Auteur/autrice : Eva Pellerin

  • Micro‑États européens face à l’électrification : un état des lieux surprenant

    Micro‑États européens face à l’électrification : un état des lieux surprenant

    Alors que la révolution de la mobilité électrique s’accélère en Europe, les micro‑États — Andorre, Liechtenstein, Monaco, Saint‑Marin et Vatican — présentent des dynamiques singulières. Bien que leurs populations soient réduites, ces États font face à des défis spécifiques en matière d’électromobilité. On peut citer infrastructures, incitations, changement de flotte, et contraintes géographiques.

    Voiture électrique QUANTiNO Twentyfive exposée à Monaco
    La QUANTiNO Twentyfive incarne la stratégie des micro‑États comme Monaco pour accélérer la mobilité électrique haut de gamme. (Crédit : nanoFlowcell)

    Une dynamique européenne plus large

    En Europe, le marché automobile progresse de 10 % en septembre 2025, avec 888 672 immatriculations. Les véhicules électriques représentent 18,9 % des ventes sur le mois, soit 167 586 unités. Sur neuf mois, leur part atteint 16,1 %, en hausse de 24,1 % par rapport à 2024. Cependant, ce rythme reste insuffisant pour la transition énergétique, selon l’ACEA. Toutefois, cet indicateur masque des disparités importantes entre pays et surtout entre la « taille » des États.

    Les micro-États échappent souvent à une visibilité claire dans les statistiques européennes. Néanmoins, l’infrastructure publique de recharge connaît une accélération notable depuis le déploiement du règlement AFIR, en vigueur depuis avril 2024. En mai 2025, l’Union européenne comptait près de 970 000 points de recharge publics, soit une hausse de près de 40 % en un an. Pourtant, 40 % de ces bornes se concentrent encore aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, accentuant les déséquilibres régionaux. L’objectif européen reste ambitieux : disposer de bornes rapides d’au moins 400 kW tous les 60 km d’ici à 2026 sur les grands axes. En conséquence, même les petits États doivent désormais combler leurs retards structurels. Ils devront s’intégrer dans ce réseau harmonisé à l’échelle du continent.

    Monaco : le pionnier urbain

    Le cas de la Principauté de Monaco est particulièrement documenté. Le réseau « Monaco ON », lancé en 2020, vise à déployer des bornes gratuites et accessibles dans l’ensemble du territoire. À la fin de 2023, les véhicules « propres » (électriques ou hybrides) représentaient déjà près de 16 % du parc total. On pouvait compter environ 7,6 % de véhicules 100 % électriques.

    En 2024, les données indiquent un total « écologique » de 40,3 % pour la période. Les incitations sont nombreuses : subvention à l’achat (jusqu’à 30 % du prix, plafonnée), rechargement public gratuit, stationnement de rue gratuit pour VE, vignette annuelle gratuite.

    Malgré tout, Monaco doit encore faire face à des enjeux. On compte déjà le coût élevé des véhicules électriques dans un parc très haut de gamme. Ainsi que la dépendance à l’importation d’électricité et l’optimisation de l’usage des bornes. Cependant, le modèle monégasque prouve que même un micro‑État peut progresser rapidement lorsqu’il conjugue incitations, infrastructure et politique cohérente.

    Tesla Model 3 en charge dans les montagnes d’Andorre
    Une Tesla Model 3 dans les Pyrénées andorranes. Voici le reflet du virage écologique amorcé par les micro‑États européens. (Crédit : myevtrips.com)

    Andorre : une montée discrète mais tangible

    Dans la principauté d’Andorre, bien que les données précises sur le parc électrique global soient limitées, plusieurs indicateurs montrent un progrès réel. Le pays comptait 87 stations de recharge publiques recensées à fin 2024, pour un territoire de 468 km². Le nombre d’heures‑mégawatts consommées sur les bornes publiques a augmenté de 128 à 464 MWh entre 2020 et 2024, soit +262 % en quatre ans. De plus, certains tarifs publics encourageaient les VE via les deux premières heures gratuites dans les zones de transit. Toutefois, on dispose de peu de données sur la part de marché des VE dans les immatriculations ou dans le parc roulant. Le double objectif pour Andorre est donc : renforcer la statistique, mais aussi stimuler l’adoption via incitations nouvelles et extension de l’infrastructure.

    Liechtenstein : modeste mais en mouvement

    Le Liechtenstein, petit État alpin, affiche aussi une adoption encore modeste. À fin juin 2023, les voitures 100 % électriques représentaient environ 4 % du parc automobile total. Pour les immatriculations de véhicules neufs, en mars 2025, sur 134 voitures enregistrées, 23 étaient entièrement électriques. Les mesures d’incitation sont limitées : pas de subvention nationale pour les VE en 2025, mais exemption de la taxe annuelle pour VE et certaines municipalités offrent le stationnement gratuit. L’infrastructure propose aujourd’hui environ 56 bornes publiques à travers le pays. L’enjeu principal est d’augmenter la visibilité des VE et de développer l’offre d’infrastructures rapides pour encourager les acheteurs potentiels.

    Saint‑Marin et le Vatican : des données trop limitées

    Pour les deux autres micro-États — la République de Saint-Marin et l’État de la Cité du Vatican — les données publiques sur les véhicules électriques demeurent limitées ou partielles. Cette rareté s’explique par leur très petite taille, la faiblesse du nombre d’immatriculations et l’absence d’obligation de publication de statistiques détaillées.

    À Saint-Marin, le projet E-Way illustre toutefois une volonté politique claire de promouvoir une mobilité plus durable. Le territoire dispose de 22 bornes de recharge pour voitures électriques, chacune équipée de deux prises de 11 kW et 22 kW, ainsi que de six bornes dédiées aux vélos électriques. Ces installations, fournies par ABB, permettent une recharge complète en moins d’une heure et sont compatibles avec la majorité des modèles du marché, tout en répondant aux normes de sécurité les plus strictes. Cette infrastructure, encore modeste, marque une étape importante vers l’adoption d’une mobilité à faible impact environnemental au sein de la République.

    Véhicules électriques Exelentia utilisés par le pape au Vatican
    Deux véhicules Exelentia destinés aux services du Vatican. Elles sont symboles de la transition écologique des micro‑États comme la Cité pontificale. (Crédit : Vatican City State)

    De son côté, le Vatican a récemment franchi une étape symbolique dans sa transition vers des transports respectueux de l’environnement. Le Gouvernorat de la Cité a lancé, en collaboration avec Exelentia, une nouvelle flotte de véhicules électriques destinée aux services internes et aux déplacements dans les Villas pontificales de Castel Gandolfo. Ces véhicules, allant des utilitaires aux navettes pour visiteurs, équipent désormais la Gendarmerie, les Sapeurs-Pompiers et les équipes de maintenance. Cette initiative illustre l’engagement croissant du Saint-Siège à réduire son empreinte carbone et à promouvoir une mobilité zéro émission dans ses espaces symboliques. Le Vatican avait annoncé en 2020 un grand plan de remplacement de ses véhicules.

    Malgré ces avancées, l’adoption des véhicules électriques à Saint-Marin comme au Vatican demeure encore limitée, faute d’un parc civil significatif et de données consolidées permettant de mesurer précisément leur diffusion.

    Vers quels enjeux pour ces micro‑États ?

    D’une part, la taille réduite de ces territoires constitue un avantage potentiel : une norme, un réseau, une politique peuvent être mis en œuvre plus rapidement qu’à l’échelle nationale. D’autre part, les obstacles sont spécifiques : dépendance des importations d’énergie ou infrastructures, marchés d’achat très petits qui limitent les économies d’échelle, et enjeux de stationnement ou d’habitat (notamment pour les résidents sans garage). Le développement des bornes rapides ou ultra‑rapides reste encore peu documenté pour ces États. En outre, si l’on projette que l’Europe dans son ensemble devra installer jusqu’à 3,5 millions de bornes d’ici à 2030 pour soutenir l’électromobilité, les micro‑États ne sont pas exemptés de l’effort. Enfin, le suivi statistique reste une lacune qu’il serait urgent de combler pour suivre finement l’évolution des parts de marché, notamment pour Saint‑Marin ou le Vatican.

    Un potentiel sous‑exploité mais en marche

    En bref, les micro‑États européens montrent des trajectoires variées. Monaco apparaît comme un modèle parmi les plus avancés dans cette catégorie. Andorre démontre un bon rythme de progression infrastructurelle, tandis que Liechtenstein progresse, mais reste à un stade d’adoption modeste. Saint‑Marin et le Vatican restent en marge faute de données.

    Pour tous, les défis sont désormais clairs. Il faut augmenter les incitations et renforcer le réseau de bornes de recharge. Il est aussi essentiel de simplifier l’adoption des véhicules électriques et d’améliorer le suivi des indicateurs. Dans un contexte européen en pleine accélération, ces petits États disposent d’une réelle opportunité. Mais ils ont aussi la responsabilité de ne pas rester à la traîne.

  • Sialia 45 : Le yacht électrique qui redéfinit le luxe et la durabilité

    Sialia 45 : Le yacht électrique qui redéfinit le luxe et la durabilité

    Dans un monde dans lequel le respect de l’environnement devient une priorité, le nautisme se transforme rapidement. Ainsi, le Sialia 45 incarne cette évolution. Ce yacht électrique de 14 mètres promet puissance, autonomie et confort durable.

    Sialia 45 yacht électrique vue de profil en mer
    Le Sialia 45, yacht électrique de 14 mètres, vu de profil en mer, illustrant son design élégant et moderne. (Crédit : Sialia Yachts)

    L’arrivée tant attendue du Sialia 45

    La fabrication du Sialia 45 arrive à son terme en Pologne. Son lancement est attendu cet automne, après une longue série de contrôles rigoureux. « Concevoir l’un des yachts électriques les plus sophistiqués au monde demande une précision technologique exceptionnelle », souligne Milvio Ricci, Chief Commercial Officer de Sialia Yachts, auprès du Figaro. De ce fait, chaque moteur, batterie et système de navigation a été minutieusement testé afin d’assurer à la fois sécurité et performance maximale.

    Initialement prévu pour l’été, le calendrier a été volontairement prolongé. Donc, ce choix stratégique vise à offrir un yacht qui dépasse toutes les attentes. « Quand le Sialia 45 prendra la mer, il ne rejoindra pas simplement le marché du yachting électrique, il le redéfinira », ajoute Ricci, soulignant l’ambition de Sialia Yachts.

    Des caractéristiques inédites

    Le Sialia 45 dispose de deux moteurs électriques de 300 kW chacun, lui permettant d’atteindre une vitesse maximale de 43 nœuds. En croisière à 25 nœuds, la batterie standard de 500 kWh offre une autonomie de 55 milles nautiques. Pour les trajets plus longs, il est possible d’ajouter un pack endurance de 200 kWh, portant l’autonomie à 77 milles nautiques, ou d’opter pour un prolongateur biodiesel, qui peut pousser l’autonomie jusqu’à 240 milles nautiques.

    La recharge du yacht est également rapide et efficace : passant de 10 à 90 % en seulement trois heures et demie, réduisant ainsi le stress lié à l’autonomie. Grâce à cette technologie, la navigation reste fluide et sécurisée, combinant performances élevées et tranquillité d’esprit pour tous les plaisanciers à bord.

    Intérieur du sialia 45 yacht électrique salon et cabine
    L’intérieur du Sialia 45 offre un aménagement modulable et confortable, combinant luxe et matériaux durables. (Crédit : Sialia Yachts)

    L’art du confort sur un yacht électrique

    La coque en carbone sandwich époxy allie légèreté, solidité et robustesse, garantissant une navigation stable et silencieuse. Le Sialia 45 se décline en trois versions – Runabout, Sport et Weekender – chacune adaptée à un style de navigation précis. Qu’il s’agisse d’une sortie sportive, d’une croisière en famille ou d’un séjour prolongé, le yacht offre des espaces modulables et accueillants, parfaitement conçus pour le confort des passagers.

    À l’intérieur, le carré lumineux, la cuisine optionnelle et la cabine confortable créent un cadre chaleureux et fonctionnel. Sur le pont, de larges espaces de détente invitent à profiter de la mer, que ce soit entre amis ou en famille. Chaque élément a été pensé pour allier silence, confort et sécurité, offrant une expérience de navigation harmonieuse et agréable.

    Une approche écoresponsable et novatrice

    Sialia Yachts intègre la durabilité à chaque étape de conception et de fabrication. Le yacht utilise un plancher en liège recyclé, des matériaux entièrement recyclables et des moteurs électriques nécessitant peu d’entretien, minimisant ainsi son impact écologique. Les batteries, garanties cinq ans et conçues pour 3 000 cycles, sont évolutives, offrant la possibilité de profiter des dernières innovations technologiques.

    Sialia 45 yacht électrique vue rapprochée du profil
    Vue rapprochée du Sialia 45, mettant en avant les détails de sa coque en carbone et la finition haut de gamme. (Crédit : Sialia Yachts)

    Une reconnaissance internationale : Prix Gustave Trouvé

    Le Sialia 45 a remporté le Prix Gustave Trouvé 2024, récompensant les yachts électriques de plus de huit mètres. Ce prix souligne l’excellence technique et l’engagement durable de Sialia Yachts. « Cette distinction confirme que nous sommes sur la bonne voie », explique Milvio Ricci, fier de son équipe.

    Le jury, composé de 32 experts internationaux, a évalué plus de 150 bateaux. Ils ont pris en compte la propulsion électrique, l’innovation technique et l’impact environnemental. Cette reconnaissance historique honore la mémoire de Gustave Trouvé, inventeur français du premier moteur hors-bord électrique, crée pour son bateau prototype Le Téléphone.

    Un yacht qui réinvente la navigation de demain

    Fondée en 2017 par Stanislav Szadkowski, Sialia Yachts s’est imposée dans le segment des yachts électriques haut de gamme. Après le Sialia 57 Deep Silence, la marque complète désormais sa gamme avec les modèles 45, 59 et 80 Explorer.

    La Sialia 45 combine performance, confort et respect de l’environnement. Chaque détail, de la coque en carbone au plancher en liège recyclé, témoigne d’une vision tournée vers l’avenir. Ce yacht propose une expérience luxueuse tout en préservant les océans et leur biodiversité.

    Choisir le Sialia 45, c’est opter pour un yachting moderne et responsable. Puissance, autonomie, modularité et durabilité s’unissent pour créer une nouvelle référence sur le marché. Le Sialia 45 ouvre la voie à une navigation plus propre, plus silencieuse et profondément inspirante. Il démontre parfaitement que le yachting électrique n’est plus une idée futuriste. C’est une expérience accessible et performante pour tous les plaisanciers.

  • La Chine renomme ses batteries semi-solides pour plus de clarté

    La Chine renomme ses batteries semi-solides pour plus de clarté

    Face à l’essor des voitures électriques, la Chine intensifie sa régulation. Après la conduite autonome et les poignées de porte, c’est au tour des batteries de subir un contrôle strict. Les fameuses « batteries semi-solides » devront désormais porter le nom plus précis de « batteries solide-liquide ».

    Vue avant de la MG4 électrique équipée d’une batterie solide-liquide
    La MG4 est l’une des premières voitures grand public à adopter une batterie solide-liquide en Chine. (Crédit : MG)

    Pendant des années, le marché chinois des voitures électriques était très chaotique. Les marques multipliaient les promotions et exagéraient leurs annonces. Aujourd’hui, Pékin veut clarifier les choses. Les règles concernent déjà la sécurité des batteries, la conduite semi-autonome et le design des voitures. Le nom des batteries doit maintenant aussi être précis.

    La solution intermédiaire

    Les batteries solides sont vues comme le Graal de l’électromobilité. Elles offrent plus d’autonomie, une meilleure sécurité et une recharge rapide, tout en étant plus légères. Pourtant, leur production à grande échelle n’est attendue que vers la fin de la décennie, même si des prototypes apparaîtront dès 2027. En attendant, les batteries semi-solides servent de solution intermédiaire. Leur électrolyte partiellement solide améliore la densité énergétique et la sécurité, tout en restant plus simple à fabriquer qu’une batterie totalement solide.

    Nio a été pionnier avec une batterie de 150 kWh, offrant plus de 1 000 km d’autonomie réelle, même si le constructeur relativisait ce chiffre. MG a ensuite intégré la technologie dans son modèle MG4, rendant la batterie semi-solide accessible aux véhicules grand public. Ces exemples montrent qu’il s’agit d’une technologie prometteuse, mais encore en transition.

    Un changement de nom

    Le régulateur chinois juge l’appellation « semi-solide » ambiguë. Beaucoup de consommateurs pourraient croire à une version presque achevée des batteries solides. Pour lever cette confusion, Pékin impose désormais le terme « solide-liquide ». Cette appellation reflète mieux la chimie réelle : un électrolyte partiellement solide, mais encore liquide, rappelant que la vraie révolution reste à venir.

    La batterie solide est au cœur d’une compétition internationale intense. Chine, Japon, Corée et Europe se battent pour produire la technologie la plus performante. Les constructeurs chinois visent une production limitée dès 2027 et un déploiement massif pour 2030. Cette course technologique illustre l’importance stratégique des batteries pour l’avenir de l’automobile.

    Batterie Nio de 150 kWh utilisant une technologie solide-liquide
    La batterie Nio de 150 kWh illustre les progrès des batteries solide-liquide avant l’arrivée du tout solide. (Crédit : NIO)

    En attendant, les batteries semi-solides jouent un rôle clé. Elles offrent autonomie élevée, recharge rapide et sécurité améliorée. De plus, elles s’intègrent aux lignes de production actuelles, limitant les coûts industriels. Ces technologies représentent un tremplin avant la généralisation des batteries solides.

    Vers une structuration du marché

    À long terme, le marché des batteries devrait se segmenter en trois grandes familles. Les batteries solides haut de gamme pour véhicules premium, les batteries intermédiaires LFP ou LMFP pour un bon compromis coût/performance, et enfin les batteries sodium-ion pour véhicules urbains économiques. Chaque technologie se distingue par autonomie, sécurité et prix de production, tout en offrant une recharge rapide.

    La régulation chinoise illustre la volonté du pays de stabiliser un marché en pleine effervescence. En imposant des noms précis et en encadrant la communication des constructeurs, Pékin cherche à protéger les consommateurs et à structurer l’innovation. Les batteries solide-liquide représentent une étape clé de la transition énergétique, préparant le terrain pour les véritables batteries solides qui transformeront l’automobile d’ici à dix ans.

  • DS Automobiles : une nouvelle ère en Formule E

    DS Automobiles : une nouvelle ère en Formule E

    DS Automobiles amorce une nouvelle ère en Formule E. À Valence, les tests officiels de la saison 12 battent leur plein. Cela marque une étape clé dans la préparation de la marque française. Entre innovation technologique, préparation stratégique et ambition sportive, la marque premium du groupe Stellantis compte bien s’imposer dès le coup d’envoi au Brésil.

    Deux monoplaces DS E-TENSE FE25 de DS PENSKE sur la piste, pilotées par Maximilian Günther et Taylor Barnard pendant les essais à Alès.
    Maximilian Günther et Taylor Barnard lors du shakedown de la saison 12 de Formule E. (Crédit : Marc de Mattia / DPPI)

    Une onzième saison pleine de promesses pour DS Automobiles

    Depuis 2015, DS Automobiles s’impose comme un acteur incontournable du championnat du monde ABB FIA de Formule E. Cette année, la marque commence sa onzième saison. Ainsi, elle confirme son attachement à cette discipline 100 % électrique, symbole de performance et de durabilité. Les essais se déroulent actuellement sur le circuit Ricardo Tormo de Valence, en Espagne, jusqu’à vendredi. C’est là que les DS E-TENSE FE25 effectuent leurs premiers tours de roues sous le regard attentif des ingénieurs et du partenaire PENSKE AUTOSPORT.

    Des tests intensifs pour affiner la performance

    Après plusieurs semaines de travail en usine, centrées sur la stratégie et l’évolution logicielle, DS Automobiles reprend la piste avec l’objectif d’optimiser chaque détail. Huit sessions de roulage chronométré sont prévues, réparties entre les pilotes titulaires et deux jeunes talents féminins. Les six premières sessions sont confiées à Maximilian Günther, pilote allemand expérimenté, et à Taylor Barnard, son coéquipier britannique, prometteur et déterminé. Les deux dernières sessions, en revanche, seront consacrées à Lindsay Brewer et Jessica Edgar. Cette journée spéciale, dédiée aux femmes pilotes, illustre l’engagement de la marque pour une meilleure représentativité dans le sport automobile.

    Chez DS PENSKE, la cohésion et la préparation sont les clés du succès. L’équipe aborde cette nouvelle saison avec une ambition claire : figurer parmi les leaders du championnat. Maximilian Günther, connu pour sa constance et sa vitesse, et Taylor Barnard, jeune recrue talentueuse, formeront un duo complémentaire. Ensemble, ils devront collecter un maximum de données avant la première course, prévue le 6 décembre 2025 à São Paulo. Cette étape marquera le véritable lancement de la saison 12, où chaque détail technique et stratégique comptera.

    La voix de l’expérience et de la passion

    Eugenio Franzetti, directeur de DS Performance, ne cache pas sa fierté. Selon lui, DS Automobiles aborde cette saison avec une détermination intacte. « Nous sommes fiers d’entamer notre onzième saison de Formule E. DS Automobiles est l’un des acteurs clés de cette série et nous comptons bien décrocher de nouveaux podiums et surtout de nouvelles victoires. » Il souligne également le travail acharné des ingénieurs et mécaniciens durant l’intersaison. Ils sont essentiels au développement du nouveau package DS E-TENSE FE25. L’équipe, selon lui, dispose de tous les atouts pour se battre aux avant-postes et offrir un spectacle de haut niveau.

    Monoplace DS E-TENSE FE25 vue de profil sur la piste pendant les essais de pré-saison de Formule E à Valence.
    La monoplace DS E-TENSE FE25 de DS PENSKE en pleine accélération sur le circuit Ricardo Tormo, symbole de la nouvelle génération électrique. (Crédit : Stellantis)

    Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

    Depuis son entrée en Formule E, DS Automobiles affiche un palmarès impressionnant : 137 courses disputées, 4 titres de champion, 18 victoires, 55 podiums et 26 pole positions. Ces résultats confirment la solidité du projet et la constance des performances de la marque française. Au fil des saisons, DS s’est imposée non seulement comme une écurie de premier plan, mais aussi comme un laboratoire technologique au service de la mobilité électrique.

    Un engagement durable et une vision tournée vers l’avenir

    Née à Paris en 2014, DS Automobiles incarne l’art du voyage à la française. Héritière du prestige de la DS de 1955, la marque s’appuie sur un savoir-faire unique mêlant élégance, innovation et raffinement. Son implication en Formule E s’inscrit dans une stratégie globale d’électrification. Aujourd’hui, tous les modèles DS sont disponibles en version électrifiée, qu’il s’agisse de motorisations 100 % électriques ou hybrides rechargeables.

    En 2025, DS Automobiles accélère sa transition avec le lancement du DS N°4, offrant 450 kilomètres d’autonomie, et du DS N°8, nouveau fleuron capable d’atteindre jusqu’à 750 kilomètres. Ces véhicules incarnent la vision futuriste de la marque : des voitures élégantes, performantes et respectueuses de l’environnement. Avec 450 DS Stores répartis dans 40 pays, DS Automobiles confirme sa présence mondiale et sa volonté de proposer une expérience client exclusive.

    Formule E : un laboratoire pour l’innovation DS

    La Formule E est bien plus qu’une compétition sportive. Pour DS Automobiles, elle représente un terrain d’expérimentation unique. Les innovations développées sur les circuits trouvent rapidement leur place dans les véhicules de série. Les systèmes de gestion énergétique, la récupération d’énergie ou encore les logiciels de pilotage assisté témoignent de cette synergie entre sport et technologie. Ainsi, chaque saison de Formule E devient un accélérateur de progrès pour la marque.

    Alors que les premiers tours de piste à Valence s’achèvent, DS Automobiles semble fin prête à relever le défi. Avec une équipe soudée, des pilotes talentueux et une technologie à la pointe, la marque française compte bien inscrire de nouvelles pages à son palmarès. La saison 12 s’annonce palpitante, entre innovation, compétition et passion, reflet parfait de l’esprit DS : allier élégance et performance au service de l’électromobilité.

  • Crise Nexperia : quand une puce menace l’industrie automobile européenne

    Crise Nexperia : quand une puce menace l’industrie automobile européenne

    Une nouvelle tempête secoue l’industrie automobile européenne. La société néerlandaise Nexperia, spécialisée dans les semi-conducteurs, est prise dans un conflit géopolitique entre Pékin et Washington. Cette situation menace de paralyser les chaînes de production, avec des conséquences inquiétantes pour les constructeurs et leurs fournisseurs.

    Logo de Nexperia, fabricant néerlandais de semi-conducteurs
    Nexperia, entreprise néerlandaise spécialisée dans la production de semi-conducteurs essentiels à l’industrie automobile. (Crédit : Peter Dejong / AP)

    L’histoire complexe de Nexperia

    L’histoire de Nexperia débute en 2017, lorsque la société chinoise Jianguang Asset Management rachète l’ancienne filiale de Philips pour 2,7 milliards de dollars. En 2019, l’entreprise est cédée à Wingtech pour 3,7 milliards de dollars. Située à Nimègue, près de la frontière allemande, Nexperia fabrique des diodes et des transistors indispensables à l’industrie automobile. Bien que discrets, ces composants restent stratégiques pour le bon fonctionnement des véhicules modernes.

    Pression américaine sur Nexperia

    La pandémie de Covid-19 met en lumière la fragilité des chaînes d’approvisionnement, faisant des semi-conducteurs des biens stratégiques. En 2022, Londres bloque la reprise de Newport Wafer Fab par Nexperia, invoquant la sécurité nationale. En décembre 2024, Washington place Wingtech sur sa liste noire. Le message adressé aux Néerlandais est sans ambiguïté : pour maintenir la production européenne, le dirigeant chinois Zhang Xuezheng doit quitter l’entreprise. Cette exigence est confirmée par un document officiel du tribunal de La Haye en juin 2025.

    La riposte de Pékin

    Sous la pression américaine, les Pays-Bas activent une loi de 1952 sur la disponibilité des biens pour placer Nexperia sous tutelle. Zhang Xuezheng est écarté, provoquant la colère de Pékin, qui qualifie cette décision de « banditisme économique ». Le 14 octobre, la Chine bloque les exportations de Wingtech, une usine représentant 70 % de la capacité d’assemblage final de Nexperia. Privée de ces composants, l’entreprise suspend ses livraisons vers l’Europe, mettant en péril la production automobile sur le continent.

    Puce électronique Nexperia utilisée dans l’industrie automobile
    Une puce électronique fabriquée par Nexperia, composant clé pour les systèmes automobiles modernes.

    Une menace pour la production automobile européenne

    Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, se dit disposé à faciliter le dialogue entre les parties pour préserver la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales. Sigrid de Vries, directrice de l’Association des constructeurs automobiles européens, qualifie la situation « d’alarme ». La certification de produits alternatifs prendra plusieurs mois, risquant d’entraîner d’importants retards de production. Hildegard Müller, présidente de la Fédération automobile allemande, avertit que la crise pourrait provoquer des arrêts de production significatifs.

    Les géants de l’automobile européens en tension

    Volkswagen prévoit déjà des interruptions sur son site historique de Wolfsburg, ce qui affectera la production des modèles Golf et Tiguan. Selon des analystes de la Deutsche Bank, la production automobile allemande pourrait diminuer de 10 %, voire de 30 % dans le scénario le plus défavorable. Stellantis et Renault, interrogés par Le Point, assurent suivre la situation de près, en mettant en place des cellules de suivi et des contacts quotidiens avec leurs fournisseurs pour limiter l’impact. Les souvenirs de la pénurie historique de semi-conducteurs entre 2021 et 2023 restent présents, et les constructeurs espèrent éviter un nouveau chaos industriel.

    Les machines-outils allemandes sous pression

    Après l’automobile, l’industrie des machines-outils commence à tirer la sonnette d’alarme. Thilo Brückner, représentant de la fédération VDMA, indique à l’AFP que les équipements motorisés, allant des groupes électrogènes aux machines agricoles, pourraient rapidement souffrir d’une pénurie de composants électroniques. Le ministère allemand de l’Économie a rassemblé les principaux acteurs pour évaluer l’impact, mobilisant également la Chancellerie afin de coordonner une réponse face à ce risque croissant.

    Chaîne de production de semi-conducteurs Nexperia en usine
    Ligne de production de Nexperia, illustrant l’assemblage et le contrôle des semi-conducteurs pour l’industrie automobile.

    Tensions géopolitiques et blocage des flux

    La situation s’envenime depuis que La Haye a appliqué une vieille loi de la Guerre froide pour reprendre le contrôle de Nexperia. L’entreprise assemble ses puces à Hambourg, puis les envoie en Chine pour traitement. Pékin interdit désormais leur réexportation vers l’Europe. Les constructeurs automobiles, premiers consommateurs des puces Nexperia, craignent des arrêts de production à court terme. Volkswagen, par exemple, ne peut exclure des interruptions dans les semaines à venir.

    Conséquences potentielles et enjeux industriels

    Les semi-conducteurs Nexperia représentent plus de 40 % des composants électroniques utilisés par l’industrie automobile européenne. Si le bras de fer persiste, les arrêts de production pourraient se multiplier. Volvo en Suède, Volkswagen et d’autres constructeurs en Allemagne prévoient déjà des ajustements ou du chômage technique. Les équipementiers mettent en place des dispositifs de suivi et de substitution, mais les solutions restent limitées à court terme.

    Une course contre la montre

    Les autorités européennes et allemandes cherchent à désamorcer le conflit. Le Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, assure que la prise de contrôle de Nexperia ne vise pas la Chine, mais corrige une mauvaise gestion interne. Malgré ces assurances, Pékin maintient ses restrictions, obligeant les industriels européens à trouver rapidement des alternatives. Le secteur automobile et celui des machines-outils sont engagés dans une course contre-la-montre pour sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et éviter une nouvelle crise.

  • Japan Mobility Show 2025 : innovations et mobilité futuriste

    Japan Mobility Show 2025 : innovations et mobilité futuriste

    Le Japan Mobility Show 2025 se tiendra du 30 octobre au 9 novembre 2025 au Tokyo Big Sight. Cet événement, anciennement connu sous le nom de Tokyo Motor Show, marque une évolution vers une vision plus large de la mobilité. Organisé par la Japan Automobile Manufacturers Association (JAMA), il s’agit d’une plateforme majeure pour découvrir les innovations technologiques et les concepts futuristes du secteur.

    Japan Mobility Show 2025 à Tokyo

    Un lieu emblématique

    Le salon se distingue par son approche immersive, offrant aux visiteurs une expérience sensorielle complète. Au-delà des véhicules traditionnels, il présente des solutions de mobilité variées, allant des voitures électriques aux concepts de transport aérien. Ainsi, l’objectif est de susciter l’imagination et de stimuler les discussions sur l’avenir de la mobilité.

    Tokyo Big Sight, situé dans le quartier d’Ariake, accueille cet événement de renommée internationale. Ce centre d’exposition moderne offre un cadre idéal pour présenter les dernières avancées du secteur. C’est pourquoi les visiteurs peuvent s’attendre à des installations interactives, des démonstrations en direct et des expositions captivantes. Le salon est conçu pour être accessible à tous, avec des programmes adaptés aux professionnels comme au grand public.

    Une programmation riche et diversifiée

    Le Japan Mobility Show 2025 propose une variété de programmes pour enrichir l’expérience des participants. Parmi les attractions, on retrouve des expositions de véhicules conceptuels, des démonstrations de technologies avancées et des forums de discussion sur les tendances émergentes. Des activités interactives, telles que des ateliers pour enfants et des espaces dédiés à la culture de la mobilité, sont également prévues. Ces initiatives visent à engager le public et à promouvoir une compréhension plus profonde des enjeux liés à la mobilité du futur.

    Vue intérieure du Japan Mobility Show 2025 avec expositions et visiteurs

    Des acteurs majeurs du secteur

    Le salon attire des exposants de premier plan, dont Toyota, Honda, Nissan, Mitsubishi et Subaru. Ces entreprises présentent leurs dernières innovations, allant des véhicules électriques aux technologies de conduite autonome. Par exemple, Nissan dévoile des modèles intégrant des systèmes intelligents, tandis que Honda explore des concepts de mobilité pour les environnements marins et aériens. Mitsubishi, quant à lui, met en avant un SUV tout-terrain électrifié, soulignant son engagement envers des solutions de transport durables.

    Un rendez-vous incontournable

    Le Japan Mobility Show 2025 est plus qu’une simple exposition de véhicules ; c’est un carrefour d’idées et d’innovations. Il offre une plateforme pour les échanges entre industriels, chercheurs, designers et le grand public. Les discussions et les démonstrations présentées lors de cet événement contribueront à façonner les contours de la mobilité de demain. Que vous soyez passionné par les nouvelles technologies ou simplement curieux de découvrir les tendances futures, cet événement est à ne pas manquer.

    Stands et démonstrations technologiques au Japan Mobility Show 2025

    En conclusion, le Japan Mobility Show 2025 s’impose comme un événement phare pour explorer les innovations qui redéfiniront notre manière de nous déplacer. Il offre une occasion unique de découvrir les technologies de demain dans un cadre dynamique et interactif. Ne manquez pas cette opportunité de plonger dans l’avenir de la mobilité.

  • Alpine A290 : le pari électrique qui fait trembler le rallye

    Alpine A290 : le pari électrique qui fait trembler le rallye

    L’A290 marque l’entrée d’Alpine dans l’ère électrique. Un an après son lancement, la citadine séduit autant qu’elle questionne. Entre performance sportive, design audacieux et engagement écologique, elle navigue entre modernité et héritage. Derrière les débats, l’A290 incarne peut-être une nouvelle manière de ressentir le plaisir de conduire.

    Alpine A290 Rallye électrique stylisée, vue de face, design agressif et lignes sportives
    L’Alpine A290 Rallye, prête pour la compétition, dévoile son look sportif et agressif. (Crédit : Alpine)

    Une promesse d’émotion sous tension

    À son lancement, l’Alpine A290 voulait secouer le marché des petites sportives électriques. Avec ses 220 chevaux — en haut de gamme — et un châssis affûté par les anciens de Renault Sport, elle semblait prête à redéfinir le plaisir de conduite. Mais le marché a vite changé : la Peugeot E-208 GTI et la Lancia Ypsilon HF, avec 280 chevaux, ont rebattu les cartes. Soudain, l’A290 paraît plus sage que sauvage, malgré son look agressif. Dans un univers où la puissance fait souvent la loi, Alpine doit trouver d’autres atouts pour séduire.

    L’intérieur de l’A290 impressionne. Les matériaux, les sièges enveloppants et l’ambiance inspirée du sport automobile traduisent un vrai soin du détail. Cependant, l’espace arrière reste limité et le coffre, bien que correct, ne transforme pas la voiture en familiale polyvalente. En revanche, l’autonomie WLTP de 379 km paraît flatteuse sur le papier, mais chute rapidement sur autoroute. Pour les puristes, ces compromis trahissent un paradoxe : la sportivité Alpine se vit désormais davantage dans le design que dans la performance brute. Pourtant, la marque insiste sur un fait essentiel : le plaisir ne se résume plus qu’à la vitesse.

    Alpine A290 Rallye électrique, vue arrière, détails aérodynamiques et feux LED
    La vue arrière de l’A290 Rallye met en avant ses lignes aérodynamiques et son design soigné.

    Une stratégie commerciale audacieuse

    Afin de démocratiser sa citadine électrique, Alpine mise sur une offre de location très agressive. À partir de 290 euros par mois, la version GT de 180 chevaux s’adresse à un public plus large. Ce positionnement attire les curieux, mais interroge les puristes. Peut-on réellement parler d’Alpine lorsqu’un modèle partage sa base avec une Renault 5 ? Les ventes racontent une réalité plus nuancée. Derrière les annonces enthousiastes, les chiffres restent discrets par rapport aux attentes. En revanche, l’intérêt progresse à l’étranger, surtout en Italie et au Royaume-Uni, où l’électrique séduit de plus en plus.

    Une révolution dans le rallye

    Face aux doutes, Alpine a choisi de répondre sur un autre terrain : la compétition. En novembre 2025, le constructeur lancera le tout premier Trophée Alpine A290, un championnat de rallye dédié à la version électrique du modèle. L’événement, organisé dans le cadre du Rallye national de l’Indre, promet une expérience inédite. Ici, pas de rugissement moteur ni d’odeur d’essence, mais un silence chargé d’intensité. Les pilotes devront apprivoiser une nouvelle forme d’émotion, plus subtile, plus visuelle aussi. Pour Alpine, cette démarche dépasse le simple marketing : c’est une manière de prouver que la performance peut exister sans émissions.

    Le Trophée Alpine A290 ne se limite pas à une démonstration technique. Il s’inscrit dans une volonté claire de transformer le rallye de l’intérieur. Les 16 équipages engagés bénéficieront d’une assistance complète, d’un service de pièces détachées sur place et d’un encadrement technique strict. L’objectif : garantir une équité mécanique totale et valoriser le talent plutôt que les budgets. En 2026, six manches seront intégrées au championnat national, avec une dotation totale de 236 000 euros. Une somme significative qui prouve le sérieux du projet. À travers ce programme, Alpine réinvente la compétition-client, tout en construisant un lien inédit entre ses concessions et ses pilotes.

    Gros plan sur les jantes et pneus Michelin de l’Alpine A290 Rallye électrique
    Gros plan sur les roues et jantes de l’A290 Rallye, conçues pour la performance sur route et rallye.

    Une voiture de course qui veut convaincre

    La version Rallye de l’A290 a été profondément remaniée. Son arceau FIA, son différentiel autobloquant et sa suspension spécifique lui donnent une vraie légitimité sportive. Sous son capot, le moteur électrique de 220 chevaux délivre 300 Nm de couple, soutenu par une batterie de 52 kWh. Le tout pour 1 530 kg, soit un compromis entre robustesse et agilité. Alpine promet une conduite vivante, précise et expressive malgré le poids des batteries. Sur le plan dynamique, les ingénieurs ont misé sur la sensation, pas sur la brutalité. Le slogan officieux résume bien l’esprit du projet : « le bruit change, mais pas le langage de la voiture ».

    Pour certains passionnés, un rallye sans grondement mécanique relève du blasphème. Pourtant, Alpine assume ce virage. Les réglementations se durcissent, les énergies évoluent et le sport automobile n’y échappe pas. Le constructeur préfère anticiper que subir. En lançant le Trophée A290, il ne cherche pas à remplacer le passé, mais à écrire le futur. La transition électrique n’est pas une rupture, c’est une évolution naturelle. D’ailleurs, les précédentes révolutions de la marque ont souvent suscité le scepticisme avant d’être célébrées. La R5 Turbo, moquée à son lancement, est aujourd’hui une icône. Peut-être que l’A290 suivra ce chemin.

    Le défi de l’électrique

    Derrière l’innovation, Alpine affronte un enjeu plus profond : comment rendre désirable une sportive électrique ? Les conducteurs cherchent toujours le frisson, le son, la sensation viscérale. L’électrique, en supprimant une partie de ces repères, oblige à réinventer le plaisir. C’est là que l’A290 se distingue. Elle ne cherche pas à imiter ses aînées, mais à redéfinir la notion de performance. Dans un monde où la vitesse devient secondaire, elle mise sur la précision, la stabilité et la cohérence. Plus qu’une voiture, elle marque un tournant pour Alpine.

    Prise de recharge fermée de l’Alpine A290 Rallye électrique
    Zoom sur la prise de recharge de l’A290 Rallye, prête à accueillir l’énergie électrique pour la compétition.

    L’arrivée du crossover A390 confirme cette volonté d’élargir la gamme tout en préservant l’ADN. Alpine veut rester un symbole du plaisir automobile, mais elle sait que ce plaisir doit désormais se conjuguer avec la responsabilité. En attendant, le Trophée A290 servira de test grandeur nature. Si le public répond présent, la marque aura prouvé qu’émotion et électricité peuvent coexister. Si le silence ne convainc pas, la stratégie devra évoluer. Dans les deux cas, le pari aura été courageux.

    Vers une nouvelle ère du sport automobile

    Les routes de l’Indre, en novembre, livreront bien plus qu’un verdict sportif. Elles diront si l’émotion automobile peut survivre à la révolution électrique. L’Alpine A290 incarne cette tension entre passé et futur, entre bruit et silence, entre passion et raison. En la lançant dans l’arène du rallye, Alpine ne cherche pas seulement à gagner des courses. Elle tente de prouver que l’âme d’une voiture ne se mesure pas à son volume sonore. Et peut-être que, dans ce silence, se cache déjà le nouveau battement du cœur du sport automobile.

  • Comment réduire sa facture d’électricité avec un véhicule électrique

    Comment réduire sa facture d’électricité avec un véhicule électrique

    Rouler en voiture électrique ne signifie pas forcément voir grimper sa facture d’électricité. Bien au contraire, le véhicule électrique (VE) peut devenir un levier d’économies si l’on comprend comment optimiser sa recharge et sa consommation. En période de hausse des prix de l’énergie, connaître les bons réflexes peut réellement faire la différence. Voici les stratégies les plus efficaces pour alléger la facture sans renoncer au plaisir de rouler propre.

    Homme et sa fille rechargent une voiture électrique à domicile
    Profiter d’un moment en famille tout en rechargeant intelligemment son véhicule électrique à la maison.

    Le vrai coût d’un plein électrique

    Beaucoup redoutent le passage à l’électrique à cause du prix du kWh. Pourtant, le coût de recharge reste souvent inférieur à celui d’un plein d’essence. Recharger une batterie de 50 kWh à domicile, à un tarif moyen de 0,20 €/kWh, revient à environ dix euros pour 300 kilomètres. À titre de comparaison, une voiture thermique consommerait au moins 35 euros de carburant pour la même distance. Le véritable enjeu n’est donc pas le coût absolu, mais le moment et la manière de recharger.

    Quand recharger

    Le tarif de l’électricité varie fortement selon les heures de la journée. Les recharges effectuées la nuit, pendant les heures creuses, peuvent coûter jusqu’à deux fois moins cher qu’en journée. De nombreuses offres proposent des abonnements spécifiques pour véhicules électriques, comme Tempo ou Zen Flex d’EDF, qui encouragent la recharge nocturne. La plupart des bornes connectées permettent de programmer automatiquement la recharge au moment le plus économique. Cette simple habitude peut réduire la facture annuelle de 20 à 30 %.

    Profiter des offres d’électricité

    Certains fournisseurs d’énergie développent désormais des forfaits dédiés aux propriétaires de véhicules électriques. Ces formules incluent souvent un tarif réduit sur une plage horaire dédiée ou un bonus sur les recharges à domicile. Comparer ces offres permet d’identifier celle qui correspond le mieux à son rythme de vie. Un conducteur roulant surtout en semaine ne choisira pas le même contrat qu’un retraité effectuant de petits trajets locaux. Les simulateurs en ligne aident à estimer les économies potentielles avant de s’engager.

    Voiture électrique en recharge à domicile sur une borne murale
    ne voiture électrique branchée à une borne à domicile pour économiser sur sa facture d’électricité.

    La borne domestique intelligente

    Installer une borne de recharge à domicile représente un investissement initial, mais rapidement rentabilisé. Les bornes dites “intelligentes” communiquent avec le compteur électrique et adaptent la puissance de charge selon le tarif en vigueur. Elles peuvent également tenir compte de la production solaire locale si l’habitation est équipée de panneaux photovoltaïques. Ainsi, l’énergie produite gratuitement dans la journée peut servir à alimenter le véhicule, réduisant presque à zéro le coût de la recharge.

    Recharger avec l’énergie solaire

    Associer un véhicule électrique à des panneaux solaires est l’une des solutions les plus efficaces pour alléger durablement la facture. L’électricité produite sur le toit alimente directement la voiture, sans passer par le réseau. Une installation solaire moyenne de 6 kWc peut couvrir une grande partie des besoins d’un conducteur parcourant 10 000 kilomètres par an. Certes, l’investissement initial reste conséquent, mais les aides à l’autoconsommation et le crédit d’impôt accélèrent la rentabilité.

    Recharger au bon endroit

    La recharge publique rapide reste pratique, mais coûte souvent plus cher que la recharge domestique. Utiliser ces bornes uniquement lors de longs trajets limite la dépense. De plus, certaines enseignes commerciales offrent la recharge gratuite à leurs clients, notamment dans les centres commerciaux ou les parkings de supermarché. Planifier ses trajets avec des applications spécialisées comme Chargemap ou ABRP permet de repérer facilement les points de recharge les plus économiques.

    Plusieurs bornes publiques de recharge pour véhicules électriques
    Des bornes publiques facilitent la recharge lors de longs trajets ou en déplacement en ville.

    Adapter sa conduite

    L’économie d’électricité ne dépend pas seulement du mode de recharge. Le style de conduite joue un rôle majeur dans la consommation du véhicule. Une accélération douce, l’anticipation du trafic et l’usage modéré du chauffage peuvent prolonger l’autonomie de plusieurs dizaines de kilomètres. Le préconditionnement thermique, qui chauffe ou refroidit la voiture pendant qu’elle est branchée, permet d’économiser l’énergie de la batterie une fois sur la route. Ces gestes simples s’additionnent sur l’année et se traduisent par des économies réelles.

    La recharge bidirectionnelle

    Les technologies de recharge bidirectionnelle, encore en développement, ouvriront bientôt de nouvelles perspectives d’économie. Le Vehicle-to-Home (V2H) permettra d’utiliser la batterie du véhicule pour alimenter la maison aux heures de pointe, puis de la recharger quand le courant est moins cher. Cette approche transformera le véhicule électrique en véritable batterie mobile, capable de stabiliser la consommation domestique et de réduire la dépendance au réseau. Certains modèles, notamment asiatiques, intègrent déjà cette fonctionnalité.

    Le véhicule électrique comme atout énergétique

    À condition d’adopter les bons réflexes, le véhicule électrique peut devenir un véritable allié de la maîtrise de l’énergie. En combinant recharge nocturne, borne intelligente, énergie solaire et conduite raisonnée, il est possible de réduire sa facture tout en participant à la transition écologique. L’électricité la moins chère reste celle que l’on consomme intelligemment. Le VE n’est plus seulement un moyen de transport, mais un maillon clé d’un écosystème énergétique plus sobre et plus durable.

  • Budget 2026 : l’avenir incertain des voitures électriques

    Budget 2026 : l’avenir incertain des voitures électriques

    Le projet de loi de finances 2026 promet des changements majeurs pour les automobilistes, notamment ceux qui possèdent un véhicule électrique. Entre aides réduites et taxes alourdies, les conducteurs français pourraient voir leur budget automobile fortement impacté. Les discussions à l’Assemblée s’annoncent tendues, sans majorité absolue pour le gouvernement.

    Peugeot E-308 électrique vue de face sur route urbaine
    La Peugeot E-308 électrique allie design moderne et autonomie adaptée aux trajets quotidiens. (Crédit : Peugeot)

    Un objectif clair pour le gouvernement est de réaliser des économies substantielles. Les automobilistes deviennent une cible prioritaire, notamment à travers la fiscalité et la réduction de certaines aides publiques. Cette stratégie s’inscrit dans une continuité amorcée depuis 2024, avec des aides à l’achat de véhicules propres déjà réduites.

    Les aides à l’achat

    Depuis 2025, l’État s’est retiré du bonus écologique. La prime à l’achat, désormais nommée « coup de pouce véhicules électriques », est financée par les fournisseurs d’énergie. Cela concerne également le leasing social, auparavant subventionné par l’État. Certaines aides publiques disparaissent donc, mais d’autres dispositifs restent en place.

    Cette décision s’ajoute à d’autres mesures impactantes. Les primes à l’achat ont été divisées par deux en l’espace d’un an. Ainsi, le budget disponible pour encourager la transition vers les voitures électriques est fortement réduit, augmentant la pression sur les consommateurs.

    Les bornes de recharge

    Le crédit d’impôt pour installer une borne à domicile, initialement prévu jusqu’au 31 décembre 2025, représente une aide de 500 euros pour les particuliers souhaitant installer une wallbox. Son maintien avait suscité des inquiétudes parmi les automobilistes et les professionnels du secteur.

    Finalement, la commission des finances a prolongé ce crédit d’impôt jusqu’en 2027. Toutefois, le coût total d’installation reste élevé, pouvant atteindre 2 000 euros, ce qui constitue toujours un frein pour certains foyers. Les experts soulignent que cette dépense pourrait limiter l’adoption des véhicules électriques, malgré la prolongation de l’aide.

    Voiture électrique branchée sur une borne de recharge domestique
    Un automobiliste recharge sa voiture électrique à domicile grâce à une wallbox pratique et sécurisée.

    En parallèle, le gouvernement vise 7 millions de points de recharge d’ici à 2030. Sans mesures incitatives supplémentaires pour les particuliers, cet objectif pourrait rester difficile à atteindre, même avec l’implication des concessionnaires et des installateurs.

    Les entreprises aussi concernées

    La taxe sur les véhicules de société (TVS) va connaître des hausses progressives jusqu’en 2028. La taxe CO2 et la taxe sur les polluants atmosphériques seront renforcées pour encourager le verdissement des flottes.

    Ainsi, les véhicules polluants des entreprises verront leur fiscalité augmenter, tandis que seuls les véhicules électriques et à hydrogène conserveront des avantages fiscaux. Cette mesure incite à réduire les émissions et à accélérer l’adoption des véhicules propres.

    La fiscalité des carburants et l’E85

    L’E85, carburant très peu taxé et contenant jusqu’à 85 % d’éthanol, pourrait connaître une hausse de prix progressive. Le projet de loi prévoit un surcoût de 40 à 50 centimes par litre d’ici à 2028. Cette modification modifierait le calcul de rentabilité pour les kits de conversion.

    Bien que l’E85 resterait moins cher que le SP95, l’écart se réduirait fortement. Cette mesure a été retoquée en commission, mais pourrait revenir lors des débats à l’Assemblée, créant une incertitude pour les automobilistes concernés.

    Des malus renforcés

    Le malus CO2 sera plus sévère dès janvier 2026, avec un seuil abaissé à 108 g/km. Le montant maximal passera de 70 000 à 80 000 euros, et pourra atteindre 100 000 euros en 2028 pour les véhicules les plus émetteurs. Cette hausse concerne les véhicules thermiques et certains hybrides.

    Parallèlement, le malus au poids s’appliquera dès 1 500 kg, avec un barème plus progressif. Les modèles électriques, non « éco-scorés », seront également impactés, avec un abattement de 600 kg pour limiter l’effet sur certains véhicules.

    Renault 5 E-Tech électrique garée en ville
    a Renault 5 E-Tech électrique propose un design rétro modernisé et un prix accessible pour l’électrique. (Crédit : Renault)

    La transition énergétique mise en question

    La réduction de certaines aides publiques et le durcissement des taxes pourraient rendre l’accès aux véhicules électriques plus difficile pour les foyers moins aisés. L’adoption de la voiture zéro émission pourrait rester concentrée sur les conducteurs les plus favorisés.

    Ainsi, le PLF 2026 illustre le dilemme du gouvernement entre économie budgétaire et transition énergétique. Les décisions à venir détermineront l’avenir de l’automobile propre en France.

  • Nouveau record : la YANGWANG U9 Xtreme conquiert le Nürburgring

    Nouveau record : la YANGWANG U9 Xtreme conquiert le Nürburgring

    La YANGWANG U9 Xtreme, hypercar électrique de BYD, vient de signer un exploit historique. Elle devient la supercar électrique la plus rapide sur la Nordschleife. Son exploit dépasse les performances attendues dans le monde automobile de luxe et haute technologie.

    YANGWANG U9 Xtreme voiture électrique arrêtée sur piste
    La YANGWANG U9 Xtreme, hypercar électrique, immobilisée sur la piste avant son record au Nürburgring. (Crédit : BYD)

    Une prouesse technique inégalée

    Depuis juillet 2024, les ingénieurs de YANGWANG testent la U9 Xtreme sur la Nordschleife, circuit de 20,832 km réputé pour sa difficulté. Les données collectées ont directement alimenté le développement de la voiture. Ainsi, le 22 août 2025, elle boucle un tour en 6 minutes 59,157 secondes. Ce temps bat de plus de cinq secondes l’ancien record des supercars électriques, franchissant pour la première fois la barre symbolique des sept minutes.

    Stella Li, Vice-Présidente Exécutive, souligne l’importance de ce succès. Selon elle, repousser les limites technologiques et affronter le Nürburgring constitue un défi autant pour les voitures que pour les pilotes. La U9 Xtreme démontre ainsi une performance exceptionnelle sur circuit et sur ligne droite. Elle combine vitesse, agilité et précision, qualités essentielles pour dominer un tracé aussi exigeant que l’Enfer vert.

    Moritz Kranz, pilote allemand expérimenté, a réalisé ce tour historique. Fort de près de 10 000 tours sur la Nordschleife, il confirme que le Nürburgring reste le circuit le plus exigeant au monde. Il insiste sur le rôle crucial des réglages du châssis et de la plateforme électrique ultra-puissante pour atteindre une telle performance. Selon lui, sans cette préparation minutieuse, ce chrono aurait été impossible.

    YANGWANG U9 Xtreme en mouvement vue arrière sur piste
    La YANGWANG U9 Xtreme accélère sur la piste, vue arrière montrant sa puissance et sa stabilité. (Crédit : BYD)

    Une technologie électrique révolutionnaire

    La U9 Xtreme repose sur une plateforme 1 200 V ultra-haute tension, première au monde en production série. Quatre moteurs haute performance, capables d’atteindre 30 000 tr/min, développent une puissance totale de plus de 3 000 ch. Le rapport poids/puissance atteint 1 217 ch par tonne, établissant de nouveaux standards mondiaux.

    Le véhicule bénéficie également du système intelligent de contrôle de caisse DiSus-X, déjà utilisé sur la U9 classique. Cette version introduit un « contrôle d’attitude de la carrosserie » inédit sur circuit, optimisant simultanément vitesse et efficacité. La combinaison de ces technologies permet de gérer les virages complexes tout en maintenant des performances de pointe.

    Préparée pour l’Enfer vert

    La Nordschleife impose des dénivelés forts et des virages techniques. La U9 Xtreme adopte donc des solutions dignes d’un prototype de course. Son système de refroidissement a été repensé, son freinage repose sur des disques carbone-céramique alliés au titane, et ses pneus semi-slick GitiSport e·GTR² PRO offrent une adhérence maximale. Ces innovations assurent des performances optimales aussi bien pour la vitesse maximale que pour la précision en virage.

    Un modèle d’exception pour collectionneurs

    La U9 Xtreme est produite en série ultra-limitée, avec seulement 30 exemplaires disponibles. Son nom, issu du mot anglais « Extreme », symbolise la limite et l’exploration. La lettre « X » incarne l’inconnu et la quête de performance ultime. Cette philosophie illustre parfaitement l’esprit de YANGWANG : repousser les frontières de la technologie tout en offrant un plaisir de conduite unique.

    YANGWANG U9 Xtreme en mouvement vue de face
    La YANGWANG U9 Xtreme fonce sur la piste, vue de face, symbolisant sa vitesse record et son design futuriste. (Crédit : BYD)

    Un futur tracé vers l’excellence

    Avec ce nouveau record, YANGWANG confirme sa place parmi les leaders de la mobilité électrique de haute performance. L’U9 Xtreme ne se limite pas à des exploits de vitesse, elle ouvre la voie à une nouvelle génération de supercars électriques capables de rivaliser avec les modèles thermiques les plus emblématiques. Les innovations mises en œuvre sur ce modèle serviront de référence pour les véhicules futurs, combinant puissance, précision et durabilité.

    En conclusion, la YANGWANG U9 Xtreme redéfinit le concept de l’hypercar électrique. Elle prouve que performance et innovation peuvent se conjuguer avec maîtrise technique et design exceptionnel. Le Nürburgring n’a jamais été aussi électrique, et le monde de l’automobile observe désormais avec admiration le nouveau standard de l’excellence. Pourtant, ce record reste relatif : d’autres voitures de série plus légères ou dotées de technologies différentes ont réalisé des temps plus rapides. Par exemple, la Porsche 911 GT3 992.2 a bouclé le Nürburgring en 6’56’’, tandis que la Mercedes-AMG Project One détient le record absolu avec 6’29’’, grâce à sa mécanique hybride de Formule 1. Ainsi, même si la U9 Xtreme brille par son innovation, elle reste derrière les chronos historiques des véhicules les plus performants sur la Nordschleife.