Auteur/autrice : Eva Pellerin

  • Mercedes accélère sur l’électrique : 15 modèles d’ici à 2027

    Mercedes accélère sur l’électrique : 15 modèles d’ici à 2027

    Mercedes prépare une offensive inédite avec 32 nouveaux modèles entre 2026 et 2027, dont la moitié en 100 % électrique. Un virage stratégique du constructeur allemand pour relancer la dynamique commerciale et rattraper son retard.

    Mercedes EQS berline électrique de luxe à Istanbul, Turquie, mai 2022
    La Mercedes EQS, berline électrique de luxe, illustre la montée en puissance de Mercedes-Benz dans l’électrification des véhicules. Istanbul, mai 2022.

    Une réponse à la baisse des ventes

    Mercedes traverse une période délicate. Ses ventes ont reculé de 3 % en 2024 et sur le premier semestre 2025, la baisse atteint 6,2 %. Pour rassurer ses investisseurs et contrer la montée en puissance de Tesla ou des marques chinoises, le constructeur mise sur le plus ambitieux plan produit de son histoire.

    Dès 2026, 18 modèles seront lancés, suivis de 14 autres en 2027. Et parmi ces nouveautés, 15 seront des véhicules 100 % électriques, répartis sur tous les segments.

    Une électrification sur l’ensemble de la gamme

    Mercedes prévoit une refonte complète de son offre. À l’entrée de gamme, les nouveaux GLA, GLB et CLA Shooting Brake seront proposés en version thermique et électrique.

    Dans le cœur de gamme, la marque prépare un GLC électrique (présenté au Salon de Munich 2025) et une Classe C zéro émission, tous deux basés sur la nouvelle plateforme MB.EA.

    Le haut de gamme n’est pas en reste, avec dix lancements prévus, dont une EQS restylée, un nouveau petit Classe G électrique, et une AMG GT 4 portes en version électrique.

    Batterie coupe transversale du SUV électrique Mercedes EQC 400 4Matic au Salon de Genève 2019
    Coupe transversale de la batterie du Mercedes EQC 400 4Matic. SUV électrique présenté au Salon de Genève 2019, qui met en avant la technologie de la gamme EQ de Mercedes.

    Fin annoncée de la gamme EQ

    Mercedes prévoit aussi de repenser son approche design. Les différences esthétiques entre modèles thermiques et électriques vont disparaître, marquant la fin progressive de la gamme EQ. À terme, tous les véhicules partageront un même langage stylistique, quelle que soit leur motorisation.

    AMG entre dans l’ère électrique, sans abandonner le V8

    La division sportive AMG accompagnera la transition avec de nouveaux modèles électriques. Le SUV hautes performances et une berline dérivée du concept GT XX. En parallèle, Mercedes confirme le retour du V8 atmosphérique dès 2027, qui restera au catalogue « jusqu’à la moitié de la prochaine décennie ».

    Un virage stratégique, mais pas une rupture

    Contrairement à ce qu’elle envisageait auparavant, Mercedes ne mettra pas fin aux moteurs thermiques en 2030. Le constructeur privilégie une cohabitation des technologies, pour répondre à la diversité des marchés et aux incertitudes géopolitiques.

    Avec cette double stratégie — électrification ambitieuse et maintien du thermique — Mercedes espère regagner du terrain dans un marché premium plus concurrentiel que jamais.

  • Tesla revoit ses prix en France grâce aux nouvelles Primes CEE

    Tesla revoit ses prix en France grâce aux nouvelles Primes CEE

    Tesla ajuste ses tarifs en France pour les Model Y et Model 3, profitant du nouveau dispositif de prime CEE, désormais financé par les fournisseurs d’énergie via les Certificats d’Économies d’Énergie.

    Tesla Model Y vu de dos, éligible à la prime CEE en 2025
    Le Model Y devient plus abordable grâce à la prime CEE, jusqu’à 4 200 € d’aide selon les profils. (Crédit : Mathis Miroux)

    Model Y : des remises substantielles

    Jusqu’alors exclu du bonus écologique, le Model Y restylé (« Juniper ») est à présent éligible au “coup de pouce véhicules électriques”. La version Propulsion passe de 44 990 € à 41 810 €, et même 40 790 € pour les ménages les plus modestes. La version Grande Autonomie Propulsion, quant à elle, descend à 42 790 €.

    Ces offres s’accompagnent d’une LOA (location avec option d’achat) avantageuse, à partir de 299 € par mois sur 36 mois, avec un premier apport de 8 450 € pour un résident des Hauts-de-France.

    Model 3 : baisse directe des prix

    Produite en Chine et exclue du coup de pouce principal, la Model 3 bénéficie d’une remise directe de 3 100 € accordée par Tesla, ramenant son prix d’entrée à 36 980 €, voire 36 554 € avec une « petite » prime CEE de 350 €.

    Les offres sont valables pour toute commande passée avant le 31 décembre 2025 (Model Y)  avec livraisons jusqu’au 30 juin 2026, ou le 27 septembre 2025 (Model 3), avec des livraisons avant le 30 du même mois.

  • Voitures électriques et hybrides : une croissance contrastée sur un marché automobile en crise

    Voitures électriques et hybrides : une croissance contrastée sur un marché automobile en crise

    Le marché automobile français neuf traverse une période compliquée. En juillet 2025, les ventes ont encore baissé de 7,7 % par rapport à l’an dernier. Même si le gouvernement propose des aides pour encourager les voitures électriques, le secteur ne redémarre pas vraiment. En revanche, les voitures électriques et hybrides continuent de bien se vendre, ou du moins mieux que les voitures classiques.

    Parc de SUV multicolores modernes dans un concessionnaire, illustrant le marché automobile français en pleine évolution.
    Un large choix de SUV modernes dans un parc de concessionnaire, reflétant les tendances actuelles du marché automobile français.

    Un marché global en baisse

    En juillet, un peu plus de 116 000 voitures neuves ont été vendues en France, selon les chiffres publiés vendredi par l’association des constructeurs et équipementiers (PFA). Depuis le début de l’année, moins d’un million de voitures ont été achetées, ce qui est un chiffre assez bas par rapport aux années précédentes. Tous les types d’acheteurs sont touchés : les particuliers achètent moins, les entreprises aussi, a précisé le cabinet AAA Data dans un communiqué. À l’exception des sociétés de location de voitures qui vendent plus de véhicules à court terme.

    Les voitures à essence et diesel en forte baisse

    Les voitures traditionnelles, qui fonctionnent à l’essence ou au diesel, voient leurs ventes chuter fortement. En 2025, les ventes d’essence ont baissé de 34 % et celles de diesel de 41 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance montre que les acheteurs se détournent petit à petit de ces moteurs.

    Les voitures hybrides et électriques gagnent du terrain

    Les voitures hybrides, qui combinent un moteur thermique et un moteur électrique, représentent désormais plus de la moitié des ventes (53 % en juillet). Ces modèles sont de plus en plus populaires, car ils consomment moins de carburant.

    Les voitures 100 % électriques progressent aussi : elles représentent environ 17 % du marché en juillet, avec une hausse des ventes de 15 %. Cette augmentation est surtout due aux achats des entreprises. Les particuliers, eux, restent encore un peu hésitants à passer à l’électrique, malgré les aides financières mises en place.

    Les marques et leurs performances

    Renault reste le leader des voitures électriques en France avec une forte hausse de ses ventes, représentant une progression de 24,4 %. BMW, Mini, Ford, MG et BYD enregistrent aussi de bonnes progressions, notamment grâce à leurs nouveaux modèles électriques ou hybrides. En revanche, certaines marques comme Peugeot ou Tesla voient leurs ventes d’électriques baisser.

    Quelles perspectives ?

    Le marché automobile français est encore fragile. Le nouveau bonus écologique et le leasing électrique arrivent à la rentrée. Ils pourraient encourager plus de particuliers à acheter des voitures électriques. Mais pour l’instant, la reprise n’est pas encore visible.

    En attendant, les voitures hybrides restent le choix préféré de nombreux acheteurs. Elles représentent une solution intermédiaire entre les voitures classiques et les 100 % électriques.

  • Ford prépare une annonce majeure sur les véhicules électriques le 11 août

    Ford prépare une annonce majeure sur les véhicules électriques le 11 août

    Ford s’apprête à marquer un tournant historique dans son aventure électrique. Jim Farley, le PDG du constructeur américain, a annoncé lors d’une conférence téléphonique le 30 juillet une date clé. Selon lui, le 11 août prochain sera un jour crucial pour l’entreprise. Une annonce importante liée aux véhicules électriques est prévue ce jour-là. Farley estime que cet événement pourrait être aussi marquant que le lancement de la mythique Model T en 1908.

    Jim Farley, PDG de Ford, annonce la nouvelle stratégie électrique le 30 juillet 2025
    Jim Farley, PDG de Ford, présente la nouvelle stratégie électrique du constructeur lors de la conférence du 30 juillet 2025. (Crédit : Ford)

    Lors de cette journée, Ford dévoilera ses projets de conception et de fabrication d’un véhicule électrique révolutionnaire ainsi qu’une nouvelle plateforme, le tout développé sur le sol américain, plus précisément dans l’État du Kentucky.

    Cette nouvelle famille de véhicules promet de combiner innovation technologique, efficacité énergétique, espace intérieur optimisé et caractéristiques avancées, afin de répondre aux attentes du marché tout en rivalisant avec les avancées des constructeurs chinois.

    Une stratégie ambitieuse face à la concurrence chinoise

    Jim Farley s’est montré particulièrement impressionné par le progrès réalisé en Chine dans le domaine des véhicules électriques. Lors d’un récent déplacement, il avait souligné le retard qu’encourt l’industrie américaine face à ses concurrents chinois, allant jusqu’à dire que sans réaction rapide, la bataille serait perdue. Il a également révélé conduire quotidiennement un modèle chinois, la Xiaomi SU7, dont il loue les qualités.

    Dans les coulisses, Ford a mis en place une équipe spécialisée, relativement indépendante, chargée de développer une nouvelle plateforme électrique. Celle-ci doit permettre la production en grande série de véhicules plus compacts, moins coûteux à fabriquer, mais suffisamment rentables pour assurer la pérennité de l’entreprise.

    Si Ford parvient à proposer des véhicules électriques petits, abordables et profitables, cela pourrait changer profondément l’industrie automobile. Ce virage serait comparable à celui qu’a représenté la Model T au début du XXe siècle.

    Le rendez-vous est donc fixé au 11 août. Les passionnés d’automobile et observateurs attendent avec impatience de découvrir cette stratégie électrique. Elle pourrait redessiner durablement le paysage de la mobilité.

  • Chevrolet relance le Bolt : retour attendu pour 2027

    Chevrolet relance le Bolt : retour attendu pour 2027

    General Motors (GM) confirme que la Chevrolet Bolt fera son retour pour 2027, avec un lancement commercial prévu courant 2026.

    Feux avant LED de la Chevrolet Bolt 2027 avec design repensé
    Feux LED verticaux redessinés pour la Bolt 2027 (Crédit : Chevrolet)

    Bien que le modèle ait été abandonné fin 2023 après des années de production, GM répond à la demande. Le constructeur propose une version modernisée fondée sur une base Ultium. Les premières images teasing montrent que le nouveau Bolt partage un châssis, un toit et un pare-brise avec la Bolt EUV. Il adopte en parallèle un design revu : une grille et un pare-chocs redessinés, des feux arrière plus prononcés et des jantes noires raffinées. La marque déclare que plus de détails seront révélés cet automne.

    Nouvelles évolutions techniques

    • Port de recharge NACS (North American Charging Standard) désormais standard, permettant un accès direct au réseau Supercharger de Tesla.
    • Batterie lithium-fer-phosphate (LFP), technologie plus économique et durable que les batteries lithium-ion du modèle précédent. Autonomie estimée autour de 300 miles (~480 km EPA).
    • Recharge rapide DC nettement améliorée. Capacité bien supérieure aux 50–55 kW de l’ancien Bolt, pour atteindre environ 150 kW.

    Prise NACS de la Chevrolet Bolt 2027 pour recharge rapide
    Nouveau connecteur NACS compatible avec les bornes Tesla (Crédit : Chevrolet)

    Production et positionnement prix

    • La production devrait commencer fin 2025 sur le site de Fairfax Assembly (Kansas City, Kansas).
    • Les livraisons sont attendues début à mi‑2026, avant une commercialisation en tant que modèle 2027.
    • Bien que le prix officiel ne soit pas communiqué, GM cible une tarification autour de 30 000 USD, soit un positionnement similaire au Bolt originel.

    Ce que cela change

    Le nouveau Bolt conserve son format crossover/hatchback compact. Il apporte plusieurs améliorations notables : design retravaillé, recharge plus rapide et coût d’usage réduit. L’intégration directe du port NACS facilite l’accès aux bornes Tesla, le réseau le plus dense aux États-Unis. La batterie LFP, plus simple et durable, permet aussi de réduire les coûts et la maintenance.

    Jantes noires aérodynamiques de la Chevrolet Bolt 2027
    Jantes redessinées pour améliorer l’aérodynamisme (Crédit : Chevrolet)

    En résumé, la Chevrolet Bolt revient en modèle 2027 avec un restylage soigné et des mises à jour techniques axées sur l’accessibilité. Elle repose sur la plateforme Ultium, intègre le port NACS, une batterie LFP et une recharge rapide améliorée. Ce nouveau modèle se positionne comme une solution électrique abordable et efficace, avec un prix estimé autour de 30 000 USD. Attendue en concession en 2026, la Bolt s’adresse à un public à la recherche d’un véhicule fiable, simple à entretenir et bien équipé technologiquement.

  • Honda officialise la N-ONE e : une nouvelle citadine électrique pour le marché japonais

    Honda officialise la N-ONE e : une nouvelle citadine électrique pour le marché japonais

    Honda a officiellement présenté la N-ONE e, une version 100 % électrique de sa mini-citadine, lors d’une conférence de presse le 29 juillet au Japon. Ce modèle, issu du segment des « kei cars », est destiné à une utilisation urbaine et marque une nouvelle étape dans la stratégie d’électrification du constructeur.

    Honda N-ONE e citadine électrique japonaise compacte vue de face
    La Honda N-ONE e, nouvelle citadine électrique compacte lancée au Japon en 2025. (Crédit : Honda)

    Une autonomie annoncée de plus de 270 kilomètres

    Selon les données publiées par Honda, la N-ONE e dispose d’une autonomie supérieure à 270 kilomètres selon le cycle WLTP. Elle repose sur la plateforme technique de la N-Van e, dont elle reprend le groupe motopropulseur. Le moteur développe 47 kW (64 ch) et 162 Nm de couple, ce qui correspond aux plafonds légaux des kei cars au Japon.

    La recharge rapide est assurée via un port DC de 50 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en environ 30 minutes. Honda n’a pas encore communiqué les détails sur la recharge en courant alternatif ni la capacité exacte de la batterie, bien qu’elle soit estimée autour de 30 kWh en raison de sa parenté avec le N-Van e.

    Fonction V2L intégrée

    La N-ONE e pourrait également embarquer une fonction Vehicle-to-Load (V2L) permettant d’alimenter des appareils électriques externes via un adaptateur spécifique. Cette fonctionnalité est proposée sur d’autres modèles Honda, mais n’a pas encore été confirmée officiellement pour la N-ONE e.

    Design intérieur épuré

    À l’intérieur, la citadine se distingue par un tableau de bord minimaliste à l’agencement horizontal. Selon les versions, elle peut être dépourvue d’écran central, mais une version avec écran tactile de 9 pouces compatible avec le système Honda Connect sera certainement proposée. Les commandes principales sont assurées par des boutons physiques et un sélecteur de vitesses à touches. La banquette arrière est rabattable en deux parties (50/50), permettant d’optimiser le volume de chargement.

    Commercialisation et perspectives

    La commercialisation de la N-ONE e débutera au Japon à l’automne 2025, après une phase de précommandes ouverte en août. Le constructeur n’a pas encore communiqué de prix officiel pour le marché domestique, ni confirmé les marchés étrangers ciblés. Toutefois, Honda a annoncé qu’une présentation européenne est prévue à l’automne, probablement dans le cadre du Salon IAA de Munich.

    Le modèle pourrait ainsi s’inscrire dans la stratégie d’expansion électrique de la marque en Europe, bien qu’aucune fiche technique définitive ou tarifaire n’ait été communiquée pour le continent.

  • Jaguar Land Rover repousse le lancement du Range Rover électrique

    Jaguar Land Rover repousse le lancement du Range Rover électrique

    Jaguar Land Rover (JLR) a officiellement annoncé le report du lancement de son SUV haut de gamme. Selon The Guardian, le Range Rover électrique, initialement prévu pour fin 2025, ne sera finalement commercialisé qu’en 2026. Ce Range Rover électrique reporté reflète une stratégie de prudence face à la demande et aux conditions de marché.

    Range Rover électrique profil 2026, modèle retardé par Jaguar Land Rover
    Le Range Rover électrique présenté en profil, dont le lancement a été reporté à 2026 par Jaguar Land Rover. (Crédit : Range Rover)

    Une stratégie prudente

    Le constructeur a récemment informé ses clients que le modèle serait lancé plus tard. Ce report permet de prolonger les phases de test et de laisser le temps à la demande de se redresser. JLR adopte une approche progressive, contrairement à d’autres marques qui accélèrent leur transition électrique.

    D’après des sources proches du dossier, citées par The Guardian, d’autres modèles électriques Jaguar connaîtront des retards similaires. Le premier véhicule 100 % électrique de la marque, baptisé Type 00, devrait entrer en production en août 2026. Un second modèle est attendu pour décembre 2027.

    Contexte commercial difficile

    La décision de JLR intervient dans un contexte économique et politique incertain. Les droits de douane élevés imposés par les États-Unis ces derniers mois ont fortement impacté le groupe. JLR a ainsi enregistré une baisse de 15,1 % de ses ventes au second trimestre, en raison d’une suspension temporaire des exportations vers le marché américain.

    Ce délai permet aussi à JLR de continuer à vendre ses modèles hybrides et thermiques, qui restent plus rentables. Parallèlement, la transition de la marque coïncide avec le démarrage de la future gigafactory de batteries, en construction par Tata dans le Somerset, dont la mise en service est prévue pour fin 2027.

    Un objectif maintenu pour 2030

    Malgré ces ajustements, JLR réaffirme son ambition. Le constructeur souhaite proposer des versions électriques de toutes ses marques d’ici à 2030. Il indique vouloir rester flexible et lancer ses modèles « au moment opportun », selon les attentes du marché.

  • Delhi prolonge sa politique véhicules électriques jusqu’en mars 2026

    Delhi prolonge sa politique véhicules électriques jusqu’en mars 2026

    Le gouvernement de Delhi a officiellement prolongé sa politique sur les véhicules électriques jusqu’au 31 mars 2026. Objectif : finaliser une nouvelle version, plus ambitieuse, après consultation publique.

    Station de recharge pour véhicules électriques à New Delhi, infrastructure EV en centre-ville
    Points de recharge pour véhicules électriques à New Delhi, illustrant l’expansion des infrastructures EV dans la capitale indienne. (Crédit : Bhaven Jani)

    Une extension validée par le gouvernement de Delhi

    Lors d’une réunion présidée par la ministre en chef Rekha Gupta, le gouvernement de Delhi a validé la prolongation de sa politique EV. Elle reste en vigueur jusqu’au 31 mars 2026, ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle politique, selon ce qui arrive en premier.

    Des consultations publiques élargies avant la version 2.0

    Le ministre des Transports, Pankaj Kumar Singh, a précisé que cette période permettra de mener des consultations publiques étendues. Les citoyens, acteurs de l’industrie, experts environnementaux, entreprises et institutions seront invités à contribuer à l’élaboration de la future politique EV.

    Recharge, subventions, batteries : les grands axes

    La future politique véhicules électriques de Delhi portera sur plusieurs points clés :

    • Développement des infrastructures de recharge EV,
    • Révision des subventions pour les deux-roues, rickshaws (pousse-pousse) et véhicules utilitaires,
    • Mise en place de normes de gestion des batteries et déchets électroniques.

    Deux-roues thermiques bientôt interdits

    Le projet de politique prévoit deux mesures fortes :

    • Interdiction des deux-roues à essence, diesel et GNC à partir du 15 août 2026
    • Généralisation des autorickshaws (pousse-pousse) électriques dès août 2025

    Une vision ambitieuse mais progressive

    Cette prolongation marque la volonté de Delhi de préparer une transition électrique structurée, en impliquant tous les acteurs. L’objectif : une politique EV réaliste, applicable à long terme, et bénéfique pour l’environnement comme pour l’économie locale.

  • L’Allemagne s’oppose à l’interdiction des voitures thermiques de location dès 2030

    L’Allemagne s’oppose à l’interdiction des voitures thermiques de location dès 2030

    La Commission européenne souhaite interdire l’achat de voitures thermiques pour les sociétés de location dès 2030. L’Allemagne, soutenue par les industriels, juge cette mesure prématurée et inadaptée.

    Drapeaux allemand et européen à Berlin, symboles des discussions sur l’interdiction des voitures thermiques.
    Drapeaux de l’Allemagne et de l’Union européenne flottant devant le bâtiment du Reichstag à Berlin. (Crédit : Roman Babakin)

    Une mesure européenne pour accélérer la transition électrique

    L’Union européenne envisage de contraindre les entreprises de location, de leasing et les grandes flottes à n’acheter que des véhicules 100 % électriques dès 2030. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves prévue pour 2035. Elle viserait à forcer une électrification plus rapide du parc automobile professionnel, qui représente aujourd’hui près de 60 % des immatriculations neuves en Europe, selon le journal Bild.

    L’Allemagne rejette une décision jugée irréaliste

    Le chancelier allemand Friedrich Merz a vivement réagi à cette proposition. Il estime qu’elle « passe complètement à côté des besoins communs de l’Europe » et alerte sur les conséquences pour l’industrie automobile. Pour Berlin, miser exclusivement sur l’électrique à une date aussi proche est risqué, surtout compte tenu des inégalités d’accès aux bornes de recharge et du manque de maturité technologique dans certaines régions.

    Les professionnels de la location tirent la sonnette d’alarme

    Du côté des entreprises concernées, l’inquiétude grandit. Nico Gabriel, membre du conseil d’administration de Sixt, prévient que cette mesure pourrait freiner l’usage des voitures de location, notamment par les vacanciers. Il cite le coût plus élevé de la location d’électrique et les difficultés de recharge en dehors des grandes villes comme des freins majeurs. Certains grands groupes, comme BMW et Mercedes, estiment même que l’UE pourrait être amenée à revoir l’échéance de 2035.

    Un débat encore ouvert à Bruxelles

    La proposition de la Commission n’a pas encore été officiellement déposée, mais un texte pourrait être présenté au Parlement européen d’ici à la fin de l’été. D’ici là, le débat risque de s’intensifier entre pays membres. L’Allemagne, en première ligne, demande davantage de flexibilité technologique et un calendrier plus réaliste pour éviter de brusquer un marché déjà sous tension.

  • Hanoï interdira les motos à essence dans son centre-ville dès juillet 2026

    Hanoï interdira les motos à essence dans son centre-ville dès juillet 2026

    Hanoï, capitale du Vietnam, a reçu l’ordre officiel d’interdire la circulation des motos et scooters à essence dans son centre-ville à partir de juillet 2026. Cette mesure, décidée par le Premier ministre Pham Minh Chinh dans une directive publiée le 12 juillet 2025, s’inscrit dans une stratégie nationale pour réduire la pollution urbaine.

    Circulation de scooters dans une rue vietnamienne, symbole du trafic urbain en 2025
    Le Vietnam compte plus de 70 millions de deux-roues motorisés en circulation.(Crédit : Nguyễn Tiến Thịnh)

    L’interdiction s’appliquera à la zone comprise dans le périmètre du Ring Road 1, qui traverse le cœur de la ville et englobe notamment le vieux quartier. Elle marque la première étape d’un plan progressif visant à faire de la capitale vietnamienne une ville à faibles émissions.

    Vers une extension à tous les véhicules thermiques d’ici à 2030

    D’ici à 2028, les restrictions s’étendront aux voitures à essence dans les zones définies par les Ring Roads 1 et 2. Puis, à l’horizon 2030, tous les véhicules personnels à carburants fossiles seront bannis à l’intérieur du Ring Road 3.

    Le gouvernement impose à la ville de finaliser un plan de zone à faibles émissions (ZFE) d’ici fin 2025, incluant la modernisation des transports en commun, l’extension des bornes de recharge, et l’interdiction progressive des carburants polluants. Le réseau de transport public devra relier d’ici à 2030 les grands axes de circulation, les quartiers densément peuplés et les centres de transit grâce à des bus électriques et des lignes de métro.

    Une transition soutenue par des incitations et un cadre renforcé

    La ville prévoit d’instaurer des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent ou assemblent des véhicules électriques. Les véhicules thermiques restant dans les zones concernées seront soumis à des frais d’enregistrement et de stationnement plus élevés.

    Homme à moto dans une ruelle étroite de Hô Chi Minh-Ville en 2025
    Les motos thermiques restent omniprésentes dans les ruelles de Hô Chi Minh-Ville à la veille du changement. (Crédit : Khanh Nguyen)

    Parmi les autres mesures figurent l’interdiction des plastiques à usage unique dans les établissements du centre-ville à partir de fin 2025, ainsi qu’un renforcement des lois environnementales. Les installations industrielles devront s’équiper de capteurs de surveillance en temps réel, et les contrevenants risqueront des coupures de services ou des sanctions financières.

    Le plan de transition inclut également le développement d’une base de données nationale sur la qualité de l’air, des contrôles renforcés et l’utilisation de technologies intelligentes pour surveiller les émissions. Les autorités locales seront tenues responsables de leur mise en œuvre, et les cas de corruption ou d’entrave aux normes environnementales feront l’objet d’enquêtes par le ministère de la Sécurité publique.