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  • L’électromobilité chez Lamborghini : le constructeur électrifie sa gamme mais refuse encore le tout-électrique

    L’électromobilité chez Lamborghini : le constructeur électrifie sa gamme mais refuse encore le tout-électrique

    Alors que l’industrie automobile accélère sa transition électrique, Lamborghini semble suivre une trajectoire bien plus prudente. Entre hybridation généralisée, maintien du moteur thermique et recul du projet 100 % électrique Lanzador, la marque italienne cherche surtout à préserver ce qui fait son identité : l’émotion, la performance et l’exclusivité.

    source : Lamborghini

    Cor Tauri : le plan initial d’une électrification progressive

    Le tournant officiel remonte à 2021. Cette année-là, Lamborghini dévoile sa feuille de route “Cor Tauri”, présentée comme le plus grand plan d’investissement de l’histoire de la marque. Plus de 1,5 milliard d’euros doivent être investis sur quatre ans afin de transformer progressivement la gamme.

    La stratégie est alors organisée en trois étapes très claires :

    • d’abord célébrer les motorisations thermiques avec des séries hommage et des modèles exclusifs ;
    • ensuite généraliser l’hybridation rechargeable ;
    • puis lancer une première Lamborghini 100 % électrique dans la seconde moitié de la décennie.

    À l’époque, Stephan Winkelmann, président-directeur général de la marque, résume cette transition comme un “changement de cap rendu nécessaire par un contexte qui a radicalement évolué”, tout en promettant de rester “fidèle à notre ADN”. Et c’est probablement cette phrase qui résume le mieux toute la stratégie actuelle de Lamborghini.

    source : Lamborghini

    Une gamme désormais presque entièrement hybride

    Sur le plan industriel, Lamborghini a effectivement respecté une grande partie de sa feuille de route. La Revuelto est devenue la première supercar V12 hybride rechargeable de série de la marque avec une puissance cumulée annoncée à 1 015 ch. L’Urus SE, version électrifiée du SUV star du constructeur, a lui aussi rejoint la gamme. Même la remplaçante de la Huracán, baptisée Temerario, adopte désormais une architecture hybride rechargeable autour d’un V8 biturbo.

    En réalité, Lamborghini électrifie aujourd’hui tous ses piliers stratégiques. Mais cette hybridation ne ressemble pas à une rupture brutale. Au contraire, elle est utilisée comme un moyen de préserver les performances et le caractère des modèles tout en répondant aux contraintes réglementaires.

    source : Lamborghini

    Le Fenomeno Roadster, symbole parfait de la stratégie Lamborghini

    Dévoilé lors de la deuxième édition de la Lamborghini Arena, le Fenomeno Roadster résume presque à lui seul la vision actuelle du constructeur italien.

    Seulement 15 exemplaires seront produits. On est clairement sur un modèle ultra-sportif qui abritera un V12 atmosphérique de 6,5 litres associé à trois moteurs électriques pour une puissance totale de 1 080 ch.

    Le constructeur le présente comme étant “le toit ouvert le plus puissant jamais créé par Lamborghini” et le résultat attendu est spectaculaire :

    • 0 à 100 km/h en 2,4 secondes ;
    • 0 à 200 km/h en 6,8 secondes ;
    • plus de 340 km/h en vitesse de pointe.

    Mais au-delà des chiffres, c’est surtout le message envoyé par Lamborghini qui est intéressant. Le Fenomeno Roadster n’est pas une rupture avec l’ADN historique de la marque. Au contraire, il l’utilise pour justifier l’hybridation. Le V12 reste central, les sensations mécaniques restent mises en avant, et l’électrique vient surtout renforcer les performances.

    Stephan Winkelmann le décrit lui-même comme : “l’expression la plus pure des valeurs de notre marque : design visionnaire, performance sans compromis et exclusivité absolue.”

    source : Lamborghini

    Le vrai problème du 100 % électrique : préserver le caractère Lamborghini

    Et c’est précisément là que la stratégie commence à changer. Initialement, Lamborghini prévoyait de lancer son premier modèle entièrement électrique avant la fin de la décennie avec le projet Lanzador, un concept présenté en 2023. Le véhicule devait développer plus d’un mégawatt de puissance, soit environ 1 340 ch.

    Mais depuis 2025, le discours du constructeur a nettement évolué. Stephan Winkelmann reconnaît désormais que la demande pour une Lamborghini 100 % électrique reste extrêmement faible auprès de la clientèle de la marque. Dans un entretien accordé au Sunday Times, il explique même que :

    “Investir massivement dans le développement de véhicules 100 % électriques alors que le marché et la clientèle ne sont pas prêts serait un passe-temps coûteux.”

    Le dirigeant va encore plus loin en expliquant que les clients Lamborghini recherchent avant tout “les sensations” et “le son viscéral” des moteurs thermiques. Le problème de Lamborghini n’est pas seulement technique ou réglementaire. Il est surtout symbolique et émotionnel, une Lamborghini doit être rapide, bien sûr, mais aussi théâtrale, brutale et distinctive. 

    L’hybride rechargeable comme zone de transition

    Dans ce contexte, l’hybride rechargeable apparaît comme une solution beaucoup plus rassurante pour Lamborghini. En effet, le constructeur peut :

    • réduire les émissions ;
    • répondre aux normes européennes ;
    • améliorer les performances tout en conservant les moteurs thermiques qui participent à l’identité de la marque.

    Même le projet Lanzador pourrait finalement abandonner son architecture 100 % électrique au profit d’un système hybride rechargeable. Stephan Winkelmann résume cette logique très simplement : “Les hybrides rechargeables offrent le meilleur des deux mondes.”

    source : Lamborghini

    À Sant’Agata Bolognese, l’avenir ne semble donc plus passer par une révolution brutale, mais par une transition maîtrisée. Lamborghini électrifie ses modèles, oui, mais sans sacrifier le son, les sensations et l’exclusivité qui définissent encore l’expérience de conduite de la marque. Et aujourd’hui, l’hybride rechargeable apparaît clairement comme le meilleur compromis trouvé par le constructeur italien pour préserver cet équilibre.

  • Porsche signe le record du tour au Nürburgring avec le Taycan Turbo GT

    Porsche signe le record du tour au Nürburgring avec le Taycan Turbo GT

    Avec un chrono de 6’55’’533, le Taycan Turbo GT spécialement préparé pour l’exercice (pack Weissach et kit Manthey), Porsche bat le record du tour sur la boucle Nord du Nürburgring, en Allemagne. Sur cette piste référence, longue et exigeante, le constructeur de Stuttgart relance ainsi la lutte pour la suprématie « symbolique » entre supersportives électriques haut de gamme, à laquelle les marques chinoises participent activement depuis quelques années.

    9 secondes plus rapide

    Porsche peut afficher fièrement sa réussite. Le Taycan Turbo GT équipé du pack Weissach et du kit aérodynamique du préparateur Manthey décroche le chrono record sur la boucle Nord du Nürburgring en 6’55’’533, dans la catégorie des véhicules électriques haut de gamme. La sportive allemande détrône de 9 secondes le précédent record d’un modèle de puissance proche : la Xiaomi SU7 Ultra (7’04’’957, réalisé en avril 2025). La performance n’est pas anecdotique tant la rivalité est devenue vive entre les constructeurs occidentaux et chinois sur le terrain de la sportivité électrique.

    La boucle Nord, piste référence

    Le titre de voiture électrique de série la plus rapide sur l’exigeant circuit allemand est synonyme d’expertise, d’excellence et permet aux marques de communiquer sur les capacités dynamiques exceptionnelles de leurs modèles. C’est un enjeu de crédibilité pour cette technologie de pointe. La boucle Nord (Nordschleife), surnommée « l’Enfer vert », est une piste de 20,832 km, tracée aux confins de la forêt noire. Avec plus de 70 virages, un revêtement parfois irrégulier et un relief accidenté, cette piste est devenue le temple des voitures sportives et supercars du monde entier. Y réaliser un record du tour fait donc référence.

    Une préparation aérodynamique optimisée

    Trois ans après un précédent record, Porsche a donc réitéré la performance en préparant spécifiquement son Taycan Turbo GT. La voiture équipée du pack Weissach, développé par le département compétition de Porsche, comporte plusieurs optimisations. Ajouté au kit du préparateur Manthey Racing, l’ensemble apporte un surcroît de puissance, de meilleures suspensions, une transmission plus efficace et une aérodynamique accrue. La force d’appui est multipliée par plus de 3 par rapport au modèle de série. La puissance du moteur (600 kW) peut gagner 130 kW supplémentaires, en mode « Attack », ce qui représente près de 1 000 ch au total. La vitesse maximale atteint 310 km/h et le couple au démarrage (launch control) est de 1270 Nm. « Sur la Nordschleife, on sent à quel point la voiture offre davantage de stabilité et d’assurance dans les sections rapides et au freinage, » explique Lars Kern, le pilote du Taycan Turbo GT. 

    Avec ce titre « honorifique » sur cette piste légendaire, Porsche promeut bien sûr ces équipements auprès de ses clients, mais l’objectif d’un tel record tient surtout à une forme de soft power, à l’heure où les constructeurs chinois, experts en motorisations électriques, viennent régulièrement mesurer leurs voitures sur la boucle Nord et assoir leur légitimité.

    L’ancien record de YangWang est battu

    En août 2025, YangWang, la filiale ultra-sportive du géant BYD, devenait la première électrique de série à passer sous les 7 minutes (6’59’’157), avec la U9 Xtreme, supercar à 4 moteurs et plus de 3000 ch. La même voiture qui avait battu le record de vitesse de la Bugatti Chiron (496 km/h) ajoutait une ligne de plus à son palmarès. Ce nouveau record au Nürburgring, sur les terres européennes, permettait alors à BYD de montrer au monde que sa technologie est aussi à l’aise en ligne droite qu’en virage et n’hésite pas à repousser les limites avec une voiture de plus de 2,4 T. Tout un symbole.

    Tesla avait ouvert la voie

    Ce printemps, en signant un temps encore plus rapide, avec une voiture moins puissante sur le papier, Porsche frappe donc un grand coup et relance la lutte sur ce segment des électriques sportives, entre marques occidentales et asiatiques. En juin 2023, Tesla avait ouvert la voie avec la Model S Plaid et un temps déjà remarquable de 7’25’’231. Depuis, un concours s’est engagé entre ingénieurs, pilotes et spécialistes aéro pour tomber les chronos, tentatives après tentatives. A noter que la voiture la plus rapide de tous les temps sur la Nordschleife reste… une Porsche à moteur hybride : la 919 Hybrid Evo prototype (en 5’19’’546), un record absolu enregistré en 2018.

  • Les Pays-Bas : un leader européen désormais confronté au défi de la consolidation

    Les Pays-Bas : un leader européen désormais confronté au défi de la consolidation

    Aux Pays-Bas, l’électromobilité est désormais pleinement installée dans le paysage automobile. Avec près de 40 % de voitures 100 % électriques dans les ventes neuves en 2025 et l’un des réseaux de recharge les plus denses d’Europe, le pays figure parmi les marchés les plus avancés du continent. Mais après une décennie portée par les aides fiscales, les Pays-Bas entrent désormais dans une phase plus complexe : celle de la consolidation.

    Un marché électrique désormais installé dans le paysage automobile

    Le marché automobile néerlandais a totalisé 409 201 immatriculations de voitures particulières neuves en 2025, un volume global relativement stable, mais dont la composition continue d’évoluer rapidement. En effet, les véhicules 100 % électriques (BEV) ont représenté environ 158 453 unités, soit 38,7 % du marché, tandis que les véhicules rechargeables dans leur ensemble ont atteint 58,4 % des ventes. 

    L’électrique n’est donc plus un segment de niche. Il s’est imposé comme un standard de vente. La dynamique reste soutenue : en octobre 2025, les BEV ont même dépassé les 40 % de part de marché mensuelle, avec près de 14 000 immatriculations sur le seul mois.

    source : automobile propre

    Une transition qui dépasse désormais les seules flottes d’entreprise

    Pendant plusieurs années, la croissance du marché néerlandais a été largement portée par les flottes professionnelles et les véhicules de société. Mais cette logique évolue progressivement. Selon les données du CBS, le nombre de véhicules rechargeables en circulation a dépassé le seuil du million d’unités au printemps 2025, traduisant une diffusion beaucoup plus large auprès des particuliers.

    Le marché néerlandais n’est plus uniquement celui des entreprises : l’électrique s’est progressivement installé dans les usages du grand public. Des modèles comme la Tesla Model Y, la Volvo EX30, la Kia EV3 ou encore la Skoda Enyaq figurent désormais parmi les véhicules électriques les plus visibles du pays. Les constructeurs chinois progressent également rapidement, notamment avec des modèles proposés par BYD ou MG.

    source : actu-Tesla

    L’un des réseaux de recharge les plus denses d’Europe

    L’infrastructure reste l’un des principaux points forts du pays. Les Pays-Bas comptent aujourd’hui plus de 60 000 bornes de recharge publiques, ce qui en fait l’un des réseaux les plus denses d’Europe rapporté à la population.

    Le pays dispose également de plus de 4 400 points de recharge rapide d’au moins 100 kW, avec une forte présence de hubs multi-opérateurs répartis sur l’ensemble du territoire.

    Cette densité répond à une réalité propre au pays : dans les zones urbaines très denses, la recharge à domicile n’est pas toujours possible.

    source : Gireve

    Un objectif politique clair depuis plus d’une décennie

    L’avance néerlandaise repose sur une stratégie politique ancienne et particulièrement lisible. Dès 2017, le gouvernement avait fixé une trajectoire ambitieuse : toutes les nouvelles voitures vendues aux Pays-Bas devront être zéro émission à l’horizon 2030. Une ligne politique qui reste aujourd’hui la référence du pays.

    Cette stratégie s’inscrit dans un cadre climatique plus large, avec un objectif national de réduction de 49 % des émissions de CO₂ en 2030 par rapport à 1990. Le nouveau cadre politique porté en 2026 par la coalition associant notamment D66, VVD et CDA, ainsi que par Rob Jetten, premier ministre du Pays-Bas, confirme cette orientation. L’électromobilité n’est plus traitée comme un simple sujet automobile, mais comme un élément central de la transition énergétique néerlandaise.

    source : Atlantic council

    La fin progressive des avantages fiscaux change la dynamique du marché

    Le succès néerlandais s’est longtemps appuyé sur une fiscalité extrêmement favorable aux véhicules électriques. Mais cette phase touche progressivement à sa fin.

    Depuis 2025, les véhicules électriques sont désormais eux aussi concernés par la taxe d’immatriculation BPM, avec un montant de base d’environ 667 euros, amené à augmenter progressivement dans les prochaines années.

    Cette évolution marque un tournant important : le marché doit désormais continuer à croître avec des aides moins généreuses qu’auparavant. L’enjeu devient donc économique autant qu’écologique. Les Pays-Bas doivent maintenir une forte adoption tout en réduisant progressivement le coût budgétaire du soutien public.

    Un marché désormais confronté à ses premières limites structurelles

    Pour autant, les Pays-Bas ne constituent pas un modèle sans fragilité. Le principal défi du pays n’est plus l’adoption, mais la capacité à maintenir la dynamique dans un contexte moins favorable.

    La réduction progressive des aides fiscales, la pression croissante sur le réseau électrique et la dépendance à la recharge publique dans les grandes villes rendent désormais la transition plus complexe.

    Le pays doit également continuer à adapter ses infrastructures afin d’absorber une demande toujours plus importante, tout en maintenant l’attractivité économique des véhicules électriques face à une fiscalité moins avantageuse.

    Conclusion

    Les Pays-Bas figurent aujourd’hui parmi les références européennes de l’électromobilité. Avec près de 40 % de parts de marché pour les véhicules 100 % électriques, plus de 60 000 bornes publiques et une stratégie politique ancienne, le pays a largement dépassé le stade du décollage.

    Mais cette avance ouvre aussi une nouvelle phase, probablement la plus difficile : celle de l’équilibre économique et infrastructurel. Car aux Pays-Bas, la question n’est plus de savoir si l’électrique peut s’imposer.
    Elle est désormais de savoir comment maintenir durablement un marché déjà arrivé à maturité.

  • Tesla augmente discrètement le prix de ses Superchargeurs

    Tesla augmente discrètement le prix de ses Superchargeurs

    Longtemps considérés comme les bornes de recharge rapide les plus compétitives du marché, les Superchargeurs Tesla voient leurs tarifs grimper en France. Sur certaines stations, le prix dépasse désormais 0,70 €/kWh en journée pour les utilisateurs non abonnés. Une hausse discrète mais significative, qui pourrait rebattre les cartes face à une concurrence de plus en plus agressive.

    source : Tesla

    Une hausse des prix désormais visible sur de nombreuses stations

    Tesla pratique depuis plusieurs années une tarification dynamique sur son réseau. Le prix de la recharge varie selon l’heure, la fréquentation de la station, la localisation ou encore les conditions du marché de l’électricité.

    Jusqu’ici, cette stratégie permettait surtout de proposer des tarifs très compétitifs, particulièrement face à des acteurs comme Ionity ou TotalEnergies. Mais depuis quelques semaines, une hausse significative des prix est constatée sur de nombreuses stations françaises.

    En région parisienne par exemple, certaines bornes affichent désormais des tarifs particulièrement élevés en journée. Nos confrères de Génération-nt ont remarqué qu’à la station de Parly 2, dans les Yvelines, le prix peut grimper jusqu’à 0,74 €/kWh entre 10h et 19h pour un conducteur non abonné. D’autres stations comme Livry-Gargan atteignent également les 0,70 €/kWh à certaines heures. contre environ 0,45 € auparavant. Une augmentation qui peut représenter jusqu’à 55 % sur certains sites.

    source : Tesla 

    Concrètement, la recharge rapide chez Tesla peut désormais coûter aussi cher, voire plus cher, que chez certains concurrents historiquement considérés comme premium.

    Une recharge devenue beaucoup plus chère pour les non-Tesla

    Tous les utilisateurs ne sont cependant pas touchés de la même manière. Les propriétaires de Tesla bénéficient automatiquement des meilleurs tarifs du réseau. Les conducteurs de véhicules électriques d’autres marques peuvent accéder à ces mêmes conditions via l’abonnement Supercharger facturé 11,99 € par mois.

    L’écart devient rapidement important sur une recharge complète. Pour une batterie de 60 kWh rechargée de 10 à 80 %, la facture peut varier d’environ 17 € à près de 30 € selon le statut de l’utilisateur et l’horaire choisi.

    Sur un long trajet, l’impact devient encore plus visible. Un Paris-Lyon nécessitant deux recharges rapides peut désormais approcher les 40 € pour un conducteur utilisant un superchargeur Tesla non abonné rechargeant en pleine journée.

    source : Tesla-mag

    Tesla mise désormais sur une recharge “à deux vitesses”

    La stratégie de Tesla apparaît aujourd’hui beaucoup plus claire : pénaliser les recharges en heures pleines tout en conservant des tarifs extrêmement compétitifs la nuit.

    Car malgré cette hausse globale, le constructeur américain continue de proposer des prix particulièrement agressifs en heures creuses. Entre environ 22h et 8h du matin, le tarif tombe autour de 0,30 €/kWh pour les utilisateurs classiques, et peut descendre jusqu’à 0,20 €/kWh pour les propriétaires Tesla et abonnés. À ces niveaux, Tesla reste pratiquement imbattable sur le marché de la recharge ultra-rapide.

    Recharger une batterie de 60 kWh de 10 à 80 % revient alors à environ 8 € pour un abonné. Peu de réseaux concurrents sont capables d’atteindre un tel niveau tarifaire sur des bornes rapides.

    Cette politique tarifaire vise clairement à lisser la fréquentation des stations et à encourager les recharges nocturnes, période durant laquelle la demande énergétique est plus faible.

    L’abonnement Supercharger devient presque indispensable

    Avec cette nouvelle grille tarifaire, l’abonnement mensuel à 11,99 € prend une importance beaucoup plus stratégique. Tesla estime qu’il devient rentable à partir d’environ 80 kWh consommés par mois sur le réseau, soit l’équivalent de deux à trois recharges rapides mensuelles. 

    L’économie réalisée peut rapidement devenir significative. Avec une différence moyenne d’environ 15 à 30 centimes par kWh entre les tarifs abonnés et non-abonnés.

    Une concurrence désormais beaucoup plus agressive

    Cette hausse des prix intervient aussi dans un contexte où les réseaux concurrents gagnent en maturité. En effet, des acteurs comme Electra, Atlante, Ionity ou Fastned proposent désormais des infrastructures plus puissantes, des stations modernes et surtout des abonnements souvent moins chers.

    Electra, par exemple, propose un abonnement à 9,99 € par mois permettant de recharger à 0,29 €/kWh sur son réseau. Atlante applique une stratégie similaire avec des tarifs préférentiels sur plusieurs réseaux partenaires.

    source : Electra

    Résultat : Tesla ne possède plus automatiquement l’avantage économique qu’elle détenait encore il y a quelques années. Pour certains électromobilistes, consulter les applications de comparaison tarifaire avant de brancher devient désormais indispensable.

    Pourquoi Tesla augmente-t-il ses tarifs ?

    Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette évolution.

    D’abord, l’ouverture progressive des Superchargeurs aux véhicules d’autres marques a fortement augmenté la fréquentation du réseau. Plus de véhicules signifie davantage de pics de consommation et donc des coûts d’approvisionnement plus élevés pour Tesla.

    Ensuite, le constructeur continue d’investir massivement dans l’expansion de son infrastructure de recharge en Europe. Ces coûts doivent être absorbés.

    Enfin, cette hausse s’inscrit aussi dans une logique commerciale plus large : renforcer l’intérêt de posséder une Tesla ou de souscrire à l’abonnement maison.

    ouvertures réalisées ou à réaliser en 2026 – source : BlogTesla

    Tesla reste redoutable mais plus imbattable

    Malgré cette augmentation, Tesla conserve plusieurs avantages majeurs : fiabilité des bornes, simplicité de paiement, densité du réseau et performances de recharge.

    Mais la domination est aujourd’hui beaucoup moins évidente. En journée, les Superchargeurs peuvent désormais faire partie des solutions les plus chères du marché pour les conducteurs non abonnés. À l’inverse, la nuit, Tesla reste l’un des opérateurs les plus compétitifs d’Europe.

  • Lexus TZ : le nouveau SUV électrique japonais qui veut transformer le voyage en salon roulant

    Lexus TZ : le nouveau SUV électrique japonais qui veut transformer le voyage en salon roulant

    Lexus a dévoilé ce jeudi 7 mai 2026 le Lexus TZ, nouveau grand SUV 100 % électrique de la marque japonaise. Il inaugure une nouvelle vision du luxe chez le constructeur japonais : transformer l’automobile en véritable « Driving Lounge », un espace pensé autant pour le voyage que pour la conduite. Avec ce modèle de 5,10 mètres de long et ses trois rangées de sièges, Lexus ne cherche pas simplement à lancer un nouveau SUV électrique familial. Le constructeur veut surtout montrer comment l’électrification peut redéfinir l’expérience à bord, en combinant silence, confort, raffinement et technologies immersives.

    source : Lexus

    Un nouveau chapitre dans l’électrification de Lexus

    Le lancement du TZ s’inscrit dans la transformation profonde engagée par Lexus depuis plusieurs années. Après les Lexus UX 300e, Lexus RZ ou encore les différentes hybridations de la gamme, la marque accélère désormais sur le segment du véhicule 100 % électrique haut de gamme.

    Le TZ devient ainsi le plus grand SUV électrique jamais conçu par Lexus et illustre la volonté du constructeur de monter en gamme sur le marché des grands véhicules familiaux premium électrifiés. Le constructeur japonais ne parle plus seulement de mobilité électrique, mais d’une nouvelle manière de voyager.

    L’ingénieur en chef Takeshi Miyaura résume cette philosophie :

    « Nous avons cherché à offrir une nouvelle expérience Lexus (…) Outre l’expérience traditionnelle “seeing, riding and driving”, nous proposons désormais le plaisir de “passer du temps” à bord du véhicule. »

    Une approche qui tranche avec les SUV électriques classiques, souvent centrés sur les performances ou la technologie pure.

    source : Lexus

    Un SUV pensé comme un véritable « Driving Lounge »

    Le cœur du projet TZ repose sur ce nouveau concept baptisé « Driving Lounge ». L’idée est simple : transformer l’habitacle en espace de détente premium, inspiré de l’architecture japonaise traditionnelle et du principe d’hospitalité Omotenashi cher à Lexus.

    Concrètement, le TZ adopte une configuration à six places avec trois rangées de sièges et deux fauteuils individuels de type « capitaine » au deuxième rang.

    source : Lexus

    Côté dimension, on est donc sur un véhicule de 5,10 mètres de long, 1,99 mètre de large et 1,70 mètre de haut. Ces dimensions font que le SUV dispose d’un empattement de 3,05 mètres ce qui permet à l’espace intérieur de devenir particulièrement généreux. Le communiqué nous apprend que l’absence de tunnel de transmission ou de réservoir a permis d’abaisser les assises arrière afin d’améliorer le confort des passagers.

    Même la troisième rangée profite d’un espace important pour les jambes et la tête, un point rarement convaincant sur les SUV électriques à sept places. Le grand toit panoramique ouvrant, présenté comme le plus vaste jamais installé sur une Lexus, participe largement à cette sensation d’espace.

    source : Lexus

    Un intérieur technologique et ultra raffiné

    Lexus pousse très loin le travail sur l’ambiance intérieure.

    Le TZ a reçu une nouvelle génération de sièges plus fins et plus sculptés, cuex de l’avant et du deuxième rang sont chauffants et ventilés, tandis que le troisième rang peut lui aussi recevoir un chauffage selon les versions.

    source : Lexus

    Le design intérieur adopte une approche minimaliste avec une planche de bord extrêmement fine intégrant les nouvelles commandes « Responsive Hidden Switch ». Invisibles au repos, elles apparaissent lorsqu’une main s’approche de la surface.

    Le combiné d’instrumentation numérique de 12,3 pouces fonctionne avec un écran central multimédia de 14 pouces reposant sur la nouvelle plateforme logicielle Arene.

    Le système permet notamment une navigation cloud connectée ;

    • la gestion avancée des trajets électriques ;
    • la planification intelligente des recharges ;
    • les mises à jour à distance ;
    • une clé numérique partageable avec six utilisateurs ;
    • des fonctions de streaming et de connectivité avancées.
    source : Lexus

    L’ensemble peut être complété par une installation audio Mark Levinson à 21 haut-parleurs avec spatialisation 3D. On est donc vraiment dans un intérieur conçu pour y passer du temps et pour rendre chaque trajet, long ou court, agréable.

    Un design extérieur entre puissance et aérodynamisme

    Visuellement, le TZ adopte une silhouette imposante mais très fluide. Lexus parle ici de « Simplicité Provocante », une nouvelle orientation stylistique mélangeant élégance minimaliste et présence affirmée.

    Malgré son gabarit conséquent, le travail aérodynamique permet d’atteindre un coefficient de traînée de seulement 0,27, un chiffre particulièrement bas pour un SUV de cette taille.

    La face avant reprend la nouvelle identité Lexus avec une interprétation modernisée de la calandre, et des signatures lumineuses en double L. De profil, les poignées semi-affleurantes, les grandes surfaces tendues et les jantes aérodynamiques de 20 ou 22 pouces renforcent le côté premium du modèle. À l’arrière, le pavillon fuyant et les ailes élargies donnent au TZ une posture très massive, presque statutaire.

    source : Lexus

    Jusqu’à 408 chevaux et 530 kilomètres d’autonomie

    Passons maintenant aux capacités techniques de ce Lexus TZ. Il sera proposé avec deux motorisations électriques à transmission intégrale DIRECT4.

    La première sera le Lexus TZ 450e qui fera 313 chevaux (230 kW). La deuxième, Lexus TZ 550e sera quant à elle équipée d’un moteur de 408 chevaux (300 kW) et passera de 0 à 100 km/h en seulement 5,4 secondes.

    Côté batterie, ses deux versions reposent sur la même batterie lithium-ion de 95,8 kWh. L’autonomie annoncée varie entre 480 et 530 kilomètres selon les versions. 

    Sur le point de la recharge, l’un des facteurs clé pour un VE, le SUV accepte une recharge AC jusqu’à 22 kW, et surtout une recharge rapide DC jusqu’à 150 kW. Cela permettra de passer de 10 à 80 % de batterie en environ 35 minutes.

    source : Lexus

    Une expérience de conduite pensée pour le confort avant tout

    Même si le TZ développe jusqu’à 408 chevaux, Lexus insiste davantage sur le confort et la maîtrise que sur la sportivité pure.

    Le SUV bénéficie d’un châssis renforcé, d’une suspension spécifique, de roues arrière directrices, d’un freinage électronique évolué, et d’une récupération d’énergie paramétrable sur cinq niveaux.

    Le système DIRECT4 répartit automatiquement le couple entre les essieux afin d’améliorer stabilité et motricité. Et il embarque également le système « Interactive Manual Drive », déjà aperçu sur le RZ, qui simule le fonctionnement d’une boîte manuelle virtuelle à huit rapports.

    source : Lexus

    Lexus veut réinventer le grand SUV électrique premium

    Avec le TZ, le constructeur japonais tente de proposer une alternative différente des approches ultra technologiques ou très démonstratives déjà présentes sur le marché.

    Là où certains concurrents misent avant tout sur les performances ou l’autonomie maximale, Lexus place au centre du projet le temps passé à bord, le silence, le confort et la sérénité. Une vision très japonaise du luxe qui devient maintenant électrique. Le TZ sera commercialisé en France début 2027.

  • Microlino : comment une microvoiture des années 1950 est devenue une solution de mobilité du XXIe siècle

    Microlino : comment une microvoiture des années 1950 est devenue une solution de mobilité du XXIe siècle

    Dans l’histoire automobile européenne, rares sont les modèles capables de traverser les décennies sans perdre leur utilité. La Iso Isetta en fait partie. Née dans une Europe en reconstruction, devenue un symbole de mobilité accessible, elle réapparaît aujourd’hui sous une formeplus verte avec la Microlino. Cette dernière s’impose comme une relecture contemporaine d’un concept vieux de plus de 70 ans.

    source : Microlino

    L’Isetta, icône d’une Europe en reconstruction

    Pour comprendre la portée de la Microlino, il faut revenir au début des années 1950. L’Isetta est lancée en 1953 par Iso, une entreprise italienne spécialisée à l’origine dans les scooters et petits véhicules. Le contexte est alors très particulier : l’Europe sort de la Seconde Guerre mondiale, le pouvoir d’achat est limité et les infrastructures encore fragiles. L’automobile classique reste hors de portée pour une grande partie de la population.

    C’est dans ce cadre que l’Isetta s’impose comme une solution radicalement différente. Longue d’environ 2,30 mètres, pesant à peine 350 kg, elle adopte une architecture unique : une porte frontale qui englobe tout l’avant du véhicule, permettant un accès direct à bord. À l’intérieur, deux passagers prennent place côte à côte, dans un espace réduit mais optimisé. Son moteur monocylindre, dérivé de la moto, développe une puissance modeste d’environ 12 chevaux, pour une vitesse maximale proche de 85 km/h.

    source : BMW

    Mais ce qui fait réellement le succès de l’Isetta, c’est sa diffusion à grande échelle sous licence, notamment par BMW. Le succès est immédiat. Produite entre 1955 et 1962, l’Isetta s’écoule à plus de 160 000 exemplaires rien qu’en Allemagne, pour l’époque c’est impressionnant. À l’échelle mondiale, toutes versions confondues, la production dépasse les 300 000 unités. Avec son moteur monocylindre issu de la moto (souvent autour de 250 à 300 cm³), sa consommation extrêmement faible et son gabarit ultra-compact (2,3 mètres de long environ), elle devient l’incarnation d’une mobilité accessible, rationnelle et ingénieuse.

    Plus encore, l’Isetta sauve littéralement BMW de la faillite. Elle permet à la marque de survivre à une période critique et de financer progressivement son repositionnement vers des modèles plus ambitieux. Rarement une voiture aussi atypique aura eu un rôle aussi structurant dans l’histoire d’un constructeur.

    source : BMW

    Pourquoi ce concept résonne encore aujourd’hui

    Plus de 70 ans plus tard, le contexte a changé, mais certaines problématiques restent étonnamment proches. La congestion urbaine, la rareté du stationnement ou encore le coût global de la mobilité poussent à repenser le format même de la voiture.

    Dans les grandes métropoles européennes, la taille moyenne des véhicules contraste de plus en plus avec les usages réels. Une majorité des trajets se fait seul, sur de courtes distances, dans des environnements saturés. C’est précisément sur ce terrain que l’Isetta avait trouvé sa pertinence dans les années 1950.

    source : BMW

    C’est sur cette base que la Microlino a été pensée. Développée par la société suisse Micro Mobility Systems, elle reprend explicitement les codes de l’Isetta.

    Le parallèle visuel est immédiat : porte frontale, silhouette arrondie, format ultra-compact. Avec une longueur d’environ 2,50 mètres, la Microlino reste dans la même philosophie que son ancêtre. Elle conserve également la configuration deux places et l’idée d’un véhicule conçu exclusivement pour un usage urbain. Aussi et surtout, l’ouverture porte avant ultra originale est gardée dans l’objectif de rappeler ce qu’était Isetta. Pour autant, au vu des dimensions XS de ce quadricycle, on retrouve tout de même un coffre de 230 litres. 

    source : Microlino

    Une transformation dictée par le XXIe siècle

    Là où la Microlino s’éloigne radicalement de l’Isetta, c’est sur le plan technologique. Exit le moteur thermique monocylindre : la Microlino est 100 % électrique. Elle propose plusieurs configurations de batterie, avec une autonomie allant jusqu’à environ 230 km selon les versions, pour une vitesse maximale d’environ 90 km/h.

    source : Microlino

    Ces chiffres la positionnent clairement comme un véhicule urbain, pas capable de rivaliser avec une voiture traditionnelle sur autoroute. Mais c’est précisément là que réside sa cohérence : elle ne cherche pas à tout faire, seulement à répondre efficacement à un usage ciblé.

    Autre évolution majeure : la sécurité et la conception. Contrairement à l’Isetta, la Microlino bénéficie de standards modernes en matière de structure, de freinage et d’équipements. 

    source : Microlino

    Une icône réinterprétée, pas copiée

    Avec la Microlino, l’Isetta ne revient pas telle qu’elle était. Elle est réinterprétée, adaptée, projetée dans un nouvel environnement, et s’inscrit dans une démarche émotionnelle.

    Dans les années 1950, l’Isetta répondait à une Europe en reconstruction. En 2026, la Microlino répond à une mobilité urbaine en mutation. Entre les deux, un même fil conducteur : proposer une solution simple, compacte et cohérente avec son époque. Certaines idées ne vieillissent pas, elles évoluent.

  • Opel relance la Corsa sportive en version 100 % électrique

    Opel relance la Corsa sportive en version 100 % électrique

    Le retour était attendu, et on en sait déjà plus. Avec la nouvelle Opel Corsa GSE, la marque allemande signe le retour de sa citadine sportive, mais en changeant radicalement de philosophie. Fini le thermique des anciennes GSi et OPC, place à une compacte électrique survitaminée. Elle s’inscrit dans la large transformation du constructeur, qui cherche désormais à conjuguer électrification et plaisir de conduite, sur un segment où les “petites sportives” avaient presque disparu.

    source : Opel

    Une Corsa radicale… et la plus performante jamais produite

    Il y a quelques semaines, les premières données et images de l’Opel Corsa GSE avaient été dévoilées lors des tests sur le Nürburgring, et on en sait désormais encore un peu plus. Sur le papier, cette Corsa GSE marque un vrai saut générationnel. Avec 207 kW (281 ch) et 345 Nm de couple, elle devient tout simplement la Corsa de série la plus puissante de l’histoire.

    Alors que le constructeur prévoyait des performances déjà saisissantes avec un 0 à 100 km/h en 5,9 secondes, c’est finalement en 5,5 secondes que la petite citadine sportive les atteindra. C’est un chiffre qui la place directement dans le territoire des compactes sportives bien plus imposantes. La vitesse maximale est limitée à 180 km/h, un choix classique pour préserver l’autonomie et la gestion thermique.

    Trois modes de conduite permettent d’adapter le comportement :

    • un mode Sport qui libère toute la puissance,
    • un mode Normal limité à 231 ch,
    • et un mode Eco bridé à 150 km/h pour privilégier l’efficience.

    Sous le plancher, Opel intègre une batterie de 54 kWh, associée à une gestion thermique spécifique, indispensable pour maintenir les performances dans la durée.

    source : Opel

    Un design affirmé, entre héritage et modernité

    Visuellement aussi, on en sait plus, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Opel ne cherche pas la discrétion. La Opel Corsa GSE adopte une véritable signature sportive, pensée pour être identifiable au premier regard.

    À l’avant comme à l’arrière, les boucliers affichent un dessin plus acéré, avec des entrées d’air redessinées et des éléments verticaux qui accentuent visuellement la largeur de l’auto. Les passages de roues élargis, soulignés par des protections noires, renforcent cette posture plus agressive.

    Le profil est dominé par des jantes de 18 pouces, montées sur des pneus Michelin Pilot Sport 4S (215/40 R18), clairement orientés performance. Derrière ces jantes au dessin spécifique, les étriers de frein Alcon vert pomme siglés GSE sont clairement là pour attirer l’œil, un détail certes, mais qui fait immédiatement ressortir l’aspect sportif. Le toit noir et le spoiler arrière abaissent visuellement la ligne.

    source : Opel

    À bord, la marque allemande joue la continuité avec ses anciennes sportives, mais en modernisant les codes. Les sièges sport intègrent des inserts en Alcantara avec appuie-têtes intégrés, habillés d’un motif noir, gris et jaune à damier en clin d’œil direct aux anciennes versions GSi. Les ceintures de sécurité jaunes viennent renforcer cette identité.

    source : Opel

    L’ambiance est à la fois plus technologique et plus immersive. Le conducteur fait face à un combiné numérique personnalisable, complété par un écran central tactile de 10 pouces. Selon le communiqué de la marque, ces interfaces intègrent des données spécifiques à l’univers GSE : forces G, performances d’accélération, gestion de la batterie ou encore informations dynamiques en temps réel.

    source : Opel

    Le retour d’un blason historique dans une nouvelle ère

    Derrière cette Corsa GSE, il y a aussi un enjeu d’image. Le label GSE “Grand Sport Electric” remplace progressivement les anciennes appellations sportives de la marque, à savoir GSI et OPC.

    Un repositionnement déjà amorcé avec l’Opel Mokka GSE, et qui traduit une volonté claire : faire de l’électrique un vecteur d’émotion.

    La Corsa GSE s’inscrit ainsi dans la lignée des Corsa GSi des années 80 et des OPC des années 2000, mais avec une contrainte nouvelle : prouver que le plaisir de conduite peut survivre à l’abandon du moteur thermique. C’est en effet ce qu’essaie de faire croire les sceptiques des technologies électriques.

    source : Opel

    Une stratégie électrique qui passe aussi par le plaisir

    Avec ce modèle, Opel confirme une tendance de fond : le retour des petites sportives survitaminées grâce à l’électrique. L’absence de malus, le couple instantané et les performances élevées permettent de redonner vie à un segment qui avait quasiment disparu sous la pression réglementaire. Elle sera positionné sur le même segment que la Peugeot e-208 GTI, la Lancia Ypsilon HF, la Abarth 600e de chez Fiat, ou encore la future Volkswagen ID.Polo GTI.

    La Corsa GSE ainsi que le reste de la gamme sport de la marque au blitz sera officiellement présentée au Mondial de l’Automobile de Paris 2026, avant une commercialisation attendue d’ici la fin de l’année. Le prix n’a cependant pas été communiqué. 

  • L’ID Polo, une icône pour lancer Volkswagen sur le segment des citadines électriques

    L’ID Polo, une icône pour lancer Volkswagen sur le segment des citadines électriques

    Volkswagen mise sur l’identité de sa mythique Polo pour faire son entrée sur le marché, en pleine expansion, des citadines électriques. L’ID Polo porte les gênes de la marque : style consensuel, habitabilité remarquable, polyvalence des usages et un tarif à partir de 24 995 € pour la version « petite batterie » (325 km d’autonomie). Produite en Espagne, la nouvelle rivale de la Renault R5 arrivera sur les routes à la fin de l’été.

    La Polo, plus de 20M d’exemplaires vendus en 50 ans 

    En présentant l’ID Polo, Volkswagen prolonge la légende d’une auto populaire et mondialement connue avec plus de 20M d’exemplaires produits depuis 1975. La Polo a longtemps été surnommée « la Fourmi » pour ses atouts de robustesse et de fiabilité dans un corps de petite voiture discrète. L’ID Polo, 100 % électrique, doit s’approcher de ces qualités de polyvalence. « L’ID Polo débarque au bon moment sur un marché en pleine expansion, celui des citadines électriques, indique Sylvain Charbonnier, directeur général de VW France. Quand on la voit, on reconnaît immédiatement le style VW à travers le design, la qualité des matériaux. Nous avons multiplié les clins d’oeil à la Polo originelle comme les compteurs de vitesse. Cette ID Polo porte l’héritage de la marque et, sans arrogance, nous avons beaucoup de confiance dans sa capacité à séduire les électromobilistes. » 

    Habitabilité d’une Golf dans la taille d’une Polo

    Longue de 4,05 m (2 cm de moins qu’une Polo essence qui reste disponible au catalogue), l’ID Polo repose sur la nouvelle plate-forme MEB+ utilisée par l’ensemble du groupe Volkswagen (Cupra Raval et Skoda Epic notamment). Cette architecture permet de dégager de l’espace à bord, de la place pour les genoux à l’arrière et un coffre qui gagne 25% de capacité : 441 L (jusqu’à 1240 L banquettes rabattues). Elle offre l’habitabilité d’une Golf dans le gabarit d’une Polo. Cinq personnes peuvent donc prendre place à bord et devraient être plus à l’aise que dans une Renault R5, sa rivale désignée. Un argument qui devrait compter dans le choix des utilisateurs. La qualité des matériaux et l’ergonomie repensée, avec davantage de touches physiques (un bouton, une fonction), signent une correction des défauts précédemment relevés sur les modèles ID.

    Deux capacités de batteries

    Deux capacités de batteries équiperont la citadine de VW, une « petite » de 37 kWh (chimie LFP) qui octroie 325 km d’autonomie, associée à deux moteurs de 116 ou 135 ch. Mais dès le lancement, c’est la version « grosse » batterie de 52 kWh (chimie NMC), autonomie de 450 km et son moteur de 211 ch qui ouvrira les commandes. « A la différence de nos concurrents, nous permettons la recharge rapide en série sur toute la gamme ID Polo, explique Sylvain Charbonnier. Alors que les clients s’intéressent de plus en plus à la technologie électrique, il est important de permettre cette facilité de charge. Pour la petite batterie, comptez donc 24 min pour recharger de 20 à 80 % et 3 min de plus avec la grosse batterie. »

    A partir de 24 995 euros

    Déjà disponible à la commande, l’ID Polo d’entrée de gamme (batterie 37 kWh et 116 ch) débute à 24 995 €. Volkswagen produit les batteries et assemble la voiture en Europe donc le modèle peut bénéficier de la prime « coup de pouce pour les véhicules électriques aux particuliers », ce qui fixe son prix à partir de 19 825 €. Elle se place dans la moyenne basse des citadines électriques européennes, côté tarif. En revanche, on ne sait pas encore si l’ID Polo sera éligible au leasing social relancé par le gouvernement, bien que le modèle devrait recevoir l’éco-score, selon les critères de l’ADEME.

    Le début d’une longue liste d’ID

    Ce lancement inaugure une vague plus importante d’électrification dans la gamme VW. Huit modèles seront commercialisés progressivement. L’ID3 Neo (refonte de l’ID3) concurrente de la Renault Megane e-Tech débarque en juillet prochain. L’ID Polo aura une déclinaison sportive GTI. Le Mondial de Paris sera le théâtre de la révélation de l’ID Cross (dérivé SUV d’ID Polo). « Cette gamme étoffée est justifiée sur le marché français, souligne le DG de VW France. Le contexte géopolitique nous invite à poursuivre l’électrification, bien que déjà avant la crise nos ventes d’électriques se portait bien. En 2025, 30% des Volkswagen vendues étaient électriques avec ID 3 et ID 4 en tête. » 

    L’ID Polo devrait amplifier ce phénomène, d’autant que la marque allemande est bousculée par l’arrivée des modèles chinois aux prix plus accessibles. « Cette concurrence doit nous challenger et nous pousser à être plus performants, à l’écoute de nos clients. Saviez-vous que 2M d’automobilistes en France roulent en VW. Nous devons donc continuer à les satisfaire avec les technologies d’aujourd’hui, » rappelle Sylvain Charbonnier.

  • BMW franchit les 2 millions de voitures électriques et confirme sa montée en puissance industrielle

    BMW franchit les 2 millions de voitures électriques et confirme sa montée en puissance industrielle

    BMW passe un cap symbolique, mais surtout industriel. Le groupe allemand annonce avoir produit son deux millionième véhicule 100 % électrique sorti de l’usine de Dingolfing en Allemagne. Derrière ce chiffre, l’enjeu dépasse largement l’effet d’annonce : il dit beaucoup de la transformation progressive du constructeur vers l’électrique, sans renoncer à sa stratégie multi-énergies.

    source : BMW Group

    Un cap symbolique et surtout industriel

    Le communiqué de BMW Group l’annonce, l’heureuse élue est une BMW i5 M60 xDrive de couleur Tansanit Blue, assemblée à l’usine de Dingolfing et destinée à un client espagnol. Le chiffre est là et il est symbolique, avec 2 millions de véhicules électriques produits, BMW confirme qu’il est un acteur, avec un grand A, de la transition énergétique des transports.

    Si le groupe reste loin des volumes des leaders mondiaux, emmenés par BYD, Tesla et le Volkswagen Group, le rythme s’intensifie nettement. Ce jalon illustre une montée en puissance continue, portée par l’extension de la gamme et la transformation progressive des usines du groupe allemand.

    source : BMW Group

    Une stratégie ancienne, mais longtemps progressive

    Contrairement à d’autres constructeurs, BMW n’a pas attendu la vague récente pour se lancer. En effet, le groupe produit des voitures 100 % électriques en série depuis 2013 avec la BMW i3, assemblée à Leipzig.

    Ce modèle pionnier a posé les bases de la gamme “i”, mais la montée en puissance est restée progressive pendant plusieurs années, car l’emblème de la marque est surtout ses moteurs thermiques très performants.

    C’est surtout depuis le début des années 2020 que le constructeur change d’échelle, avec une multiplication des modèles et une transformation plus profonde de son outil industriel.

    source : BMW Group

    Dingolfing, cœur industriel de l’électrique chez BMW

    Le communiqué paru le 5 mai 2026 met en avant Dingolfing, et ce n’est pas un hasard. Le site de Basse-Bavière est aujourd’hui la principale vitrine industrielle de BMW sur l’électrique. Depuis 2021, il y produit des modèles comme la BMW iX, la BMW i7 et la BMW i5, tous étant électriques.

    En quatre ans, plus de 320 000 véhicules électriques y ont été assemblés soit près d’un sixième du nombre total. Plus récemment, en 2025, plus d’un quart de la production du site était déjà 100 % électrique.

    Surtout, Dingolfing ne se limite pas à l’assemblage. Le site a produit plus de 1,5 million de moteurs électriques et plus d’un million de batteries haute tension. Autrement dit, c’est un centre ultra important de la chaîne de valeur électrique du groupe.

    source : BMW Group

    Un réseau industriel déjà largement électrifié

    Mais si l’usine de Dingolfing est mise en valeur, il est en fait une pièce importante parmis un dispositif plus large. BMW produit désormais des véhicules électriques dans l’ensemble de ses grandes usines allemandes, notamment à Munich, Regensburg et Leipzig.

    À l’international, la production s’appuie aussi sur des sites comme Shenyang en Chine ou Spartanburg aux États-Unis, selon les modèles et les composants.

    Cette organisation permet au groupe de monter en puissance sans dépendre d’un seul site, tout en préparant la prochaine génération de véhicules “Neue Klasse”.

    Le choix assumé du multi-énergies

    C’est l’autre message clé du communiqué. BMW ne fait pas le choix d’une bascule brutale vers le tout électrique. Le constructeur continue de produire, sur une même ligne d’assemblage, des modèles thermiques, hybrides et électriques.

    source : BMW Group

    Ce principe de “montage mixte” permet d’ajuster la production à la demande, marché par marché. Une approche plus flexible que celle de certains concurrents qui séparent totalement leurs lignes, au risque de produire trop par rapport à une demande qui peut fluctuer en fonction de différents facteurs. Autrement dit, BMW sécurise sa transition en gardant toutes les options ouvertes.

    Une électrification qui va continuer à s’accélérer

    La stratégie du géant allemand est connue, il vise environ 50 % de ventes électriques en Europe d’ici 2030. Et certains sites vont basculer plus vite que le reste du groupe, l’exemple type est l’usine de Munich qui doit devenir 100 % électrique à partir de 2027.

    source : BMW France

    Le cap des 2 millions de véhicules confirme une tendance de fond : chez BMW, l’électrique n’est plus un segment à part, mais une composante centrale de l’entreprise.

  • Uber baisse ses tarifs et soutient ses chauffeurs face à la flambée du carburant

    Uber baisse ses tarifs et soutient ses chauffeurs face à la flambée du carburant

    La crise énergétique rattrape de plein fouet le modèle des VTC. Face à l’envolée des prix du carburant depuis le début des conflits au Moyen-Orient, Uber déploie un plan d’urgence en France : baisse des tarifs, réduction de ses commissions et nouvelles aides pour accélérer le passage à l’électrique. Derrière ces annonces, l’objectif de la firme américaine est de maintenir l’activité des chauffeurs dans un contexte où leurs coûts explosent.

    source : MOZCO

    Une crise du carburant qui fragilise tout le secteur

    Le métier de chauffeur VTC est souvent considéré comme précaire, mais maintenant c’est d’autant plus réel. En effet, depuis plusieurs semaines, la flambée des prix à la pompe est réelle. Nul n’est sans savoir que cette augmentation est liée aux tensions géopolitiques du Moyen-Orient, désormais le litre dépasse les 2 euros ce qui pèse directement sur les revenus des chauffeurs.

    Pour les quelque 30 000 VTC actifs sur les plateformes de VTC en France (Uber, Heetch, Bolt), l’impact est immédiat. Les conducteurs roulant en thermique voient leurs charges augmenter brutalement, mais aussi leur temps de travail se dégrader : attentes plus longues en station-service donc moins de courses réalisées ce qui amène a une rentabilité en baisse.

    source : Maxime JEGAT

    Uber mise sur une baisse de 30 % des tarifs pour relancer la demande

    Tout récemment, le géant américain du VTC a annoncé plusieurs actions pour répondre à ces problèmes. La première est de jouer sur les prix pour stimuler l’activité. En effet, Uber annonce une baisse de 30 % des tarifs sur son offre de trajets partagés Uber X Share. Une mesure présentée comme temporaire.

    L’idée est simple : attirer davantage de clients pour compenser la baisse de rentabilité des chauffeurs. Et le levier existe déjà. Depuis début mars, ces courses partagées ont bondi de 54 %, preuve d’un fort intérêt pour les trajets moins chers dans un contexte inflationniste. Autrement dit, Uber cherche à compenser des marges sous pression par plus de volume.

    source : Uber

    Des commissions réduites pour les chauffeurs les plus actifs

    En parallèle, la plateforme ajuste aussi son propre modèle. Environ 1 000 chauffeurs parmi les plus actifs vont bénéficier d’une “réduction significative” des frais de service via le programme Uber Pro.

    L’objectif est assumé : compenser directement la hausse du carburant pour ceux qui roulent le plus. Une mesure ciblée, qui privilégie les profils les plus dépendants de leur activité VTC.

    L’électrique devient une réponse économique, plus seulement écologique

    Mais au-delà des mesures d’urgence, Uber accélère surtout sa transformation de fond : sortir du thermique. Il faut savoir que depuis 2022, il n’est plus possible pour les nouveaux chauffeurs de s’enregistrer avec un modèle à motorisation Diesel. La plateforme annonce : “une aide exceptionnelle de 1 500 euros sur la location de véhicules électriques neufs ou d’occasion, et avec kilométrage illimité avec Flexifleet”.

    Un levier qui semble déjà produire des effets. Entre février et avril, les demandes d’information pour passer à l’électrique ont augmenté de 60 %, tandis que l’adoption des véhicules électriques a progressé de cinq points.

    Cette stratégie s’appuie sur un fonds de 75 millions d’euros, lancé en 2020 et financé en partie par les clients, pour accompagner la transition des chauffeurs.

    source : Uber

    Une flotte déjà largement électrifiée

    Les résultats sont visibles. En quelques années, le parc Uber en France a profondément changé :

    • le diesel, qui représentait plus de 85 % des véhicules en 2020, est aujourd’hui tombé sous les 5 % ;
    • 93 % des véhicules sont désormais hybrides ou électriques ;
    • et environ 25 % sont 100 % électriques.

    Dans la même logique, l’entreprise a récemment annoncé le rachat de la flotte parisienne de taxis à hydrogène HysetCo, soit 800 véhicules supplémentaires dans son écosystème.

    source : Uber/HysetCo

    Ces mesures apparaissent comme une réponse immédiate à la crise du carburant. Mais elles traduisent aussi une évolution plus profonde du modèle Uber. La hausse brutale des prix du pétrole agit comme un accélérateur : elle fragilise le thermique et renforce l’intérêt économique de l’électrique pour les chauffeurs. Reste une question centrale : ces ajustements suffiront-ils si la crise énergétique s’installe dans la durée ?