance.

    Citroën a par ailleurs participé au Championnat du Monde des Voitures de Tourisme avec la C-Elysée WTCC, remportant trois titres pilotes et constructeurs consécutifs. La marque a su combiner préparation, compétitivité et stratégie pour dominer ses concurrents. Même dans les années 1960, la Citroën MEP servait de tremplin aux jeunes pilotes, incarnant l’esprit d’ingéniosité et d’accessibilité.

    Aujourd’hui, ce riche héritage se poursuit avec la GEN3 Evo en Formula E. Ainsi, Citroën combine tradition et innovation, ambition sportive et responsabilité environnementale, pour créer une nouvelle page de son histoire, captivant fans et passionnés à travers le monde.

  • Audi A2 e-tron : la compacte électrique 2026

    Audi A2 e-tron : la compacte électrique 2026

    Audi prépare l’A2 e-tron, un petit modèle 100 % électrique qui devrait arriver en 2026. Il s’agit d’une compacte héritière de l’Audi A2, disparue il y a plus de vingt ans. Cette voiture a été aperçue en test dans les Alpes et sur le Nürburgring, confirmant son développement avancé.

    Logo Audi sur la partie arrière d’une voiture
    Détail du logo Audi sur l’arrière d’un modèle électrique, symbole de qualité, de modernité et de l’entrée de gamme premium. (Crédit : emirhankaramuk)

    Malgré le camouflage, la silhouette se distingue clairement et laisse entrevoir un design élégant et moderne. L’auto sera la porte d’entrée électrique dans la gamme Audi, sous le Q4 e-tron, et remplacera progressivement les A1 et Q2.

    Silhouette et inspiration historique

    La future A2 e-tron adopte une silhouette monovolume, inspirée du concept AI:ME présenté en 2019. Ses proportions rappellent aussi la petite A2 des années 2000 : toit arrondi, capot court et pavillon relativement haut. Cette combinaison permet à la fois une meilleure aérodynamique et un espace intérieur généreux pour le gabarit. La voiture conserve l’esprit futuriste de son aînée tout en adoptant des lignes modernes qui s’intègrent dans la gamme actuelle. Les angles sont arrondis, la poupe droite et l’empattement long garantissent confort et volume pratique pour un véhicule urbain et périurbain.

    Design extérieur et détails techniques

    Le prototype dévoile des projecteurs à effet pixel, des feux arrière en bandeau continu et une calandre pleine mais structurée. Les lignes générales de l’auto sont harmonieuses et accentuent son profil élégant, tout en respectant les codes récents d’Audi. La forme du véhicule réduit la consommation et optimise l’autonomie, tandis que certains éléments high-tech, comme les feux LED séparés des optiques principales, rappellent les modèles Q4 et Q6 e-tron. Même sous camouflage, certains détails, comme les freins arrière à tambour, révèlent l’utilisation de la plateforme MEB.

    Audi A2 thermique vue de côté
    L’Audi A2, commercialisée de 2000 à 2005, qui inspire la future A2 e-tron. (Crédit : Audi)

    La A2 e-tron reposera sur la plateforme modulaire MEB du groupe Volkswagen, déjà utilisée par l’ID.3, le Q4 e-tron et la Cupra Born. Elle devrait proposer une version à moteur arrière unique de 231 ch, une autre de 326 ch inspirée de l’ID.3 GTX et, potentiellement, une version deux moteurs avec 335 ch. La batterie visée est de 79 kWh nets, offrant une autonomie autour de 600 km. La recharge rapide permettrait de passer de 10 à 80 % en moins de 30 minutes. Cette base technique assure fiabilité, coûts maîtrisés et compatibilité avec les infrastructures existantes.

    Positionnement sur le marché

    Audi positionne cette compacte comme modèle d’entrée de gamme premium, sous le Q4 e-tron. Elle succèdera aux A1 et Q2, devenues vieillissantes, et proposera une alternative aux petits SUV urbains tels que la Volvo EX30 ou la Smart #1. Avec une longueur d’environ 4,25 m, la compacte reste plus généreuse que la A1, tout en conservant un gabarit pratique pour la ville. L’auto permettra à Audi d’offrir une mobilité électrique accessible sans sacrifier le style ni la qualité.

    La production se déroulera à Ingolstadt, en Allemagne. La présentation officielle est attendue courant 2026, avec une commercialisation qui suivra. Les prototypes aperçus sur route et sur circuit confirment que la conception est finalisée. Les photos d’espionnage montrent un véhicule proche de la série, laissant présager un lancement sans surprises majeures. Audi pourra ainsi anticiper les besoins du marché et ajuster la production à la demande.

    Concept Audi AI:ME 2019 vue de côté
    L’Audi AI:ME concept de 2019, préfigurant les futures compactes électriques de la marque. (Crédit : Audi)

    Une voiture pour un segment spécifique

    Selon Gernot Döllner, PDG d’Audi, la A2 e-tron ciblera une clientèle spécifique cherchant une entrée de gamme premium. La marque laisse les citadines aux autres filiales du groupe, comme Volkswagen et Skoda. L’accent est mis sur la qualité perçue, la simplicité d’usage et l’autonomie plutôt que sur un prix bas. Cette stratégie permet à Audi de se positionner dans un segment particulier tout en répondant à la demande croissante de véhicules électriques urbains et pratiques.

    Ainsi, Audi mise sur un retour discret, mais marquant de la A2, cette fois en version électrique. Par conséquent, la compacte devrait offrir un compromis idéal entre praticité, design et technologie. De plus, les annonces à venir confirmeront son nom officiel, ses motorisations finales et son positionnement exact sur le marché. Enfin, pour les amateurs de la marque, cette A2 e-tron promet de conjuguer nostalgie et modernité dans un modèle urbain et premium.

  • Routes idéales pour optimiser l’efficacité d’une voiture hybride

    Routes idéales pour optimiser l’efficacité d’une voiture hybride

    La voiture hybride et l’hybride rechargeable séduisent de plus en plus, mais leur efficacité dépend largement du type de trajet. Connaître les routes adaptées permet de maximiser économie et autonomie. Découvrez comment exploiter pleinement votre véhicule hybride.

    BMW Série 7 hybride rechargeable vue de face sur route urbaine
    La BMW Série 7 hybride rechargeable allie luxe, technologie et efficacité énergétique pour vos trajets quotidiens. (Crédit : BMW)

    Pourquoi le type de trajet influence la performance

    Une hybride (HEV) combine moteur thermique et moteur électrique, et chacun s’exprime différemment selon la route. En ville, les arrêts fréquents permettent au moteur électrique de prendre le relais, réduisant ainsi la consommation d’essence. Sur autoroute, les moteurs alternent, mais le thermique domine, limitant l’intérêt écologique immédiat.

    Pour les hybrides rechargeables (PHEV), la situation est légèrement différente : si la batterie est chargée, le véhicule peut rouler en mode 100 % électrique sur plusieurs kilomètres, même en trajet mixte, ce qui diminue encore plus la consommation et les émissions. Le moteur thermique n’intervient que lorsque la batterie est déchargée ou en cas de fortes sollicitations. Ainsi, comprendre ces différences optimise vos déplacements et votre budget carburant.

    Les trajets urbains : l’atout maître de l’hybride

    Les voitures hybrides sont particulièrement efficaces en ville et en périphérie, là où les arrêts et redémarrages sont fréquents. Les feux rouges et les embouteillages permettent à la batterie de se recharger grâce au freinage régénératif. Dans la pratique, elle se remplit en décélérant puis se vide aussitôt pendant l’accélération, soutenant ainsi le moteur thermique. Ce fonctionnement réduit fortement la consommation d’essence et la pollution, tout en rendant la conduite plus fluide et silencieuse. Pour tirer le meilleur parti d’une hybride, mieux vaut multiplier les trajets urbains de courte distance.

    Les hybrides rechargeables vont encore plus loin grâce à leur batterie que l’on peut brancher sur une prise ou une borne. Elles offrent souvent jusqu’à 40 kilomètres d’autonomie en 100 % électrique, parfaits pour les trajets quotidiens en ville. Ce mode de conduite permet d’éviter totalement l’usage du carburant sur les courts trajets, rendant la voiture bien plus économique. Une fois la batterie vide, le freinage régénératif apporte un petit soutien, mais le moteur thermique reprend le relais principal. L’hybride rechargeable convient donc particulièrement aux conducteurs urbains parcourant moins de 40 km avant de pouvoir se brancher. Sur de longs trajets, son poids peut légèrement augmenter la consommation. En revanche, en usage citadin, elle reste la solution la plus rentable et la plus propre.

    Ford Explorer Plug-in Hybrid stationné devant un bâtiment moderne
    Le Ford Explorer Plug-in Hybrid offre espace, confort et autonomie électrique pour les trajets familiaux et urbains. (Crédit : Ford)

    Les routes secondaires : compromis idéal

    Les routes secondaires représentent un compromis entre ville et autoroute. Elles permettent au moteur thermique et au moteur électrique de se relayer harmonieusement. Les accélérations modérées et les vitesses limitées favorisent l’efficacité énergétique. Les conducteurs peuvent ainsi prolonger l’autonomie et réduire l’usure du moteur thermique, tout en conservant un confort de conduite agréable et stable.

    Pour les voitures hybrides rechargeables, ce type de trajet est particulièrement avantageux lorsque la batterie est suffisamment chargée : le véhicule peut fonctionner en mode 100 % électrique sur une bonne partie du parcours, ce qui réduit considérablement la consommation de carburant et les émissions. Une utilisation régulière de routes secondaires permet ainsi de maximiser l’usage de l’électricité avant que le moteur thermique n’intervienne.

    Les autoroutes : moins d’avantages

    Les voitures hybrides classiques voient leur moteur thermique prendre le relais la plupart du temps, car les vitesses élevées limitent l’usage du moteur électrique. La consommation reste donc proche de celle d’une voiture essence traditionnelle.

    Pour les hybrides rechargeables, le moteur électrique peut encore intervenir sur quelques kilomètres à faible vitesse ou lors des relances, mais le thermique domine globalement. Rouler sur autoroute nécessite donc de planifier la charge de la batterie pour profiter au maximum du mode électrique et limiter la consommation de carburant.

    Renault Rafale E-Tech Hybrid vue de face sur route urbaine
    La Renault Rafale E-Tech Hybrid allie design sportif, technologie hybride avancée et efficacité énergétique pour les trajets urbains. (Crédit : Renault)

    Adapter ses trajets pour prolonger la batterie

    Pour les voitures hybrides, la consommation et l’efficacité dépendent fortement du type de trajet. Les trajets très courts et répétitifs peuvent limiter l’efficacité énergétique, car le moteur thermique ne chauffe pas toujours complètement et la récupération d’énergie par le freinage est moins optimale. Les trajets mixtes, combinant ville et routes secondaires, sont donc idéaux : ils permettent au moteur électrique de prendre le relais, de récupérer de l’énergie au freinage et de réduire la consommation globale.

    Pour les hybrides rechargeables, ces trajets mixtes sont encore plus avantageux si la batterie est chargée, car le véhicule peut fonctionner en mode électrique sur plusieurs kilomètres avant que le moteur thermique n’intervienne. Sur autoroute, le moteur thermique domine la plupart du temps, même pour un PHEV, et l’électrique ne contribue que sur de très courts moments comme les relances ou dépassements à vitesse modérée.

    Planifier les itinéraires pour éviter les embouteillages et adopter une conduite fluide permet de limiter la consommation et d’optimiser le rendement. Comprendre ces principes aide chaque conducteur à exploiter pleinement son véhicule hybride, réduire ses coûts et contribuer à une mobilité plus durable.

  • Maserati GranTurismo Folgore : 100 % électrique, 100 % italienne

    Maserati GranTurismo Folgore : 100 % électrique, 100 % italienne

    Depuis sa création, Maserati fascine les amateurs de GT par son élégance et sa puissance. Aujourd’hui, la GranTurismo Folgore incarne cette tradition tout en ouvrant la voie de l’électrification. Coupé 2+2, ce modèle propose un équilibre inédit entre performances, style et technologie.

    La face avant de la Maserati GranTurismo Folgore révèle un design racé et une calandre imposante ornée du trident. (Crédit : Maserati)

    Un design à couper le souffle

    La GranTurismo Folgore attire immédiatement l’œil. Avec ses 4,96 mètres de long et ses hanches sculptées, elle impose sa présence. Le capot allongé et le « cofango » italien donnent une silhouette élégante et racée. La calandre béante, ornée du trident, rappelle ses origines tout en affirmant son identité. Les phares, plus discrets que sur la précédente génération, n’altèrent en rien le charme général. Maserati a choisi la subtilité plutôt que l’excès, mais la Folgore reste spectaculaire, surtout en bleu Emozione, couleur disponible parmi vingt-trois teintes.

    À l’arrière, la poupe remonte avec élégance, les volumes sont maîtrisés et les lignes fluides séduisent sans effort. La Folgore semble en mouvement même à l’arrêt, une caractéristique rare dans le segment. Cependant, à l’intérieur, la magie se tempère légèrement. Les matériaux sont globalement de bonne qualité, mais certains plastiques, notamment sur les portières, rappellent des composants partagés avec d’autres modèles d’autres marques. Néanmoins, les sièges offrent un confort remarquable et un maintien enveloppant, même pour les grands gabarits.

    L’arrière de la GranTurismo Folgore mêle élégance et aérodynamisme, avec des feux affinés et une poupe sculptée. (Crédit : Maserati)

    Une technologie inspirée de la Formule E

    La GranTurismo Folgore est une GT 100 % électrique et la première du genre pour Maserati. Elle repose sur une batterie T-Bone de 92,5 kWh, positionnée pour abaisser le centre de gravité et optimiser l’équilibre. Trois moteurs à aimants permanents, un à l’avant et deux à l’arrière, délivrent 761 chevaux et 1 350 Nm de couple. Cette architecture permet une transmission intégrale et un torque vectoring efficace, garantissant une maniabilité exceptionnelle malgré un poids de 2,60 tonnes.

    Le 0 à 100 km/h est atteint en seulement 2,7 secondes, tandis que le 0 à 200 km/h se fait en 8,8 secondes. Maserati a même prévu un mode Corsa offrant une propulsion arrière pure pour les puristes. La technologie 800 V assure une recharge rapide, de 20 à 80 % en seulement 18 minutes sur borne compatible. Avec une autonomie réelle d’environ 400 km, la Folgore se montre utilisable au quotidien tout en conservant un tempérament sportif.

    Un comportement routier bluffant

    Sur la route, la Folgore met en avant une dynamique travaillée autour d’une répartition des masses optimisée et d’un châssis associant aluminium et magnésium, favorisant la rigidité et l’agilité. Les accélérations sont rapides, et la stabilité reste maîtrisée même sur des trajectoires exigeantes. Le freinage présente une pédale au ressenti spécifique, caractéristique des véhicules électriques puissants, tout en assurant une décélération efficace.

    Intérieur de la Folgore, tableau de bord digital et finitions haut de gamme
    L’habitacle de la GranTurismo Folgore combine luxe italien, technologie moderne et confort de conduite. (Crédit : Maserati)

    L’ergonomie intérieure met en avant une console centrale équipée de boutons de sélection de boîte et de commodos positionnés autour du volant. Le cockpit digital de 12,3 pouces fournit les principales informations de conduite, accompagné d’une montre Maserati numérique. L’ensemble associe une présentation moderne à une orientation grand tourisme.

    L’expérience sensorielle Maserati

    Si la Folgore séduit par ses performances, elle conserve également une identité sonore et visuelle forte. Les designers ont intégré une signature sonore inspirée des V8 Maserati, permettant à l’électrique de rester émotionnelle. L’intérieur reflète l’artisanat italien, avec cuir pleine fleur, finitions sur-mesure et détails raffinés. Chaque véhicule peut être personnalisé via le programme Fuoriserie, des étriers aux couleurs de la carrosserie, renforçant le sentiment d’exclusivité.

    L’électrification n’a pas fait disparaître le plaisir de conduite, bien au contraire. La Folgore combine sensations sportives et confort de longue distance, un équilibre rare dans le segment. Les passagers arrière profitent également d’un espace correct, permettant à cette GT d’être pratique sur de plus longs trajets.

    Détail du logo Folgore et des jantes arrière de la Maserati GranTurismo
    Le logo “Folgore” et les jantes au design affûté rappellent l’identité électrique et sportive de la GT italienne. (Crédit : Maserati)

    Des tarifs surprenants pour une supercar électrique

    La GranTurismo Folgore est proposée à partir de 199 950 €, soit un positionnement intermédiaire dans la gamme Maserati. Elle échappe au malus écologique, contrairement aux V6 thermiques, ce qui la rend compétitive. Cependant, les options peuvent rapidement faire grimper la facture, notamment pour la recharge compatible 400 V et les équipements de confort ou sonorité premium. Face à des concurrentes comme la Porsche Taycan Turbo, la Folgore se distingue par son style italien et son exclusivité, mais l’autonomie reste inférieure.

    La Maserati GranTurismo Folgore présente un ensemble technique et stylistique abouti. Ses performances, sa conception châssis et son design soulignent la volonté de la marque d’allier sportivité et électrification. Certains éléments d’ergonomie et de finition intérieure pourraient encore évoluer, mais le modèle illustre la transition de Maserati vers une offre électrique dans le segment des GT de luxe.

  • VoltAero : l’avion hybride français au bord du crash

    VoltAero : l’avion hybride français au bord du crash

    L’aventure promettait de révolutionner l’aviation régionale avec un avion hybride franco-français. Aujourd’hui, VoltAero, la start-up fondée par Jean Botti, joue sa survie. Placée en redressement judiciaire le 7 octobre, elle cherche désespérément deux millions d’euros pour éviter le crash. Entre promesses non tenues, investisseurs absents et désengagement brutal de son partenaire industriel ACI, le pionnier de l’aviation décarbonée vit ses heures les plus critiques.

    avion hybride Cassio 330 VoltAero au sol sur le tarmac
    Le Cassio 330, avion hybride de VoltAero, prêt pour la production à l’usine de Rochefort. (Crédit : VoltAero)

    Une étoile de l’aéronautique française en perdition

    Créée en 2017 à Rochefort, VoltAero avait tout pour incarner l’avenir de l’aviation légère hybride. Son avion Cassio 330, un modèle cinq places combinant moteur électrique et carburant, devait être le premier de série produit en France. L’entreprise avait inauguré son site d’assemblage flambant neuf en novembre 2024, avec l’ambition d’y construire jusqu’à 150 appareils par an dès 2026. Le carnet de commandes était déjà plein, avec plus de 250 précommandes enregistrées. Mais la jeune entreprise s’est retrouvée brutalement en cessation de paiement fin septembre, après le redressement inattendu d’ACI Groupe, son principal investisseur industriel.

    Le désengagement d’ACI, une onde de choc

    Lors du Salon du Bourget en juin, VoltAero et ACI Groupe annonçaient un partenariat stratégique et la future entrée d’ACI au capital à hauteur de 10 %. Cet investissement de plus de 10 millions d’euros devait sécuriser la trésorerie de la start-up. Mais trois mois plus tard, ACI se plaçait à son tour en redressement judiciaire, gelant tous ses engagements financiers. « L’entrée au capital devait être signée à la fin du mois, ce qui nous assurait la continuité d’activité », regrette Jean Botti à La Tribune. Ce revirement a provoqué un effet domino, plongeant VoltAero dans la tourmente. « Nous sommes les victimes collatérales d’une situation ubuesque », s’indigne le fondateur.

    maquette 3D de l’avion hybride Cassio 330 de VoltAero
    Modélisation 3D du Cassio 330, illustrant la conception aérodynamique et hybride de l’appareil. (Crédit : VoltAero)

    Safran, partenaire mais pas sauveur

    Pour tenter de sortir la tête de l’eau, VoltAero s’est tourné vers son partenaire Safran, dont les moteurs équipent ses avions. Mais le géant aéronautique a refusé d’investir. Sur BFM Business, son directeur général Olivier Andriès s’est dit « touché » par la situation, tout en rappelant que Safran n’était « pas un investisseur, mais un partenaire industriel ». Une position qui laisse un goût amer à Jean Botti. « C’est nous qui avons aidé Safran à développer son moteur électrique en 2021 », souligne-t-il, dénonçant un manque de solidarité dans l’industrie française.

    Des soutiens publics, mais un vide privé

    Malgré la frilosité du capital-risque, VoltAero n’a pas manqué de soutiens institutionnels. L’État a investi 5,6 millions d’euros via le plan France 2030, et la Région Nouvelle-Aquitaine a mobilisé plus de 10 millions d’euros, dont la moitié en subventions. Ces aides ont permis de financer la recherche et l’industrialisation du Cassio 330. Mais elles ne suffisent pas à combler le trou de trésorerie causé par le désengagement d’ACI. Jean Botti pointe un problème plus large : « En France, les investisseurs privés préfèrent miser sur l’intelligence artificielle, qui demande moins de capital et offre des retours plus rapides. »

    avion Cassio 330 de VoltAero en vol d’essai
    Le Cassio 330 effectue un vol d’essai, démontrant la fiabilité de sa propulsion hybride électrique. (Crédit : VoltAero)

    Un avion prêt à voler, une technologie déjà validée

    Le Cassio 330 n’est pas un simple concept. L’avion vole depuis 2020 et a parcouru plus de 25 000 kilomètres en essais. Sa technologie hybride est brevetée, et les premiers résultats ont séduit le public au Salon du Bourget. VoltAero prévoyait également d’ouvrir des lignes d’assemblage en Malaisie et aux États-Unis. Le distributeur américain Altisky devait commercialiser le Cassio et participer à la construction d’un site dans le Tennessee. En parallèle, un accord signé avec SEDC Energy, entité publique du Sarawak en Malaisie, prévoyait un second site de production asiatique.

    Un mois pour éviter le crash

    Aujourd’hui, le fondateur se bat contre-la-montre. Le redressement judiciaire ouvre une période d’observation de six mois, mais Jean Botti estime n’avoir qu’un mois pour trouver une solution. Sa priorité : convaincre SEDC Energy d’augmenter sa participation pour compenser le retrait d’ACI. D’autres investisseurs sont également sollicités. « Les dessins sont faits, il n’y a plus qu’à lancer la fabrication. », insiste-t-il.

    avion hybride Cassio 330 VoltAero au décollage
    Le Cassio 330 décolle depuis la piste de Rochefort, symbole du savoir-faire aéronautique français. (Crédit : VoltAero)

    Une bataille symbolique pour l’industrie française

    Au-delà du cas VoltAero, c’est toute la filière aéronautique décarbonée française qui tremble. L’entreprise symbolisait une innovation locale capable de rivaliser à l’international. Son échec serait celui d’une industrie encore dépendante des grands groupes et des arbitrages financiers. « Il y a ceux qui volent et les projets… J’ai un avion qui vole », lance Jean Botti, déterminé à sauver son projet. VoltAero présentera un plan de rebond d’ici à la fin octobre. L’issue dira si l’aviation hybride française peut encore décoller, ou si ses ailes se briseront sur le tarmac du désengagement industriel.

  • Mercedes-Benz Vision Iconic : entre passé et futur

    Mercedes-Benz Vision Iconic : entre passé et futur

    Mercedes-Benz frappe fort avec son nouveau concept-car Vision Iconic, un véhicule qui allie héritage et technologie. Inspiré par les années folles et les modèles classiques, ce coupé électrique dévoile une identité stylistique audacieuse et futuriste. De sa calandre monumentale à son habitacle Art Déco, la Vision Iconic incarne la nouvelle ère de design de la marque.

    Mercedes-Benz Vision Iconic vue de profil, grand coupé électrique au style Art Déco
    Le profil fastback de la Vision Iconic rappelle les légendaires coupés Mercedes des années 1930 et 1960. (Crédit : Mercedes-Benz)

    Un hommage aux légendes du passé

    Avec son capot interminable et ses lignes fluides, le Vision Iconic rappelle les Mercedes des années 1960, notamment les types W108 et W111. Sa calandre verticale, immense et illuminée, troque le métal contre du verre et des LED. L’étoile emblématique trône à l’extrémité du capot, accentuant le sentiment de puissance et de prestige. Les petits phares aux coins supérieurs complètent la signature lumineuse, tandis que les angles doux et les surfaces lisses renforcent le côté élégant et sculptural.

    Technologies d’avant-garde intégrées

    Sous ce style rétro, le Vision Iconic cache des innovations impressionnantes. La voiture est 100 % électrique et sa peinture photovoltaïque capture l’énergie solaire, permettant jusqu’à 12 000 km supplémentaires par an.

    Cette surface photovoltaïque de 11 m² convertit la lumière en énergie, même lorsque la voiture est à l’arrêt. Ces cellules à rendement élevé complètent la batterie électrique et prolongent l’autonomie de manière significative. Cette innovation représente une nouvelle étape vers la mobilité durable et autonome, tout en intégrant une esthétique cohérente avec le design global.

    Face avant de la Mercedes-Benz Vision Iconic avec calandre lumineuse et étoile illuminée
    La calandre verticale en verre illuminé redéfinit l’identité des futures Mercedes électriques. (Crédit : Mercedes-Benz)

    L’ordinateur neuromorphique, inspiré du cerveau humain, optimise la conduite autonome de niveau 4/5 et réduit jusqu’à 90 % la consommation énergétique des calculs. La direction électrique actionne les quatre roues, améliorant maniabilité et confort, notamment lors des manœuvres et du stationnement.

    Mercedes-Benz utilise donc l’informatique neuromorphique pour optimiser la reconnaissance des panneaux, des voies et des autres usagers. Cette technologie accélère le traitement des informations et réduit drastiquement la consommation énergétique. Elle permet également de rendre la conduite autonome plus fiable dans des conditions de visibilité réduite et d’anticiper les mouvements des véhicules et des piétons.

    Intérieur futuriste de la Mercedes-Benz Vision Iconic avec planche de bord Zeppelin et volant en verre
    Un intérieur lounge alliant Art Déco et technologies avancées, symbole du luxe de demain selon Mercedes. (Crédit : Mercedes-Benz)

    Un design néo-rétro et luxueux

    À l’intérieur, Mercedes-Benz revisite le style Art Déco avec raffinement. Le volant à quatre branches intègre l’étoile dans une sphère de verre, tandis que la planche de bord « Zeppelin » abrite des cadrans analogiques et numériques. La banquette avant continue accueille conducteur et passager dans un confort lounge, en velours bleu. Les panneaux de portes ornés de marqueteries en nacre et en laiton mêlent artisanat classique et modernité technologique, créant une atmosphère à la fois élégante et immersive.

    À l’extérieur, le Vision Iconic joue sur l’émotion grâce à son éclairage. La calandre et l’étoile illuminée deviennent des éléments interactifs, tandis que les phares ultra-fins soulignent le design sculptural. La peinture noir brillant accentue les courbes et reflète le style Art Déco. L’avant imposant et le profil ‘fastback’ rendent hommage à des modèles légendaires comme la 300 SL, tout en projetant le design Mercedes vers le futur.

    Détail du capot du Vision Iconic
    L’étoile Mercedes illuminée incarne la fusion entre tradition et modernité dans le design de la Vision Iconic. (Crédit : Mercedes-Benz)

    Un nouveau type de mobilité

    Grâce à la conduite autonome de niveau 4, le rôle du conducteur évolue. Sur autoroute, il peut se détendre, regarder des vidéos ou profiter de l’expérience sonore et lumineuse immersive. À l’arrivée, la fonction de stationnement automatique se charge de garer le véhicule. L’intérieur devient un salon roulant, offrant une nouvelle vision du voyage automobile.

    Pour accompagner le showcar, Mercedes-Benz a présenté une collection capsule de six tenues pour hommes et femmes. Les couleurs bleu foncé et les accents argent-or rappellent l’intérieur du véhicule, tandis que les motifs graphiques s’inspirent de l’Art Déco. Cette collaboration entre automobile et mode souligne l’empreinte culturelle et esthétique du Vision Iconic.

    Intérieur de la Mercedes-Benz Vision Iconic avec banquette bleue et finitions en nacre
    Velours bleu, nacre et laiton composent un espace raffiné inspiré des salons des années 1930. (Crédit : Mercedes-Benz)

    Un concept annonçant l’avenir

    Le Vision Iconic n’est pas destiné à la production immédiate, mais il influence clairement le design futur des Mercedes électriques haut de gamme, notamment la Classe S restylée. Il représente un pont entre l’héritage classique et l’innovation moderne, et pourrait rivaliser avec des marques de luxe comme Rolls-Royce. Mercedes-Benz utilise ce concept pour tester des idées audacieuses et anticiper les attentes d’une clientèle exigeante.

    Avec le Vision Iconic, Mercedes-Benz affirme sa volonté de combiner style intemporel, technologie avancée et expérience utilisateur luxueuse. Le livre « ICONIC DESIGN » compile cette vision, illustrant comment la marque redéfinit ses codes esthétiques et technologiques. Entre passé glorieux et futur électrique, la Vision Iconic incarne la liberté créative et le luxe moderne.

  • BYD lance un super hybride biocarburants au Brésil

    BYD lance un super hybride biocarburants au Brésil

    Le géant chinois BYD vient de franchir un cap historique. En lançant son 14 millionième véhicule à énergies nouvelles, l’entreprise présente au Brésil un modèle inédit : un super hybride compatible avec les biocarburants. Conçu spécifiquement pour le marché local, ce véhicule incarne à la fois l’innovation technologique et une vision écologique adaptée aux ressources du pays.

    Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva inaugurant l’usine BYD à Camaçari
    Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva lors de l’inauguration de l’usine BYD à Camaçari, Bahia.
    (Crédit : Ricardo Stuckert / PR)

    Une avancée technologique pensée pour le Brésil

    Lors d’une cérémonie organisée à Camaçari, dans l’État de Bahia, BYD a inauguré la ligne d’assemblage final du SONG PRO. Il est le premier modèle intégrant cette technologie hybride fonctionnant à l’essence et à l’éthanol. Le choix de l’éthanol n’est pas anodin : ce biocarburant est l’un des piliers de la politique énergétique brésilienne. Grâce à une collaboration étroite entre ingénieurs chinois et brésiliens, le moteur 1,5 L de la version Super Hybride a été spécialement adapté pour supporter tous les mélanges d’essence et d’éthanol. Cela garantit à la fois performance et sobriété.

    Le SONG PRO COP30, une alliance verte

    Pour marquer cette avancée, BYD a dévoilé une édition spéciale du véhicule : le SONG PRO COP30. Trente exemplaires seront offerts lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP30, prévue au Brésil. Le premier modèle, sorti de la chaîne de production en présence du président Luiz Inácio Lula da Silva, symbolise la rencontre entre innovation chinoise et ambition environnementale brésilienne.

    BYD Song Pro super hybride compatible biocarburants
    Le BYD Song Pro, premier super hybride compatible avec tous les mélanges d’essence et d’éthanol, exposé au Brésil. (Crédit : BYD)

    Une usine stratégique et en pleine expansion

    La nouvelle usine de BYD à Camaçari représente un investissement majeur. Construite en seulement quinze mois, elle emploie déjà plus de 1 500 personnes. Actuellement capable de produire 150 000 véhicules par an, elle atteindra 300 000 unités dans sa deuxième phase. Le président de BYD, Wang Chuanfu, a confirmé un nouvel investissement pour doubler encore cette capacité, jusqu’à 600 000 véhicules par an. Il s’agira alors de la plus grande usine de véhicules électriques d’Amérique latine. C’est également la plus importante installation du groupe en dehors de l’Asie.

    Une coopération Chine – Brésil

    Pour Wang Chuanfu, cette innovation dépasse le cadre industriel : elle illustre une coopération durable entre deux pays engagés pour une mobilité propre. « Il ne s’agit pas seulement d’une avancée technologique, mais d’une solution écologique pensée pour le Brésil », a-t-il déclaré. Stella Li, vice-présidente exécutive du groupe, souligne quant à elle la vision à long terme de BYD : soutenir l’économie locale, créer des emplois qualifiés et renforcer les compétences techniques brésiliennes.

    L’éthanol, moteur de la transition énergétique

    Tyler Li, CEO de BYD Brésil, insiste sur le rôle central de l’éthanol. En intégrant ce biocarburant à la technologie DM-i, le constructeur valorise la matrice énergétique renouvelable du pays. Cette approche permet de réduire les émissions tout en offrant un véhicule performant, adapté aux habitudes locales. Elle confirme aussi la place du Brésil comme acteur majeur de la mobilité durable mondiale.

    Président Luiz Inácio Lula da Silva lors de l’inauguration de l’usine BYD à Camaçari
    Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva lors de la cérémonie d’inauguration de l’usine BYD à Camaçari, Bahia.

    Une ambition mondiale

    BYD consolide ainsi sa présence en Amérique latine, où la demande en véhicules électrifiés croît rapidement. Déjà numéro un du marché chinois, l’entreprise maîtrise toute sa chaîne de production : batteries, moteurs électriques et systèmes de contrôle. Au Brésil, son réseau compte plus de 200 concessionnaires répartis dans toutes les grandes villes, avec l’objectif d’en atteindre 250 prochainement.

    Avec ce super hybride aux biocarburants, BYD confirme sa capacité à innover en fonction des réalités locales. L’entreprise associe technologie de pointe, développement économique et respect de l’environnement. En choisissant le Brésil pour dévoiler cette première mondiale, elle mise sur un pays riche en ressources renouvelables et en potentiel industriel. Ce lancement marque sans doute un tournant dans la coopération énergétique entre la Chine et l’Amérique du Sud, ouvrant la voie à une nouvelle ère de mobilité propre et accessible.

  • Toyota Century Coupé : le luxe japonais se réinvente

    Toyota Century Coupé : le luxe japonais se réinvente

    Toyota prépare une révolution dans l’univers du luxe automobile japonais. Lors du Japan Mobility Show 2025, la marque dévoilera un concept exceptionnel : un coupé SUV Century « One of One ». Ce projet unique incarne la nouvelle ambition du constructeur de repousser les limites du raffinement automobile. Il redéfinit aussi la place de Century comme vitrine du prestige japonais face à Rolls-Royce et Bentley.

    Toyota Century Coupé One of One vue de profil
    Le Toyota Century Coupé se distingue par sa silhouette élégante et sportive, entre berline de prestige et SUV haut perché. (Crédit : Toyota)

    À travers ce concept, Toyota affiche une vision audacieuse : conjuguer l’élégance intemporelle de la limousine Century avec la modernité d’un SUV coupé. La silhouette, musclée, mais fluide, exprime une volonté de rupture assumée avec les codes traditionnels du luxe japonais.

    Un concept « One of One » qui intrigue

    Présenté comme une création unique, le Century Coupé se distingue immédiatement par son allure imposante et ses lignes sculptées. Perché sur de grandes roues, il se rapproche davantage d’un crossover que d’une berline classique. Son profil sans montant central et ses portes coulissantes, inédites sur un modèle de ce standing, traduisent la recherche d’un design à la fois futuriste et fonctionnel.
    Le Phoenix doré, emblème historique de la lignée Century, trône fièrement au centre d’une calandre raffinée. Cette signature visuelle, associée à l’absence de lunette arrière, confère au concept une dimension mystérieuse et presque sculpturale. Toyota ne confirme pas la nature de sa motorisation, mais plusieurs indices laissent penser qu’un moteur thermique ou hybride pourrait se cacher sous le capot.

    Une nouvelle ère pour la marque Century

    Depuis 1967, la Century incarne l’excellence automobile japonaise. Longtemps réservée aux dignitaires et dirigeants du pays, elle s’est récemment transformée en SUV avant d’adopter aujourd’hui cette silhouette de coupé audacieux. Ce virage symbolise la volonté de Toyota de faire de Century une marque à part entière, positionnée au-dessus de Lexus dans la hiérarchie du groupe.

    Calandre du Toyota Century Coupé avec emblème Phoenix doré
    L’emblème doré du Phoenix, symbole du prestige Century, trône au centre d’une calandre finement ciselée. (Crédit: Toyota)

    Les designers japonais revendiquent ici l’expression d’un luxe « incomparable ». Le terme « One of One » n’évoque pas seulement une pièce unique, mais une philosophie : celle de créer l’inégalable. Ce concept incarne donc autant une prouesse stylistique qu’un manifeste identitaire pour Century.

    Un habitacle pensé comme un salon mobile

    Si les images restent encore mystérieuses, certains détails intriguent déjà. Le poste de conduite pourrait adopter une position centrale, rappelant certaines supercars emblématiques. Le volant, de forme rectangulaire, évoque plus une commande d’avion qu’un volant traditionnel. L’intérieur, quant à lui, s’annonce spacieux et modulable, avec des sièges coulissants et un pas de porte élargi grâce aux ouvrants inversés.

    Toyota semble vouloir offrir une expérience à bord digne d’un salon roulant. Le confort, la discrétion et la personnalisation restent les maîtres mots de ce concept, qui pousse plus loin la notion d’hospitalité japonaise, ou omotenashi.

    Le symbole d’un luxe japonais assumé

    En dévoilant ce coupé Century, Toyota affirme sa capacité à rivaliser avec les plus grandes marques européennes. Le design épuré, les matériaux nobles et les innovations de carrosserie traduisent un savoir-faire unique. La silhouette, à la fois haute et élégante, combine la stature d’un SUV avec la finesse d’un coupé de grand tourisme.

    Plus qu’un simple exercice de style, ce concept annonce une stratégie claire : étendre la marque Century au-delà du Japon. Déjà commercialisé en Chine sous forme de SUV, le label pourrait prochainement viser d’autres marchés internationaux, renforçant ainsi le prestige mondial du constructeur.

    Arrière du Toyota Century Coupé One of One
    Le design arrière du Century Coupé affiche des lignes épurées et l’absence de lunette, signe d’un style audacieux. (Crédit : Toyota)

    Une révolution culturelle et industrielle

    Avec Century, Toyota introduit une nouvelle définition du luxe. Plutôt que de reproduire les codes occidentaux, le groupe célèbre une sophistication japonaise fondée sur la sobriété, la perfection du détail et la rareté. Ce « One of One » ne cherche pas la démesure, mais l’exception.
    Akio Toyoda, président du groupe, souhaite faire de Century le symbole d’un luxe sans compromis, tandis que Lexus poursuivra une voie plus expérimentale et internationale. Cette répartition des rôles traduit une ambition claire : faire rayonner le savoir-faire japonais sur tous les segments du haut de gamme.

    En attendant la révélation officielle

    Le Toyota Century Coupé sera dévoilé en première mondiale à la fin du mois, lors du Japan Mobility Show 2025. En attendant, le mystère reste entier sur ses performances et son éventuelle commercialisation.
    Une chose est certaine : avec ce concept « One of One », Toyota prouve une nouvelle fois sa capacité à surprendre, à innover et à réinventer le luxe à la japonaise. Ce coupé d’exception pourrait bien marquer un tournant historique dans la saga Century, ouvrant la voie à une nouvelle ère du raffinement automobile.